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Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma

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MessageSujet: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Dim 19 Oct - 10:46

Septembre 1979, Londres moldu, Angleterre.
Après-midi.




Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
C


ombien de pourcentage de chance y avait-il pour qu'un conducteur tombe en panne devant un garage ? Trop peu pour que les dépanneuses n'existent pas pour venir repêcher les pauvres âmes trahies par leurs fidèles montures....
Enfin, le terme "fidèle" était très discutable. Surtout lorsque ladite monture mécanique était encore flambant neuve, éclatante de sa blanche beauté, tout juste inaugurée... mais qu'elle décidait tout de même de rendre les armes, sans raison apparente. Et dire qu'Emma espérait naïvement être épargnée des mauvais tours habituellement réservés aux objets magiques... La fière respiration de la voiture s'était pourtant éteinte dans un caprice définitif. Pouf.

*Ainsi mourut Blanche-Neige la citroën, emportant avec elle une pluie de gallions -pardons, de livres sterling- et une maîtresse esseulée.*

Pensée autrement sérieuse qui demandait solution rapide et efficace pour qu'Emmeline Vance ne soit pas la seule sorcière du monde sorcier à se retrouver un jour coincée sur un trottoir londonien. Oh, elle aurait pu transplaner. Mais il était hors de question qu'elle abandonne sa voiture.
Ne manquait donc plus que le prince charmant pour réveiller la belle endormie...
Et parce qu'un conte de fée voyait toujours des alliés inattendus intervenir dans la quête de l'héroïne, un garage avait eu la très bonne idée de se tenir dans cette rue là précisément. Merlin en soit béni, ce serait la dépanneuse en moins à payer.

Emmeline referma sa voiture à clé -même si étant donné qu'elle était en panne, un voleur aurait eu bien des peines à la lui prendre- et traversa la route d'un pas vif. Elle n'était pas impatiente, mais pressée. Chaque seconde perdue ici était une précieuse seconde perdue pour l'exposé sur le Magenmagot qu'elle avait à rendre pour la semaine suivante. Or elle avait déjà perdu trop de temps, à cause de cette mission imprévue avec Sirius, quelques jours plus tôt.
Elle aurait du penser que, quand on parlait du croup, on en voyait la queue.

Par chance, il n'y avait aucun autre client à l'intérieur du garage, il n'y avait qu'elle et un employé qui lui présentait un dos bien bâtit et quelques boucles sombres. Emmeline toussota doucement pour signaler sa présence.

« Excusez-moi, sir. Pourriez-vous m'aider ? » Mais son expression poliment avenante se transforma rapidement en surprise lorsque l'homme se tourna vers elle.

Il n'y en avaient pas deux avec des cheveux pareils : elle aurait du le reconnaître, même de dos -il fallait d'ailleurs qu'elle pense à lui apprendre que la brosse et les ciseaux existaient, et pas pour rien. Elle avait entendu dire de Remus que Sirius travaillait dans l'automobile moldu, elle en avait maintenant la certitude. « Black... » Elle sentait déjà le mal de tête poindre. Tout s'était présenté sous un jour trop beau depuis que sa voiture était tombé en panne, elle aurait du prévoir l'arrivée d'un facteur problème.
Emma détestait les statistiques.

« Ne me dit pas que c'est ton garage ? » Ne lui dites pas que sur les innombrables garages présents à Londres, il avait fallu qu'elle tombe sur celui ou travaillait Sirius Black ? Quel pourcentage de malchance existait-il pour qu'elle en arrive là ? Trop peu. Et pourtant suffisamment semblait-il.
Mais ce n'était pas parce qu'elle commençait à envisager le fait de commencer à supporter Sirius qu'il fallait que Merlin les fassent se croiser constamment.

Ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait trouver le prince charmant idéal pour sa voiture.


La fameuse voiture 8D:
 

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Dernière édition par Emmeline Vance le Mar 18 Nov - 21:57, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Sam 25 Oct - 15:17

Bon, le niveau d'huile, parfait, le liquide de frein... aussi. Hum... Penché sur un capot crasseux, Sirius examinait chaque pièce avec une attention particulière. Comme la batterie marchait, et que tout semblait normal, ce ne pouvait être que le moteur. Le client était quelqu'un de méticuleux, et la voiture plutôt vieille... Sûrement que le moteur avait rendu l'âme... A moins que les conduits ne soient obstrués par quelques caillots de graisse ?

Sirius ne s'embêtait jamais avec les pièces cassées. Plutôt que de s’échiner à démonter, changer et remonter, il sortait sa baguette et, après s'être assuré qu'il était seul, lançait un sort de réparation. Il complétait le tout par un sort de métamorphose qui donnait au moteur une allure flambant neuve, et c'était repartit pour un tour. Tout le monde - y compris son patron - n'y voyait que du feu. De plus en plus, toutefois, Black réparait à la façon moldue. Il y avait quelque chose de fascinant à comprendre comment fonctionnait ces machines. A défaut d'avoir la magie, les moldus avaient inventé la mécanique. C'était épatant. Et lui, il se rendait compte qu'il était capable de faire quelque chose de ses mains.

Excusez-moi, sir. Pourriez-vous m'aider ?

Concentré, il n'avait pas entendu quelqu'un approcher, et fut surpris d'entendre une voix féminine. Il se retourna et resta stupéfait. Emmeline Vance. Apparemment, elle était tout aussi étonnée que lui.

Black...

Sirius lui sourit de toutes ses dents et lui lança :

Effectivement, Vance, je n'ai pas changé de nom depuis la dernière fois.

Cette dernière fois remontait à quelques jours à peine, à cette fameuse mission filature qui était sensée leur permettre de prendre Servilus sur le fait. Depuis, pas nouvelle de sa coéquipière et voilà qu'elle se pointait ici. Comme par hasard.

Ne me dis pas que c'est ton garage ?

Okay, il n'avait pas toujours été très cool avec elle quand ils étaient à Poudlard, mais, franchement, son étonnement était un peu vexant ! De toute façon, que venait-elle faire, ici ?

Alors, fit Black en s'essuyant les mains dans un carré de tissu couvert de graisse, je n'ai pas la prétention d'être le patron, pas encore du moins. Ce n'est pas mon garage, mais j'y travaille.

Jouer avec les mots pour remettre Vance à sa place - c'était la spécialité de Sirius qui savait que la jeune femme n'appréciait pas cela du tout.

Que fais-tu là ? Tu t'es prise d'une soudaine passion pour les garages ?

Parce que, manifestement, Emmeline Vance était tombée sur lui par hasard, sans le vouloir. Que faisait une étudiante en droit magique dans le Londres moldu et qui plus est dans un garage, à s'interloquer sur le fait qu'il s'y trouve, lui aussi ?
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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Mer 29 Oct - 9:57





Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
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aintenant qu'elle n'était certes pas dans une hallucination, Emmeline n'avait d'autre choix que de se confronter à la réalité... Etre réaliste avait ses inconvénients.
Evidemment que lui n'avait pas perdu de sa suffisance depuis la dernière fois. Ca n'aurait pas été un mal, pourtant. Emmeline ne prit pas la peine de répondre à sa remarque qu'elle savait faite exprès pour l'agacer. Il savait qu'elle n'aimait pas avoir tors, alors il faisait en sorte d'essayer de retourner sa formulation contre elle. Mais foi de Vance, elle ne réagirait pas à pareil procédé ! Non, elle était au-dessus de cela... Même si elle avait vraiment envie de le remettre à sa place.

