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Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon

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MessageSujet: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Mar 19 Aoû - 15:28

Début Mai 1979, Londres sorcier, Chemin de Traverse, Au Vif d'Or Acharné.


Le ciel était d'encre en cette nuit profonde. Sombre, à peine traversé d'astres et de lumières, mais chargé d'épais nuages, aussi noirs que les ténèbres qui s'abattaient sur la Londres sorcière, l'enveloppant dans de lourdes étoffes, la drapant d'un dense velours noir et gris. Mais plus sombres encore étaient les deux silhouettes qui se matérialisèrent soudain sur le Chemin de Traverse, trouant l'obscurité, déchirant les nuages, les perçant comme deux flèches vaporeuses, épaisses comme une fumée dense et d'un noir absolu. Les rares fenêtres et volets encore ouverts se fermèrent brusquement, et toute source de lumière à proximité immédiate des deux silhouettes s'éteignirent, laissant la nuit envahir le Chemin de Traverse désormais silencieux et vide. L'une des silhouettes, particulièrement grande, aux épaules que l'on devinaient larges et solides, se rapprocha d'une silhouette plus petite, plus menue que l'on devinait appartenir à une femme. Leurs masques étaient sinistres, et celui de l'homme affichait un sourire particulièrement macabre. Il avisa une enseigne lumineuse, récente car on voyait bien que le temps n'avait pas encore rongé la devanture, avant de pointer sa baguette dans cette direction.
- Destructo! Un éclair jaillit de la baguette du sorcier qui se tenait à bonne distance des vitres qui frappées par le sortilège explosèrent dans un fracas assourdissant. Une pluie de verre, semblable à une pluie d'astres en ces ténèbres, arrosa le trottoir, déclenchant aussitôt une alarme stridente. Il fallait faire vite, car maintenant qu'ils avaient signalé leur présence, les aurors ne tarderaient pas à faire leur apparition. Mais Nott était confiant. Il connaissait sa force, et pour l'instant il était surtout occupé à réduire à l'état de gravats la devanture de la boutique.
Le maître avait été clair. Il s'agissait avant tout de faire passer un message, comme un enseignant sévère mais juste assortirait une punition d'une possibilité de rédemption. Il ne fallait pas tuer la jeune McKinnon, cette enfant rebelle et irresponsable qui offrait sa loyauté, ses ambitions, ses talents de sorcière à la mauvaise cause, mais lui laisser entrevoir leur puissance, leur détermination, mais aussi leur clémence. Mais si elle résistait, si elle refusait de reconnaître leur suprématie, celle de leur cause, de leur sang, de leur race, de la sienne également, alors...
Mieux valait qu'elle meurt, qu'elle soit perdue à jamais plutôt que traître à son sang, traître à leur combat.


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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Ven 29 Aoû - 15:47

Le destin est en marche
❝ Shit, I'm so scared ❞

Elle avait décidé de travailler plus tard aujourd’hui. Parmi tous les jours, il avait fallu que ce soit celui-ci. Elle avait reçu une grosse commande des Harpies quelques jours plus tôt, et avec ses rendez-vous avec Elwin, elle n’avait pas eu le temps de s’y pencher autant que nécessaire. Alors en ce doux soir de mai, elle avait dit à son petit ami qu’elle travaillerait tard pour s’occuper un peu de l’équipe qu’elle sponsorisait. Dehors, les nuages noirs étaient épais et menaçant, mais la température restait douce. Dans l’arrière-boutique, la jeune sorcière s’affairait à tailler les branches des balais au micromillimètre près, histoire que les balais puissent aller le plus vite possible. A la radio ; Jick Magger papotait de sa voix grave et douce entre deux morceaux de musique sorcière. Lorsqu’un de ses morceaux préférés passait à la radio, la jeune femme chantait avec la radio, tapotant du pieds au rythme de la musique.

Tout était tranquille, tout allait bien, jusqu’au moment où un bruit violent d’explosion retentit dans ses oreilles. Elle aurait pu penser que la radio avait eu un problème si elle n’avait pas senti toute sa boutique trembler en même temps. Elle attrapa sa baguette rapidement et courut dans sa boutique, assourdie par le bruit strident de l’alarme. Comme l’alarme avait déjà alerté le ministère, la blonde la réduit au silence. – Silencio ! Elle regarda autours d’elle, et vit d’abord les vitres explosées, le verre reposant par terre comme des millions de diamants. Finalement, son regard se posa à l’extérieur de la boutique, et sur le trottoir, elle vit deux silhouettes encapuchonnées, fondues dans l’obscurité. De l’obscurité se distinguaient deux masques. Un frisson roula le long de l’échine de la jeune femme. Elle ne ferait probablement pas le poids contre deux mangemorts, mais elle ne pouvait pas non plus les laisser détruire son magasin. Il était temps de mettre en pratique ce qu’elle avait appris. – Stupéfix ! Hurla-t-elle, la baguette pointée vers la plus grande silhouette, celle qui avait sa baguette pointée sur la devanture de son magasin. – Il faudra me passer sur le corps avant de détruire cette boutique.

Elle essayait de ne pas montrer sa peur, mais au fond de son ventre rageait une peur qu’elle n’avait que rarement connue. Elle avait passé trop de temps à construire sa boutique, à la mettre en place, en forme, elle ne laisserait pas deux mangemorts tout détruire. – Expelliarmus ! S’écria-t-elle, la baguette toujours pointée sur la plus grande silhouette. Elle ne pouvait pas appeler qui que ce soit à l’aide, et ne pouvait qu’espérer que les aurors arrivent rapidement. En attendant, elle était prête au combat.

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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Ven 29 Aoû - 18:07

Oups. Excusez-moi, j’étais en plein déménagement.

