C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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FLASHBACK ღ La Grande Evasion ღ Sirius; 12 Square Grimmauld

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MessageSujet: FLASHBACK ღ La Grande Evasion ღ Sirius; 12 Square Grimmauld Mer 22 Oct - 20:05

La Grande Evasion
Peut-être qu'un foyer est l'endroit où l'on est jamais pardonné, pour que l'on y reste toujours, enchainé par culpabilité. Et peut-être cela vaut-il le prix a payer. - Gregory Maguire

Juin 1976 • 12 Square Grimmauld

Narcissa n’était là que pour prendre le thé. C’était là une activité acceptable, l’un de celles qu’une femme de sang-pur se devait de pratiquer, et puis, elle avait tellement envie de revoir sa tante et ses cousins, avec qui elle ne pouvait passer suffisamment de temps depuis qu’elle avait terminé ses études à Poudlard et s’était rapidement retrouvée mariée. Et puis, donc, la blonde se raccrochait donc à cette idée, la répétant sans cesse comme s’il s’agissait là d’un alibi parfait – comme si elle avait besoin de justifier sa présence dans cette maison, à présent. Il faut dire qu’attendre près de la porte de la chambre de son cousin était loin d’être ce que la belle blonde aurait un jour pensé faire – Ils étaient bien trop différents pour avoir quoi que ce soit à partager et avaient été comme des étrangers l’un pour l’autre d’aussi loin que l’épouse Malefoy puisse se souvenir.

De plus, l’idée d’être associée de près ou de loin avec un Gryffondor titillait la rivalité de base qui existait entre l’ancienne Maison de la blonde et celle de son cousin.

Si il était réellement un Black, il voudrait sortir par la porte d’entrée principale – Ultime signe de défiance face aux valeurs familiales. Andy aussi, avait utilisé la grande porte. Andy. Andromeda. Narcissa n’arrivait pas à savoir si c’était le départ de cette dernière qui avait pourrit leur famille, avait fait de chacun d’entre eux des étrangers les uns pour les autres, ou si l’illustre nom Black avait toujours été en état de décomposition, sans qu’elle ne puisse s’en apercevoir avant. Cela n’aurait plus dû avoir d’importance, à présent – Alors que c’était le nom de Malefoy qu’elle portait – mais Narcissa supposait qu’elle se devait de tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être de la famille Black. Elle avait été trop tard, pour Andy – Trop jeune, trop protégée, trop loin de tout derrière les épais murs de Poudlard qui l’avait empêcher de protester, supplier, convaincre sa sœur aînée de ne pas faire la plus grande erreur de toute sa vie en les abandonnant. Encore à présent, la blonde supposait qu’elle était sous-estimée, que personne ne s’attendrait à ce qu’elle proteste, agisse, défende ce qu’il restait de la famille l’ayant élevée et lui ayant tout donné. C’était une force comme une malédiction. C’était aussi, Narcissa supposait, ce qui lui avait permit si aisément de se glisser hors de la salle où Walburga Black recevait pour le thé – qui, à l’image de l’omnipotence de la famille Black, s’était rapidement transformé en repas à mesure que le soleil commençait à tomber - pour se retrouver là où elle se tenait à présent. Vraiment, s’il souhaitait partir, il n’y avait pas de meilleur moment pour le faire – ni de plus ironique, alors que sa famille était réunie dans une pièce du même endroit qu’il devait penser fuir. Sirius apprécierait l’ironie, elle en était sûre. Andy l’aurait probablement apprécié aussi.

Narcissa, elle, trouvait cela blessant.

Il n’y avait rien de pire que de se débattre contre quelqu’un vous glissant entre les mains, encore moins lorsque cette personne ne se doutait pas encore de ce que vous tentiez de faire. Seulement, il y avait des signes chez son cousin que, malgré la brièveté de leurs interactions, Narcissa ne pouvait ignorer – Pour Regulus, parce qu’il avait le droit à un frère, peu importait de quelle sorte ; pour sa tante, qui ne supporterait pas de perdre un fils ; pour elle-même, paroxysme de l’égoïsme et de la naïveté ; pour Andromeda, qu’elle n’avait jamais pu convaincre de rester.

La porte émit un léger grincement, à peine perceptible, et la blonde prit ceci comme une invitation à laisser sa présence se faire connaître, qu’il ouvre la porte ou non. Sa main droite – elle ne pouvait pas fixer son alliance. Pas maintenant. - se pausa délicatement contre l’ébrasement de la porte, laissant sa douce voix de soprano traverser ses lèvres.    