Elle jeta un regard dégoûté au cambouis qui recouvrait ses mains. Il était hors de question qu'elle le laisse toucher sa voiture flambant neuve avec les mains sales... Comme s'il avait entendu ses pensées, le jeune homme s'essuya les mains.... sur un tissu dans un état encore plus douteux.
C'en était trop pour elle. Elle détourna les yeux du spectacle, se concentrant sur le souvenir de sa chambre plus propre que propre pour se retenir de lancer un récurvite. Les maniaques n'avaient pas la vie facile dans ce monde de rustres....

« Si c'est ce que tu espères, je ne suis pas là pour tes beaux cheveux, Black. » L'humour avait un très large champ de possibles, mais le seul qui avait plus ou moins d'intérêt intellectuel était celui de l'ironie et des jeux de mots. Ce second domaine lui échappait encore -et par malheur était un bon ami de Black-, mais elle s'entraînait constamment pour le premier. « Non, comme toute personne se présentant dans un garage en demandant de l'aide, je suis là en tant que cliente. » Sa voix était froide, un peu sèche même.... Et qui écoutait bien pouvait entendre une petite pointe d'agacement. Une voiture tombant en panne, c'était mauvais pour les nerfs, même ceux d'acier d'Emmeline Vance. Ah moins que ce soit Black.

Question à laquelle tu aurais pu répondre si seulement tu t'étais servie de ce merveilleux organe appelé cerveau... Emmeline retint de justesse la réplique, acerbe, presque méchante. Ce n'était pas dans sa nature, elle était une femme posée, qui ne disait que le strict nécessaire sans s'encombrer de sentiments inutiles. Mais Black... Black avait le don de faire ressortir le pire en elle. Pourquoi nul autre qu'elle ne trouvait qu'il avait la parfaite tête à claque, et que quelques coups de chaudron bien placés ne lui feraient pas de mal ?
Et puisqu'il avait eu la bonne idée de se réconcilier avec Lyleïa, elle ne pouvait même plus partager son opinion avec sa jumelle. De plus, depuis peu il lui présentait des facettes intéressantes de sa personnalité...

« Ma voiture est tombée en panne juste à côté. Je comptais demander au garagiste de m'aider à la pousser jusqu'ici et de la réparer au plus vite, puisque des affaires urgentes m'attendent. Mais étant donné que c'est toi le garagiste... » Elle hésitait, le jaugeant du regard. Etait-il suffisamment compétent ? Il était sorcier de naissance, il ne pouvait pas connaître aussi bien les voitures qu'un moldu formé pour le faire. A moins qu'il utilise la magie ? Oui, en y pensant bien c'était la seule solution, mais elle n'était pas sûre que cela la mettre plus en confiance. Bien que Sirius ait gagné en sérieux depuis l'époque de Poudlard, toutes ses frasques étaient trop vives dans sa mémoire. Et s'il lui jouait un tour, juste parce que c'était elle ? Emmeline avait eu l'impression que leur mission les avait quelque peu "rapprochés", adoucissant légèrement sa propre rancune, mais si ce n'était pas réciproque ?
Mieux valait ne pas tenter le Chaporouge.

Parce que c'était tout de même la vie de sa belle, de sa précieuse voiture entre les mains de Sirius Black.
Et Emmeline n'était pas certaine qu'elle avait envie de courir ce risque. Oh, elle faisait confiance à Black lorsqu'il s'agissait de défendre ses arrières et de se battre comme le lion qu'il avait du être dans une autre vie -si autre vie il y avait. Mais pour réparer sa voiture ? L'image de l'homme prenant sa citroën pour un jouet grandeur nature était bien trop plausible pour qu'elle puisse conduire en paix en sachant que c'était lui qui avait fait les réparations. Avec des mains pleine de graisse en plus.
Imaginer des traces de doigts graisseux sur la carrosserie immaculée lui tira un frisson d'horreur. Elle croisa les bras sous sa poitrine, tout son dilemme intérieur -et oh quel dilemme !- se reflétant dans ses yeux. Et bien entendu, pas de collègue en vue pour remplacer Black. Ca aurait été trop beau.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Dim 2 Nov - 14:35

A sa question, il vit Emmeline Vance se crisper d'agacement. Le sourire de Black s'élargit un peu, comme il savourait le spectacle de la jeune femme qui cherchait à contrôler ses émotions.

Si c'est ce que tu espères, je ne suis pas là pour tes beaux cheveux, Black.

Sirius haussa les sourcils - oh, vraiment ?

Non, comme toute personne se présentant dans un garage en demandant de l'aide, je suis là en tant que cliente.

Le jeune homme cessa de triturer son torchon. Emmeline Vance, une cliente ? Mais... Ah. Il compris soudainement. Elle savait conduire une voiture. Au fond, Sirius en était impressionné. Lui même avait passé son permis en sortant de Poudlard - ce qui n'avait pas été aisé. Heureusement qu'il connaissait le sortilège de confusion lui permettant d'égarer l'examinateur pour obtenir son permis dès la première fois. N'empêche, Vance avait dû l'obtenir sans tricher, telle qu'il la connaissait. Mais peut-être avait-elle dû s'y prendre plusieurs fois ?

Ma voiture est tombée en panne juste à côté, précisa la jeune femme. Je comptais demander au garagiste de m'aider à la pousser jusqu'ici et de la réparer au plus vite, puisque des affaires urgentes m'attendent. Mais étant donné que c'est toi le garagiste...

Black glissa une grosse clé à molette dans la poche arrière de son jean de travail, juste à côté de sa baguette. Pour le coup, Vance n'était pas cool. Comment pouvait-elle prétendre à bosser dans la justice magique si elle n'était pas un peu plus diplomate. Ceci dit, il n'était pas vexé. Ça l'amusait juste de la voir le dédaigner alors qu'il était le seul ici à pouvoir faire quelque chose. Son collègue était en congé, et le patron était à une réunion pour acheter un stock de nouveaux pares-brise - soit disant plus résistants.

Elle est loin, ta voiture ? demanda-t-il sur un ton professionnel, laissant glisser sur lui le venin de Vance.

Il se saisit d'une boîte à outil posée sur une étagère en métal et passa devant "la cliente".

On va s'y rendre directement, pour voir de quoi il en retourne.

Ils s'éclipsèrent du garage, dont Sirius ferma la grille, avant de remonter la rue. Guère empruntée, la rue ne comptait que des immeubles pas très élèvés. Il y avait certes un joli parc plus loin, mais la plupart du temps, ils étaient tranquilles. Si Sirius avait besoin de sa baguette, il savait qu'il n'avait pas de danger d'être surpris.

Sans déconner, Vance, c'est ça, ta voiture ?

Loin d'être moqueur, Sirius était scotché. Ça, c'était de la classe - le genre de bagnole que lui ne pourrait jamais s'acheter sans faire fondre l'argent que lui avait donné son oncle Alphard. Il posa sa boîte à outil sur le trottoir et fit le tour de l'habitacle, observant la carrosserie, les pneus, le pare-choc en métal qui étincelait, laissant échapper des petits "wow" plein d'admiration.

Tu m'en bouches un coin, Vance, finit par dire Sirius en se relevant. Pfff, à tous les coups, elle n'a rien, ta caisse, tu veux juste te la péter, c'est ça ?

Mais vu la tête de Vance, non, ce n'était pas ça.

