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Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance

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MessageSujet: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Mar 3 Fév - 22:48

Depuis qu'il était rentré du travail, Sirius n'avait pas eu le temps de se poser. Il avait filé sous une douche express, en était ressorti aussitôt pour enfiler un jean et un pull en laine dans lequel il se trouvait plutôt stylé et à l'aise, avant d'entreprendre à fond un ménage de l'appartement. Remus ne serait pas là de la soirée donc Black ne pouvait pas compter sur son aide. Mais enfin, on ne pouvait guère dire que, des deux colocataires, Remus était celui qui faisait le plus de désordre...
Sirius lançait des sorts à tire-larigot. Vaisselle, check ; linge propre pas plié... check ; balai, check... Tout l'appartement était en effervescence. Et pour cause, Sirius attendait de la visite. Attendez, ce n'était pas un rencard. Juste, une visite. Et qui avait l'avantage d'être prévue.

Malgré le froid, Sirius ouvrit en grand les fenêtres des pièces communes. Ça faisait longtemps que l'appartement n'avait pas été aéré et, si le jeune homme ne recevait pas une future conquête, il lui semblait qu'il valait mieux que personne ne mourût asphyxié. Jusque là, ce n'était pas trop mal, il était plutôt content du changement profond qu'il avait réussi à faire. Il n'avait juste pas touché à la moto qui trônait dans un coin du salon, entourée d'outils en tout genre, posée sur une bâche censée protéger le sol. Jusqu'à présent, Sirius avait réussi à faire voler sa moto, mais le problème était que la lévitation ne durait pas - et que l'engin, une fois dans les airs, devenait difficile à manœuvrer... Et en ce moment, entre l'Ordre, le travail et les soirées, le bricolage du Dimanche avait presque complètement disparu de son emploi du temps. Remus, avec son agenda compliqué et ses pleines lunes, n'était pas souvent disponible pour l'aider à améliorer ses travaux...

Sirius secoua la tête, ses boucles indomptables envoyant des gouttes d'eau aux alentours, et se dirigea vers la cuisine pour faire du café. Il poussa même le vice jusqu'à préparer en avance les tasses, les cuillères et le sucrier. Enfin, tapotant le poste de radio, il choisit une fréquence qui diffusait un morceau de rock à la mode.

L'eau était frémissante lorsque l'on frappa à la porte. Black alla ouvrir. Il savait de qui il s'agissait puisque c'était prévu. Vance avait demandé à le voir, rapidement et seule à seul. Et c'était peut-être davantage par curiosité que par obligation que le Maraudeur avait fixé cette entrevue en ce début de soirée-là. Il soupçonnait vaguement un truc en rapport avec Servilus, et leur mission que lui et Vance avait mené à l'Institut.

Bonsoir, Vance, fit-il, souriant, en lui ouvrant la porte.Entre, je t'en prie.

Depuis qu'elle l'avait traité de rustre, Black se faisait un point d'honneur à se montrer scrupuleusement poli et distingué.

Spoiler:
 


Dernière édition par Sirius Black le Mer 25 Fév - 21:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Jeu 19 Fév - 15:12





Comme un cheveu dans le thé ?
E

lle était nerveuse. Nerveuse. Emmeline Vance, le sang froid incarné, n'avait pas pu dormir de la nuit à cause d'un simple rendez-vous. Non. Ce n'était pas tant l'idée de passer la soirée seule à seule avec Black qui la troublait, plutôt ce qui allait s'y dire. Plutôt ce qu'elle allait lui dire.
Elle craignait que tout soit balayé à cause de son erreur. Que cela fasse comme un retourneur de temps irrémédiable. Elle craignait sa colère, et le fait qu'il soit à nouveau témoin de... du fait qu'elle n'était pas parfaite. Pour la seconde fois. Par Merlin, de tous il avait fallu que ce soit Black. N'étais-ce pas là un acharnement du destin ?

Emmeline avait passé des heures a essayer toutes ses tenues pour choisir la meilleure. Finalement, voyant qu'elle allait être en retard, elle avait demandé à Lyleïa de l'aider à trancher. Oh non, elle n'avait besoin de personne pour s'habiller de la bonne manière, sa mère était française après tout. Mais elle était nerveuse. Et donc, indécise. Et plus que jamais, il fallait qu'elle soit irréprochable, que Black ne puisse pas lui en vouloir pour autre chose que pour son mensonge et sa trahison -ce qui était déjà largement suffisant.

Même si Black allait certainement se moquer complètement qu'elle porte une robe cintrée blanche ou bien une verte.
La blanche avait finalement remporté le dilemme. Mieux valait éviter d'attiser les instincts félins de Black en portant la couleur à laquelle il était naturellement hostile -merci au lavage de cerveau des années Poudlard. Or, elle avait déjà vu à noël l'étrange effet que pouvaient avoir les couleurs sur lui. Mieux valait ne pas prendre de risque, même si le vert était la couleur noble par excellence, et qu'elle gardait normalement le blanc pour les occasions spéciales.
Mais, c'est qu'il s'agissait d'une occasion spéciale. Plus que spéciale même. Se vêtir de la couleur de l'innocence pour avouer son crime. Et lui qui se plaignait qu'elle n'avait pas d'humour !

Quelques minutes plus tard, elle apparaissait devant chez son hôte. Il faisait déjà nuit, et la température était de saison. Malgré son appréhension, elle se hâte d'alla faire remarquer sa présence.

La porte s'ouvrit, apportait aussitôt à ses oreilles une mélodie familière et rassurante. Rock moldu, une des chansons phares du mois précédent. La musique, où meilleur moyen de la mettre à l'aise... Dommage que l'effort soit ruiné par le maître des lieux, qui l'accueillait pourtant avec un grand sourire dont lui seul avait le secret.

« Bonsoir Black. » Sourire et posture figée. Ne laisse rien transparaître, Emmeline. Il fallait qu'elle reste naturelle jusqu'au moment X. Plus facile à dire qu'à faire, évidemment.

