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Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon

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MessageSujet: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Lun 23 Fév - 22:11

Il ne pourrait jamais s'habituer à sa nouvelle tête. C'était quoi, ces cheveux raplaplas ? Où étaient passées ses boucles rebelles ? Il lui semblait aussi qu'il avait une patate à la place du nez. Et des yeux trop petits. Et ses dents, par Merlin, ses dents ! Quand il souriait à la glace, il pouvait apercevoir que les deux incisives se chevauchaient presque, créant un relief peu ragoûtant à chaque fois qu'il ouvrait sa bouche. Et s'il n'y avait que ça... Fiertalon était petit et, vu la bedaine, cela faisait un sacré temps qu'il n'avait pas fait de sport.

Car Sirius, aujourd'hui, n'était plus Sirius. Les membres de l'Ordre infiltraient exceptionnellement le Ministère, autorisés secrètement par le Bureau des Aurors. Sirius s'était porté volontaire pour mener l'enquête et il faisait équipe aujourd'hui avec Gawain Robards, un auror d'expérience, rodé à ce type d'entretient et d'un calme qui résistait à tout épreuve. Sirius savait qu'il avait été mis en binôme avec lui parce qu'il était au contraire prompt à s'emporter. Fiertalon, un autre auror, avait sans hésiter accepté que quelqu'un prenne son apparence tandis qu'il menait une mission périlleuse en Transylvanie, bien loin de la vie mouvementée de la capitale britannique. Et Sirius aurait préféré de loin avoir un autre physique - comment allait-il faire pour se sentir sûr de lui si, à chacun de ses mouvements, il sentait son ventre blobloter ?

Black-Fiertalon regarda sa montre. Il était l'heure. Il s'assura qu'il avait dans sa poche sa flasque de polynectar et essaya vainement de donner un peu de volume à ses cheveux avant de sortir des toilettes du deuxième étage. Il avait rendez-vous avec Robards au bureau B08, dix minutes avant que n'arrive la personne qu'ils allaient interroger. Durant ces dix minutes, Robards coacha Sirius. Il s'agissait de garder son sang-froid, et de respecter toujours l'interrogé pour ne pas le braquer. Il fallait observer tout : les mimiques, les gestes, les intonations... Car tout cela pouvait servir d'indices.

A l'heure dite, on frappa à la porte. Robards alla ouvrir pour accueillir l'interrogée. Black savait qu'il serait l'interrogateur de sa cousine Minerva. Cela justifiait d'autant plus le polynectar. Les sentiments que partageaient les deux sang-purs n'étaient guère tendres et risquaient de gâter la mission. Sirius devait plus que jamais se contrôler tout à fait.

La rousse Minerva Moon entra dans la pièce, l'air altier et imposant. Vêtue d'une robe qui mettait ses formes en valeur et perchée sur des escarpins tout aussi élégants, la jeune femme ne semblait pas tant se rendre à un interrogatoire qu'à un événement mondain. Elle s'assit avec grâce, en tournant naturellement son visage vers la principale source de lumière qui illumina son teint de marbre. Tout était étudié, songeait Sirius tandis que son collaborateur le rejoignait, du maquillage épuré jusqu'au contraste de la robe noire et de ses gants en dentelle par rapport à sa peau laiteuse. Le message était clair, Minerva Moon ne comptait pas se laisser abattre.

Bien, commença Gawain Robards, vous êtes bien Miss Minerva Violette Moon ? Vous êtes bien née le 31 Octobre 1959 et êtes bien la gérante de la boutique Moon&Stars sur le Chemin de Traverse ?

L'intéressée répondit par l'affirmative. Sirius prit alors la parole, veillant sur son ton :

Nous allons vous poser quelques questions au sujet de vos connaissances, de vos activités et de tout ce qui pourrait nous être utile concernant l'incarcération des sorciers de premier cycle à l'Institut Clevergrace cet été.

Il s'éclaircit la gorge et, donnant un coup de baguette, Black anima une plume qui se redressa pour prendre en note sur un parchemin tout ce que dirait sa cousine.

Vous n'ignorez sans doute pas que le Lord noir ainsi que ses sbires sont derrière tout ça. Auriez-vous une idée, parmi les gens que vous fréquentez, de qui pourrait pourrait avoir participé à l'enlèvement des élèves ?

Il commençait soft, suivant les mises en garde de l'autre auror, afin de jauger la réaction de Minerva.


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Mar 24 Fév - 11:18

Février 1980, Salle d'interrogatoire, Bureau des Aurors, Département de la Justice Magique, Ministère de la Magie, Londres sorcier.


