C'est officiellement les vacances sur ATDM ! Poudlard ferme ses portes pendant deux mois pour laisser place à la Coupe du Monde de Quidditch qui se déroule cette année au Royaume-Uni, dans le petit village de Mimbulus-les-Bains !
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Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA

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CAPITAINE POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Lun 27 Juil - 18:58

J'suis grave tombé des nues de statues grecques quand j'ai réalisé que ça faisait qu'une semaine qu'on était là : perso, j'ai l'impression que j'ai passé toute ma vie à Falkonera, à nager, pêcher, et manger des trucs trempés dans du tzatziki, et boire de la retsina magiquement modifiée (les moldus grecs sont convaincus qu'ils tiennent la recette de la retsina des dieux de l'Olympe, c'pas tout à fait vrai mais faut pas le dire), et devenir presque bronzé malgré mes cheveux — en vrai j'suis pas vraiment bronzé, c'est juste mes tâches de rousseur. Toujours est-il qu'on va pas s'mentir, ça ressort super-bien avec le tee-shirt blanc que j'ai enfilé ce soir pour aller chez mon pote Nikos, qui a organisé une petite soirée atelier de danse grecque : Nikos a fait venir son pote Alkis et sa cavalière Melina, qui sont des danseurs professionnels et tout, histoire qu'ils nous apprennent le Sirtaki, une danse traditionnelle. Forcément, j'en suis, et c'est plutôt marrant, ils font plein de bonds et ils accélèrent au fil de la musique, c'est super-physique et très entraînant, et plutôt crevant, si bien qu'au bout d'une heure, on a plus ou moins pigé les pas, mais on est tous en nage. Nikos déclare la pause, et offre à tout le monde une tournée de Retsina, parce que même les mineurs peuvent en boire, c'est pas très fort. J'vais au bar chercher ma boisson, avant d'me chercher une place où m'asseoir. C'est alors que j'vois Luzia assise dans un coin, toute seule. Luzia, elle s'est distinguée lors de la partie de balle au prisonnier d'avant les vacances, elle est un peu plus jeune que moi, mais par merlin, qu'est-ce qu'elle est mignonne ! Et en plus elle a l'air particulièrement gentille. Résultat, j'demande à Nikos de me filer un deuxième verre, et j'me dirige vers elle.
— Ben alors Ozores, t'as éliminé tous tes copains à coups de Souafle ? j'lui demande en m'installant à sa table, pour lui tendre un verre, j't'ai pris un verre, si ça te dit. Tu vas bien ?
J'ai pas eu l'occasion de la revoir, de lui parler. A dire vrai, on se connaît pas, on n'a pas spécialement d'amis en commun. Mais j'voudrais bien apprendre à la connaître, peut-être parce que ouais, elle me plaît un peu, faut le dire. C'pas innocent, tout ça.
— Bon allez les jeunes, on reprend dans deux minutes avec le Syrtos, une autre danse traditionnelle, de couple, cette fois-ci ! Venez chercher un mouchoir au comptoir, un mouchoir par couple !, et apprendre quelques pas... Même si le Syrtos est une danse d'improvisation, il s'agit de séduire votre partenaire... Grâce à la danse !
Merlin, devrais-je me mettre à louer les dieux de l'Olympe ? Ils sont quand même sacrément efficaces, ces bougres cachés au sommet de leur montagne !
— Dis Ozores, ça te dirait pas, une danse de la séduction ? En tous bien tout honneur ! Qui ne tente rien n'a rien, pas vrai ?


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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Mer 5 Aoû - 19:18

La Grèce... L'Espagne, avec ses chaleurs, sa mer turquoise et ses habitants, devait ressembler à ça, non ? Luzia n'était pas née en Espagne et n'avait jamais eu l'occasion d'y aller, bien qu'elle en ait plusieurs fois fait la demande à ses parents. Mais ces derniers, même s'ils comprenaient leur fille, ne se sentaient pas prêts d'y remettre les pieds. La dictature franquiste n'était pas terminée, et les Ozores ne tenaient pas particulièrement à devenir la proie de l'Inquisition. Toujours est-il que la jeune Luzia, découvrant les paysages de Falkonera, les assimilait à l'Espagne. Elle se sentait bien ici. La chaleur, les baignades, les promenades, tout semblait lui souhaiter la bienvenue, lui montrer qu'elle était chez elle. D'ailleurs, elle n'était pas la seule. Les autres élèves de l'école semblaient eux aussi se trouver comme un poisson dans l'eau.