Les deux silhouettes paraissaient inquiétantes dans la pénombre. Transplanant sur le chemin de traverse, encapuchonné d’une cape sombre de la couleur de la nuit, les deux silhouettes étaient déterminées. Cela se voyait dans leur démarche et leur volonté de répandre le mal. Les deux silhouettes marchaient rapidement. Un sourire carnassier soulignait le visage d’une des deux silhouettes. Alecto était contente de se dégourdir les jambes. Surtout que leur expédition les amènerait dans la boutique même de sa victime préférée. Son sourire aurait été perceptible si son visage n’avait pas été caché par un masque. Malheureusement, pour le bien de tous, ils ne pouvaient pas se faire voir au grand jour. Pas encore. Leur maître comptait sur eux pour accéder à de hauts postes au Ministère de la Magie. Ils devaient être discrets. Sans un mot car les deux personnes savaient très bien ce qu’ils devaient faire, la plus grande silhouette s’approcha d’une devanture récente et lança un sortilège de destruction.

Les vitres volèrent en éclat. C’était le début d’une grande, grande soirée. Ce soir, ils allaient bien s’amuser, pressentit-elle. Leur amusement serait, malheureusement, de très courtes durées. En effet, une alarme stridente sonna, sonnerie qui appellerait les aurors. Ceux-ci ne mettraient vraiment que très peu de temps à venir et ils n’avaient pas le droit de se faire prendre ce soir, ni un autre soir par ailleurs. Le maitre souhaitait la réussite. Leur mission n’était pas difficile, il suffisait simplement de lui faire passer un message. Il fallait essayer de la convaincre, la faire venir dans leur camp, pas le mauvais. Elle devait faire le bon choix. Mais pour l’instant, il ne devait pas encore la tuer, juste peut-être l’effrayer et lui montrer à quel point elle s’était trompée jusque-là. Il fallait qu’elle choisisse la bonne voie. La voie de la magie noire, le seul envisageable si elle souhaitait rester en vie les jours à venir.

Alecto serrait sa baguette alors que la femme sortait de l’arrière-boutique et se rendait compte de ce qui était en train de se dérouler au sein même de sa boutique. Elle lança un sortilège de stupefixion à l’adresse d’Alasdair avant de dire qu’il fallait d’abord passer sur elle avant de détruire sa boutique. ‘Pas de souci’, pensa la jeune femme. Elle se ferait une véritable joie de détruire la belle gueule de Marlène. Puis, la jeune fille, devant mourir de peur, lança à nouveau un sortilège à l’homme pour tenter de lui ravir sa baguette. ‘Ça ne va pas se passer comme ça, ma grande’, pensa-t-elle, encore. pointant sa baguette vers la jeune femme, elle prononça :

« Experliarmus ! »

Pour tenter de lui ravir la baguette de leurs victimes. Enjambant les débris du verre cassé et répandu sur le sol, elle s’approcha, baguette en main, de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Sam 30 Aoû - 18:05

Début Mai 1979, Londres sorcier, Chemin de Traverse, Au Vif d'Or Acharné.


Dans cette obscurité épaisse, inquiétante et profonde, leurs silhouettes annonçaient le chaos, la destruction, la terreur et les larmes et le sang. Mais en cette nuit noire, et en dépit de leur marque plus noire encore, Nott et Carrow n'étaient pas là pour faire ruisseler le sang de la jeune Marlene McKinnon le long des pavés du Chemin de traverse. Non, ils étaient simplement là pour répandre la désolation, étouffer de peur le coeur de la communauté magique, et surtout faire comprendre à l'insolente McKinnon où devait naturellement se placer sa loyauté. De leur côté, celui du Maître, celui de ses parents qu'elle fuyait, de ce monde, le sien, qu'elle défiait et reniait tout ensemble, crachant son mépris, fière et satisfaite de son hérésie. Après la pluie de verre brisé, et le bruit assourdissant de la détonation, les deux mangemorts savaient qu'ils avaient peu de temps avant l'arrivée de ces abrutis d'aurors, mais ce serait suffisant. Et comme un rat qui sent la fumée, il ne fallut pas longtemps à McKinnon pour sortir de son trou, en hurlant un stupéfix qui loupa Nott, avant de braver leurs baguettes avec ce qui n'était rien de plus que du vent à ses yeux. Car si elle s'imaginait qu'ils auraient besoin de lui passer sur le corps, pour reprendre ses propres termes, pour mettre à sac, détruire et pour finir réduire en cendres sa boutique elle se mettait la baguette dans l'oeil! Et jusqu'au coude! Si ce soir elle vivrait, si elle avait encore le loisir de leur cracher son mépris c'était bien parce que le Seigneur des Ténèbres n'avait pas souhaité sa mort. Marlene McKinnon avait, du moins semble-t-il, démontré des aptitudes particulièrement intéressantes, et le maître la voulait dans leur camp; du moins pour l'instant.

- Sonorus! dit-il en pointant sa baguette sur sa gorge, et aussitôt sa voix résonna dans la nuit, grave et profonde, et terriblement mençante.
- Ne résistes pas Marlene McKinnon, c'est inutile. Ce n'est pas encore l'heure de mourir, mais d'apprendre de tes erreurs. Vois ce qu'elles te coûtent!
Puis sans ajouter un mot de plus, car il ne pouvait se montrer on ne peut plus clair, Nott adressa un signe de tête à sa partenaire Carrow qui avait frétillé de joie et d'excitation lors de sa désignation pour cette mission. McKinnon devait comprendre. Dommage pour lui, il devait bien admettre qu'elle avait fait du bon boulot avec son vieux comète.
- Destructo! Le mangemort disparut dans d'épaisses volutes d'une fumée noire comme l'encre pour réapparaître plusieurs mètres au-dessus de la boutique, et cette fois le sort fit exploser le toit du magasin.

PAIR :
Toutefois la jeune McKinnon a comprit le manège du mangemort, et au moment où la détonation lui vrille les tympans, elle a déjà eu le réflexe salvateur de plonger sous un meuble qui la protège des débris. Malheureusement pour elle, si elle a réussit à ne pas périr sous les décombres, elle n'en n'est pas moins tirée d'affaire, car Carrow ne lui fait pas de cadeaux.


IMPAIR :
McKinnon a beau deviner le plan du mangemort, et chercher à se protéger des débris qui lui tombent littéralement sur la tête, la jeune sorcière n'est pas assez rapide. Déboussolée par le fracas qui lui vrille les tympans, les yeux et la gorge agressés par l'épaisse poussière qui lui arrache des larmes et une toux de tuberculeux, elle évite une grave blessure, mais se retrouve prise au piège, coincée entre un meuble et un énorme morceau du plafond. Et bien sur Carrow qui lui bloque toute retraite.