Concentrée, j'appliquais avec une extrême minutie le rouge à lèvres bordeaux, onctueux et légèrement brillant avant d'enlever l'excédent et de passer aux yeux. Je me contentais de noir en insistant bien sur le mascara. Mes boucles d'oreilles, une cascade d'onyx et de cristal, frôlaient mes épaules, comme autant de gouttes sombres et brillantes à la fois. Les cheveux désormais relevés en un chignon assez haut, je m'observais une dernière fois dans la glace. Non, décidément, je me trouvais parfaite. Le message était on ne peut plus clair : ils n'auraient pas ma peau. Pour l'occasion j'avais revêtu une robe chinoise qui m'arrivait aux genoux, et comme la tradition chinoise le voulait, fendue sur les deux côtés à mi-cuisse, sa soie pure flattant gracieusement les courbes de mon corps, elle était d'un noir profond rehaussé par les motifs floraux qui composaient un véritable paysage, aussi délicat qu'intense. Mes stilettos, noirs comme la nuit, et au talon d'acier, gravé de volutes, me propulsaient à un peu moins du mètre 80, allongeaient mes jambes déjà élancées et fines. Je mis mes gants de dentelle transparente aux mains, l'énorme bague en onyx et diamants, cadeau de Julius, brillant sous le tissu, avant de jeter sur mes épaules ma cape en soie et de transplaner.
Dans le grand hall du ministère nombre d'hommes se retournaient sur mon passage, ou s'arrêtaient brutalement en pleine conversation. L'acier de mes talons martelait le sol avec rythme, mon visage n'exprimait qu'une froideur glaciale, fermé, à peine égayé par l'intensité du rouge sur mes lèvres. Je fendais la foule comme on me l'avait appris, avec ce mélange de grâce, de distance et de légèreté qui épatait la galerie. Mes longues jambes me menaient droit au bureau des aurors, mais mon esprit était ailleurs. Retranchée en moi-même, toutes mes barrières mentales à leur maximum, j'étais au maximum de ma puissance d'occlumens. Ils pourraient m'observer sous toutes les coutures, et qu'ils se fassent plaisir songeais-je non sans une pointe de vanité, mais jamais je ne les laisserais pénétrer mon esprit. Ils n'auraient, en guise d'os à ronger, que ma plastique avantageuse, et leurs petits yeux stupides glisser à loisir sur mes hanches, dévaler mes jambes, ou encore s'allonger à l'ombre de ma poitrine. Mon esprit lui demeurait bien gardé.
Comme prévu je me présentais au bureau des aurors pour leur remettre ma baguette. Mon entrée ne laissa pas ces messieurs insensibles alors que j'ôtais ma cape en prenant tout mon temps. J'échangeais quelques amabilités avec un jeune auror qui s'empressa de trouver un endroit pour ma cape, plus coûteuse que tous ses biens réunis, avant de me faire conduire en salle d'interrogatoire. Je n'avais pas échangé un mot, traitant ce petit auror comme un vulgaire laquais. Ils me voulaient, et bien ils n'auraient que Miss Moon.
J'entrais, le visage fermé, mais un avec un sourire de circonstance pour les deux hommes, avant de m'installer dans le fauteuil. Jambes croisées, les coudes en équilibre sur les accoudoirs, mes doigts tapotaient un à un sur le bois grossier, sous la dentelle mes ongles taillés en griffe laissant petit à petit des marques.
▬ Bien, vous êtes bien Miss Minerva Violette Moon ? Vous êtes bien née le 31 Octobre 1959 et êtes bien la gérante de la boutique Moon&Stars sur le Chemin de Traverse ? 
- C'est exact, répondis-je de ma voix glaciale, ma lèvre frémissant tout juste d'un sourire moqueur.
▬ Nous allons vous poser quelques questions au sujet de vos connaissances, de vos activités et de tout ce qui pourrait nous être utile concernant l'incarcération des sorciers de premier cycle à l'Institut Clevergrace cet été. 
Je fixais le petit homme, laid et gras à souhait, songeant avec une ironie cruelle qu'il portait bien mon mal son nom. Pour toute réponse je continuais à jouer de mes ongles sur le bois, comme si ce que débitait ce minable petit Fiertalon ne m'intéressait pas le moins du monde. Ce qui n'était pas loin d'être le cas, je n'avais pas besoin de l'entendre pour savoir pourquoi j'étais là.
▬ Vous n'ignorez sans doute pas que le Lord noir ainsi que ses sbires sont derrière tout ça. Auriez-vous une idée, parmi les gens que vous fréquentez, de qui pourrait pourrait avoir participé à l'enlèvement des élèves ? 
- Je tiens à vous rappeler messieurs que je suis ici sans la présence de mon avocat, ce qui est mon droit. Quant à mes fréquentations, elles relèvent du domaine de ma vie privée. Je n'ai aucune information à vous communiquer.


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Lun 2 Mar - 22:17

La première question consistait davantage en une entrée en jeu, en une mise en bouche, plutôt qu'en un interrogatoire. Sirius suivait les conseils de Gawain Robards, qui lui avait bien dit quelques minutes plus tôt qu'il fallait y aller crescendo. C'était une des meilleures méthodes pour prendre l'interrogé à son propre jeu, en décelant les contradictions ou les non-dits.  

Je tiens à vous rappeler messieurs, répondit Minerva, que je suis ici sans la présence de mon avocat, ce qui est mon droit. Quant à mes fréquentations, elles relèvent du domaine de ma vie privée. Je n'ai aucune information à vous communiquer.

Le pseudo Fiertalon hocha la tête. Au fond, rien n'étonnait Black - il aurait probablement répondu la même chose s'il avait été à sa place. Se redressant sur sa chaise, le jeune homme prit garde à contrôler toutes les moues de son visage. Il devait rester neutre. A côté de lui, la plume grattait le parchemin avec rapidité.

