C'est la rentrée sur ATDM, tous à bord du Poudlard Express !
La liste des préfets et des capitaines a été affichée, n'hésitez pas à aller la consulter sur le panneau d'affichage !

Partagez|

Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Lun 10 Oct - 15:07

La réaction de Calypso déclencha une tempête dans l'esprit et le cerveau de Maël. Non, pas une tempête : un tsunami. Emportant avec ses eaux tumultueuses et intrépides toute la sérénité du jeune homme - et croyez-moi, cela n'était en rien une métaphore positive. Jolie, certes, mais pas positive. Du tout.


« Oui.. Oui tu as raison.. Il vaudrait mieux qu'on.. Se voit en secret.. Comme maintenant..  Et si.. Si on allait dans un coin plus tranquille ? On pourrait nous voir là.. »

Il se retint d'ouvrir de grands yeux aussi ronds que des billes - si ce n'est plus. Alors elle était sérieuse ?! Elle en pinçait vraiment pour lui ? Si cela n'avait pas été le cas, elle aurait perçu sa gêne. Elle aurait été contente de l'avoir pris au piège et aurait ri de cette manière dédaigneuse qu'il connaissait tant. Car Maël avait voulu lui faire croire qu'il croyait en son stratagème et qu'il essayait de s'en dépêtrer, gêné. Or, là, elle insistait, ne semblant même pas apercevoir qu'elle l'avait peut-être piégé... Justement car elle ne l'avait pas piégé. Il s'était piégé tout seul. Non, non, et si elle jouait la comédie ? Si elle l'avait doublement piégé ? Peut-être qu'elle poussait le délire encore plus loin que lui et que cette fille était une véritable psychopathe à l'esprit encore plus tordu que lui ! Impossible. Sinon, elle aurait fait partie des Serpentard. La seule explication était que son numéro de charme de tout à l'heure était, malheureusement, authentique. Maël en aurait frissonné de dégoût. Enfin bon, ça ne ressemblait tellement pas à la Serdaigle d'agir de la sorte...! Qui donc aurait bien pu y croire aveuglément ? Enfin bon, elle l'avait quand même effleuré. Si elle blaguait, elle n'aurait jamais fait ça : le toucher aurait représenté un dégoût pour elle. Le doute ne lui semblait donc plus permis...

Il avait donc deux chemins face à lui, et il était coincé à leur embranchement : soit couper court au délire et lui mettre un vent magistral (une tornade ?), soit prétendre en pincer réellement pour elle. Ce qui serait, admettons-le, sacrément pervers et horrible... Il fallait vraiment n'avoir aucune conscience pour imager un tel plan tordu.
Cela tombait bien, Maël n'avait justement aucune conscience. Après tout, Calypso était sa compagne de fourberies depuis six années déjà... Pourquoi ne pas pousser le vice un peu plus loin ? Certes, cela était cruel : jouer avec les sentiments de quelqu'un était très mal. Reprochable. Odieux. Impardonnable. Mais après tout, il s'en fichait. Ce n'était pas comme s'il tenait véritablement à cette fille. Dans à peine un peu plus d'un an, il n'entendrait même plus parler d'elle, alors à quoi bon avoir des états d'âme...? Autant s'amuser encore un petit peu avec elle avant de ne plus la voir : ses dernières années seraient ainsi réellement mémorables.

Il revint à lui et hocha faiblement la tête, ses yeux toujours plantés dans ceux de Calypso. Il se racla la gorge une nouvelle fois.

« Je... Si tu veux. Où ça ? »

Il sourit timidement. Et en plus, il avait bégayé - lui qui ne bégayait jamais sauf en cas extrême ! Il était d'une fourberie et d'une méchanceté sans égale. Il s'aimait tellement.
Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle n'allait pas lui sauter dessus, cette folle en chaleur ! Non parce que, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin non plus... Il ne se remettrait pas d'un tel affront physique.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Lun 10 Oct - 18:48

Si je veux ? Comment ça, si je veux ?! T’étais pas du tout censé répondre ça !!!

Mais trop tard. Le mal était fait. Et le pire dans tout ça ? C’est qu’elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même, cette pauvre petite gourdasse trop pleine d’orgueil incapable de renoncer. A cause de ce trait de caractère, disons-le, tout bonnement insupportable, elle se retrouvait dans une position intenable la pauvre petite bleue. Mais elle l’avait bien cherché après tout.

