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Le Journal Rouge et Or d'un Carrow

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MessageSujet: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Mar 6 Sep - 12:43



Naissance de Basilius Carrow
A 23h18
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Jeu 8 Sep - 14:58

~La relation à la famille~





Ollender Carrow était un homme au tempérament violent. Désireux que sa famille soit toujours pure et respectée, il les a élevé en conséquence et avec la méthode qu'il connaissait, avec laquelle il avait lui-même été élevé. Il y avait pour ainsi dire plusieurs échelons de violence, et chacun des trois frères, Morfin, Merrick et Basil a au moins vu une fois chacun de ces dits échelons.
Basil possède une cicatrice dans le dos, relique d'une énième colère de son père contre son insolent de fils.
Leur mère, n'a jamais rien fait pour leur venir en aide, et il semblerait même qu'elle approuvait férocement les méthodes archaïques de son mari. Ainsi, Basil n'était pas proche de ses parents et contrairement à ses frères qui leurs sont reconnaissants d'avoir fait d'eux des hommes respectables, il est animé par un profond sentiment de rage envers eux. Il les déteste pour leur violence, leur méchanceté, et leurs commentaires incisifs. Ainsi, Basil espère un jour leur rendre la monnaie de leur pièce, en leur montrant que malgré leur violence, ils n'ont pas réussi à élever leur fils comme ils l'auraient voulu. Mais pour l'instant, il se tait, se courbe, souri à ses parents, et ne parle jamais en mal d'eux devant des gens qui les connaissent et en qui il n'a pas confiance. Les seuls à connaître sa véritable aversion pour ses parents, ce sont ses amis proches. Mais heureusement, le dernier des Carrow est quelqu'un de très patient, et même s'il a hâte de les décevoir, il préfère attendre, histoire que ça ait meilleur effet.

En ce qui concerne ses frères, Basil ressent la même haine que celle qu'il voue à ses géniteurs. Tout d'abord, Morfin et Merrick sont des faux-jumeaux ce qui les a toujours poussés à être plus proches l'un de l'autre qu'avec lui, et il s'est toujours senti un peu rejeté. A son entrée à Poudlard, il s'est ressenti d'autant plus à l'écart que ses frères ont mis du temps à accepter qu'il soit chez les Rouges et Ors. Pourtant, Basil leur a plusieurs fois répété que lui-même ne comprenait pas, qu'il avait dû y avoir une erreur et que malgré lui, il se sentait couvert de honte. Choses qu'il ne pensait pas du tout, bien évidemment. Même si ses frères ont reçu les mêmes corrections que lui étant jeunes, Basil avait toujours l'impression que son père était plus violent avec lui, comme pour toujours le punir d'être dans la maison des traîtres. Et c'est quelque chose qui rendait le garçon assez jaloux envers ses frères.
Comme avec ses parents, il joue au frère modèle, toujours prêt à aider Morfin ou Merrick, à leur proposer des choses pour les arranger à eux. Ainsi, ils sont agréables avec lui, ils aiment beaucoup leur frère, sans se douter de ce qui se cache derrière cette façade hypocrite et manipulatrice.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Sam 10 Sep - 23:12

Flashback

7 Juillet 1945






Un homme d'âge mûr tirait par les cheveux un petit garçon de six ans, sous le regard neutre d'une femme, assise sur un fauteuil d'une qualité indéniable, et sous le regard penaud de deux autres petits garçons.
Morfin et Merrick s'en voulaient un peu que leur jeune frère se fasse punir à leur place, mais connaissant le tempérament violent du père, mieux valait lui, qu'eux.

- Mais papa je n'ai rien fait !

Les sanglots de Basilius, qui savait qu'il allait passer un sale quart d'heure se répercutaient jusqu'aux hauts plafonds de la demeure.

- Tu n'as rien fait ?

La voix doucereuse d'Ollender Carrow parvenait aux oreilles de son fils comme une interrogation simple. Quelqu'un de plus mature et plus avisé, aurait discerné la menace qui planait derrière la question banale.

- Mais oui, je te le promets, papa…

- Combien de fois t'ai-je demandé de ne pas me mentir ? Et combien de fois t'ai-je demandé de me vouvoyer ?

