GRYFFONDOR : 815 pts | POUFSOUFFLE : 370 pts | SERDAIGLE : 350 pts | SERPENTARD : 610 pts
Félicitations aux Serpentard ! On poursuit la saison de Quidditch avec le prochain match : Serdaigle VS Gryffondor ! Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes ICI !
Une sortie à Pré-au-Lard a été organisée afin de vous permettre d'effectuer vos achats de Noël. Le sujet est juste ici ! Tout post vous rapportera 2 dragées.

Partagez|

{FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Jeu 9 Oct - 20:18


Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."
Fin été, début septembre 1980, retour de l'Institution

Il n'y a rien ici. Rien d'autre que le froid, la solitude et la douleur. Elle a froid. Elle a mal. Mais elle n'a pas peur. Elle n'a plus peur. La peur est au delà de tout. Elle n'est même plus en colère. Là aussi c'est au delà de tout. Elle n'entend plus les murmures autour d'elle. Elle perd la notion du temps. Jour. Nuit. Tous les jours se s'assemblent et se ressemblent. Ils se confondent les uns dans les autres, sans distinction possible. Chaque jour qui passe est un peu plus douloureux. Sa mère n'a pas réussi à l'abattre quand elle était gosse et son père l'a élevée en faisant d'elle une battante. Pourtant elle sent que ses forces s'amenuisent et que son courage et sa détermination faiblissent de plus en plus. Elle n'entend même plus les murmures des autres autour d'elle. Le lit est dur mais elle n'est pas dessus. Elle est assise, roulée en boule dans un coin de la pièce. Elle est bien amochée. Elle a des bleus partout. Des hématomes de toutes les couleurs et très certainement quelques trucs cassés ou foulés. Elle a les cheveux en bataille. Il lui tombent au bas de la taille. Elle n'a qu'une envie, les couper. Elle veut retrouver leur longueur du milieu du dos. Elle les a là depuis toujours. Un jour son père lui a dit qu'ils étaient pile à la bonne longueur là. Depuis elle n'y a plus touché, les coupant à ce niveau.
Son père ... son papa ... son héros. Il lui manque tellement. Elle est sûre qu'il est en train de la chercher là. Il va la trouver. Il fini toujours par trouver ce qu'il cherche. Il ne failli jamais à sa mission. Il va la trouver.

Soudain du bruit. Un tas de bruits. Et des cris. Et des explosions. De la lumière. Des ombres qui bougent et des éclats de voix inconnues. On s'approche d'elle, on lui fait des signes. Elle ne répond pas, trop en dehors du monde pour ça. On la soulève, on la porte. Elle sent qu'elle vole, qu'elle atterri ailleurs. Il fait encore plus froid. Il y a d'autres personnes. Des voix douces lui parlent. On lui pose une couverture chaude et on lui donne quelque chose à boire. Quelques minutes plus tard, sa vue se clarifie, elle sent des forces lui revenir. Alors elle se redresse et regarde autour d'elle. Il y a des gens partout qui accueille les élèves et les soutiennent. Il y a des médicomages et on entend les cris d'une bataille au loin. Des gens sont en train de se battre. On est venus les chercher. Elle regarde autour d'elle, plus alerte. Delilah est là. Elle accourt vers elle. Elles se blottissent l'une contre l'autre. Pas mal d'entre eux pleurent, de soulagement ou de douleur. Mais pas elle. Elle n'a jamais pleuré depuis sa mère. Jamais. Pas même durant ces deux mois d'enfer, pas même quand on la torturait à coup de doloris, que son ventre criait famine ou qu'elle était coincée à l'isoloir.

La bataille se finit. On les emmène au train. Ils vont revenir chez eux. Leurs parents les attendent sûrement. Pour l'instant ils sont à la gare. Enfin une gare improvisée devant le Poudlard Express. On les rassure, on les câline, on les soigne pour les moins blessés car les plus graves ont été déjà transportés en urgences à Sainte-Mangouste. Elle est dans un wagons, toute seule, elle regarde par la fenêtre le paysage qui défile, enroulée dans une couverture. La porte s'ouvre. Elle jette un oeil à la personne.

- Va t-en, murmure t-elle d'une voix rauque.

Spoiler:
 
