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L'enfant qui craignait les dragons (Nessa)

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MessageSujet: L'enfant qui craignait les dragons (Nessa) Sam 15 Nov - 15:54

Toussaint 1979 – Cluj-Napoca, région de Transylvanie (Roumanie)

Les portes de l'avion s'ouvrent, laissant l'air glacé de Roumanie s'engouffrer dans l'appareil. J'attrape mon sac, vérifie que Nessa a toutes ses affaires et suit le mouvement vers la sortie. L'Europe de l'Est, enclavée dans l'U.R.S.S se ressent jusque dans l'architecture grise et monumentale des bâtiments de l'aéroport. Cela fait si longtemps que je ne suis pas venu en Roumanie – trop longtemps. La dernière fois, c'était en 1919 pour assister au mariage de Fenella avec Andrej. Depuis, nous avons échangé de très nombreux hiboux mais des photos ne suffisent pas pour s'imaginer la vie d'une personne. Ma sœur a plus de quatre-vingt ans aujourd'hui et je ne l'ai pas vue depuis ce qui me paraît être un siècle – soixante ans, c'est presque une vie. Je ne sais même pas si Nessa a déjà vu sa grand-mère... Après tout, c'est peut-être mieux comme ça parce qu'il faut voir le personnage. Une ancienne dresseuse de dragons qui a épousé un descendant de la famille royale médiévale de Pologne, qui croit dur comme fer à l'existence de Dracula – le grain de folie de ma petite-nièce provient bien des MacKenzie, on ne peut le nier.

« Nous voilà en Roumanie » je lance à Nessa en attrapant de la neige, avant de la lui balancer. « On devrait venir ici à chaque novembre, ça nous éviterait d'attendre l'arrivée de la neige en décembre, tu en dis quoi, moustique ? » Il faut nous voir, Nessa et moi – une ado et un papy perdus à l'autre bout de l'Europe sur le tarmac d'un petit aéroport jouant à une bataille de boules de neige... Un homme de la sécurité vient nous pousser vers l'entrée de l'aéroport, nous enjoignant de cesser nos idioties – enfin je suppose que son baragouinage veut dire quelque chose dans ces eaux-là (rien que sa tête me pousse à me tenir correctement). « Je sais pas toi, mais moi j'ai pas envie de finir en prison en Roumanie. J'aurais dû mal à expliquer à Paulie que c'est une boule de neige et un molosse roumain qui m'y ont envoyé » je murmure à Nessa avec un sourire espiègle. On fait trois pas dans le hall quand un concert de cris attirent mon attention.

Elle est là, ma grande sœur – toujours aussi pimpante malgré son âge quasi-canonique. Forcément, elle a amené son mari – je sais pas si elle saurait justifier son union avec un QI de strongulot et une tronche de cul d'hippogriffe mais bon, si ils sont heureux... « Ella ! » je crie en me précipitant vers elle – pas trop vite non plus, à nous deux on a quand même plus de 150 ans. Je serre ma sœur dans mes bras. C'est tellement étrange ! « Et tu ne m'as pas amené ma fille ? » qu'elle commence déjà à râler avant de se tourner vers Nessa et de lui adresser un sourire de quarante kilomètres. « Tu es le portrait de ta mère, ma petite » dit-elle avant d'ouvrir les bras pour serrer Nessa contre elle. On ne peut pas dire qu'on manque qu'affection, chez les MacKenzie. « Bienvenue en Roumanie » roucoule Andrej avec son accent polonais, me serrant la pince avec autant de force qu'un doxy. J'ai ensuite droit aux embrassades de mes neveux et nièces qui se sont tous rassemblés, comme pour recevoir le roi et la reine du Royaume-Uni. On doit avoir l'air d'une belle bande d'abrutis, quand même, à se tomber dans les bras en anglais, dans un aéroport pourri de Roumanie...


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MessageSujet: Re: L'enfant qui craignait les dragons (Nessa) Mar 25 Nov - 17:01

L'enfant qui craignait
les dragons
Nessa
feat.
Fearghas


 

 



 

 

Qui marche dans la neige ne peut pas cacher son passage.  La neige, ça a l'goût de bonheur glacé !

De la neige ! De la neige, partout ! Le monde était devenu blanc pendant les trois heures dans une boite volantes pas stable. Nessa avait parlé non-stop à son super papy pendant tout le trajet pour tenter d'oublier le stress du à son manque de confiance en les technologies moldues.
Maintenant il se vengeant en l'accueillant avec une boule de neige. L'adolescente éclata de rire.

