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la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback)

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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Mer 18 Nov - 14:06


Si j’avais fait le plus gros du travail en nous débarrassant du pitiponk d’une série de sorts bien lancés, je séchais complètement quant à la façon de nous sortir de ce pétrin, littéralement. J’avais beau chercher à la fois dans notre environnement et dans ma mémoire pour trouver quelque chose qui nous aiderait, je ne trouvais rien de concluant. Il faisait si noir autour de nous qu’il était difficile de discerner des formes précises et donc des objets utiles. Et en même temps, je fouillais dans mes souvenirs pour trouver un sort qui puisse nous faire sortir de ce bourbier. Je doutais honnêtement que mes sortilèges de lévitation soient assez puissants pour soulever Cassy et le déposer en sécurité. Et si, par miracle, j’y arrivais, je ne le pensais incapable de réitérer l’exploit en m’ayant pour cible. Hmmm … J’avais beau réfléchir, rien ne venait.
- Je suis pas sûr mais... Immobulus ! Immédiatement, Cassy sembla ne plus s’enfoncer. Magnifique ! Magique ! C’était incroyable ! Je m’en voulais aussitôt d’avoir douter de mon camarade d’infortune. Il avait l’air de plutôt bien se débrouiller en sortilèges. - Super, Cassy ! m’exclamais-je aussitôt avant de pointer à mon tour ma baguette vers le sol et de lancer l’incantation. A présent mon pied ne s’enfonçait plus et ne risquait plus de me faire chavirer la tête la première dans le marécage au moindre petit geste.
- Rassure-moi, t'as déjà grimpé à la corde ? Quoi ? Je regardais alors mon acolyte d’un air étrange, à mi-chemin entre l’incompréhension et la stupeur totale. Qu’est-ce qu’une corde faisait dans l’équation ? En avait-il une sur lui ? Si oui, ç’aurait été trop beau même s’il aurait pu la sortir quelques minutes avant, ce qui m’aurait permis de ne pas agir dans l’urgence et de, potentiellement, ne pas arriver à nous sauver. Accio euh... Grosse racine ! Ah, je comprenais mieux maintenant. On allait devoir se tirer jusqu’au bord du marais à la force de nos petits bras. Hé ! J’étais un Serdaigle moi, pas un Gryffondor et encore moins un joueur de Quidditch surentrainé et musclé ! Je n’étais pas contre le sport mais je ne pouvais pas vraiment dire que j’en pratiquais beaucoup. Mon balai était en bien trop mauvais état pour pouvoir faire des vols corrects.
- Oui, bien sûr que j’ai déjà grimpé à une corde mais … Je n’eus pas le temps de terminer ma phrase. Déjà Cassy s’agrippait à la racine pour se tirer hors de la mélasse.  Ok. Il voulait vraiment se sortir au plus vite de ce piège gluant et puant. Faute de mieux, je dus me conformer à la règle et attrapa la racine à la suite du Gryffon. Au bout de quelques minutes d’efforts intenses, nous fûmes sur la rive du marécage, les pieds collants mais plus englués de boue. Je restais une bonne minute allongé sur le sol frai et humide, les bras étendus, à me remettre de mes émotions. Mais bien vite mon bon lit chaud dans le dortoir me revint en mémoire. Ce sol forestier n’était en rien le doux et moelleux duvet où je devais dormir ce soir et si je voulais profiter d’un repos bien mérité dans la salle commune, il me fallait me hâter. ‘Faut qu’on bouge, dis-je brusquement en me relevant. Sans plus attendre, je rallumais le bout de ma baguette et la pointais en direction de l’obscurité que je désignais. On avait dit par là, donc ? C’était cette direction que j’avais voulu prendre avant de me retrouver coincé dans la boue, bien vite rejoins par Cassy. Je fis un premier pas, faisant bien attention à ne pas marcher à nouveau dans l’eau sale et la boue. Si on était sortis de ce bourbier, ce n’était pas pour y retourner tout de suite ! Avec beaucoup de précaution, je continuais mon chemin en m’assurant que Cassy me suivait. Et finalement, nous sortîmes du marécage labyrinthique et nous prîmes le temps de souffler. J’suis content que tu sois là, Cassy. Je crois que je serai déjà mort de peur ou bien en train de me noyer dans la boue si j’avais été seul, me confiais-je comme si de rien n’était. Je lui étais vraiment reconnaissant d’avoir eu ses brillantes idées pour nous sortir du marécage.





Citation :
J'ai juste une question en fait. Dans ton dernier post, tu dis que Cassy est en deuxième année sauf que dans ma chrono, j'ai placé le RP en Novembre 71 à peu près. Du coup, ça fait il y a deux ans et du coup Cassy devrait être en troisième année (Et Arthy en 4A), je me trompe ?


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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Mer 25 Nov - 17:51