« J’espère que tu ne comptes pas passer par la fenêtre. Ce serait une chute plutôt déplaisante et un acte sans finesse. Et puis, je tiens vraiment à te voir passer devant moi. »

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MessageSujet: Re: FLASHBACK ღ La Grande Evasion ღ Sirius; 12 Square Grimmauld Lun 27 Oct - 14:08

Il était temps, le jour était venu. Ce jour qu'il préparait bien avant la fin de l'année scolaire. Pour une fois, Sirius entreprenait quelque chose de mûrement réfléchi, un plan ficelé dans les moindres détails, soigneusement programmé avec James.

Il foutait le camp. Définitivement. Pour aller vivre une vie normale chez James et ses parents, qui étaient d'accord de l'héberger pour le reste de l'été et même à chaque fois que Sirius aurait besoin d'un toit. Comprenez bien, il ne s'agissait pas d'une vulgaire fugue d'un ado en mal-être. Non, Black avait décidé de prendre sa vie en main. A chaque fois qu'il revenait au 12 Square Grimmaurd, à chaque fois qu'il voyait son frère, il sentait comme un fossé entre lui et sa famille. Ce fossé avait toujours existé et n'avait jamais cessé de croître au fil des ans, surtout depuis que Sirius avait été réparti à Gryffondor, lui, l'aîné Black, l'héritier. Sa mère ne cessait de lui dire qu'il attirait le déshonneur sur les siens, qu'il était égoïste, et qu'il se ferait saigner s'il continuait à être un traître à son sang.
Avant, défier son père, provoquer sa mère, railler son frère et embêter Kreattur lui faisait du bien. Dorénavant, il se rendait compte à quel point il était seul. Chaque pièce de la maison l'emplissait de dégoût, même sa chambre, toujours trop ordonnée et fade. Il étouffait. Cela faisait longtemps qu'il ne faisait plus semblant, alors à quoi bon rester ? Après tout, il ne serait pas le premier : Andromeda, sa cousine, l'avait fait avant lui et coulait des jours heureux avec son mari. Elle s'était libérée du carcan des Black. Et Sirius savait qu'il avait des amis qui l'attendaient, dehors, et une dernière année à Poudlard pour préparer son avenir. Désormais, il n'aurait de compte à rendre à personne, et en créant un dernier scandale chez les Black, il faisait de son départ le point d'orgue de sa revanche. Bien fait.

Aussi, depuis qu'il était rentré de Poudlard, Sirius avait-il à peine défait ses valises. Au contraire, il les remplissait, vidant sa chambre de ses objets fétiches, de ses fringues, de tous ses grimoires. A Poudlard, il avait magiquement agrandi ses valises, qui contenaient sans difficulté tout son bazar. Le Gryffondor avait décidé de partir le jour même, alors qu'une réunion familiale se déroulait à l'étage d'en dessous. Il passerait la porte d'entrée avec triomphe, traînant ses bagages, pour ne plus jamais y revenir. Tout le monde le verrait, tout le monde jaserait, et ses parents mourraient de honte. Malgré sa détermination, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine depuis qu'il vérifiait qu'il n'oubliait rien. Son départ approchait, la liberté se faisait sentir comme une promesse, et pourtant, une angoisse montait peu à peu. Dire merde n'avait jamais été facile. Et Sirius, malgré son habitude des provocations, s'en rendait compte. Il n'aurait pas de regret, mais sauter le pas lui faisait un peu peur. Il se trouvait à un carrefour de sa vie et, s'il savait quelle direction prendre, il ignorait de quoi serait composé le chemin de ses pas. Il prenait un risque immense car il ne savait pas vraiment comment ses parents réagiraient. Il avait prévenu Mr et Mrs Potter que ses géniteurs risqueraient de tenter quelque chose pour le récupérer, mais les parents de James avaient assuré à Sirius que quoiqu'il arrivât, il était le bienvenu.

Alors qu'il fermait sa plus grosse valise, mais qui dans sa main ne pesait guère plus qu'un grimoire de Divination, Sirius vit la porte de sa chambre s'ouvrit et une main de femme se poser sur le chambranle de la porte. L'alliance, finement travaillée, ne laissait aucun doute : Narcissa. Sa tête blonde apparut alors et Sirius se retrouva interdit, troublé d'être pris sur le fait alors que c'était lui qui voulait surprendre.