Mais il peut pas être sincère, c’est impossible !! Lui aussi me fait marcher, c’est du double bluff ! Non, même triple bluff ! Oh et puis j’y comprends plus rien.. Mais par la barbe de Merlin, Mcmillan ne peut pas être attiré par moi, ça se saurait non .. ? Non hein ?

Mais ce qui avait de positif dans toute cette bouse de dragon, c’est que Calypso n’avait plus à simuler la gêne. Le rouge qui colorait ses joues était tout ce qu’il y avait de plus naturel, ainsi que les regards de panique qu’elle lui lançait. Tout comme ce bégaiement stupide qui lui faisait perdre toute crédibilité, ce qu’elle détestait.

« Euh.. Je.. Hum.. On pourrait trouver une.. Une salle de classe vide ? »

C’était stupide. Totalement stupide. Au lieu de partir au plus vite coupant court à cette situation ô combien gênante, elle préférait au contraire s’y enfoncer, sautant joyeusement à pieds joint dans cette mascarade idiote.
Prenant les devants -trop tard pour faire marche arrière de toute façon- elle emboîta le pas à Maël, tout en priant très fort pour que n’importe qui passe par là, lui offrant une opportunité parfaite de s’échapper. Mais pas de Maya à l’horizon, ni même de camarade de sa maison avec qui elle pourrait faire semblant de s’entendre. Juste elle et lui, tout aussi gêné l’un que l’autre, faisant le trajet silencieusement.
Mais malheureusement pour eux, aucune porte de sortie ni poudre d’escampette. Ils leur fallut donc rentrer dans cette fameuse classe vide..

Et maintenant je fais quoi ? Qu’est-ce qu’on est censé faire quand on est en tête à tête ?

L’imagination débordante de Calypso prit le dessus, lui faisant imaginer le pire des scénarios possibles. Après tout ils étaient seuls, en tête à tête, et à 16 ans les hormones sont en ébullition non ? La suite était logique.. Et cette pensée provoqua chez la bleue le plus grand des désarroi et même de la peur.
Calypso Flint, fière Serdaigle pleine de confiance en elle, avait peur de ce qu’il pourrait se passer.
Son mouvement de recul, qui pourrait s’apparenter à un bond, lui fit prendre le plus de distance possible avec Maël. Du moins, entre lui et le mur, ce qui n’était pas grand-chose. Les joues d’autant plus brûlantes, et n’osant pas croiser son regard, elle se tenait là, désemparée et silencieuse, perdant toute sa superbe.

MAYDAY !!!!

Elle opta pour l’option « gagner du temps », avec un peu de chance, un imprévu li permettrait de s’enfuir à toute jambe pour s’enfermer dans son dortoir et ne plus jamais en sortir. Avoir imaginer faire des choses avec Maël ? Non, c’était trop pour le cerveau humain, trop pour qu’elle y résiste. Pour le moment, seul l’instinct de survie lui permettait de lutter contre le vomissement..

« En fait, on ne se connait pas très bien haha.. » dit-elle en ponctuant sa phrase avec un rire forcé.

Ridicule. Tout bonnement ridicule. Il allait évidemment se douter que quelque chose n’allait pas.

« Genre hum.. Je.. Je connais pas tes goûts.. Par exemple.. Ta couleur préférée ? »

Il était évident qu’une enfant de 5 ans aurait fait bien mieux, mais la bleue était actuellement tétanisé, le cerveau tournant à mille à l’heure. Mais il ne cherchait pas une solution, nooon.. Il s’imaginait juste tous les scénarios possibles et aucun en la faveur de la pureté de Calypso..


Dernière édition par Calypso Flint le Jeu 5 Jan - 13:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Dim 30 Oct - 15:07

« Euh.. Je.. Hum.. On pourrait trouver une.. Une salle de classe vide ? »

Eh bien, elle ne perdait pas de temps, la petite bleue ! Si Maël n'avait pas été aussi gêné et légèrement agacé, il aurait éclaté de rire, lui aurait fait un croche-pied et se serait enfui en chantant "plutôt mouriiiiir". Mais non, il s'était embourbé tout seul dans cette charmante mascarade. Et il n'aimait pas laisser un travail inachevé : lorsqu'il commençait quelque chose, il se faisait un devoir de le finir. Enfin, allez savoir quelle serait la fin de ses idioties, cette fois-ci...