Ce soir-là, Luzia était occupée à écrire un long courrier à sa famille. Plusieurs fois déjà, à la demande de sa mère, la Troisième année avait envoyé des hiboux pour dire que tout allait bien. Cette fois-ci, elle voulait vraiment raconter ce qu'elle vivait, et s'était donc installée tranquillement chez Nikos pour s'imprégner de l'ambiance et donner plus de force à sa lettre. Elle avait bien fait, puisque le bar s'était momentanément transformé en salle de danse - les petits anglais avaient là l'occasion de s'essayer aux danses grecques. Tout en grattant son parchemin et sirotant une limonade à la citrouille, l'Espagnole jetait des regards aux danseurs, souriant lorsqu'elle voyait quelqu'un perdre le fil et admirant ceux qui, en un temps record, avaient déjà compris la totalité de la danse.

En fait, écrivait-elle, on passe notre temps dehors. Les cabanes ne sont occupées que la nuit. Demain, ils organisent un trek avec des épreuves magiques ! J'ai trop hâte.

Ben alors Ozores, t'as éliminé tous tes copains à coups de Souafle ?

Hein ? Luzia leva la tête et découvrit qui lui parlait. C'était Dowey, un gars de sa Maison, plus grand que lui et aussi roux qu'une carotte. Elle lui sourit timidement lorsqu'elle comprit ce à quoi il faisait allusion. Elle réalisa alors qu'elle devait probablement faire tâche à être toute seule, alors que les autres élèves étaient en groupes. D'un autre côté, c'était gratifiant de voir qu'on lui parlait parce qu'elle avait été la dernière des Jaunes lors de ce jeu. C'était nouveau pour elle, mais pas désagréable !

Muchas gracias, le remercia-t-elle en prenant le verre de retsina. Ça va bien, et toi ? Tu m'as l'air d'avoir chaud !

Le visage de Dowey, en effet, était plus rouge que d'habitude. En même temps, il était là depuis le début, à exécuter avec assiduité les pas de danses. Ils trinquèrent tous les deux et burent leurs boissons. La retsina magique était plus fraîche que toutes les autres boissons. Elle rafraîchissait le gosier et semait dans l’œsophage un parfum fleurit et légèrement sucré.

Je vois qu'on n'est pas prêt d'oublier cette balle aux prisonniers ! C'était du délire, quand même. Je suis contente que les Serpentards aient été éliminés les premiers. Ils méritaient bien cela.

Luzia se tut et regarda son début de lettre, prise d'un soudain accès de timidité. Pourquoi Dowey venait-il la voir maintenant ? Ils ne s'étaient jamais trop parlés avant, et voilà qu'il lui apportait un verre ? Enfin, se dit-elle, il venait probablement la féliciter pour la balle aux prisonniers, rien de plus ! Et au moins, ils avaient un sujet de conversation. La jeune fille était bien connue pour ne pas être une grande bavarde et pour se mettre à débiter de l'Espagnol quand elle était mal-à-l'aise et que quelque chose venait miraculeusement franchir ses lèvres. Contrairement à elle, Dowey semblait parfaitement à l'aise. Il allait lui répondre lorsque le professeur de danse prévint la fin de la pause et annonça la teneur de la prochaine danse.

Dis Ozores, proposa Dowey, ça te dirait pas, une danse de la séduction ? En tous bien tout honneur !
Que faire ? Certainement pas refuser ! Son camarade de Maison avait un large sourire et des yeux si lumineux que Luzia n'avait pas envie d'assombrir son visage. Et pourtant... une danse de la séduction ? Avec un mouchoir ? Genre colin-maillard ? Non mais ça sentait le moment trop gênant... Elle aurait l'air débile et cela effacerait complètement la bonne impression qu'elle avait faite à la balle aux prisonniers. C'était trop de risque. Le jeu n'en valait pas la chandelle. Et pourtant...
Pourquoi pas, s'entendit-elle dire, mais je ne sais pas si je suis une bonne danseuse.

Ils se levèrent et vinrent tous deux prendre un mouchoir. Les professeurs montrèrent rapidement quelques pas basiques.
Il ne faut pas toucher le partenaire. Le jeu de la séduction réside justement là-dedans. Approchez-vous, mais ne touchez pas.

Luzia respira, il ne s'agissait pas de se bander les yeux, mais bien de se servir du mouchoir comme d'un accessoire qui sublimerait le mouvement.
Ils commencèrent donc. La musique était entraînante, plutôt rapide - rien de trop langoureux comme elle s'était imaginée. C'est pourquoi, tandis qu'ils évoluaient sur la musique, Luzia sentit la gêne s'éloigner à grand pas. Dowey dansait bien. De temps en temps, il faisait des mouvements qui n'avaient rien à voir avec le syrtos, mais qui faisaient rire la jeune fille. Elle faillit s'étouffer lorsqu'il se coiffa de son mouchoir qu'il avait plié en forme d'un slip. Cela déconcentra plusieurs autres couples, qui rigolèrent pendant un petit instant. Mais, plus sérieusement, les deux Poufsouffles reproduisirent les pas de leurs professeurs. Luzia comprit alors tout l'aspect sensuel de la danse. L'autre est proche, à moins d'une dizaine de centimètres, mais il est impossible de le toucher. Il était possible de tourner autour du partenaire, de s'en éloigner, de revenir vers lui, mais sans aucun contact. Le mouchoir, alors, pouvait servir de lien. Luzia le comprit quand le sien toucha malencontreusement le torse de Dowey, alors qu'elle le remuait en rythme entre eux deux. Elle rosit alors, mais continua la danse, comme si de rien n'était...