Vas-y ouvre moi le capot, que l'on regarde ta pépette de plus près.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Lun 3 Nov - 20:41





Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
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h bien, puisqu'elle n'avait pas le choix...
Finalement, Emmeline décida que Black méritait qu'elle lui fasse confiance cette fois encore. Peut-être que sa réaction étrangement professionnelle y était pour quelque chose. S'il ne relevait pas sa critique à peine dissimulée, c'est qu'il y avait effort.
Et puis, même sous sortilège de confusion, son patron n'aurait pas gardé un employé incompétent. Et sir jamais Black osait se jouer d'elle... elle ne lui adresserait tout simplement plus la parole, et cela réglerait le problème. Définitivement.

« A quelques mètres dans la rue. Suis-moi. » lui expliqua-t-elle brièvement, avant de lui indiquer le chemin.

C'était... déconcertant, que de marcher dans la rue côte à côte avec Black, comme si les griefs étaient passés, comme s'ils étaient deux moldus lambdas. Oui, déconcertant que de le but de leur association ne soit pas quelque mission secrète et dangereuse.... Mais quelque chose d'aussi banal qu'une panne de voiture. Quelques jours plus tôt, on si on lui avait dit qu'elle se baladerait dans la rue avec le plus insupportable des sorciers à ses côtés, elle ne l'aurait jamais cru.
A croire que les choses, doucement, changeaient. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Après une courte marche, ils arrivèrent sur le lieu ou dans son linceul blanc la voiture les attendait.

Tout d'abord, elle se sentit insultée par la réaction de Black... Avant de réaliser que son ton était loin de l'habituel moqueur qui le caractérisait. Non, visiblement monsieur était franchement impressionné par l'allure inégalable de sa voiture. L'ombre d'un sourire mi-fier mi-satisfait se dessina sur les lèvres de la sorcière. Voilà qu'elle avait découvert un nouvel avantage à posséder telle beauté : réduire Sirius Black au silence.
Et puis qu'on admire tant ce qui était à elle était très profitable à son ego.

Intérieurement plus amusée qu'elle ne le laissait voir, elle observa le spectacle de Sirius tournant autour de sa voiture. Un vrai gamin devant le plus beau paquet cadeau qu'il n'ait jamais vu ! Comme elle l'avait pensé, il agissait comme un enfant excité par la chose.... En jetant sur sa voiture un regarde de prince énamouré par sa princesse. Un regard qu'elle n'aurait cru réservé qu'aux femmes, pour un homme. A croire que Sirius Black plaçait voitures et femmes au même étage, ce qui expliquerait bien des choses....

Son raisonnement fut interrompu par une remarque qui la fit retomber sur terre, loin d'un amusement déplacé.
L'expression d'Emmeline redevint mortellement sérieuse et son regard en disait plus long que tous les mots : avait-elle l'expression de quelqu'un faisant semblant d'être forcé de requérir l'aide d'un tiers ? Elle avait toujours détesté devoir se reposer sur autrui plutôt que de régler le problème par elle même, là ne faisait pas exception.

Bien que vexée, elle ne releva pas la remarque.
Elle aurait pu lui dire que ses parents voulaient le meilleur pour elle, même si pour cela ils devaient dépenser une petite fortune. Elle aurait pu lui dire que c'était pour cela qu'elle tenait tant à ce que sa voiture soit réparée au plus vite, quitte à la lui confier. Elle aurait pu dire qu'elle ne voulait pas décevoir ses parents en leur annonçant la panne quelques jours seulement après le cadeau.
Mais cela n'aurait pas été correct vis à vis de Black. Elle n'ignorait pas ses antécédents familiaux -qui le pourrait !- et bien qu'il ait choisit volontairement de quitter ses propres parents, elle supposait que cela ne devait pas être facile tous les jours, de ne compter que sur soi même... Alors étaler devant lui la fortune et la prévenance de ses parents était hors de question.

« Et s'il te plaît c'est pour les chiens ? » Et dire qu'elle prenait soin de ne pas le froisser alors qu'il se comportait comme un goujat malpoli... Calme, Emma, calme. Elle inséra les clés dans la serrure, et fit le tour de l'habitacle pour ouvrir le capot. A partir de là, ce n'était plus de son domaine de compétences. « Comme tu l'as remarqué, ce n'est pas n'importe quelle voiture. Alors je te prierais de prendre garde à ne pas la salir. » Sous entendu : "Une seule trace de graisse et je t'en voudrais jusqu'à la fin de ma vie."

« Et de ne pas lui donner de surnom. » Quelle idée de surnommer une voiture, vraiment ! Un objet inanimé sans âme n'avait pas besoin d'un nom.... Une belle preuve de mauvaise foi étant donné que dans le secret de ses pensées Emmeline elle-même avait baptisée son dernier trésor.
Blanche-Neige était le surnom parfait, n'est-ce pas ?

« Sur ce, je m'en remet à toi. » déclara-t-elle d'une voix solennelle. Par Merlin, qu'il ne le lui fasse pas regretter.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Jeu 6 Nov - 21:47

Il y a des gens qui, même alors que tu t'efforces de rester aimable avec eux, te remballes comme un malpropre. Emmeline Vance faisait manifestement partie de ses gens-là. Ça valait le coup d'être poli - pour une fois qu'il ne lui lançait pas une vacherie à la figure ! La jeune femme déverrouilla le capot de l'intérieur et Sirius, légèrement penché en avant, mis au jour les entrailles de la voiture.

Comme tu l'as remarqué, souligna Vance, ce n'est pas n'importe quelle voiture. Alors je te prierais de prendre garde à ne pas la salir.

D'accord... Sirius inclina la tête, l'esprit partant déjà à la recherche d'une éventuelle faille. Le moteur était nickel, tout était neuf et encore brillant. Un vrai bonheur car cela lui changeait des tacots qui passaient au garage la plupart du temps.

Et de ne pas lui donner de surnom.

Sirius cessa aussitôt son inspection. La tête sous le capot, il était en train de se demander si Vance n'était pas royalement en train de se moquer de lui. Okay, il passait ses journées les mains dans le cambouis, dans la graisse de voiture, dans l'huile de vidange, oui, il avait les mains si sales que lorsque qu'il rentrait à l'appartement, il lui fallait un bon sortilège de nettoyage pour décrasser sa peau et ses ongles, mais au moins, lui, il bossait. Il ne passait pas sa journée le nez dans des livres illisibles, sur des sujets dont tout le monde s'en foutait !

Sur ce, je m'en remets à toi.

A ces mots, Black se redressa alors complètement, les sourcils froncés, et dit alors :

Ah, quand même. Là on change de ton. Parce que ça a beau être ta petite voiture toute neuve rien qu'à toi, il n'empêche que tu as besoin de moi pour la faire fonctionner.

C'était vrai quoi ! Il n'était pas le larbin qui devait exécuter expressément ses ordres. Il n'avait pas à supporter son comportement de princesse. Vance pouvait être quelqu'un de vraiment insupportable, parfois - pas étonnant que lui ait passé sa scolarité à Poudlard à lui chercher des poux. De nouveau, il replongea sous le capot, vérifiant que la batterie était bien fixée, que tout était branché correctement.

A première vue, murmura-t-il pour lui même, tout me semble en règle.

Dans sa boîte à outil, il saisit un appareil électronique, pourvu de fils qu'il fixa sur les deux cosses de la batterie. Avec ça, il mesurait la batterie, pour savoir si elle était à plat ou si les cosses étaient endommagées. Tout fonctionnait parfaitement.

Depuis combien de temps tu l'as ? demanda Black en se tournant vers Vance, le ton un peu plus radouci.