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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Sam 30 Aoû - 18:05

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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Mer 3 Sep - 13:22

Le destin est en marche
❝ Shit, I'm so scared ❞

Elle a peur, vraiment peur. Elle ne les laissera pas le voir, elle ne le dira pas, mais elle est morte de trouille. Elle est seule face à deux mangemorts qui ont visiblement pour but de détruire sa boutique, et peut-être même plus que ça si ils le peuvent. A cause du stress, elle vise mal et ses deux sorts se perdent loin des deux silhouettes encapuchonnées. Si elle arrive à se protéger du sortilège de désarmement de la première silhouette, elle est loin d’imaginer ce qu’il était sur le point de se passer.

Un frisson d’horreur glissa le long de son échine, remontant dans ses épaules, lorsqu’elle reconnut la voix de la plus petite silhouette. Une voix qu’elle aurait reconnue entre milles tant elle l’avait entendue à Poudlard pendant ses jeunes années. La voix de celle qui l’avait martyrisée, Alecto Carrow. Ce ne fut pas une surprise de savoir pour de bon qu’elle faisait partie des pions du Seigneur des ténèbres.  – Carrow.– Pourquoi ne suis-je pas surprise ? La blonde savait qu’elle n’avait aucune preuve pour dénoncer la jeune femme. Même si elle était persuadée que c’était elle, elle n’avait pas vu son visage, alors le ministère ne prendrait pas compte de sa parole. Mais elle pourrait au moins en parler à l’Ordre… Si elle sortait vivante de là, cependant.

Elle si figea quand une voix d’une intensité assourdissante résonna dans le chemin de traverse. Si elle avait entendu cette voix une semaine plus tôt, elle n’aurait pas su à qui elle appartenait. Mais Alasdair Nott était passé par son magasin quelques jours plus tôt, et cela était assez frais pour qu’elle reconnaisse sa voix à lui aussi. Elle savait déjà à l’époque qu’il était un mangemort, mais au moment de sa visite, il ne semblait pas savoir qu’elle faisait partie de l’Ordre. Visiblement, quelqu’un lui avait dit. Alors qu’elle allait répondre à son discours par l’offensive, la sorcière se fit surprendre par le toit s’écroulant sur elle. En toute autres circonstances, elle serait morte sur le coup, mais par un miracle inouï, les points vitaux furent manqués, et elle n’était ‘que’ coincée sous les débris.

La douleur était tellement intense qu’elle n’avait pas pu crier, et qu’au bout de quelques temps, elle ne sentait plus rien. Elle priait intérieurement pour que les aurors arrivent vite, mais extérieurement, elle gardait son air sérieux et courageux. Ne pas montrer aux mangemorts qu’elle avait mal, qu’elle avait peur. Elle voit les silhouettes approcher, aplatie au sol, essayant de se dépêtrer en vain. – Je croyais pourtant avoir fait un bon travail sur votre balai, Mr Nott. Dit-elle avec un sourire en coin, audacieuse et insolente. Oui, c’était du suicide de se comporter ainsi dans sa situation, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Da main coincée sous le bout de toit échoué par terre cherchait à tâtons sa baguette qui avait dut tomber peu loin de là. Elle faisait les mouvements les plus petits possibles pour ne pas se faire prendre en flagrant délit. – Je suis flattée de l’intérêt que me porte le Seigneur des Ténèbres… Mais je ne suis pas intéressée. Et si vous êtes venus pour avoir des informations, je rendrais l’âme avant de dire quoi que ce soit. Dit-elle en soutenant le regard des masques de fer impassibles.

Elle allait probablement y rester si elle continuait ainsi, mais elle essayait de gagner du temps en discutant. Si elle discutait assez, elle pourrait tenir jusqu’à ce que les aurors arrivent... Encore un peu de patience.

PAIR : Elle finit par trouver sa baguette de sa main, et avec un sortilège informulé, elle dégage les ruines tombées sur elles pour se relever. Elle est mal en point et tient à peine debout, il semblerait qu’elle ait la jambe cassée et qu’un bout de toit ait bien entaillé son dos, mais en soit rien de très grave. – Ne… Ne m’approchez pas où je… Riposte. Si elle n’a pas l’air crédible dans son état, on ne peut pas lui enlever son courage et son entêtement.

IMPAIR : Elle n’arrive toujours pas à mettre la main sur sa baguette, et fait un mouvement trop brusque qui ne fait qu’empirer sa situation en faisant tomber une brique sur sa main, la faisant couiner de douleur. – Merde…

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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Mer 3 Sep - 13:22

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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Jeu 4 Sep - 18:13

Un immense sourire satisfait barrait mon visage. J’étais fière de ce que nous étions en train de réaliser, mais j’espère que la goule que j’avais en face de moi retrouverait rapidement ses esprits. La voix grave du mangemort à ses côtés, magiquement amplifiée, résonna et il demanda alors à la jeune femme de ne pas résister. Il fallait qu’elle gagne en intelligence et qu’elle apprenne de ses erreurs. Avec un imperceptible mouvement de la tête en sa direction, qu’elle comprit comme un signal d’alarme, la jeune femme se volatilisa pour réapparaitre à quelque pas. L’homme avait lancé un sortilège de destruction et le toit s’effondrait. Je me contenais, mais un gloussement menaçait de me submerger, tellement j’étais euphorique de voir la jeune femme aussi bas. Je reviens vers les débris, affamée. L’immonde femme se trouve coincée.

« Le Maître est clément, Marlène. Fais les bons choix ou la prochaine fois, il en coûtera de ta vie. »

La menaçais-je. J’espérais avoir l’honneur de la terminer si elle ne rejoignait pas le bon côté. La jeune femme l’avait reconnu et elle souffla qu’elle ne fût pas surprise. Elle était coincée et j’étais puissante, comme dans nos années à Poudlard. Elle était ma proie et jamais elle ne pourrait rien faire. J’étais l’ultime puissance face à elle. J’aimais la voir nous craindre. En réponse à nos remarques, Marlène, aussi agaçante et insolente qu’elle l’avait toujours été, nous dit qu’elle était flattée de l’intérêt porté par la Seigneur des Ténèbres, chose que je ne parvenais pas à comprendre moi-même. Je pensais qu’il valait mieux en finir avec elle, une bonne fois pour toute. Pourtant, elle n’était toujours pas intéressée.