Ils marchèrent, le silence oppressant la cage thoracique de Maël tel un étau. Sa compagne - de route et de gêne, précisons-le - avait les joues rosies. Sans doute pas par le froid.

" Et mince. Dans quoi je me suis fourré moi encore...? "

Il lui semblait que cette question tournait en boucle dans son esprit perturbé.
Ils pénétrèrent la salle de classe et si figèrent tout deux. Maël se demandait encore ce qu'il faisait là. La situation était gênante et il ne savait diablement pas quoi dire à Calypso. Lorsqu'elle se mit soudainement à faire un bond de côté, il sursauta, perdu qu'il était dans ses pensées. Cette fille était folle ou quoi ?! C'était sa technique de drague ? "Regaaaarde, admire ma chevelure volant dans le vent tandis que je bondis, admire toutes ces allitérations et assonances incessantes !".
Bon, d'accord, il était d'une mauvaise fois profonde et complètement cupide.

« En fait, on ne se connait pas très bien haha.. Genre hum.. Je.. Je connais pas tes goûts.. Par exemple.. Ta couleur préférée ? »

Ah oui, d'accord. Là, on touchait le fond. Le fond du fond. Plus bas que ça, même : les tréfonds du fond. Mince, il y avait toute une ribambelle de questions fort intéressantes à poser ! "Quel est ton sort préféré ?", "Pourquoi tu as choisi d'avoir un rat ?", "Combien as-tu de parents : deux ou trois ?". Mais non. Elle avait choisi de lui demander sa couleur préférée. Comme si qui que ce soit ici s'en souciait !

« Le vert d'eau. »

Il hocha la tête, pensif, tout en s'appuyant contre une table. La situation était déjà cocasse, il n'allait pas en plus rester planté au beau milieu de la salle les bras ballants, alors que Calypso le dévisageait telle une biche effrayée. Cette fille était définitivement bipolaire...

« Et je ne parle pas du liquide et de son contenant. »

" Ah bah oui, bravo Maël. Une réflexion brillante digne du plus fin utilisateur du champ lexical humoristique. Vous cherchez un comique pour égayer vos soirées ? N'attendez-plus, Maël et ses jeux de mots vaseux vous plongeront dans l'embarras le plus total ! "

Non, décidément, c'était lui qui était bipolaire. Ou peut-être l'étaient-ils tous les deux... Il racla de nouveau sa gorge, toujours pour se donner une contenance, mais néanmoins pas peu fier de sa blaguounette. Puis, il reporta son attention sur la brune.

« Et toi ? »

Il s'en fichait, à vrai dire. Mais ce genre d'échange à base de "et toi ?" lui ferait gagner du temps. Ensuite, si elle ne trouvait rien à ajouter ou aucune question dénuée d'originalité à lui poser, il lui demanderait si elle avait dix orteils, ou bien douze - Maël connaissait une amie de ses parents possédant cette étrange et fascinante particularité.[/color]
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Jeu 5 Jan - 13:33

« Le vert d'eau.»

Génial. Parfait vraiment. C'est que cette nouvelle information était primordiale hein, et qu'elle allait totalement aider Calypso à trouver un moyen de sortir de là. Au moins, elle saurait quoi lui offrir pour son anniversaire. Une minute.. Elle ne savait pas quand est-ce que Maël fêtait son anniversaire. Ça lui donnait une nouvelle question stupide avec laquelle enchaîner tiens !

« Et je ne parle pas du liquide et de son contenant. »

... Hein ?

Cette petite blagounette eut pour effet de court-circuiter totalement Calypso. S'en suivit un petit instant de flottement où elle lui lança un regard plus vide encore que l'était son cerveau en cet instant.
Puis l'étincelle se fit, et avec deux secondes de retardements, elle laissa échapper un petit rire étranglé aussi pitoyable que l'était la remarque de Maël. En temps normal, un jeu de mot aussi stupide l'aurait fait mourir de rire, c'est qu'elle était bon public sous ses airs froids, mais là.. La situation ne s'y prêtait pas vraiment.

Je le savais stupide mais là... Qu'est-ce qui m'a pris de l'encourager en riant à ça moi aussi?!

