La plume à papote



 
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Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas

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MessageSujet: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Dim 11 Mai - 0:54


Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants.
❝ Du courage, juste un peu de courage. ❞


[i] Elle était partie depuis ce qui lui semblait être des jours alors qu'une seule journée et une seule nuit était passée depuis que l'ange avait passé le seuil de sa porte. Dans la soirée, il reçu le précieux paquet qu'il avait attendu avec une telle hâte qu'il s'en était rongé les sangs, tenant en buvant deux pleines théière de thé noir agrémenté d'une vingtaine de sucres. Il avait tenté d'écrire sans jamais y arriver, sa plume à papote gribouillant nerveusement des feuilles vierges désormais pleines de ratures. Puis un hibou claqua du bec sur sa fenêtre qu'il s'empressa d'ouvrir comme s'il avait voulu faire entrer le soleil tout entier dans son salon. Il en brisa la poignée, rouillée de ne jamais servir à rien, car en y réfléchissant il ne ce souvint même pas de l'avoir déjà ouverte une seule fois. Il récupéra le précieux paquet en donnant un sucre à l'animal sans même ce demander si un hibou pouvait manger pareille gâterie. Puis il referma la fenêtre d'un coup de baguette, avant de lancer un " Réparo ! " sur cette dernière afin de re-fixer la poignée. Malgré les deux ans qu'il venait de passer entre ces murs, il ne c'était jamais approprié l'endroit et avait toujours l'impression d'être chez sa soeur, comme si elle pouvait re-surgir d'entre les morts au coin d'un couloir pour venir vomir des reproches sur son détesté petit prince de frère. En vain, elle restait dans son caveau pour le moment, et par Morgane qu'elle y reste ! Il fixa le paquet d'un air déconfit, mi-figue mi-raisin. Comme si le contenu était susceptible de le dévorer tout entier à commencer par l'âme. Religieusement, il ouvrit le précieux colis et en sorti des dizaines, voir une centaine de lettres. Toutes classées par dates, de la première à la dernière. En bon écrivain, c'était avec une émotion toute particulière qu'il caressa le vieux papier du bout des doigts et cru ressentir une à une les émotions que son ange avait pu ressentir au fil des années. Il alla s'installer sur le vieux canapé Louis XV du salon, sur lequel il avait passé la nuit dernière avec une princesse.

Des heures s'écoulèrent, la nuit remplaça le soleil, et les yeux de l'écrivain fatiguaient sans vouloir à un seul instant décrocher de ce qu'ils étaient entrain de lire, des années de souffrance, d'émotions, de rêves, d'envies et de craintes partagées avec une exactitude très poignante, une plume parfois maladroite rendant le récit encore plus humain, une tâche d'eau sur un papier vieilli, une feuille sur laquelle on à fait des dizaines de ratures, une rupture dévastatrice, une reconstruction lente et fragile ou l'on essaye d'absorber de l'affection avec le plus d'hommes possible. Une famille cruelle et cintrée dans des traditions ancêstrales, et toujours un nom: Elwïn, mon cher Elwïn. Jamais elle n'avait cessé de penser à lui, jamais elle ne l'avait oublié. Il ne senti pas les torrents de larmes perler le long de ses joues à mesure qu'il lisait dans son coin meurtri par des épreuves bien trop récurantes et éprouvantes pour une jeune femme de même pas vingt ans, de cinq ans sa cadette. Mais jamais une faiblesse, jamais un abandon, jamais une fuite, elle était si différente de lui, comme un côté face, comme un miroir, en fait elle avait tout ce qu'il n'avait jamais eu: du courage, juste un peu de courage. Et pourtant elle le détestait, elle le haïssait de l'avoir abandonnée, même si elle ne l'avait jamais clairement écrit. Parce qu'elle c'était raccroché à lui toutes ses années, à l'unique espoir qu'elle avait de satisfaire les siens. Il avait été égoiste, cruellement égoiste. Il serra les points, ce recroquevilla sur lui même, et lorsqu'il eu fini la dernière ligne de la plus récente des lettres, il ce senti comme une immense merde. Il fuma plus d'un paquet en une nuit, bu plus qu'il n'aurai du, et ne trouva le sommeil qu'au petit matin.

Il ouvrit les yeux aux alentours de dix neuf heures. Un mal de crâne lancinant lui rappelant quel abruti il avait été. Aspiré dans une infernale spirale, un jour heureux, un jour malheureux et parfaitement incapable de trouver un bon équilibre seul. Une seule obsession; s'excuser. Lui demander pardon pour toute la peine qu'il avait pu lui causer. Il ce leva d'un bond, et ce précipita dans la salle de bain. Il prit une douche, s'habilla avec tout ce qu'il avait de plus classe: tout de noir vêtu. Et coiffa ses cheveux vers l'arrière. Il fut choqué de voir à quel point son visage avait changé en un an, il ressemblait d'avantage à un homme qu'au gamin qu'il avait tout été. Il prit sa baguette, oublia ses lunettes et ce jeta dehors sans même ce préoccuper d'être discret ou non. Il marcha jusqu'au chemin de traverse en passant par l'allée des embrumes pour prendre un raccourci. Puis il marqua un arrêt chez le fleuriste spécialisé en plantes rares et acheta un bouquet de Mantanora dorées pour une demie bourse de gallions. Puis il arriva devant la boutique de Marlène. Elle était la, et son coeur battait à tout rompre, il avait presque l'impression de faire un début d'attaque, ou une poussée de tachycardie. Il poussa la porte, décidé. la sonnette brisa le silence religieux de cette boutique très impressionnante mais complètement déserte, il était presque huit heures du soir. Il n'y voyait pas grand chose, c'était assez sombre et il était complètement myope sans ses lunettes, guère plus perspicace qu'un Basilic aux yeux crevés. Il planqua son bouquet dans son dos, et avança jusqu'au milieu de la boutique, cherchant Marlène du regard, les yeux plissés. Il eu soudain un misérable élan de honte, d'arriver comme ça à l'improviste, ce demandant si elle apprécierai réellement la surprise si elle avait lu son carnet, peut-être la dégoutait-il autant qu'il ce dégoutait lui même, rongé par les remords. Alors avant qu'elle ne le voie, il recula doucement, puis un peu plus vite, jusqu'à de nouveau ouvrir la porte et faire demi-tour, son bouquet à la main. Seulement, c'était trop tard.

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Dernière édition par Abraxas E. Blenheim le Jeu 2 Oct - 16:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Lun 12 Mai - 23:29



Après tout la voix se perd, mais les mots sont vivants.
❝ Please, please don't leave me. ❞

Clique pour la tenue de Marly

Elle n’avait encore pas dormir de la nuit. Dans son petit appartement du Londres moldu, elle avait sorti une bouteille à moitié pleine de Whisky pur feu et son paquet de cigarette, et s’était installée dans son petit canapé avec le carnet d’Elwïn. En fond sonore, la radio moldue qui passe un best of des Beatles. Elle s’était son whisky dans un verre lourd et round, puis avait porté une cigarette à ses lèvres, l’avait allumée. Alors seulement, elle s’était plongée dans une lecture intensive et détailler du carnet. L’écriture était fine et parfois difficilement lisible. Beaucoup de ratures, de choses écrites à la va vite dans la marge. La soirée était passée, et la bouteille était à présent vide, ainsi que le paquet de cigarettes de la jeune femme.  Elle finissait sa dernière cigarette, regardant le plafond. Elle venait de terminer de lire le carnet, qui reposait maintenant sur la table basse. Les yeux clos,  elle pensait à trop de choses en même temps. Elle s’était toujours plainte de sa vie, mais au final, elle n’avait peut-être pas eut la vie si difficile. Ses parents n’étaient que des sang-purs élitistes, mais malgré tout, ils l’avaient toujours bien traitée. Elle n’avait jamais connue la douleur d’être battue ou maltraitée. Pas chez elle en tous cas, et pas avant de rentrer à Poudlard. Pour elle, tout ça était arrivé bien après.

Au fond, elle était contente. Contente qu’il soit partit, qu’il ait voyagé. Cela lui a donné la chance de connaître des personnes gentilles, d’après ce qu’elle avait pu lire. Et cela lui avait permis d’écrire, beaucoup. Dans le carnet, il y avait beaucoup de descriptions de personnages. Du père d’Elwïn, sa mère, sa famille. Mais aussi d’elle-même, ou du moins d’elle comme Elwïn l’imaginait. Chaque fois d’une façon différente – une martyre, une tyran, une victime, une violente. Puis, tout à la fin, il y avait ces dernières lignes griffonnées. Elle savait parfaitement qu’elles étaient celles qu’il avait écrites le matin même, juste avant qu’elle ne se lève.  Elle écrasa sa toute dernière cigarette, et se rendit compte qu’il était l’heure pour elle d’aller travailler. Elle n’était pas totalement sobre, mais elle était en revanche parfaitement réveillée. Elle décida de se lever du canapé pour aller prendre une longue douche fraîche. Cela lui remit les idées en place, et dissipa les derniers effets de l’alcool. Une fois sortie de la douche, elle s’enroula dans une serviette puis marcha jusque sa chambre, enfilant une robe noire serrée avec des décorations blanches dessus. Elle repoussa sa franche vers l’arrière, laissant ses boucles dorées libres derrière sans que cela ne dérange son visage. Un rapide coup de maquillage sur les yeux, mais surtout, elle prit une fiole de potion énergisante, et quelque biscuit à manger. Finalement, elle transplana jusqu’à son magasin dans un crac sonore.

*

Il était un peu avant vingt-heures et le magasin était quasiment fermé maintenant. La jeune femme venait de terminer de compter sa caisse, et faisait à présent l’inventaire de ce qu’il restait en rayon afin de savoir quoi rajouter le lendemain matin. Par principe, elle laissait toujours son magasin ouvert jusqu’à ce qu’elle ne parte, dans le cas d’une urgence. C’est pourquoi, alors qu’elle s’afférait dans les différents rayons, elle ne vit pas Elwïn arriver par la vitrine. La journée avait été assez agitée. Elle avait eu la visite d’un mangemort, et cela la travaillait. De plus, elle avait pensé à son cher écrivain toute la journée. Elle se demandait combien de temps il pourrait mettre à lire toutes ses lettres. Elle se demandait si cela l’aura dégouté d’elle, la prochaine fois qu’elle le verra. Dictant à sa plume à papote ce qu’il restait en rayon, elle n’entendit que vaguement la clochette de son magasin sonner, et ne réagit pas tout de suite. Ce n’est qu’en apercevant une ombre à travers les étagères qu’elle se rendit compte que quelqu’un était entré. Cela l’inquiéta, car personne ne venait dans son magasin à cette heure-ci, habituellement. C’est le souffle un peu court, et la main sur la baguette qu’elle se fixa la tâche de regarder à travers les étagères pour voir son client du soir.