« Endoloris. »

Dis-je en pointant ma baguette sur la femme, un rictus mauvais affiché sur mon visage, qui était devenu presque inhumain. Gagné par la fureur, j’imaginais tout le mal que j’aurais pu lui faire, passant toute ma volonté de souffrance dans le sortilège. Toutefois, trop tôt à mon grès, j’arrêtais.

« Il faudra t’apprendre à te maîtriser et vouer un peu plus de respect au Maître, sale goule. »

Dis-je en crachant en sa direction.
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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Sam 6 Sep - 12:16

Début Mai 1979, Londres sorcier, Chemin de Traverse, Au Vif d'Or Acharné.


Le temps pressait, mais en dépit de la menace que constituait un groupe d'aurors le mangemort ne se hâtait pas. Lorsqu'il eût fini de détruire un peu plus d'un sort la boutique, il transplana à nouveau sur le Chemin de Traverse, aux côtés de sa partenaire Alecto Carrow dont il sentait l'excitation et la joie malsaine que lui procuraient cette mission. Nott avait l'impression d'avoir à ses côtés une gamine à qui l'on aurait livré en pâture le jouet favori, et ce n'était pas pour lui plaire, car si la santé mentale de la sorcière lui importait peu, en mission il n'aimait pas sentir les troupes se disperser, leur réflexes émoussés par l'excitation de la bataille. Mais il fallait bien reconnaître que cette jeune Marlene McKinnon semblait particulièrement obtuse et crâneuse, exactement le genre de personnes qui leur barraient la route. Peut-être même ne pourraient-ils jamais la rallier à leur cause, mais le mangemort chassa bien vite cette pensée de son esprit lorsqu'il entendit la voix étouffée, mais narquoise de la blonde s'élever.
– Je croyais pourtant avoir fait un bon travail sur votre balai, Mr Nott.
Il ne répondit pas à la provocation, conscient qu'elle essayait non seulement de gagner du temps, mais également de glaner des informations. Tant que son masque ne tombait pas la sorcière ne pouvait le dénoncer officiellement aux aurors, en revanche elle était parfaitement en mesure de l'identifier comme mangemort auprès de cette hérésie que représentait à ses yeux l'Ordre du Phénix. Autrement dit ça lui était bien égal.
– Je suis flattée de l’intérêt que me porte le Seigneur des Ténèbres… Mais je ne suis pas intéressée. Et si vous êtes venus pour avoir des informations, je rendrais l’âme avant de dire quoi que ce soit.
- Le Maître est clément, Marlène. Fais les bons choix ou la prochaine fois, il en coûtera de ta vie. Il laissa Carrow faire, plus frontale qu'il ne l'était car il avait bien compris qu'il y avait un passé entre ces deux-là, mais il ne voulait pas en savoir plus tant que la mangemort ne foirait pas leur mission.
- Endoloris.
Ses yeux s’obscurcirent de colère quand il entendit la souffrance de McKinnon résonner dans le chemin déserté, et au bout d'un moment il serra d'une poigne de fer le poignet de Carrow, avec une volonté évidente de faire mal. Histoire qu'elle comprenne que le but de l'opération était de lui faire rejoindre leurs rangs, tôt ou tard, et non pas de l'en éloigner à jamais.
- Il faudra t’apprendre à te maîtriser et vouer un peu plus de respect au Maître, sale goule.
- Réfléchis bien McKinnon, tu peux encore faire le bon choix, celui qui t'épargnera la souffrance, il s'interrompit lorsqu'au coin d'une rue plusieurs silhouettes se matérialisèrent soudain, et d'un sort annula le sonorus.

PAIR :
Une pluie de sorts zèbre la nuit, déchirant l'obscurité, droit dans leur direction. Rien que des sorts minables, pas de magie noire. Ah ces aurors... Toujours aussi scrupuleux! Nott a tôt fait de parer d'un Protego qui suffit à neutraliser ceux qu'il ne parvient pas à éviter. Les ordres du maître sont clairs, ce soir pas de morts, en tout cas McKinnon doit rester en vie, mais le Seigneur des Ténèbres n'a pas donné de consigne précise au sujet des aurors. Alors Nott n'hésite pas à faire jaillir de sa baguette une pluie de flèches en direction des aurors, et l'une d'elle en fauche un en pleine poitrine qui s'écroule.


IMPAIR :
Pour une fois les aurors établissent une stratégie moins bête. Une pluie de sorts s'abat sur eux, en provenance d'un petit groupe au bout de la rue, quand l'instant d'après un second groupe apparaît dans leur dos. Ils se retrouvent encerclés, en proie face à une petite dizaine d'aurors qui les attaquent sans sommation. Nott pare d'un protego la plupart des sorts qu'il ne peut éviter en transplanant, et tandis que lui et Carrow sont occupés à sauver leur peau, deux aurors se dirigent vers les décombres pour en extraire Miss McKinnon.


Dernière édition par Alasdair Nott le Sam 6 Sep - 12:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Sam 6 Sep - 12:16

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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Mar 16 Sep - 22:36

Le destin est en marche
❝ Pain demands to be felt ❞


Elle pensait sincèrement qu’elle allait finir par y passer. C’était limite si elle ne voyait pas déjà la fin arriver, la lumière au bout du tunnel. Elle pensait avoir connue la douleur avant, mais c’était avant de recevoir son premier Endoloris. Marlène n’eut pas le temps de réfléchir à la formule que venait de prononcer Alecto, puisqu’aussitôt elle ressentit une vive peine dans tout son corps. Cette fois, elle ne put se retenir d’hurler, la douleur lancinant dans son ventre, ses jambes, ses bras, sa tête, et même dans son âme.  Il lui fallut quelques secondes après qu’elle se soit arrêtée pour reprendre ses esprits, et trouver la force de répondre. – Je ferais ce que je veux, et le bon choix n’est pas toujours le plus facile. Si je dois souffrir, alors je souffrirais. Sous-entendu, elle ne se plierait jamais à la volonté du Seigneur des Ténèbres. Si elle avait peur ? Elle était terrifiée. Mais elle était courageuse, et quels que soient les dangers, elle trouverait le moyen de défendre ses convictions malgré tout.