« Et toi ? »


« Hum.. Le bleu nuit. Enfin le bleu du ciel la nuit.. Avec les étoiles.. Genre... Comme le plafond de la Grande Salle le soir quoi.. »

Elle avait finit par murmurer la fin de phrase, ne comprenant pas pourquoi elle avait eu besoin d'expliquer. Ok, Maël n'était pas un modèle d'intelligence, mais il devait encore savoir faire la différence entre le jour et la nuit et donc le bleu ciel du bleu foncé !
A l'évidence, elle s'enfonçait. Encore bloqué entre le mur et lui, tranquillement adossé à une table, elle ne savait pas quoi faire de ses mains et tripotait donc nerveusement une mèche de cheveu tout en lançant des regards de détresse vers la porte.

Si je lui envoie des étincelles vert d'eau dans un coin, il se mettra peut être à courir après .. ? Et moi je pourrai fuir donc.. Non non non Calypso !!! Arrête de penser à des trucs aussi stupides, tu vas finir comme lui à la fin!

Pour qu'elle en vienne à imaginer des choses pareilles, à savoir Maël courant après des étincelles tel un chiot débile et bien peigné, c'est qu'il commençait à avoir un sérieux problème et qu'elle n'arrivait pas à gérer. Elle, la fière Serdaigle venant à bout des devoirs les plus épineux avec une apparente facilité, était mise en échec par un garçon. Et ça, c'était inconcevable. Hors de question même.
Alors il était temps de reprendre les choses en main, avant que les scénarios qu'elle redoutait se réalise !

« Hum.. Euuuuh.. McMillan ? » Une fois de plus, sa voix se résumait à un marmonnement peu clair.

Par Merlin mais comment il va réagir si je lui dis que c'est une blague ? Surtout si lui est sincère !! Bouse de dragon, il ne me le pardonnera jamais.. Et je n'y survivrai pas, au sens littéral...

« Je.. C'était une.. une blague hein. Tu sais, une mauvaise blague comme t'as l'habitude de m'en faire ? Alors bah... Désolée si.. Si tu as vraiment des sentiments pour moi ? On fera genre de rien ok ?»

Calypso le regardait par en dessous, légèrement caché par ses cheveux, craignant sa réaction. Il allait la tuer c'est sur. Elle qui s'imaginait une mort glorieuse, elle allait crever là, dans une salle de classe moisie et oubliée de tous, son corps pourrissant entre deux pupitres, attendant qu'on la retrouve. Elle deviendrai comme Mimi Geignarde, hantant cette salle de classe et attirant les garçons de Serpentard pour leur coller la frousse. Bel avenir en perspective..

« Sans rancune .. ? »

Elle ne savait pas bien ce qu'elle espérait en disant ça, à part éviter l'homicide volontaire bien entendu !
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Sam 7 Jan - 22:00

« Hum.. Le bleu nuit. Enfin le bleu du ciel la nuit.. Avec les étoiles.. Genre... Comme le plafond de la Grande Salle le soir quoi.. »

Wow. Mais quelle originalité. Du bleu nuit '' avec les étoiles ''. Maël se retint de rire et garda son calme et son sérieux d'une manière que les plus grands artistes lui envieraient. Calypso était terriblement gênée. Enfin bon, lui ne pouvait rien dire avec ses jeux de mots stupides... Mais elle avait ri ! Non, pardon, elle avait plus exactement couiné. Parfois, l'humour de Maël avait cet effet là et faisait perdre leur voix à ses spectateurs. Il était brillant. Vraiment bri-lliant.
S'ensuivit un long moment de silence, lourd et pesant. Il sembla au Serpentard que le vide créé par l'absence de bruit resserrait les murs de la salle vers eux, qu'il pesait sur leurs épaules et les tassaient lourdement. Maël aimait le silence, d'ordinaire. Mais là, cela relevait plus du supplice. Il fallait qu'il trouve quelque chose à dire.

Il s'apprêta à demander à Calypso son nombre d'orteils, lorsque celle-ci sauva la situation - soyons clair, cela aurait été aussi gênant pour vous que pour moi.

« Hum.. Euuuuh.. McMillan ?  Je.. C'était une.. une blague hein. Tu sais, une mauvaise blague comme t'as l'habitude de m'en faire ? Alors bah... Désolée si.. Si tu as vraiment des sentiments pour moi ? On fera genre de rien ok ? »

Le cerveau de Maël se perdit quelque part dans les méandres du silence les enveloppant suite à cette annonce inattendue. Il fixa Calypso, un air totalement neutre et indifférent collé au visage. Retourna les mots dans sa tête. Une... Blague... La Serdaigle rajouta un '' Sans rancune...? '' pitoyable. C'en fut trop. La goutte d'eau qui fit déborder le verre d'eau.
Il émit un bruit étrange. Entendu de l'extérieur, l'on aurait pu se demander : est-ce un rire, un toussotement ou un sanglot ?
Puis son rire éclata, cristallin et incontrôlable. Presque... Hystérique. Les murs se renvoyèrent son écho à tour de rôle, sans doute ravis de la vie qu'il amenait.