©flawless
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Jeu 9 Oct - 23:36

Septembre 1979, Poudlard Express

Je ne le crois pas encore, mais l'été est terminé. Ces deux mois dans un institut glauque, pratiquant la ségrégation et les coups bas, ont été au moins aussi long que l'année précédente à Poudlard. J'étais du bon côté de a barrière, si on pouvait appeler ça comme ça. Mon sang pur m'a permis un lit confortable, de la nourriture à profusion, mais aussi de l'endoctrinement, des tests sur mes camarades "impurs", et toutes sortes d'autres gentillesses. J'ai pas supporté cette situation. Delilah, Owen, plusieurs de mes amis avaient subi des traitements inhumains et interrogatoires presque tous les jours. Et Danià... J'enrage rien qu'à l'idée de ce qu'elle a vécu. Je suis son petit ami, et je ne l'ai même pas défendu. Je suis lâche, peureux, et j'ai à peine tenté de l'aider. L'acte le plus courageux que j'ai fait a été de refuser de pratiquer un Doloris sur un élève. Et encore. J'ai seulement simulé que je n'y arrivais pas. Alors que je suis bon en sortilèges, mais c'était impossible que je pratique un tel sort. Du coup, les mangemorts m'ont oublié pendant le reste du séjour. Du coup j'ai essayé de faire passer de la nourriture aux autres, ou des couvertures, des potions, bref tout ce qui me passaient sous la main et qui pouvaient les aider.
Mais dans l'ensemble, je n'avais rien fait de bien utile. Je l'avais laissé tomber, et je mourrais de peur à l'idée qu'il lui soit arriver quelque chose de grave. Je suis son petit ami, et mon rôle, c'est de la protéger...
Du coup, quand les renforts sont arrivés, j'étais soulagé pour deux. Parce que je quittais enfin cet enfer, et parce que ma Clochette sera épargnée. Mon père arrive avec les Aurors, et il règle son compte à nos geôliers. J'ai à peine le temps de le voir, que je file déjà avec les autres. Je chercher Danià des yeux, mais je ne la vois pas. Elle est peut-être dans cet isoloir sordide... Je prends la direction de la cabane, quand on m'arrête et qu'on me redirige avec les autres. Je me débats pour essayer de trouver ma rousse, mais impossible de resister à la foule. Je me retrouve sur un quai improvisé, à repousser d'un air ronchon les médicomages. J'ai rien, je vais bien, ce n'est pas moi qu'il faut soigner. Je croise Jenny et la serre dans mes bras, rassuré de la voir là, alors qu'elle a du vivre les pires jours de sa vie, elle aussi... Mais la petite rousse file bien vite, et mon esprit se focalise de nouveau sur une autre sorcière aux cheveux de feu.
Je m'engouffre dans le Poudlard express quand il entre en gare, dans le premier wagon. Et quand tout le monde est installé, j'inspecte les compartiments un par un. Après les trois premières voitures, je ne la vois toujours pas. Je panique, terrorisée à l'idée de ne plus jamais voir ma Danià. Puis j'ouvre un compartiment vide, ou presque, et découvre l'objet de mes inquiétudes. Elle est emmitouflée dans une couverture et le regard qu'elle relève sur moi me fait froid dans le dos. Il est éteint, sans malice, ni douceur. Il n'y a plus rien. Sa voix non plus, ne m'aide pas.
Elle me rejette en bloc. Ca ne m'étonne pas. Mais ça me blesse, encore plus que son absence, que mon impuissance. Je ne m'en vais pas, et ferme la porte du compartiment. Je reste quelques secondes à bonne distance, avant de m'approcher un peu. Le train bouge, mais je garde l'équilibre et m'accroupis face à elle. J'ai du mal à soutenir son regard. "Danià... S'il te plait ne fais pas ça." J'ai la gorge serrée d'angoisse et de tristesse, à l'idée qu'elle refuse de me voir, de rester près de moi, mais je sais aussi que c'est de ma faute, parce que j'ai été absent durant tout l'été, que je ne l'ai pas aidé. Je suis pitoyable, pathétique et le pire, c'est que je voudrais qu'elle me pardonne. Je ne me pardonne pas moi-même, mais j'aimerais qu'elle le fasse pour moi. "Dan', je suis désolé. Je suis vraiment désolé." Ma vue se brouille à cause de stupides larmes qui emplissent mes yeux, des larmes de peur et de frustration. Je ne peux rien faire pour elle, et à cause de ça j'ai envie de frapper les murs, de me déchaîner sur quelque chose, jusqu'à me faire mal, pour oublier que ma faiblesse me fait souffrir comme jamais. Je n'arrive plus à voir mon reflet, et je sais que ça n'ira pas en s'arrangeant.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Ven 10 Oct - 11:26


Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."
Fin été, début septembre 1980, retour de l'Institution

Si Danià avait pu se décider sur ce qui avait été le plus horrible dans ces deux mois d'été cauchemardesques, elle aurait très certainement choisi la lâcheté de son petit-ami. Il était un sang-pur et donc il avait eu le droit à un traitement de faveur mais au lieu de s'en servir pour aider ses amis, sa petite-amie, les autres, il n'avait rien fait. Rien. Alors que d'autres s'étaient rebellés eux. Comme Dowey. Ou celle qu'on appelait la Reine des Glaces, Lyleïa. Ils s'étaient battus, ils avaient tout fait pour les aider. Et Methias, rien. Les seules fois où elle l'avait croisé c'était durant ces repas immondes qu'on leur servait alors qu'ils avaient un banquet de rois, et les fois où elle avait servi de cobaye au doloris. Une fois d'ailleurs c'était avec lui. Il l'avait regardée se tordre de douleur sur le sol sans rien faire. Elle l'avait suppliée du regard d'intervenir, de faire que tout s'arrête. Mais là seule chose qu'il avait faite, c'était justement ne rien faire. Et la colère était montée. Bouillonnante. Explosive. Comme un poison brûlant et mortel qui la consuma durant toutes ces semaines où elle était séparée de lui. Elle l'avait détesté, haï même. Seule Delilah l'avait empêché de vouloir réellement lui faire du mal. Elle lui avait dit qu'il leur avait apporté de la nourriture, des couvertures, des potions. Qu'il prenait beaucoup de risques. Elle n'avait rien voulu savoir. Et une fois la bataille fini, elle ne l'avait pas cherché. Elle ne voulait pas le voir. Vraiment pas. Mais il se tenait là, devant elle, l'air suppliant.

- Danià... S'il te plait ne fais pas ça, fit-il d'un air malheureux.
- Dégage Goldmisth, répéta t-elle.

Elle ne voulait pas le voir, ni lui parler c'était clair non ? Pourtant il entra dans le wagon, ferma la porte et s'approcha d'elle. Elle détourna la tête, le visage fermé. Elle n'avait même pas la force de hurler pour le moment. Elle ne demandait qu'à dormir. Qu'à voir son papa. Elle voulait qu'il la serre fort dans ses bras. Qu'il l'emmène dans un autre pays. Ailleurs. Loin.

- Dan', je suis désolé. Je suis vraiment désolé, la supplia Methias.

Mais là encore elle garda le silence, les lèvres pincées serrant la couverture contre elle. Elle avait froid. Elle avait mal partout. Les médicomages sur place avaient dit qu'elle n'avait rien de cassés heureusement pour elle mais elle avait un poignet et une cheville foulés. Ils lui avaient donné une potion anti-douleur, bandé, attelé et elle était rentrée en train. Il était presque vide. Il manquait tant de monde. Il y avait eu tant de morts. C'était un massacre. Comment pouvait-on être un monstre pareil ? Faire du mal à des enfants. Ils n'étaient même pas au courant de tout. Et les premières années étaient si jeunes. C'était abominable. Et ceux qui n'avait rien fait était à mettre dans le même panier. Et pour la première fois depuis des années et des années, les larmes montèrent aux yeux de Danià et cette fois ci, elle ne les retint pas. Elles se mirent à rouler librement sur ses joues et des sanglots montèrent à sa gorge.