Les aurors arrivent avant qu’Alecto ne puisse se décider à lui faire subir un autre Endoloris, et un gémissement de soulagement s’échappe des lèvres de la blonde. Alors qu’un groupe s’affaire au niveau des mangemorts, d’autres viennent l’aider, amenant avec eux des médicomages. Si ils peuvent réparer rapidement ses os cassés dans le dos et la jambe, ils ne peuvent rien aux séquelles que lui a laissé le sortilège d’endoloris. Si elle n’a rien de plus sur le visage que de grosses égratignures, elle aura toujours cette énorme cicatrice dans le dos qu’ils n’ont pu guérir qu’à moitié, et elle tremble comme une feuille, à la fois de peur et de douleur. Elle avait l’impression d’avoir encore des crampes permanentes, ajoutée à une sensation de courbature générale. Se première pensée fut d’aller voir Elwïn, alors quand ils finirent de lui dire de passer par le ministère le lendemain pour une réclamation, et qu’ils l’autorisèrent finalement à partir, elle se mit à marcher maladroitement dans les rues pas si désertes du chemin de traverse. Elle tenait à peine debout, tout son corps souffrant le martyr, et n’ayant envie que de s’écrouler, pleurer et ne plus jamais sortir.

La distance séparant son magasin de la demeure de son petit-ami semblait à présent gigantesque. Elle n’avait pas la force de transplaner dans son état, et les larmes commencèrent à lui monter aux joues. Elle ne pouvait pas pleurer dans la rue, elle ne s’abaisserait jamais à ça… A quelque pas, une silhouette commença à se dessiner dans la rue. Elle devait demander de l’aide, alors elle se dirigea vers la silhouette presque sans réfléchir. Pour ce qu’elle savait, cela pouvait bien être un mangemort, mais un pressentiment lui disait que non. Elle avança encore et finit par petit à petit identifier la silhouette. Un auror qui visiblement retournait vers le ministère après sa mission. Il lui proposa de l’amener à Sainte Mangouste, mais elle refusa. C’était trop de risque, des mangemorts s’étaient probablement infiltrés en secret au sein de l’hôpital. Elle lui demanda simplement de la ramener chez elle, et il transplana pour elle, la laissant devant sa porte, et disparaissant une seconde après. Elle mit dix bonnes minutes à ouvrir sa porte, tellement elle tremblait, et tellement le moindre mouvement était douloureux. Avant de quitter sa boutique, elle avait à peine eu le temps de récupérer sa baguette et ses affaires. Avec sa force restante, elle alluma la lumière et se mit à pleurer toutes les larmes de son corps, la pression redescendant, la peur tombant sur ses épaules pleinement. Au final, elle n’avait pas voulu qu’Elwin la voit dans cet état, et maintenant elle était seule. Elle voulait écrire un hibou, mais avait trop peur qu’il se fasse intercepté. Collée contre sa porte d’entrée, elle se coucha par terre en position fœtale pour pleurer de plus belle, espérant apaiser la douleur qui commençait tout juste à s’apaiser. C’était encore largement pénible et douloureux, mais au moins elle n’avait plus l’impression d’imploser à présent.

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Dernière édition par Marlene McKinnon le Dim 21 Sep - 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Jeu 18 Sep - 23:49

Début Mai 1979, Boutique Moon & Stars, Chemin de Traverse, Londres sorcier.