Fermant les yeux en essayant de rediriger ses pensées vers quelque chose de plus joyeux, Basil ressentit pour la première fois un sentiment que ne le quittât plus jamais par la suite. Le petit garçon n'était bizarrement pas en colère contre son père violent, mais contre ses deux frères à peine plus âgés que lui. Il estimait que le grand Ollender Carrow ne faisait qu'après tout, appliquer cette éducation qu'on lui louait tant, chez les autres familles qu'ils fréquentaient. Alors, pourquoi donc lui en vouloir, puisque c'était comme cela qu'on faisait ? Basil aurait pu lui en vouloir de ne pas l'écouter et le croire, ne pas avoir confiance en lui. Mais l'esprit trop occupé par la correction qu'il allait recevoir, il n'arrivait pas à rediriger ses mauvais sentiments envers son géniteur ou même sa mère, qui se fichait éperdument de savoir ce qui allait lui arriver.

Morfin et Merrick méritaient cette punition. Ils avaient entraînés leur petit frère dans leurs jeux infernaux, avaient mis le feu à la plus belle toile de la maison si vite que Basil lui-même n'avait pas vu comment ils avaient fait. Mais qui n'était pas pris n'était pas corrigé n'est-ce pas ? Surtout considérant leurs airs désolés et sincères, qu'ils savaient parfaitement poser sur leurs visages. Alors oui, c'était à eux que Basil en voulait.
Mais le plus jeune des Carrow préférait aussi leur en vouloir à eux parce qu'au fond de lui il était un peu jaloux de ses frères. Un sentiment assez commun en soit, pour un petit garçon de six ans mais…  Additionné à d'autres ressentiments qu'il ne parvenait pas à identifier à son âge, Basil ressentait de plus en plus de rage à l'égard de ses deux frères, sans qu'il ne s'en rende réellement compte.

Mais ce soir de Juillet pourtant, ce fût les sanglots du petit Basilius Carrow que l'on entendit résonner dans sa chambre. Pas ceux de ses frères.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 18 Sep - 18:45

~ La liberté et les fiançailles forcées ~


Basilius a toujours représenté le fils modèle pour son père, malgré son admission à Gryffondor. Et ses idéaux ne faisaient aucun doute aux yeux de leurs parents. Mais si la maison des Rouges et Ors à bien permis quelque chose à Basil c'est lui donner le goût de la liberté. La liberté de pensée, de parole et surtout d'actes. Mais couplée à ce désir ardent de vengeance, lorsque l'on a apprit à Basil qu'il allait être fiancé, il n'a pas bronché. Il n'a rien dit, en se disant simplement qu'il allait tout faire pour éviter cela sans le discréditer vis-à-vis de son père.  
Merrick avait passé la journée à lui faire des réflexions et sous-entendus sans que le Basil de vingt cinq ans y comprenne quelque chose. Et le soir, c'était tombé. Il était fiancé à la fille Rowle et allait se marier dès qu'elle serait majeure. Il avait joué le jeu, prétendant être heureux de trouver un parti tel que celui des Rowle. Mais il préférait quand même être tranquille. Aussi, lorsque son père avait prit la décision de briser les fiançailles, quelques mois avant le mariage, Basil avait été soulagé. La famille Rowle avait par contre désiré couper tous les ponts avec les Carrow qu'ils ne jugeaient plus de confiance.  

Mais c'était grâce son habileté à manipuler quiconque qu'il avait échappé à ce mariage. S'il appréciait Sorane en tant qu'amie, il ne l'aimait pas, et ne trouvait pas qu'ils s'accorderaient dans leur vie, tant leurs caractères étaient différents. Prétendant donc être investi dans son travail qu'il adorait, il était bien vite devenu l'employé le plus apprécié de son département. Ollender Carrow imaginant une ascension fulgurante pour son dernier fils, avait décidé de rompre les fiançailles pour préserver Basil des problèmes conjugaux.