- Vas t-en Methias. Tu vaux pas mieux qu'eux ! Tu les a laissé faire ! Ta rien dit ! Tu nous a complètement abandonnés. Tu m'a complètement abandonnée. Tu veux pas mieux que ma mère non plus ! T'es comme elle ! T'es comme eux tous ! Mais en même temps, qu'est ce qu'on pouvait attendre de mieux d'un sang-pur qu'on traite comme un roi ?!! lâcha t-elle.

Elle devenait méchante. Elle était si malheureuse. Elle se sentait si seule. Methias savait pour sa mère. Il savait tout ce qu'elle lui avait fait endurer quand elle était petite. Il était même l'un des seuls à savoir. C'était donc vraiment cruel de le comparer à elle. De le comparer à eux. Mais elle allait si mal. Et ça se voyait. Elle pleurait. Danià pleurait. Ce que personne n'aurait cru voir un jour arrivait enfin. Et ce n'était pas pour une bonne chose. Elle s'en voulait de dire ça à Methias mais rien n'aurait pu arrêter la fureur mortelle qui montait en elle et lui donnait envie de vomir. La colère était pourtant son quotidien, elle restait nichée là au creux de son ventre et ne la dérangeait pas. Mais là oui. Elle lui donnait le tournis, l'envie de vomir, l'envie de mourir. Ses yeux se fermèrent à demi. Elle était si pâle, avec de grandes cernes qui lui mangeait son visage fin. Elle avait perdu plusieurs kilos et ses beaux cheveux étaient tous emmêlés. Mais elle était vivante. C'était le principal.

Spoiler:
 
©flawless
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Ven 10 Oct - 16:07

Septembre 1979, Poudlard Express

Face à elle, accroupie pour pouvoir la voir malgré sa tête baissée, je fais tout pour croiser le regard de Danià. Mais elle me fuit dès que je m'approche, comme si j'allais la faire souffrir un peu plus si elle me regarde. C'est surement vrai, ma vue doit l'insupporter. Dans mon esprit sont encore gravés tous les jours de cet horrible été. Les Mangemorts, les impurs massacrés, traités comme de la chair à canon, les regards effrayés de certains et d'autres, complètement fous, ivres de pouvoir et de souffrance. J'ai assisté à ce spectacle comme hors du monde, au final, je n'ai fait que flotter durant deux mois. J'étais incapable de croire que tout cela arrivait. Alors, notre futur, c'est à ça qu'il va ressembler ? Hurlements, sang, peur et mort ? Mon sang m'avait épargné, j'avais été bien incapable de protéger qui que ce soit d'autre. Le statut de sang-pure ne se lègue pas, malheureusement, et pourtant j'aurais payé cher pour le donner à Danià et prendre sa place, quitte à céder à la peur pour finir dans l'aile psychiatrique de Sainte Mangouste.
Mais vouloir et pouvoir sont deux choses bien différentes, et dans le contexte, vouloir protéger ma petite amie ne l'avait pas aidé. - Dégage Goldmisth. Sa voix est froide, et comment lui en vouloir ? L'entente de mon nom de famille me fait mal, parce qu'elle ne m'a plus appelé comme ça depuis longtemps. Elle n'avait pas de raison de me pardonner aussi facilement. De pardonner mon abandon, ma lâcheté maladive. "Non." Je veux être ferme, mais ma voix résonne de regrets et de supplications. Même maintenant, je ne sais pas être ferme, comme j'aurais du l'être, quand elle se tordait de douleur au sol, alors qu'un sang pur pratiquait un Doloris sur elle. Je n'ai rien pu faire sur le coup, accroché à ma baguette comme à une ancre, mais le soir, j'ai pris l'élève à part pour lui régler son compte. J'en avais gardé des bleus sur les côtes pendant plusieurs jours, mais n'avait rien dit. Lui non plus, d'ailleurs, cette bagarre était restée entre nous, mais avait au moins eu le mérite de me soulager. J'ai cédé à la violence, moi aussi, mais pas aux Mangemorts. Le mal qui émanait d'eux me donnait envie de vomir, de fuir le plus loin possible d'eux et de leur aura malfaisante.
Et quand elle hurle, j'encaisse ses mots. Mon cousin m'a souvent dit de ne pas répliquer de front aux accusations, et surtout, surtout, de ne jamais faire pleurer une fille. Malheureusement, ce sont bien des larmes que je vois rouler sur les joues de ma Clochette. Elles tombent lourdement le long de la couverture, alors qu'elle continue de m’asséner les propos les plus blessants qu'elle m'a jamais dit. Elle me compare à sa mère, cette marâtre dont elle m'a parlé à demi-voix, un fois qu'elle me faisait assez confiance. Elle me compare à eux. Je ne peux pas lui donner tord, et je souffre tellement qu'à mon tour, je laisse des larmes échapper de mes yeux. Sans sanglots, je sens les lourdes gouttes salées dévalées mes joues, un peu creusées après ces deux mois. Même si nous pouvions manger à notre faim, je n'ai pas pu avaler grand chose, de dégoût majoritairement. Du coup, j'avais récupéré toutes mes parts de gâteaux pour les passer en douce à Owen ou Delilah. Mais ça n'a pas été suffisant, bien entendu.
Sans m'inquiéter d'un coup, d'une gifle, je me redresse et m'approche de Danià. Je prends son visage entre mes mains, pose mon front contre le sien pour ne pas qu'elle m'échappe, mortifié que je suis de la voir en train de pleurer pour la première fois. "Danià, j'ai essayé... Je te promets que j'ai essayé... Mais ça n'était pas assez, je le sais. J'aurais du faire bien plus. Je ne vaux pas grand chose, ma parole non plus, pour toi. Mais je t'en supplie, laisse-moi me racheter, je veux savoir te protéger, je veux être capable de te garder en sécurité. Dis-moi que ça n'est pas trop tard. Laisse-moi me faire pardonner." Je la regarde du mieux que je peux. Mes yeux bleus sont emplis de larmes, et ma gorge complètement obstruée par l'angoisse. Nous, normalement si insouciants, sommes accablés de toutes parts. Je n'y comprends rien, plus rien. J'ai besoin de mon père, de ma mère, mais j'ai surtout besoin de rassurer Danià, de faire en sorte qu'elle arrête de pleurer. Je me fais le serment de travailler, je demanderais à mon Auror de paternel de m'apprendre, je ferais tout, pour qu'elle ne souffre plus autant. Pour qu'ils ne souffrent plus autant. "Je ne prétends pas pouvoir te faire oublier ces deux mois. Mais laissez-moi t'aider à les laisser derrière toi." Je manquais de mots, de promesses, et chaque parole me semblait plus ridicule que la précédente. Et chaque seconde qui s'écoulait me mettait plus à mal encore.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Ven 10 Oct - 19:17


Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."
Fin été, début septembre 1980, retour de l'Institution

Danià était épuisée mais elle ne voyait pas comment elle allait pouvoir rattraper son sommeil en retard. Elle n'avait qu'à fermer les yeux pour revoir en boucle cet été cauchemardesque comme un film d'horreur que l'on repasse sans cesse. Elle n'arrivait pas à se calmer, elle était prise de bouffées d'angoisse aussi subites que violentes, de crises de claustrophobie, elle avait l'impression que chaque ombre était un mangemort qui allait lui jeter un sort et la torturer encore et encore jusqu'à ce qu'elle en perde totalement l'esprit.

Non. Quoi non ? Elle ne voulait pas le voir ! Elle. Ne. Voulait. Pas. Le. Voir. C'est tout ! Mais il était têtu. Elle avait oublié à quel point il pouvait être déterminé lui aussi. Il l'avait tellement déçue ces deux mois. Et son coeur battait douloureusement dans sa poitrine, il saignait comme si on l'avait poignardé et qu'on avait retiré le couteau en suivant. On l'avait pourtant prévenu : l'amour ça craint. Mais elle n'avait pas comprit. Elle ne l'avait pas vu venir. Ca ne devait être qu'une petite aventure, qu'une découverte, un jeu. Et ça c'était transformé en quelque chose de tellement plus fort. Elle l'aimait. Comme une idiote, elle était tombée amoureuse de Methias, et ça la faisait tellement souffrir aujourd'hui. Elle ne veut plus le voir, plus jamais. Mais il fit le contraire, il s'approcha d'elle, prit son visage en coupe dans ses mains, posa son front sur le sien. Elle essaya de le repousser mais pleura un peu plus.

- Danià, j'ai essayé... Je te promets que j'ai essayé... Mais ça n'était pas assez, je le sais. J'aurais du faire bien plus. Je ne vaux pas grand chose, ma parole non plus, pour toi. Mais je t'en supplie, laisse-moi me racheter, je veux savoir te protéger, je veux être capable de te garder en sécurité. Dis-moi que ça n'est pas trop tard. Laisse-moi me faire pardonner.
La jeune fille secoua la tête et le repoussa.
- Non, non ! T'a pas été capable de le faire cet été ! T'a été capable de rien cet été ! J'vois pas comment tu pourrais faire ! J'vois pas comment tu pourrais me protéger, me garder en sécurité ! C'est trop tard ! J'me suis défendue toute seule merci !

Elle criait, elle pleurait, d'une voix rauque d'avoir trop criée, d'avoir été trop brisée trop souvent. Elle gémit de douleur quand son poignet se rappela à elle mais elle ne cessa de le repousser, tournant la tête pour ne plus le voir. Son corps fin était secoué de sanglots, trop longtemps retenus.

- Ma mère m'a pas brisée, ils y sont pas arrivés non plus ! J'ai pas besoin de toi ! J'ai besoin de personne !

Elle mentait. Seulement elle ignorait à qui. A Methias, à elle même. Elle voulait seulement arrêter de souffrir. Elle avait mal, elle avait si mal. Son coeur battait douloureusement dans sa poitrine, il lui faisait encore plus mal qu'avant.

- Je ne prétends pas pouvoir te faire oublier ces deux mois. Mais laissez-moi t'aider à les laisser derrière toi.
- Et comment tu veux faire ça ?! rétorqua t-elle d'un air agressif. T'a même pas été capable de me retrouver un jour ! Un seul ! Je n'avais pas besoin de grand chose ! Juste une fois que tu m'attrape au coin d'un couloir, que tu me dises que tout irait bien, que tu allais nous aider, qu'on s'en sortirait ! Elle pleura encore plus en le frappant autant qu'elle le pouvait. Je sais que Romansky et Jones l'ont fait ! Ils se sont battus eux et toi t'a même pas été capable de venir me voir une seule fois ! hurla t-elle encore plus fort. T'es qu'un lâche Methias ! Un lâche ! Comme eux !

Elle était déchaînée. Elle n'avait toujours pas de force, mais la fureur lui donnait un peu d'énergie.

Spoiler:
 
©flawless
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Dim 19 Oct - 23:45