Il y avait longtemps maintenant que j'avais cessé de m'intéresser à la pile immobile de parchemins qui me faisaient de l'oeil depuis le bureau. J'étais pensive, confortablement installée dans mon fauteuil à caresser ma baguette du bout des doigts, le regard vague, fixé sur ma tasse de thé froide et les restes d'un sandwich au thon. Et Merlin que ma tête était lourde de pensées et de réflexions! J'avais quitté Orpheus une heure plus tôt après avoir prit un thé et des scones dans un adorable salon moldu, et par conséquent loin de toute potentielle connaissance. Mais j'avais toujours l'impression d'y être, avec la voix grave et le rire d'Orpheus en moins, à brasser les mêmes idées. A vrai dire il avait ouvert une brèche, soulevé un point d'interrogation dans mon esprit qui mobilisait toute mon énergie au point de voir mon vieux Fidel, inquiet et attentionné, faire irruption dans le bureau pour m'apporter à manger. Car jusqu'à présent je n'avais jamais remis en question les choix de mère, du moins en ce qui concernait la boutique, hormis bien sûr la sécurité magique. Il fallait bien se l'avouer, j'avais transformé la boutique en forteresse magique, et cette pièce plus particulièrement en bunker. Notre clientèle était exclusivement composée de sorciers sang-purs, hormis quelques rares exceptions, pour la plupart des grands pontes du ministère, ou des sorciers et sorcières affreusement riches et influents. Et jusqu'à ce qu'Orpheus ne me donne son point de vue ça ne me posait aucun problème. En fait je pense bien que je m'en fichais royalement, du moment qu'ils payaient la somme due, le reste m'importait peu! Mais après avoir vu à quoi un monde sous le joug des mangemorts ressemblerait...
Cela me mettait mal à l'aise, ce n'était pas en adéquation avec ma conviction profonde et l'opinion que je me faisais d'une société juste, pas plus qu'humainement je n'appréciai de refuser un client sous prétexte qu'il n'avait pas le bon sang. Au fond il avait raison, mais j'ignorai comment convaincre mère de changer de politique. Toutes ces pensées ne firent en fin de compte que renforcer mon désir de supplanter mère pour être seule décisionnaire, et donc seule capitaine à bord!
Toutes ces réflexions m'avaient épuisé, je baillai à m'en décrocher la mâchoire en m'étirant comme un chat paresseux, élastique et ronronnant, avant de m'enfoncer plus encore dans le fauteuil en me demandant ce que pouvait bien faire Marlene en ce moment. Sûrement occupée à remettre en état un balai! Au bout de plusieurs minutes à ne rien faire, hormis contempler rêveusement les livres moldus empruntés à Orpheus, ou encore jouer avec ma baguette, je me levai pour quitter la boutique quand une détonation sourde, lointaine mais dangereusement proche me fit sursauter et pousser un cri de peur. La baguette à la main, je demeurai ainsi d'interminables minutes, le coeur au bord des lèvres, à faire les cents pas dans la boutique, déchirée entre l'effroi qui me glaçait et me paralysait, et des pensées affreuses qui saturaient mes yeux de larmes. Lorsque enfin le calme reprit ses droits sur le Chemin de Traverse, j'attendis un peu, par prudence, et par lâcheté aussi, avant de me précipiter hors de la boutique et courir comme jamais jusqu'à la boutique de Marlene.
- Marlene!
Tout n'était que ruines lorsque j'arrivai, les aurors avaient déjà chassé les mangemorts, et j'éclatai en sanglots en tremblant, au-dessus de moi la marque des ténèbres souillant le ciel.
- MARLENE! MARLENE!
Je me retrouvai vite encerclée par des aurors épuisés et nerveux qui m'éloignèrent des débris sans pour autant me donner des explications sur le pourquoi du comment. Il suffisait d'observer le ciel...
- Qui êtes vous ?
- Je suis sa cousine! Où est Marlene ? A Sainte-Mangouste ?
- Elle va bien, plus de peur que de mal. Nous l'ignorons, elle n'a pas voulu aller à l'hôpital.
- ET VOUS L'AVEZ LAISSE FAIRE ? hurlai-je cette fois en secouant par les épaules l'auror qui se dégagea aussitôt.
- Elle est majeure et vivante, on ne pouvaient rien faire de plus Miss. Désolé.
- C'est ça, désolé! J'étais hors de moi, mais surtout pleine d'angoisse pour Marlene et laissai l'auror sans un mot de plus.
Morte d'inquiétude, complètement gelée car je n'avais même pas pris la peine de poser sur mes épaules une cape d'hiver, j'errai sous la pluie dans le froid de la nuit en rasant les murs à la recherche de la sorcière, passai à Sainte-Mangouste où je déambulai dans les différents services, toujours sans apercevoir ma cousine. J'ignorai depuis combien de temps j'allais d'un point à un autre quand je finis par me retrouver dans la cage d'escalier de son appartement, les cheveux et la robe trempés, livide et les lèvres violettes. Je sortis ma baguette pour vérifier si les lieux étaient sûrs ou pas, et après avoir été rassurée par le verdict, je me collai à la porte en tambourinant.
- Marlene! Marlene c'est Min! Marlene! Marlene ouvres! On avaient caché la baguette de ton père dans le panier de linge sale! ajoutai-je pour qu'elle me croit si elle était derrière cette porte. C'était un vieux souvenir, mais au final nous n'avions jamais révélé la cachette de la baguette de son père. Seule et moi connaissions ce détail. Je me fichai éperdument de réveiller ses voisins, tout ce qui m'importait était de serrer ma cousine dans mes bras. Le reste n'avait que peu d'importance...


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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Dim 21 Sep - 20:45

Le destin est en marche
❝ Pain demands to be felt ❞


Tout était tellement noir et froid autours d’elle… Recroquevillée sur le sol, elle avait l’impression d’être sous l’emprise de tenaces détraqueurs qui ne voulaient pas la laisser partir. La douleur lancinante dans tout son corps, les tremblements affolés, et les sanglots secouant son corps effrayé violemment. Courageuse comme une lionne, elle n’avait jamais pensé que la peur pourrait autant s’emparer d’elle un jour. Si la peur était généralement à l’origine de son courage et de son orgueil légendaire, elle ne faisait pas la fière à présent. Elle avait certes attendu d’être seule pour craquer, pour relâcher entièrement la pression, mais elle savait déjà qu’elle ne serait pas fière de ce moment quelques jours plus tard.

Ses yeux étaient fermés avec toute la force qu’il lui restait, comme si elle avait peur d’apercevoir un mangemort devant elle en les ouvrant. Défilant devant ses paupières closes, elle voyait des scènes à Poudlard, quand elle était encore en première année, la première fois qu’Alecto lui avait fait du mal. Elle avait beaucoup pleuré ce jour-là, et les jours suivants. Et un beau jour Malik était arrivé et l’avait aidée, l’avait sauvée. Cette fois à la boutique, elle n’avait eu personne. Après, elle n’avait pas à avoir honte de son comportement, bien au contraire. Elle était restée forte et courageuse jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’ils s’en aillent. Elle s’était refusée à perdre face devant l’ennemi, ça aurait été leur donner une trop grande satisfaction. Si l’ennemi voit la peur, il voit la faiblesse. S’il voit la faiblesse, tout est foutu. Un gémissement rauque et chargé de peine s’éleva de sa gorge alors que la cicatrice dans son dos la lança encore, et  que les restes de l’Endoloris continuaient à la faire souffrir à chacun de ses mouvements. Elle se demandait combien de temps ce désagréable sentiment de crampe et de courbature allait rester.

