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The devil within ◄ e b e n e z e r

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MessageSujet: The devil within ◄ e b e n e z e r Lun 1 Juin - 15:18



The devil within
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La fin de l'année se fait sentir à Poudlard. Les cinquième et septième années ont le nez dans leurs bouquins, révisant pour leurs examens, courant un peu dans tous les sens pour avoir le temps de réviser. Les autres étudiants, quant à eux, commence à se détendre et à relâcher la pression accumulée au cours de l'année. Cette fois encore, Hestia a réussi son année avec des notes absolument remarquable. Après cinq années passées haut la main, les notes de la brune ne surprennent plus personne. Elle est bien souvent la première de la classe des Serpentards, et figure dans le top cinq de sa promotion. Le plus dur étant passé pour la plupart des étudiants, il n'est pas rare de les voir traîner dans le parc. Les plus jeunes s'improvisent des terrains de terre battue pour jouer aux Bavboules dans le parc, et d'autres sortent leurs tables d'échecs sorciers et leur deck de cartes de bataille explosive. L'extérieur est envahit par les élèves, et rares sont ceux qui restent dans l'enceinte du château, si ce n'est pour réviser. Autant dire que les uniformes commençaient à se faire rare dans le château. Profitant de leur temps libre, les élèves s'habillaient comme ils le désiraient, les uniformes n'étant obligatoires qu'en classe, à la librairie, dans les salles d'études et durant les repas.

En cette après-midi du 2 juin 73, Hestia est assise dans l'herbe près de Rohan et de Lyleïa, les yeux perdus dans le vide pendant que ses amis discutent calmement. Les yeux de la sorcière se perdent sur la surface de l'eau du lac noir qui s'étend devant eux, et elle laisse ses pensées la submerger. Cette année encore, elle s'est ennuyée en cours. Ce qu'on leur apprend est trop simple, à ses yeux. Rien ne demande qu'on se surpasse, qu'on fasse des efforts. La jeune fille, dans ses songes, se dit qu'elle aimerait apprendre de nouveaux sortilèges, des sortilèges puissants, et pas seulement l'Expeliarmus et  le Stupéfix. Elle commençait à se dire qu'il faudrait qu'elle fasse des recherches elle-même, qu'elle trouve ce qui l'intéresse… Mais chaque fois qu'elle avait commencé à lire des ouvrages à ce sujet, ces derniers commençaient à parler de magie noire, et Hestia n'était pas prête à se jeter dans ce domaine. Trop dangereux, trop mal vu, trop lourd en conséquences. La curiosité commençait néanmoins à la torturer, et elle se surprenait parfois à devoir se faire violence pour ne pas reprendre sa lecture. Elle s'y refusait, elle ne voulait pas tomber là-dedans. Pas elle.

- Hestia, ça va ? Oh, Jones ! Comme aspirée par un trou noir, la brune est rejetée dans la réalité, un peu désorientée durant quelques secondes, elle tourne la tête vers la voix qui l'a sortie de son état second. Debout à côté de ses amis se trouve une Fluvia à l'air dubitatif. La blonde la regarde, attendant une réponse. - Ah, désolée, j'étais ailleurs. Elle dit avec un petit sourire. - C'est la chaleur, ça me fatigue et m'empêche de bien dormir la nuit. Je pense que je vais descendre au dortoir et m'allonger un peu. Ajouta-t-elle avant de se lever.  Elle passa les mains sur le derrière de sa robe verte afin d'enlever les plis. Le tissus de toile retomba légèrement juste au dessus de ses genoux. - Je vous rejoint plus tard. De toute façon, j'imagine que vous allez encore rester là un moment. Elle leur offre un dernier sourire et tourne les talons. Arrivée au croisement des escaliers, elle décida de se rendre à la librairie. Elle se fera sûrement rouspéter dessus par Mme Pince parce qu'elle ne porte pas l'uniforme, mais elle sait que la libraire l'aime bien, et qu'elle la laissera consulter les ouvrage de toute façon, si elle promet que cela ne se reproduira plus.

La Serpy pousse les lourdes portes de bois, et aussitôt l'odeur des livres et de la poussière l'innonde. Elle prend une longue inspiration, se délectant de ce parfum avant se s'avancer. Comme prévu, la libraire lui fait sont discours, mais la laisse vagabonder. Hestia s'enfonce dans la gigantesque pièce, jusqu'au fond de la salle, dans un coin un peu reculé où se trouvent les ouvrages concernant les sortilèges. Si rien dans ces ouvrages ne décrit les procédés détaillés ses sortilèges de magie noire (c'est contraire au règlement de l'école), certains les évoquent quand même. La jeune sorcière passe sont doigt sur les tranches et avance, sans trop s'en rendre compte, jusqu'à ce que sa hanche ne heurte un rebord. Une table. Occupée. Par Ebenezer. Il l'a certainement reconnue, et doit se demander ce qu'elle fait dans ce rayon… S'il en parle, que diront ses amis ? Elle se dépêche donc de dire d'un ton détaché. - Je crois que je me suis trompée de rayon. Avec toute la conviction qu'elle peut rassembler. Elle fait immédiatement volte-face, et ce n'est qu'en s'éloignant qu'elle se demande ce qu'il faisait là, lui aussi.



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Dernière édition par Hestia Jones le Mar 2 Juin - 1:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The devil within ◄ e b e n e z e r Mar 2 Juin - 0:52

L'agitation qui régnait sur Poudlard en ce début du mois du juin était totalement paradoxale, un mélange entre agitation doucereuse et calme tremblant. Et l'humeur d'Ebenezer l'était tout autant, il appréciait apercevoir cette bande de petits trolls excités courir à travers les détales de couloirs égarant au passage quelques précieux parchemins qu'il regretteraient plus tard d'avoir oublié on ne sait où, retournant leur dortoir dans tous les sens afin de les retrouver. Dans un autre sens, tout ce capharnaüm ne lui plaisait guère, il aimait le calme, la tranquillité et partout où il allait de petites hystériques hurlaient qu'elles n'y arriveraient jamais, que tant de choses à apprendre était une véritable torture, tout en maudissant cette terrible école. Elles s'arrachaient les cheveux les pauvres enfants, en ne comprenant même plus ce qu'elles étaient en train d'apprendre. Une véritable catastrophe. Quelques minutes suffisaient en leur présence pour qu'il en ressorte la tête transformée en véritable citrouille. C'était totalement déconcertant, toutes ces émotions qui se bousculaient contre les murs épais du château et qui rebondissaient les unes contre les autres pour ne former qu'une seule boule puante de peur, de joie et de transpiration cérébrale. Oui parce que pour une fois dans l'année il leur fallait actionner leur cerveau, et pour certains la mise en route était plus que difficile. Alors pour échapper à ce surplus de théorie magique le jeune homme cherchait le plus d'échappatoires possibles, un coup il passait sa fin de journée dans son dortoir et encore heureusement qu'il parvenait à faire en sorte qu'on lui foute la paix. Le parc était bondé et il tentait de l'éviter un maximum, il n'aimait pas vraiment la chaleur, il lui préférait les cachots plus froids et humides, cette odeur poussiéreuse mélangée à un brin d'eau lui plaisait beaucoup plus, il s'y sentait dans son élément. Finalement, en dehors des cours il ne savait plus très bien où il pouvait s'installer pour être en paix et cette situation le rendait irritable, si bien qu'il avait fini par mettre hors de la salle commune des cinquièmes années qui lui cassaient les pieds à réciter tout haut, en hurlant presque les lois de Golpalott "établit que l'antidote d'un poison composé doit être égal à plus que la somme des antidotes de chacun de ses composants". Il les avait tout les deux attrapés par le col et les avait fait déguerpir. Mais ses efforts avaient été vains puisque peu de temps après une vague d’élèves pénétra dans la pièce en discutant ostensiblement fort alors qu'il était tranquillement installé sur l'un des fauteuils verts, les yeux à moitié clos. Et là, vu le nombre, il n'y avait plus rien à faire. Une véritable fourmilière.