Il la débarrassa de son pardessus comme un vrai gentlemen, et elle le remercia poliment tandis qu'il allait accrocher son vêtement. Pas un instant, elle ne le quitta des yeux. Elle ne savait plus exactement quoi penser, depuis que Black prenait soin de faire tout ce qu'elle lui avait reproché de ne pas faire jusqu'alors. Il était toujours le même grand gamin moqueur, irresponsable et buté... Mais il avait moins l'air gamin lorsqu'il se comportait comme un homme civilisé. Et faisait des efforts vestimentaires -ce qu'évidemment l'observatrice Emma n'avait pas manqué de constater. Joli pull.

« Je vois que tu as pris le temps de lire mon présent de noël. » lança-t-elle d'une voix neutre en référence à ses manières. Mais qui avait comprit comment Emmeline fonctionnait aurait su qu'il s'agissait là de sa forme la plus évoluée d'humour, la taquinerie, l'ironie sous-entendue. Ce n'était pas souvent, qu'elle était en position pour taquiner Sirius -c'était plutôt le contraire. Alors elle ne risquait pas de lâcher de sitôt la prise des bonnes manières, oh que non. Et puis, étant tout sauf calme à l'intérieur, l'humour permettait de l'extérioriser. « Je savais que sa lecture t'inspirerait. » Sirius Black lisant un livre ? Rien qu'imaginer la scène semblait loufoque. Mais quelques jours plus tôt, la simple idée de Sirius Black lui tenant la porte et la traitant comme une lady lui aurait fait douter de sa santé mentale. Tout comme l'idée d'un rendez-vous...

Décidément, tout avait tellement changé ! Dire que quelques... semaines plus tôt, ils avaient encore du mal à se supporter ! Emmeline n'aimait pas l'inexplicable, mais cela l'était. Elle n'avait pas de raisonnement logique et critique pour mettre en lumière le pourquoi et le comment de cet inespéré rapprochement. Elle ne savait pas pourquoi elle n'avait plus autant envie de le faire définitivement taire lorsqu'il jouait son orgueilleux de première, ni même lorsqu'il jouait la paire moqueuse avec Prewett jeune. Mais pourtant, ils en étaient là.
Et ce n'était pas si désagréable.

C'était ironique, vraiment. Alors qu'elle avait enfin réussit à la pardonner pour tout ce qu'il lui avait fait, c'était elle qui commettait une erreur. La pardonnerait-il un jour ? Emmeline en doutait. Elle-même était incapable de le faire. Elle se maudissait pour cela, mais ne pouvait plus continuer à mentir. Le poids du secret n'était pas trop lourd pour ses épaules.... Mais d'abuser Sirius, d'être malhonnête alors que lui avait toujours été sincère -au moins ne pouvait-elle pas lui reprocher ça.... C'était comme de le trahir une seconde fois.

Il semblait attendre qu'elle s'aventure plus loin dans l'appartement, mais elle resta dans l'entrée. Et sortit de son sac un paquet soigneusement emballé d'un papier cadeau recouvert de petites lunes -mais ce choix était involontaire, vraiment. Il s'agissait du seul papier qu'il lui restait. Ce n'était donc absolument pas un clin d'œil à l'abonnement à vie que Remus avait signé auprès de la pleine lune, et du fait qu'il le lui avait révélé quelques mois plus tôt. « Je sais que Remus aime le chocolat, et puisque j'en ai fait suffisamment pour vous deux.... voilà, des brownies au chocolat maisons. Et il est d'usage que l'invité amène un présent à son ou ses hôtes n'est-ce pas ? » Surtout lorsqu'il s'apprêtait à lui révéler une ignoble trahison. Le sourire d'Emma était totalement factice, fabriqué sur mesure pour gagner du temps et profiter encore un peu d'un Sirius amical et plaisant. D'une certaine façon, le cadeau mangeable était un moyen de mieux préparer le terrain. Black était un estomac sur patte, de ce qu'elle avait entendu. Et quelle était la citation déjà ? "Afin de conquérir le cœur d'un homme, conquiert son estomac" ? Emmeline était une stratège, c'était plus fort qu'elle. Et elle suivait une formation d'avocat. Elle savait que les juges étaient toujours plus complaisants si l'attendre était moindre et le coussin de leur siège bien moelleux. Il fallait mettre les interrogés ou interrogateurs en bonne condition.
Elle ne se sentait pourtant pas moins coupable, même si sa mère lui avait toujours apprit que les cadeaux étaient tout ce que les autres recherchaient de quelqu'un qui avait de l'argent. Mais comment dire.... Black n'était pas exactement le genre de garçon à voir la vie sous son angle matériel.

Emmeline espérait donc que lorsque Black goûterait à ses brownies en compagnie de Remus -une fois qu'elle serait partie après avoir détruit le peu de cordial qu'ils avaient réussi à instaurer dans leur relation- il serait plus complaisant que sans.
En espérant qu'il ne gagne pas une indigestion, comme l'avait fait le dernier plat qu'elle avait cuisiné à Leïa. Qui depuis avait prit l'habitude de jeter à la poubelle tout ce qu'elle cuisinait... Oui, mais ces brownies semblaient mangeables. Même l'odeur était agréable -quoique, avec une légère senteur brûlée derrière le chocolat. Elle avait pourtant recommencé dix fois la recette depuis cinq heures du matin le jour même, ne sélectionnant que ceux qui semblaient mangeables, jetant les autres. Elle avait même faillit mourir étouffée par la fumée rien que pour réussir le meilleur gâteau possible -Leïa n'en croyait pas ses yeux, elle savait à quel point l'ancienne Serdaigle avait la cuisine en horreur. C'était une perte de temps, un passe-temps de femmes inactives qui n'avait rien d'autre à faire de leur vie.... Voilà ce qu'Emma en pensait. Mais elle l'avait fait malgré tout.
Mais elle ne lui avait pas précisé que c'était pour Black et Remus, de peur que sa colocataire ne recommence à se faire des idées. Depuis le mariage de Marlene, Lyleïa était persuadée qu'elle était en mal d'amour et voulait absolument lui trouver l'homme idéal.
Elle risquait de chercher longtemps.  