Elle soupira de soulagement quand elle vit que son visiteur était brun. Elle ne vit pas bien qui c’était, mais il était en tous cas certain qu’il n’était pas Alasdair, et pour le moment, c’est tout ce qu’elle avait besoin de savoir. Contente, elle remit sa baguette dans sa botte droite (elle portait en effet de jolies bottes à talons blanches) et se dirigea vers le comptoir où se trouvait le jeune homme. Elle mit un moment à réaliser que c’était Elwïn qui était là. Lorsqu’elle l’avait rencontré, il était décoiffé, mal fringué, complètement drogué. Là, il était simplement resplendissant. Bien habillé et coiffé, et avec un bouquet de fleurs généreux dans la main. Elle se surprit à le préférer avec les cheveux plus en bataille. Mais son cœur battait à toute allure.

S’il était là, c’est qu’il avait fini de lire les lettres. S’il avait apporté un bouquet, c’est qu’il n’était pas totalement dégouté de sa personne. Seulement, elle fut décontenancée lorsqu’elle le vit tourner le dos pour fuir. « Non ! Attends ! » Elle s’écria, sa voix laissant paraître plus de désespoir que prévu. Avait-il décidé autrement ? Finalement, est-ce qu’il ne voulait pas la voir ? Elle n’en savait rien, mais elle savait qu’elle ne pouvait en tous cas pas le laisser partir comme ça. Non, elle devait au moins savoir ce qu’il voulait, que ça soit positif ou négatif. Elle s’avança jusqu’à lui et attrapa son bras, l’air un peu confuse. « Elwïn… Parles moi… Dis n’importe quoi mais dit quelque chose … M’abandonne pas. » Elle dit, les derniers mots mourant dans sa gorge. Elle avait l’impression de voir un deuxième amour s’en aller. Bertram l’avait laissée, et si maintenant Elwïn faisait de même, elle n’aimerait sans doute plus jamais. Son cœur serait à nouveau brisé, mais serait cette fois irréparable. Elle le regarda avec tout l’espoir du monde dans les yeux. L’espoir qu’au moins, il ne l’abandonne pas. Elle ne demandait pas le mariage, les fiançailles, le grand amour éternel tout de suite. Juste quelqu’un. Quelqu’un qui reste avec elle, quelqu’un qui l’apprécie malgré ses défauts. Et de tout son cœur, elle souhaitait que ce quelqu’un soit Elwïn. « Pars pas… » Elle murmura d’une voix presque suppliante, des larmes nouées dans la gorge.

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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Sam 24 Mai - 19:01


Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants.
❝ Du courage, juste un peu de courage. ❞


Lorsqu'il vit son air si désespéré, son coeur s'affola comme s'il voulait s'échapper de sa poitrine, ça lui fit un mal de chien, d'autant plus lorsqu'elle le supplia de rester, de dire quelque chose. Il vit tant de tristesse dans son regard qu'il ce sentit encore plus mal qu'une minute auparavant. C'était un sentiment particulièrement désagréable que d'avoir l'impression que l'on tient la vie de quelqu'un entre ses mains, qu'une simple porte peut avoir des conséquences désastreuses si l'on fait le choix de la refermer ou au contraire de la laisser grande ouverte; pour le moment elle n'était qu'a demie close, il était entre les deux. Lorsqu'elle saisi son bras, il redressa son regard qu'il plongea dans le sien et resta extatique quelques secondes, entre deux mondes. Il n'avait jamais ressenti autant de choses, encore moins en si peu de temps. En sa présence il ce sentait parfaitement différent, comme s'il pouvait franchir des montagnes, faire voler des rochers ou même renverser le cours du temps. Elle avait tant souffert, il vit dans son regard presque toute sa vie grâce aux lettres qu'il avait lu, elle avait tant cherché à ce confier à lui, ne l'avait jamais oublié, jamais abandonné, il prit conscience que c'était la seule qui le reliait encore à son passé, et pourtant la seule qui le faisait ce sentir à ce point en vie. Alors il retira son pied du seuil de la porte, laissant cette dernière ce refermer. Puis il s'approcha de la sorcière en gardant son regard plongé dans le sien; comme si le courage était entré par la même porte que lui pour venir l'aider à faire ce qu'il ce devait de faire; l'aider. Il voulu parler, il voulu lui dire qu'il allait rester, mais il avait tellement mal que ses mots mourraient dans sa gorge avant même d'émettre le moindre son.

Elle avait passé la veille une soirée entière à veiller sur lui, à le protéger, à lui parler. Elle était entrée dans son coeur accompagnée de la vie, de la lumière et de la chaleur dont il manquait cruellement, en brisant ses peurs et ses craintes d'une seule étreinte, et il sentait maintenant que c'était à lui de faire de même, car elle avait souffert. Il ce souvint de tout ce dont elle avait parlé dans ses lettres, de tout ce qu'elle lui avait raconté. De ce Serdaigle qui lui avait brisé le coeur et de son meilleur ami qui avait tenté de lui réparer, des aventures qu'elle avait eu pour ce convaincre qu'elle pouvait plaire, de toute cette affection qu'elle avait tenté d'absorber, de sa famille qui l'avait rejeté, des Serpentard qui l'avaient prit en tête de turc et avaient cherchés à la rabaissé car elle était à Gryffondor, de ses passions, de ses amours, de ses amis, de ses peurs, de ses craintes, de ses rêves. Tout ce qu'il avait raté parce qu'il était parti. Il serra le poing encore plus dégouté de lui même, persuadé qu'elle n'aurai jamais du avoir à écrire ces lettres s'il était resté pour qu'elle lui conte ses malheurs à vive voix. Il lâcha le bouquet au sol et l'attira contre lui. Passant l'une de ses mains dans ses cheveux comme pour chercher à l'apaiser, il laissa glisser ses doigts de long de sa joue, puis de son menton qu'il releva. « Je... » Echappa-il, incapable d'émettre le moindre son, complètement perdu sans savoir quoi dire, sans réussir à trouver les bons mots pour lui dire que tout irait bien et qu'il voulait juste rester au près d'elle, qu'il voulait être avec elle, qu'il l'aimait.

Prit d'un élan très soudain; comme si le courage était une personne qui venait de le pousser dans le dos, il posa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant avec toute la tendresse et la douceur du monde, une main déposée sur sa nuque, l'autre l'invitant doucement à ce rapprocher de lui pour rendre l'étreinte plus intime. Son corps tremblotant face au geste qu'il était entrain d'oser entreprendre. Il ce senti pourtant si bien qu'il continua de l'embrasser pendant de longues secondes de peur que ce soit l'unique et dernière fois qu'il puisse le faire. Puis délicatement, il la lâcha, cachant son regard du sien, fixant tantôt le plancher, tantôt le plafond, pour terminer de s'échapper en ce penchant pour ramasser les fleurs. « Plus jamais...Je ne t'abandonnerai, je te le jure, c'est fini. » Dit-il en lui présentant le bouquet «  Je sais que des fleurs ne suffirons jamais à te faire oublier toute la peine que j'ai pu te causer, mais je voulait te remercier...D'exister.  » Sa voix était fragile, murmurante, pleine de remords, pleine d'amour. Il était un des meilleurs romanciers du moment, capable de faire pleurer ses lecteurs avec de belles histoires d'amour pleines de passion, mais incapable de comprendre véritablement ce qu'il ressentait, incapable de comprendre qu'il était éperdument amoureux d'elle.[/i]


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Dernière édition par Abraxas E. Blenheim le Mer 11 Juin - 4:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Lun 26 Mai - 18:57



Après tout la voix se perd, mais les mots sont vivants.
❝ I think you can do much better than me. ❞

Elle avait du mal à comprendre pourquoi elle réagissait de façon aussi intense. Elle le connaissait depuis maintenant quarante-huit heures. Seulement deux jours, mais elle avait déjà pour lui des sentiments si forts. Elle n’aurait jamais pensé cela possible. Après tout, méfiante comme elle était envers les hommes, à présent, elle ne pensait vraiment pas pouvoir encore aimer quelqu’un. Et pourtant. Il était arrivé dans a vie comme un boulet de canon, surprenant, inattendu. Son côté perdu, mystérieux et détruit l’avait troublée, troublée à un point qu’elle ne s’imaginait plus pouvoir lui tourner le dos à présent. Non, elle sentait qu’elle avait besoin de rester, de le découvrir sans cesse plus. Ce qu’il avait écrit l’aidait certes beaucoup à le comprendre, mais ce n’était pas assez pour elle. Elle en voulait plus. Plus de lui, plus de ses histoires, de sa voix, tout. Et lui, il la regardait, toujours sur le point de partir. Elle était incapable d’aligner un mot de plus, mais son cœur hurlait de toutes ses forces. Elle avait l’impression de voir dans ses yeux qu’il allait rester, qu’il serait avec elle, mais l’incertitude la rongeait de l’intérieur malgré tout. Elle tentait de déchiffrer l’expression de son visage, comme si la réponse à toutes ses questions s’y trouvait, comme si finalement cela pouvait apaiser le lourd sentiment pesant sur son cœur.

Elle fut déjà un peu soulagée lorsqu’il retira son pied du pas de la porte. Au moins, même si il ne comptait pas rester, il lui donnerait une explication, elle pourrait savoir pourquoi. Il ne partait pas tout de suite. Et si il restait rien qu’un peu plus, peut-être alors qu’elle pourrait le retenir. Oui, elle l’espérait, en tous cas. Elle lâcha son bras lorsqu’il s’approcha d’elle, jugeant qu’elle n’avait plus besoin de le retenir s’il venait lui-même. Il la regardait toujours dans les yeux, et elle essayait toujours de deviner ce qu’il pensait – sans grand succès. A ce moment, les talents d’occlumens de sa cousine auraient été forts utiles. Mais la rousse n’était pas là, et ne pouvait pas venir à sa rescousse. Elwïn semblait incapable de parler, et elle avait le cœur en suspens, incapable de bouger. Ils devaient avoir l’air bien bête tous les deux, vus de l’extérieur.

Honnêtement, elle ne savait pas du tout comment se serait passée sa vie si Elwïn avait été près d’elle durant tout ce temps. Aurait-elle écrit toutes ces lettres à quelqu’un d’autre, ou aurait-elle trouvé assez de courage pour aller lui parler de tout ça ? Aurait-elle reniée sa famille ou serait-elle restée à sa place, mariée avec lui, soumise à ses parents ? Malgré toutes les épreuves difficiles qu’elle avait dut affronter, elle ne regrettait pas sa vie. Si Elwïn n’avait pas disparu, cela aurait été mieux, mais elle était fière de son parcours malgré tout. Et après tout, il était là, maintenant. Ça oui, il était là. Et elle en était vraiment consciente en ce moment précis. Il l’avait attirée contre lui, et son cœur battait à mille à l’heure. Le bouquet de fleurs qu’il avait dans la main s’était écrasé au sol avec un bruit sourit, et elle le regardait, n’osant pas regarder son écrivain dans les yeux.  Elle ferma les yeux en sentant une de ses mains passer dans ses cheveux. C’était agréable. Malgré ses joues rouges, la jeune blonde était soudain bien plus calme. Elle commençait vraiment à croire qu’il n’allait pas l’abandonner. Elle rouvrit les yeux en sentant la mais sur sa joue, et finalement elle planta ses yeux dans les siens, ne rougissant pas moins. Il essaya de parler sans grand succès, et elle, elle ne faisait que se demander ce qu’il voulait.