Quelques minutes plus tard, Ebenezer remontait quatre à quatre les marches qui menaient au premier étage, trois livres sous le bras. Puisqu'il ne pouvait pas se reposer autant mettre à profit ses quelques heures de temps libre pour satisfaire son avide curiosité et étudier un peu ce dont son paternel lui avait parlé au dernière vacances, il n'était pas totalement au point. Et le retour chez lui se rapprochait de plus en plus. Le dos raide et les épaules droites il entra dans la bibliothèque de l'école, tout en jetant un coup d’œil ahuri autour de lui. Comment avait-il pu ne pas y penser avant ? C'était un fait bien risible. Si tout le château se trouvait être en pleine euphorie à l'approche des examens presque aucun de la plupart des élèves n'avaient eu la brillante idée de venir étudier ici, dans un lieu propice aux révisions intelligentes. Si cela continuait il finirait par passer le plus clair de son temps ici jusqu'à la fin de l'année scolaire. Puis il retrouvait son manoir et son père, l'impatience le gagnait il n'en pouvait plus de vivre entre quatre murs et de devoir apprendre des choses qui ne l’intéressaient guère, mais il faisait mine devant ses professeurs et parvenait toujours à s'en sortir, on le prenait pour un élève appliqué et bon sous tous rapports. Le jeune homme avança au milieu des allées bordées par d'immenses étagères emplies de livres tous correctement alignés du début à la fin, on y sentait la poigne de l'incorrigible bibliothécaire. Il ne vit pas Mme Pince, trop occupée à cracher son venin sur un jeune premier année à la mine perdue et désolé. Vers le fond, il cueillit une place confortable à une table éloignée tout près du meilleur rayon de la bibliothèque.

Ebenezer était depuis plus d'une heure plongé dans ses manuscrits, il ne notait rien, il mémorisait simplement ce qui l'intéressait, mais les livres bien qu'abordant certaines pratiques ne les traitaient pas dans les profondeurs, les sortilèges étaient tout bonnement survolé au profit des classiques bien plus acceptables. Il parcourait cependant les biographies de certains grands sorciers ayant pratiqués cette forme de magie et des exploits pour les uns et malheurs pour les autres qu'ils avaient accompli. Il somnolait parfois quelques instants, dû à son manque de sommeil évident, il ne dormait jamais beaucoup, il avait le teint toujours livide ce qui faisait ressortir le gris métallique de ses yeux. Reprenant sa lecture, un coude sur la table et la main enfouie dans ses cheveux bruns, il s'ennuyait un peu, ne trouvant rien de si intéressant qu'il l'aurait espéré. Soudain, un élément perturbateur percuta la table à laquelle il était confortablement installé, le sortait de sa torpeur. Alors qu'il relevait lentement la tête en direction de son pseudo assaillant, il n'eut même pas le temps d'articuler un mot que la personne venait déjà de prendre la parole d'un faux ton détaché. "Je crois que je me suis trompée de rayon" annonça la jeune femme à qui il faisait face, avant qu'elle ne disparaisse illico dans un autre rayon avec un certain empressement. Le jeune homme arqua un sourcil de surprise ne comprenant pas réellement pourquoi elle avait si vite fuit sa compagnie, lorsque l'on faisait ça c'était qu'on avait peur de lui et qu'on ne cherchait surtout pas à le rencontrer. Mais il avait réussi à reconnaître Hestia Jones et elle n'avait aucune raison d'avoir peur de lui, d'autant plus qu'il ne s'était jamais vraiment approché d'elle. Mais il était content, elle lui offrait une distraction sans même le savoir.  Et puisqu'il commençait à s'ennuyer pourquoi ne pas s'amuser un peu et chercher à savoir ce qu'elle avait à cacher. Rapidement, il se releva étirant ses bras en l'air, il était un peu engourdi, sa position n'avait pas été des plus confortable. Puis il se décida à suivre les traces de Jones intrigué. Il la retrouva un peu plus loin, elle ne paraissait pas l'avoir remarqué et faisait mine d'examiner un ouvrage. Il s'approcha à pas discrets et s'adossa juste à côté d'elle contre une étagère. "Alors comme ça tu t’intéresse à Comment prendre soin d'un boursouflet en dix conseils ?" lui demanda t'il tout en se penchant un peu pour lire le titre du livre qu'elle tenait, un sourire en coin planté sur le visage. "Je n'imaginais pas que tu affectionnais ce genre de lecture." continua t'il son sourire s'élargissant un peu plus. Il commençait à s'amuser. Quant à lui, il avait ramassé son bouquin avant de se lever et sous son bras on pouvait voir apparaître le titre enchanteur : Grandes noirceurs de la magie. Ce livre était bel et bien présent dans la bibliothèque de l'école, mais Ebenezer s'était bien gardé de l'emprunter, il préférait le consulter sur place, il parlait de magie noire, mais rien n'y était clairement expliqué, seules des évocations faisaient offices de lecture.

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MessageSujet: Re: The devil within ◄ e b e n e z e r Mar 2 Juin - 2:15



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Le cœur battant à toute allure, la brune s'éloigna, tâchant de dissimuler le mieux possible l'un des ouvrages qu'elle avait sélectionné sur l'étagère. L'ouvrage portait le titre très sobre de « L'effet de la magie noire sur les sorciers », et bien qu'elle soit déjà âgée de quinze ans, tout le monde savait bien que la magie noire n'était en aucun cas abordée dans le programme des quatrième années. Hestia n'avait jamais été le genre de fille à faire très attention à sa popularité, et cette dernière était arrivée un peu malgré elle. Déjà, elle était amie avec Rohan, Lyleïa et Fluvia, trois personnes largement populaires chez les serpents, donc sans ne rien faire, elle avait déjà été élevée au rang de fille intéressante de par ses fréquentations. À cette situations s'ajouta le fait qu'elle soit une brillante élève, et qu'elle ait rejoint l'équipe de Quidditch des vert et argent. Enfin, afin de mettre la cerise sur le gâteau, durant cette dernière année, Hestia s'était épanouie et était devenue une très jolie adolescente. Elle avait toujours été mignonne, mais elle commençait à présent à devenir jolie, et cela n'échappait pas à certain de ses camarades. Cette popularité un peu accidentelle n'était donc pas voulue, ni provoquée, mais lui était bien utile pour s'extirper de certaines situations un peu gênantes alors elle ne souhaitait pas la perdre. Si Alford décidait de parler à qui que ce soit de son goût en matière de lecture, cela pourrait fortement la compromettre, et elle n'en avait aucune envie.