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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Mer 25 Fév - 22:18

Durant sa scolarité à Poudlard, Black s'était souvent moqué de Vance. Elle était le genre de fille qui prenait tout à cœur et qui ne vivait qu'à travers les devoirs à rendre - tout l'inverse de la désinvolture de l'animagus... A présent, Sirius savait qu'il avait vraiment été vache avec elle. Le fait de la fréquenter lors des missions de l'Ordre lui avait permis de voir que c'était une jeune femme intelligente, courageuse et sur qui l'on pouvait compter. Enfin, sur qui il pouvait compter.
Et pourtant, là, quand il la vit sur le seuil de la porte, le visage fermé, quoique souriant, dans une expression qu'il ne déchiffrait pas, Sirius pensa que rien n'avait changé. Ses yeux papillonnaient - mais, se disait-il, c'était peut-être parce que son appartement ne correspondait pas vraiment à l'idée qu'elle se faisait d'un appartement décent. Désolé de n'être que garagiste... Il se saisit de sa cape, qu'il accrocha au porte manteau.

Merlin, Vance, il ne s'agit que d'un thé, tu sais ? Ce n'est pas parce que j'ai dansé avec toi à Noël qu'il faut que tu t'habilles comme si tu allais au bal à chaque fois que tu me vois !

Je vois que tu as pris le temps de lire mon présent de noël, dit-elle sans faire attention à ce qu'il venait de dire. Je savais que la lecture t'inspirerait.

Sirius sourit de toutes ses dents et l'invita à passer au salon. Il avait ri de ce cadeau, voyant là une touche d'espièglerie de la part de l'ancienne Serdaigle, mais, à vrai dire, il ne l'avait pas lu. Et il devait avouer qu'il n'avait même aucune idée de l'endroit où pouvait être ce bouquin, à présent... Mais bon, franchement... Il préférait largement lire et relire ses BDs de Martin le Moldu Fou.
Il entraîna la jeune femme dans le salon, dont il ferma la fenêtre qu'il avait oubliée, et fila dans la cuisine pour récupérer le plateau avec sa cafetière et sa bouilloire. Lorsqu'il revint, Vance sortait un paquet de son sac qu'elle tendit à Sirius. Il posa le plateau sur la table basse, près des tasses, s'assit et l'ouvrit.

Je sais que Remus aime le chocolat, et puisque j'en ai fait suffisamment pour vous deux.... voilà, des brownies au chocolat maisons. Et il est d'usage que l'invité amène un présent à son ou ses hôtes n'est-ce pas ?

Des brownies ! Certes, un peu cramés sur le dessus, mais c'était cool. Il posa la boîte sur la table et invita Vance à se servir. A vrai dire, Sirius Black ne comprenait pas. Vance avait demandé à lui parler, et voilà que ça se terminait en papotages autour d'une boisson chaude... Sirius et Remus recevaient pas mal de monde à tout moment de la journée, mais là, c'était particulier...

Oui, il est d'usage oui, murmura Black qui ne cachait plus son embarras. Mais, tu sais, ce n'était pas la peine. Enfin, merci ! C'est sympa. Thé ou café ?

A l'indication de la jeune femme, il remplit sa tasse avant de se servir lui-même son mug de café bien noir. Il y eut un moment de silence durant lequel Sirius, hardiment, prit une gorgée de café qui lui brûla la langue. Il grimaça. Puis, comme Vance ne semblait pas vouloir parler - là encore, il remarqua qu'elle était gênée, qu'elle semblait particulièrement captivée par le dehors - Black déclara :

Bref, j'imagine que tu n'es pas venue ici uniquement pour me montrer tes talents de pâtissière, n'est-ce pas ?

Parce qu'il s'agissait tout de même d'Emmeline Vance, et cette dernière ne se déplaçait jamais pour rien.

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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Lun 6 Avr - 16:09





Comme un cheveu dans le thé ?
E

lle était surprise. Il avait pensé à tout : en plus de la musique, les boissons déjà prêtes. Attentions appréciables et appréciées par une Emmeline... si ce n'était charmée, agréablement surprise. Comme à chaque fois qu'elle côtoyait Black, qui semblait refuser de la laisser se reposer sur ses certitudes. Fichu Gryffondor.

Qui  accepta son paquet non sans une réaction qui surprit Emmeline, elle qui s'attendait à une nouvelle taquinerie made in Black.
Elle ne comprenait pas l'embarra évident de son... camarade face à son présent. Avait-elle un comportement anormal ? Etait-il étonné parce qu'elle prenait la peine de se montrer courtoise et bien élevée ? Ce n'était pourtant pas comme s'il n'était pas habitué à ses manières... bien qu'elle ait tendance à se relâcher lorsqu'il était dans les parages.
Pourtant, Emmeline l'était constamment.... quoique, peut-être là un peu plus que d'habitude. Pour son excuse, elle avait une trahison a faire passer.

« Je t'en prie, ce n'est rien du tout. Un thé, merci. » "Que ferait Emmeline Vance si le thé n'existait pas ?" Lyleïa aimait la taquiner sur le sujet, sur à quel point Emma poussait involontairement les clichés anglais à leur extrême -mais étais-ce de sa faute si elle ne jurait que par le thé ?
Et évidemment, Black prit le café. Noir, intense, entier. Si la devinette lui avait été posée par l'aigle retors qui gardait la salle commune de Serdaigle, Emmeline aurait trouvé la bonne réponse, sans hésiter. Pas parce que, ironiquement, son nom de famille l'y prédestinait. Non, juste parce que cela casserait l'image du ô combien grand et viril Sirius Black s'il prenait son thé adoucit avec du sucre ou du lait !

Elle avait bien besoin de cela pour se remettre d'aplomb. La brûlure sur sa langue l'aiderait à se vider l'esprit... à se concentrer -ou plutôt à se déconcentrer de l'eau goutant des boucles infernales de Black dans son cou. Une dose de bon thé était nécessaire à son équilibre, et autant dire qu'il était rarement dans un état aussi instable qu'il était ce soir là. Les remords ne réussissaient pas à Emmeline... Qui trouva soudainement un intérêt tout particulier par ce qu'il se passait par la fenêtre plutôt qu'en face d'elle.

Un sourire crispé répondit à la question de Black, qui commençait à un peu trop la connaître, elle qui aimait à se dire illisible. Ou plutôt son manque de talents. Mais il n'y avait pas encore goûté, c'est pour cela qu'il faisait l'amalgame.
Avec une lenteur délibérée, elle prit le temps de boire une gorgée du thé encore brûlant avant de répondre. Calme. Elle était calme. Ne rien laisser paraître, surtout. Parfait.
Non, pas parfait du tout. Depuis quand est-ce qu'elle se laissait autant déstabiliser par quiconque ? Depuis quand laissait-elle la nervosité prendre le pas sur son imparable sang-froid ?