Bien-sûr, fit-il, comme pour concéder, c'est votre vie privée. Néanmoins, les élèves qui ont été enfermés contre leur gré cet été ont vu leur vie privée changer du tout au tout. Nous voulons juste quelques renseignements. Si vos connaissances n'ont rien à se reprocher, vous n'avez rien à craindre à parler.

La jeune femme en face de lui n'ouvrit pas la bouche, se contentant de fixer Black avec un regard aussi froid qu'une plaque de métal. Normal, aucune question n'avait été posée - elle n'avait aucune raison de gaspiller son souffle. Sirius n'aimait pas trop qu'elle le regarde ainsi, alors qu'il arborait un physique des plus déplaisants - probablement que même lorsqu'il aurait quatre-vingt ans, il serait plus beau que ça. Non loin de l'ancien Gryffondor, Robards, qui jusque là se tenait légèrement en retrait, appuyé contre le mur en spectateur discret, vint prendre place près de son collègue et, ouvrant un dossier qui contenait la liste des principaux interrogés, il dit :

Vous connaissez pourtant énormément de gens qui étaient présents à l'Institut durant cet été. Et pas des moindres, j'ose dire.

Sirius observait le visage de Minerva, cherchant le moindre signes de gêne ou de culpabilité. Quand il avait "révisé" le cas de sa cousine, il avait été impressionné par le nombre de ses connaissances. Elle était bien loin de la cruche de Poudlard. Finalement, elle était un peu comme une araignée au centre de sa toile : elle connaissait les Avery, les Yaxley, les Travers, Rogue, Rosier et même des membres de l'Ordre...
Black se figurait que Minerva était au courant de bien des choses. Il suffisait de savoir lesquelles.

Donc, reprit Sirius, vous connaissez bien Tiberius Avery et sa fille, Fluvia. Tous deux ont passé l'été à l'Institut. Vous ont-ils dit ce qu'ils y faisaient ? Receviez-vous des nouvelles d'eux ?

Comme convenu avec Robards, ils allaient procéder petit à petit, en nommant les personnes avec lesquelles ils savaient que Minerva Moon avait un lien, en commençant par les membres de sa famille.

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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Lun 2 Mar - 23:28

Février 1980, Salle d'interrogatoire, Bureau des Aurors, Département de la Justice Magique, Ministère de la Magie, Londres sorcier.


Il n'y avait que de la glace, lisse et sans aspérité dans mon regard. Froid comme la colère sourde qu'avait provoqué cette convocation au ministère. Mais notre monde s'effondrait, il vacillait, croulait sous ses propres fondations, et dans les ténèbres beaucoup se raccrochaient aux figures d'autorité. Du moins ce qu'il en restait. Et j'avais face à moi les reliques d'un ministère naguère fort, aujourd'hui corrompu. Ils exerçaient le peu de domination qu'il leur restait encore. La foule réclamait, hurlait justice. Pour eux je représentais une source d'informations. Je prenais donc très au sérieux cet entretien et n'esquivais aucune perfidie.
▬ Bien-sûr, c'est votre vie privée. Néanmoins, les élèves qui ont été enfermés contre leur gré cet été ont vu leur vie privée changer du tout au tout. Nous voulons juste quelques renseignements. Si vos connaissances n'ont rien à se reprocher, vous n'avez rien à craindre à parler.
Les lèvres soudées en une courbe de chair rouge, je ne lâchais pas du regard l'auror Fiertalon. Ce petit homme gras devait comprendre que je ne craignais ni le ministère, ni une intrusion dans ma vie privée. Bien sûr que tout cela était malheureux, mais je n'avais rien à me reprocher.
▬ Vous connaissez pourtant énormément de gens qui étaient présents à l'Institut durant cet été. Et pas des moindres, j'ose dire. 
L'autre auror, qui s'était présenté comme Gawain Robards, se détacha de sa position jusque-là discrète. L'homme s'était tenu en retrait, observant la scène de loin, mais maintenant qu'il entrait en scène, je compris que les choses sérieuses allaient débuter.
- Mon métier m'amène à côtoyer un grand nombre de personnes, très sérieuse, je fixais l'auror Gawan Robards sans ciller. Ma voix était égale, claire, limpide, assurée, et j'ajoutais, un sourire en coin au bout des lèvres, dans un rire bref, Vous seriez surpris du nombre de fonctionnaires qui se pressent dans ma boutique.
▬ Donc, le retour du petit Fiertalon pensais-je, avec toujours cette répugnance physique à l'égard de l'homme, vous connaissez bien Tiberius Avery et sa fille, Fluvia. Tous deux ont passé l'été à l'Institut. Vous ont-ils dit ce qu'ils y faisaient ? Receviez-vous des nouvelles d'eux ? 
Ainsi ils y allaient en douceur. Et bien soit. Mes barrières mentales se trouvaient à leur niveau maximal. Je savais le sujet délicat, mais encore une fois, j'étais convaincue de n'avoir rien à me reprocher.
- Comme vous le savez certainement, mon regard acéré, brûlant comme une morsure glaciale allait d'un auror à un autre, aussi dérangeant que lorsque je sondais un esprit, Je suis la parente de Tiberius Avery et sa fille Fluvia depuis peu. Dire que je les connais bien est un peu présomptueux. J'ai été très occupée cet été, vous l'ignorez peut-être, mais je suis depuis cet été la propriétaire de la boutique Moon and Stars. J'ai eu beaucoup de choses à faire et n'ai eu que très peu de nouvelles de l'Institut Clevergrace.