Une fois assez loin du rayon, Hestia se détendit un peu et se reprit en mains, s'arrêtant dans un rayon au hasard, qui se trouva être celui répertoriant les ouvrages divers et variés du cours de Soin aux créatures magiques. Bien moins passionnant que ce qu'elle voulait réellement lire, mais cela ferait l'affaire le temps de se faire oublier par Alford. D'un geste absent, elle se saisit d'un des ouvrages poussiéreux présent sur l'une des étagères sans même en regarder le titre, un des plus larges et des plus épais, lui permettant de dissimuler avec aisance le livre sélectionné plus tôt en le glissant dessous. À en juger par la couche de poussière présente sur les pages, ces bouquins n'étaient pas très souvent consultés, et elle ne se demandait pas pourquoi. Elle ouvrit le pavé à une page au hasard, et replongea dans ses pensées. Il n'y avait que deux types de personnes qu pouvaient s'aventurer dans le rayon où elle s'était fait surprendre par Ebenezer – les personnes souhaitant être tranquilles pour étudier ou faire des cachotteries dans la bibliothèque, ou les personnes s'intéressant de plus ou moins près à la magie noire. Une question s'imposa alors dans l'esprit de la brune, une question à laquelle elle ne savait pas encore répondre : à quelle catégorie appartenait le brun ? Un soupire franchit ses lèvres. Elle ne devrait pas s'en préoccuper, cela ne la regardait en aucun cas, et il faisait bien ce qu'il voulait. Elle ferait mieux de se soucier de ses propres ennuis. Elle était agacée, agacée d'avoir été assez stupide pour s'aventurer dans un tel rayon avant même de vérifier s'il y avait quelqu'un de présent. Mais elle était tellement habituée à ce que cette partie de la bibliothèque soit déserte qu'elle n'avait pas eu le réflexe de ne jeter de serait-ce qu'un bref coup d’œil dans l'allée.

Hestia tourna la page d'un air distrait en se disant que de toute façon, le jeune homme n'aurait aucun intérêt à parler de cet incident à qui que ce soit. Tout d'abord parce qu'il n'avait aucune preuve qu'elle y était pour les mauvaises raisons, mais aussi parce qu'ils ne se connaissaient pas vraiment tous les deux. Il était évident que la jeune femme connaissait le brun, car il était assez populaire (surtout auprès des jeunes Serpentardes) et qu'il venait d'une bonne famille, mais cela s'arrêtait là. Il ne la connaissait pas, et n'avait donc aucune raison de vouloir l'ennuyer. Un peu rassurée, Hestia se détendit. Alford devait de toute façon déjà avoir oublié son existence, depuis le temps, et elle allait bientôt pouvoir s'installer dans un coin avec son ouvrage. Elle non plus, elle n'allait pas l'emprunter, car une quatrième année qui emprunte un ouvrage sur la magie noire ne passerait pas inaperçu. Mme Pince irait probablement en parler à un enseignant, et cela remonterait jusqu'à ses parents…. Et ses parents ne seraient probablement pas très heureux. Elle pourrait toujours trouver une excuse, dire qu'un élève plus vieux qu'elle lui avait conseiller le livre parce qu'il pourrait lui être utile dans quelques années… Mais cela était bien trop d'embarras pour pas grand-chose. Après tout, elle ne faisait rien de mal, elle ne faisait qu'être un peu curieuse. Personne n'avait besoin de savoir.

Une présence près d'elle l'arracha de ses pensées. Elle jeta rapidement un coup d’œil sur le côté, juste à temps pour voir Alford s'engager dans le même rayon qu'elle. Merlin, elle n'arriverait donc jamais à le semer ? Elle fit mine de ne pas l'avoir vu, et redoubla d'effort dans son imitation de fille intéressée par le livre qu'elle a en mains. Elle ne l'avait pas entendu venir, il s'était déplacé comme un félin, silencieusement, et même presque sournoisement. Discrètement, elle le suivit des yeux, jusqu'à ce qu'il ne s'arrête tout près d'elle. À ce moment là, le doute se dissipa : il n'était pas venu dans ce rayon par hasard. Il la suivait. Mais elle n'allait sûrement pas se laisser impressionner. Lorsqu'il lui adressa la parole, elle ne releva pas la tête tout de suite, faisant mine de finir de lire une ligne avant de relever la tête pour répondre.  - Et pourquoi pas ? Répondit-elle sur un ton de défi.  - C'est sûrement déjà plus intéressant que ce qu'on nous apprend en cours de toute façon. Il ne faut pas sous-estimer les petites lectures, elles ont toutes leur utilité. Son regard fut attiré par le titre argenté du livre que tenait Ebenezer sous son bras, et si l'étonnement la saisit, elle n'en laissa rien transparaître physiquement. Mais elle avait à present la réponse à la question qu'elle s'était posée plus tôt. Alford n'était pas dans ce rayon pour la tranquillité. Elle releva son regard aussi rapidement qu'elle ne l'avait baissé.  - Et sinon, Alford, une raison particulière pour laquelle tu as décidé de me suivre ? Demanda-t-elle, un sourcil hausse. - Parce que je pense bien que tu n'es pas dans ce rayon par amour des bêtes magiques..



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MessageSujet: Re: The devil within ◄ e b e n e z e r Ven 5 Juin - 12:10