« Je... Je... »

Il ne parvint pas à continuer sa phrase et se replongea dans son fou rire. Se tenant les côtes, le visage cramoisi et la respiration haletante, nous avions là un Maël inédit. En lui se partageaient diverses émotions, un florilège plus précisément : soulagement intense (et c'était un euphémisme), gêne (beaucoup), moquerie (mais pas trop quand même...), pitié (envers lui-même plus qu'envers Calypso). Alors, elle blaguait ?! Et ils avaient tous deux été de merveilleux acteurs, voilà tout ? Et dire qu'il imaginait déjà une façon de mourir pas trop douloureuse...! Mais, et elle ? Qu'avait-elle dû ressentir ? Ah, on s'en fiche. Seul importait Maël. Mais il devait admettre qu'il s'était fait berner comme un... Vert.
Il réussit enfin à retrouver un peu de son sérieux. Entre deux cadences de rire nerveux et soulagé à la fois, il parvint à articuler :

« Je... Oh non. Je... Désolée Calypso, hein... Pas de rancune.. J'espère que toi non plus, je... Plutôt être dévoré par un Hippogriffe enragé et blessé dans son orgueil plutôt que de nourrir des sentiments envers toi..! »

Bon. Il y avait été un peu fort. D'autant que Calypso avait voulu être prévenante et compréhensive des sentiments inexistants et fictifs de Maël. Mais bon, il n'allait pas non plus se mettre à pleurer... Plutôt en rire, non ? Et puis, ce n'était pas très méchant. Du moins il ne voulait pas l'être. Enfin, pas trop, pas maintenant... Ah, Maël et le tact.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Jeu 12 Jan - 11:02

La bleue était plus pétrifié qu'un condamné dans l'attence de sa sentence. Qu'allait-il lui faire subir cette fois-ci ? Quelle punition son cerveau malade et pervers trouverait-il pour la punir de cette humiliation ? En bref, à quelle sauce allait-elle être mangé ou plutôt quel moyen choisirait Maël pour la pulvériser ?

Et ce moyen, quoi que surprenant, fut plutôt.. Doux. Il éclata. Pas de colère non. Encore moins de rage. Juste.. De rire. McMillan riait. Cet acte qui peut sembler des plus anodins chez n'importe qui était tout à fait saugrenue quand cela venait du serpent. Ricaner, oui. Il le faisait souvent par ailleurs. Rire ? Jamais. Alors se taper une grosse barre à la limite de l'hystérie ?

Non c'est juste moi qui hallucine. En fait, je suis morte et je ne m'en rends pas compte. Et ça c'est ma vision du paradis. Ouais enfin paradis avec Maël, ça se peut pas. Le purgatoire alors, ça doit être le purgatoire..

Si Calypso était encore pétrifié, ce n'était plus par peur. Elle était juste sous le choc de voir son pire ennemi tirer autant de plaisir de la situation. A vrai dire, elle ne réalisait pas encore totalement ce que la réaction de McMillan représentait..

Attends attends attends.. Il préférait mourir que d'avoir des sentiments pour moi ? C'était de la comédie donc?

Ah, si. Elle venait de réaliser donc. La commissure de ses lèvres frémit, seul signe (pour le moment) visible de son propre soulagement. Que dis-je ? Une rédemption divine !! Maël continuant à s'esclaffer tout seul, elle n'eut pas cœur à l'abandonner. Pour une fois qu'ils étaient d'accord sur quelque chose !
A son tour, la serdaigle partit dans un grand rire. Rien à voir avec le couinement pitoyable de tout à l'heure ! Peut-être était-il moins hystérique que celui de Maël mais il devait être tout aussi bruyant.