« En effet, je ne suis pas venue pour une simple visite de courtoisie. Mais cela aurait-il été si étonnant ? » répondit-elle platement.

Puis, plus rien. Emmeline n'était pas une bavarde, sauf quand on la lançait sur des sujets intellectuels... Et autant dire qu'elle n'avait pas envie de s'étendre sur les raisons de sa visite.

Une nouvelle gorgée de thé avec un flegme d'apparat, et elle feignit de se perdre dans la contemplation curieuse de la pièce, en ignorant délibérément le regard inquisiteur que Black posait sur elle. Si seulement elle avait pu utiliser un rapporteur de temps et changer la donne.... Si seulement... La jeune femme haussa les sourcils en se rendant compte qu'une moto était garée dans la pièce. Une moto ? Elle savait Black fan inconsidéré de mécanique et beaux engins -comme l'avait prouvée sa réaction lorsque lui avait permit de conduire sa blanche-neige- mais que faisait une moto ici ? Elle s'apprêtait à poser la question à Black -gagner du temps était tout un art- lorsque les notes d'une nouvelle chanson retentirent à la radio. Aussitôt, bien malgré elle, le visage d'Emma s'illumina.

« C'est la dernière chanson des Pink Floyd ! Je n'avais pas encore réussi à l'entendre... » s'exclama-t-elle avec un enthousiasme inattendu. La musique avait un pouvoir quasi mystique sur Emmeline, un pouvoir bien plus efficace que tous les sorts, que toutes les potions d'euphorie. La mélophile ferma les yeux le temps d'écouter la chanson, qui réussit à la détendre légèrement. Et au fur et à mesure qu'elle comprenait les paroles d'Another brick in the wall, la jeune sorcière éprouvait l'envie d'éclater de rire -même si ce n'était pas digne d'une demoiselle bien élevée, que de réagir avec cette extravagance.

Ainsi ne le fit-elle pas. Mais dès que la chanson fit place à une autre, elle adressa un sourire qui voulait tout dire à Black, une pointe d'amusement lisible dans ses yeux verts : « Je suis sûre qu'elle te plaît. Que dis-je, qu'elle vient de devenir ta chanson moldue préférée. N'est-ce pas ? Pour un révolutionnaire anti-règles comme tu l'est, c'est une véritable hymne à ton âme révoltée... Oui, je suis certaine, qu'elle te plaît. Comme elle plairait à Potter. Tu devras lui faire écouter, à l'occasion. C'est Lily qui sera contente. » débitât-elle avec une assurance amusée. Elle faisait évidemment référence aux années Poudlard, et au passif tapageur de Black et son inséparable camarade de crimes. Un passif pas si passif que cela....

... Mais ce n'était pas lui qui avait brisé la plus importante des règles, pourtant. Ne jamais trahir un coéquipier.

Le sourire d'Emmeline s'estompa, comme une aquarelle imbibée de trop d'eau, se retrouvant incapable de tenir le schéma original. Jouer la comédie, elle ne savait pas faire. Elle savait rester impassible, cacher ce qui devait l'être, mais pas mimer des émotions qu'elle ne ressentait pas. Sourire, faire semblant d'être à l'aise, d'être là en toute innocence ? C'était difficile, oui. Surtout quand il souriait comme cela, surtout quand Sirius était... Sirius. Et les remords étaient comme des doloris invisibles. Fallait-il que vivre rime avec regrets ? Cela en valait-il seulement la peine ?

Pour cacher son trouble, la sorcière but une nouvelle gorgée de thé qui lui fut suffisante pour retrouver un air illisible. Emmeline Vance ne perdait jamais la maîtrise d'elle même. Mais Sirius Black n'était pas qu'un rustre trop causant. C'était le problème, peut-être n'aurait-elle pas eu autant de scrupules s'il avait été comme elle l'avait longtemps cru faussement, rien qu'un idiot de plus dans ce monde qui en était déjà surpeuplé. Or passer du temps en sa compagnie était devenu étrangement... appréciable.
Et voilà qu'elle avait tout gâché.
Tout ceci était ridicule. Elle ne savait pas même pourquoi elle faisait durer le supplice. Elle pouvait lui dire, maintenant. Sortir le squelette du placard, dépoussiérer les zones d'ombres, et affronter la colère légitime de Black.

Mais chaque chose en son temps. Comme disait son père : "l'heure du thé est l'heure sacrée". Tant qu'il restait du liquide dans sa tasse, le squelette resterait caché.[/i]


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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Jeu 9 Avr - 23:07

Vance n'avait visiblement pas l'air très à l'aise. C'était pourtant elle qui avait demandé cette entrevue et qui, en temps normal, contemplait le monde sans laisser passer la moindre hésitation. A sa demande, il lui servit une tasse de thé de laquelle émanaient des volutes de vapeur. Sirius avait lancé un sort pour que l'eau restât chaude en attendant l'arrivée de la visiteuse et, effectivement, elle l'était.
Quant à lui, Sirius se servit une grande tasse de café, qui venait couronner sa journée de travail. Il tendit une main vers les brownies et en porta un à sa bouche. Certes, c'était un peu sec et le dessus était carrément cramé. Mais lorsqu'il atteignit le cœur de la pâtisserie, rencontrant le moelleux du chocolat et le croquant de la noix, il se dit que la jeune femme n'avait pas complètement raté la recette.

Ça va, c'est mangeable, fit-il en avalant sa bouchée de gâteau.

Bouchée qu'il aspergea aussitôt d'une lampée de café, car l'arrière goût de trop cuit persistait contre son palais. Vance, de son côté, ne pipait mot. Elle n'avait fait aucun commentaire sur le thé. Cela voulait probablement dire qu'il était bon - Black savait que si Emmeline repérait un défaut, elle ne se privait pas de le signaler, surtout quand ce défaut venait du jeune homme... Il la connaissait, depuis le temps. Et pourtant, dans des occasions telles que celle-ci, il avait le sentiment que la personnalité de Vance lui échappait, comme si elle avait l'aptitude de changer de forme tout en restant plutôt cohérente. Parfois Black avait l'impression de lire en elle comme un livre ouvert, et parfois, il lui semblait que ce livre lui restait résolument fermé, hermétiquement fermé.