« ENFIN ARRIVES ! J'en dit que j'en pouvais plus d'ce transport moldu. La prochaine fois qu'tu m'traîne quelqu' part sean, fais-le en transport sorcier, pour le bien de mes pov' fesses. » Berk, elle détestait les transports moldus. Dans cet avion, elle avait eu l'impression de se retrouver dans sa cellule à l'Institut. C'était serré, c'était pas confortable, et Nessa avait la franche impression d'être devenue claustro à cause de l'expérience. « Regarde ça,  j'peux même plus les bouger ! » rigolât-telle en tout en frottant son fameux derrière torturé comme si elle venait de s'asseoir sur un noueux.

Après quoi avec un grand sourire mutin elle répondit de bon cœur à l'attaque enneigée de son grand-père. Quel bonheur, d'avoir déjà de la neige ! L'hiver était l'une de ses périodes préférée, justement grâce aux batailles épiques qu'elle avait l'habitude d'organiser avec les MacFusty ou encore avec sa Maison, à Poudlard. Neige rimait avec rire, joie, partage. C'était parfait pour son programme de réinsertion de l'amour et de la paix au sein de l'école !!
Le jour ou elle serait ministre de la magie, les seules armes autorisées seraient les boules de neige, c'était décidé !

D'ailleurs, ce mastodonte de roumain qui les agressa à moitié semblait lui aussi penser à quel point cette arme pouvait être dangereuse, voir mortelle ! Morte de rire malgré l'air peu engageant du moldu et la prudence de seanair Fearghas, elle lui adressa un signe de main provocateur lorsqu'il les éjecta vers l'entrée. « Promis sean, j'te laisserait pas tout seul dans l'inconfort des prisons moldus ! On s'tiendra chaud, toi et moi, en attendant qu'ils nous libèrent. Et p'têtre même qu'on se fera d'autres copains de cellule ! Après ça seanmhair sera trop heureuse de te revoir pour t'en vouloir longtemps, parole de moustique ! » Elle prenait ça au rire, comme d'habitude, mais fallait dire que le sujet prison était un peu sensible, maintenant. Ca lui donnait envie de hurler et de taper dans tout les murs, qu'ils tombent et jamais plus de la garde enfermée.

La soudaine course entre sean et une vieille encore plus vieille donna à Nessa l'occasion de se délester du poids de son sac pour se jeter dans la mélée. Pas seulement métaphoriquement parlant.

Et il y avait beaucoup de monde. Par Merlin et ses chaussettes rayées, ceux de l'est aussi, étaient fertiles !

« Et t'es le sien ! Enfin, en un peu moins rousse, grand-mère Fenella !! » rigola-t-elle en clin d'œil aux cheveux bien blancs de sa grand-mère maternelle. Elle était la plus jeune de cette bande de joyeux-dégénérés. Mais pour une fois, elle n'était pas la plus atteinte de la bougeotte. Cette grand-mère avait la forme mais ses 80 balais passés ! -ce qu'elle lui fit gentiment remarquer entre deux étreintes.
Après une séance d'échanges de câlins dégoulinant d'affection avec tous ces inconnus dont elle partageait pourtant le sang -Mara avait bien fait de ne pas venir, ça l'aurait tué- un calme (enfin, calme par rapporte à l'excitation presque hystérique des retrouvailles) revint sur le groupe. Nessa en profita pour extraire -difficilement vu le bordel- de son sac deux colliers de fleurs un peu abîmés par le voyage. Ah, sa mère et les fleurs, une grande histoire d'amour depuis l'arrivée des hippies dans sa vie. Le sourire jusqu'aux oreilles, elle alla les mettre au cou de ses grands-parents.

« Mamaidh m'a d'mandé de vous donner ça, comme je cite : "gage de l'amour infini qu'elle vous porte". 'Fin, elle m'avait donné la traduction roumaine mais je veux pas vous faire saigner les oreilles à cause d'mon accent ! » lança-t-elle avec dérision, tirant des éclats de rire dans le comité d'accueil extraordinaire. Ah, le fameux humour dont tu m'avais parlé mon cher frère. Je suis heureuse de rencontrer enfin une de nos petite fille MacFusty. Tu vas voir, tu vas te plaire au pays le plus riche en mystère du monde ! L'adolescente lança un regard complice avec son grand-père -l'écossais. « Oh, vous voulez dire au pays de c'cher Dracula-longues-dents ? Contente d'vous rencontrer enfin, en tout cas ! Sea— grand-oncle m'a beaucoup parlé d'vous et d'vos vampires !!! »

Ouf, elle avait faillit faire la gaffe et appeler super-papy par son titre écossais. Sauf qu'ils avaient convenus qu'elle ne le fera tout le temps que ses vrais grands-parents était à portée d'oreille. Une histoire de respect, à ce qu'elle avait comprit. Mais bon, Nessa ne voyait pas l'intérêt. Ils devaient bien comprendre qu'elle était plus proche de celui qui l'avait bordé et raconté des histoires plutôt que de ceux qu'elle voyait pour la toute première fois !