Ce qu'elle était contente de pouvoir continuer à se chamailler avec lui sans être tellement mal à l'aise qu'elle aurait voulu disparaître. Pas qu'elle aimait voir sa sale tête de reptile satisfait noooon.. Mais elle aimait faire les choses bien. Alors quand une dispute se présentait, elle ne devait être remplie que de colère, de haine, de mesquinerie, de méchanceté, de cruauté même ! Mais la gêne ? Certainement pas. Cela ne servait qu'à amoindrir les choses, ternir le tableau et à les empêcher d'aller au bout de leur mépris.
Non mais vous imaginez une dispute où les deux protagonistes n'osent même pas regarder l'autre ? Inconcevable. Si Calypso n'était pas très doué avec les interactions sociales, elle maîtrisait l'art de la dispute sur le bout des doigts. A vrai dire, à part les bons moments passé avec Maya, les rares fois où elle ouvrait la bouche, c'était pour insulter McMillan. Et il le méritait toujours, pour sa défense.

Une fois légèrement calmé, elle fit un vrai sourire (un vrai de vrai je vous jure) à Maël. Et c'était quelque chose d'assez inédit, une marque sympathique et surtout sincère adressé à cette vermine. Suffisamment inédit pour être lourdement souligné.

« Bon McMillan, je suis ravie qu'on soit d'accord sur ça. Il était de toute manière hors de question que je t'approche de trop près, je suis sûre que tu as des émanations toxiques contagieuses et je ne veux pas devenir aussi stupide que toi. »

Cela faisait bien trop longtemps qu'elle retenait ses sarcasmes. Et ça c'est comme les microbes, il faut que ça sorte sinon, ça rend encore plus malade.

« Mais.. Joli en tout cas. Pas ta tête évidement. Mais j'y ai cru quand même. Et je peux te dire que ça restera à jamais le pire souvenir de ma vie !! »


Et c'était peu de le dire. S'imaginer avec Maël ? Beurk, beurk et beurk. Elle était tellement soulagée que ça n'arrive pas que pour un peu, elle pourrait passer la journée avec lui tant elle était contente qu'il n'y avait réellement aucune ambiguïté entre eux. Il était chiant (et c'était peu de le dire) mais.. C'était un passe-temps comme un autre.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Jeu 2 Fév - 18:10

La stupeur de Calypso ne dura pas longtemps – simplement le temps que l'information divulguée par Maël fasse son bout de chemin jusqu'à son cerveau. Au départ, la Serdaigle ne rit pas et Maël n'eut pas le courage de la regarder. Ou plutôt, par dessus tout, noyé qu'il était dans son hilarité totale, il n'avait pas pris la peine de se demander si la réaction de la bleue était positive ou non…
Lorsqu'elle se mit à s'esclaffer à son tour, cela redoubla le rire – et accessoirement la potentielle future crise d'asthme – de Maël. Si quelqu'un passait dans le coin, sans doute penserait-il que Maël et Calypso étaient les meilleurs amis du monde. La vérité étant qu'en ce moment-même, c'était tout à fait l'impression qu'ils donnaient. Fort heureusement, au fond d'eux, tout deux savaient qu'il n'en était rien et que leur mépris mutuel ne serait qu'accru par ce petit quiproquo embarrassant mais ô combien drôle. Quoi de mieux, finalement ? Cela ne pouvait pas mieux tomber. Leur relation pourrait repartir sur des bases purement malsaines, ce qui leur ferait le plus grand bien.
Le vert était soulagé. Tellement soulagé de pouvoir continuer à croiser la Serdaigle sans ressentir de honte – non, pardon, pas de honte avec Maël. Reprenons. Tellement soulagé de pouvoir continuer à croiser la Serdaigle sans ressentir de gêne à son égard. Car, si cette situation gênante avait perduré, l'un comme l'autre n'auraient plus pu continuer d'embêter l'autre en face, continuer de le ratatiner, de tenter de réduire sa frêle fierté à néant… Et ça, c'était inconcevable. Au-delà du supportable. Finalement, Maël réalisa que Calypso représentait une humaine anti-stress presque vitale à son équilibre mental et psychique. C'est lorsqu'on se rend compte que l'on risque de perdre sa tête de turc préférée que l'on réalise combien l'avoir auprès de soi fait du bien !