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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Dim 23 Aoû - 12:41

Un instant (une éternité !) j'ai cru qu'elle allait dire non. J'aurais pas compris. Enfin, si, un peu, quand même. Peut-être qu'Ozores n'aime pas les roux, après tout, c'est une espagnole, ils sont tous bruns, forcément il faut être formaté pour aimer les bruns sinon t'es pas dans la merde. Mais le roux, c'est l'exotisme, l'inattendu, l'aventure ! Et Luzia, elle a finalement dit oui. Je suis une aventure.
— Pas de souci, j'lui rétorque en me levant de ma place, hilare, je suis assez bon pour deux !
C'est pas vrai, bien sûr. Mais qu'est-ce qu'on s'en fiche. Nikos tend un mouchoir à Luzia et me dédie un petit clin d'oeil, probablement impressionné par ma cavalière. Il y a de quoi, évidemment. Et puis on prend place sur la piste, pour écouter un peu les consignes de nos professeurs.
— Il ne faut pas toucher le partenaire. Le jeu de la séduction réside justement là-dedans. Approchez-vous, mais ne touchez pas, répète justement Alkis, en lançant un regard langoureux à sa Melina. Je tourne la tête vers Luzia, mort de rire.
— Tu crois que tu vas réussir à résister, Ozores ?
Et soudain, c'est parti ! Et c'est drôlement marrant, aussi bien de regarder Ozores qui sait pas trop où se mettre que de regarder Maximus Brankovitch qui essaye de draguer une Grecque bien plus âgée que lui en bondissant tout autour d'elle comme un cabri, et se prendre un sortilège en pleine figure de la part du Grec qui semble sortir avec ladite Grecque. Une prochaine fois, sans doute ! J'parviens à reprendre un peu de mon sérieux après avoir fait le clown pendant quelques instants avec le mouchoir — sinon je crois qu'Alkis va me réduire en bouillie et Nikos se servir de moi pour son prochain tzatziki —, et je rends ce dernier à Luzia, qui commence à l'agiter en rythme, entre nous deux. C'est un peu obsédant comme mouvement, et je peux pas m'empêcher de suivre du regard le bout de tissu qui virevolte entre elle et moi. Et qui soudain, me frôle. Étonné par cette manoeuvre inédite (est-ce qu'on a le droit de toucher l'autre avec le mouchoir ? Voilà qui n'a pas été précisé !), je lève mon regard interrogateur vers Luzia, qui est toute rose de gêne mais continuait de danser. L'avait-elle fait exprès ? Je sens un sourire un peu débile qui s'installe sur mes lèvres.
— C'était super, bravo à tous ! On va arrêter là pour ce soir, vous avez été supers. Dernière tournée, et tous au lit, on se retrouve demain soir ! s'exclame à cet instant Alkis, tandis que derrière le bar Nikos ressort une tournée de Retsina. Mais j'avoue que j'ai pas très soif.
— Ouf, j'ai besoin de prendre l'air. Ça te dit, de faire un tour sur la plage ? je propose presque timidement à ma cavalière en me grattant la tête. Des fois, je fais quand même preuve d'un courage digne du plus féru des Gryffondor !


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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Ven 28 Aoû - 23:08

Luzia - si elle n'avait pas eu Dowey en face d'elle - se serait mordu la lèvre. Quelle idiote ! Le pire était qu'elle se sentait rosir de honte. Le mouchoir n'avait fait qu'effleurer Dowey, non ? Pas de quoi en faire tout un plat. Peut-être était-ce le petit sourire qu'il lui fit qui la rendait mal à l'aise ? Sa maladresse pouvait prêter à confusion. La jeune fille savait bien que son camarade de Maison jouait un jeu avec elle. Ne lui avait-il pas demandé si elle résisterait à la tentation ? Pour Luzia, il s'agissait clairement d'un défi. Pour autant, il s'agissait de Dowey, le gros farceur. Elle se faisait probablement des idées.
Ignorant délibérément le sourire de son cavalier, l'Espagnole se concentra sur la danse. Elle reprit peu à peu ses esprits, et, si ses joues restaient colorées, c'était uniquement parce que l'effort de cette danse sautillante commençait à se faire sentir. Peu de temps après, pourtant, les dernières notes de musique s'éteignirent et Nikos annonça la fin de la soirée de danse, remerciant tout le monde à grand renfort de retsina. La jeune fille poussa un soupir de soulagement, contente de voir que son supplice prenait fin. Elle agita quelque seconde sa main droite devant son visage, peinant à se rafraîchir. Déjà, certains élèves sortaient, tandis que d'autres se rafraîchissaient le gosier, accoudés au bar.
Comme elle ne savait pas trop quoi faire, Luzia fit deux pas vers la petite table qu'elle occupait quelques temps plus tôt et sur laquelle reposait encore son matériel d'écriture et sa lettre. Puis elle sentit la présence de Dowey derrière elle et ne put s'empêcher de se tourner vers lui.
Ouf, soupira-t-il, j'ai besoin de prendre l'air. Ça te dit, de faire un tour sur la plage ?