Parce que bon, si ça ne faisait que quelques jours, c'était fort probable qu'une pièce soit défectueuse. Sirius ne voyait pas vraiment pourquoi une voiture neuve serait tombée aussi vite en panne. Comme quoi, l'aspect rutilant de la dernière acquisition de Vance ne faisait pas tout.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Mar 11 Nov - 15:34





Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
C


e n'était pas comme si elle ne faisait aucun effort. Certes, elle était moins agréable avec Black qu'avec Remus, par exemple. Mais des années de harcèlement moral ne s'oubliait pas en un claquement de doigt, ni même après une mission en duo... Et puis, elle ne savait pas à quoi s'attendre, avec l'ancien Gryffondor. Du peu qu'elle en avait vu, il semblait prendre avec sérieux son travail, chose qui n'était jamais arrivée à l'époque de Poudlard. D'où qu'elle soit en droit d'avoir des doutes.
Et puis, elle faisait des efforts. Certaines de ces répliques acerbes et supérieure que Marlene qualifiait "d'absolument agaçantes" étaient restées collées sur le bout de sa langue. Sirius ne savait pas tous les efforts qu'elle faisait pour se rendre plus accessible et moins.... Emmeline.

Quoique, ce n'était pas forcément visible lorsque l'interlocuteur était Sirius Black.
Alors Emma pinça les lèvres et croisa ses bras sous sa poitrine, tout en luttant pour conserver une expression neutre et ne pas lui montrer son agacement. Elle détestait, elle détestait qu'il énonce si clairement, si justement cette vérité qu'elle n'aimait pas. Le fait qu'elle ait besoin de lui -ou au moins sa voiture. Qu'elle dépende de lui pour l'occasion.
Et qu'elle n'avait pas même le temps de lui faire remarquer que, de toute manière, le client était roi et donc qu'elle avait tous les droits, qu'il était déjà reparti sous le capot. Bon. Elle ne voulait pas le déconcentrer pendant qu'il tenait la vie de sa voiture entre ses mains. Et cela éviterait d'enclencher un nouveau conflit.

Pourquoi fallait-il toujours qu'elle réponde à Sirius Black alors qu'elle réussissait à sauvegarder son indifférence pour les autres ?

« Cinq jours. Mais c'est seulement la seconde fois que je l'utilise. »

Elle n'avait rien fait de mal, pourtant. Prudente de nature, Emmeline respectait à la perfection le code de la route -peut-être même trop étant donné le nombre de klaxons qui retentissaient derrière elle- et prenait un soin extrême de sa voiture. Elle avait même loué une place exprès pour la garer !
Tout lui semblait en règle ? Eh bien pour elle, tout ne semblait pas en règle, sinon comment expliquer qu'elle ne démarrait pas ?!

« Insinuerais-tu encore que tout est le fruit de quelque plan visant à faire valoir ma supériorité par le biais de ma voiture ? Je sais que je ne vole pas haut dans ton estime, Black » et c'était plus ou moins réciproque « Mais je n'aurais aucun intérêt à mentir sur ce sujet, et surtout pas pour une aussi médiocre raison. »

D'accord, elle était vexée. Vraiment vexée qu'il puisse la prendre pour une superficielle qui ne valait que par ses apparences.... C'était en partie le cas, l'apparence était d'une importance capitale pour une lady bien éduquée. Mais elle n'avait jamais cherché à se faire remarquer comme, elle en était sûre maintenant, il l'insinuait. Emmeline n'avait jamais pensé que l'intelligence de Black allait très loin, mais tout de même, au point de croire que tout cela était un coup monté !

A moins qu'il n'utilise cette excuse parce qu'il ne savait vraiment pas comment réparer sa Blanche-Neige... Dans ce cas, c'était une autre histoire.

Et le fait d'être vexée se traduisait, chez Emmeline, par un regard condescendant et un ton des plus froid -ou en tout cas, plus que d'habitude.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Sam 15 Nov - 22:55

Cinq jours, répéta Black, les yeux rivés sur les entrailles de la voiture.

Et c'était seulement sa deuxième sortie. Manifestement, Vance s'était faite enflée. On avait dû lui refourguer un modèle certes neuf, mais avec une erreur de fabrication. Sirius, les deux mains sur la voiture, s'y appuyait, scrutant chaque centimètre carré du moteur. C'était terriblement frustrant que de ne pas parvenir à trouver de suite la cause d'une panne - surtout quand la propriétaire était à côté, jugeant chacun de vos gestes et que cette propriétaire n'était autre qu'Emmeline Vance, une jeune femme désagréable par nature et qui n'attendait que de partir au plus vite.

Insinuerais-tu encore que tout est le fruit de quelque plan visant à faire valoir ma supériorité par le biais de ma voiture, cingla l'ex-Serdaigle. Je sais que je ne vole pas haut dans ton estime, Black, mais je n'aurais aucun intérêt à mentir sur ce sujet, et surtout pas pour une aussi médiocre raison.

Cette fois-ci, Patmol soupira d'agacement, les épaules s'affaissant. Ne pouvait-elle pas se taire trente secondes, le temps qu'il se concentre vraiment et fasse son boulot convenablement ? Ne pouvait-elle pas faire comme toutes les autres femmes qui venaient là et qui considéraient le boulot des garagistes avec admiration ? C'était probablement trop demander ; Vance semblait bien vouloir le faire sortir de ses gonds. Abandonnant l'inspection de la voiture, l'ex-Gryffondor fit face à la jeune femme qui se tenait là, stoïque, les lèvres pincées et le regard aussi froid que celui du Professeur Binns et les bras croisés sur sa poitrine.

Ta soit-disant supériorité reste à prouver, Vance, répliqua Sirius en lui jetant un regard noir. Cesse, ne serait-ce que cinq minutes, ta paranoïa. Merlin, pour une fois que je ne te reproche rien !

Il se pencha et prit un chiffon dans sa boîte à outil.

J'essaye de faire mon boulot, reprit-il un peu plus fort pour couvrir le bruit d'une voiture qui passait près d'eux, qui consiste tout d'abord à faire des constats. Ta voiture est neuve et ne présente - a priori - pas d'anomalie. Après, si tu te sens visée par quoi que ce soit, c'est ton problème, pas le mien.

Dire qu'il y avait à peine quelques jours, lui et elle se jetaient la tête la première dans une mission presque improvisée pour tenter de démasquer Rogue. Tous deux avaient su se gérer et s'épauler pour en sortir indemnes. Pourquoi fallait-il qu'elle fasse comme s'il était toujours un petit con de troisième année. Ne pouvait-elle pas grandir un peu, elle aussi ? Même si ça lui en coûtait, Black reconnaissait que sa présence avait été nécessaire lors de son face à face avec Servilus - aussi, en ce moment même, était-il le dernier à vouloir lui reprocher quoi que ce soit et lui jouer un mauvais tour. S'il était réputé pour avoir un caractère de chien, Vance, elle, avait un caractère de cochon.

Mais enfin, conclut-il sur un ton un peu haineux, libre à toi de refuser mon boulot. Bon courage, cependant pour pousser ta voiture jusqu'au prochain garage.