Il avait toujours été attiré par les choses qu'on lui interdisait en dehors du manoir Alford, à vrai dire il n'en avait absolument pas l'habitude. Étrange paradoxe entre un électron libre et un enfant que l'on conditionne depuis des années si bien qu'il répète tout ce qu'on lui a appris à la lettre, tout ce qu'on lui a fait retenir des mois durant. Et le jeune homme était exactement ce paradoxe, l'instable dans toute sa splendeur. Depuis son plus jeune âge son père l’entraînait des heures durant et il ne bronchait pas, tandis qu'à Poudlard il devenait plus feignant, se reposant surement pour chaque vacances harassantes qu'il passait au manoir, parce qu'il s'avait qu'il n'aurait aucune seconde de repos en compagnie de son cher et adoré paternel. Il pouvait passer des heures assis dans l'un des confortables fauteuils de la salle commune plongé dans ses rêveries les plus profondes, les yeux à moitié fermé sans que personne n'ose le déranger, comme il pouvait très bien passer des soirées entière dans la bibliothèques feuilleter des bouquins tous plus ennuyeux les uns que les autres sans que cela ne suffisse à le contenter. Alors il s'en allait l'humeur coléreuse, et pourtant il persistait dans ce rituel qui ne lui apportait visiblement rien. Pourtant, au fond il aimait ça, passer des heures assis dans le calme le plus profond, bien entendu il prenait toujours soin de se rendre à la bibliothèque lorsque quasiment personne ne s'y trouvait. Si bien qu'on finissait par se demander d'où il pouvait bien tirer les bonnes notes qu'il recevait puisqu'on ne le voyait pas faire grand chose dans le dortoir ou la salle commune. Et il aimait cette image qu'il renvoyait, il aimait qu'on se questionne sans que personne ne puisse jamais obtenir une réponse satisfaisante. Il aimait passer entre les mailles du filet, il appréciait passer pour l'élève modèle auprès de ses professeurs parce qu'à côté il pouvait faire ce qu'il souhaitait sans qu'aucun d'eux ne trouvent ses absences étranges. Il passait pour le garçon parfait sous tout rapport alors qu'il était l'antithèse complète de l'image qu'il renvoyait. Il pouvait donc faire les recherches qu'il souhaitait sans qu'aucun de ses professeurs ne le soupçonne de quoi que ce soit, il lisait à la bibliothèque ainsi que les lettres de son père lui conseillant telle ou telle chose, et lorsqu'il rentrait chez lui son paternel répondait à chacune des questions qu'il se posait sur cette forme de magie qui ne lui était plus si inconnue maintenant, même si des zones d'ombre planaient encore au dessus de ces écrits. Alors papa Alford faisait en sorte de l'endurcir au duel, ne contrôlant même pas le fait qu'il se battait contre un adolescent. Bien qu'au fond il savait très bien qui lui faisait face, baguette pointée vers lui, la main chancelante.

Alors, lorsque le jeune homme avait vu Hestia déambuler dans ce rayon il avait vu une lueur de soleil pénétrant doucement son ennui si sombre. Une occasion de s'amuser un peu et de savoir ce qu'elle pouvait bien faire ici et surtout aussi gênée. Il avait donc avança aussi vicieusement qu'un serpent en direction de la jeune femme qu'il avait suivit du regard sans même qu'elle ne le remarque. Elle était plongé dans ce bouquin débile que seuls des crétins de première année pourraient lire et son sourire carnassier s'était un peu plus encore élargit. Lorsqu'elle répondit à ses paroles un peu sur la défensive il eut envie de glousser de plaisir, elle cachait quelque chose il avait eu raison. "Je ne les sous estime pas vois tu, j'avais pourtant l'intuition que tu ne t'adonnais pas à ce genre de lecture, peut-être me suis-je trompé sur ton compte..." poursuivit il le regard mesquin accompagné d'un faux air de déception. Il la vit ensuite jeter un regard furtif au livre que le jeune homme tenait sous le bras, puis immédiatement relever les yeux vers lui. Parfait. Elle venait de mordre à l’hameçon. Cependant, il n'en pipa pas un mot puisqu'elle lui répondit au tac au tac, elle était douée. Mais il en faudrait un peu plus, beaucoup pus pour qu'elle parvienne à le déstabiliser. Il ne comptait pas bouger tout de suite de toute façon. Il s'avança un peu plus prés de la jeune femme d'une allure sauvage comme s'il fondait sur sa proie. "Disons, que je me demandais tout à l'heure si tu avais peur de moi ?" Il arqua un sourcil en jouant au faux insouciant. "Tu es partie si rapidement, à moins que tu ai eu quelque chose à cacher..." Concernant Hestia Jones, il se montrait curieux, il savait très bien qu'une jeune femme possédant son intelligence soit ne venait pas trainer dans ce genre de rayonnage parce que ce n'était pas bien et dans ce cas elle ne s'y aventurait même pas. Soit prise de curiosité elle s'était sentie soudain mal à l'aise constatant qu'elle n'était pas seule. Et le jeune homme aurait sans doute opté pour la seconde option. Il la voyait parfois jeter des coup d’œils discrets par dessus son épaule dans la salle commune et il n'avait jamais rien dit. Mais aujourd'hui il souhaitait clairement savoir ce qu'elle trafiquait.  

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Dernière édition par Ebenezer Alford le Jeu 11 Juin - 16:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The devil within ◄ e b e n e z e r Lun 8 Juin - 17:44



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Hestia n'avait jamais été l'enfant rebelle. Elle s'était toujours bien conduite, et avait toujours fait ce que ses parents lui avaient demandé. Il fallait dire qu'ils n'étaient pas très exigeants, et qu'ils la laissait plus ou moins faire ce qu'elle voulait tant qu'elle avait de bonnes notes en classe. De ce fait, la brune n'avait encore jamais ressentis le besoin de désobéir ou d'aller contre les règles qu'on lui avait imposées. Elle s'était toujours contentée d'une vie bien rangée, sans trop de mésaventures, une vie bercée par la présence de ses amis et de sa famille, et cela lui avait toujours suffit, jusqu'à quelques semaines plus tôt. Elle était par hasard tombée sur un ouvrage traitant de la magie noire, après un cours de DFCM durant lequel elle s'était encore une fois fortement ennuyée. Elle avait dévoré l'ouvrage dans la journée, restant éveillée toute la nuit, ayant enfin trouvé quelque chose suscitant son attention et éveillant sa curiosité. Mais en voyant à quel point elle voulait en apprendre plus sur cette magie dangereuse, elle s'était jurée de ne pas le faire. Trop dangereux. Elle s'en était très bien sortie sans jusque là, et cela continuerait. La magie noir avait été une des seules choses réussissant à l'intéresser à ce point depuis des années… Mais elle était un peu lâche, et elle ne voulait pas prendre de risque, pas si elle n'y était pas contrainte et forcée. Elle avait donc rendu l'ouvrage à la bibliothèque et avait prit la décision de ne plus y retourner.

Mais aujourd'hui, elle avait eu un moment de faiblesse. Depuis cette lecture, son esprit vagabondait sans arrêt, ses pensées s'éternisaient sur le sujet de la magie noire, malgré ses efforts pour y remédier. Et aujourd'hui, elle s'était dit que peut-être, lire n'était pas si mal. Après tout, tant qu'elle n'agissait pas sur les lectures qu'elle faisaient, il n'y avait aucune raison que les choses tournent mal. Et personne n'avait besoin de savoir. C'était pour cela que voir Ebenezer l'avait tant surprise. Elle avait le sentiment de faire quelque chose de mal, et elle ne le supportait pas. Si elle devait faire quelque chose qui la ferait se sentir coupable, elle voulait être la seule à le savoir, et l'autre avait compromis ses plans. Surtout que elle, contrairement à lui, n'avait personne à qui en parler. Elle ne pouvait pas rentrer chez elle et dire à ses parents qu'elle s'intéressait à la magie noire… Ils risqueraient de l'enfermer jusqu'à ce que l'idée lui soit sortie de la tête. Il penseraient d'office qu'elle voudrait se joindre aux forces du mal, ce qui n'était pas du tout dans ses intentions. Au moins, elle savait qu'à Poudlard personne n'aurait le moindre soupçon à son propos. Elle était assez populaire dans sa maison, et les professeur voyaient en elle une très bonne élève incapable de sortir de la bonne ligne de conduite. Et pour le moment, c'était encore le cas.