Elle eut un moment d'hésitation, durant lequel elle se demanda à quoi il jouait. Elle fut prise par un soudain accès de timidité, devinant inconsciemment ce que sa demande sous-entendait. Puis elle hocha la tête par l'affirmative. Après tout, elle aussi avait besoin de prendre l'air. Et puis n'était-ce pas elle qui disait justement à Delilah, voilà deux jours, à quel point elle tenait à faire une promenade sur la plage tandis que le soleil se couchait ? Le quatrième année venait de lui offrir cette occasion sur un plateau d'argent.
Je vais juste ramasser mon bazar, précisa-t-elle avant de rejoindre sa table.
Elle glissa ses affaires dans son petit sac à dos, saisi son gilet qui reposait sur le dossier de sa chaise et suivit Dowey dehors.

Le bar de Nikos était situé entre le port, le village, et la plage. A cette heure-ci du soir, il n'y avait que quelques promeneurs - mais à vrai dire, la plage et l'horizon s'offraient à eux deux. Ils marchèrent un peu jusqu'à rencontrer un escalier de pierre qui leur permit de descendre jusqu'à la plage. Les mouettes volaient haut ; elles n'étaient que des traits sombres qui se détachaient sur le ciel crépusculaire. L'air frais fit du bien à Luzia, mais n'ôta en rien sa grande timidité. A côté d'elle, le jeune homme ne semblait guère mieux loti. Elle s'efforça de faire des remarques sur le cours de danse, soulignant l'efficacité des professeurs et la bonne humeur de Nikos, mais tout cela lui semblait peu naturel. Luzia se sentait nerveuse, tout en sachant au fond qu'elle était bien contente d'être avec Dowey, sur cette plage.

C'est beau, parvint-elle à articuler lorsqu'ils se retrouvèrent sur le rivage d'une crique après avoir escaladé les quelques rochers qui la bordaient.
Le soleil rendait le tout rougeoyant, comme s'il jetait dans l'eau une traînée de feu. Les pins maritimes et les plantes méditerranéennes se balançaient au gré du vent tiède qui provenait du large.
Ça ne donne pas envie de retourner chez nous, remarqua Luzia en se tournant véritablement pour la première fois vers Dowey.

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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Jeu 3 Sep - 14:54