Ça y est, elle avait réussi à le mettre en colère et, s'il n'était pas soucieux de conserver son sang froid, Black aurait déjà sorti la moitié de son répertoire de grossièretés.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Mer 19 Nov - 14:58





Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
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l semblait qu'elle avait finalement réussit à faire ressortir la véritable nature quelque peu... explosive, de Black. Emmeline resta de glace face aux dires de son ancien camarade de Maison... Paranoïaque, elle ? L'attaque passait bien au dessus, trop bancale pour pouvoir l'ébranler d'une quelconque façon. Certes, Emmeline était prudente. Très prudente. Au point de vérifier plusieurs fois dans la rue qu'elle n'était pas suivie ; au point de se méfier même des visages connus en se demandant s'ils n'étaient pas un dangereux masque ne cherchait qu'à fragiliser ses barrières pour la prendre en traître ; au point qu'à chaque fois que sa baguette était tenue par sa main elle craignait qu'une erreur ne la fasse tuer à nouveau.  
Mais elle n'était pas paranoïaque, et elle allait le démontrer à Sirius Black.

« La paranoïa est une psychose reconnaissable par la présence d'idées délirantes. Or, je ne crois pas délirer en me souvenant que tu n'as jamais eu besoin d'avoir de quoi me faire des reproches pour malgré tout me faire subir tes blagues de mauvais goût, Black. Ni en me rappelant qu'il n'y a pas dix minutes tu justifiais ma situation par le simple vouloir de "juste me la péter " comme tu dis. Ton argument est donc obsolète. »

Voilà, le constat était fait -elle aussi pouvait en faire sans être pour autant garagiste.
Il était fait, et immédiatement regretté. Pas qu'Emmeline ne sache pas qu'elle avait raison, mais elle avait eu tort de le dire à haute voix.  

Elle n'était PAS paranoïaque. Juste, prudente. Très prudente.
Mais lui n'était pas -en tout cas, plus- l'imbécile immature et harceleur de Poudlard. Il semblait vraiment vouloir bien faire, et elle se comportait comme une cliente ayant plus de la harpie que de la lady.

Voilà qu'il réussissait à la faire culpabiliser. Chose qui ne serait pas arrivée s'il n'avait pas su si bien l'arracher à sa carapace insensible. Ce qui, en conclusion, était la faute entière de Sirius Black. Et de sa propre sensibilité ridicule.

« Attends. » ajouta-t-elle d'une voix plus humaine et moins... Emmeline démontant sans pitié les arguments de Sirius Black en l'empêchant de se concentrer sur ce qui était réellement important -sa voiture, donc.

Il fallait qu'elle le retienne, avant qu'il ne s'en aille parce que sa fierté masculine doublée de gryffondor soit vexée ; et qu'elle ne soit placée dans une position très problématique. Appeler un dépanneur coûterait cher, et elle n'était pas non plus physiquement adaptée pour pousser une voiture.

D'autant plus que les reproches qu'elle lui faisait, elle ne se serait jamais permis de les faire à un autre garagiste.

Sauf si ledit garagiste avait été un total incompétent et qu'il lui avait fait perdre du temps. Or, jusqu'à présent c'était elle qui avait empêché Sirius de travailler correctement... Parce qu'elle était influencée par l'expérience passée. Un comportement injuste et indigne d'une future avocate qui prônait la tolérance et la justice.
Elle décroisa les bras, tentant de se détendre.

« Reprenons du début. Comme deux personnes civilisées, du moins. Bonjour, Sirius Black. Aurais-tu l'obligeance de me faire admirer tes prouesses en mécanique moldue ? Ce serait un grand service que tu me rendrait si tu réussissais à régler le problème, tandis que je patienterais sagement en t'observant travailler. » récitât-elle d'un ton aimable, presque doucereux. Oui, une attitude des plus polie, un langage et un discours courtois comme il fallait dans la haute société londonienne....
Et bon, d'accord, peut-être l'avait-elle quelque peu exagéré avec une imperceptible ironie. Eh bien quoi, attendait-il qu'elle se pâme devant lui comme toutes les femmes moldues le faisaient au songeant aux garagistes ? Emmeline ne comprenait pas l'origine du fantasme de groupe provoqué par ce corps de métier -auquel même sa mère succombait !- mais elle même n'avait aucun attrait déplacé pour les mains graisseuses et les manières de rustre.
Oh, elle ne visait personne, bien entendu.
Mais dans tous les cas, elle ne serait sincèrement satisfaite que lorsque Sirius lui aurait prouvé qu'il méritait d'être appelé garagiste. Elle attendait donc de voir, tout en lui laissant une chanse de l'impressionner. A lui de la prendre.

Si elle se sentait légèrement coupable pour la correction discutable dont elle avait fait preuve jusque là, ce n'était pas pour autant qu'elle allait s'incliner et dire amen seulement parce qu'il était en position momentanée de supériorité.
Puisse cette position changer au plus vite.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Jeu 27 Nov - 18:45

Alors pourtant que Black espérait avoir secoué un tant soit peu Vance, cette dernière ne pipa mot et tous deux restèrent un moment à se jauger du regard. Sirius était décidé à ne plus toucher à sa satanée voiture. Il aurait bien laissé Vance en plan en pleine rue, pour qu'elle se démerde toute seule. Ça lui apprendrait à lui parler sur ce ton, alors que lui, il l'aidait ! Lorsqu'elle ouvrit la bouche, après un moment de réflexion, Sirius cru que c'était pour qu'elle s'excuse et - même - le supplie de ne pas la laisser comme ça avec sa voiture en panne. Mais non. Avec Vance, peut-être que Black avait tendance à être trop idéaliste, à la limite de la naïveté. Cette fille était tout simplement trop... rabat-joie :

La paranoïa est une psychose reconnaissable par la présence d'idées délirantes, exposa-t-elle, très sérieuse.

Elle commença à dérouler un argumentaire qui manqua d'assommer Black par son incongruité. Il haussa un sourcil, le visage figé dans une expression agacée. Mais pourquoi, par la culotte de la Fée Morgane, lui prenait-elle ainsi la tête. Des gens allaient en prison pour moi que ça.

Ton argument est donc obsolète.

Non, mais, et son argument à elle, il était comment ?

Bon, okay, j'ai compris, lâcha Sirius en bougonnant, puisque je suis apparemment une source de traumatismes pour toi, je me tire.

Il jeta pèle-mêle ses outils dans sa mallette et la referma un peu brusquement, avant d'en saisir la poignée et d'esquisser quelques pas vers le garage, laissant la voiture béante sur le bord de la route.

Attends.

Leva les yeux au ciel, Sirius se retourna - pourquoi le faisait-il, il l'ignorait - et dévisagea un peu méchamment Vance du regard.

Reprenons du début. Comme deux personnes civilisées, du moins. Bonjour, Sirius Black. Aurais-tu l'obligeance de me faire admirer tes prouesses en mécanique moldue ? Ce serait un grand service que tu me rendrais si tu réussissais à régler le problème, tandis que je patienterais sagement en t'observant travailler.

C'était forcé, certes, mais c'était dit. Pour quelqu'un comme Vance, ce genre de déclaration avait valeur d'excuses - Sirius était un peu du même genre, de ce côté là, lorsqu'il daignait de temps à autre, mettre orgueil et mauvaise foi de côté. Il ne répondit pas de suite, laissant planer une sorte de suspens. Il pouvait encore rebrousser chemin. Mais il se souvint que, quelques jours plus tôt, Vance lui avait quand même prêter une assistance non négligeable, l'empêchant de s’énerver complètement contre Rogue.

N'avait-il donc pas une dette envers elle ?

Il soupira. C'était dur de le reconnaître, mais effectivement, il lui devait une chandelle. Et en bon Gryffondor qu'il était, il ne pouvait pas ignorer ce fait qui, pour le coup, était un argument irréfutable.