Le Serpentard reprit lentement son souffle, un bras appuyé sur une table – sans ce divin bras planté là par hasard dans son épaule (merci Mère Nature), Maël serait probablement par terre en train de se tortiller tel un ver de terre. Pas très flatteur, certes… Finalement, il releva les yeux et planta son regard dans celui de Calypso qui, contre toute attente, lui sourit. Aussi loin qu'il s'en souvienne, c'était la première fois qu'il voyait Calypso… sourire. Soyons clairs : nous parlons là d'un sourire sincère, honnête et dénué de tout sentiment caractérisant leur relation tordue (mépris, méchanceté, taquinerie, venin, etc). Non, non : elle lui adressait là un vrai sourire. Ce qui était… on ne peut plus étrange pour le Serpentard. De manière tout aussi inattendue, il lui rendit son sourire, quasiment instinctivement. Ce qui était encore plus étrange que de voir Calypso arborer ce genre d'expression bienveillante. Généralement, Maël n'adressait ce signe qu'à sa sœur – autant dire qu'il n'était pas très doué en matière de sourire, hormis ceux étant mesquins ou charmeurs (ça, c'était sans aucun doute son plus grand talent : infaillible).

Expression qu'il conserva lorsque Calypso lui parla d'un air apparemment aussi soulagé que celui qui émanait désormais de lui-même.

« Je dois admettre que la perspective de t'approcher aussi a fait tomber quelques poils de mes bras. Oui tu sais, c'est la phase après la chair de poule : passé ce stade, ils tombent… »

Aucune logique dans ses dires : enfin il pouvait recommencer ses phrases dénuées de sens apparent mais cachant des petites piques bien placées. Ou pas...

« Je dois admettre que tes talents de comédienne me surprennent également. A vrai dire, tu es presque aussi bonne dans ce domaine que moi. Encore une trentaine d'années, et tu me rattraperas peut-être. »

Il lui tendit une main. Non pas amicale, mais… compréhensive.

« Pas amis ? Pour jamais ? »

Il sourit en coin. Si leur propre bêtise commençait déjà à les dépasser, qui sait ce qu'il adviendrait d'eux ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël Ven 17 Fév - 13:00

Si cette situation était des plus ridicules, loufoques, incompréhensibles et tout autre adjectifs similaires, ce qu'il y avait de plus étrange.. C'était bien évidement le sourire de Maël. Le sourire chaleureux de Maël, car il est nécessaire de préciser. Et en plus d'être chaleureux, il n'était pas dénué de charme..

NON NON NON ça suffit Calypso, tu es encore sur le coup de cette mascarade ridicule . Passable, oui. Tout juste correct. Charmant ? Certainement pas.

La bleue s’asséna une gifle mentale dans le but de reprendre ses esprits et tenta un sourire ironique, qui échoua lamentablement à la remarque de Maël sur le stade évolutif de la chair de poule. Charmant et drôle. Tout bonnement inconcevable pour la bleue, qui se contenta de rire aux éclats une seconde fois en évitant de faire ce constat : elle n'était pas encore prête psychologiquement pour concéder des qualités à son rival !

Cela dit, le sourire ironique lui revint facilement quant le vert mentionna ses qualités de comédiennes.. Tout en affirmant qu'elle ne le surpasserai jamais. Lui non plus n'était pas prêt à cracher le morceau. Avant qu'elle puisse répliquer qu'elle l'avait dépassé depuis bien longtemps, tellement bien que le cerveau atrophié de Maël ne pouvait concevoir la distance qui les séparait.. Le vert réduisit justement cette distance en lui tendant la main.

« Pas amis ? Pour jamais ? »

Ce serment l'a fit sourire et c'est sans hésitation qu'elle saisit la main de son ennemie, tout en essayant de lui écraser les doigts au passage (tentative bien pitoyable au vu de la force misérable de la Serdaigle).

« Pour jamais ! Promis, juré et craché.. Sur ta figure évidemment. »

Sur cette sentence glorieuse, Calypso adressa un dernier sourire fier (mais tout de même plus doux qu'à l'accoutumé) à son rival de toujours, et passa le seuil de la pièce sans se retourner : c'est qu'elle avait le sens du spectacle..
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël

Revenir en haut Aller en bas

Embrouilles et Parchemin - Calypso et Maël

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Sujets similaires

-
» Calypso.
» Un parchemin sur la table
» J'ai en ma possession un parchemin magique qui conduit à un souterrain !
» Calypso Acuos ; Maitre Jedi
» Un petit bout de parchemin qui dépasse..

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Hors-jeu :: La pensine :: 
Les oubliettes
 :: 
Les souvenirs de Poudlard
-