Une nouvelle fois, j'ai cru qu'elle allait dire non. Parce que vu le regard qu'elle m'a lancé, pas spécialement dégoûté ni rien, mais surpris et surtout assez gêné, j'me suis rendu compte que peut-être, j'y avais été un peu cash. Un peu beaucoup, peut-être. Je voulais pas la mettre mal à l'aise, Luzia, c'était vraiment pas mon but.
— Un tour sur la plage, et c'est tout, hein ! j'ajoute précipitamment, en levant les mains comme pour mieux prouver que j'ai pas de mauvaises intentions ni rien. Je respecte les sorcières, moi monsieur, oui tout à fait monsieur. Bon, ça, j'l'ai pas dit à haute voix, mais j'espère que c'est la conclusion qu'elle en a tiré. Manifestement (ouf pour moi), c'est le cas, puisque finalement Luzia hoche de la tête en signe d'assentiment, et me précise qu'elle doit simplement ramasser ses affaires avant de partir.
— Tu veux que je porte ton sac ? je lui propose même, hyper-galamment, en passant le pas de la porte de chez Nikos. Je peux même pas lui tenir la porte, y'en a pas, de porte, il fait trop chaud, et les portes, ça cache la mer, du coup chez Nikos y'en a pas, simplement quelques sortilèges de Repousse-Moldu et quand y'a trop de vent, un petit sortilège de paravent, et le tour est joué. Tout ce que les Moldus voient, apparemment, c'est une vieille paillote bien pourrie qui sent le poisson pas frais. S'ils savaient, ces braves Moldus grecs ! J'm'efforce de noter tout ce que je peux voir du paysage, parce que niveau conversation avec Luzia, faut dire ce qui est, ça plafonne un peu. Pas qu'elle ne soit pas intéressante, hein, pas du tout j'ai pas dit ça, mais c'est juste qu'on ne se connaît pas, déjà, du coup c'est un peu délicat, et que c'est encore plus délicat parce que Luzia est très timide, du coup moi aussi, ça m'rend timide. Difficile à croire, je sais, et pourtant c'est la vérité. Même si ça m'enchante pas des masses ! Mais au moins, les copains ne sont pas là pour voir ça et se foutre de moi. Non, il n'y a que Luzia, et moi, et la mer, et les mouettes. Beaucoup de mouettes. Et beaucoup de rochers, aussi.
C'est beau, affirme à cet instant Luzia, brisant le silence qui s'était installé entre nous. Trop occupé à vérifier où je posais mes tongs — non, l'aspect randonnée dans les rochers de la chose n'était pas spécialement au programme, j'avais simplement suivi la Poufsouffle — histoire d'éviter de me tordre la cheville, j'avais pas vu que Luzia s'était arrêtée. J'fais de même, et j'lâche un soupir qui veut littéralement dire "Ah ouais Luzia Ozores, je suis grave d'accord avec toi, c'est foncièrement joli par ici". Y'a presque toutes les couleurs de Poudlard dans le ciel, un superbe dégradé de pourpre qui s'éclaircit jusqu'au globe lumineux du soleil qui plonge dans l'eau azurée de la crique. Bon, j'admets, on peut dire que les pins sont verts, et donc qu'il y a un peu de Serpentard dans le tableau. Si vous y tenez.
Ça ne donne pas envie de retourner chez nous, glisse Luzia d'une voix un peu rêveuse. J'avoue, ça me fait rire, même si c'est pas drôle.
— Oh tu sais, j'ai même pas besoin de ça pour ne pas avoir envie de rentrer chez moi, je lui avoue d'une voix faussement légère en lui jetant un coup d’œil un peu amer. Entre Marcus qui joue au sang-pur de bonne famille, Maman qui travaille près de 12 heures par jour, et Papa qui semble oublier qu'il a des enfants depuis qu'il a une nouvelle copine, on peut pas dire que j'ai le mal du pays. Mais c'est vrai que c'est hyper-joli, j'admets en posant mes fesses sur un rocher pour faire une pause. Ça ressemble pas à ça, l'Espagne ? C'est de là que tu viens, non ?

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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Sam 5 Sep - 23:05

Quand Maximus avait vu le petit manège des deux élèves de sa maison. Enfin surtout celui de son ami Dowey, l'armoire à glace finit son verre en aspirant bruyamment et suivit les deux tourtereaux. A bonne distance, hein, il ne fallait pas se faire repérer en les espionnant Wink

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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Lun 7 Sep - 20:10

Grimper sur les rochers en évitant de glisser sur les algues avait donné à Luzia un point de côté. Et encore, Dowey s'était porté volontaire pour se charger de son sac. Aussi, dès qu'il s'assit sur un rocher plutôt grand et plat, Luzia ne réfléchit pas deux secondes et l'imita. Elle méditait en fait les paroles de son camarade, qui sous-entendaient que la vie n'était pas si rose chez lui. Toutefois, ne voulant pas paraître intrusive, l'Espagnole fit ce qu'elle savait faire de mieux : se taire. Elle avait du mal à se dire que Dowey, le mec le plus fou de Poudlard n'ait pas envie de rentrer chez lui...

Ça ressemble pas à ça, l'Espagne ? demanda le jeune homme. C'est de là que tu viens, non ?

Luzia hocha la tête, le regard perdu dans l'océan.

Oui, mais, tu sais, je ne suis pas née en Espagne.

Alors elle se mit à raconter : sa mère qui était moldue et qui avait lutté contre la dictature franquiste ; son père qui avait aussi lutté contre l'Inquisition franquiste. Ils s'étaient rencontrés à ce moment-là et avaient décidé de vivre ensemble. Luzia ajouta qu'elle avait un frère, qui était né en Espagne, non loin de Séville, mais qui n'avait pas de pouvoir. Et elle en vint à sa propre situation.

Je suis née à Oxford et y ai toujours vécu. On parle et on mange espagnol à la maison, mais sinon, rien. En fait, c'est comme si j'étais une anglaise bilingue. Bon, je n'ai pas la nationalité, hein... On a le statut de réfugiés, si j'ai bien compris.
C'était probablement la plus longue phrase qu'elle ait dite à Dowey depuis... toujours. En fait, depuis qu'il l'avait interrogée à propos de l'Espagne, elle venait de battre un record.
Je ne suis jamais allée en Espagne, par contre, rectifia-t-elle. Mais ça doit ressembler à ça. J'imagine, du moins.

Pour ses parents, il était hors de question de tenter le diable en y remettant les pieds. Certes, le pouvoir dictatorial était en danger et commençait à se gangrener, mais Thelma Ozores ne cessait de rappeler que le régime nazi n'avait été plus destructeur que lorsqu'il avait commencé à faiblir.