Dernière édition par Basil Carrow le Dim 2 Oct - 14:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Mar 20 Sep - 19:56

~ Qu'est-ce que ça fait de savoir sa vie contrôlée par un autre ? ~





J'étais penché sur cette étude depuis deux heures, il était dix heures du matin. J'étais à peine sorti de ma chambre et j'avais eu la malchance de tomber sur mon frère Merrick.  

-     Alors prêt pour cette journée ?

-     Pour une énième journée de révision pour les examens ? Oui, comme toujours.  

Il me fit un clin d'œil en grimpant quatre à quatre les escaliers. Je l'avais regardé partir un peu médusé, ne comprenant pas vraiment le sens de ses paroles. Merrick avait beau avoir vingt-sept ans et uniquement deux ans de plus que moi, je me trouvais beaucoup plus mature que lui. J'avais mes examens la semaine suivante, et je saurai enfin si j'allais obtenir mon poste au département du Commerce International. J'avais beaucoup voyagé cette année, en Espagne, Allemagne et bien d'autres pays encore. Les communautés sorcières étaient vraiment différentes les unes des autres et je trouvais cela fascinant. Et au moins, j'étais loin de Londres.
Je connaissais tout mon cours par cœur. J'étais le premier de ma promo depuis mon entrée à l'école, pour le bonheur de ma famille, alors que je ne faisais même pas ça pour eux. J'avais eu la chance de pouvoir choisir ma voie, et même si mon père m'avait longuement parlé des Langues-De-Plombs, je m'étais dirigé vers le commerce international. Mais je demeurais quand même un bon légilimens. Les heures passaient et on finit par toquer à ma porte. Mes deux frères étaient dans l'encadrement, un sourire joyeux et suspect sur les lèvres. Cela ne m'étonnait pas outre mesure de la part de Merrick, mais Morfin souriait suffisamment rarement pour qu'on le remarque lorsque c'était le cas.  

-      Nous recevons les Rowle, dans quelques minutes, Basilius.

Cette manière qu'avait mon frère d'accentuer mon nom me mettait toujours en rogne.  

-     Et pourquoi suis-je le dernier au courant ?  

-     Il se trouve que nous avons malheureusement oublié de te prévenir plus tôt. Mais tu ne seras pas déçu, le repas sera bon.

Fronçant les sourcils face à ces paroles dénuées de sens, je fermais mon livre et pris un instant pour être sûr que j'étais présentable. La sonnette retentie et en sortant de ma chambre je pu sentir l'odeur de la cuisine préparé par l'elfe de la famille. Nul doute que ma mère allait s'attribuer la gloire d'un tel festin.  
J'arrivais à peine au bas des marches lorsque la porte s'ouvrit sur une famille. Les Rowle. Si souvent à la maison. Si amis avec mes parents. Ils ne valaient pas mieux qu'eux. J'aperçu leur fille et saluais poliment toute la famille en me disant que j'aurais pu utiliser ce temps pour voir mes amis.  

Le repas avait commencé depuis une demi-heure sans que je n'ai une seule fois décoché un mot. Une bouteille de Whisky Pur-Feu sur la table, mon père leva son verre, réclamant ainsi le silence qui lui serait bien évidemment accordé. Je voyais mes frères se dandiner du coin de l'œil, un sourire ravi sur leurs visages.  

-     Je suis ravi de vous accueillir aujourd'hui, pour officialiser avec les membres de nos familles respectives, l'union entre nos enfants.

Pardon ?  

-     Basilius et Miss Rowle, Sorane, vous allez pouvoir concrétiser cette proximité entre les Carrow et les Rowle et permettre ainsi à nos familles d'être unis à jamais.

Sous les félicitations de mes frères qui étaient au courant, je dardais un regard neutre à mon père, aux parents Rowle et à leur fille. Ollender avait finalement réussi à trouver un moyen de m'enchaîner à lui et de me faire respecter les concepts des Sang-Purs.  

-     Nous allons avoir tout le temps de discuter des préparatifs, puisque nous allons quand même attendre que Sorane ait atteint la majorité avant de vous marier.  

J'étais fiancé à une gamine ? Elle n'était même pas majeure ! Affichant un sourire poli et respectueux je m'approchais de Sorane tel que mes frères me le conseillaient, afin de faire connaissance avec elle. Je ne lui avais jamais parlé, et je n'avais même jamais fait attention à elle. Comme quoi, les mêmes galères, ça rapproche.