Si Arthur commençait à protester, Holden ne lui en laissa pas le temps. S'ils voulaient se tirer de ce mauvais pas – et de cette forêt tout court ! – il fallait continuer d'agir vite et bien (enfin surtout vite) maintenant qu'ils s'étaient calés sur une bonne dynamique.
À défaut lui aussi d'être un solide gaillard bâti pour l'effort et l'endurance – il était peut-être déjà grand pour son âge, mais plutôt dégingandé – il se lança dans l'ascension de la grosse racine avec toute l'énergie du désespoir. Lancé telle une machine de guerre, il s'efforçait à s'extirper en toute vitesse, comme si tous les chiens de l'enfer étaient lâchés à sa poursuite.
Finalement il arriva sur la rive d'herbes humides, tout crotté de boue, et se précipita pour aider Arthur à se hisser à sa suite.
— On y est arrivés ! S'exclama t'il en gratifiant le serdaigle d'une claque amicale dans l'épaule.
Allongés côtes à côtes sur le talus, il leur fallut récupérer de longues minutes. Le souffle court et les cheveux collés sur le front, Cassy regardait les étoiles, fatigué et dépité. Quel sort leur réserverait la forêt, désormais ? Allaient-ils tomber au beau milieu d'une partie de chasse de centaures ? Se faire attaquer par un loup-garou ? Tomber tête la première dans un nid d'acromantulas ?
Arthur décréta qu'il fallait bouger, et une fois de plus le rouge et or ne pouvait qu'être d'accord. Il désigna une direction du doigt. Holden haussa les épaules.
— Honnêtement je ne sais plus trop. De toute façon, on n'a pas vraiment le choix non ? Fit il avec un maigre sourire, tâchant de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Avec mille précautions, l'un derrière l'autre, Arthur en tête, ils réussirent à laisser le marécage derrière eux. Victoire ! De nouveau sur le sentier, ils marchèrent un moment en silence, perdus dans leurs pensées. Du moins Cassy l'était. S'il s'était attendu à passer une telle soirée !
— J'suis content que tu sois là aussi mon pote, dit il sur le même ton. Sans toi à l'heure qu'il est je serais déjà mangé tout cru par cette saleté. Il frissonna de dégoût et de froid. Puis il eut un rire désabusé. Moi qui m'imaginais que ma première virée dans la forêt interdite serait pour un cours de soins aux créatures magiques ! Au moins maintenant il y en a une dont on est sûrs de pouvoir s'occuper... Fit-il en riant. Ils s'enfoncèrent toujours plus profondément à travers les bois obscurs. Holden tira sur les manches de son uniforme pour s'en faire des mitaines. Il avait les mains gelées. Quel drôle de spectacle ils devaient offrir ! Échevelés, pleins de boue, les yeux ahuris de tout ce qu'ils avaient vu et vécu cette nuit là...
— Tu crois qu'on va réussir à sortir ? S'entendit-il demander d'une petite voix, se maudissant intérieurement de cette faiblesse. Mais fatigué et frigorifié, son courage commençait petit à petit à s'amenuiser. Il se rabroua. Il ne fallait pas qu'il baisse les bras ! Oublie ce que je viens de dire, fit-il en balayant l'air de la main devant lui comme s'il balayait la bulle qu'il venait de sortir. Pour changer de sujet de conversation, il déclara sur le ton de la conversation ; Je crois que c'est la dernière fois de ma vie que je fais un pari aussi stupide ! À peine les mots étaient sortis de sa bouche qu'il se raidit. Lui qui initialement ne voulait pas révéler le motif de sa présence dans la forêt, il ne pouvait plus se défiler...




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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Sam 28 Nov - 17:38


Malgré l’énorme, que dis-je ! l’immense pétrin dans lequel nous étions toujours fourrés, Cassy tentait de voir le bon côté des choses. Faire contre mauvaise fortune bon cœur, n’est-ce pas ? Je devais avouer que j’avais un peu plus de mal que lui. Peut-être était-ce parce que j’étais un peu plus âgé et donc peut-être un peu moins naïf et plus réaliste ? Au alors était-ce dû au caractère général du garçon qui lui permettait de ne pas voir le mauvais côté de notre escapade. C’aurait pu être un Pousouffle sur ce coup-là ! Se serrer les coudes et continuer à avancer, typique des Blaireaux ! Mais peut-être était-ce parce que, en bon Gryffondor, Cassy tentait de faire honneur à sa Maison en se montrant tout aussi courageux que son illustre fondateur.
- Moi qui m'imaginais que ma première virée dans la forêt interdite serait pour un cours de soins aux créatures magiques ! Au moins maintenant il y en a une dont on est sûrs de pouvoir s'occuper... Il réussit à rire en disant cela. Et je dois dire que maintenant que nous étions sortis du marécage, j’étais aussi d’humeur un peu plus joyeuse. La boue alourdissait certes mon pantalon et mes chaussures à présent totalement irrécupérables mais j’étais néanmoins heureux de mettre tirer vivant de cette confrontation brève mais intense face au pitiponk.
- C’est sûr que maintenant tu es un expert en pitiponk ! Mais, à vrai dire, c’est pas exactement le genre de créature que nous fait étudier Brûlopot, lui répondit en souriant. Tu verras plutôt ça en défense contre les forces du mal et tu éblouiras tout le monde ! Sans mauvais jeu de mots, haha ! Je me tus pendant un instant, me perdant dans mes pensées tout en observant d’un œil vide le marais que nous avions affronté et dont nous étions sortis victorieux. D’ailleurs, Cassy parlait de sa première escapade en forêt ? Est-ce que par hasard ? … Alors tu as choisis les Soins aux Créatures magiques comme option ? Je venais enfin de comprendre que Cassy était en troisième année. Après tout, s’il parlait d’une première fois en cours de soins, il n’y avait pas trente-six mille autres options. C’est cool comme matière, tu verras. Et puis Brûlopot est comment dire ? … un peu loufoque ! Autant dire qu’on ne s’ennuie jamais avec lui ! Sauf quand on se perd tout seul dans la forêt … Nous nous remîmes en route sans plus attendre. A la lueur de nos baguettes, nous percions faiblement l’obscurité, restant sur nos gardes de peur qu’un nouveau monstre affamé ne nous surprenne. Tout à coup, la voix de Cassy brisa le silence lourd qui venait de s’installer.
- Tu crois qu'on va réussir à sortir ? La question me surprit tellement que je restais pantois pendant quelques instants. Est-ce qu’on allait s’en sortir ? Lui qui était si optimiste il y a peu venait-il de perdre espoir ? Si c’était le cas, pourquoi est-ce que j’arrivais encore à croire qu’on allait, malgré tout, bientôt revoir les lumières du Château ? - Heu …  Bah … O-oui. Je vois pas pourquoi … Je me tus aussitôt, ma voix refusant de sortir de ma gorge. Je ne savais pas, à vrai dire, si cette virée en forêt serait notre dernière ou non. Et je ne savais pas quoi lui répondre pour lui remonter le moral. Heureusement, je n’eus pas à le faire ! - Oublie ce que je viens de dire ! Cassy se ressaisit au bon moment et je laissais échapper un soupir de soulagement. Il fallait que nous nous montrions courageux. Sinon, c’était sûr, nous n’allions jamais sortir de cette maudite forêt ! Je crois que c'est la dernière fois de ma vie que je fais un pari aussi stupide !
Je tournai la tête vers mon compagnon en l’entend dire cela. Les sourcils à demi-froncés, le regard presque inquisiteur et mon esprit travaillant à mille à l’heure, je cherchais à comprendre cette phrase. Un pari, sérieusement ? Loin de moi l’idée de vouloir se moquer de lui mais il fallait quand même être stupide pour faire une telle chose ! Et d’ailleurs, plus que l’envie de me montrer railleur, un autre sentiment émergea en moi : de la contrariété.
- Pardon ? l’interrogeai-je d’un ton brusque. Tu vas quand même pas me dire que tu es entré dans cette forêt pour un pari "stupide" ?! ‘Faut être demeuré ! Ça me rendait malade de me dire qu’il risquait sa vie en ce moment-même pour accomplir un pari qui avait mal tourné ! Et puis, me rendant compte que ça ne me regardait en rien et que ce n’était pas à moi de lui faire la morale, je me rembrunis. Après tout, il avait lui-même dit n’être jamais allé dans la forêt interdite auparavant. Peut-être ne s’imaginait-il pas que c’était aussi dangereux et interdit. Désolé… Ça me regarde pas. Oublie ça, tu veux ? Et puis … Je suis bien placé pour te faire la leçon. Chuis dans la même galère que toi … Je tentais de m’excuser platement. Et puis, c’était trop bête de se brouiller pour une broutille. Ça n’avait aucun sens de s’engueuler. On voulait tous les deux sortir d’ici au plus vite et si possible, ensembles. Toutefois, curieux comme j’étais, je voulais savoir ce qu’étaient les termes de ce pari stupide.