Pourquoi ne parlait-elle pas ? Ses yeux paraissaient s'attarder sur tout ce qu'il y avait sur la pièce, sauf sur lui. Ça commençait à devenir étrange, pesant même. Pourquoi était-elle venue ici ? L'incertitude dans laquelle était plongée Sirius l'empêchait de faire quoi que ce soit. Il ne savait pas si c'était lui qui était parfaitement con, ou si Emmeline avait du mal à se lancer...

Heureusement, la radio offrit un sujet de conversation sur un plateau d'argent. Dès que les premières notes de Another brick in the wall retentirent, il vit le visage de Vance s'éclairer.
▬  Je n'avais pas encore réussi à l'entendre... fit-elle.
Ah ? répondit Sirius en haussant les sourcils. Elle fait un tabac chez les moldus ! Je l'entends tout le temps au garage.

Il se tut, pour lui laisser le loisir d'écouter le morceau. Au bout d'un instant, malicieuse, elle lui demanda si c'était sa musique préférée. Black éclata de rire :
Mon âme de révolutionnaire ? Ahah, pourquoi pas ? C'est vrai qu'il me plaît bien. Ça aurait pu être notre credo à Poudlard. Mais bon. Sans l'école... On ne serait pas capable de faire ce que nous faisons aujourd'hui pour l'Ordre.

Il s'interrompit pour rire à nouveau, la tête légèrement en arrière.
Sans rire, Vance, tu me prends vraiment pour un révolutionnaire ? Hum... Laisse-moi imaginer, toi, tu serais la guillotine au service de la monarchie ?

Il se leva et se dirigea vers une étagère qui contenait des CD's 33 cm, que les moldus écoutaient. Il le mit dans l'appareil à musique.

C'est celui-ci, mon morceau préféré.
Aussitôt, le velouté d'une guitare pris possession de la pièce. Il s'agissait de Child in time de Deep Purple, que Vance devait connaître, puisqu'elle avait presque dix ans. Un collègue de Sirius ne jurait que par cette chanson, qu'il chantait à plein poumons tout en bricolant.

Si Sirius aimait ce titre, c'était parce qu'il était fasciné par la montée en puissance qui le traversait. Il commençait doucement pour terminer en apothéose. Il admirait la performance des musiciens et du chanteur.

Alors ? conclut-il avec un sourire en coin à l'adresse de la jeune femme qui sirotait son thé.

Il se demanda alors si elle n'était pas venue avec l'idée de danser de nouveau avec lui - comme lors du réveillon de Noël. Mais était-elle vraiment obligée d'être aussi subtile pour quelque chose qui ne nécessitait pas d'aller par quatre chemins ?

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Dernière édition par Sirius Black le Mar 28 Avr - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Sam 18 Avr - 23:10





Comme un cheveu dans le thé ?
S

i Emmeline n’avait pas été aussi fidèle à la philosophie stoïcienne qu’elle prônait avec tant de… stoïcisme ; elle aurait sûrement rougit au compliment de Black, flattée bien malgré elle -c'était bien la première fois de toute sa vie qu'on complimentait sa nourriture plutôt que de s'étouffer avec.... Sentiment d’autosatisfaction vite effacé lorsqu'elle vit du coin de son regard fuyant qu'il utilisait le café pour faire passer le goût… Tentative n°1 : échec.
Semi-échec, encore une fois. Néanmoins, la sorcière ne pouvait s'empêcher d'être satisfaite : d'aussi loin qu'elle se souvenait, c'était la première fois que lui la complimentait. Un jour à marquer d'une pierre blanche.

Le rire de Black était communicatif. L’un de ses nombreux défauts. « Ce sont de sages paroles. Tu as fait du chemin depuis Poudlard. » Etais-ce vraiment un rire ? Non. Plutôt une musique différente, hors catégorie, moins lyrique, plus comme.... comme un aboiement. Oui, le rire de Black ressemblait à un aboiement de chien ! Un drôle de rire pour un drôle de personnage. Emmeline détestait les individus qui riaient fort et sans retenue. Ou le croyait-elle, puisqu'elle se rendait soudainement compte qu'elle aimait celui de Black. Ridicule contradiction. « Oui, tu as toujours été un rebelle à mes yeux. Au sein de toutes les catégories, même les plus inattendues... Tel un chien sauvage qui ne se laisse pas museler ou dresser par les règles des humains lambda. Non, il aboie, il grogne contre les précepte totalitaires, il refuse de courber l'échine même devant la main menaçante du maître mécontent. » Non, elle ne lui dirait jamais qu'elle l'avait toujours admiré pour son audace et sa force de caractère, même à l'époque où elle n'était encore qu'une chrysalide trop effrayée pour sortir de son cocon protecteur et privilégié... et mensonger. Il possédait une force de volonté trop rare en ce monde. « Pas la guillotine. Elle est symbole d'infaillibilité, elle ne manque jamais son coup. » Contrairement à elle. « Mais je dirais plutôt… la monarchie elle-même. Oui, cela me plaît. Je fais les lois et tu les brises. C’est dans l’ordre des choses. »

Elle le suivit curieusement des yeux tandis qu'il changeait le disque. Quelle pouvait bien être la chanson préférée de Black ? Quel genre de morceau pouvait toucher un homme comme lui ? Du rock, sûrement. Black était assurément un rocker, ou il avait tout pour, avec ses blousons en cuir et sa coiffure... Non, ce ne pouvait techniquement pas être appelé coiffure.

Elle prit une nouvelle petite gorgée de thé… et manqua de s’étouffer –avec distinction attention- en reconnaissant la musique.
Deep Purple. Presque victoire, plus hard rock que simple rock, néanmoins elle avait quasiment deviné juste. Des légendes vivantes. Une chanson canonique, dont l'apothéose était incroyable. Mais surtout, une chanson dont le sujet lui parlait directement.