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Jeu 5 Mar - 21:56

Même si Sirius savait qu'il ne risquait rien, caché derrière l'apparence de Fiertalon, avec sa flasque de polynectar dans sa poche, il était content d'avoir la présence de l'autre véritable auror. Ce dernier était là, un peu en retrait, et laissait Black mener l'interrogatoire tout en se manifestant de temps à autre. Le jeune homme comprenait qu'on lui faisait là un traitement de confiance et se concentra pour être à la hauteur. Minerva Moon n'était pas le genre de personne à se laisser faire et encore moins à se laisser impressionner. Elle dardait sur les deux hommes ce regard si dérangeant - à croire que c'était eux qui étaient coupables d'un quelconque forfait !
Lorsqu'elle précisa qu'elle rencontrait beaucoup de gens à cause de sa boutique, Sirius comprit qu'elle louvoyait. Elle répondait à la question sans vraiment y répondre. Tous deux savaient que Minerva connaissait du monde - qu'elle connaissait même le monde. Ce qu'ils voulaient à présent, c'était avoir des précisions sur ce monde-là. Au moins, les dérobades de Minerva, toutes aussi habiles qu'elles étaient, leur enseignaient une chose : la jeune femme n'était pas prête de coopérer.

Aussi étrange que cela pouvait l'être, c'était un indice de taille. Coaché par Robards, Sirius pouvait d'ores et déjà en tirer quelques conclusions : soit Minerva était profondément hostile au Ministère, soit elle cherchait à protéger quelqu'un. En revanche, Sirius doutait vraiment qu'elle puisse faire partie des Mangemorts. Il songeait que si c'était vraiment le cas, elle ne serait pas amie avec Marlene. En fait, Black réalisait tout d'un coup, alors que la plume à ses côtés voltigeait sur le papier épais, que mener un interrogatoire était compliqué. Il fallait être le plus neutre possible, et en même temps, utiliser toutes les informations qu'il détenait sur Minerva. Or, il n'était pas vraiment convaincu d'avoir un regard objectif sur l'ancienne Serpentard...

Je suis la parente de Tiberius Avery et sa fille Fluvia depuis peu, précisait cette dernière. Dire que je les connais bien est un peu présomptueux. J'ai été très occupée cet été, vous l'ignorez peut-être, mais je suis depuis cet été la propriétaire de la boutique Moon and Stars. J'ai eu beaucoup de choses à faire et n'ai eu que très peu de nouvelles de l'Institut Clevergrace.

Qui pouvait encore ignorer le changement de propriétaire de cette boutique ? La nouvelle avait fait la une de la Gazette et avait constitué en un événement people pendant plusieurs semaines. Même Sirius, qui s'intéressait pourtant peu à l'actualité commerçante du Chemin de Traverse, n'avait pu passer à côté de ça. Il rebondit toutefois sur les derniers mots de sa cousine, comme s'il venait de saisir entre ses mains l'espoir mince d'apprendre une information capitale :

Très peu de nouvelles ? Néanmoins, vous en avez eu, n'est-ce pas ?

Il était presque suspendu aux lèvres de la rousse, le cœur battant. Les aurors ignoraient encore comment les Mangemorts communiquaient avec l'extérieur - et s'ils le faisaient, d'ailleurs. Minerva pouvait-elle les éclaircir à ce sujet-là ?

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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Dim 15 Mar - 11:11

Février 1980, Salle d'interrogatoire, Bureau des Aurors, Département de la Justice Magique, Ministère de la Magie, Londres sorcier.


Beaucoup avaient été convoqués au ministère. Mon beau-père Tiberius Avery, ainsi que sa fille Fluvia en faisaient partie. Merlin merci mère avait été épargnée, et je soupçonnais fortement son époux et mon oncle Alphard, tous deux membres du Magenmagot d'avoir usé de toutes leurs relations pour lui éviter ce sort. Mais je n'avais pu y échapper. Cela était d'autant plus rageant qu'il leur était possible à tout moment de consulter le registre des portoloins pour comprendre que j'avais passé très peu de temps en Angleterre cet été. Toutefois cela s'était révélé insuffisant. Mes relations avec certains mangemorts, fortement soupçonnés, n'étaient un mystère pour personne. Jamais je ne m'étais cachée en compagnie d'Evan, pas plus que je n'avais fuit celle de Severus ou Julius.
▬ Très peu de nouvelles ? Néanmoins, vous en avez eu, n'est-ce pas ? 
Sans me départir de ce regard sombre, perçant comme une flèche empoisonnée qui fendrait leur crâne et pénétrerait le secret de leurs pensées, j'eus un petit rire bref, avant de répondre, nonchalante :
- Je vois que rien ne vous échappe messieurs, le rire mourut bien vite, expirant son dernier souffle sur mes lèvres qui formaient à nouveau une courbe insolente et dure, Bien entendu j'ai eu quelques nouvelles. Les obligations familiales...
Je fis un vague geste de la main, comme pour leur indiquer qu'il n'y avait rien de palpitant dans ma correspondance de l'été. Et ce n'était pas un mensonge, car poussée par les ailes de l'ambition, j'avais parcouru toute la vieille Europe, dormit dans les plus beaux palaces, dîné aux tables des plus riches marchands et revêtu des rivières de diamants aux plus somptueuses et décadentes fêtes.
- Rien de bien intéressant toutefois, ajoutais-je après un petit silence, le regard toujours aussi dérangeant, Ma mère surtout m'a beaucoup donné des nouvelles des Moon, et comme vous le savez certainement, nous sommes une grande famille.
Mes lèvres suspendirent un instant leur mouvement en un sourire gracieux tandis que je les fixais. Je laissais ces dernières paroles pénétrer leur esprit et s'y loger. Qu'ils sachent qu'en me convoquant dans leur bureau c'étaient tous les Moon qu'ils convoquaient. Qu'ils comprennent qu'il leur était impossible de s'en prendre impunément à nous sans le payer, d'une manière ou d'une autre.