Le regardant, Hestia tentait de déchiffrer ses intentions. Elle fixait les pupilles sombre du brun dans l'espoir d'y trouver un quelconque sentiment, une raison pour laquelle il était là, à la suivre. Elle se rendait bien compte que son comportement l'incriminait, que la façon dont elle fuyait, et qu'elle avait de lui répondre laissaient penser qu'elle n'était pas tranquille. Et elle ne l'était pas. Elle tenta néanmoins de ne pas se laisser surprendre ni intimider. - Je suis une femme pleine de surprise. Répondit Hestia avec un air supérieur et un sourcil levé. - Faire ce qu'on attend de moi est bien trop ennuyeux à mon goût pour que je m'y restreigne. Douée, elle l'était. Mais même si elle allait avoir seize ans en janvier, elle n'en restait pas moins plus jeune que son camarade, et donc légèrement mois expérimentée. Il avait une longueur d'avance sur elle. Elle était courte, mais elle faisait tout de même la différence. Lorsqu'il s'avança, son cœur fit un bon. Elle fut une nouvelle fois surprise, et prise de court, mais cette fois, elle décida de ne pas bouger d'un poil. Elle ne lui montrerait pas qu'elle était impressionnée, et légèrement anxieuse. Elle soutint son regard, défiante. - Disons, que je me demandais tout à l'heure si tu avais peur de moi ? Un rire moqueur franchit les lèvres de la Serpy, et posant avec grâce son bras sur une étagère, elle rétorqua. - Peur ? De toi ? Ne te sur-estime pas. La froideur dans sa voix était palpable. Si le jeune homme décidait de mettre de la proximité entre eux physiquement, elle se chargerait de mettre de la distance verbalement, car il était hors de questions qu'elle se rétracte et passe pour faible.  Elle tenta au mieux de ne pas montrer le malaise qui naquit dans sa gorge quand il suggéra qu'elle avait quelque chose à cacher. - Je n'ai rien à cacher. Je n'étais pas dans le bon rayon, et je ne voyais aucune raison de m'attarder, voilà tout. Elle gonfla la poitrine pour se donner de l'assurance, ne lâchant pas son regard du sien. - Et si je devais venir dans ce rayon pour m'informer sur un quelconque sujet, je ne vois pas en quoi cela te regarderait. Je suis une grande fille, et je fais ce que je veux. Maintenant, si tu veux bien t'écarter, j'ai autre chose à faire que de regarder ton joli minois de près.



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| AVATARS / CRÉDITS : francisco lachowski - poetically pathetic.
| SANG : est-ce que c'est sérieux ? pro sang pur.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : un homme le soumettant au sortilège de l'imperium.
| PATRONUS : une panthère noire.
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: The devil within ◄ e b e n e z e r Lun 9 Nov - 23:41

https://www.youtube.com/watch?v=MWNoQ4xRyNU

Il avait toujours su que ça existait, il avait toujours vu son père faire, lire, jouer. Il tenait tout ça de lui, parce que pendant longtemps il l'avait imité, il le faisait encore aujourd'hui, plus discrètement peut-être, parce qu'au fond il ne voulait pas être une pâle copie de cet homme, il voulait devenir plus fort que l'homme lui-même. Il voulait le dépasser, lui prouver qu'il était capable, qu'il l'avait toujours été et que tout cela n'avait pas servi à rien. Et il savait que le pouvoir, la puissance étaient à porté de main si on voulait bien les saisir, si on se donnait la peine d'avancer la main en leur direction, si on osait. Et il osait, encore timidement mais il savait qu'un jour il les attraperait le poing serré et les avalerait faisant de lui ce dont il avait toujours rêvé d'être. Celui qui les rendrait fier, celui qui leur inspirerait de la crainte, de la haine et surtout de l'amour pour le pouvoir qu'il posséderait, de l'envie parce que tout le monde envie le pouvoir, tout le monde le craint, personne n'ose le faire sien et lui il oserait. Il n'aurait pas peur. Voilà tout ce qui l'intéressait dans la magie noire, ce n'était pas particulièrement de faire souffrir, non cela n'était qu'un dommage collatéral, une conséquence de cette ambition qui ronge tout les grands et il souhaitait devenir un grand, du plus profond de sa personne il voulait être l'uns d'eux. Il ne désirait rien d'aussi profond, ça le prenait aux tripes, ses boyaux s'en retournaient à l'intérieur de son corps, il en était même fébrile lorsqu'il y pensait. Devenir plus fort, plus puissant que son père était sa seule réelle ambition. Parce qu'aujourd'hui il savait, il n'aimait pas son paternel et réciproquement son père ne l'aimait guère non plus, il n'y-avait pas d'amour dans leurs esprits, que de l'envie, que de l'ambition et de la souffrance. Parce que même s'il n'en avait pas conscience il avait entamé cette relation destructrice entre le désir et lui. Il le consumait de part en part, il prenait une place si importante qu'il en oubliait qui était réellement Ebenezer Alford, cela faisait des années qu'il l'avait oublié, qu'il avait rejeté chaque souvenir d'amour. Les seuls instants heureux qu'il vivait étaient ceux où il avançait dans ce tunnel si long, si étroit menant à son objectif ultime. Il avait si bien mi ses sentiments de côtés qu'il avait du mal à concevoir le bonheur, le siens, celui des autres pour lui, tout s'effondrait toujours un jour. Rien n'était éternel, il était doté de ce réalisme destructeur, de ce réalisme qui aurait détruit tous les amoureux, de la vie, de la joie, mais ça le renforçait, il se construisait des murs infranchissables autour de la personne qu'il était devenu et même en frappant le plus fort possible personne ne pouvait les briser, personne ne pouvait l'atteindre. Enfin, le pensait-il.