A croire que cette chanson-là était écrite pour elle. Emmeline posa un regard profondément troublé, sur Black. Savait-il ? Savait-il ce qu’elle avait fait, et c’était pour cela qu’il lui faisait écouter une chanson dénonçant la fuite des responsabilités ?
Mais non, évidemment que non. Black n’aurait jamais pris la peine d’utiliser un moyen aussi subtil et symbolique pour lui faire entendre le fond de sa pensée. Il l’aurait alpaguée avant même qu’elle ne passe le seuil de sa maison, pour régler ses comptes. A cette réalisation, elle reprit la peine de respirer pour apprécier comme il se devait le reste du morceau. Bien qu’il lui parlât avec une terrible justesse, il restait un superbe plaisir pour ses sens. Qu'elle ne considérerait plus jamais de la même façon après ce jour.

« Alors ? » « “Si vous avez été mauvais, Seigneur, je parie que vous l’avez été… Vous feriez mieux de baisser la tête, d’attendre le ricochet.” » répétât-t-elle d’une voix sourde, dans une réplique qui n’était destinée qu’à elle. La fameuse balle était sur le point de revenir. Cela faisait plusieurs mois déjà, qu’un éclat s’était logé dans son  cœur, brûlant, dolorisant l’organe déjà à vif. Lorsqu’elle avait tué cette fille qu’elle aurait du sauver. Lorsqu’elle avait trahi l’un de ses frères d’armes. La culpabilité était une bien amère torture. « Alors, c'est très intéressant. Une chanson qui dénonce la guerre. Le solo de guitare est formidable. Ce morceau est très riche, musicalement parlant. Ainsi que... textuellement. Nos actes et leurs conséquences, un éternel sujet de soucis et nuits sans sommeil, n'est-ce pas ? » Question rhétorique qui ne demandait pas de réponse. Elle la connaissait déjà.

Merlin était décidément toujours aussi ironique avec eux deux, comme s’il s’était décidé à les prendre comme sujets d’expérimentations favoris. Chaque nouvelle rencontre, et Emmeline avait l'impression que de nouveaux nœuds resserraient et complexifiaient la corde raide symbolisant leur relation.

« Pour ma part, je n’ai pas de chanson préférée à proprement parler, ni même de genre. Le rock est à la mode, mais la musique classique est toute aussi plaisante, de mon avis. Pour moi, toute chanson, toute mélodie à sa part de magie, de perfection. Trop nombreuses sont celles qui m’émeuvent pour que je les cite toutes. » confiât-elle avec un  ton sérieux. Une confidence pour une confidence. « La chanson sur laquelle nous avons dansés est l’une d’entre elles, par exemple. » ajouta-t-elle finalement d'une petite voix presque hésitante.

Elle se remémorait avec une étrange... mélancolie la danse qu'ils avaient partagés lors du réveillon de noël au QG de l'Ordre. Jamais auparavant Emmeline n'avait dansé devant un public autre que Lyleïa, sa famille ou son professeur particulier. L'expérience ne risquait pas d'être oubliée, d'autant plus que Black était un aussi bon danseur que Leïa le lui avait dit.
Et Emmeline s'était amusée. Amusée comme elle ne se le permettait jamais, faute de temps, faute de légèreté de cœur. Black était un poison.

« Tu sembles bien t’y connaître, en musique moldue. » commenta-t-elle d’une voix agréablement surprise. Et fausse. « Peut-être même que si je te coatchais sérieusement, tu pourras devenir aussi connaisseur sur le sujet que tu l’es en mécanique. » Elle haussa un sourcil interrogateur : « C'est pour cela que tu gardes une moto dans ton salon ?Tu souhaitais me proposer un échange de bons procédés ? » Et voilà, le parfait déviement de sujet : Black ne pourrait jamais résister de s'étaler sur un sujet qui le passionnait.

Qui aurait osé parier qu’un jour Sirius Black et Emmeline Vance se trouveraient un point commun et en discuteraient avec un engouement mutuel autour d’une tasse de thé ? Tasse qui ne semblait pas vouloir se désemplir, Emmeline s'empêchant volontairement d'en boire pour faire durer le moment. [/i]


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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Mar 28 Avr - 23:20

Sirius tiqua lorsque Vance le compara à un chien. Il manqua presque de pâlir tant il crut qu'elle avait deviné son secret. Mais il se rassura en voyant bien que ce n'était qu'une comparaison - comparaison qui faisait mouche, toutefois. Vance ignorait tout, mais elle n'était vraiment pas loin de la vérité. Sirius se dépêcha d'augmenter le volume de la musique, pour dissiper le malaise.

Le visage de Vance s'illumina lorsqu'elle reconnut la chanson. Elle analysa le morceau, ce qui fit sourire Black. Elle ne pouvait jamais s'en empêcher. Il revint devant la table basse du salon pour attraper son mug de café et en boire une lampée.

C'est surtout la musique que j'écoute, en fait, avoua-t-il. La guitare est juste sublime ici, et j'aime le crescendo. C'est juste génial.
Pour ma part, je n’ai pas de chanson préférée à proprement parler, ni même de genre. Le rock est à la mode, mais la musique classique est toute aussi plaisante, de mon avis. Pour moi, toute chanson, toute mélodie à sa part de magie, de perfection. Trop nombreuses sont celles qui m’émeuvent pour que je les cite toutes.

Sirius hocha la tête, appuyant son dos contre les coussins du fauteuil. Le rock était clairement son genre, même s'il ne niait pas les autres chefs-d'oeuvre. La musique classique lui paraissait toutefois trop féerique et tranquille pour pouvoir être pleinement appréciée par le sorcier. Au fond, Sirius adorait plein de morceaux, et s'il devait n'en retenir qu'un, il serait bien peiné. Child in Time, c'était vraiment parce qu'il avait trouvé le CD comme ça et que ça lui allait.

La chanson sur laquelle nous avons dansés est l’une d’entre elles, par exemple, fit doucement la jeune femme, tirant Sirius de ses pensées.