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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Jeu 10 Déc - 17:02


Étrangement, parler des cours aidait le gryffondor à se détendre. Marchant toujours baguette braquée droit devant, dans une direction qui lui était sincèrement et parfaitement inconnue, l'évocation des cours et de leurs professeurs faisait passer la pilule mieux qu'il ne l'aurait imaginé. Pourtant, il n'était pas ce que l'on pouvait appeler un élève « modèle » ; jamais à lever précipitamment la main pour répondre, jamais à passer tout son temps libre à potasser et réviser ses cours à la bibliothèque, ni dans les meilleurs résultats de son année d'ailleurs... Lui, il se situait plutôt dans la moyenne. Mais que n'aurait-il donné pour se retrouver dans une salle de classe, même celle d'histoire de la magie, plutôt qu'ici ! Au moins le pire était passé... Enfin, pour l'instant ! Car ils n'étaient toujours pas rentrés au bercail...
Cependant, s'il était parvenu à retrouver un semblant d'apaisement, tout s'envola vite lorsque quelques malheureux mots sortirent de sa bouche. Quel imbécile il faisait !
Il n'en fallut pas plus à Arthur pour vivement tourner la tête vers lui, sourcils froncés. Cassy, honteux, ne le regarda pas et continua d'avancer fixant un point invisible devant lui.
— Tu vas quand même pas me dire que tu es entré dans cette forêt pour un pari « stupide » ?! ‘Faut être demeuré ! Ce fut le tour d'Holden de brusquement tourner la tête vers lui, sourcils froncés, se stoppant en chemin.
— Faut croire que je suis demeuré, alors ! Piqué au vif, vexé comme un pou, il ne pouvait néanmoins nier la vérité ; oui c'était un pari stupide, et oui il était vraiment demeuré...
— Désolé… Ça me regarde pas. Oublie ça, tu veux ? Et puis… Je suis bien placé pour te faire la leçon. Chuis dans la même galère que toi… S'excusa Arthur, gêné. Holden soupira et se radoucit, se remettant en route.
— Nan, c'est rien, t'inquiète pas. Après tout c'est toi qui as raison, j'suis vraiment un troll d'avoir accepté ce pari... Regarde où j'en suis ! Où on en est, même ! Il soupira de plus belle. La vérité c'est que je voulais pas passer pour un trouillard. Les gars, dans le dortoir, ils y sont tous déjà allés une fois, et pas pour les cours. Ils ont parié un mois de devoirs que j'arriverai jamais à y entrer, que je me dégonflerai avant de franchir la lisière de la forêt. J'ai parié un trimestre que j'y arriverai... Au moins maintenant il saurait que pour les prochains mois, la corvée de devoirs serait réalisée avec brio par ses copains !



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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Sam 12 Déc - 16:30


Bien évidement, Cassy ne put que réagir au quart de tour face à ma réplique cinglante et infondée. C’était pour cela que je m’étais empressé de m’excuser. Vraiment, je n’avais pas envie de sortir seul de cette galère. Maintenant que nous étions deux, je me mettais bille en tête de finir ce voyage à deux. On ne se séparerait que pour rejoindre nos dortoirs respectifs. Alors oui, ça aurait été trop bête de séparer maintenant sur un coup de tête et à cause de quelques mots mal placés.
Heureusement, si Cassy était aussi réactif et vif que ce que laissait prévoir la noble Maison des Gryffondors, il n’était pas rancunier. Il comprit vite que mes excuses étaient sincères et que je m’en voulais d’avoir dit cela. Il alla même jusqu’à rejeter la faute sur lui. Je me rembrunis en l’entendant se plaindre de son idiotie. Ses mots s’insinuaient pernicieusement en moi et me faisaient ressasser mes propres fautes. Les mots de Cassy n’étaient que trop justes. Regarde où j'en suis ! Où on en est, même ! J’étais moi-même à blâmer. J’avais été naïf et candide. Croire voir une licorne ! Mais quel gamin étais-je pour m’imaginer de telles choses ?! Si seulement je n’avais pas été déçu de ne pas avoir rencontré de licornes cet après-midi ! J’en serais pas là ! Mais au final, peut-être était-ce mieux que je me sois moi aussi perdu. Si ça n’avait pas été le cas, Cassy se serait retrouvé tout seul dans une galère dont il ne se serait jamais sorti. Le pitiponk aurait eu raison de lui.
- La vérité c'est que je voulais pas passer pour un trouillard. Je levais la tête, oubliant un instant mon désarroi et ma frustration. Les gars, dans le dortoir, ils y sont tous déjà allés une fois, et pas pour les cours. Ils ont parié un mois de devoirs que j'arriverai jamais à y entrer, que je me dégonflerai avant de franchir la lisière de la forêt. J'ai parié un trimestre que j'y arriverai... Owh. Les Gryffondors étaient peut-être courageux mais ça pouvait leur être préjudiciable apparemment. Je me mis à maudire mentalement ces idiots qui avaient poussés Cassy à entrer dans la forêt tout seul. Ce n’était pas lui le demeuré mais bien eux. Je comprenais maintenant sa réaction. Si j’avais été à sa place, je pense que j’aurais fait la même chose. Mais avoir l’idée de pousser quelqu’un de plus jeune -parce que je ne doutais pas que ces grands dadais étaient plus âgés que Cassy- à faire une telle chose, ça me sidérait.
- Si tu veux mon avis, ils vont regretter ce pari ! dis-je sur un ton volontairement moqueur. Un trimestre de devoirs ! Le rêve ! Je t’envie, mon gars. Je dirai même que ça valait la peine de se perdre ici ! En vérité, je ne pensais pas exactement ce que je disais. En fait, j’essayais de détendre encore un peu plus l’atmosphère.  Bien sûr, même pour un Serdaigle, c’était le pied de ne pas avoir à faire de devoir pendant autant de temps. Mais risquer sa vie au beau milieu de la forêt interdite n’en valait pas la peine. Je m’apprêtais à dire quelque chose d’autre lorsqu’un hurlement se fit entendre entre les arbres. Mon sang se glaça et je m’arrêtais net. Le souffle court, la sueur recommençant déjà à perler de mon front, je n’osais pas parler. Était-ce bien un loup qu’on avait entendu ? Ou pire. Par pitié, dis-moi qu’on n’est pas la pleine lune … dis-je d’une voix aigüe en m’étranglant sur les deux derniers mots. Au fond de moi, je savais très bien que l’astre brillait de mille feux au-dessus de la cime des arbres.