J’espère que tu ne comptes pas passer par la fenêtre, commença sa cousine. Ce serait une chute plutôt déplaisante et un acte sans finesse. Et puis, je tiens vraiment à te voir passer devant moi.

Pourquoi Narcissa venait-elle ici ? N'était-elle pas sensée rester au salon en compagnie des autres femmes du clan pour échanger sur les derniers potins mondains ? Sirius n'avait jamais vu Narcissa que comme une potiche qui faisait tout pour se conformer à la bienséance. C'était la sœur de Bellatrix et d'Andromeda, et force était de constater que les trois sœurs ne se ressemblaient absolument pas. Narcissa n'avait rien de la folie de Bellatrix et du courage d'Andromeda. Elle était désormais la ravissante et discrète épouse de Lucius Malefoy, condamnée à subir les choix des autres sur sa vie.
Cependant, son intervention ne lui ressemblait guère. Cherchait-elle à le provoquer, à le tester ?

Je me ferai un plaisir, chère cousine, assura Black en reprenant contenance, de passer devant toi. Je me ferai même un plaisir de te demander de m'accompagner, mais, comment dire..., j'ai comme l'impression que ça ne te brancherait pas...

Et, se baissant, il ferma sa deuxième valise, les bruits des clapets résonnant dans la chambre.

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MessageSujet: Re: FLASHBACK ღ La Grande Evasion ღ Sirius; 12 Square Grimmauld Dim 2 Nov - 22:29

Juin 1976 • 12 Square Grimmauld

« Je me ferai un plaisir, chère cousine, de passer devant toi. Je me ferai même un plaisir de te demander de m'accompagner, mais, comment dire..., j'ai comme l'impression que ça ne te brancherait pas... »

Parmi le silence, derrière le regard immanquablement froid, impassible et remplis de jugement, un rire rauque resta bloqué dans la gorge de la blonde – Il mourra bien avant de traverser ses lèvres pâles, parce qu’une dame de la haute société ne ricanait pas ainsi et qu’il serait bien mal venu de le faire à présent, alors qu’elle se devait d’être l’incarnation vivante de tout ce qu’une dame de la haute société était supposée être. Cependant, l’effet produit ressembla fortement à de la bile lui remontant dans la gorge face à l’horreur d’une situation trop familière et que Sirius n’eut même pas l’hypocrisie ou la compassion de nier. Le sarcasme dans les mots du brun semblait parfaitement immanquable, à peine masqué derrière chacun des mots de son cousin et traduisant ce que la blonde ne pouvait interpréter que comme un manque cuisant de respect envers elle, les Black, et tout ce qu’ils représentaient. Ses lèvres se serrèrent, seul signe d’une réaction sur ses traits fins et toujours froids – Une expression calculée pour une vie calculée, parfaite. Ses yeux bleus lancèrent un bref regard glacial aux valises que Sirius refermait avant de se poser de nouveau sur la forme de son cousin, celui qu’elle n’avait jamais vraiment connu ou apprécier, celui qu’elle ne regretterait pas – et pourtant celui qu’elle tentait de retenir, désespérément. Et Narcissa savait reconnaître le désespoir – Elle en avait tellement vu -, et détestait cela. Son dos se redressa un peu plus, mettant en avant son port altier et sa bonne éducation, comme si les paroles de Sirius ne l’avaient pas troublé.

Si Andromeda avait eu la possibilité, lui aurait-elle demandé de partir avec elle ?

La question fût bien vite chassée de l’esprit de la blonde – C’était trop douloureux, encore à présent et en partie car Narcissa ne savait que penser du fait qu’Andromeda ne l’ait pas fait, du fait que peut-être elle l’aurait voulu. Andy, dans tout son égoïsme et son inconsciente noblesse, n’avait rien fait. Elle aurait été tout aussi égoïste et tout aussi inconsciente d’une manière ou d’une autre. Seulement, debout dans cette pièce qui contenant les vestiges d’une vie Black, il était difficile de se souvenir que Sirius n’était pas Andromeda, et que le sarcasme du premier n’équivalait pas aux regrets de la seconde. Narcissa espérait qu’Andy ait des regrets. Elle espérait que cela la ronge, lui pourrisse la vie. Cela n’aurait été que justice.