Il en était flatté. Vraiment, oui, flatté. Flatté que Vance ait choisi une de ses musiques préférées pour danser avec lui. Bon, elle avait voulu le tester, il le savait, mais... Elle avait le loisir de choisir un morceau quelconque. Black n'était pas toujours perspicace, mais il comprenait tout le symbole qui se cachait derrière le geste de Vance. Un éclat de malice passa dans ses prunelles noires, tandis qu'il devinait presque ce que cela voulait dire. Étrangement, alors que c'était pourtant le bon moment, Sirius préféra se taire, et ne pas taquiner l'ex-Serdaigle, comme s'il était soudainement happé par un élan de pudeur. Il ne se la ramena pas.

Tu sembles bien t’y connaître, en musique moldue.
Il haussa les épaules.
Pas tellement, c'est juste que je travaille côté moldu, dans un garage, où la radio est allumée toute la journée... Le mérite est mince.

Et quand Vance fit allusion à sa moto, qui trônait dans un coin du salon, le visage de Sirius se fendit d'un large sourire. Elle y venait, lui qui pensait qu'elle lui en ferait la remarque dès son arrivée.

Ahaha Vance, rigola-t-il en tentant de contrôler le bruit de son rire, je ne suis pas sûr que tu sois partante pour des cours de mécanique...

Il se leva et s'approcha de sa moto, qu'il inspecta. Il se demanda s'il devait cracher le morceau. Vance était comme même très à cheval sur les règles et cette moto... C'était quand même traiter les lois de façon un peu cavalière...

J'ai récupéré cette moto au garage, juste avant qu'elle ne parte pour la casse. Je l'ai réparée avec la Magie. Pas besoin de moteur, elle fonctionne par un sort.

Il effleura de sa main la carrosserie noire et brillante, hésitant à lâcher ce qui lui vaudrait peut-être les foudres de la jeune femme. Mais, après tout, quels étaient ses mots ? Qu'elle était la monarchie et que lui était un briseur de lois ? En ce cas...
Je veux en faire une moto volante, révéla-t-il en se tournant vers Vance et en la scrutant de l'air le plus sérieux du monde.

Spoiler:
 


Dernière édition par Sirius Black le Jeu 4 Juin - 20:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Mer 20 Mai - 14:10





Comme un cheveu dans le thé ?
E

mmeline fut reconnaissante à son hôte de garder ses taquineries pour lui, pour une fois. Elle n’était exactement d’humeur à les supporter…

…Mais c’était penser trop vite. Elle lui lança un regard vexé. Evidemment, elle n’avait pas vraiment le profil de la fille qui mettait les mains dans le cambouis. Ce n’était pas une tâche assez noble pour elle… Et surtout, c’était trop salissant. Ce n'était pas pour autant qu'elle n'était pas un minium vexée que Black la pense aussi incapable d'y arriver.

« Félicitations Black, éternel chevalier servant qui sauve les... motos en détresse. » fit-elle remarquer sur un ton sérieux qui contredisait la plaisanterie. Petit clin d'œil à leur rencontre impromptue lorsqu'elle était tombée en panne dans sa blanche-neige.

La jeune femme suivit de ses yeux attentifs les mouvements de Black, une expression étrangement absente se peignant sur son visage tandis qu’elle songeait la manière surprenamment tendre et sensuelle avec laquelle il caressait les courbes de l'engin.... Ce n'était pas qu'elle connaissait grand chose à la sensualité -sauf à la définition donnée par le dictionnaire- mais elle ne savait pas, c'était troublant...
… Elle revint plus que brusquement à elle-même en entendant la phrase suivante. Elle avala sa gorgée de thé de travers, se mettant à tousser avec le plus de classe possible.

« Je dois m'incliner, tu as enfin cerné les subtilités de l'ironie. C'est presque drôle. » Presque, parce qu'elle n'aimait pas qu'on plaisant sur un sujet aussi sérieux... Mais voyant qu’il ne riait pas plus... « Ce n'est pas une farce, n'est-ce pas ? » sa question était presque hésitante, comme si elle espérait avoir tors, pour une fois.

Elle pâlit, pinça les lèvres, ferma les yeux. Pour garder son calme, elle avala sa dernière gorgée de thé –sans s’étouffer cette fois, la bonne résolution de toute révéler de sa faute à ce moment-là oubliée. La tasse claqua contre la table lorsqu'elle la reposa un peu trop sèchement.

« Question rhétorique, nul besoin de répondre. Savais-tu que les paroles de Highway to Hell -encore une chanson qui t'est destinée- ne sont pas à prendre au sens propre ? » Elle décida de se lever pour s'approcher de l'idiot et de l'objet de son idiotie... Une moto. Tous ces risques pour une moto. Et Remus qui acceptait cela ? Elle ouvrit et referma plusieurs fois la bouche, comme sur le point de dire quelque chose mais se ravisant à chaque fois. Elle n'avait pas le droit de se mettre en colère contre lui, sachant ce qu'elle avait fait. Finalement, après une longue minute de dilemme, elle planta ses yeux dans ceux de l’anormalement sérieux Sirius. « Veux-tu la réaction de la future avocate ou de la... camarade ? » Elle ne savait pas trop comment qualifier son statut vis-à-vis de lui. C'était indéfinissable. Trop drastique était le tournant pour qu'elle puisse encore mettre le doigt sur l'adjectif convenable.

Mais ce qui était certain, c'est qu'il cherchait le bâton pour se faire battre, en lui avouant tranquillement qu'il avait, ou allait violer quelques dizaines de lois magiques ! C’était absurde. Même lui n’avait pas le droit d’être aussi inconscient !

Encore une fois, elle ne lui laissa pas le temps de répondre. « Commençons par la réponse de l'avocate. Tu sais ce que tu risque au moins ? Si cela remonte au Bureau d’enregistrements des objets à ensorcellement prohibé… Par Merlin, Black, tu imagines tous les ennuis que cela t’apporterait ? Avec un peu de chance, ce ne serait qu’une amende et la confiscation de ta moto volante, mais s’ils veulent faire un exemple tu pourrais bien obtenir quelques mois, voir plus, à Azkaban… » le sermonna-t-elle en commençant inconsciemment à faire les cent pas devant lui, élaborant déjà tous les scénarios catastrophes et les solutions possibles pour le sortir de là. Ses talons claquaient sur le sol. « Non, ne dis rien. Evidemment que tu le sais. » C'était cela, le pire. Il lui imposait une responsabilité supplémentaire, garder ce secret, ne pas lui faillir une seconde fois...