Dernière édition par Basil Carrow le Dim 16 Oct - 12:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 2 Oct - 14:11

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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Sam 15 Oct - 13:17

La Répartition



Parmi la foule de gamins stressés il y en avait un qui l'était un peu plus que les autres. Basilius Carrow, onze ans faisait sa première rentrée à Poudlard. Il avait rencontré un autre gosse sympa, dans le train, apparemment il s'appelait Aaron. Basil avait encore les conseils et ordres de son père plein la tête : "ne reste pas avec n'importe qui"; "pour savoir s'ils sont dignes d'avoir ton attention, vérifie que leur sang est aussi pur que le tien"; "n'oublies pas que la seule maison qui en valle la peine c'est celle de tes aïeuls, Serpentard".  
Pourtant il n'avait pas demandé à son nouvel ami son sang, parce qu'il avait peur au fond d'être déçu. Il devrait se détacher de lui s'il n'était pas pur, et Basilius n'en avait pas vraiment envie... Tout comme il n'avait pas du tout envie d'aller à Serpentard, là où ses frères étaient. Il ne voulait pas les voir tous les jours dans la salle commune... En fait, il voulait être le plus loin d'eux possible.  
La femme qui tenait le vieux chapeau rapiécé ne tarda pas à appeler son nom, et Basil avait jeté un regard envieux à son ami Aaron qui avait rejoint les rangs des Gryffondors. La démarche assurée, il s'assit et bientôt, il ne vit plus tous les regards de la grande salle tournés vers lui : il avait la tête trop petite pour un chapeau trop grand.  

Ahah ! Un troisième Carrow en trois ans. Le dernier, je suppose ? Mmh oui. Tu n'es pas franchement pareil que tes frères, tu sembles même ne pas les apprécier, n'est-ce pas ?  

-C'est vrai.  

Bien sûr bien sûr, je le vois dans ta tête. Tu sembles courageux, animé d'une franche volonté et particulièrement loyal envers tes idéaux... C’est-à-dire, pas envers ta famille. Un profil qui détonne chez les Carrow.  

-Père veut que j'aille à Serpentard.

Je ne t'y enverrais pas à moins que tu ne le veuilles...  

-Non non !  

Bien bien, c'est-ce qui me semblait, intéressant. Et j'ai pris ma décision.  

-GRYFFONDOR.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Lun 24 Oct - 11:26

2 septembre 1950


Basilius,  

Je ne sais même pas si tu daigneras d'ouvrir cette lettre, à cause de ce que ta nouvelle maison appelle le "Courage". Ce que nous appelons "Stupidité" comme tu le sais. Je suis et ta mère lit la lettre par-dessus mon épaule en acquiesçant, immensément déçu par ta répartition. Tu nous couvres de honte, les autres familles commencent déjà à se méfier de nous.  
Heureusement que tes deux frères rehaussent le niveau de la famille, saches d'ailleurs qu'en te retournant vers leur table, tu devrais constater qu'eux aussi, lisent une lettre écrite par mes soins. Ils garderont un œil sur toi afin d'être certain que tu ne nous humilies pas un peu plus.  
Nous en reparlerons bien évidemment aux vacances.  

Ton père.  




Les yeux de Basil sautaient d'un bout à l'autre de la lettre et il déglutit en la reposant sur la table. Le petit garçon n'avait plus vraiment faim. Et il ne voulait plus non plus reposer ses yeux sur cette lettre déçue. Heureusement que son père n'avait pas envoyé une beuglante. Suivant néanmoins les recommandations de son géniteur, il se retourna vers la table des Verts et Argents pour voir ses deux frères discuter en lui jetant des regards sévères.  
Basil ne savait pas qu'elle tête ils avaient tirés en entendant qu'il était envoyé chez les Rouge et Or. Mais en tout cas, ils avaient dû être charriés... Et ils ne laisseraient pas passer ça. Le petit Carrow prit la lettre qu'il plia avant de quitter la table pour remonter au dortoir et brûler la missive sans être vu. Il allait devoir trouver une bonne excuse aux vacances pour ne pas subir la punition du siècle. Il s'en inquiétait déjà.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Jeu 3 Nov - 18:02