Puis soudain, le monde entier tourna lorsqu’elle sentit ses lèvres s’appuyer contre les siennes, sa main dans sa nuque. Le temps semblait s’être arrêté alors qu’une montée d’adrénaline se rependait dans son corps. Le baiser dura un moment, quelques longues secondes. Et elle en profita pleinement, jusqu’à ce qu’il se détache d’elle et ne regarde ailleurs. Elle l’écouta parler, et prit les fleurs dans ses mains. Elle les porta à son visage, en respira l’odeur et le posa sur le comptoir de son magasin avant de venir prendre le visage d’Elwïn entre ses mains. « Regarde-moi. » Elle murmura, essayant de ne pas laisser paraître son soulagement, et son bonheur qu’il souhaite rester avec elle. « On a tous les deux eut notre dose de malheurs dans la vie. Tu n’as pas besoin de t’excuser, tu ne me connaissais même pas à l’époque. L’essentiel c’est qu’on soit ensemble maintenant. Et qu’on sera toujours ensemble. » Elle sourit doucement et viens déposer un rapide baiser sur ses lèvres, de son plein gré cette fois. « On sera tous les deux maintenant. Si tu veux bien. Je t’aiderais, et tu m’aideras. Et tous les deux on pourra tout faire. Tu veux ? » Elle demande, encore un peu hésitante. «  Tout ce que tu as lu… Ca ne t’a pas dégouté ? Les choses que j’ai faites… »

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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Dim 8 Juin - 1:25


Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants.
❝ Du courage, juste un peu de courage. ❞


Puis il réfléchi. Ce n'était pas vraiment son premier baiser, il aurait été presque honteux si cela avait été le cas, parce qu'après tout; il avait déjà bien entamé la vingtaine, et même s'il était le fruit d'une éducation très arriérée il avait déjà frôlé le péché du bout des lèvres. Les saintes ont des lèvres qui leur servent à prier, des lèvres pieuses que nul ne saurai blasphémer, mais Marlène n'était pas une sainte, elle l'avait prouvé milles fois à travers ses lettres. Et contrairement à tout ce qu'il aurait pu penser, cela ne le répugnait pas de savoir qu'elle avait déjà caressé la luxure, parce qu'au fond c'était rassurant de savoir qu'il était le seul saint. Il ce souvint d'Aloysia, elle était à Poufsouffle avec lui en quatrième année et elle avait été sa première copine, un amour de gamins qui ne savent pas comment on fait pour aimer, qui ne savent qu'imiter les grands et faire comme s'ils étaient déjà des adultes, puis qui comprennent qu'ils ne sont que des adolescents quand l'un surprend l'autre dans les bras d'un sorcier qui n'était pas invité. De ce fait, il n'avait pas retenté l'expérience même si l'occasion c'était présenté maintes fois, il mentirai s'il prétendais qu'il n'avait pas son petit succès au château, d'autant plus en cinquième année lorsqu'il avait campé le poste d'attrapeur des jaunes dans ce qui avait été une assez bonne saison. Il eu plus d'amies que d'amis, vit des couples ce former et d'autre s'arracher les yeux dans les couloirs du château sans trop comprendre cette passion violente, cette haine amoureuse, ce tourbillon de sentiments exposé la sans pudeur, cette obsession qu'ils avaient tous à vouloir être deux plutôt qu'un. Parce qu'il avait toujours été trop pudique, trop solitaire et surement trop égoïste pour admettre aimer quelqu'un d'autre que lui même. L'amour, c'est une chose qu'il sait parfaitement décrire, c'est des histoires qu'il parvient sans aucun mal à inventer pour les autres, mais surtout un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti avant qu'elle n'existe et qu'elle vienne tout chambouler. Pas d'amour familial, pas d'affection, pas de proximité avec une famille trop occupé par l'honneur et par l'héritier et ses devoirs avant de penser à lui inculquer le sentiment capital. C'était tellement nouveau et tellement soudain qu'il ce sentait comme un enfant excité à l'idée de ce rendre quelque part le lendemain, il n'arrivait pas à retirer cet immense sourire qui campait sur ses lèvres depuis qu'elles avaient quittés celles de Marlène; si douces, si pleines, si rouges.

Fort heureusement, ces dernières vint chastement doucement ce déposer à nouveau sur leur écrin, il frissonna et tressaillit parce c'était vraiment très agréable, et surement parce qu'elle ne l'avait pas baffé pour le grand pas en avant qu'il venait de faire comme un adolescent qui tombe amoureux en deux jours, parce que c'était exactement ça, même s'il était intimement convaincu qu'il venait d'en prendre pour des années. Elle prit son visage entre ses mains; douces, chaudes. Il plongea son regard dans le sien sans parvenir à faire autre chose; extatique devant des yeux océans si beaux qu'ils méritaient d'être regardés des centaines d'heures. Toute l'atmosphère dramatique s'en alla à mesure qu'elle parlait " On, ensemble, toujours, deux " faisaient parti d'un champ lexical nouveau qui promettait milles choses agréables. Alors quand elle ce tut, il sourit grandement comme un enfant trop heureux d'avoir reçu un jouet. « Dégouté ? En ai-je l'air ?» murmura t'il tandis qu'il s'approcha à nouveau d'elle pour l'embrasser, passant une main le long de sa nuque, déposant un baiser sur ses lèvres et un autre dans son cou. Puis il redressa son regard au niveau de la sorcière, un peu plus timide, un peu plus enfantin. « Est-ce que ça veut dire, qu'ont est ensemble maintenant ?» admit-il en lui prenant doucement une main. Comme sur un nuage; comme s'il avait fumé milles herbes et bu milles verres toutes ses mauvaises pensées négatives s'en étaient allées, elle avaient décidés de capituler et de le laisser à son bon plaisir et à son doux bonheur d'être en la compagnie d'une personne qu'il chérissait bien plus qu'il n'aurait jamais cru.« Tu sais, je crois que j'ai été élevé d'une façon disons assez...Bon disons le, arriérée. Mais en fait, le fait que tu aie connu...Quelques hommes ne me dérange pas, en revanche, ce n'est pas mon cas...J'espère que ça ne te fait pas...Peur ?» maugréa-il assez gêné, le feu au joue, comme s'il venait d'avouer un terrible pêché, la foi du mariage, de la pureté du sang, de l'amour -s'il en est - unique et de toutes ses lois et foi moralisatrices lui tournaient dans la tête comme si cela venait d'un autre temps complètement dépassé et absurde et comme si c'était une affreuse tare dont on ne peu pas ce détacher. Soudainement, il la fui du regard comme s'il venait d'avouer un crime.


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Dernière édition par Abraxas E. Blenheim le Mer 11 Juin - 4:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Lun 9 Juin - 19:42



Après tout la voix se perd, mais les mots sont vivants.
❝ It must be true love ~❞

La blonde avait eu son succès à Poudlard, elle aussi. Surtout auprès des Gryffondors et des Serdaigles. Quand elle était devenue poursuiveuse dans l’équipe de Quidditch en cinquième année, elle s’était également ouverte ç une toute nouvelle popularité. Quand elle marchait dans les couloirs, on la reconnaissait, on la félicitait pour le dernier match de Gryffondor, on lui faisait la conversation. Les gens connaissaient son nom, et elle avait même quelques fans. Elle, la sang-pure considérée comme une traitre à son sang pour avoir été répartie à Gryffondor. Elle qui s’était faite martyrisée par les Serpentards durant ses premières années à l’école était maintenant connue par toute l’école, et pour quelque chose de bien plus glorieux que ce qui coulait dans ses veines. Elle avait eu pas mal de lettres d’amour, de déclarations de jeunes garçons. Certaines sincères, d’autre moins. Mais elle, elle était tombée sous le charme de cet imbécile de Bertram, et cela avait gâché son adolescence, son innocence. Mais d’un côté, c’était peut-être un mal pour un bien, car elle était à présent prête à tout laisser pour être avec Abraxas. Elle avait eu des aventures, avait profité de sa vie de jeune femme, et était à présent prête à se poser, à faire confiance à nouveau. Et au fond d’elle, elle savait qu’elle ne regretterait pas son choix. Qu’Elwïn serait le bon, et celui avec lequel elle finirait sa vie. Mais elle était cela dit bien loin d’imaginer que sa vie se terminerait d’ici trois courtes années.

Son écrivain favori semblait se détendre au fur et à mesure que les baisers étaient déposés et rendus, pour son plus grand plaisir. Peut-être que tomber éperdument amoureuse d’un homme en deux jours était irréfléchi. Sûrement même. Surtout pour une femme qui avait été trahie par le passé, par de nombreuses personnes. Mais quelque chose chez lui inspirait la confiance, et elle voulait croire en ça, en cet instinct qui la poussait vers lui. Elle voulait croire que tout irait bien si elle restait avec lui. Pour la première fois depuis de longues années, elle voulait à nouveau croire en l’amour. Et alors qu’elle le regardait lui sourire, elle ne pouvait se résoudre à penser autrement, de toute façon. Elle sourit à son tour et répondit. « Non, tu n’en as pas l’air. » Elle répondit, quelque peu amusée, refermant les yeux pour profiter d’un nouveau baiser. Ce nouveau baiser fut accompagné d’une main dans la nuque, et d’un second baiser dans sa nuque, la faisant frissonner. Elle avait toujours été sensible dans toute la périphérie du cou et de la nuque. Elle le regarda à nouveau dans les yeux quand il posa sa question, et son sourire se transforma en une moue attendrie, et elle ne put s’empêcher de glousser légèrement. « Bien sûr que ça veut dire qu’on est ensemble, gros bêta. Comme si j’allais vouloir te laisser partir après tout ça. Tu m’as donné goût à toi, alors tu as intérêt à rester près de moi, maintenant. » Elle dit avec un petit clin d’œil, caressant sa main de son pouce.