Enfin bref, résuma-t-elle, je connais mieux Falkonera que l'Espagne.

Elle se tourna alors vers Dowey et fut surprise de voir qu'il l'écoutait. Elle fut soudain attrapée par un étrange sentiment, qui, évidemment, la fit rougir. Autour d'eux, la nuit s'avançait, le vent se levait un peu, rafraîchissant l'air et leur envoyant des embruns salés au visage.
D'ailleurs, Dowey, qui s'était perché sur le bord du rocher, reçut quelques gouttes d'écume, dont une vint s'écraser sur sa joue.

Dowey, tu as..., commença Luzia.
Mais comme il tournait la tête pour regarder derrière son épaule, Luzia tendit la main et, de son pouce, essuya la joue du Poufsouffle.

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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Lun 26 Oct - 20:47

J'avais jamais vraiment discuté avec Luzia, parce que même si on partage une même salle commune, on n'est pas de la même année, et puis on est nombreux quand même chez les Jaunes, et que j'avais toujours cru que c'était une fille timide qui parlait pas beaucoup. C'est pourquoi je suis quand même vachement surpris qu'elle réponde aussi sincèrement à ma question et se mette à me raconter sa vie, celle de ses parents, et l'existence de son petit frère cracmol. Et ça, plus que tout le reste, j'dois dire que ça m'impressionne, parce que c'est pas le genre de truc que tu partages avec le premier venu : okay, je reconnais que je suis plutôt progressiste comme sorcier, malgré mon statut de sang-pur, mais ça reste un truc qu'on dit pas trop, même parmi le commun des sorciers. Et j'sais pas pourquoi, j'trouve ça chouette que Luzia partage ça avec moi, parce que je sais pas trop si elle le raconte à tout le monde, et moi j'ai l'impression de devenir le garant d'un secret important, et j'suis content qu'elle partage ça avec moi.
— Enfin bref, je connais mieux Falkonera que l'Espagne, qu'elle conclut en haussant des épaules un peu tristement. Puis elle se tourne vers moi, et pour une raison que je m'explique pas, elle a l'air un peu surprise, et se met à rougir. Surprise que je me taise ? D'avoir parlé autant ? J'en sais rien, mais une petite voix (qui ressemble étrangement à celle de ma mère !) me dit que ça ne se fait pas de lui demander.
— C'est que partie remise, j'imagine, je lui réponds plutôt en fixant de nouveau mon regard au large, t'as toute la vie pour découvrir l'Espagne.
A ce moment là, une vague vient s'écraser un peu trop joyeusement contre le rocher au sommet duquel on est perchés, avec Luzia, et je sens l'écume de la mer s'écraser contre mon visage. On est arrivé à ce moment où la température de la mer est presque égale à celle de l'air, si bien que c'est pas spécialement désagréable.
— Dowey, m'interpelle alors Luzia, et je tourne la tête vers elle, tu as...
Luzia leve la main vers mon visage, et essuie doucement un goutte d'eau que j'ai même pas sentie. Là, j'vais pas vous mentir, j'm'y attends pas, et je sens distinctement mon cerveau qui s'éteint comme si Luzia m'avait lancé un "Nox!" à la figure. Je reste un instant fixer son visage d'un air de surprise, incapable de déterminer ce qu'elle attend de moi. Est-ce qu'elle attend quelque chose de moi ? Ou est-ce simplement de la gentillesse de sa part ? Est-ce qu'elle s'attend à ce que je l'embrasse ? J'arrive pas à me décider, et les secondes s'égrènent, impitoyable, et je ne parviens pas à me décider, ni à quitter Luzia des yeux. Finalement, je rompt le contact, un peu honteux, et détourne le visage en me raclant la gorge.
— On ferait mieux de rentrer, je décrète en me levant, la voix un peu troublée, les Aurors vont pas tarder à faire le tour des bungalows.
Sale dégonflé, Spencer, je me dis en attendant que Luzia se lève à son tour.


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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Lun 2 Nov - 20:13

Luzia n'avait pas réfléchi. Pas du tout. Lorsqu'elle avait tendu la main et essuyé la joue de Dowey, c'était sans arrière pensée, parce que le Poufsouffle ne s'était pas rendu compte de l'embrun sur son visage et qu'elle n'allait pas le laisser comme ça. Cependant, malgré toute la rationalité dont elle revêtait son geste, l'Espagnole savait bien qu'elle n'avait pas agi de façon normale. Elle avait conscience que quelque chose de complètement loco l'avait poussée à tendre la main et à effleurer la joue de son camarade de Maison. Luzia était une jeune fille réservée et jamais elle n'aurait osé faire ça. Surtout pas à un garçon. Parce que, certes, Dowey était quelqu'un de sympa et qui la mettait à l'aise, mais... il restait un garçon. D'un coup, Luzia rougit de son audace et détourna les yeux.