Okay, obtempéra-t-il en revenant vers elle.

Il reposa sa mallette et vint se poster de nouveau devant le capot.

Je te préviens, ajouta-t-il en accrochant son regard, le moindre commentaire, et cette fois-ci, je n'aurais pas d'état d'âme.

La voilà fixée. Bon, il en était où ? Il reprit son examen, en essayant d'oublier son énervement et de retrouver contenance. Machinalement, il déboucha le réservoir d'huile, en sortit l'indicateur et...

Ah, ben voilà ! s'exclama-t-il.

Le réservoir était à sec. Le sourire de Black reprit place sur son visage, en même temps que qu'un ton triomphant colorait ses paroles.

Je suis désolée, Vance, mais tu t'es faite enflée. On t'a vendu une voiture qui avec des réservoirs à sec. Normal qu'elle tombe en rade même si elle est neuve !

En guise de preuve, il lui montra l'indicateur, qui n'était souillé d'huile qu'à sa toute extrémité.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Dim 28 Déc - 10:46





Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
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Pendant un instant de désagréable incertitude, Emmeline craignit que sa plaidoirie improvisée soit inefficace. Il était là, laissant un silence pour une fois dérangeant s'étirer et peser sur elle comme une épée de Damoclès tremblotante. Oh, cela n'allait pas la tuer que de se faire lâcher par Sirius Black, tout comme cela ne l'avait pas tuée de se faire lâchée par sa voiture neuve. Pour autant, elle n'allait pas apprécier.

Elle savait ô combien il pouvait être entêté -beaucoup plus que la raison le voudrait. Mais Sirius Black n'était pas un être ingrat -du moins lui semblait-il- alors il devrait logiquement prendre en considération le fait qu'elle l'avait assisté alors que rien ne l'y obligeait, quelques jours plus tôt. Et surtout qu'elle avait été la seule à le faire. En soit, elle avait de solides arguments de son côté.

Mais à croire que la laisser mijoter était une petite vengeance puérile toute Sirius Black. Donc elle ressortait tout de même victorieuse, et soulagée.  

Emmeline soutint sans cligner des yeux le regard encore un peu remonté de Black, en posant simplement un doigt devant ses lèvres pour signaler qu'elle allait bien tenir son engagement. Silence jusqu'à ce qu'il trouve la cause de la panne -si jamais il la trouvait. Car aussi grandiloquente soit l'assurance de Sirius Black, ça n'en restait qu'une superbe illusoire. Emmeline attendait de voir des faits, réels, tangibles, prouvables.

Elle imaginait aisément les rouages du cerveau de l'ancien Gryffondor dans tous leurs états. L'orgueil de Black l'empêcherait de s'avouer vaincu, surtout pas lorsqu'elle était là, à suivre du regard ses moindres gestes, à analyser ses moindres mouvements, à guetter la moindre erreur...
Elle fut sortie de son analyse par l'exclamation victorieuse de Black. Enfin un résultat.

Et à croire qu'il se réjouissait qu'elle se soit faite arnaquée par un moldu malhonnête autant que d'avoir trouvé la solution au problème. Mais elle ne lui ferait pas le plaisir de se montrer agacée ou troublée d'une quelconque façon par le fait qu'elle soit victime d'une arnaque. Non, Emmeline Vance était bien au dessus de cela. Et surtout, elle ne voulait pas donner la satisfaction à Black de tirer d'elle des réactions non contrôlées.

« Pas d'anomalie, hm ? Je vois. » répondit-elle avec son habituel calme de parade. Ses parents allaient en entendre parler. Et celui qui leur avait vendu cette voiture aussi. Connaissant son père, le pauvre vendeur allait se voir emmener dans un procès qui allait lourdement alléger son compte en banque. Sir Vance était dur en affaire. Une histoire de famille, semblait-il. Mais tout ce qui comptait était que justice soit faite, et que la voiture soit à nouveau en service. « Je suppose que tu as de quoi le remplir à nouveau ? »

Certes, les connaissances d'Emmeline en mécanique étaient très limitées, mais il ne fallait pas être sorcière pour comprendre les bases. Remplir les différents réservoir de la voiture était une action assez simple à réaliser, lui semblait-il se souvenir. Mais elle ne se salirait pas les mains à le faire, surtout pas lorsqu'elle avait déjà quelqu'un pour s'y prendre à sa place.

Le regard que posait maintenant Emmeline sur la source de ses ennuis du jour était sombrement songeur. Elle aurait du penser à vérifier les réservoirs.  Même s'il n'y avait aucune raison pour qu'ils soient vides, étant donné que la voiture était nouvelle, cela n'excusait rien. Un détail aussi infime finissait par la placer dans une si.... embarrassante situation. Dans un combat, cela pouvait coûter plus qu'une entrevue avec Sirius Black. Une blessure. Ou pire.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Ven 2 Jan - 18:40

Emmeline fixait l'indicateur avec un regard dénué de toute émotion. Ciel, pensa Sirius, était-elle toujours obligée d'être aussi stoïque ? Il reconnaissait que cela pouvait certes être une qualité, mais la vie ne consistait pas à garder une attitude sous contrôle. Black venait de trouver le problème qui, somme toute, n'était pas un vrai problème - elle pouvait être contente, non ?

Non. Manifestement, Emmeline Vance n'était pas le genre de femme à être "contente".

Je suppose que tu as de quoi le remplir à nouveau ?

Sirius hocha la tête. Il avait d'ailleurs esquissé un mouvement pour rentrer au garage. Il dit à Vance d'attendre près de sa voiture et s'en alla prendre un bidon d'huile ainsi qu'un entonnoir. Il revint à pas rapides et remplit le réservoir. Car oui, Vance supposait bien, il avait de quoi régler le problème.

Normalement, dit le Maraudeur en rebouchant son bidon d'huile, tu devrais avoir une petite bouteille d'huile dans ton coffre. En cas de panne de ce genre, tu peux toi-même y remédier.

Il fit le tour de la voiture, passa devant la jeune femme et ouvrit le coffre pour y dénicher le flacon. Au moins, de ce côté-là, le véhicule était en règle. Lorsqu'il exhiba l'objet, Sirius remarqua la mine sombre de sa cliente. Il ne dit rien, reposa le flacon et ferma le coffre.

Je vais vérifier s'il n'y a pas de fuite.

Il revint devant le capot, et se pencha pour voir sous la voiture. Comme tout était encore propre, Sirius put inspecter à tout loisir chaque élément. Pas de fuite. La voiture était vraiment une arnaque. Black se redressa, pensif. Une fois encore, il nota la mine peu joviale d'Emmeline Vance.

Ça ne va pas, demanda-t-il.

Sirius avait adopté une mine soucieuse, qu'il abandonna deux secondes plus tard pour lâcher :

Ou bien es-tu vexée d'avoir une voiture pas si neuve que ça ?

Patmol savait qu'il cherchait et qu'il finirait par se faire rabrouer. Mais c'était tellement plus drôle de la taquiner alors qu'il venait de prouver qu'il n'était pas l'imbécile fini qu'elle le soupçonnait être quelques minutes auparavant.