3 Septembre 1950  





Basil avait passé une bien mauvaise rentrée. La lettre de son père l'avait refroidis et il arborait sur son visage un masque neutre pas très agréable. Il ne parlait presque pas, tournait à peine les yeux vers les personnes qui l'interrogeaient. Cela ne l'empêchat pas d'obtenir une bonne note au premier cours de Sortilège mais quand même. Il avait même compté les jours qui le séparait des vacances. Angoisse qu'avait sciemment créée son père la veille.  
Le petit dernier de la famille Carrow arpentait le couloir du troisième étage, pour aller à son fameux cours de métamorphose, situé un étage plus bas. Il s'était perdu, encore, et avait perdu la seule personne avec qui il restait pour l'instant, Aaron.  

-     Basilius !

Basil s'arrêta net et fit tomber ses livres qu'ils tenait tant bien que mal dans ses bras. La voix de Merrick semblait résonner sans arrêt dans le couloir. Le petit garçon de onze ans se retourna vers ses deux frères, non pas identique en physique mais en prestance et mimiques. Ils avaient la même façon de se regarder, de sourire, de parler ou encore de se tenir. La liste pouvait encore être longue mais on voyait qu'ils étaient deux frères unis. Arborant fièrement leur blason vert et argent, il s'arrêtèrent devant Basil et d'un coup de baguette soulevèrent ses livres. Leur jeune frère n'osa pas les remercier et baissa simplement les yeux vers ses bouquins qui flottaient devant lui.  

-     Nous sommes très déçu que tu ais rejoint une maison si ridicule.

Ca c'était Morfin.  

-     Père t'a envoyé une lettre et nous en avons reçu une aussi. Sache que pour que père soit satisfait, nous devrons garder un œil attentif sur toi et tes fréquentations. Tu ferais mieux d'aller dès maintenant dans le bureau du directeur pour te faire changer de maison.  

Ca par contre, c'était Merrick. Quelle idée stupide, comme s'il allait le faire. Plus par pulsion que par réflexion, Basilius lança d'une voix forte :  

-     Maintenant ça ne va pas être possible, j'ai cours de métamorphose. Et je crois que je n'irai jamais. J'ai été réparti et c'est comme ça. Je n'en suis pas forcément satisfait parce que je sais que je sali notre blason. Mais je n'y peux plus rien. Et n'y-a-t-il pas un proverbe qui dit qu'il vaut mieux être proche de ses ennemis que de ses amis ?  

Basil avait dit ça d'une voix très calme. Il ne pensait pas un seul mot de toute sa tirade. La salle commune des Rouges et Ors était très belle, spacieuse et chaleureuse.Il n'était pas certain qu'une salle commune située dans les cachots le soit autant. Basil savait comment il devait réagir pour échapper à sa magistrale correction. Il se fichait déjà de décevoir son père. Mais au fond, maintenant qu'il était à Gryffondor, tout ce qu'il pouvait faire c'était sauver les meubles.  

-     Espérons que tu suives tes propres propos, Basilius.  

Et sur ses dernières mots de son frère Merrick, les livres de Basil lui sautèrent dessus en lui frappant violemment le nez. Ses frères étaient au bout du couloir lorsque le plus jeune de la fratrie eut finit de ramasser ses livres.
Il leur lança un regard noir et partit dans la direction opposée, quitte à faire un détour de près de dix minutes pour arriver à sa salle.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Lun 7 Nov - 13:50

4 Septembre 1950



Basil n'avait pas attendu bien longtemps pour répondre à son père; S'il ne lui envoyait pas de hiboux, il allait encore plus se faire taper sur les doigts. D'autant plus qu'ignorer ainsi sa lettre serait perçu comme une provocation et mieux valait qu'il ne tente pas l'expérience.  