Il adorait aborder les gens de cette façon, les prendre au piège, sentir leurs ailes se briser sous les muscles de sa main. Il serrait, il serrait jusqu'à les étouffer de sa présence. Il voulait les sentir s'affaiblir, il aimait les sentir faible sous son regard, il adorait se faire détester. Avec Hestia c'était différent, il voulait à la fois la sentir faible et à la fois forte, il souhaitait qu'elle se batte, qu'elle ne laisse pas ses ailes se briser et il voulait qu'elle plie sous son poids, qu'elle se laisse emporter elle aussi par ce tourbillon de haine. Mais elle était forte, il le savait, il le voyait, il suffisait de la regarder pour en avoir conscience et il aimait cette intelligence étrange, elle aussi pleine de paradoxes qui émanait de la jeune femme. Il voulait savoir ce qu'elle cachait derrière ce masque plein de bons sentiments. Parce qu'elle avait une face cachée, un visage qu'elle commençait à peine à découvrir d'elle-même, une intelligence bien plus sombre qu'elle ne pouvait l'imaginer. Et il sentait l'étau se resserrer sur elle, son étau à lui, il parviendrait à ses fins, il n'en doutait pas une seule seconde, il avait toujours ce qu'il voulait. Mais elle était un adversaire de taille, il en avait conscience, et au fond c'était pour cela qu'il l'appréciait, et qu'elle l'intriguait autant. Il ne ressentait que de la curiosité pour la personne qu'elle était. Il aimait le paradoxe que son être formait, ou tout du moins l'appréciait-il a sa juste valeur. Il voulait goûter de cette intrigue, il voulait la percer, la connaitre, l’analyser. Il voulait voir Hestia comme personne ne l'avait jamais vu. Et peut-être souhait-il se sentir moins seul dans cette étrange danse qui s'était engagée entre la magie noire et lui. Quelqu'un d'autre devait y entrer, afin qu'il ne perde pas pieds. Afin qu'il puisse encore danser longtemps, quel qu’en soit le prix.

Elle tentait de se défendre habillement malgré la proximité qu'il avait installé entre eux elle ne se décomposait pas, elle était encore là, soutenant son regard. "Je suis une femme pleine de surprise. Faire ce qu'on attend de moi est bien trop ennuyeux à mon goût pour que je m'y restreigne." Le jeune homme eu un sourire mesquin, il la regardait toujours, il ne la lâchait pas, de loin on aurait pu croire à deux amoureux, mais la situation était loin d'être ce qu'elle paraissait. Il s'approcha encore un peu plus, tentant de la coincer physiquement avant d'attaquer le plus gros du travail, le plus dur aussi, la déstabiliser verbalement pour qu'elle avoue tout, ou tout du moins une partie. Ils finissaient tous par craquer, mais il ne la sous estimait pas. "Je n'en doute pas..." répondit-il vaguement avant de continuer. "Mais je t'avouerai que j'ai un doute, tu as tout de même l'air d'aimer faire ce qu'on attends de toi non ?" et il s'approcha encore afin de lui chuchoter à l'oreille "A moins que tu saches si bien cacher ton jeu...tu devrais faire attention...on pourrait presque y voir clair". Puis il se rétracta, et laissa un peu de distance entre eux en se reculant légèrement, mais il était toujours assez près pour que leurs regards ne puissent se lâcher. "Je n'ai rien à cacher. Je n'étais pas dans le bon rayon, et je ne voyais aucune raison de m'attarder, voilà tout. Et si je devais venir dans ce rayon pour m'informer sur un quelconque sujet, je ne vois pas en quoi cela te regarderait. Je suis une grande fille, et je fais ce que je veux. Maintenant, si tu veux bien t'écarter, j'ai autre chose à faire que de regarder ton joli minois de près." ajouta t'elle froidement, elle était forte, mais il sentait une once de mensonge se répandre de sa bouche, l'haleine mentholée du mensonge, comme un chewing-gum, il fini toujours par éclater au visage lorsqu'on tente un peu trop de le grossir. Il ne l'écouta pas, il ne s'écartait pas la fixant toujours de son regard sombre. "Pourquoi cherches tu à te justifier alors ? Ou peut-être que tu as raison...peut-être que je t'ai surestimé, tu n'es encore qu'une enfant après tout....une peureuse enfant, ça doit te faire peur tout ça tu ne t'y attarderais même pas...". Il la provoquait volontairement, il voulait la voir sous un autre jour, il voulait la sentir sanguine, prête à bondir à la moindre remarque. "Ce serait dommage pourtant...prouves moi que j'ai tord" ajouta t'il sur le ton du défi se rapprochant encore d'elle. Resserrant l'étau sur le mensonge qu'elle avait vainement tenté de construire autour d'elle. Il se rapprocha une nouvelle fois de l'oreille droite de la jeune femme tout en se penchant vers elle. "A tu peur du noir Jones ?"

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Dernière édition par Ebenezer Alford le Lun 7 Déc - 18:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The devil within ◄ e b e n e z e r Mar 10 Nov - 19:48



The devil within
You'll never know wht hit you, won't see me closing in. I'm gonna make you suffer. This hell you put me in, I'm underneath your skin, the devil within... You'll never know what hit you.


L'environnement familial d'Hestia était bien différent Ses parents l'avaient toujours aimé plus que tout, l'avaient toujours vue comme une petite fille modèle, avec de bonne notes, de bons amis, et de façon générale une bonne vie. Ils ne lui avaient jamais parlé de magie  noire, ou de choses peu fréquentables. Si ses parents étaient de sang-pur, ils n’adoptaient pas tellement le comportement extrême de certains, alors Hestia avait toujours été relativement tranquille. Et il fallait dire que jusqu'à l'an passé, elle n'avait jamais pensé à quelque chose de vraiment sombre de différent de ce qu'elle avait connu. Mais cette rencontre fortuite avec cet ouvrage sur la magie noir avait éveillé en elle cette partie d'ombre qui était profondément endormie jusque là, et qu'elle n'avait jamais réalisé qu'elle avait. Et depuis que cette porte avait été ouverte, elle l'appelait. Elle avait essayé de fermer la porte, de la verrouiller, de lui tourner le dos et de l'oublier. Mais au fond d'elle, elle entendait les connaissances derrière cette porte l'appeler, elle voyait cette lumière sous le pas de la porte qui lui suppliait de l'ouvrir, et chaque jour la tentation devenait plus difficile à rejeter. Après tout, à quoi bon être toujours la fille sage et sans défaut, n'y avait-il pas plus à découvrir dans la vie que ce que le monde trouve acceptable ? Qu'y a-t-il de mal à vouloir être forte, puissante, à vouloir en savoir plus même sur des sujets peu souhaitables ? Le débat se déroulait en elle chaque fois que ses pensées avaient le temps de s'évader, d'oublier Poudlard, ses amis, les cours. Pourquoi pas ? Qu'est-ce qui l'en empêchait ? Pourquoi serait-ce si mal ?

Hestia n'étais pas une proie. Elle n'était pas la souris cherchant désespérément à échapper aux serres aiguisées de l'aigle à sa poursuite. Hestia était un aigle, elle aussi, sous ses déguisements de fille normale et simple. Elle ne se laissait pas intimider pas la première personne qui passait, elle refusait de se laisser marcher sur les pieds, et surtout elle ne se laissait pas impressionner. Si Ebenezer cherchait à la voir tenter de se faufiler d'entre ses griffes pour s’échapper, il serait déçu. Elle était forte et courageuse, et elle refusait de laisser les autres voir ses faiblesses. Et avec son intelligence, il n'était pas difficile de faire en sorte qu'on lui fiche la paix. Les seuls personnes à vraiment connaître des détails sur sa vie étaient ses meilleurs amis, ceux qu'elle connaissait depuis l'enfance – Lyleïa et Rohan. Ils étaient les deux seuls à qui la jeune fille se confiait, à qui elle pouvait tout dire… Enfin, tout dire. Elle ne leur avait pas encore parlé de son attirance pour la magie noire. Mais à quoi bon, après tout ? Elle avait choisit de faire un trait dessus, et ce n'était pas comme si elle comptait pratiquer. Autant les épargner.