...Elle sentait le mal de tête revenir.
Pourtant, Emmeline s'adoucit légèrement lorsqu'elle se retourna vers le coupable de son inquiétude. L'idiot. Elle l'avait souvent pensé, mais jamais autant qu'à cet instant. Mais bien qu'elle soit plus qu'à moitié révoltée, elle était contente de voir que l'ancien Sirius n'avait pas totalement disparu. Un Sirius sans projets

« L’éthique voudrait que… Mais d'un autre côté, qui suis-je pour juger ? La non-avocate dirait, c'est un projet ambitieux. Fou, comme souvent ce qui vient avec toi. Mais ambitieux. » En temps normal, elle l'aurait uniquement sermonné, tenté de lui faire réaliser sa sottise. Mais elle n'était pas en position de quoi que ce soit. Alors, prenant sur elle, elle retint les milliers de reproches qui l'auraient assommé en d'autres circonstances, et mima la curiosité innocente. Innocente, mon œil. « Et les sorts demandés pour faire voler une telle machine doivent être d'une telle complexité, un vrai travail d'ingénieur et de faiseur de sorts mélangé... Cela doit demander un doigté exceptionnel. T’y essayes-tu tout seul, ou les autres garçons t’assistent ? » Elle se pencha par-dessus la moto du côté opposé à celui de Black ; à son tour inconsciemment suivant de ses doigts le chemin que ceux de Black avaient parcourus quelques minutes plus tôt... [/i]


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MessageSujet: Re: Comme un cheveu dans le thé ? ~ Vance Jeu 4 Juin - 22:19

Comme il s'y attendait, le regard de Vance trahit sa stupéfaction. Elle salua son humour avec un sérieux qui ne permit pas à Sirius de comprendre qu'elle ne voyait pas qu'il ne plaisantait pas. Et pourtant... Elle finit par saisir. Le jeune homme secoua la tête de gauche à droite pour répondre à sa question. Non, il ne s'agissait pas d'une farce.

Il détourna son regard de l'ex-Serdaigle pour regarder sa moto. Elle était parfaite. Magiquement, il était parvenu à réparer les rayures de la carrosserie et le pot d'échappement, tordu à l'origine, était d'une géométrie parfaite et étincelait à la lumière de cette fin de journée. Sirius pouvait se vanter d'avoir réussi un travail d'orfèvre sur sa moto. Elle ressemblait en tout point à une moto moldue, mais elle avait de l'allure. Un bruit de tasse brutal le ramena à la réalité. Emmeline Vance semblait avoir renoué avec sa véritable nature, à savoir dispenser la connaissance de Bien et du Mal.

Savais-tu que les paroles de Highway to Hell -encore une chanson qui t'est destinée- ne sont pas à prendre au sens propre ?

Patmol ne répondit rien, se contentant de la regarder avec un sourire amusé. Il sentait qu'il allait assister à un véritable procès - à son procès. Et s'il ne voulait pas empêcher Vance de se lancer dans une logorrhée judiciaire, il n'allait toutefois pas lui donner du grain à moudre. La jeune femme se leva et vint se planter devant lui, dardant ses prunelles enflammées par la colère au fond des siennes.

Veux-tu la réaction de la future avocate ou de la... camarade ? demanda-t-elle alors, prise d'une soudaine réflexion.
Hein ?
C'était sorti sous le coup de la surprise. Qu'est-ce qu'elle avait, Vance, aujourd'hui ? D'habitude, elle l'aurait engueulé vertement et là, elle faisait preuve... d'amitié ? Et qui plus est lui demandait de choisir entre un savon et... Et quoi, au fait ? Il avait envie de lui dire, rien que pour la déstabiliser, de réagir enfin selon elle et non pas selon des étiquettes ou des statuts. Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre car elle continuait, introduisant tout d'abord le point de vue de l'avocate. L'énumération de tout ce qu'il risquait lui faisait l'impression d'une liste gargantuesque.
Oui, je le sais déjà, dit Sirius. Et t'inquiète, je n'irais jamais à Azkaban.

Il avait un ton sec parce que ça l'irritait de devoir se justifier, comme s'il n'était pas assez grand pour gérer seul les risques et les assumer. Et alors qu'il pensait que Vance allait se draper dans sa cape et sortir de son appartement auréolée de sa colère et de sa vision tranchée des choses, le ton de la jeune femme se radoucit.

Ambitieux. Oui, cela était évident.

Cela doit demander un doigté exceptionnel. T’y essayes-tu tout seul, ou les autres garçons t’assistent ?

Vance avait contourné la moto, et passait ses doigts fins sur le métal luisant, comme une caresse. Le changement d'attitude de la jeune femme était si déroutant que Sirius, qui perdait toutefois rarement ses moyens, ne sut pas quoi répondre - alors que la question était d'une simplicité...
Euh, et bien, balbutia le Maraudeur, c'est surtout Remus qui m'aide. James est occupé avec Lily et maintenant qu'elle est enceinte... Et Peter est assez distant en ce moment.

Il y eut un petit moment de silence, qu'il rompit ensuite.

Ce n'est pas évident. J'arrive à la faire voler, mais temporairement. Je voudrais qu'elle vole sans avoir besoin de renouveler le sort. J'ai essayé plusieurs trucs, mais... En tout cas, elle roule normalement. Les moldus n'y voient que du feu.

Sirius n'était séparé de Vance que par sa moto et cela le troublait. Était-ce parce qu'il était surpris par l'intérêt soudain que manifestait l'ex-Serdaigle pour la moto ? En tout cas, il préféra revenir vers le canapé, attrapant au passage sa tasse de café.

Les moldus, souffla-t-il. Je ne vais pas trahir le secret magique. Je ne fais pas ça pour faire des conneries. Ça m'amuse, évidemment mais...
Il but une lampée de café et reprit :
Avec ce qu'il se passe en ce moment, je trouve que cette moto est un vrai symbole. Je ne dis pas que nous devrions dire aux moldus que les sorciers existent, mais nous devrions quand même réussir à coexister. La moto, c'est le moyen de réunir le génie moldu et le génie sorcier.

Sirius termina sa tasse, qu'il reposa sur la table basse, et rejoignit Vance.
C'est ça qui est ambitieux, conclut-il en la regardant.

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