Alors, Narcissa tourna légèrement la tête, se décidant à faire ce qu’on lui avait si bien apprit – Faire l’idiote. Ignorer le sarcasme, ignorer les valises, ignorer cette affreuse sensation que son temps s’était écoulé et que tout ceci était en vain. Elle ne pouvait pas permettre que la famille Black ne se brise encore plus.

« J’ai une vie, ici. » Commenta-t-elle légèrement, faisant abstraction de tout ce qui pourtant était juste en face d’elle. « Il en va de même pour toi, sinon je doute que tu ne perdes ton temps à faire tes bagages, à empaqueter précieusement ce qui se trouvait dans ta chambre ici. » Et à ceci, la blonde fait un geste vague en direction des valises. « Et puis, je ne suis pas ici pour moi. » Un mensonge - Ou peut-être simplement une demi-vérité.

Ses mots ne le convaincrait pas de rester, Narcissa le savait – Parce que Sirius n’avait que faire de ce qu’elle pouvait bien penser et que, de toute évidence, il ne portait pas sa vie au 12 Square Grimmauld dans sa plus haute estime s’il lui était si simple, si facile, de tout faire tenir dans quelques malles et sans un adieu. Elle devrait donc trouver autre chose – d’autres mots, d’autres sentiments avec lesquels titiller la culpabilité de son cousin parce que, après tout, le moins qu’il aurait pu faire aurait été de prétendre se sentir coupable. S’il le prétendait suffisamment bien, Narcissa aurait probablement pu y croire. Seulement Sirius, passionné et loyal, n’était pas de ceux qui prétendaient. Cela aussi, la blonde se devait de le tenir en compte dans ses prochains mots.

« Et qu’en va-t-il des conséquences de tes actes, cousin ? Il est concevable que, dans toute ton inconscience et égoïsme, tu ne puisses comprendre réellement l’ampleur de celles-ci, mais fuir le nom des Black signifie indéniablement abandonner Regulus. » Comme Andy l’avait abandonnée, elle. Une boule serra la gorge de Narcissa et elle laissa donc quelques brèves secondes filer – tant pour laisser ses mots avoir leur effet que parce qu’elle ne faisait plus suffisamment confiance à sa douce et froide voix pour masquer ses émotions – avant de se sentir sûre d’elle et de rajouter, « Pourrais-tu vraiment le faire souffrir ainsi ? » Comme elle avait souffert. Cela ne devrait pas avoir de l’importance – Plus maintenant, plus alors qu’elle avait Lucius et toute une vie s’offrant à elle qui ne serait pas Black -, et pourtant cela en a.
 

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MessageSujet: Re: FLASHBACK ღ La Grande Evasion ღ Sirius; 12 Square Grimmauld Jeu 6 Nov - 11:00

Narcissa ne répondit pas à la fausse invitation de Sirius. Ce dernier savait qu'elle n'accepterait pas. C'était juste de la provocation pour lui rabattre le clapet. Ceci dit, il n'était pas très sympa. Sa cousine avait percé à jour ses projet - alors qu'il ne vivait pas avec elle. Sa mère, son frère, son père... ils le voyaient tous les jours et ne semblaient pas se rendre compte de quoi que ce soit. Désolant. Au moins, Narcissa avait le mérite d'être perspicace et, vu qu'elle n'avait pas encore alerté tout le monde, d'être discrète.
Finalement, il pourrait l'amener avec elle. Ça pourrait être marrant et faire un encore plus gros scandale ! Mais bon, il pouvait toujours rêver.

Ses deux valises étaient prêtes. Il restait encore quelques objets qui traînaient. Sirius, la main sur le menton, passait en revue tout ce qui lui restait à ramasser : ses revues de quidditch, son souaffle, son porte-feuille, son courrier - dont le tas de parchemin, sur le bureau, manquait de tomber et de s'étaler par terre - et les rares photos qu'il avait et qui étaient toujours accrochées à son mur. Il rangerait tout ça dans son sac de cours.

Black n'avait pas oublié sa cousine. Il savait parfaitement qu'elle était là, et sentait même son regard l'observer sans perdre une miette de ses faits et gestes. Il sentait le poids d'un regard griffé Black. Celui de Narcissa était certes moins lourd et terrible que celui de sa mère, mais il n'en restait pas moins inquisiteur. Alors il ne la regardait, lui. Non pas par manque de courage, mais il voulait juste lui montrer que quoi qu'elle dise, quoiqu'elle pense, il s'en irait. Il avait suffisamment réfléchi, il était décidé. Il allait partir.