Sans même le réaliser, la brune commençait déjà à cacher des choses aux deux personnes auxquelles elle avait toujours tout dit jusqu'à présent. Et elle n'allait sûrement pas leur dire qu'elle était allée à la bibliothèque aujourd'hui, qu'elle voulait trouver un nouvel ouvrage, qu'elle s'était presque faite prendre la main dans le sac par Alford. Elle ne pouvait pas laisser les choses s'ébruiter, mais elle ne voulait pas non plus s'écraser devant lui, plutôt mourir. – Mais je t'avouerai que j'ai un doute, tu as tout de même l'air d'aimer faire ce qu'on attends de toi non ? Elle restait silencieuses à ses provocations, même si son visage se crispait à vue d'oeil. Elle devait rester composée, elle ne devait pas réagir. Il cherchait à la faire sortir de ses gonds, et elle ne voulait pas lui donner cette satisfaction. – A moins que tu saches si bien cacher ton jeu… Tu devrais faire attention… On pourrait presque y voir clair. Elle se détendit légèrement lorsqu'il s'éloigna un peu, en profitant pour lui répondre. Malgré ses efforts, elle sentait qu'elle arrivait de moins en moins à être crédible, et cela la frustrait grandement. – Pourquoi cherches tu à te justifier alors ? Ou peut-être que tu as raison… Peut-être que je t'ai surestimé, tu n'es encore qu'une enfant après tout.… Une peureuse enfant, ça doit te faire peur tout ça tu ne t'y attarderais même pas… Ce serait dommage pourtant...prouves moi que j'ai tord. A tu peur du noir Jones ? A chaque nouveau mot qu'il prononçait, la colère montait. Elle se fichait de ce que l'ont pouvait dire sur elle, mais la considérer peureuse, lâche ? Non. Elle ne pouvait pas laisser passer quelque chose comme ça. Elle tenta tant bien que mal de ne pas le laisser l'agacer, mais sa dernière phrase fut celle de trop. Elle posa une mains sur son torse pour l'éloigner d'elle, le poussant presque contre l'étagère d'en face pour prendre le dessus sur la situation, et planta ses prunelles brunes dans les siennes, saillantes comme des couteaux. – Je n'ai pas peur. Dit-elle sèchement, le regard droit et déterminé. – Tu ne me connais pas, Alford, tu  ne sais rien. Rien du tout. Continua-t-elle sans le lâcher du regard. – Ne réveille pas le chat qui dort. Conclut-elle avant de s'éloigner. Elle tourna la tête, puis le reste du corps, et se pressa hors de la bibliothèque. Elle ne voulait pas rester en sa compagnie plus longtemps. Quelque chose en lui l'attirait, mais ce n'était pas sain. La porte derrière laquelle elle cachait son côté sombre tremblait, menaçant de s'ouvrir. Elle choisit de ne pas le remarquer.

***

La rentrée avait eu lieu à peu près deux mois plus tôt à présent, et durant ce temps, Hestia avait dévoré tant d'ouvrages sur la magie noire qu'elle arrivait à peine à penser à quoi que ce soit d'autre. La mort de son oncle avait laissé en elle une cicatrice trop grande pour qu'elle se contente de laisser filer l'homme qui l'avait tué sans se battre. Si ses parents voulaient être lâches et étaient satisfaits avec le fait d'attendre que le ministère ne trouve ce criminel, Hestia ne l'était pas. Cela faisait presque trois mois depuis la mort de son oncle, et les Aurors n'avaient toujours pas la moindre piste concernant le sorcier en fuite. Une bande d'incompétents. La simple idée que le criminel puisse se délecter de sa liberté et se moquer du ministère la sortait de ses gonds. Elle n'en disait rien à personne, bien entendu. Personne ne devait savoir.

Elle avait pensé à partir à sa recherche dès la fin de l'été, avant la rentrée, mais elle n'était pas stupide, elle savait que cela aurait été du suicide. Elle n’était pas assez forte, ne connaissait pas assez de sortilèges. Avant de se jeter dans la gueule du loup, et le devait s'assurer qu'elle pourrait le tuer de l'intérieur lorsque le moment viendrait. Mais elle comptait bien y remédier, et pas avec les sortilèges inutiles qu'on leur apprenait en cours – elle allait se renseigner sur ces sortilèges malfamés, mais pourtant puissants, si puissants qu'ils pourraient même le plus terrifiant des criminels au tapis en deux secondes.

Ces deux derniers mois, il s'était passé de choses bien étrange. Elle n'avait plus pensé à sa rencontre malencontreuse avec Alford de toute les vacances, mais lorsqu'elle fit sa rentrée à Poudlard et qu'elle avait revu son visage, tout lui était revenu en mémoire. La façon dont il avait réagit quand il l'avait surprise dans le rayon de magie noire de la bibliothèque, il avait été très intéressé. Tant que Hestia avait commencé à se demander si lui aussi s'intéressait à la magie noire. Mais elle ne pouvait pas simplement aller le voir pour lui demander, car si elle se trompait, elle pourrait avoir de gros ennuis. Non, il fallait qu'elle se renseigne autrement. Ainsi, durant ces deux derniers mois, la jeune fille avait fait de nombreux aller-retours à la bibliothèque pour observer le comportement du brun, qui s'asseyait toujours à la même place. Au départ, elle ne faisait que l'observer, et attendait qu'il repose les ouvrages qu'il lisait, et qu'il sorte pour aller regarder ce qu'il lisait. Après un mois une chose était certaine – il s'intéressait aussi à la magie noire. Le second mois fut passé à lui tourner autours. Cette fois, elle ne se cachait plus, allait elle aussi dans le rayon sur la magie noire, prenait un ouvrage et s'installait quelques tables plus loin, faisant celle qui ne l'avait pas remarqué. Elle établissait une connexion silencieuse entre eux.

Aujourd'hui, elle se dit qu'elle avait assez attendu. Elle savait qu'il était attiré par la magie noir, il savait qu'elle l'était. Elle avait déjà commencé de petites expériences, mais elle avait besoin de plus, de quelqu'un pour faire des recherches avec elle, pour l'épauler, pour lui apprendre. Et Ebenezer semblait être ce genre de personne. Elle ne savait trop expliquer pourquoi, mais elle se sentait attirée à lui comme un aimant, elle savait qu'ils allaient s'entendre, se comprendre, alors que jusqu'à présent ils avaient à peine parler. Elle arriva à la bibliothèque l'air déterminé, ce jour là, et se dirigea  directement vers le fond. Elle prit un ouvrage intitulé 'Pratiquer la magie noire', et repéra la table où le brun s'installait habituellement. Il était là. Elle prit une longue inspiration et s'avança jusqu'à lui. Elle s’imposa en posant son ouvrage sur celui qu'il était en train de lire, pour être sûre de captiver son attention. Elle le regarda droit dans les yeux, et dit à voix basse, mais d'une façon très déterminée.