Elle écouta ensuite que qu’il avait à dire, le sourire toujours planté aux lèvres. « Pourquoi ça me ferait peur ? Je suis flattée que ça soit moi que tu aies choisie.  Ça me fait me sentir spéciale. » Elle dit en rougissant un peu. «  Et toi aussi tu es spécial. Parce que c’est toi qui me fait croire en l’amour à nouveau. C’est toi qui me fait croire que finalement, peut-être que le monde n’est pas si pourris que ça. Qu’on a tous une chance de s’en sortir. Et que j’ai l’espoir de bâtir un futur. Avec toi. » Elle dit, posant la main sur sa joue pour l’embrasser à nouveau. Puis elle se recula et son regard se fit plus sérieux. « Il y a d’autre choses que tu ne sais pas. Des choses que je n’ai pas pu mettre à l’écrit de peur que quelqu’un le trouve, et que je ne sois retrouvée pour ça. » Elle dit en caressant toujours le dessus de sa main tendrement. « Est-ce que ça te dirais qu’on... Qu’on aille manger quelque part ce soir ? Ou alors que je te fasse à manger chez toi ? Comme ça… On pourrait discuter. Et je pourrais te dire le reste. » Le fait qu’elle fasse partie de l’Ordre par exemple. C’était sûrement une des choses les plus importantes dans sa vie, et une des choses qu’il ne savait pas encore.

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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Mer 11 Juin - 4:44


Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants.
❝ Du courage, juste un peu de courage. ❞


il sentait alors qu'il était prêt a vivre de nouvelles choses, ressentir des émotions nouvelles et penser que l'on est entrain d'être plongé dans ce qu'il nous arrive souvent d'écrire. Il avait déjà raconté une scène semblable ou l'homme était un lâche, un arriviste fainéant et sûrement trop prompt à foutre sa propre vie en l'air. La femme quand à elle, était un joyaux brut, une sorte de muse aux lignes absolument parfaites et à la tête bien faite, une tête pensante brillante comme on en fait plus. Plus que de souffrir d'un profond mal-être, d'une amnésie partielle chronique et d'un tempérament je m'en-foutiste absolument détestable, l'écrivain n'avait aucune estime de lui, il pensait être tout ce qu'il décrivait dans ses livres, et tout les protagonistes masculins héros ou anti-héros de ses fictions étaient inspirés des différentes images qu'il avait de lui même. Il avait peur, peur de ne pas être celui qu'elle pensait, peur de ne pas être capable de lui apporter tout le bonheur dont elle rêvait, peur de la perdre; mais pourtant il avait le sentiment qu'il ne pouvait y avoir du bon en lui sans elle.

L'espace d'un instant, il ce dit que ses parents n'avaient peut-être pas fait un choix si cupide en lui offrant Marlène en épousailles, parce que c'était une femme merveilleuse mais au combien trop jeune à l'époque, ils n'étaient que des enfants; et après quelques secondes de réflexion il en conclu que pour rien au monde il n'aurai manqué cet instant magique qu'il était entrain de vivre et de voir à travers les yeux de sa belle. A mesure qu'elle parlait, elle chassait une à une ses peurs et ses craintes d'être un bougre bien trop abject pour mériter de déposer ses lèvres sur celle d'une sainte. Elle rayonnait, en sa simple présente la pièce pourtant sombre prenait une teinte lumineuse, l'aura qu'elle dégageait l'apaisait comme rien d'autre, et c'est à ce ressenti qu'il conclu qu'il était entrain de vivre son premier amour. Une parfaite plénitude envahissait ses sens, il ce sentait simplement bien.

Alors elle ouvrit la bouche, et de sa mélodieuse voix lui expliqua qu'ils étaient à présent ensemble, qu'ils formaient ce qui était un couple, ou une parfaite imitation d'un couple. Elle était donc sa première petite amie, et c'était en réalité bien normal, puisqu'elle était avant tout sa fiancée. L'adrénaline lui grimpa à la tête lorsque son inconscient lui fit comprendre le risque qu'il était de ce mettre en couple avec une femme que l'on connait depuis deux jours, ce goût du risque qui bouscule vos sens et vous donne l'impression que le monde pourrai s'écrouler devant vous sans que cela ne puisse vous arracher cette douce sensation de bonheur.

Il senti le pouce de sa belle caresser le dos de sa main, qu'il prit soin de serrer un peu plus fort comme s'il ne voulait en aucun cas rompre le contact physique, de peur qu'elle ne s'envole. Il avait l'impression d'être à présent protégé, rassuré, comme une sécurité qui venait de s'installer autour de sa vie pour l'enrober de joie. Il la faisait donc ce sentir spéciale, mais pourtant c'était absurde, elle n'avait pas besoin de lui pour être spéciale car elle l'était irrévocablement, une jeune fille précieuse avec un tempérament de fer, si fort qu'il vous suffit d'une seule heure pour comprendre que vous êtes face à un être fort, un être solide; un pilier. Qui était à présent le sien, tout comme il en serait un pour elle, pour que jamais elle ne s'écroule, pour qu'il puissent bâtir un futur à deux, qui leur ressemblerai et leur plairait, comme s'ils étaient protéger de la guerre qui s'apprêtait à éclater.

Son doux visage d'ange ce serra soudainement, elle était sérieuse, plus que lorsqu'elle accepta de devenir sa légitime petite amie, c'était inquiétant et le coeur de l'écrivain rata un battement. Quoi donc ? Qu'est-ce de si important pour apporter un voile de brouillard sur un si beau soleil ? Il perdi son sourire, ce faisant plus impliqué. Elle voulait aller ailleurs, lui avouer quelque chose d'inavouable. Le plan du parfait sorcier éduqué tombait à l'eau car il lui semblait à présent impossible d'inviter la jeune femme à dîner, car il n'était pas bon d'avouer un secret sereinement en public par les temps qui couraient. « Quoique tu aie à me dire, tu sais à présent que tu pourra toujours compter sur mon soutient. Si c'est si important, il vaudrai mieux que tu dînes chez moi, ce sera plus sûr.» Méconnaissable, il était parfaitement conscient, parfaitement éveillé, parfaitement protecteur et responsable.

Il entraîna sa dulcinée à le suivre vers la sortie de la boutique après avoir prit soin de mettre le bouquet de fleur dans un vase plein d'eau d'un coup de baguette, pour qu'elle soit forcée de penser à lui lorsqu'elle ouvrirait son échoppe au petit matin. « Tu sais que tu bouscules toute mon éducation ? J'aurai du t'inviter au restaurant ce soir, payer une note bien trop élevée et surtout te dévorer des yeux durant tout le repas. Pour finir par te voler un baiser devant la porte de chez toi, après t'avoir raccompagnée, bien sur.»plaisanta-il, ouvrant la porte de la boutique de Marlène et l'invitant à passer devant comme il était coutume de le faire. Avant de refermer cette dernière, il embrassa sa belle avec toute l'innocence d'un premier baiser volé. « Trop tard, je l'ai déjà volé, ce baiser.» avoua-il, l'air malicieux. Il plaisantait de bon coeur, décrivant une scène de roman d'amour comme il savait imaginer, avec toute la fougue d'un enfant espiègle et heureux de vivre, impatient d'entendre ce qu'elle avait à lui avouer, ce refusant à penser à quelque chose de mauvais. Il attendit qu'elle ferme sa boutique, pour ensuite l'accompagner chez lui.




HJ: Oui je trouve ça normal de répondre à 4H44 du matin. Very Happy



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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Mar 17 Juin - 15:22



Après tout la voix se perd, mais les mots sont vivants.
❝ It must be true love ~❞

Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait rien ressentit d’aussi fort. Quand elle avait eu son premier amour avec Bertram, c’était complètement différent. Elle découvrait et puis elle était jeune, donc tout était modifié. Aujourd’hui c’était bien différent. En partie parce que cela faisait tellement longtemps depuis la dernière fois qu’elle était tombée amoureuse qu’elle en avait presque oublié comment c’était. Mais aussi parce qu’elle sentait que la connexion était différente. Avec Bertram, c’était de l’attirance. Il était beau, et au début, il était gentil avec elle aussi. Mais maintenant qu’elle y pensait, c’était tout ce qu’il y avait. Bien sûr, Elwïn était tout aussi beau, et très gentil avec elle, mais elle sentait d’ores et déjà que leur relation ne s’arrêtait pas à cela. Il y avait entre eux un lien bien plus profond, plus sain. En bref, cette relation était tout sauf superficielle. Et le fait que ça aille si vite ne changeait rien à ce fait. Ils avaient encore beaucoup de choses à apprendre l’un de l’autre – leurs habitudes, leur personnalité… Ils avaient beau connaître leurs histoires respectives grâce aux lettres et au carnet, il y avait encore beaucoup de chose à découvrir, et la blonde avait vraiment hâte d’apprendre à le connaître encore mieux.

Et la jeune sorcière contempla alors l’ironie du sort. Un homme auquel elle avait été promise depuis sa première année à Poudlard lui avait avant semblé être une malédiction. Mais malgré tout ça, elle avait passé son temps à l’imaginer, et lui écrire. C’était dingue, non ? Et après avoir refusé le style de vie que ses parents avaient tant essayé de lui imposer, elle se retrouvait à tomber amoureuse de ce même homme. Une part d’elle pensait que peut-être, au fond, elle avait été destinée à suivre le chemin tracé par ses parents. Mais ce fut une pensée qu’elle chassa bien vite de sa tête. Après tout, elle faisait partie de l’Ordre, et se battait contre l’injustice envers le moldus, et le racisme envers les sorciers autres que sang-purs. Elle n’avait rien à voir avec ses parents, et rien ne pouvait plus la satisfaire que cela.

Sa première petite amie. La blonde ne réalisait pas encore pleinement ce que cela signifiait. Elle avait toujours été avec des hommes plus expérimentés qu’elle auparavant, et cela serait en quelque sorte un nouveau challenge. Mais d’un autre côté, Elwïn semblait tout de même pas mal s’y connaître, si on se référait à ses romans. En tous cas niveau sentiments. Et par les baisers qu’il lui avait donnés aujourd’hui, elle avait l’impression qu’il n’était pas non plus si mauvais que ça en pratique. De toute façon, ils avaient le temps, et si elle avait besoin de lui apprendre des trucs en rapport avec le fait d’être en couple, elle le ferait. Elle trouvait même cela un peu mignon, au fond, qu’il ne sache pas trop comment s’y prendre. Et cela ne l’empêchait pas de se sentir en sécurité avec lui, même si cela pouvait sembler complètement paradoxal si on prenait en compte le fait qu’Elwïn avait jusque-là été un lâche dans sa vie. Mais la McKinnon le sentait, tout était en train de changer autour d’elle. Peut-être que lui aussi l’était.