Septembre 1979, Poudlard Express

Mes mains ancrées à ses temps, je refuse de la lâcher, malgré sa fureur. Elle se démène comme un beau diable, me frappe, malgré ses blessures et ses larmes, et je ne fais rien pour l'arrêter, je ne lui demande rien, ne me défends pas. Je la laisse vider son sac, sa colère, sur moi. Après tout je le mérite, et puisque je suis inutile pour la protéger, autant servir à quelque chose et me transformer en punching ball. Si c'est ce dont elle a besoin, je me plie à ses exigences. En continuant à la supplier, à lui promettre la lune et les étoiles. Mais j'ai presque l'impression que mes promesses ricochent contre elle , qu'elles ne l'atteignent pas. Mais c'est quand elle me répond avec violence que je sais qu'elle les a entendu, mais qu'elle les rejette en bloc. Elles n'ont aucune valeur, comme je l'ai dit. Elle n'a plus confiance en moi, peut-être même qu'elle n'a jamais eu confiance en moi, même. Et je ne peux pas la blâmer pour ça, je n'ai même pas confiance en moi-même. Je ne peux pas lui demander ce genre de choses, alors qu'elle a souffert par ma faute.
Elle est forte, Danià. Mais elle n'avait pas à l'être autant, elle n'avait pas à l'être toute seule. Elle avait raison, pourquoi je n'avais pas fait l'effort de la voir ? Je l'avais aperçu plusieurs fois, de loin, mais le temps que j'essaye de m'approcher, elle était déjà partie, entraînée par les autres. Mais ça ne changeait rien, que je l'ai vu. J'aurais du la prendre à part, la serrer dans mes bras, pour lui dire d'être courageuse, de tenir bon. Pour lui assurer que je pensais à elle, que je l'aimais. Parce que je l'aime, ma Clochette. Je ne pensais pas ça possible un jour, mais en fait si. Je l'aime et je crève d'envie de la serrer contre moi depuis deux mois, de l'embrasser, de la cajoler. Mais ça n'est pas le programme tout de suite. Peut-être même jamais. Mais surtout, j'aurais du faire ça durant l'été. Mais à la place, je m'étais planqué, en bel égoïste, derrière ma peur, ma paralysie, en espérant qu'ils comprendraient, qu'elle comprendrait. Mais il n'y a rien à comprendre à ma lâcheté, elle avait raison. Je n'étais qu'un gentil sang-pur obéissant. J'étais pathétique.
Du coup, je la laisse cracher avec violence ses reproches alors qu'elle se debat toujours. "Je suis désolé Danià... Clochette, je..." mais elle me coupe alors que je veux lui dire que je vais demander à mon père de m'aider, et continue sa litanie rageuse, que j'accueille sans broncher. Je pense la même chose qu'elle. Elle me parle de Romansky et Jones. Ils sont plus vieux, plus courageux, eux. Plus que moi en tout cas. "J'ai réussi à faire passer de la nourriture, toute sorte de choses, avec les autres... J'ai demandé à un Serpentard de te donner une potion de sommeil, et un remède, je les avais enroulé dans mon écharpe, elle ne te l'a pas donné ?" Vu la colère de ma rousse, assurément que non. Si je la croise celle-là, j'en fais mon affaire. Elle a réussi à empirer les choses. Ou pas, en fait. Peut-être que ce cadeau n'aurait rien changé. Parce que je ne lui avais pas donné en main propre. Je m'apprête à reprendre mes excuses, la gorge serrée par les larmes et l'angoisse, quand le glissement de la porte me détourne de ma petite amie. Je regarde, noir, la personne qui vient d'entrer dans le compartiment... Quand je la reconnais. Je me raidis en voyant le sorcier qui a lancé le Doloris contre Danià. Toi, t'as mal choisi ton wagon mon vieux. "Dégage de là." lancé-je, froid. La dernière personne que je veux voir ici, c'est bien lui. Parce que sous le coup de la frustration et de la colère, je serais capable de faire plus que lui fouler les côtes.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Jeu 30 Oct - 21:45


Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."
Fin été, début septembre 1980, retour de l'Institution

Danià ne savait plus trop où elle en était. Elle oscillait entre colère et douleur, et Methias ne faisait rien pour l'apaiser. Elle lui en voulait. Elle lui en voulait tellement qu'elle ne savait même plus où elle en était elle même. Elle ne voulait que quatre choses en ce moment. Un bain, le poulet au curry de son père, son lit, et son père. Son papa qui lui avait tant manqué et qui devait être totalement paniqué. Elle entendit vaguement Methias lui parler mais elle ne voulu par l'écouter. Elle ne voulu pas entendre ce qu'il lui disait. Alors elle se mit à en colère. C'était la dernière chose qui lui restait, la seule chose qui n'appartenait qu'à elle et que personne ne pourrait jamais lui prendre. Elle fut méchante. Cruelle même. L'associer à sa mère c'était affreux. Au fond d'elle même elle s'en voulait de lui avoir dit ça. Elle se rappela une citation qu'elle avait lu un jour "aimer c'est détruire, et se laisser aimer c'est se laisser détruire". Elle ne savait pas si c'était vrai ou non. Elle savait juste que pour le moment, son coeur était brisé et ça faisait mal. Très mal. Trop mal.

Elle ne savait pas quand elle était véritablement tombée amoureuse de Methias. Ca allait faire deux ans qu'ils sortaient ensembles mais aucun des deux n'avaient jamais dit "je t'aime" à l'autre. Au début c'était juste un pari histoire de dire aux autres que ouais, ils pouvaient se supporter et sortir ensembles. Et puis au fil des jours qui passaient, leur lien s'était renforcé, s'était solidifié, leur relation avaient évoluée. Ils étaient tombés amoureux sans même s'en rendre compte. Et sans pouvoir se le dire. Et Danià aurait voulu le lui dire. Mais elle était tellement en colère que ça lui donnait même l'envie de vomir.

- Je suis désolé Danià... Clochette, je..
- Arrête de m'appeler comme ça !
- J'ai réussi à faire passer de la nourriture, toute sorte de choses, avec les autres... J'ai demandé à un Serpentard de te donner une potion de sommeil, et un remède, je les avais enroulé dans mon écharpe, elle ne te l'a pas donné ?
- Non ! De toute manière t'es pas le seul à avoir fait ça ! Tu crois quoi ? Qu'avoir fait passé une potion de sommeil et trois morceaux de gâteaux font de toi un héros ?! cria la rouquine furieuse.

Elle le repoussa. Elle ne voulait plus qu'il la touche. Ca faisait trop mal. Elle se sentait trahie. Trahie par le seul garçon qu'elle ai jamais aimé. Ils en étaient encore à se disputer quand la porte s'ouvrit de nouveau et le monde sembla cesser de respirer. La tension augmenta encore de plusieurs crans alors que Danià reconnaissait le sang-pur qui l'avait torturé à coup de Doloris et qui avait l'air d'y avoir prit du plaisir. Elle se figea. Methias s'énerva le premier mais la rousse l'entendit à peine. Son sang battait à ses tympans et soudain elle vit rouge et elle explosa. Rejetant la couverture elle se précipita sur le garçon et eu le temps de le gifler et de le griffer avant qu'il ne reprenne le dessus. Et Danià ne fit pas le poids. Elle était affaiblie par deux mois de tortures, elle était épuisée, elle était blessée. Le garçon l'immobilisa rapidement la faisant crier de douleur quand il lui tordit son poignet déjà blessé et qu'il la gifla. Génial elle allait avoir un nouveau bleu sur la joue. Et soudain, le garçon ne fut plus là. Mais il était sur le sol le nez en sang. Et Methias se dressait devant elle tel un rempart pour la protéger. Il semblait fou de rage. A un tel point que même Danià en fut effrayée. Elle finit par glisser sa petite main dans la sienne et par le tirer vers elle.