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Sam 21 Mar - 21:23

Sirius espérait avoir piégé Minerva à propos de sa correspondance estivale mais il n'en fût rien. D'un geste de la main, la jeune femme leur fit comprendre que les nouvelles n'avaient rien de bien intéressant - selon elle, du moins. L'Animagus n'était pas sûr que ce soit la vérité et se promit d'y revenir plus tard. Robards passa derrière lui, vérifiant les notes de la plume.

Ma mère surtout m'a beaucoup donné des nouvelles des Moon, et comme vous le savez certainement, nous sommes une grande famille.

De justesse, Sirius se retient de jurer. Il fronça seulement les sourcils, se rappelant rapidement qu'il devait ne laisser passer aucune émotion. Sauf que là, par le caleçon de Merlin, elle abusait ! Elle leur parlait de sa mère mais les deux interrogateurs n'en n'avaient que faire d'elle ! Minerva continuait de leur sourire, de ce petit sourire goguenard, insolent, qui donnerait bien envie à Sirius de frapper du poing sur la table. Robards reprit sa position initiale, un peu nonchalante, qui révélait son expérience et sa parfaite maîtrise de lui-même, et dit doucement :

Nous sommes au courant pour votre famille. Nous n'ignorons d'ailleurs pas que certains membres parmi les plus jeunes ont séjourné à l'Institut.

Il jeta un coup d’œil à sa montre à gousset, la remit dans sa poche, et continua, en regardant cette fois-ci la jeune femme dans les yeux :

Quelle a été votre réaction lorsque que vous avez appris que le Poudlard express avait été détourné avec tous les élèves ?

Black darda lui aussi son regard sur Minerva, se rendant compte alors que ses prunelles claires semblaient être capable de lacérer n'importe quoi tellement ses yeux étaient perçants.
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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Lun 23 Mar - 13:45

Février 1980, Salle d'interrogatoire, Bureau des Aurors, Département de la Justice Magique, Ministère de la Magie, Londres sorcier.


Les aurors me pensaient assez proche de certains mangemorts pour détenir des informations, même minimes. Le ministère se trouvait dans une telle effervescence que toute piste se révélait bonne à exploiter. Et je constituais une de ces pistes. De par mon emploi, mes connaissances personnelles et mes liens de sang. Toutefois ils étaient loin de la vérité. J'en savais bien plus que je ne voulais l'admettre, et même si parfois une petite voix me soufflait de tout avouer à l'Ordre, ma raison reprenait rapidement le dessus. Parler c'était signer mon arrêt de mort, et je tenais bien plus à ma vie qu'à celle de centaines d'inconnus.
▬ Nous sommes au courant pour votre famille. Nous n'ignorons d'ailleurs pas que certains membres parmi les plus jeunes ont séjourné à l'Institut.
Le plus disgracieux des aurors, le mal nommé Fiertalon, semblait au bord de l'implosion. Inutile de lire dans son esprit pour comprendre que j'agaçais sérieusement ses nerfs. Je pouvais lire les émotions sur son visage flasque comme un parchemin ouvert. Ce n'était donc pas lui qui représentait à mes yeux la plus sérieuse menace, mais bel et bien Robards qui confirma mon hypothèse.
L'auror Robards faisait référence aux jeunes soeurs Gardiner, Jenny et Celia. Moon par leur mère Meryl, une sorcière pure qui avait épousé un parfait troll, sang-mêlé de surcroît. Les Moon ne s'étaient guère inquiétés du sort des soeurs Gardiner, il fallait bien l'avouer, aussi révoltant que cela puisse être. Mais cela avait au moins eu le mérite de rappeler à leur mémoire l'existence de Meryl et de sa progéniture. Consciente qu'on m'attendait au tournant, je ne laissais rien transparaître de ce qui ne concernait que nos affaires de famille, et donc les Moon.
▬ Quelle a été votre réaction lorsque que vous avez appris que le Poudlard express avait été détourné avec tous les élèves ?
- Je ne vois pas en quoi mon opinion sur le sujet peut vous être utile messieurs, répondis-je avec une froideur maîtrisée.
Comme beaucoup j'avais été surprise dans un premier temps. La nouvelle m'avait laissé sans voix, puis l'inquiétude avait supplanté la surprise. Mais je n'avais guère eu le temps de laisser l'angoisse enfler. Les Moon purs ne craignaient rien, et Evan, qui m'avait confié être de l'Institut, s'était assuré qu'ils ne manquent de rien. Les petites Gardiner n'avaient malheureusement pas bénéficié de ce traitement de faveur.