Protégés de la guerre… Il était encore bien loin de tout savoir. Elle se demandait comment il allait réagir en apprenant qu’elle était engagée. Que si la guerre éclatait littéralement, elle serait dans la première ligne pour aller se battre. Qu’avec tout ce qu’elle allait faire dans le futur, le risque qu’elle soit blessée était plus que certain ? Et encore, blessée était la meilleure solution dans l’histoire. Elle espérait de tout son cœur que cela ne serait pas un problème. Mais après tout, si après avoir lu ses lettres il était toujours là, ce n’était sûrement pas pour partir après avoir appris cela, n’est-ce pas ? Elle sourit doucement quand il décida qu’il était mieux d’aller chez lui ce soir-là. Elle se sentait vraiment en sécurité avec lui, en ce moment. « Tu as sans doute raison. Et puis on a le temps de toute façon, n’est-ce pas ? On pourra aller dîner bientôt au restaurant, tous les deux. »

Une fois sortis de la boutique, elle ferma à clé d’un coup de baguette, et baissa également les stores. Elle jeta un dernier regard à sa jolie boutique chérie avant de se concentrer à nouveau sur son.. Son petit ami. Oui, elle pouvait le dire maintenant. L’idée la fit sourire. « Je n’ai pas envie que tu dépenses une fortune pour moi. Je n’en ai pas besoin, tu sais… Même si l’idée de manger dans un très bon restaurant ne me déplaît pas du tout. » Elle fit un clin d’œil. « Cela dit, dis-moi si je me trompe, mais je pense que tu peux quand même me dévorer des yeux toute la soirée si je suis chez toi. Et tu pourrais aussi me raccompagner chez moi et m’embrasser. Même si on n’a pas forcément besoin d’attendre jusqu’à la fin de la soirée… » Elle dit avec un sourire éclatant. Bah quoi, il n’allait pas non plus la priver de baisers toute la soirée, si ? Surtout après l’avoir embrassée dans son magasin… Ça serait vraiment frustrant. Et puis, comme pour lui assurer que non, il n’attendra pas, il l’embrassa, lui volant un baiser.

Alors qu’ils passaient devant un magasin de légumes, la jeune sorcière en profita pour s’arrêter et acheter de quoi cuisiner un bon petit plat pour la soirée. Elle n’en avait pas eu pour très longtemps, et ils s’étaient remis en route, la blonde portant un gros sac plein de légumes dans sa main gauche. « Je vais te faire ma spécialité ! Tu verras, c’est très bon. Il paraît que c’est asiatique ! » Elle dit en allant lui attraper la main de sa main droite. « Je pensais aussi… Si je commence à venir chez toi assez souvent, il faudra faire un brin de ménage, et ouvrir les fenêtres. J’adore le soleil, et je ne pourrais pas me résoudre à vivre dans l’ombre ! On a quelque chose de beau maintenant toi et moi. On se soutient. On a plus besoin de se cacher. »

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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Dim 10 Aoû - 1:05


Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants.
❝ Du courage, juste un peu de courage. ❞


S'il ce sentait en sécurité auprès de sa belle, il avait peur que cela ne dure pas au demeurant, et que ses démons ne le rattrape. Elle voulait ouvrir les fenêtres et laisser passer le jour - laisser passer la vie - mais cette dernière n'avait ces deux dernières année pas valu la peine d'être vécue, et cela devait changer progressivement, pour que toutes ses nouvelles ne montent pas a la tête d'un sorcier bien trop souvent contrarié. A la manière des gauchers, il avait constamment du fonctionner de l'autre main, d'une autre façon. Il avait été tellement formaté et tellement aplati qu'il en venait fréquemment à ce demander s'il avait le droit de faire comme les autres, s'i avait le droit de penser à telle chose, s'il avait le droit d'avoir son propre esprit critique. Il n'y avait que dans l'écriture qu'il pouvait ce complaire à penser ce qu'il voulait, puisque ses personnages vivaient leur vie à sa place, il était un écrivain frustré qui n'avait jamais réellement vécu. Oh bien entendu; il avait voyagé durant sa cavale, vu des choses extraordinaire et rencontrer des sorciers d'une générosité folle; mais il n'avait jamais connu le bonheur chez lui, et la merveilleuse sensation d'avoir trouvé sa place. Alors en s'engouffrant de la sorte dans une relation sentimentale et donc n'impliquant plus uniquement lui mais bien quelqu'un d'autre, il senti l'adrénaline du changement s'emparer de lui venue pour lui délier les ailes. C'était un méli-mélo impressionnant de sensations nouvelles, partagé entre le bonheur, la liberté et l'envie d'en découvrir plus. Assombri par la peur de tout perdre sans avoir prit le temps d'en savourer la moindre minute.

Elle n'avait sans doute pas dimension de la fortune que possédait ce qui était désormais son petit ami, bien qu'elle sache qu'il était un fils de grande famille, si bien que lorsqu'elle prétendit ne pas vouloir lui faire dépenser une fortune, elle n'avait pas encore conscience de la valeur qu'il accordait à l'argent. C'était une puissance, celons son père. Mais en parfait fils rebelle, il vomissait les valeurs de son père. l'argent n'avait donc aucune valeur tant que l'on en avait assez pour vivre. La magie était une puissance bien plus précieuse, qui rythmait son quotidien malgré toute sa monotonie. Au fil des années, il avait développé une paresse magique incroyable l'obligeant à user de magie dans n'importe quelle tâche du quotidien; pour lui apporter quelque chose, pour ouvrir une porte, pour fermer les volets, pour défaire son lit, pour ce coiffer, pour réparer en constance ses lunettes ou même pour touiller son café. La tâche la plus cocasse consistait à ranger son appartement, car il avait beau utiliser sans cesse le sortilège Failamalle, le rangement demeurait bordélique. Quoi de plus normal pour un sortilège illustrant l'idée préconçue de l'ordre, dans la tête de son lançeur.

Elle parlait beaucoup, et l'amusait constamment. Tout lui plaisait dans ses petites moues de chat, dans ses grands sourires généreux et dans ses mimiques féminines, tout lui rappelait ses amies d'enfance et le bonheur qu'il avait de les faire sourire lorsqu'il n'était encore qu'un adolescent innocent. Il senti cette innocence renaitre en lui à mesure qu'elle semblait heureuse, elle était une véritable bouffée d'oxygène au sommet d'une montagne. Il ne dit plus grand chose une fois qu'elle eu fermé sa boutique, et lorsqu'ils furent partis en direction de chez lui. Il avait allumé une cigarette sur laquelle il tirait assez généreusement par habitude. Une habitude tellement ancrée qu'il n'eu même plus souvenir d'avoir fumé une fois arrivé devant le marchand de légume, si bien qu'il en alluma une deuxième en attendant sa belle partie faire son marché. Sa mémoire gruyère lui fit aussi oublier qu'il s'était coiffé, alors il ébouriffa ses cheveux d'un seul geste, pestant contre lui même en voyant son air à nouveau débraillé dans la vitrine du magasin. Il lui sourit comme un enfant émerveillé lorsqu'elle sorti, ses légumes sous le bras et sa mine radieuse, toute excitée à l'idée de lui préparer un bon plat et de passer une soirée avec lui.

Il serra sa petite main lorsqu'elle la planta dans la sienne, lui annonçant la couleur du plat en prétendant qu'il était asiatique, et il sourit à nouveau de ce même sourire émerveillé. « J'ai vraiment hâte de goûter ça alors. Par contre pour ce qui est du rangement, interdiction de toucher à mon espace de travail, et la lumière est très mauvaise pour le papier et l'encre, il ne faudra pas trop remuer la poussière parce que je suis asthmatique, et ...» Il ce stoppa net, prenant conscience de la tirade du parfait stressé qu'il venait de lui déblatérer. « Et il y a encore beaucoup d'affaires de famille qu'il faut que je trie. » lâcha-il en soupirant. Il n'avait résolument aucune envie de replonger dans ses souvenirs d'enfance, dans les affaires de sa soeur et de ses parents. De crainte de tomber sur des photos anciennes ou sur des souvenirs qu'il préférait garder à sa mémoire d'amnésique. Ils avancèrent rapidement, d'un bon pas et arrivèrent bien vite sur le pas de sa porte. Son appartement était plus près de ressembler à une maison. La porte en bois noir était particulièrement ancienne, et le blason de sa famille était présent sur le métal de l'heurtoir de porte. Tout en cette demeure semblait particulièrement ancien et respirait la magie. C'était aussi malheureusement sombre et pesant que toutes les valeurs de sa famille, et la demeure n'avait rien à envier à celle des Black. Si l'on entrait au rez de chaussée dans une des premières ruelles de l'allée des embrumes, on avait tout de suite à faire à un escalier de quatre marches avant d'entrer par le salon. Immense, encombré, sombre et poussiéreux. D'un coup de baguette, il fit sauter tout les volets qui s'ouvrirent sur la rue dans un fracas tonitruant de bois lourd, qui n'avait résolument pas l'habitude d'être déplacé. « C'est vraiment si mal rangé...» pesta-il tout bas, comme s'il découvrait son propre capharnaüm. « Cette maison à plus de deux cents ans, et je crois que ça commence vraiment à ce voir. Deux cent ans de foutoir...» continua-il avant de ce tourner vers Marlène et de la débarrasser de tout ses légumes qu'il prit dans ses bras, lui déposant ensuite un baiser sur le front avant d'aller porter son butin dans la cuisine, slalomant sur des piles de livres déposés la au hasard. Il la laissa dans le salon, libre de jeter un oeil ou elle le voudrai.






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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Jeu 21 Aoû - 14:07



Après tout la voix se perd, mais les mots sont vivants.
❝ It must be true love ~❞

Elle était audacieuse, l’avait toujours été. Si elle savait qu’arriver dans la vie de quelqu’un était délicat, et qu’il ne fallait pas essayer de tout changer dans la première semaine, quelque chose en elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle se sentait tellement bien avec Elwin qu’elle en oubliait qu’elle le connaissait depuis si peu de temps, qu’elle en oubliait tout le reste, en réalité. Elle se giflait constamment, mentalement, pour ne pas oublier ses manières. L’excitation des premiers jours, ces papillons dans le ventre, tout cela la faisait vivre ses pulsions sous adrénaline et dopamine. Si on avait essayé de faire rentrer des choses dans sa tête, elle ne les avait jamais acceptées. Si quand elle était jeune cela lui avait parût normale, dès qu’elle eut l’âge de penser par elle-même, elle s’était rendu compte que quelque chose n’allait pas, que sa famille n’était pas normale. Ainsi, elle était sortie du moule familial assez rapidement, même si officiellement elle n’avait reniée sa famille qu’un an en arrière. Et si Elwin se posait encore des questions, elle serait là pour l’aider. Elle ne répondrait pas à ses questions, parce que le but était qu’il apprenne à répondre lui-même à ses questions, qu’il pense par lui-même. Elle ne voulait pas faire comme leur parents avaient fait avec eux, et essayer de le convaincre de quelque chose qu’il ne penserait peut-être pas vraiment. Non, elle voulait qu’il tire ses propres conclusions lui-même. Alors  elle l’aiderait simplement à s’imposer dans la vraie vie, et plus seulement dans ses bouquins. Et même si toute cette histoire entre eux avançait terriblement vite, pour une fois, cela ne lui faisait pas peur.