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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Mar 15 Déc - 18:44


— Si tu veux mon avis, ils vont regretter ce pari ! Ça, c'était sûr, surtout s'ils ne revenaient jamais, tous les deux... Un trimestre de devoirs ! Le rêve ! Je t’envie, mon gars. Je dirai même que ça valait la peine de se perdre ici !
— Ouais, c'est sûr ! Mais rappelle moi de m'en réjouir vraiment une fois qu'on sera de retour au Château... Holden passa une main fébrile sur sa nuque tendue et douloureuse. Bien que l'épisode du  Pitiponk semblait n'être qu'un mauvais cauchemar désormais, il ne parvenait pour autant à s'enlever de la tête que les dés n'étaient pas jetés et qu'ils n'étaient pas encore en sécurité à Poudlard. Frissonnant, il allait en faire la réflexion à son compagnon d'infortune, lorsqu'un hurlement se fit entendre. Un long et lugubre hurlement, de ceux qui ressemblent à s'y méprendre aux sons que produisent les... loups.
— Par pitié, dis-moi qu’on n’est pas la pleine lune… Par pur réflexe, Cassy leva la tête pour découvrir une belle lune bien ronde dans l'étendue noire d'un ciel sans nuage.
— C'est peut-être juste le souffle du vent... Se risqua-t-il à supposer, plus pour se rassurer lui-même qu'autre chose. Cependant, ils furent vite fixés ; à nouveau, un long hurlement survient, suivit comme par des échos d'abord lointains, mais qui se rapprochaient au fur et à mesure.
Holden sentit son sang ne faire qu'un tour puis se glacer. Un fin sillon de sueur glissa entre ses omoplates et à nouveau son souffle se fit plus saccadé. Il se souvint, par curiosité, avoir lu quelque chose sur les loups et leur langage, leur hurlement si typique que l'on qualifiait généralement « d'appel social »... C'était ça ! Lorsque les loups hurlaient, c'était pour signifier leur position au reste de la meute ! Mais pourquoi marquer sa présence si près d'eux ?... A nouveau, il eut une illumination. Elle ne lui plut pas beaucoup.
— Toi, plutôt, dis-moi que c'est pas ce à quoi je pense... Car ce qu'il redoutait, c'était d'avoir affaire à un loup garou. Ou pire encore ! Plusieurs loups-garous. Auquel cas, ils étaient cuits d'avance ! Mais avant de pouvoir faire part de ses craintes au serdaigle, deux ronds jaunes et brillants apparurent dans l'obscurité d'un bosquet, tout près d'eux. Puis, un peu plus loin, en apparurent deux autres dans un taillis. Et deux autres encore dans un buisson, juste derrière. Jusqu'à ce que des fourrés, s'élèvent de sourds grognements. Même face au Pitiponk le garçon n'avait ressenti une telle peur.
— Cours ! Beugla-t-il à l'adresse d'Arthur avant de prendre ses jambes à son cou.



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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Jeu 24 Déc - 10:59


- C'est peut-être juste le souffle du vent... Si seulement ! Ça aurait été trop beau qu’on entende là seulement la rumeur d’un hurlement de loup porté par le vent. Mais malheureusement, plus aucune branche ne s’agitait au-dessus de nous. C’était comme si le vent avait décidé de se taire le temps d’un instant simplement pour nous faire encore plus trembler de peur.
- J’veux pas te faire flipper mon gars mais … C’est pas le vent ça, dis-je d’une voix tremblante. Et voilà ! Nous étions deux dans cette galère mais ni l’un ni l’autre n’était capable de faire face aux peurs de l’autre. La lune était belle et bien pleine. Le vent ne soufflait pas. Autant dire que ça sentait très mauvais pour nous. J’avais une idée très précise de ce qui se profilait pour nous mais je n’osais plus rien dire. C’était comme si les mots mouraient avant de pouvoir franchir mes lèvres. Ma langue était pâteuse et mon front couvert de sueur froide. Je sentais atrocement mon sang battre dans mes tempes et mon rythme cardiaque s’accélérer comme si on lui avait donné des électrochocs. Un second hurlement se fit entendre, suivit rapidement par de terribles échos qui se rapprochaient toujours plus.
- Toi, plutôt, dis-moi que c'est pas ce à quoi je pense... Malheureusement si, c’était tout à fait ce à quoi tu pensais, Cassy. J’avais certainement la même image en tête que toi. Un loup-garou embusqué dans un fourré ? Alors oui, on pense à la même chose … Et je n’étais pas plus capable qu’avant de te rassurer. Même si ma voix voulait bien se faire entendre, je n’aurai pas pu te dire que tout allait bien. Parce que non, rien n’allait bien ! Des yeux jaunes apparurent dans la pénombre. Et aussitôt il y en eu tellement que je ne pus plus les compter. Cours ! Cassy n’eut pas besoin d’en dire plus. Aussitôt, je pris sa suite et courus aussitôt vite que je pus. D’un seul coup, je ne ressentais plus la fatigue. L’adrénaline inondait tellement mes veines que je courais plus vite que je n’avais jamais couru. Mais derrière nous, j’entendais les grognements sourds des loups en chasse. Et je savais au fond de moi que ça ne servait à rien de courir. Ils finiraient bien par nous rattraper.
- Stupéfix ! hurlais-je en me retournant brièvement. Je n’attendis pas de savoir si j’avais touché quelque chose pour reprendre ma route. J’entendis un glapissement mais je doutais honnêtement que mon sort ait été efficace. Et comme il m’avait fait perdre un peu de distance, je décidais de ne plus rien tenter. Je ne voulais certainement pas perdre Cassy des yeux et me retrouver seul face à cette meute de loups enragés ! J’accélérai le pas de course du mieux que je le pus et regardai droit devant moi. Soudain je vis quelque chose entre les arbres. On aurait dit de la lumière ! Cassy ! Regarde là-bas ! On est sauvé ! Je ne voulais pas crier victoire trop vite. Après tout, il pouvait encore s’agir d’un pitiponk sournois. Mais la vision de cette lumière salvatrice me redonna du courage et je fanfaronnai. Peut-être un peu trop vite.