- Methi' ... Methi' arrête ... Viens ... murmura t-elle.

Sa colère était retombée comme si elle avait reçu un seau d'eau glacée sur la figure. Elle avait peur que Methias ne tue le garçon. Mais le voir comme ça ... elle comprit. Elle comprit qu'il ne reproduirait plus jamais la même erreur. Et qu'elle devrait peut-être lui laisser une seconde chance. Elle était toujours fâchée contre lui. Mais elle l'aimait. Et là, il venait de la protéger.
Spoiler:
 
©flawless
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Ven 31 Oct - 22:30

Rien ne calme Danià, et c'est logique. Après deux mois d'emprisonnement, de torture, sa colère déborde maintenant. Elle n'a jamais été du genre calme, alors face à autant d'injustice... Je ne peux même pas lui demander de se calmer, de respirer. Elle en a besoin, et malheureusement elle a plus besoin de sa colère que de moi. Parce que j'ai beau essayer de me racheter, de lui dire que je ne ferais plus jamais la même erreur, que je la protégerais coûte que coûte, elle n'entend rien, me rejette toujours plus violemment. Elle ne faiblit pas et se débat, j'en viens même à me demander si je ne dois pas la laisser tranquille. Après tout, elle semble vraiment contre moi, et je ne fais qu'empirer les choses... Pourquoi je m'obstine à rester, alors qu'elle ne veut pas de moi ?... Je le sais, même si je ne lui ai jamais dit. Je n'arrive pas à ouvrir la bouche pour lui dire. Pas maintenant en tout cas. Je ne pouvais pas lui avouer que j'étais fou d'elle là, tout de suite. Elle pourrait penser que je lui dit ça seulement pour la retenir. Alors que c'est faux, je suis sincère moi ! Je l'aime vraiment cette petite rousse, et sous ma tristesse, ma douleur, je ressens un soulagement, un soulagement immense parce qu'elle est là, elle est vivante. Blessée certes, mais vivante...
Mais alors que j'allais de nouveau tenter de m'excuser, de la convaincre que j'étais digne de confiance, un inconnu entre dans le compartiment. Enfin, pas si inconnu. Je reconnais le sang pur, et la colère monte. Mais il ne sort pas et, avant que je ne la rattrape, Danià lui saute dessus pour se venger. Je me recule, déstabilisé, avant de me jeter sur lui quand il gifle ma petite amie. Je vois rouge. Mon poing serré se fracasse contre son nez et le sang pur tombe à terre en grognant. J'ai mal à la main, tellement j'ai mis de la force dans mon coup, mais je ne m'arrête pas. Une fois à terre, je le bourre de coups de pied plus violents les uns que les autres, je jette dans ces coups toute ma rage, toute ma colère. Tu vas payer, pour tous les autres, pour tout ce que tu as fait. Tu vas payer, crevard ! Je vais te faire pleurer, et supplier, et même lorsque tu supplieras, je ne m'arrêterais pas, je le ferais seulement quand tu seras inconscient au sol. Et ensuite... Ensuite... Je sens un contact frais dans ma main. Ca me calme instantanément. Danià me retient et, tendu comme un arc, je l'entends m'appeler, par mon surnom qui plus est. Je souffle bruyamment pour laisser tomber la pression et me penche. J'attrape le sang pur par l col et le relève.
"Je ne veux plus jamais te revoir près d'elle, tu m'entends ? C'était le deuxième avertissement. Au troisième, je te tue." Je le jette avec force hors du compartiment, et ferme la porte. Je ne pensais pas avoir autant de force... La tête me tourne un instant sur le contrecoup, mais je retourne vers Danià. Elle est calme, tremblante mais calme. Je la prends dans mes bras et la serre contre moi avec force. J'ai eu tellement peur pour elle que j'ai tabassé quelqu'un. J'aurais pu faire tellement pire... Mais le voir lever la main sur elle, une seconde fois... Non, c'était hors de question. Je me détache un peu d'elle et lui soulève le menton. Sa joue est déjà rougie. Je l'effleure de mes lèvres, avant de l'embrasser doucement, tendrement. Presque timidement. J'ai peur qu'elle ne me repousse une nouvelle fois. Mais quand mes lèvres touchent les siennes, je respire enfin mieux. Elle est dans mes bras, bien là, bien vivante. Ma Clochette. Ma Danià m'a tant manqué...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Sam 1 Nov - 13:33


Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."
Fin été, début septembre 1980, retour de l'Institution

La colère, la rage, Danià elle connaissait. Elles étaient ses alliées depuis qu'elle était toute petite, elle savait les maîtriser, les utiliser à bon escient - ou pas - mais surtout elles ne lui faisaient pas peur parce qu'elle se contrôlait. Parce que la colère était une vieille amie. Une alliée. Mais Methias il n'avait pas l'habitude. Bien qu'elle cherche toujours à le pousser à bout et à le mettre en colère - ce qu'elle réussissait parfaitement la plupart du temps avouons le - il n'était pas habitué à autant de rage, autant de haine d'un seul coup. Elle allait lui faire du mal. Et malgré tout elle ne pouvait l'accepter. Parce qu'elle l'aimait. Et le voir comme ça, si haineux, tellement fou de rage après ce sang-pur qui lui avait fait du mal, lui fit peur. Très peur. La rage peut être une émotion véritablement violente et destructrice. Alors elle glissa sa petite main dans celle de son petit ami et le tira à elle pour le faire cesser. Le regard qu'il lui lança la fit trembler. Pourtant quand il sembla la reconnaître il sembla se calmer. Il la lâcha pour se tourner vers le sang pur qu'il attrapa par le col.