Franchement elle n’avait pas réfléchit plus que ça à sa fortune, puisque cela ne l’intéressait pas. Elle avait été riche, autrefois, quand elle était encore avec ses parents, et passé un certain âge, cela ne lui avait plus apporté quoi que ce soit. Quand elle était enfant, c’était fort pratique, parce qu’elle pouvait ainsi avoir tous les nouveaux jouets à la mode, ses premiers balais de Quidditch, tout ça. Mais une fois assez grande, l’argent de ses parents n’était plus suffisant pour qu’ils se rachètent à ses yeux, et elle avait réalisé que l’argent ne faisait pas le bonheur. Et si quand elle avait ouvert sa boutique la situation avait été un peu tendue financièrement, maintenant qu’elle avait son partenariat avec les Harpies, elle n’avait plus à se soucier de pouvoir ou non manger à la fin du mois. Bien-sûr, il serait plaisant de savoir qu’elle n’aurait pas à se soucier de l’argent en se mariant à Elwin, mais cela n’était absolument pas sa priorité. Et, si elle avait été élevée dans une famille dans laquelle la magie s’utilisait pour la moindre chose, elle avait toujours préféré faire les choses à la main tant qu’elle pouvait. Bien-sûr, quand elle était pressée ou trop fatiguée, elle utilisait la magie, mais si elle pouvait faire les choses manuellement, elle préférait, généralement (sauf pour la vaisselle, parce que c’est quand même SUPER CHIANT).

Ah ça, pour parler beaucoup, elle parlait beaucoup. C’était plus qu’une habitude qu’un besoin incessant de combler le silence, à ce point. Elle aimait juste parler, et c’était une des raisons pour lesquelles elle était aussi bonne en tant que vendeuse. Elle savait parler aux gens, les charmer avec ses mots et sa voix. Heureuse, elle l’était, avec lui. Elle se sentait capable de franchir des montagnes à ses côtés. Quand elle y pensait, ça lui faisait un peu peur. Tenir autant à quelqu’un que l’on a officiellement rencontré si peu de temps auparavant. Mais les trois quarts du temps, elle préférait ne pas s’en soucier, et vivre dans le moment. De temps en temps, elle lui prenait sa cigarette et tirait une latte généreuse avant de lui rendre. Pourquoi pas, après tout ? Elle avait son paquet dans son sac à main, mais si il avait une cigarette à disposition, pourquoi user de l’énergie à en sortir et à l’allumer ? Quand elle revint avec ses légumes sous le bras, elle ne put s’empêcher de sourire en voyant son petit ami tout décoiffé à nouveau. Pour être honnête, elle le préférait comme ça de toute façon. Comme pour appuyer sa pensée, elle vint lui passer la main dans les cheveux et déposer un petit baiser sur ses lèvres avant qu’il ne lui prenne la main et qu’ils se remettent en route.

Elle sourit un peu lorsqu’il se remit à parler et fit une petite pression à sa main de la sienne. « Ne t’en fais pas, je ne ferais rien sans ton accord. On n’a pas besoin de tout faire d’un coup, on fera les choses progressivement. Je ne veux pas non plus te causer un traumatisme ou quoi… » Elle caressa sa main de son pouce alors qu’il semblait tout nerveux, et stressé. « On fera ça doucement, et je serais avec toi à chaque étape. Je ne compte pas te laisser tout seul. » Elle sourit doucement et se mit sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur sa joue. Elwin semblait avoir sur elle un effet extrêmement positif. Il semblait calmer un peu son tempérament de feu, et la rendre un peu plus réfléchie. Et cela lui sera bien utile plus tard. Maintenant plus détendue et attentive que la première fois où elle était venue chez lui, elle s’attarda sur les détails de la maison, et de la porte. Tout semblait ancien, et surtout, gigantesque. Quand il ouvrit les volets, la jeune femme eut un sourire fier, et regarda avec plus d’attention autours d’elle. Oui, c’était vraiment mal rangé, comme il le disait. Alors qu’il était à la cuisine, elle furetait un peu partout, soulevait des ouvrages pour en découvrir d’autre, ou pour révéler des pages d’on ne sait trop quoi, des brouillons de lettres, ou des objets dissimulés. « Deux-cent ans de foutoir… Je suis à la fois choquée et admirative. » Elle ne put s’empêcher de remarquer. Elle avait beau se demander comment quelqu’un pouvait laisser une maison à l’abandon pendant si longtemps, d’un autre côté, elle crevait d’envie de découvrir tous les secrets que renfermait cette maison. Chaque découvert pourra l’aider à connaître son petit ami un peu mieux.

Elle décida de commencer par quelque chose de très soft et ouvrit les fenêtres. Sous une pile d’objets divers, elle trouva un aspirateur qu’elle conjura pour enlever la poussière. Elle fit aussi en sorte qu’il soit silencieux, elle voulait pouvoir entendre Elwin s’il disait quelque chose. L’avantage de l’aspirateur était qu’il ne remuait pas de poussière, il se contentait de l’avaler. Elle n’était pas maniaque ou quoi, mais voir tous ces livres ainsi lui donnait des envie de tout trier. Pendant que l’aspirateur s’occupait de virer la poussière (et vue la superficie de la maison, il en aurait pour un moment), elle le rejoignit dans la cuisine. « La seule pièce que je vais avoir besoin de ranger intégralement aujourd’hui, c’est la cuisine, sinon je vais pas pouvoir travailler correctement. » Elle lui dit en venant l’enlacer par derrière, reposant sa tête entre ses deux omoplates en souriant. « Tout ira bien, t’en fais pas. » Elle sourit et, après un petit coup de baguette, les objets se mirent à bouger d’eux-mêmes pour se ranger. Par chance, elle avait un assez bon sens de l’ordre alors tout se rangeait bien. En à peine cinq minutes, la cuisine était parfaitement rangée. Il restait encore un peu de poussière par endroit, mais l’aspirateur s’en chargerait. Après avoir déposé un baiser dans le cou au plus grand, elle  ouvrit le sac de légumes. «  Bon, tu veux m’aider, ou tu préfères regarder ? »

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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Mar 26 Aoû - 0:08

Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants.
❝ Une femme à la maison. ❞


Pourquoi cette maison était-elle aussi sombre ? Même une fois la pièce éclairée par la lumière du soleil couchant, elle semblait toujours aussi sordide. Comme dérangée par tout les démons qu'elle pouvait habiter, la famille d'Elwin n'était pas réputée pour sa clémence à travers l'histoire. Comme toute famille royale, le sang avait coulé et le pouvoir avait été roi pendant des siècles, et si cette maison existait et était la propriété de sa famille depuis deux cents ans, c'était parce qu'elle était la dot d'une sorcière britannique mariée a l'un des ancêtre d'Elwin en dix-sept-cent quelque chose. Avec le temps, les demeures sont restées dans la famille, et cet appartement n'a jamais subit aucune rénovation. Fort-heureusement, la magie étant intemporelle, il n'y avait aucun dommage de charpente à déplorer, seulement une décoration à l'image de l'âge qu'avait cette demeure. C'était accumulé deux siècles d'affaires de famille, et il était persuadé qu'elle devait être rangée en comparaison du château ou résidait ses parents, et ou avaient résider la majeure partie de ses ancêtres. Tout respirait la magie, des livres aux grimoires, en passant par l'accumulation de boites remplies de baguettes déposées la depuis on ne sait quand. Marlène ne savait certainement pas qu'une bonne partie des Von Dacht étaient des mages noirs, ou du moins l'espérait-il. « Tu es içi comme chez toi, mais il y a une seule chose à laquelle je tient. » Lui dit-il très sérieusement, comme presque inquiet. Il n'avait rien dit depuis qu'ils étaient arrivés, et qu'il c'était appuyé debout contre l'un des plans de travail de la cuisine. Il avait allumé une cigarette aidé d'une allumette qui trainait la depuis on ce sait quand, tandis que Marlène déambulait dans le salon. Et lorsqu'elle revint vers lui pour l'enlacer dans le dos, il avait caressé le dos de ses mains d'un geste tendre.

Il avait acquiescé lorsqu'elle s'affairait à le rassurer, et l'observait secouer sa baguette tandis que tout le bazar semblait s'organiser d'une façon complètement naturelle, il en conclu qu'elle était assurément plus ordonnée que lui, et qu'elle maitrisait l'art subtil du rangement. Il vit l'aspirateur arriver tout seul, le sac presque plein de poussière, et il ce demanda sincèrement si cet engin lui appartenait, il n'avait aucun souvenir de lui comme s'il n'avait jamais été la, et pourtant. Elle lui avait posé une question à laquelle il n'avait répondu que par une mise en garde inachevée, mais il sentait ses idées devenir de moins en moins claires, il n'eu aucun mal à comprendre qu'il était largement fatigué et dépendant à un mal qu'il n'avait pas comblé aujourd'hui, aussi ses pensées ce trouvèrent plus troubles. « Non, je vais simplement te regarder. » déclara-il en fixant les couteaux alignés sur le plan de travail. Il resta appuyé sur un meuble, les jambes en coton et les bras légèrement tremblants. Puis avant qu'elle n'ai le temps de rebondir, il reprit la phrase qu'il n'avait pas achevé plus tôt. « N'ouvre pas la porte noire, celle en face de ma chambre. » lui dit-il tout de go. Naturellement, cette dernière était verrouillé, mais tout le monde connaissait le sort qui pouvait l'ouvrir, même un première année. Il ne lui laissa pas le temps de répondre, même s'il resta silencieux quelques instants. « C'était la chambre de ma soeur. En fait, ma soeur était la dernière propriétaire de cette maison avant que je n'en récupère les droits. Elle pratiquait la magie noire, et croit-moi tout ce qui ce trouve dans cette chambre ferait pâlir d'envie Barjo&Burke. En dehors de ça, tu peu fouiller autant que tu veux. » Il passa sa main sur son front, et ce pinça le nez. Il ce sentait lourd, et sa tête lui faisait à nouveau mal, c'était habituel à cette heure de la soirée, mais il sourit à Marlène pour lui assurer que tout allait bien.