Elle avait cru lire dans le regard de Dowey une expression ahurie, étonnée et - même - choquée. Cela dit, Luzia aussi était choquée par son geste et, si elle en avait eu le courage, elle se serait excusée immédiatement. Sa gorge était de toute façon tellement nouée qu'elle ne pouvait rien dire. Elle songea que les boissons consommées au bar devaient lui monter à la tête. Se chercher de fausses excuses, voilà tout un art !

Le seul acte courageux qu'elle fit fut de se tourner de nouveau vers Dowey. Luzia s'aperçut alors avec étonnement qu'il la fixait du regard, toujours avec cet air stupéfait. Ses joues s'embrasèrent encore plus. Et son cœur, contre sa poitrine, commença à battre fébrilement. Elle voyait la scène. Elle savait ce qui pouvait se produire - elle avait suffisamment lu de Melenie Steyer et d'Abraxas Blenheim pour cela. Elle reconnaissait les éléments caractéristiques, tels que le moment de gêne et le jeu de regards, annonciateurs d'un baiser. Mais contrairement aux romans, elle ne ressentait aucun plaisir. Au contraire, elle paniquait presque. Que devait-elle faire ? Dans les romans, les héroïnes n'ont rien à faire, n'est-ce pas ? Or Dowey ne semblait pas vouloir suivre le schéma des histoires... Il détourna le regard et Luzia tourna le sien vers la mer, tentant de se raccrocher à la vision du paysage.

On ferait mieux de rentrer, fit-il d'un coup en se levant.

Luzia ne l'imita pas de suite, prise de court par ce changement d'attitude.

Les Aurors vont pas tarder à faire le tour des bungalows.
Il l'aurait giflée que ça ne lui aurait pas plus fait d'effet. L'Espagnole hésita, puis s'exécuta.
Bien-sûr, tu as raison, se rangea-t-elle en se levant.

Elle ne trouva rien de mieux à faire que de mettre son gilet et de suivre Dowey. Le silence de Falkonera les entoura et la jeune fille, trop bouleversée, ne chercha pas à le briser. En fait, elle se posait toute sorte de questions dans sa tête, remuant des pensées pleines de déception. Avait-elle fait quelque chose de mal ? S'était-elle imaginée des choses qu'elle n'aurait pas dû s'imaginer ? Après tout, Dowey voulait peut-être juste passer une bonne soirée en sa compagnie et n'attendait rien d'autre d'elle que des pas de danse et une balade ? Elle avait donc tout gâché ! Tout ça parce qu'elle s'était sentie à l'aise !
Gilipollas *, s'insulta-t-elle en silence.

Ils arrivèrent donc assez vite au campement et Dowey eut la délicatesse de l'accompagner devant le cabanon qu'elle occupait. La nuit était presque tout à fait là, les derniers rayons de soleil entourant d'un liseré de feu les reliefs des habitations.

Et bien, merci pour cette soirée, remercia tout de même Luzia en reprenant son sac qu'elle hissa négligemment sur son épaule.

* Grosse débile

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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Mar 1 Déc - 14:45

Je sens Luzia qui se lève à côté de moi, et je l'entends qui me répond quelque chose, même si je comprends pas quoi, parce que je suis vraiment trop perturbé et mécontent de moi. Il me semble évident maintenant que Luzia attendait quelque chose, un quelque chose vraiment précis, et moi, moi ! Ah, comme je m'en veux ! Mais déjà, il est trop tard, quand je lance un petit coup d'oeil à Luzia, elle a déjà remis son gilet, et elle est prête à partir. J'ai vraiment tout cassé, et ça se trouve je lui ai même fait de la peine, comme le gros crétin que je suis. C'est quand même dingue ! Comment une situation peut-elle paraître aussi évidente, à la seconde même à laquelle il est trop tard pour agir ? Est-ce que c'est juste, ça, peut-être ? Non, c'est trop cruel, ça peut pas être juste, Merlin ne peut pas permettre cela ! C'est juste que je suis bête. Genre vraiment, vraiment, vraiment bête. Et que maintenant, Luzia marche à côté de moi, et on n'ose plus rien se dire, c'est tellement gênant. Je lui lance quelques regards, tous les douze pas environ, c'est plus fort que moi, je me demande ce qu'elle pense, j'ai dû mal à discerner son visage dans l'obscurité, je vois presque que ses cheveux qui volent doucement, et je me demande ce qui se passe en-dessous, à quoi pense-t-elle ? Est-ce qu'elle me traite de cinquante noms d'oiseaux ? Elle devrait, parce que c'est ce que je ferais, moi, si je connaissais cinquante oiseaux différents.
— Y'a pas de quoi, je lui réponds maladroitement quand elle me remercie, j'veux dire c'est moi qui te remercie. C'était... Très chouette.
Et là je me tais, parce que je sens l'inflation de mots qui guette, genre comme quand je suis gêné, et que je me sens obligé de meubler la conversation en caquetant comme un imbécile, parce que le silence c'est genre pire que tout. Je sais pas si elle sent la détresse qui émane de tout mon corps, alors que je cherche quelque chose d'intéressant à dire aussi désespérément qu'un poisson hors de son bocal essaye de respirer !
— Attends Luzia, je panique tandis que je la vois qui amorce un mouvement pour rentrer dans son bungalow. Je me rends compte que sans même m'en apercevoir, j'ai attrapé sa main pour la retenir, et je jette un regard ébahi à sa main dans la mienne, surpris par ma propre audace. Je relève finalement les yeux pour croiser le regard de Luzia, dont je discerne mal le visage car son bungalow est éclairé, derrière elle, ça fait un contre-jour. Lentement, je referme ma bouche ouverte, et j'avale ma salive. Allez, dis-le Dowey, bouse !
— Je..., suffoque, c'est le mot, oui. Je ne sais même pas quoi dire. Il y a sa main, dans la mienne, et mon coeur qui bat la chamade, et tous ces gens dans le bungalow qui pourraient nous entendre ou pire, nous voir, et y'a mon cerveau qui est parti en vacances à l'autre bout du camping, et puis soudain, il y a ma main posée sur la joue de Luzia, et mon autre main qui quitte la sienne pour se poser de l'autre côté de son visage, et ce doux, long frémissement qui nous parcourt tandis que mes lèvres se posent sur les siennes.