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Dim 29 Mar - 22:26

Black était sidéré par le self-control que manifestait Minerva Moon. En fait, il n'osait pas avouer qu'il était un peu admiratif. Elle était en butte à deux hommes beaucoup plus âgés et ne se laissait guère impressionner. Il savait déjà que l'interrogatoire allait s'éterniser. La jeune femme ne semblait guère décidée à coopérer et Sirius refusait de la laisser partir bredouille. Robards orienta le sujet sur sa famille, marchant un peu dans son jeu puisque, depuis le début, Minerva se cachait avec panache derrière son patronyme, se servant de ce dernier comme d'un bouclier.

Je ne vois pas en quoi mon opinion sur le sujet peut vous être utile messieurs, trancha-t-elle alors.

Encore une fois, le pseudo Fiertalon remarqua que l'attitude de sa cousine ne laissait passer aucune émotion. La coincer ne serait pas aisé. Elle avait l'art de faire comprendre au duo d'interrogateurs qu'ils étaient parfaitement stupides sans manquer à la politesse.

Et pourtant, si, répondit Sirius avec un ton qu'il voulait diplomate. Nous avons besoin de savoir quel a été votre état d'esprit à ce moment-là. Avez-vous fait le lien entre la disparition des élèves et le déplacement de votre beau-père, Mr Avery et de sa fille ?

Il avait à peine terminé sa question que son collègue prit le relais, toujours avec cette aisance qui mettait Black en confiance :

Il faut absolument que vous nous disiez ce que vous savez, Miss Moon. Nous avons recueilli les témoignages de certains élèves. Les Mangemorts ont obligé les élèves sang-pur à torturer leurs camarades sang-mêlés. Ces derniers commencent eux aussi à parler. Ce n'est pas bien beau.

Il se racla la gorge, davantage pour donner un ton théâtral à ce qu'il disait que pour véritablement se dégager la voix. C'était plutôt efficace, songeait Sirius, car il créait un suspens. Le jeune homme était plutôt bon discoureur - il aimait jouer avec les mots, mais il n'arrivait pas aussi bien à saisir son auditoire. C'était le moment de prendre de la graine.

Si vous savez quelque chose et que vous ne dîtes rien, alors tout ce qu'auront subi les élèves, les humiliations, les violences, les privations, n'aura servi à rien. Parler est le moyen d'empêcher ce genre de situation de se reproduire.

Là, on en venait au pathos. Il s'agissait d'une stratégie d'interrogatoire qui consistait à prendre l'interrogé par les sentiments. Sirius doutait que cela marche dans le cas présent - il suffisait de voir le visage froid de la jeune femme pour deviner que ce genre de tentative n'aurait pas d'effet.
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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Lun 30 Mar - 0:09

Février 1980, Salle d'interrogatoire, Bureau des Aurors, Département de la Justice Magique, Ministère de la Magie, Londres sorcier.


Je sentais malgré tous leurs efforts pour n'en rien laisser paraître la patience des deux aurors s'effriter. Bientôt, très bientôt ils allaient mettre les pieds dans le chaudron, avec plus ou moins de subtilité. Et il me fallait bien reconnaître que ce petit jeu commençait à m'agacer très sérieusement. Non seulement cela était particulièrement désagréable, mais ils occasionnaient une perte de temps considérable. Car toutes ces longues minutes stériles à tourner autour du chaudron étaient autant de précieuses minutes que je ne consacrais pas à des activités lucratives.
▬ Et pourtant, si, mon regard se braqua aussitôt sur cet homme laid, une définition à lui seul, avec une hostilité affichée, Nous avons besoin de savoir quel a été votre état d'esprit à ce moment-là. Avez-vous fait le lien entre la disparition des élèves et le déplacement de votre beau-père, Mr Avery et de sa fille ?
- Mon état d'esprit ne regarde que moi auror Fiertalon, ma réplique jaillit aussitôt de ma bouche, fendant l'air comme une salve déchirante d'animosité éclatante, et le fixant d'un regard polaire, comme si mes yeux avaient le pouvoir de fendre son crâne, j'ajoutais d'une voix qui ne souffrait aucune contestation, Tout comme les déplacements de Tiberius et Fluvia Avery ne concernent qu'eux seuls.
▬ Il faut absolument que vous nous disiez ce que vous savez, Miss Moon. Nous avons recueilli les témoignages de certains élèves. Les Mangemorts ont obligé les élèves sang-pur à torturer leurs camarades sang-mêlés. Ces derniers commencent eux aussi à parler. Ce n'est pas bien beau.
L'auror Robards s'empressa d'en rajouter une couche. Les questions s’enchaînaient très vite, le rythme s'emballait, comme pour mieux m'assaillir, me déstabiliser et me faire craquer. Mais c'était mal connaître ma résistance psychologique. La légilimencie avait eu cette formidable conséquence que de m'endurcir.
- En effet, c'est regrettable.
▬ Si vous savez quelque chose et que vous ne dîtes rien, alors tout ce qu'auront subi les élèves, les humiliations, les violences, les privations, n'aura servi à rien. Parler est le moyen d'empêcher ce genre de situation de se reproduire.
Concentrée sur Robards, je le fixais quelques secondes qui me parurent une éternité, mais une éternité vibrante de sincérité. S'ils ne l'avaient pas encore compris, et bien mon expression hostile acheva certainement de leur ôter tout espoir de me voir coopérer sans faire d'histoires. Mon regard, déjà froid, devint polaire, et aussi tranchant qu'une lame meurtrière, vrillant avec une intensité dérangeante tour à tour les deux hommes.
- Si vous m'accusez messieurs alors faîtes le franchement et dans les règles de l'art. Mon temps est précieux voyez-vous.
Cette fois je décidais qu'il était temps de leur verrouiller pour de bon mon esprit. Bartemius Croupton Senior avait donné les pleins pouvoirs aux aurors, et bien que les deux hommes ne transpiraient pas la puissance, je me méfiais du ministère, et plus particulièrement de Croupton comme de la dragoncelle.