Parce que tout allait bien, elle était la et l'occuperai jusqu'à l'heure d'aller ce coucher, s'assurant qu'il ne ferai rien de plus pour attenter à sa santé, qu'il mangerai sainement et qu'il ne fumerai rien d'autre que des cigarettes. Il écrasa cette dernière dans un cendrier qui trainait la, après l'avoir laissée brulée d'elle même. Puis il regarda sa petite amie avec un regard infiniment doux, apaisé par sa présence et par toute la joie et la vie qui l'accompagnait. Elle était si vivante et si joyeuse, si bavarde qu'elle contrastait énormément avec son petit ami blafard et mal coiffé. Il était discret, silencieux et timide. Ils ce compensaient largement l'un l'autre, si bien que chaque blanc qu'il laissait était comblé par une couleur provenant d'elle. Néanmoins, il avait envie d'en dévoiler plus, précisément au sujet de la demeure dans laquelle elle ce trouvait, parce que même si elle avait déjà passer une nuit avec lui, elle n'avait surement pas eu le temps de prendre conscience de tout. « Comme je te l'ai dit, cette maison est très ancienne. Elle est très grande et la moitié des pièces sont abandonnées depuis des lustres, il y a un étage dans lequel vivent des fantômes; Des ancêtres. Ils ne descendent jamais et ne sont absolument pas aimables. De toute façon tu ne comprendrai pas ce qu'ils disent, alors n'y prête pas attention et ne monte pas. De toute façon, les pièces à vivre ce trouvent au rez de chaussée.  » Il monologua, pendant qu'elle cuisinait. Il prit conscience que ce qu'il lui racontait d'un ton tout à fait normal, était en réalité peu rassurant, mais pour lui tout était parfaitement normal et habituel, il avait connu de nombreux fantômes quand il était tout môme, et ceux qui mourraient ici restait entre ces murs pour les hanter. Fort-heureusement, sa soeur était morte en Allemagne. « J'ai parfois l'impression d'être à Poudlard, cette maison à toujours été une propriété sorcière, alors beaucoup de choses sont similaires. Et même si elle à son pesant de défauts, j'y tient beaucoup. Et elle est destinée à appartenir à mes descendants. »Dit-il en observant le plafond, avant de rabaisser son regard dans les yeux de Marlène, un peu gêné. Il rougit. « Une des rares traditions anciennes que j'apprécie. Elle à été ensorcelée à sa création. Le jour ou j'aurai des enfants, ils deviendrons les propriétaires légitimes, tout comme moi avant eux. C'est un contrat magique. Et ici, aucune magie extérieure ne peu fonctionner, sans l'accord de son propriétaire. C'est grâce à ça que j'ai pu rester caché ici, personne ne peu entrer sans mon accord, n'y même savoir que je suis la. Mes parents ne verraient même pas la porte d'entrée s'ils passaient devant. » lança-il avec un sourire, ce rappelant la fois ou son père était passé juste sous ses fenêtres sans jamais les voir.« Du coup, je peu aussi changer la maison de place si je le souhaite. Ma soeur l'avait mise au fond de l'allée des embrumes, mais c'était trop mal fréquenté à mon goût. Je crois que c'était une stratégie militaire, les trahisons étaient courantes au sein de grandes familles. Enfin c'est toujours le cas aujourd'hui.» Il cessa de parler, conscient qu'il devait profondément ennuyer Marlène qui s'affairait toujours en cuisine, aussi vint il dans son dos lui déposer un baiser dans le creux du cou, ce serrant un peu plus contre elle que tout ce qu'il c'était permis jusque la.




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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Mar 2 Sep - 21:54



Après tout la voix se perd, mais les mots sont vivants.
❝ That's the truth ~❞


S’il y avait une chose qu’elle savait pour sûr, c’était qu’elle n’était pas prête à vivre dans la pénombre. Et cela, Elwin semblait bien l’avoir compris. Elle ne voulait pas rénover la maison, la changer ou quoi que ce soit. Mais si un jour elle devait habiter avec l’écrivain, il fallait qu’elle aime être dans cette maison, et pour cela, il allait falloir un minimum d’ordre, et surtout, de la lumière. Elle ne souhaitait pas changer la nature de son petit-ami, elle l’aimait ainsi. Elle voulait juste l’aider à aller mieux, à vivre mieux, à s’assumer, et par-dessus tout, à être heureux. Si un jour elle dépassait ses limites, elle s’attendait bien à ce qu’Abraxas le lui dise, et alors elle s’arrêterait. Elle ne voyait aucun inconvénient à lui laisser le bordel dans son espace de travail. A vrai dire, elle ne comptait pas toucher à ce dernier, comme il lui avait indiqué. Un artiste a ses repères, et a besoin de les garder, et malgré tout, elle trouvait le côté bordélique du jeune homme assez charmant. Même si elle avait du mal à vivre dans le désordre, elle comprenait le besoin de certaines personnes à avoir un peu de bordel autour. Le bordel inspirait… Elle n’avait juste pas l’âme d’une artiste, à son grand damn. La seule chose un tant soit peu artistique qu’elle pratiquait, c’était le piano, et un peu de chant. Elle était loin d’être très talentueuse, mais elle avait son charme et puis, surtout, elle adorait ça. Elle se demanda si il avait un piano quelque part. En tous cas, elle était très impatiente de découvrir les secrets de la maison. Elle se tourna vers lui quand il dit qu’il y avait une chose à laquelle il tenait par-dessus tout, et écouta attentivement pour ne rien rater – elle ne voulait pas commettre de gaffe. Elle acquiesca quand il dit qu’il préférait seulement la regarder cuisiner. Il semblait un peu faible aujourd’hui, et elle se doutait que c’était à cause du manque de drogue dans son corps. Elle savait bien que la cure d’une drogue ne se faisait pas sans embuches, et elle était prête à être là pour lui quand il aurait le sentiment de ne plus pouvoir tenir. En attendant, elle ne fit aucune référence à son addiction et se mit au travail, épluchant les légumes qui avaient besoin d’être épluchés.

Elle fronça un peu les sourcils, son regard toujours plongé sur ses mains affairées à cuisiner, quand il lui dit qu’il ne voulait pas qu’elle ouvre la porte noire face à sa chambre. Honnêtement, cela n’avait fait qu’attiser sa curiosité, et même si par respect pour lui elle ne l’ouvrirait jamais, elle ne pouvait que se demander ce qu’il voulait cacher là-bas derrière. Elle alla demander pourquoi quand il reprit la parole pour lui expliquer le comment du pourquoi. Elle hocha la tête, comprenant mieux. Honnêtement, après l’explication, elle n’avait pas du tout envie d’aller fourrer la tête la dedans. Elle luttait pour le bien, et savait que certains objets manipulés par la magie noire pouvait changer un sorcier dans le plus profond de son âme, le rendre mauvais, et elle n’avait pas l’intention de prendre le risque. Elle avait trop de choses à perdre : des amis, sa vie…. Et Elwin, par-dessus tout. – Je n’irais pas voir. Je te le promets. Je n’en ai pas l’envie de toute façon, donc tu n’as aucun soucis à te faire. Elle jeta un regard vers lui… Il semblait de plus en plus mal en point, et même si elle n’y était pour rien, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir mal, comme coupable. Après tout, c’était à cause d’elle qu’il arrêtait de se droguer… Et même si au final il serait en bien meilleure santé une fois complètement remis, elle ne pouvait s’empêcher de souffrir en le voyant ainsi. Elle décida de se reconcentrer sur la cuisine, ne voulant pas non plus le coller à chaque fois qu’il semblait être plus faible de peur qu’il ne se lasse. – Des fantômes ici ? Eh bah, tu fais bien de me prévenir, parce que j’aurais pu mourir de peur en en croisant un par hasard. Elle n’avait jamais été rassurée par la présence de fantômes. A Poudlard, cela ne l’avait jamais dérangées puisqu’elle savait qu’ils étaient tous inoffensifs (sauf Peeves, mais les blagues du fantôme farceur étaient souvent anodines, et ennuyantes plus que dangereuses), mais les autres… Disons qu’elle préférait ne pas savoir de quoi ils étaient capables. Elle avait entendu tellement d’histoires…

Une fois tous les légumes épluchés et coupés, elle les mit dans une grande marmite et lança le tout à feux doux avec un peu d’eau. Elle ne parlait pas beaucoup, pour une fois, mais elle préférait écouter en ce moment. Elwin s’ouvrait à elle, et cela n’avait pas de prix. Elle ne voulait pas le distraire avec un dialogue inutile. De toute façon, elle allait bientôt devoir à son tour lui avouer des choses importantes, donc elle aurait son moment pour parler. Elle se lava les mains  tout en l’écoutant parler. Elle remua ensuite un peu le contenu de la marmite, et sentit son petit ami lui embrasser le cou et la serrer dans ses bras. Elle frissonna un peu avant de lâcher la cuillère en bois et de se tourner vers lui. Elle déposa un baiser rapide sur ses lèvres et regarda dans ses yeux. – Si un jour on a des enfants dans cette maison, on leur fera de jolies petite chambres. Ce n’est pas la place qui manque, n’est-ce pas ? Elle lui caressa la joue tendrement. – Et si un jour on emménage ensemble… Alors je nous imagine bien mettre la maison dans un endroit un peu plus naturel… Près d’une forêt, ou de la mer… Un endroit où les enfants pourront jouer, s’amuser. Elle imaginait déjà son futur avec lui, chose qu’elle ne faisait jamais habituellement. Elle était du genre à vivre dans le moment présent, et là, elle se surprenait à penser à l’avenir. – Mais avant de faire des plans sur la comète, je dois te parler de quelque chose de très important. Viens, allons nous asseoir.

Elle le guida au salon, et laissa la cuillère tourner seule dans la marmite à l’aide d’un sortilège. Les légumes allaient mettre un petit moment à cuire, autant profiter de ce temps pour discuter. Le salon était à présent intégralement dépoussiéré, et elle se dit que c’était assez pour aujourd’hui, le rangement se ferait un autre jour. Elle arrêta l’aspirateur et l’envoya se reposer là où elle l’avait trouvé, s’asseyant sur le canapé à côté de son petit-ami. Elle avait l’air nerveuse, et elle voyait bien qu’Elwin n’était pas tranquille non plus. Elle resta silencieuse un petit moment avant de prendre une longue inspiration. – Tu connais la situation actuelle dans le monde sorcier. La montée de Tu-Sais-Qui et de ses mangemorts, et la résistance des Aurors et de l’Ordre du Phoenix. Elle commença, peu sûre d’elle. – Quand j’étais à Poudlard, j’étais très amie avec James Potter, Remus Lupin, Sirius Black, Garance Lockhart et toute la clique. Et c’est encore le cas aujourd’hui. Ce sont des personnes sur lesquelles j’ai toujours pu compter, et qui m’ont aidée quand j’avais besoin d’aide. En cinquième année déjà, les mangemorts commençaient à être une menace, et avec eux, on discutait de comment on pourrait aider, comment on pourrait défendre nos convictions. Elle se tripotait les doigts nerveusement. – Albus Dumbledore a alors créé l’Ordre du Phoenix, ce n’est un secret pour personne. Alors naturellement, quand moi et mes amis avons vu ça, nous nous sommes dit que c’était le moyen parfait pour aider à défendre nos principes, et pour aider les innocents. Mais on était bien trop jeunes pour en faire partie… Jusqu’à ce que nous ayons notre diplôme, à notre sortie de Poudlard. Un moment, le silence pesa dans la pièce. – Ce que j’essaie de te dire, Elwin c’est… Je fais partie de l’Ordre du Phoenix. Tous les jours, ou presque, je m’entraîne pour me battre contre les forces obscures, et je pars en mission. Des missions parfois dangereuses, mais je ne suis que très rarement seule. Je sais que c’est dangereux, et je sais ce que je risque, mais je refuse d’attendre les bras croisés que la guerre se termine, et que le mal l’emporte. Je veux faire changer les choses. Je ne te demande pas de nous rejoindre, je crois que de toute façon je n’en ai pas envie. Il y a assez de moi qui risque ma vie sans que tu n’aies besoin de risquer la tienne. Je trouvais juste important que tu le saches, parce que cela fait partie intégrante de ma vie, et ce n’est pas quelque chose que je peux changer. Elle baissa la tête comme une enfant qui venait d’avouer qu’elle avait fait une bêtise. – Bien entendu, cela doit rester très secret. Si tu veux me quitter après ce que je viens de te dire, si tu ne m’aimes plus pour ça, je peux le comprendre, et je ne t’en voudrais pas, même si cela sera très difficile à vivre pour moi… Quoi que tu décides, s’il te plaît, ne le dit à personne. Elle avait peur, peur qu’il ne la rejette, qu’il ne s’en aille. Elle attendait son verdict nerveusement, n’osant plus le regarder dans les yeux.