– Je n'ai plus peur du noir.



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MessageSujet: Re: The devil within ◄ e b e n e z e r Lun 7 Déc - 18:07

L'été s'était avéré être relativement enrichissant. Le point négatif de ces vacances avait été ce camp sordide de vacances dans lequel l'avait envoyé son père pour qu'il parvienne à tisser de nouveaux liens avec quelques connaissances de Poudlard. Mais quelle idée affreuse avait bien pu lui passer par la tête pour l'envoyer là bas ? Il n'en avait aucune idée et il avait fini par rester dans ce trou une semaine avant de rentrer, son cher paternel voyant bien qu'il ne lui était d'aucune utilité là bas. Surtout que dans ce paysage paradisiaque le jeune homme faisait carrément tâche. Teint relativement pâle, les yeux tirant au gris foncé et une barbe naissante d'un noir de jais. En somme, il n'était pas du style à parvenir à bronzer. De toute façon il considérait qu'il avait bien mieux à faire que de barboter dans une eau froide et dégoûtante dans laquelle la plupart des gens y prenaient leur première douche depuis deux mois. Toute cette ambiance fraternelle, ces amitiés naissantes et ces amours de vacances l'ennuyaient et l'écoeuraient profondément. Il avait mieux à faire. Ce n'était pas son monde. Et dans son monde il y était retourné plus vite que prévu et lorsqu'il avait mis le nez dans les draps de soie de son lit fait au carré sa bonne humeur était revenue. Il aimait l’austère manoir de sa famille, il aimait être servi et il adorait vivre dans ce luxe inégalable. Mais ce qu'il avait fini par aimer plus que tout c'était les fins de déjeuners dominicaux. Son père finissait toujours par lui intimer l'ordre de quitter la table et ils se rejoignaient dans une salle entièrement dédiée aux duels. Alors que cette chère Madame Alford regagnait son fauteuil et une lecture romantique, imaginant la vie dont elle avait toujours rêvé. C'est dans cette salle que la véritable nature de leur relation avait commencé. Et c'était dans cette pièce qu'il avait fini par admirer un homme qui ne voyait même pas en lui un fils.

La rentrée s'était passée sans encombres, il avait choisi ses nouvelles capes avec sa chère maternelle, du sur mesure, elle passait son temps à le gâter à prendre chaque parcelle de temps où il était disponible. Elle lui donnait tout ce qu'elle pouvait, parce qu'elle s'avait qu'elle ne parviendrait jamais à rivaliser avec ce que son paternel lui apportait. Et Ebenezer, ne voyait rien, il savait sa mère aimante et il mettait ça sur le compte du fait que toutes les femmes étaient comme ça, un peu fleur bleue, jouant de leurs froides allures en apparence. Il ne lui prêtait pas beaucoup d'intérêt malgré tous les efforts qu'elle pouvait faire pour attirer l'attention de son fils. Elle était son ombre silencieuse, elle avait toujours tenté de le protéger mais face au détracteur qu'était son mari elle avait du mal à faire le poids. Une femme de l'ombre supportant l'autorité vicieuse de son mari, une femme du silence. La femme d'une famille en l'apparence respectable, supportant les caractères colériques et manipulateurs des deux hommes de sa vie.

Finalement décembre était rapidement arrivé, aucun examen de fin d'année, rien qui ne laissait présager la moindre perturbation dans le quotidien du jeune homme. D'autant plus que sa relation avec Bekka risquait de virer vers quelque chose de plus officiel, ce qui l'enchantait particulièrement. Tout fonctionnait à merveille, tout se passait comme ils l'avaient prévu. Et puis que demander de mieux, le pouvoir, une riche et sublime héritière d'une famille qui n'avait plus a faire la preuve de son sang et de sa gloire bientôt à ses côtés. Et c'est sur ces réflexions que le jeune homme s'était rendu à la bibliothèque cette après-midi là dans la ferme intention de terminer son devoir de potion. Il savait que beaucoup de ses comparses comptaient sur leurs petits sbires pour faire leurs devoirs, mais lui n'avait eu recours que rarement à ce genre de moyens. Et puis de toute façon il n'avait jamais vraiment eu besoin de donner énormément du siens dans le travail qu'il fournissait, mais les notes étaient quand même au rendez-vous. Il travaillait depuis une petite heure désormais, le regard oscillant parfois dans la direction d'une mignonne petite fleur qui passait par là, la faisant rougir par la même occasion. Et il se fit la réflexion qu'aujourd'hui Hestia n'était pas venue l’honorer de sa présence silencieuse et lointaine. Elle jouait à ce petit jeu depuis quelques temps maintenant et Ebenezer avait fini par entrer dans la danse. Elle tentait de le provoquer mimant de cacher un bouquin de magie relativement noire, qu'elle laissait tout de même à sa vue, histoire qu'il le remarque. Et en effet, le jeune homme l'avait bien remarqué, il se contentait simplement de faire de même. Cependant, si elle pensait vraiment qu'il viendrait la trouver c'était peine perdue, il lui avait tendu une perche, elle ne l'avait pas prise, tant pis pour elle. Il n'allait pas s'ennuyer avec une fille indécise ou se griller. Même s'il était véridique qu'elle l'intriguait plutôt bien.

Plongé sur son parchemin, il ne remarqua même pas qu'une frêle silhouette s'approchait dangereusement de la table à laquelle il était installé. Un livre s'écrasa alors sur ce celui qu'il lisait lui-même. Il ne sursauta pas. Il savait. Il se contenta simplement de lever la tête et croisa le regard de Jones qui le scrutait déjà. Elle se contenta simplement de dire "Je n'ai plus peur du noir".Elle était maline, bien plus intelligente qu'il ne l'aurait pensé. Et sans qu'elle ne s'y attende il l'attrapa par le bras, le geste déterminé et une poigne de fer, l’entraînant avec lui dans un dédale d'étagères peu fréquentées. Il s'arrêta, tenant toujours le bras de la jeune femme, il plongea son regard dans le siens. "Tu ne crois pas que tu as laissé passer ta chance Jones ?" lui demanda t-il en arquant un sourcil. Son souffle était régulier, et avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre quoi que ce soit il ajouta "Quel y serait mon intérêt ?". Il ne lui demanda même pas pourquoi maintenant elle lui disait la vérité, ni même pourquoi elle s'était enfin décidée. Il s'en fichait bien, il finirait par l'apprendre de toute façon
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