Elle n’arrivait pas à s’arrêter de pleurer, et les sons de la ville émanant de sa fenêtre semblaient tellement lointains, comme si elle était enfermée dans une bulle, loin du monde réel. Seules existaient sa peine et sa peur, alors qu’elle pleurait toujours sur le sol, dans le noir. Au départ, elle n’entendit que des coups, sourds. Puis une voix, son nom. Son sang ne fit qu’un tour, elle se pétrifia de peur. C’était la voix de Minerva, mais si ce n’était pas elle ? Les gens savaient qu’elles se parlaient, si c’était quelqu’un sous l’effet du Polynectar ? Elle attrapa sa baguette dans sa poche avec un gémissement de douleur, s’essayant péniblement, appuyant son dos contre le mur faisant face à sa porte, sa baguette pointée sur l’entrée.  C’est alors que la voix révéla quelque chose que seules elle et sa cousine pouvaient savoir. Quelque chose d’un peu bête, mais de confidentiel. Elle murmura alors un faible. – Alohomora … Pour déverrouiller sa porte. Elle laissera à Minerva le soin d’allumer la lumière et de la découvrir tapie sur le sol, du maquillage plein les joues alors que les sanglots ne peuvent pas se calmer, et le corps tremblant encore d’un mélange de peur et de douleur. Ses cheveux étaient en bataille, pleins de poussière, tout comme son visage. Ses vêtements étaient tâchés de sang, sa robe ouverte dans son dos à l’endroit où la cicatrice encore fraîche trônait (les médicomages avaient fait de leur mieux en arrêtant le saignement et en donnant un début de soin, mais ils ne pouvaient pas faire disparaître une cicatrice aussi grande et profonde). Elle leva la tête quand la silhouette rousse entra et alluma la lumière, et plongea ses yeux pleins de peur et de douleur dans les yeux, bégayant. – M..Min… Entre deux sanglots. – J’arrive plus à bouger… J’ai peur… Et j’ai mal… Elle dit, honteuse. Jamais personne, PERSONNE ne l’avait vue ainsi, et à tous les sentiments qu’elle ressentait déjà s’ajoutait la honte d’être vue ainsi. Elle qui était toujours si forte, si brave, si réticente à demander de l’aide… Ce soir, elle était l’agneau fragile, et Min était sa sauveuse. Finalement s’échappèrent de sa bouche les mots qu’elle ne prononçait que très très rarement. – Aides moi… Je t’en prie.

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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Mar 23 Sep - 21:24

Début Mai 1979, Appartement de Marlene McKinnon, Londres sorcier, Angleterre.


Le froid me brûlait les poumons, glaçait jusqu'à mes os, secouait tout mon squelette, l'agitait de frissons et ma peau était marbrée, constellée de larges plaques rouges là où ma robe trempée ne se collait pas à l'épiderme. Mais ce n'était rien comparé au froid qui gelait mon coeur. En réalité si je tremblais c'était de terreur, car derrière cette porte, je le savais, je le sentais même, se trouvait Marlene, mais Merlin dans quel état ces monstres l'avaient-ils laissé! Cela m'effrayait presque autant que le sang que j'avais vu luire sous l'argent de la lune. Alors que je tambourinais à sa porte, frappant sans relâche, les poings serrés, rougis par le froid, je n'avais pas réalisé que les larmes se mêlaient aux gouttes froides qui roulaient sur mes joues, perlaient à mes cils, gouttaient de ma chevelure trempée, masque roux épars et défait qui me collait à la peau. A vrai dire j'étais certainement dans un état second, fiévreux comme la chaleur qui revenait dans mon corps, à la fois inhabituelle et bienfaitrice, mais rien ne m'importait plus en cet instant que de serrer Marlene dans mes bras. Car en voyant les ruines fumantes de sa boutique, c'était sa mort que j'avais vu, et la douleur m'avait coupé le souffle, serré le coeur jusqu'à me demander s'il allait imploser, ou simplement cesser de fonctionner.
Alors que j'étais toujours derrière sa porte, le front appuyé contre le bois à y frapper et l'appeler par son prénom, la supplier de me laisser entrer et lui venir en aide, inconsciente des larmes silencieuses qui coulaient, j'entendis la poignée tourner. La porte s'ouvrit, et je m'engouffrai aussitôt dans l'appartement. Ainsi plongé dans les ténèbres, je restai quelques secondes angoissantes, figée, le coeur tambourinant dans ma poitrine à appréhender l'obscurité.
- Lumos! Aussitôt la lumière se fit au bout de ma baguette, mais je la maîtrisai pour qu'elle ne soit pas un brutal et puissant faisceau. Car malgré cette avancée considérable je demeurai méfiante.
– M..Min…
Aidée par la magie, j'allumai les lumières moldues dans l'appartement de ma cousine, mais sa voix, secouée par les sanglots, et une intense douleur que je sentais me fit mal comme jamais. Je n'avais cessé de penser à Orpheus alors que j'errai entre le Londres sorcier et moldu, traînant mes vêtements imbibés d'eau et mon angoisse. Mais Merlin... La peur et la peine qu'il avait fait naître en moi n'étaient pas aussi forts et douloureux que le choc que me causa la vision d'une Marlene aussi faible, et dans un si piteux état.
- Marlene! Probablement en état de choc, je demeurai un instant prostrée, incapable de bouger, une main sur ma bouche pour essayer, en vain, de maîtriser un sanglot qui éclata malgré tout.
– J’arrive plus à bouger… J’ai peur… Et j’ai mal…
Voir Marlene ainsi... Cela me faisait si mal! Mes sanglots étaient désormais incontrôlables, et je me précipitai aux côtés de ma cousine, pour l'entourer de mes bras, couvrir ses cheveux humides et poussiéreux de baisers. L'émotion était forte, incapable de parler tant j'étais bouleversée, je la tenais serrée contre moi, avec déjà un fort sentiment de lâcheté, et de culpabilité, car si je ne m'étais pas planquée dans la boutique, terrée derrière le bureau...
– Aides moi… Je t’en prie.
- Oui! balbutiai-je, la voix étranglée par les sanglots alors que je l'aidai de mon mieux à se remettre sur pieds et à l'installer sur le canapé. Complètement paniquée, je courus à sa chambre, ouvris la porte à la volée et attrapai la couverture dont je couvris Marlene une fois au salon.
- Je reviens, je vais protéger l'appartement! lui dis-je en lui embrassant les mains qu'elle avait aussi glacées que les miennes avant de sortir ma baguette et de me poster devant la porte. Marlene n'approuverait jamais ce que je m'apprêtais à faire, mais Merlin personne ne l'attaquerait sous son toit! En tout cas pas tant que j'y serai, et vivante. La peur était là, en moi, mais cette fois c'était plus puissant, et je sentais une bête sauvage, enragée rugir comme la magie qui déferlait dans mes veines alors que je criai des incantations. Un souffle surnaturel balaya tout l'appartement, alors que des volutes de fumée grise recouvraient petit à petit toute la surface, comme pour l'enduire d'une couche protectrice de magie. J'étais au maximum de ma puissance, ma rage et ma peur combinées feraient souffrir un martyre à quiconque essaierait de forcer la porte de Marlene, car c'était de la magie noire, mauvaise, pernicieuse et terriblement efficace que je réservai à ces mangemorts qui s'en étaient pris à elle.
Lorsque cela fut fait, et que les drôles de choses qu'elle nommait ampoules cessèrent de clignoter et de grésiller, je retournai à ses côtés, et m'agenouillai au sol pour remonter la couverture jusqu'à son cou.
- Je suis là, tout va bien, personne ne peut rentrer, crois moi, j'essayai de la rassurer tout en lui caressant les cheveux, les yeux emplis de larmes, mais dans le fond, je me rassurai aussi, car j'avais peur qu'ils ne trouvent le moyen de forcer mes défenses, aussi puissantes soient-elles.