- Je ne veux plus jamais te revoir près d'elle, tu m'entends ? C'était le deuxième avertissement. Au troisième, je te tue, le menaça t-il d'une voix sourde.

Et il le jeta dehors avant de fermer la porte. Danià la regarda cette porte sans broncher. Elle était très certainement en état de choc. Après tout ce qui c'était passé elle pouvait très certainement se le permettre. Mais en sentant les bras de Methias entourer sa taille elle revint à elle. Elle se laissa aller contre lui, tremblante. Il fini par s'écarter un peu, le relever le menton, effleurer sa joue douloureuse d'un air tendre. Elle ferma les yeux, le laissa faire. Elle senti ses lèvres sur sa joue, glisser sur ses lèvres. Elle le laissa faire au début puis finalement elle posa une main sur sa nuque, se leva sur la pointe des pieds et lui rendit son baiser avec fougue. Quand ils se séparèrent, elle posa son front contre celui de Methias et ouvrit ses yeux cobalt pour le regarder.

- T'es un imbécile Methias Goldsmith, fit-elle dans un rire étranglé. Ne me laisse plus. Plus jamais, murmura t-elle la gorge serrée, ses yeux noyés de larmes.
©flawless
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Dim 16 Nov - 23:12

Je sors de ma rage comme on sort d'un rêve. Au final, de mon accès de colère, je ne retiens qu'une impression de détachement. J'ai l'impression que quelqu'un d'autre a fait bouger mon corps, a cogné le sang-pur. Je n'ai même pas l'impression que c'est moi qui l'ai jeté hors du wagon. Seule la main de Danià dans la mienne me ramène à la réalité. J'ai du mal à atterrir, mais je m'ancre à son regard bleu sombre, bien plus que le mien, et j'arrive à reprendre mes esprits. La rage fait peu à peu place à la confusion, et même à la panique. J'ai du mal à croire que j'ai été capable d'une telle violence...
Je me reprends en regardant la joue meurtrie de ma Clochette. Il a mérité ce que je lui ai infligé, ce sale sang-pur. C'est un veracrasse de bas étage et il a eu tout ce qu'il mérite... Apaisé par cette pensée et par la chaleur du corps de Danià contre le mien, je me penche vers elle et l'embrasse, pour reprendre entièrement ma place. Je suis revenu de loin, et elle aussi, mais au final on est encore là, debout, ensemble. Et c'est l'essentiel. Quand elle passe sa main sur ma nuque, je l'embrasse avec plus de passion, plus d'amour, pour lui montrer que je suis là avec elle, et que je ne la lâcherais plus de sitôt. C'était hors de question.
Je la lâche à regret et soupire, avant de rire légèrement à son affirmation. "Oui je sais... Et je suis fou aussi. Fou de t'aimer autant." Parce que je l'aime cette fille. Ca me déchire le coeur tellement je l'aime, comme s'il n'était pas assez grand pour accueillir tout cet amour. Moi qui m'étais juré de ne pas tomber aussi bas... C'était encore pire que je ne l'avais imaginé. Ou mieux, plutôt. Oui, c'était mieux que ce que je n'avais imaginé. Si c'était ça, aimer, alors je veux l'aimer le reste de ma vie. Je ressers mon étreinte autour d'elle. "Je ne te lâcherais plus, je te le promets Dani'. Plus jamais." Je nous guide jusqu'à la banquette et je l'installe sur mes genoux, calée contre moi. "Je te jure que je te protégerais, quoi qu'il arrive."
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Lun 24 Nov - 23:17


Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."
Fin été, début septembre 1980, retour de l'Institution

Colère, rage, passion, tendresse, amour, le tout se mêlant dans un baiser fougueux que les deux amoureux s'échangeaient comme si ils voulaient se prouver quelque chose. Comme si, incapable d'exprimer leurs émotions par des mots et des phrases, ils se les murmuraient par ce baiser passionné. Finalement ils finirent par de séparer, à bout de souffle. Danià, se mit à rire entre ses larmes en traitant son petit ami d'imbécile puis en lui faisant promettre qu'il ne la laisserait plus jamais.

- Oui je sais... Et je suis fou aussi. Fou de t'aimer autant, murmura Methias en caressant sa joue.

Le coeur de Danià rata un battement avant de redémarrer plus vite encore et ses yeux brillèrent. Car c'était la première fois, la toute première fois qu'il lui disait ces trois petits mots qui la rendaient toutes choses. Elle se sentait bête mais elle avait des papillons dans le ventre et les jambes qui faiblissaient. Elle entrouvrit les lèvres mais elle semblait incapable de lui rendre ces petits mots si doux et si importants. Methias ne lui en laissa pas le temps. Il l'entraîna doucement, la poussant à s'asseoir sur ses genoux, ce qu'elle fit en se blottissant contre lui, enfouissant son visage dans son cou, respirant son odeur qui lui avait tant manquée.

- Je ne te lâcherais plus, je te le promets Dani'. Plus jamais. Je te jure que je te protégerais, quoi qu'il arrive.
- D'accord, murmura la jeune fille.