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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Lun 4 Jan - 18:35


Pourquoi fallait-il à ce point qu'ils manquent de chance ? Cassy n'avait jamais cru au karma, mais là, il y avait de quoi se poser des questions. Bondissant comme une souris des champs à travers l'herbe, le gryffondor courait à en perdre haleine tout en zigzaguant entre les fourrés, d'une part pour les éviter, d'une autre pour tenter de distancer et semer les loups. Il était si naïf. Si gentil mais si naïf...
Arthur le pragmatique lançait des stupéfix à qui mieux mieux. Il tenta d'en faire de même, mais il était si apeuré qu'il ne prit même pas la peine de se retourner et viser, levant seulement le poignet haut au dessus de sa tête, baguette vers l'arrière, beuglant comme un taré des sorts qu'il savait inutiles. Il commit cependant l'erreur, à un moment, de jeter un œil par dessus son épaule, manquant par la même occasion de se prendre les pieds dans une grosse racine, mais se rattrapant in extremis.
— Ils nous rattrapent ! Glapit-il, roulant des yeux. Ils sont juste derrière nous !
Les deux garçons redoublèrent d'ardeur et d'allure, Holden ayant tout juste ce qu'il lui fallait d'oxygène dans le cerveau pour se faire la réflexion qu'il n'avait jamais couru aussi vite de sa vie. Arthur regardait droit devant lui. Puis désigna quelque chose au loin.
— Cassy ! Regarde là-bas ! On est sauvé !
— Quoi ?! Holden plissa les yeux vers la lumière qu'il distinguait. C'est quoi ça ? fit-il sans ralentir sa course, persuadé que le souffle qu'il percevait dans ses oreilles était celui des loups affamés qui ne rêvaient que d'une chose : croquer dans son mollet. Une fois il eut la mauvaise idée de suivre une lumière, persuadé qu'elle leur serait salvatrice. Mais deux Pitiponks dans la même soirée ? Même dans les contes de Beedle le Barde ça ne s'était jamais vu ! Alors une fois de plus, il choisit de s'y fier. On y fonce ! Sur quoi allaient-ils tomber cette fois ? Ils allaient vite être fixés. Mais plus ils avançaient, plus vive devenait la lumière...





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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Lun 11 Jan - 17:09


Une lumière si éclatante dans les ténèbres. Elle était loin de nous mais je pouvais sans mal m’imaginer la clarté aveuglante qui s’offrirait à nous une fois que nous aurions rejoins la lueur. Pourtant, elle semblait si proche et si loin à la fois. C’était comme si mon esprit et mon imagination étaient déjà arrivés à destination tandis que mon corps, si lourd et pataud, peinait à couvrir la distance. Chaque pas nous rapprochait de l’objectif sans que pour autant il nous le soit promis. Car aussi à chaque pas, il y avait le danger d’une chute et avec elle la mort douloureuse entre les crocs avides d’un loup affamé.
- Quoi ?! C'est quoi ça ? fit Cassy avec surprise. Il était tout aussi interloqué que moi sur l’apparition soudaine de cette lumière qui, après notre altercation avec le pitiponk, paraissait vraiment suspecte. Je devais avouer que, moi aussi, j’avais pensé à ce que ce soit à nouveau une saloperie du genre. On y fonce ! Toutefois Cassy ne s’était pas arrêté pour autant et, après avoir pesé le pour et le contre tout comme moi, avait décidé de tenter sa chance face à cette lumière. Après tout, mieux valait un esprit frappeur qu’une meute de loups. On avait déjà vaincu un pitiponk, ce qui ne serait certainement pas le cas face à tous ces monstres assoiffés. Ainsi, nous continuâmes notre course effrénée à travers la forêt. A chaque seconde qui passait, je priais pour que ni Cassy ni moi ne nous prenions les pieds dans une racine et tombions à la merci des canidés enragés.
- On y est presque ! Courage ! criais-je en voyant que la lumière ne cessait de se rapprocher. Je ne faisais même plus attention si les loups se rapprochaient ou non. Seul comptait l’objectif qui se mettait enfin à notre porté. Une minute encore et nous passions la frondaison des arbres. Je jetai un coup d’œil à côté de moi pour m’assurer que Cassy était toujours là -ce qui était toujours le cas heureusement- puis continuai ma route encore quelques dizaines de secondes pour être sûr que les loups ne nous suivraient pas. Je les entendais déjà s’éloigner et, à mon grand soulagement, lorsque je tournai totalement la tête, je ne vis que leurs yeux jaunes briller à l’orée du bois. Ils n’avaient pas osé franchir cette limite. On les a eus ! hurlai-je de joie en levant le poing en signe de victoire. Ce ne fut qu’une fois le stress redescendu que j’accordai de l’importance à notre environnement. Est-ce qu’au moins nous étions retournés à Poudlard ? Je levai les yeux vers la lumière qui n’avait pas cessée de briller. Oui, nous étions bien sous les murs du château. La lumière que nous avions vue provenait des meurtrières et de la grande porte qui était encore ouverte malgré l’heure très tardive. Nous allions pouvoir retrouver nos lits bien chauds ! Mais il y eut alors un bruit étrange dans l’air. Grincement, craquement ou soupir, je n’aurai su le dire. Pourtant, je levais le nez au-dessus de moi pour découvrir avec horreur ce qui allait, littéralement, nous tomber dessus. Attention ! criai-je en me jetant sur Cassy. Au moment où nous touchions le sol, une branche immense s’abattait. C’était le saule cogneur ! Trois ans qu’il avait été planté et que personne n’osait s’approcher de lui. Un vrai fléau végétal ! Je vis la branche se relever pour frapper à nouveau et j’aidai Cassy à se relever en vitesse. Et merde ! On n’en avait pas déjà assez avec le pitiponk, les marais et les loups !