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MessageSujet: Re: Le destin est en marche ft. A. Carrow & M. McKinnon Lun 29 Sep - 22:27


10 MAI 1979
Le destin est en marche

Elle peut lire dans les yeux de sa cousine le choc de la voir dans cet état, et la honte ne fait que grandir. Elle aurait aimé que jamais personne ne la voie ainsi, mais d’un autre côté… D’un autre côté, elle remerciait le ciel que Minerva soit arrivée. Elle n’aurait pas supporté de finir cette soirée seule, dans le noir, la peur au ventre. Et s’il devait y avoir une personne parmi toutes qui devait la voir accablée comme cela, elle préférait que ça soit Min. L’ancienne Gryffondor pouvait voir la rousse la regarder, avec dans le regarde une stupéfaction morbide et horrifiée, et elle avait du mal à retenir une nouvelle crise de sanglots. Si elle avait réussi à moins pleurer, elle avant pour le moment abandonnée l’idée de se complètement se calmer.

Elle voyait dans le regard de la Moon que cette dernière s’attendait à tout sauf à ça. En même temps, rien ne laissait présager qu’un jour la blonde serait dans un tel état… Tout ça, c’était avant qu’elle rencontre Nott, avant qu’elle ne rejoigne l’Ordre. Et si elle ne regretterait jamais d’avoir rejoint l’Ordre, si elle n’arrêterait jamais de se battre, elle regrettait cela dit chaque minute le moment où elle avait accepté de recevoir Nott en client. Il aurait été si simple de lui dire qu’elle ne pouvait pas réparer son balai, qu’elle était trop occupée… Mais non, elle avait accepté. Elle savait qui il était, elle connaissait les risques de parler à ce genre de personnes, mais elle avait une fois de plus suivit ses impulsions, et elle en subissait à présent les conséquences. Elle ne pouvait pas toujours avoir la chance qu’elle avait eue avec Dolohov, qui lui l’avait laissée relativement tranquille.

Minerva pleurait elle aussi, à présent. Mais son étreinte et ses baisers affectueux dans ses cheveux eurent le don de détendre un peu le corps endolori de la blonde. Si la douleur persistait comme une vague d’épingle déferlant constamment sur tous ses muscles, elle n’était plus paralysée par la peur et commençait à retrouver un semblant de raison. C’est avec une difficulté non dissimulée que la blonde déplaça ses membres engourdis et douloureux jusqu’au canapé, aidée de sa cousine. Elle se mit un peu sur le flanc, pour que sa cicatrice ne se colle pas au tissu un peu rugueux du canapé, et regarda la rousse s’affairer. Un rictus mécontent s’afficha sur son visage lorsque Minerva utilisa la magie noire pour renforcer les protections de son appartement. Il était évident que l’appartement de la blonde était déjà protégé un minimum, mais certainement pas autant qu’avec des incantations de magie noire. Ce soir-là cependant, elle n’avait pas le courage de la réprimander, trop abrutie par les traumatismes de la soirée.

Une fois la rousse revenue à ses côtés, la jeune femme tendit une main frêle vers son visage et lui caressa la joue, essayant de lui offrir un sourire rassurant. – Ça ira Mini, calmes-toi.. Essayait-elle de la consoler. – Je suppose que je te dois des explications… Elle dit en se passant une main dans les cheveux. Son corps la faisait toujours souffrir, mais elle retrouvait petit à petit ses forces, maintenant qu’elle arrivait à se calmer. Elle avait arrêté de pleurer, et même si ses yeux rouges et ses joues tâchées de maquilla attestaient encore de l’était dans lequel elle était cinq minutes plus tôt, elle semblait moins paniquée. La simple présence de sa cousine suffisait à la calmer. – Ce soir… Alasdair Nott et Alecto Carrow ont pris ma boutique d’assaut. Commença-t-elle, ses yeux reflétant la peur que lui inspiraient ces noms pour le moment. Cette peur se transformerait dans peu de temps en courage, mais pour le moment, elle était encore trop secouée. – La raison pour laquelle ils m’ont attaqué… En dehors du fait que je suis une traître à mon sang pour avoir renié les McKinnon… C’est que je fais partie de l’Ordre du Phoenix… Et ce depuis ma sortie de Poudlard. L’heure était aux révélations. Cela faisait pratiquement un an qu’elle lui cachait tout ça, et elle pensait que finalement le temps était venu de tout lui dire. Minerva ne l’avait jamais trahie, et ne le ferait jamais, elle en était persuadée. Alors elle pouvait tout lui dire. – Ils sont venus pour m’intimider, et pour me faire savoir que Tu-Sais-Qui est intéressé par mon cas et me voudrait dans ses rangs… Bien-sûr, je les ai envoyé péter. Dit-elle avec une grimace alors que sa cicatrice la lança. – Ce qui m’a valu un Endoloris de la part de Carrow alors que j’étais déjà coincée sous les débris de mon magasin.

Elle s’était pour l’instant contentée du gros de l’histoire, et s’occuperait des détails plus tard. Elle voulait pour le moment attendre de voir la réaction de la rousse, et ses éventuelles questions.

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Dernière édition par Marlene McKinnon le Mer 12 Nov - 23:59, édité 1 fois
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