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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Jeu 2 Oct - 2:44

Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants.
❝ Une femme à la maison. ❞


Il resta blotti contre elle pendant une bonne minute, respirant le parfum qui émanait de ses cheveux et de sa peau. La tête enfouie dans ses boucles blondes, le souffle près de son oreille. C'était des sensations toutes nouvelles pour lui, d'avoir le contre d'une femme contre le sien, et c'était avec une certaine gêne qu'il avait fait part de cette nouveauté à Marlène un peu plus tôt dans la soirée. Il avait été surprit de ne pas la voir s'apostropher ou ce moquer, mais savait très bien que ce choix viendrai à être pénible pour l'évolution de leur relation. Parce qu'il prenait trop rapidement goût à ces étreintes, même très courtes, avec sa belle. Elle même qui semblait déjà rêver de leur avenir; elle parlait d'enfant, d'emménagement; de temps prospères et heureux qui plurent énormément à l'écrivain dépressif qu'il était encore. L'écrivain qui souffrait encore de milles maux. D'une addiction au tabac et à la drogue, d'une solitude à la limite de l'autisme et de black-out parfois pénibles et longs. Il sourit en l'écoutant lui parler d'avenir alors même que ce mot lui était tabou il y à encore quelques jours, comme çi l'avenir n'existait pas. Mais à présent; il existait, et il commençait même à admettre qu'il pouvait y croire. Fort heureusement, ses explications n'avaient pas ennuyé Marlène qui l'avait visiblement bien écouté, et qui avait même promis de ne pas s'aventurer dans la chambre de la défunte cinglée de soeur de son petit ami. Elle avait visiblement peur des fantômes, et il en déduit donc qu'elle ne monterai jamais à l'étage de peur de tomber sur l'oncle Edmund aussi laid qu'odieux. Il y avait aussi son arrière arrière arrière arrière arrière grand mère Aloisia, plus discrète; la seule aimable de toute la demeure. Il aimait lui parler les rares fois ou elle ce montrait, même si elle semblait avoir perdu la raison depuis des siècles.

Il perdit son sourire lorsqu'elle l'entraina au salon, après avoir déclaré devoir lui parler de quelque chose d'important, avec le genre de ton qui veut dire " je t'ai caché quelque chose. " Il vit la cuillère continuer de tourner dans la marmite du coin de l'oeil, et suivi sa compagne au salon après avoir shooté dans un tas de livres posés au milieu du passage, qu'il n'avait très honnêtement pas vus tant il était à l'ouest; l'esprit embrumé par un manque de quelque chose. Et lorsqu'il s'assit près de Marlène; il alluma une cigarette dont il respira les vapeurs de façon très généreuse, cherchant à compenser rapidement le fameux manque d'autre chose. Alors il l'écouta le plus attentivement possible, dans la limite des capacités actuelles de son esprit. Il cherchait à ce souvenir de James, de Garance ou même de Sirius, ces noms qu'elle balançait à tout va, sans qu'aucun souvenir de l'un d'entre eux de lui viennent. Oh bien sur, il avait retenu le nom Black, mais ce n'était pas le visage de Sirius qui lui vint. Il fronça les sourcils, la mine concentré et la clope au bec, l'écrasant pour en rallumer une autre immédiatement après la précédente. Lorsqu'elle évoqua enfin son appartenance à l'ordre de phénix, son regard ce fit plus sombre; plus sévère. Pas parce qu'il n'approuvait pas son choix, mais parce qu'il fut soudain submergé par de terribles angoisses, parce qu'elle semblait engagée dans un combat à mort, et qu'il aurai préféré qu'elle s'éloigne de tout ce qu'il fuyait depuis des années. Elwïn était un lâche. Et Abraxas n'était guère plus courageux. Mais malgré toute cette peur qu'il ressentait, il était fier. Il voyait Marlène comme l'héroïne de son histoire; celle qui l'avait sauvé, qui l'aimait, et qui ce battait pour vivre sa vie et pour revendiquer ses choix, et elle était unique, brute comme un diamant. Il comprit aussi à quel point il était violemment amoureux d'elle. Parce qu'il avait peur, qu'il était terrorisé à l'idée de la perdre; mais aussi tellement fier d'être celui qu'elle avait choisi malgré ses défauts.

Il resta silencieux un petit moment, lorsqu'elle eu terminé. Parce qu'il était trop submergé par des émotions contradictoires pour savoir laquelle faire ressortir en premier. Alors il écrasa sa cigarette, et approcha sa main du menton de Marlène, relevant sa tête boudeuse avec douceur; pour sceller ses lèvres aux siennes. Car cela valait tout les mots du monde, et qu'il voulait être fort et lui montrer que ses choix ne l'effrayait pas, qu'il était avec elle pour ses qualités et pour ses défauts, et parce qu'il n'avait en aucun cas le droit de ce mettre en travers de sa route; de lui interdire d'être elle même. Même si ça venait d'installer une affreuse épée de Damoclès au dessus de sa tête, et qu'a présent il aurait constamment peur qu'ont lui annonce qu'elle avait été attaquée, agressée, tuée. « Marlène. » prononça-il d'une voix douce, mêlant ses doigts au sien, appuyant son regard dans le sien. « Je suis un sorcier de sang pur, j'ai fui ma famille et mes responsabilités; mon identité, pour vivre enfermé jour et nuit à écrire des histoires ou les héros sont toujours plus courageux et fréquentable que je ne l'ai jamais été. Comment, un lâche tel que moi, ne pourrai-il pas s'estimer extraordinairement heureux et fier d'être aimé par une héroïne telle que toi. » Sincère, blessé, amoureux. Il savait que ses plaies allaient mettre beaucoup de temps à ce résorber, mais qu'il avait assez de forces pour panser celles de sa belle. Sa voix était calme et parfois tremblante, mais son regard lui était droit et déterminé. Déterminé à ne pas lui montrer sa peur, à être fort pour elle, comme un soutient. Parce qu'il fallait cesser d'être lâche, et même si sa situation ne lui permettait pas de prendre réellement un parti, il était prêt à aider Marlène dans son combat. Il la prit dans ses bras, la blottissant contre lui en passant une main dans ses cheveux; avant de l'embrasser avec une intensité toute nouvelle.



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MessageSujet: Re: Après tout la voix ce perd mais les mots sont vivants. - Marlene & Abraxas Mer 8 Oct - 13:42



Après tout la voix se perd, mais les mots sont vivants.
❝ That's the truth ~❞


Elle voyait parfaitement qu’il semblait stressé lui aussi. Il ne suffisait pas d’elle qui s’apprêtait à faire une des plus grosses révélations de sa vie, et de son stress, Elwïn l’était aussi. Elle avait mis presque une année entière à révéler à sa cousine, une des personnes les plus proches d’elle, qu’elle appartenait à l’Ordre, et là elle s’ouvrait à son petit ami, si peu de temps après l’avoir rencontré. Mais elle avait entièrement confiance en lui, alors cela ne lui posait aucun soucis, vraiment. Il s’alluma une cigarette et la fuma très vite, s’en allumant une autre juste derrière, signe de son anticipation et de son stress. Elle l’imita, prenant dans son propre paquet, et se lança donc dans sa confession. Il était très silencieux, tout le temps. A travers la vitre de ses yeux, elle pouvait voir une succession d’émotions s’enchaîner, mais elle ne pouvait pas s’arrêter à mi-chemin, alors elle continua, elle expliqua. Elle savait que c'était pour eux un grand moment, un moment décisif même. Il pouvait choisir de rester avec elle malgré tout, risquant de la perdre à chaque jour passant, mais il pouvait aussi choisir de s'en aller. Il pouvait ne pas vouloir prendre le risque de souffrir et s'en aller avant d'être blessé. Là, la blonde était partagée, et avait même peur de son choix.

Elle avait toujours la tête baissée, se sentait misérable, attendait que tombe la sentence, comme une fatalité. Mais après un moment, plutôt que d'entendre sa voix, elle commença par sentir sa main sur son visage, puis ses lèvres sur les siennes. Un soulagement certain se fit ressentir en elle. Si il l'embrassait, cela voulait dire qu'il ne la rejetait pas, pas vrai ? Il allait rester avec elle, finalement. Un léger sourire s'étala sur son visage encore sérieux. Elle serra sa main dans la sienne, son cœur et son estomac se réchauffant de bonheur. - Je ne suis pas une héroïne Elwïn, loin de là. Commença-t-elle, avec bien moins de nervosité dans la voix. - Et tu n'es pas un lâche, tu as juste envie d'être en sécurité, et je respecte ça. Si tu n'étais qu'un lâche, tu n'aurais probablement pas trouvé le courage de quitter ta famille. Lui voyait son départ comme une preuve de sa lâcheté, mais elle était persuadée qu'il lui avait fallu du courage pour trouver la force de partir et de quitter tout ce qu'il avait connu. Et quoi qu'il en dise, elle ne reviendrait pas là-dessus. - Je pense juste qu'il y a des choses plus importantes que rester chez moi pendant que des innocents se font tuer. Je sais que ce n'est pas dans la nature de tout le monde de vouloir lutter, et je ne te blâme pas, comme je ne blâme pas les autres. Je pense juste que si je peux faire une différence, je veux la faire. Elle caressait tendrement le dessus de sa main avec son pouce, le regardant avec une étincelle amoureuse dans les yeux.

En ce moment, plus rien d'autre n'était important. Seul lui comptait, seul lui était là. En ce moment, elle était heureuse, et ressentait ce sentiment de plénitude, comme si elle pouvait tout faire, tout accomplir, du moment qu'il restait à ses côtés. Blottie contre lui, elle se laissait aller à fermer les yeux, et à oublier tous ses problèmes, au moins le temps d'une soirée. Ou même de quelques minutes. Elle se voyait déjà raconter à Emmeline, sa meilleure amie, qu'elle avait enfin pu se confier à son petit ami, et qu'il l'avait acceptée. Oui. Pour le moment, tout était bien.

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