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J'espère que ça te plait Perv Je vais/t'ai envoyé un MP pour t'expliquer ce que je prévoyais pour la suite Very Happy
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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Mar 9 Fév - 20:13


Heureusement qu'il était là quand même, Arthur... Car même avec les pieds dans un sacré merdier, le serdaigle réussissait à encourager Holden autant qu'il pouvait. L'enjoignant à maintenir le cap et garder courage - plus facile à dire qu'à faire ! - il courrait auprès du gryffondor qui eut l'incroyable envie, tout d'un coup, de faire la peau aux abrutis qui l'avaient poussé à mettre un pied dans cette maudite forêt. Certes il y avait été de son plein gré... Mais quand même... On l'y avait fortement invité !
— J'te jure, si on s'en sort... Haleta-t-il dans sa course, Je vais les tuer moi-même ! Non mieux, je les envoie ici, dans la forêt ! Ragea-t-il de plus belle.
Mais enfin, au bout de longues minutes qui parurent des heures, les deux élèves franchirent la lisière des bois. Le cauchemar était enfin derrière eux ! Tandis que son acolyte levait le poing pour célébrer leur victoire, Holden laissa échapper une longue exclamation de soulagement, fort peu distinguée, relâchant tout l'air qu'il avait bloqué jusque là dans ses poumons.
— Oui, on les a eu ! Beugla-t-il de concert, trop heureux. C'est grâce à toi, tu sais, fit-il, soudain en proie au mélo, avec le stress qui retombait. Non j't'assure Arthur, si t'avais pas été là... J'sais pas ce que j'aurais fait... Je te dois une fi... Mais Cassy fut coupé net dans son élan. Comme un grand courant d'air balaya quelques mèches de cheveux sur sa tête, et tandis que son compagnon levait le nez au ciel et plongeait tout à coup sur lui, Holden se retrouva à nouveau à voler dans les cieux, avant de se retrouver les quatre fers en l'air. Pourtant, cette fois-ci, loin d'en tenir rigueur à son nouvel ami, il comprit vite que ce dernier venait à nouveau de lui rendre un grand service. Une immense et sacrément épaisse branche de bois, ronde comme un poing fermé à son extrémité, venait de s'abattre à l'endroit même où ils se tenaient quelques minutes auparavant.
— Nous sommes maudits, c'est pas possible ! Se lamenta-t-il tandis qu'Arthur l'aidait à se relever. S’époussetant du revers de la main, il tira fort sur la manche du serdaigle lorsqu'une deuxième branche vint frapper à l'endroit où il se trouvait, lui évitant de justesse de se faire assommer d'un coup de massue sur le crâne. Faut qu'on bouge de là... Très vite !
Soudain, il n'y eut plus qu'une avalanche de branches et de coups manqués. Holden se retrouvait avec des feuilles jusque dans le col de son uniforme, des écorchures sur le visage et les mains à cause des petits branchages pointus qui leur pleuvaient dessus. Zigzaguant parmi les ramages du violent arbre, les deux compères sautaient entre ses racines, tâchant d'éviter au mieux de se faire boxer.
A un certain moment, bras levés au dessus de la tête pour s'en faire des remparts, Holden discerna un trou béant.
— Eh, regarde par là ! Désigna-t-il d'un signe de la tête l'entrée de ce qui ressemblait à une grotte. On a qu'à se cacher là le temps qu'il se calme... Ou peut-être s'endorme, qui sait ? Une fois qu'il remuera moins... On foncera ! Viens, suis-moi !



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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Mer 10 Fév - 13:47


Tout comme moi, Cassy se laissa gagner par l’enthousiasme d’être enfin sorti de cette maudite forêt. Derrière nous, on entendait, léger comme le souffle du vent, les grognements sourds mais dépités des loups qui rebroussaient chemin. Et oui ! Le festin de roi n’est pas pour ce soir ! L’un comme l’autre, nous nous pensions sortis d’affaire.  Après tout, que pouvait-il nous arriver si près des hauts murs du château ? Aucun loup, aucun esprit malicieux n’oserait s’y aventurer pour tenter de nous croquer. Tout aussi certain que moi de ça, mon nouvel ami décida qu’il était temps de s’appesantir en remerciements et reconnaissance.
- C'est grâce à toi, tu sais. Non j't'assure Arthur, si t'avais pas été là...  commença Cassy. Je me sentis soudainement très gêné. Mis à part faire disparaître le pitiponk, je ne voyais pas en quoi j’avais été héroïque. Et encore, si j’avais hésité un peu plus longtemps, le Gryffondor y serait passé. Et puis … Je n’étais pas le seul à mériter cette reconnaissance. J’allais lui faire part de toute ma gratitude quant à l’épisode des marais lorsque je vis une lourde, épaisse et dangereuse branche fondre sur nous. Je me jetais au sol en emportant Cassy avec moi, ce qui nous sauva tous les deux. Nous sommes maudits, c'est pas possible ! J’étais totalement d’accord avec lui mais, trop surpris et choqué par ce nouveau rebondissement, je n’avais pas la présence d’esprit de me plaindre. Il valait mieux tenter de se sortir d’affaire. Et vite !
- Cours ! criai-je en proie à la panique.  L’instant d’après, une véritable tempête de feuilles et de branches vengeresses s’abattit sur nous. Nous tentions de protéger notre visage de nos bras mais c’était totalement vain. Bientôt, nos mains et nos joues seraient tout autant écorchées. Dans la panique, on ne savait pas trop où aller. Tantôt à gauche, tantôt à droite, on avançait suivant les coups que le saule faisait pleuvoir. Et j’avais plutôt l’impression qu’on tournait en rond. Tôt ou tard, on allait finir écraser par ses poings de bois ! Soudain Cassy me désigna un endroit. Noir et peu engageant, un trou se profilait sous les racines de l’arbre. On ne savait absolument pas ce qui pouvait nous y attendre mais c’était toujours mieux que d’affronter le déluge de branches. Cassy m’exposa son plan que je ne pouvais qu’accepter. Je te suis !
Lorsqu’on arriva à l’entrée de la grotte, je m’y jetais de toutes mes forces, évitant de justesse une branche qui cherchait à me faucher. Aussi me retrouvais-je la face dans la poussière, le nez aussi rouge que douloureux. Mais au moins, ici, nous étions à l’abri ! Je me relevais en toussant et m’approchais de l’ouverture. Au dehors, la tempête végétale faisait toujours rage.
- J’ai pas l’impression qu’il va se calmer tout de suite, dis-je en me retournant vers Cassy. Devant nous s’étendait apparemment un tunnel aussi noir que les ténèbres. A nouveau, j’allumais ma baguette et la pointais vers le néant qui ne disparaissait pas pour autant. On devrait peut-être suivre le chemin, non ? Peut-être que c’est un passage secret qui nous mènera jusqu’au Château ? proposais-je sans grande conviction. Toutefois, il était connu de tous que Poudlard possédait de nombreux passages secrets que seule une petite partie des élèves -les plus chanceux ou les plus téméraires- connaissaient. Et j’espérais vraiment qu’il s’agisse de ça, car de toute façon, je ne voyais pas de quoi il pouvait s’agir d’autre. Tu viens ?