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Ven 3 Avr - 22:46

Les paroles de Robards et de Sirius semblaient glisser sur la jeune femme sans lui causer d'autre réaction qu'une froideur sans limite. Allaient-ils un jour parvenir à faire craquer ce bloc de glace ? Robards tentait de la faire parler en titillant sa pitié, mais rien n'y faisait. Il y avait quelque chose de cruel dans ses mots, songeait Sirius, alors que Minerva venait de lâcher platement que c'était regrettable ce qu'il était arrivé aux enfants.

Regrettable.

Sous la table, Black serra le point. S'il le lui mettait dans la figure, ce serait regrettable, cela aussi, non ? C'était sans dire qu'elle les fixait tour à tour du regard, comme si le Ministère était son territoire. S'ils avaient été à Poudlard, les choses se seraient déroulées autrement. Sirius avait beaucoup cherché Minerva quand ils étaint plus jeunes - elle l'énervait à traîner avec Rogue. Et c'était une nunuche, incapable de répliquer, toujours le nez dans ses bouquins... Elle offrait désormais un contraste saisissant avec les souvenirs de Patmol. Rien n'était gravé dans le marbre.

Si vous m'accusez messieurs, trancha-t-elle, alors faîtes le franchement et dans les règles de l'art. Mon temps est précieux voyez-vous.

Sirius ne retint pas un rictus goguenard.

Notre temps est tout aussi précieux que le vôtre, Miss Moon, répliqua aussitôt le jeune homme. Et nous ne vous accusons de rien, sinon de garder pour vous des informations qui pourraient nous aider. Vous voulez en finir au plus vite ? Bonne nouvelle : dîtes-nous ce que vous savez et vous pourrez retourner à vos affaires qui ne regardent que vous.

Ça y était, les détours et les dérobades ne fonctionneraient plus. L'ancien Gryffondor n'était pas doué pour jouer à ce genre de jeu. En revanche, il aimait particulièrement attaquer de front. Et il savait qu'il avait l'appui de Gawain Robards.

Alors, reprit Sirius sur un ton plus doux mais tout aussi ferme. Avez-vous une idée de ce que faisaient votre beau-père et sa fille à l'Institut ?
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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Lun 13 Avr - 0:18

Février 1980, Salle d'interrogatoire, Bureau des Aurors, Département de la Justice Magique, Ministère de la Magie, Londres sorcier.


Bien sur que le sort des élèves ne me laissait pas indifférente, et c'était bien plus que regrettable. Mais dans ma position toute manœuvre pouvait avoir des conséquences désastreuses, et je n'étais pas prête à sacrifier ma sécurité et celle de mes proches. Je manquais certes cruellement de courage, et sûrement de coeur, mais pas de discernement. Vivre me semblait toujours préférable à la mort. Ce n'était donc pas simplement un mépris des aurors qui se jouait en moi. Rien n'était aussi simple dans cette affaire. Ils savaient certaines choses, possédaient quelques noms, se doutaient d'autres, suspectaient les uns et les autres de graviter autour de moi, ou plutôt ma personne de suivre des sillages obscurs. Mais rien de concret. Rien que des suppositions, pas de preuves.
▬ Notre temps est tout aussi précieux que le vôtre, Miss Moon. Et nous ne vous accusons de rien, sinon de garder pour vous des informations qui pourraient nous aider. Vous voulez en finir au plus vite ? Bonne nouvelle : dîtes-nous ce que vous savez et vous pourrez retourner à vos affaires qui ne regardent que vous.
Le rictus de ce vermisseau d'auror fit souffler un vent funeste sur mes pires instincts. Une bouffée de haine, soudaine, éclatante, vibrante comme un feu de joie embrasa mon âme toute entière. Je le fixais, une haine pure au fond des yeux que je ne m'expliquais pas. C'était instinctif, et ça ne faisait qu'enfler de paroles en paroles.
- Je ne sais rien, répliquais-je entre mes dents, l'esprit verrouillé, aussi bien gardé que les coffres de Gringotts et les traits figés.
▬ Alors, l'auror ne lâchait rien, il repartait déjà à l'attaque, sourd à mon hostilité, Avez-vous une idée de ce que faisaient votre beau-père et sa fille à l'Institut ?
- Aucune idée, ma voix se fit plus civile mais la fausse nonchalance ne trompait personne dans cette pièce, et d'ailleurs je n'éprouvais nulle envie de leur épargner ma mauvaise humeur grandissante, Je n'étais pas avec eux. Relisez vos dossiers messieurs.