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MessageSujet: Re: Une soirée grecque à l'espagnole ♌ LUZIA Dim 13 Déc - 20:47

Ça sautait aux yeux que Dowey était gêné. Il remercia Luzia, mais il avait tellement l'air de le faire du bout des lèvres qu'elle se contenta de lui sourire et d'ouvrir la porte de son bungalow. La lumière se déversa dehors et la jeune fille en fut éblouie - elle se rendit compte alors à quel point il faisait sombre. Combien de temps était-elle restée avec son camarade de Maison ? En tout cas, elle se sentait incapable de partager avec lui une dizaine de secondes supplémentaires. Elle préférait lui épargner ce moment de gêne. Dowey n'avait rien à se reprocher ; Luzia avait espéré quelque chose de trop incongru. C'était elle qui avait tout gâché.
Attends Luzia, lança le roux en lui attrapant la main gauche.

Elle ne se rendit compte de cela que lorsqu'elle sentit une résistance et se retourna mécaniquement vers Dowey, dont le regard effaré trahissait l'anxiété qui le traversait. Le cerveau de Luzia tournait à plein régime, carburant grâce aux dizaines de questions et remarques qu'elle se faisait à elle-même. Elle avait compris, cependant. Du moins en avait-elle l'intuition plus qu'elle ne se le formulait clairement. Dowey l'a retenait, Dowey gardait sa main dans la sienne.
Il avait du mal à parler. Ses lèvres remuaient en une tentative presque désespérée de dire quelque chose. Luzia n'offrait guère une image plus sereine : elle était presque en apnée, respirant chaotiquement. Tout son corps semblait en suspend.
Je...
Cette syllabe sembla ramener l'Espagnole à la réalité. Dowey ramait clairement et elle-même ne savait pas ce qu'il fallait faire. Elle avança juste un peu vers lui, ses yeux rivés dans les siens et les joues aussi roses qu'un boursouflet. Et, ensuite, sans transition, l'autre main du cinquième année s'était posée sur son visage et ils se tenaient tout près l'un de l'autre. Enfin, après une dernière hésitation, Dowey s'était penché sur Luzia et avait posé ses lèvres sur les siennes. La jeune fille mit quelques secondes avant de réagir. Puis elle fit glisser son sac de son épaule pour enlacer un peu le garçon.
Ce fut elle qui s'éloigna de lui - non qu'elle en avait assez, seulement elle savait qu'elle commençait à sourire contre la bouche de Dowey, tellement elle était heureuse et soulagée par la tournure qu'avait prise la soirée. Dire qu'il y avait quelques heures, elle rédigeait sagement une lettre pour ses parents !

Ça aussi c'était c'était chouette, assura doucement Luzia en attrapant son sac à dos et le reposant sur son épaule.
Parler à voix haute lui semblait décalé à cet instant-là. Ce serait vouloir briser la bulle qui les entourait tous les deux. Elle recula de quelques pas, toujours avec un sourire.
Bonne nuit, dit-elle en agitant la main en un signe d'au-revoir.

Puis elle poussa le battant en grand et entra dans le bungalow qu'elle referma derrière elle. Le dos appuyé contre la porte, Luzia laissa échapper un grand soupir en levant les yeux vers le ciel, fustigeant sa stupidité et louant Merlin de lui avoir donné son premier petit-ami. Elle rejoignit ensuite le fond du bungalow pour terminer la soirée avec ses copines...

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