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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Jeu 11 Fév - 20:22


L'alternative que proposait Holden n'était peut-être pas la plus réfléchie et salvatrice, mais elle eut le mérite d'être très vite adoptée par Arthur. Remarquez ; entre se faire sévèrement puncher par un arbre amateur de boxe, ou squatter un moment une grotte lugubre... Bon, okay. C'était choisir entre la dragoncelle et l'éclabouille, mais avaient-ils vraiment le choix ? Arthur se jeta dans l'antre, et dans une magnifique roulade en avant, Cassy le suivit la seconde d'après, manquant de justesse de cogner son ami.
Tandis que ce dernier se relevait en s’époussetant, le gryffondor fit de même en tâtant le coin douloureux de sa lèvre inférieure ; une des branches du saule ne l'avait pas loupé, et déjà il commençait à gonfler. Il était inimaginable, s'ils sortaient un jour de ce cauchemar, de passer à l'infirmerie sans quoi il aurait dû se justifier d'être debout et dehors si tard, il allait donc devoir trouver une excuse valable pour le lendemain. Attaqué dans la nuit par sa table de chevet, c'était plausible ?
— J’ai pas l’impression qu’il va se calmer tout de suite... Holden soupira bruyamment.
— Moi non plus. Comment on se tire de là d'après toi ?
— On devrait peut-être suivre le chemin, non ? Peut-être que c’est un passage secret qui nous mènera jusqu’au Château ?
— J'en sais trop rien... Hasarda Cassy en haussant les épaules. Ils n'avaient pas eu beaucoup de chance, depuis le début de la soirée. Dès qu'ils se mettaient à suivre leur instinct, des catastrophes leur tombaient dessus à chaque fois. Cependant, ce qui leur faisait terriblement défaut encore une fois, c'était les options.
— Tu viens ? Holden soupira à nouveau, puis tâcha d'offrir un sourire à son acolyte. Il désigna de la main le chemin devant eux ;
— Après toi !
D'un coup de Lumos, le gryffondor éclaira d'un faible rayon lumineux les parois sombres de la grotte. Il y régnait un froid glaçant, entretenu par les courants d'air qui se répercutaient en écho, faisant l'effet que de multiples sifflements, voire des cris, les enveloppaient. Holden, s'il ne se pensait pas plus en sécurité ici-même que dans la forêt interdite, aurait put jurer entendre à nouveau les hurlement des loups. Pourtant ceux-ci étaient trop faibles, c'était sans doute le vent qui lui faisait entendre n'importe quoi. Et les loups, il en était presque sûr, ne les avaient pas suivis. Pourtant, à nouveau, un bruit similaire à un hurlement de loup se fit entendre, plus distinctement cette fois. Surpris, Cassy s'arrêta net...



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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Ven 12 Fév - 9:45


- Après toi ! me dit Cassy en m’invitant à passer en premier dans les méandres sombres de ce tunnel. Ça n’avait rien de rassurant car, à tout moment, quelque chose pouvait surgir du noir, soudain éclairé par nos baguette et nous faire mourir d’une crise cardiaque mais néanmoins, sans vraiment savoir pourquoi, je me sentais plus en sécurité ici que dehors, que ce soit dans la forêt ou sous ce maudit arbre.
- Où est passée la légendaire témérité des Gryffondors ? dis-je soudain, ragaillardis par cet endroit tout autant flippant mais un peu plus sécurisant. C’est plutôt toi qui devrais passer en premier non ? Je le taquinais volontairement pour faire retomber le stress qui s’était insidieusement insinué en nous. Mais je ne lui laissais pas le temps de répondre et pris les devants. Je n’avais certainement pas envie de faire mourir de peur Cassy.
Lui aussi joignit sa baguette à la mienne pour nous apporter un peu plus de lumière. Mais cela restait sommaire. Malgré nos deux lumos, les ténèbres ne semblaient pas vouloir disparaître et aussitôt étions passés qu’elles se refermaient, avides et inexorables. Depuis ma petite boutade, nous n’osions plus rien dire, sûrement à l’affût de tout bruit étrange. Mais seul le vent qui s’engouffrait avec force dans le tunnel brisait le silence en un hurlement funeste. J’étais tout aussi tendu que Cassy mais j’essayais de me persuader que c’était bien le vent qu’on entendait et pas autre chose de plus effrayant.
Mais, comme avec les loups quelques dizaines de minutes auparavant, un bruit plus fort et plus glaçant se fit entendre. Ça ressemblait très fortement à un hurlement de loup et même si nous étions devenus paranoïaques, ça ne pouvait être que ça car il ne venait pas de derrière nous comme l’aurait fait le vent mais de devant. Cassy s’arrêta net et moi aussi je me figeais. J’aurai tellement aimé que ce soit le fruit de notre imagination, juste une illusion créée par le stress car franchement, nous étions maudits ce soir !
- Dis-moi que je rêve, par pitié ! me lamentais-je sans vraiment savoir que faire. Lentement, très prudemment, je levais ma baguette devant moi, histoire d’y voir un peu plus même si ça me faisait d’un coup plus flipper que d’être dans le noir. J’avais peur de me retrouver nez à nez avec deux paires d’yeux jaunes. Mais rien. Un vide insondable. Je restais ainsi plus d’une minute, pour voir si quelque chose ne surgissait pas mais c’était toujours aussi plat. On fait quoi ? demandais-je sans pouvoir moi-même décider. Je n’avais pas envie de continuer dans ce tunnel, pas plus que de retourner me faire battre par le saule cogneur.