Et doucement, rassurée, elle ferma les yeux plongeant dans un profond sommeil. Un sommeil qui, si il se révéla au départ réparateur, se transforma rapidement en cauchemar. Elle était dans un couloir en pierres sombres. Il faisait froid et humide. Un silence angoissant régnait, seulement troublé par le bruit des gouttes d'eau tombant sur le sol en pierres. Danià, perdue, s'avança. Au bout du couloir se trouvait une porte. Elle l'ouvrit pour se retrouver dans un autre couloir celui ci rempli de portes qui s'alignaient les unes après les autres. Et ce couloir là laissait entendre les cris de douleur et d'angoisse des personnes présents. Danià ne les voyait pas mais elle sentait leur présence comme des fantômes hantés par la torture et la peur. Sur les genoux de Methias, la jeune fille commença à s'agiter. Elle poussait de petits gémissements d'angoisse, les sourcils froncés. Les portes s'alignaient mais aucune ne s'ouvraient. Et puis des bruits de pas se firent entendre. "Danià ... Danià ..." murmura une voix que la Poufsouffle aurait reconnu entre mille. Dolohov. Paniquée, la jeune fille se mit à courir, à vouloir s'échapper, à appeler à l'aide. "Personne ne viendra Danià ... il n'y a que toi et moi ... tu es toute seule ..." murmura la voix. Elle ne le voyait pas mais elle sentait qu'il se rapprochait encore et encore. Elle allait mourir, il allait la tuer. Mais d'abord il allait la torturer encore et encore sans jamais cesser. Le sifflement du train annonçant leur arrivée prochaine couvrit le hurlement de Danià qui s'éveilla brusquement. Le souffle court, pâle comme la mort, elle avait le regard empli d'une terreur sans limite et elle tremblait de tout son court. Elle senti qu'on l'enlaçait. Elle se blotti contre Methias en se mettant à pleurer, traumatisée.

- J'ai ... peur ... murmura t-elle terrorisée.

Ils avaient essayés de la briser ... et ils n'étaient pas passés loin.

Le train fini par ralentir puis par s'arrêter pourtant Danià ne bougea pas. Elle resta dans les bras de Methias le temps de se calmer complètement puis elle se leva et sécha ses dernières larmes. Elle fit un pâle sourire à son petit ami puis prit la main qu'il lui tendait et descendit du train. Son père était là. Dès qu'elle le vit, elle lâcha la main du jeune homme pour se précipiter vers lui. Il l'attrapa et la fit tournoyer en l'air avant de la serrer dans ses bras, si fort qu'elle cru étouffer. Mais elle ne râla pas, elle ne dit rien, elle se contenta de le serrer aussi fort en pleurant contre lui.

- C'est fini ... mon bébé, ma petite sorcière chérie c'est fini, tu es rentrée ... murmurait son père en continue.
- Papa oh papa ... pleura la jeune fille.

Au bout d'un long moment il la lâcha et elle fit de même. Il essuya ses joues et déposa un baiser sur son front.

- Rentrons, fit-il d'une voix douce.
- Attends, rétorqua sa fille.

Elle lâcha sa main pour se retourner et courir vers Methias un peu plus loin. Se jetant à son cou elle l'embrassa avec tendresse puis se sépara de lui.

- Moi aussi je t'aime mon Peter Pan, murmura t-elle.

Elle lui sourit puis tourna les talons et courut prendre la main de son père qui l'attendait. Ils disparurent dans le soleil de cet journée de fin d'été.
©flawless
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi." Dim 18 Jan - 20:57

Ma Clochette dans mes bras, je me sens enfin mieux, plus léger d'avoir enfin avouer ce que je ressens au fond de moi, sans me soucier qu'elle me réponde. Elle peut prendre le temps qu'elle veut, je m'en fiche, je veux seulement qu'elle sache que je l'aime, et que même après cet horrible été, je suis là cette fois, que je ne referais pas les mêmes erreur, les mêmes bourdes. Je veux être là quoi qu'il arrive, pour elle, pour nous. Je l'entraîne sur mes genoux et m'assois sur la banquette, la cajole pour qu'elle se sente bien, qu'elle se repose. Je sens sa respiration devenir plus lente, plus calme et sourit quand Dania se blottit contre moi pour dormir.
Elle semble enfin bien, apaisée, en tout cas pour quelques temps. Je la berce doucement pour qu'elle dorme bien, et regarde le paysage en attendant l'arrivée à Londres. Je croise le regard de mon père qui passe dans le couloir et lui souris. Il doit travailler, il n'a pas encore eu le temps de s'arrêter pour me parler, et vu que je suis pris avec Dania, c'est pas le moment de discuter. J'attends de retrouver ma mère pour pouvoir souffler, et parler de ce que j'avais vécu. Pas avant. Et puis, vu que Dania commence à s'agiter, c'est plus le moment d'y penser. Je tente de la réveiller tendrement, alors qu'elle est de plus en plus en prise avec ses cauchemars et elle se réveille dans un cri alors que le train s'approche de Londres. Je la serre un peu plus contre moi en l'embrassant sur le front. "Je suis là, tout va bien se passer Dani', je te jure, d'accord ? On est presque arrivés, ton père t'attend sur le quai."
Je la laisse se redresser pour qu'on puisse sortir du train. Je lui prends la main et l'accompagne sur le quai, jusqu'à ce qu'elle me lâche pour rejoindre son père qui l'attend. Je souris, mais j'ai à peine le temps de profiter de ce spectacle que deux bras m'étouffent. Ma mère m'a retrouvé. Mais contrairement à d'habitude, je l'enlace moi aussi, me serre fort contre elle, respire son parfum. Je suis à la maison, et tout le monde pourra aller mieux. Mes amis vont bien, Dania va bien. Nous sommes saufs. Je me détache de ma mère pour lui sourire, et attendre mon père qui finit de sécuriser l'arrivée des élèves. Mais je me fais de nouveau étouffer par deux petits bras. Ma Clochette. Je lui rend son baiser, un peu gêné devant ma mère mais qu'importe, c'est ma Clochette et je m'en fous. Je m'en fous parce qu'elle me dit qu'elle m'aime, elle aussi. Je souris et la laisse filer, avant de remarquer le regard de ma mère. Je soupire. "Pas de commentaires, merci." Mais j'ai les joues rouges et un sourire béat, pas la peine d'en rajouter plus.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."

Revenir en haut Aller en bas

{FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» {FLASHBACK}Methi'&Dani ❧ "Tu sais quoi, t'a fais comme dans l'histoire. Peter Pan a voulu rester un enfant et il s'est barré. Ben toi aussi."
» (PARIS) Je ne sais pourquoi j'allais danser... } Wallace.
» [Acceptée] Minou ou pas minou ?
» Stage de 3ème
» L’amour n’est rien d’autre qu’un fantasme.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Hors-jeu :: La pensine :: 
Les oubliettes
 :: 
Les mémoires de Pré-au-Lard et de Londres
-