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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Lun 5 Jan - 13:32





Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
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andis que Black la laissait le temps d'aller chercher ce dont il avait besoin pour terminer son travail, Emmeline ne bougea pas d'un muscle. Pas qu'elle se soit décidée à obéir à tous les ordres de son collègue à la lettre, simplement... Les choses avaient échappées à son contrôle. Et Emma n'acceptait pas les écarts, même infimes. Peut-être cet accident était-il un avertissement pour lui signaler qu'elle devait se reprendre en main, et vite. L'apparence de la force n'était pas suffisante, il fallait que la force intérieure suive. Aussi forte Lyleïa puisse-t-elle la croire, ce n'était que son ultime hypocrisie.

C'était étrange, que d'envier Black à ce moment. Lui, malgré ses innombrables imperfections, ne manquait pas de force. Il bataillait dans un petit boulot qu'elle trouvait indigne, mais son sourire était sincère et son bonheur tout sauf factice. Elle entreprenait les études dont elle avait toujours rêvé, attirait les envieux de par sa compétence extrême.... Mais elle n'arrivait pas à se réjouir de ce qu'elle avait.
Etrange, que d'envier quelqu'un dont la situation était moins glorieuse.

La sorcière observa attentivement les mouvements du garagiste, pour les mémoriser. Et dire qu'il en rajoutait en insinuant puis prouvant en fouillant dans son coffre qu'elle aurait très bien pu s'en sortir sans aide -et donc sans subir l'humiliation d'aller quérir son aide, à lui.
Elle n'avait besoin de personne.

« Je ne m'y ferais plus prendre. » répondit-elle sèchement. Encore un détail qui lui avait échappé. Autant dire que dès ce soir, elle allait se pencher sur le manuel de mécanique de six-cent pages que son père laissait prendre la poussière dans le fond le plus sombre de la bibliothèque. Et elle allait s'assurer de ne plus faire d'erreurs.
Car Emmeline Vance n'avait évidemment pas droit à l'erreur.

Mais plus le temps passait, plus elle croyait se rendre compte qu'elle n'était pas infaillible. D'abord l'Institut, puis sa dette envers Rogue, puis ça.... Tout échappait à son contrôle. Elle avait beau tout faire pour y mettre un terme, cela continuait. Mais assurément, elle ne pouvait pas le reconnaître. Ce n'était rien qu'elle ne pouvait arranger par elle-même, se disait-elle.

Elle avait presque eu l'impression -presque- qu'il était réellement inquiet. Mais Sirius Black restait Sirius Black, en toute circonstance, et il ne manquait jamais l'occasion d'être un idiot moqueur et horriblement agaçant. Ce qui eu au moins le mérite qu'Emmeline laisse de côté ses pensées sombres pour redevenir l'insupportable lady hautaine qu'il détestait tant. C'était donnant donnant.

« Je songeais simplement que tu étais bien fier de toi, pour quelqu'un qui a mit presque une heure à trouver un simple manque d'huile. » répliquât-elle avec d'un ton doucereux accompagné d'un sourire poli. Non, elle ne se mettrait pas en colère, ce n'était pas digne d'elle. Mais il n'était pas non plus digne d'Emmeline Vance de réagir à quelque chose d'aussi futile que de la provocation gratuite. Encore moins d'y répondre. C'était comme lui accorder une victoire à chaque fois qu'il tirait d'elle autre chose que la froideur qu'elle offrait à tous les autres. Mais... Cela était plus fort qu'elle. Et étais-ce si mal, au final ? Un psychomage lui aurait certainement assuré de l'utilité d'avoir un défouloir quand on était dans son cas, à constamment intérioriser. Black avait le profil de l'emploi. Pas supérieurement intelligent à la moyenne, néanmoins une bonne répartie, une tête à claque, un passif orageux entre eux deux...

Oui mais non. Emmeline n'allait pas finir comme tous ces gens du commun. Elle n'avait nul besoin d'un défouloir. Nul besoin d'extérioriser. Les émotions trop fortes étaient des faiblesses et des dangers qu'elle ne pouvait autoriser. La colère n'avait pas lieu d'être. L'amusement non plus. Même la peine devrait être effacée.
Sans sentiments, elle irait tellement mieux.

« Bien. Passons aux choses sérieuses. Combien est-ce que je te dois pour la vérification complète ? Préfères-tu un paiement en mornilles ou en livres ? » demanda-t-elle, redevenue aussi illisible qu'un miroir sans teint, la main déjà prête à prendre son portefeuille pour payer comme n'importe quelle cliente habituelle le ferait.

Un chevalier servant, même aussi mauvais chevalier ET servant que l'était Sirius Black, méritait sa récompense. Et non, ce ne serait pas un baiser.
Hors de question qu'il salisse sa voiture en posant ses lèvres dessus.


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Mer 14 Jan - 14:23

Sirius Black resta un moment dans la même attitude pour pouvoir jauger la réaction de sa jeune cliente.

Je songeais simplement que tu étais bien fier de toi, pour quelqu'un qui a mis presque une heure à trouver un simple manque d'huile.

Il sourit à sa répartie et lui décocha une œillade malicieuse. Il l'avait cherché, n'est-ce pas ?

C'est un défaut qui, répliqua-t-il aussitôt, n'arrive pas sur les voitures neuves.

Il accentua délibérément le dernier mot et leva les yeux au ciel dans une moue innocente. Puis il revint à la voiture, retira les sécurités qui maintenaient le capot ouvert et referma ce dernier. Le claquement sonore résonna dans toute la rue. Sirius riait de l'anomalie de la voiture, mais il lui venait l'idée que le manque d'huile pouvait ne pas être le seul défaut. Il devait à présent vérifier les éléments qui participaient à la sécurité d'une voiture, comme les plaquettes de frein, par exemple.
Nombreux étaient les sorciers qui possédaient le permis. Sirius en voyait parfois quelques uns, qui roulaient dans des voitures qu'ils rafistolaient eux-mêmes. Conduire en étant sorcier, ce n'était pas sorcier, car un coup de baguette évitait l'accident. Vance était une sorcière douée qui n'aurait aucun mal à reprendre le contrôle de sa voiture en cas d'absence totale de frein. Toutefois, depuis qu'il était garagiste, Sirius en avait entendu des vertes et des pas mûres. Les moldus avaient beaucoup d'accidents, souvent liés à des négligences ou à un manque d'attention - et eux ne possédaient pas de baguette pour éviter le pire. C'était ça, les moldus : ils confiaient leur vie à des inventions certes géniales, mais pas infaillibles...

Bien. Passons aux choses sérieuses, reprit l'ancienne Serdaigle. Combien est-ce que je te dois pour la vérification complète ? Préfères-tu un paiement en mornilles ou en livres ?

Sirius s'était accroupi entre la voiture de Vance et celle garée juste devant. Il étudiait l'intérieur des roues avant. Levant la tête vers la jeune femme, il précisa :

Par livres, c'est plus simple pour l'administration du garage.

D'un coup de baguette, il fit léviter la voiture à quelques centimètres au dessus du sol - suffisamment pour pouvoir glisser la tête sous elle et pas assez pour qu'un moldu curieux se doute de quelque chose.

Je suis payé en livres, tu sais ? lança-t-il à Vance d'une voix étouffée par le métal de la voiture.

Gringott acceptait son salaire moldu et le convertissait automatiquement en gallions. Il avait toutefois une petite réserve de monnaie moldue, au cas où. Il avait encore du mal à savoir la valeur de ces étranges pièces.
Il démonta d'un coup de baguette le pneu avant gauche, celui près du trottoir, et constata que tout allait bien au niveau des freins. Il refit la même opération pour les autres roues et refit surface, en rompant le sortilège de lévitation.

Tes freins sont nickel, par contre.

Il ramassa ses affaires et s'en retourna vers le garage.