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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Ven 12 Fév - 18:33


— Où est passée la légendaire témérité des Gryffondors ? Taquina Arthur pour détendre l’atmosphère, comme le comprit tout de suite un Holden reconnaissant.
— J'ai dû la perdre dans la forêt en même temps que mon chemin et mon amour propre ! Cependant, si finalement il leur était permis de retrouver la sécurité douillette de leurs dortoirs respectifs un jour, Cassy pouvait rétrospectivement réaliser que ce soir : il s'était surpassé ! Et dans nombre de domaines. La voltige tout d'abord, car il avait au cours des dernières heures effectué quelques sauts périlleux et bonds divers plutôt ahurissants. La stupeur, ensuite, car même lorsqu'il croyait ne plus pouvoir être plus mort de trouille qu'il ne l'était déjà, il réussissait à l'être plus encore ! Mais aussi la confiance, car mine de rien, et sans s'en apercevoir, il s'en était, à un moment donné de cette folle épopée, complètement remis en Arthur. C'était certain ; l'incroyable odyssée que les deux garçons étaient en train de vivre leur laisserait un souvenir mémorable...
— C’est plutôt toi qui devrais passer en premier non ?
— Les femmes d'abord ! Plaisanta Cassy en faisant des vagues suggestives avec ses sourcils bien droits.
Pourtant, il avait beau jeu de faire son cake ; il n'avait pas été aussi gaillard toute la soirée ! Mais c'était un moyen comme un autre de faire taire le mauvais pressentiment qui naissait en lui à mesure que l'obscurité s'épaississait autour d'eux.
Lorsqu'il se stoppa net, le gryffondor sentit les petits cheveux de sa nuque se dresser. Ces bruits qu'il entendait... Ce n'était pas bon, pas bon du tout ! Jamais le vent ou leur imagination n'auraient put imiter si parfaitement un tel son, surtout lorsqu'ils l'avaient aussi distinctement entendu plus tôt dans la forêt, les canidés à leurs trousses.
Arthur voulu qu'il lui assure qu'il rêvait, mais il en était parfaitement incapable. D'ailleurs, il n'était plus capable de rien ; ni d'avancer, ni de faire de l'humour, ni même de parler tout court. Ne trouvant rien d'intelligent ou de drôle à dire, il serra si fort les dents qu'elles se mirent à grincer.
— On fait quoi ? A nouveau, Holden pensa à son flic de père. Qu'aurait fait Joe Cassidy, là, tout de suite, maintenant ? Baguette à la main, braquée droit devant lui, il aurait sans aucun doute pris son courage à deux mains et serait allé en découdre avec les sales bestioles, à la recherche de pauvres âmes à secourir. Cependant, Joe était sorcier d'élite de la brigade de police magique, tandis que son fils et son compagnon d'infortune n'étaient que de pauvres apprentis sorciers en herbe. L'idée de se faire à nouveau donner une raclée par le Saule Cogneur lui donnait envie de pleurer, pourtant celle de finir en pâtée pour lycan lui donnait carrément l'envie de passer ses journées en salle de retenue avec le concierge de Poudlard et Peeves à récurer le sol au coton-tige.
— On rebrousse chemin ! Témérité ou pas, on ne va pas se jeter dans la gueule du loup. Holden regretta aussitôt le mauvais jeu de mot. J'ai eu ma dose pour ce soir, et je crois qu'à choisir entre ce qu'il y a l'air d'avoir là-bas, il agita sa baguette vers le fond de la grotte d'où provenaient les sourds grognements, Et ce qu'on vient de se farcir dehors, je choisis la deuxième option. T'es avec moi ?



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MessageSujet: Re: la grande amitié n'est jamais tranquille ϟ ARTHUR (flashback) Lun 22 Fév - 16:10


Les blagues suggestives de Cassy cessèrent de résonner dans le froid tunnel lorsque celui-ci fut emplit d’un hurlement puissant et glaçant. A côté de lui, ceux des loups dans la forêt en étaient presque accueillant. Les deux adolescents furent incapables de faire autre chose que de se figer d’effroi devant cette nouvelle péripétie qui n’augurait rien de bon.
Pourtant, il fallait tenter quelque chose. Devant eux s’offraient les ténèbres et la Bête affamée qui appelait si vivement son repas, derrière, un arbre déchainé bien décidé à les réduire en pulpe sanglante. Aucun des deux n’était enviable à l’autre. C’était choisir entre l’éclabouille et la dragoncelle. Pourtant, pour les deux garçons qui ne faisaient que de tomber de Charybde en Scylla, il fallait trancher. Qui, de l’arbre fou ou du monstre enragé, était le plus meurtrier ?  Arthur était incapable de décider.
- On rebrousse chemin ! Témérité ou pas, on ne va pas se jeter dans la gueule du loup, jugea Holden qui fut gratifié d’un regard blasé par Arthur. Il en avait d’autres des jeux de mots comme ça ? Toutefois, il n’avait pas tort. Les épreuves s’enchainaient pour eux deux et les suivantes semblaient à chaque fois pires que les précédentes. Maintenant qu’ils étaient arrivés si près du château, pourquoi tenter le Diable et s’aventurer dans ce boyau sombre et humide ? Il leur "suffisait" de revenir en arrière, d’affronter la colère du Saule Cogneur et de prendre leurs jambes à leur cou en direction de l’enceinte. C’était simple, en somme.
- Ouais, t’as p’t-être raison, abonda Arthur en se tournant vers la sortie. Il fit un pas avant de tourner la tête vers les profondeurs obscures. Scrutant le noir, il espérait ne pas distinguer une paire d’yeux jaunes luisante ainsi qu’une rangée de crocs effilés. Mais rien. Toutefois, il ne s’attarda pas plus et marcha à grands pas vers la lumière que diffusait la lune dans le trou. Arrivé à un bon mètre de la sortie, il s’adressa à son ami. Il a l’air de s’être calmé. Bon, à trois on sort et on court le plus vite possible, d’accord ? Un plan terriblement simple et surréaliste comparé à la situation. Toutefois, Arthur n’en avait pas de meilleur. Ça passait ou ça cassait. Il n’avait pas prévu de se casser quelque chose ce soir alors de préférence, il fallait que ça passe. Un … Deux … Il regarda une dernière fois Cassy. Trois !

Arthur fut le premier à sortir du trou et à peine l’eut-il fait qu’il se retourna vers le gros tronc noueux de l’arbre. Celui-ci s’était déjà réveillé et agitait quelques branches éparses. Mais le gamin le braquait de sa baguette. Comme s’il pouvait impression un arbre comme ça !
- Stupéfix ! cria-t-il.
Puis il se retourna, sans même chercher à savoir si son sort avait fonctionné. Il continuait à courir, ignorant le déluge de branches et de feuilles pour chercher le couvert d’une zone hors d’atteinte du Saule. Allaient-ils s’en sortir ?



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