J’ai une vie, ici, fit-elle au bout d'un moment, doucement. Il en va de même pour toi, sinon je doute que tu ne perdes ton temps à faire tes bagages, à empaqueter précieusement ce qui se trouvait dans ta chambre ici. Et puis, je ne suis pas ici pour moi.

Sirius haussa les épaules, un peu agacé. Essayait-elle de lui faire croire qu'elle était là pour lui, dans son intérêt à lui, qu'elle savait ce qu'il y avait de meilleur pour lui ? C'était tellement hypocrite !

Ma vie, ce sont ces objets, dit-il sur un ton un peu virulent, cette chambre, je... J'étouffe entre ces murs. J'étouffe dans cette maison.

Et sans plus de cérémonie, il lui tourna le dos et s'attaqua aux punaises qui retenaient ses photos. Là encore, il aurait pu demander à kreattur de les fixer magiquement à son mur. Mais juste pour agacer sa mère, il avait mis des punaises. En décrochant la première photo, il songea qu'il laissait dans le plâtre des petits trous. Black eut un petit sourire en coin. Voilà ce qui resterait de lui. Des trous causés par des punaises moldues.

Et qu’en va-t-il des conséquences de tes actes, cousin, lâcha Narcissa soudainement. Il est concevable que, dans toute ton inconscience et égoïsme, tu ne puisses comprendre réellement l’ampleur de celles-ci, mais fuir le nom des Black signifie indéniablement abandonner Regulus.

La main de Sirius, à ces mots, s'arrêta à mi-chemin d'une punaise. Si Narcissa lui avait décoché une flèche, il n'aurait pas eu une réaction différente. Son cœur rata un battement, et son sourire en coin s'affaissa.

Pourrais-tu vraiment le faire souffrir ainsi ?

Les yeux de Sirius restaient obstinément fixés sur une photo où, lui et James s'amusaient à lancer des boules de parchemin ensorcelées à un Remus qui essayait de se concentrer sur son devoir. Mais, brutalement, il se retourna, des punaises s'échappant de sa main.

Je ne suis pas égoïste.

Il avait un ton neutre, que venaient seulement troubler quelques tremblements.

Non, reprit-il, je ne suis pas égoïste. Je ne suis pas égoïste parce que j'ai supporté ça pendant des années. Parce que j'ai essayé, malgré tout, de faire plaisir à mes parents.

Il fit quelques pas sur le côté et fourra dans son sac à dos élimé les photos qu'il avait décroché.

Tu crois quoi ?! Que j'ai choisi d'être à Gryffondor ? Tu penses que j'ai été le dernier à être étonné du résultat de ma répartition ?

Sirius était sincère. A onze ans, il n'avait eu aucun doute quant à sa future maison. On lui avait tant dit sur l'illustre grandeur de Salazar Serpentard que, contrairement à d'autres élèves, il ne s'était jamais demandé où il irait une fois à Poudlard. D'ailleurs, autour de lui, personne n'en doutait.
Mais le Choixpeau avait choisi différemment et tout avait été bouleversé. On avait commencé à le regardé bizarrement, et ses parents lui avaient fait part de leur colère et de leur déception. Sirius n'avait cependant jamais remis en question le choix du Choixpeau. Dès qu'il était arrivé à Gryffondor, il s'était senti, pour la première fois, vraiment chez lui.

Je n'ai pas eu à choisir, fit-il plus bas, mais c'est parce que je suis ainsi. Je suis né dans la mauvaise famille, Narcissa. Je ne suis pas à la bonne place. Alors je la libère.

Black engouffra dans son sac son tas de lettres, produisant des bruits de froissement, cornant certaines feuilles, avant de se redresser tout à fait.

Quant à Regulus, il comprendra. Ou pas. De toute façon, nous sommes trop différents, maintenant. Je... J'ai beaucoup pensé à lui en prenant cette décision. Il est mon frère et... en même temps, il ne l'est déjà plus...

Le Gryffondor s'interrompit, fronçant les sourcils. Ça n'était pas vraiment ce qu'il voulait dire.

C'est juste que mon départ n'est pas contre lui. Regulus est l'héritier des Black. Pas moi. Pour les parents, je ne suis qu'une grosse blague. Pour vous tous, je ne suis qu'une grosse blague. De toute façon, je verrai Regulus à Poudlard.

Le jeune homme tenta de fermer son sac mais la fermeture éclaire, gênée par la quantité d'affaire que le sac contenait, obtempéra pas.

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