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Mer 15 Avr - 23:28

Le changement de stratégie, tout aussi radical soit-il, n'eut pas l'effet escompté. Sirius pensait qu'éviter la langue de bois amènerait Minerva à répondre véritablement aux questions, à saisir tous les enjeux de cet interrogatoire. Les aurors n'obtinrent en retour qu'un regard noir. Insister ne servait qu'à l'énerver. La jeune femme ne desserrait d'ailleurs plus les lèvres, comme s'ils avaient commis un crime de lèse-majesté. "Je ne sais rien" et "aucune idée", constituaient ses réponses.
Autant dire que rien n'avançait. Concrètement, à part s'être rendu compte que la jeune femme n'allait en aucun cas leur dire ce qu'elle savait - si elle savait quelque chose - il ne s'était rien passé. Sirius en aurait mis sa main au feu qu'elle savait des trucs - des noms, des faits, des endroits. Elle qui était si proche des Avery, et qui avait de multiples relations plus ou moins douteuses rien que parce qu'elle était une Moon. C'était frustrant de ne pas avoir obtenu une seule information.

Toutefois, les ordres étaient formels, ils ne pouvaient forcer l'interrogée à parler. D'autant plus qu'ils ne possédaient aucune preuve qui puisse infirmer les dires de la jeune femme. Elle ne faisait pas partie du contingent de personnes les plus soupçonnées...

Je n'étais pas avec eux. Relisez vos dossiers messieurs.

C'était cinglant, abrupte. Les aurors ne répondirent pas de suite. Sirius était frustré, mais reconnaissait qu'il n'avait guère d'autre idée... Robards ne semblait pas non plus décidé à refaire un essai.

Bien, Miss Moon, fit-il au bout d'un moment, comme vous ne semblez pas décidée à coopérer, il est inutile de vous retenir plus longtemps.

Il s'avança vers la porte qu'il ouvrit.

Si toutefois un détail vous revenait en mémoire, n'hésitez pas à repasser nous voir.
L'auror restait aimable, comme s'ils n'avaient que converser autour d'une tasse de thé.

Tout ça n'a servi à rien, fit Sirius une fois que la porte fut refermée.
Pas forcément, dit Robards. Nous aviserons en fonction des résultats obtenus dans les autres interrogatoires. Ce n'était que le premier round.

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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon Lun 27 Avr - 10:30

Février 1980, Salle d'interrogatoire, Bureau des Aurors, Département de la Justice Magique, Ministère de la Magie, Londres sorcier.

A ce stade de l'interrogatoire, il n'y avait, selon moi, rien de plus à ajouter. Je n'étais toujours pas décidée à parler, à leur livrer la plus infime information et eux me paraissaient convaincus de voir en moi une source de noms, de lieux, de dates. Campée sur mes positions, le regard glacial, passant d'un auror à l'autre, je ne desserrais pas les lèvres, bien décidée à ne rien lâcher. Au bout d'un moment cependant les aurors rompirent le silence, ce qui, je devais bien l'avouer, me procura un grand soulagement. Non seulement ils me faisaient perdre un temps précieux, mais je craignais surtout que chaque instant passé dans cette pièce n'attise la suspicion des mangemorts à mon égard.
▬ Bien, Miss Moon, je relevais le menton, fixant sans détour l'auror Robards, espérant du plus profond de mon coeur qu'il m'annonce la fin de cet entretien stérile, comme vous ne semblez pas décidée à coopérer, il est inutile de vous retenir plus longtemps.
- Il était temps, lâchais-je du bout des lèvres d'une petite voix traînante.
Digne, et pleine de froideur, je quittais mon siège, raide et visiblement agacée par toute cette mascarade puante. Que s'imaginaient-ils enfin ? Qu'il leur suffisait de me convoquer officiellement au ministère pour que je leur serve dans un chaudron d'argent toutes les informations en ma possession ? Que ma sécurité passerait après leurs ambitions ?
▬ Si toutefois un détail vous revenait en mémoire, n'hésitez pas à repasser nous voir.
- Bien entendu, le dos déjà tourné à l'auror Robards, je ne me fendis même pas de la plus élémentaire des politesses, et me contentais d'agiter vaguement la main au-dessus de mon épaule, à mes doigts les pierres plus précieuses.
Une fois au-dehors de la salle d'interrogatoire, je me forçais à un pas digne et maîtrisé même si l'envie de courir me taraudait. Je me sentis tout à coup comme prise dans un étau, enfin libérée d'un piège. Aucune info n'avait fuité de ma part, et je me préparais déjà à répondre aux questions de certains de mes amis, à commencer par celles de Julius...


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MessageSujet: Re: Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon

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Mascarades et faux semblants - interrogatoire de Minerva Moon

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