Ah, j'oubliais.

Un autre coup de baguette, et la voiture de Vance se mit à étinceler de propreté.

Il est bientôt midi, lui dit-il, tu pourras même manger dessus ! Suis-moi, je vais te faire la facture.

Ils arrivèrent au garage. Black rouvrit la grille et conduisit Vance au bureau. Il s'assura qu'il n'avait pas eu de coup de téléphone durant son absence et se mit à faire la facture.

Voici le montant. Si tu as un autre problème avec ta voiture, tu m'envoies un hibou. N'hésite pas.

Il était sérieux car il savait que ça pouvait être dangereux.

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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma Dim 25 Jan - 10:10





Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient
E


mmeline conserva un air illisible lorsqu'il en rajouta encore plus sur l'handicap de sa voiture. Evidemment, Black ne pouvait pas gentiment laisser le dernier mot. Mais cette fois, elle ne répliqua pas. Non, elle ne s'y ferait pas prendre à chaque fois. Et aussi... Eh bien, aucune réplique digne de ce nom ne lui venait à l'esprit. Black était en cela son opposé qu'il était capable de répondre en un instant à toute remarque, d'une façon totalement spontanée et instinctive. Là ou il lui fallait du temps pour peser les pours et les contres, choisir soigneusement ses mots puis avec une lente et froide délicatesse, les assener. D'une certaine manière, il était en ce terrain là plus "brillant" qu'elle.
Et qu'est-ce que cela était agaçant !!!

Mais au moins avait-il une conscience professionnelle. Alors qu'elle s'apprêtait à lui demander de vérifier ce qu'il n'avait pas encore fait -si les vendeurs s'étaient permis de rendre une voiture sans huile, qui savait ce qu'ils avaient pu faire d'autre ?- il prit l'initiative. Comme promis plus tôt, elle ne dit rien -de toute manière elle n'avait plus de raison de douter de ses talents de garagiste- ; vérifiant d'un regard inquiet que nul moldu ne voyait la voiture léviter au dessus de sol. Imprudent ! Même s'il était quasiment impossible de le remarquer, tout pouvait arriver.
Question technique majeure : A quoi cela pouvait-il bien servir de regarder sous une voiture ? C'était à l'intérieur que se trouvait le mécanisme, non ? Tout ce qui sortait des livres devenait... compliqué.

A la question de Black, elle haussa un sourcil dédaigneux. « Je sais, merci bien. » répondit-elle d'une voix ironique, serrant les lèvres et lui lançant un regard peu amène tant qu'il ne la voyait pas. Etant donné qu'il travaillait pour les moldus, la logique ne demandait pas même réflexions. Elle ne l'avait demandé que par politesse.

Elle acquiesça a la constatation du sorcier-garagiste. Assurément, malgré un petit défaut sa voiture était la meilleure qui soit.
Force était d'admettre que Black savait ce qu'il faisait, songea-t-elle en commençant à le suivre vers le garage. Sauf que...

Elle retint un sourire lorsque Black lança un récurvite sur sa voiture, ultime tentative pour lui prouver qu'il n'était pas un total incapable, et qu'elle l'avait sous estimé. Peut-être bien que oui, finalement. Il avait réussi à ne pas laisser une seule trace visible de son passage, si ce n'était pas un exploit pour Sirius Black !
Malheureusement, cela ne suffirait pas à faire oublier à Emmeline cet évènement. Qu'elle avait faillit, et qu'il avait été celui qui le lui avait fait réaliser. Il avait été témoin d'Emmeline Vance faisant une erreur, chose qui n'arrivait jamais.... ou du moins qu'elle se gardait de montrer aux autres.

Et puis, l'idée même qu'elle puisse manger sur sa voiture était grotesque ! Etais-ce censé être amusant ?

Silencieusement elle le suivit jusqu'au garage, toujours vide de clients. Elle l'observa tandis qu'il préparait la facture... Puis la proposition de Black la surprit. Elle posa un regard mi-méfiant mi-curieux sur le jeune homme. Se moquait-il d'elle ? Non, pas cette fois. Surprise.
Et comme Emmeline ne savait pas réagir au surprenant, elle s'en devint encore plus glaciale.

« Je peux t'assurer que ce ne sera pas une voiture qui viendra à bout de moi, Black. » répondit-elle sur un ton mortellement sérieux. Mourir oui, mais d'un banal accident de voiture ? Cela aurait été si ironique qu'elle, grande sorcière en devenir, membre actif de l'Ordre, soit tuée par le progrès moldu plutôt que par un sort néfaste. Mais non, Emmeline ne se permettrait pas de mourir comme cela. « Voilà ton paiement. » Elle poussa vers lui pièces et billets.... Mais hésita un instant avant de ranger son porte-monnaie dans son sac. « Si tu pouvais éviter de parler de ma visite aux autres ? Je préfèrerais que cela reste... entre nous. Si tu n'y voit pas d'inconvénient. »

Elle ne voulait pas qu'on la sache tombée en une si cocasse situation. Elle ne voulait pas que l'on se rit d'elle, de son imperfection. Elle ne voulait pas que Black prenne plaisir à conter cette histoire en se faisant passer pour le héros ayant sauvé la princesse en détresse.
Son porte-monnaie rangé, elle adressa un simple signe de tête à Black avant de tourner les talons et de... Elle se souvint du sérieux avec lequel il avait accompli son travail, au point même de lui proposer de revenir demander de l'aide. Ce qui n'arriverait pas. Mais il avait fait des efforts, n'est-ce pas ?

« Oh, et Black... » A nouveau, une hésitation. Elle tourna simplement la tête pour pouvoir lui jeter un dernier regard. « ... Je te remercie. » Non, elle ne dirait pas "pour ton aide", ou encore "pour ton bon travail". Non, rien de ce genre là. Emmeline n'était pas tant orgueilleuse qu'elle ne remerciait pas justement ceux qui le méritaient... Mais il s'agissait de Sirius Black, et tout ce qu'il lui avait fait était encore vif dans son esprit. Mais elle avait promis à Leïa d'essayer d'être un peu plus franche, un peu moins hypocrite. Et elle tenait toujours ses promesses. « Tu es plus compétent que je ne le prévoyait. Mais il te reste encore du travail afin de jouer le parfait chevalier servant. Si tu le veux, j'ai d'excellentes adresses pour apprendre à corriger les problèmes de... rusticité. Tu sais ou me trouver si tu ressens le besoin de prendre des cours. » expliqua-t-elle d'une voix doucereuse, avec un fin sourire invisible aux yeux de Black.

Puis sans plus attendre, elle sortit du magasin de son habituelle démarche princière. Le meilleur moyen pour empêcher Black de gagner la partie, c'était de partir avant qu'il ne place son coup. S'il n'avait pas le temps de rétorquer une de ses répliques agaçante mais touchant toujours but, elle gagnait.
Elle s'assit avec satisfaction sur le cuir du siège conducteur, laissant ses mains glisser sur celui du volant. D'un geste, elle alluma la radio et glissa les clés dans le contact. Le vrombissement caractéristique de sa blanche-neige relâcha très légèrement le poids sur ses épaules. Un problème de réglé, pour des dizaines d'autres qui l'attendaient encore.

Mais elle restait étrangement.... satisfaite.
Aussi puéril cela soit-il, ô qu'il était plaisant d'avoir le dernier mot avec Sirius Black !!


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MessageSujet: Re: Les princes charmants ne sont plus ce qu'ils étaient ♫ Sirius & Emma

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