© Gasmask




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MessageSujet: Re: L'enfant qui craignait les dragons (Nessa) Lun 12 Jan - 15:26

« La prochaine fois, on l'fera par poudre de cheminette, promis, moustique » je murmure à Nessa avant qu'elle ne soit absorbée par un tourbillon d'amour. Le bonheur dans le regard de Fenella est palpable. C'est pas tous les jours que sa petite-fille écossaise débarque en Roumanie, après tout ! Andrej insiste pour porter les affaires de Nessa et lui lance qu'il faut qu'elle profite de son séjour pour apprendre quelques mots de roumain. Je lève les yeux au ciel. On n'est pas arrivés depuis cinq minutes que ce pitiponk d'eau salée est presque prêt à lui faire passer un examen de roumain. Fenella me lance un regard de reproche – elle sait très bien que je n'aime pas Andrej mais son regard semble également vouloir dire : fais un effort et évite de m'éventrer mon mari avant ton retour chez Saint George. D'un haussement d'épaules, je lui certifie que je vais faire des efforts mais que je ne peux garantir son intégrité physique – surtout s'il continue à faire l'âne avec ma petite-fille. Euh, ma petite-nièce – mais c'est pareil.

D'ailleurs, Nessa aussi manque tomber dans le panneau. Fenella ne se formalise pas du titre que porte son frère pour l'adolescente et pose sa main sur l'épaule de son mari, le tenant officiel du titre. On dirait presque un concours – ben oui, officiellement, c'est Andrej-tête-de-troll qui est le grand-père de Nessa, pas moi. Sauf que rien ni personne ne pourra nous enlever les histoires le soir, le verre de lait du goûter, les promenades au bord de la Tamise et les cache-cache dans le Scott's. Rien et surtout pas Andrej-le-boutruc. Je laisse pourtant mon beau-frère passer son bras autour des épaules de Nessa et s'enquérir de sa scolarité. Je secoue la tête et me pince l'arrête du nez – c'est les vacances et lui, il lui parle d'école. Fenella me file un coup de coude dans les côtes. Je lâche un petit couinement. « C'pas parce que t'es aussi résistante que l'iceberg du Titanic que moi je le suis aussi » je maugrée en frottant mes côtes avec une grimace. « Fais pas ton grognon, Gus » qu'elle me répond avec un clin d’œil, m'appelant par mon surnom d'enfance. Son fils aîné – et accessoirement mon filleul – me présente à ses deux petits garçons dont le prénom imprononçable me peine pour ces deux bouilles d'anges. On n'a pas idée d'appeler ses enfants comme un gâteau polonais !

Le cortège MacKenzie-Jagellon s'ébranle hors de l'aéroport, sous les regards amusés des autres voyageurs. Nous prenons tous la direction des toilettes publiques, nous engouffrant dans une entrée qui ressemble à une bouche de métro. Un dédale de couloirs manque me faire perdre la tête, jusqu'à ce que nous atteignions un sas de passage gardé par un officier de police à qui Fenella tend de l'argent sorcier. Nous passions tous, nous retrouvant dans une immense salle où se succèdent des cheminées. La famille se sépare en deux et, tandis qu'Andrej, qui n'a pas cessé de bavasser, attire Nessa avec lui, je suis mon filleul vers une autre cheminée. En quelques secondes, nous sommes tous dans l'immense salon des Jagellon. La décoration semble tout droit sortie d'un roman de Bram Stoker : d'immenses poutres en bois supportent un plafond d'une hauteur vertigineuse, tandis que les meubles mêlent cuir sombre et bois brut. J'attrape Nessa par la manche avant qu'elle ne soit attirée dans les étages par ses cousins : « Si jamais tu croises Dracula dans un couloir, donne-lui l'adresse du Scott's, ça pourrait être marrant » je lui murmure avec un clin d’œil. C'est alors que je me retourne vers la cheminée dont nous sommes sortis et que je me fige. La réplique à taille humaine d'un dragon est suspendue au-dessus de la cheminée, la gueule ouverte en direction de l'assemblée. Je risque un regard vers Nessa...  


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