Père,  

Je prends note de vos recommandations et vous informe également que je suis aussi surprit que vous ne l'êtes vous-même du choix de ce ce chapeau. Je ne comprends pas forcément cette décision, mais je ne me dois de l'accepter.  
Je vous pris de bien croire que je ne vous décevrai plus à l'avenir et que je ferai tout pour que notre blason soit bien représenté. En effet, je veillerai à choisir mes fréquentations parce que je m'en voudrais de vous mettre dans l’embarras.  

Je vous embrasse tous les deux,  
Basilius.  


Si Basil était encore un petit garçon, il maniait déjà très bien les mots, malgré les quelques fautes et ratures (que sa mère n'allait pas manquer de relever avec désespoir). Mais il ne pouvait pas ne rien répondre à son père. Il avait préféré taire les mots sur ses frères, puisqu'ils n'avaient pas dû se gêner de lui rapporter leur petite altercation.  
Quand à la fin de la lettre, elle était carrément surfaite, et en temps normal, il ne viendrait même pas à l'idée de Basil d'embrasser ses parents.  Le jeune garçon avait écris cette lettre tout en mangeant, juste avant d'aller en cours.  

Maintenant, il était débarrassé de sa plus grosse corvée.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Ven 11 Nov - 9:17

Octobre 1950
Journée de départ pour les vacances scolaires





Basil n'était généralement pas un garçon très angoissé. Là où les élèves autour de lui semblaient heureux de retrouver leurs familles, il aurait désiré plus que tout au monde de faire partie des rares à ne pas rentrer chez eux.
Basilius ne voulait pas du tout rentrer chez lui. Ce serait la première fois depuis sa répartition qu'il allait faire face à son père et sa mère. Surtout son père. Il ne savait pas trop comment il allait s'en sortir. Par des mensonges, sans doute étaient-ce là les seuls moyens qui pourraient le sauver d'une correction monumentale. Ses deux frères étaient dans un autre wagon, ne se préoccupant guère de leur cadet, pour le plus grand bonheur de celui-ci. Morfin et Merrick n'avaient rien trouvé à redire à son comportement, alors qu'ils étaient naturellement méchants et mauvais. Ils le laissaient tranquille.

Assis dans un compartiment avec Aaron, Basil regardait dehors et comptait presque les heures qui le séparaient des retrouvailles avec les Carrow. Elles ne manqueraient pas d'être plutôt froides. Il aurait le droit à un regard dur, une main forte l'agrippant par la nuque sans doute, pendant que sa mère discuterait paisiblement avec ses autres fils, comme si rien n'était. La boule au ventre de Basil ne faisait que grossir à mesure qu'il pensait à ce qu'il allait recevoir.  Le jeune Carrow ne voulait pas parler, discuter, même si pourtant il désirait penser à autre chose. Il se doutait bien qu'il aurait du mal tout seul. Il réfléchissait aux excuses et salades qu'il allait devoir déblatérer pour se faire entendre. La "discussion" avec son père risquait d'être à sens unique et c'était justement ça qui l'angoissait.

Mais il ne devait pas montrer ses peurs. Ollender avait un tempérament trop animal pour le laisser se défendre. S'il voyait qu'il était en difficulté, il allait sadiquement appuyer sur la corde sensible pour le faire lâcher. Basilius allait devoir faire preuve d'assurance et d'éloquence. S'il parlait calmement tel qu'on lui avait appris, peut-être cela pouvait lui sauver la mise. S'il montrait qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter d'un tel cataclysme, peut-être allait-il s'en sortir.

Mais pour l'instant, malgré ses plans il ne savait pas trop comment il allait réagir devant le paternel.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Jeu 17 Nov - 16:21

Octobre 1950
Manoir des Carrow,
Oxford.


Basil traînait péniblement sa valise jusqu'au portail. Un silence de plomb avait envahit la famille depuis le retour des trois frères. Oh, la raison n'était pas vraiment difficile à deviner. Le cadet avait prit soin de cacher ses habits au plus profond de sa valise. Peut-être même avait-il fait cela assez inconsciemment, discutant avec son voisin de dortoir, Aaron.
Ollender marchait d'un pas raide, presque mal-à-l'aise tandis que sa femme se dandinait à côté de lui. La fratrie traînait le pas derrière. La paranoïa d'Ollender l'avait poussé à lancer des sortilèges de protection autour de sa maison quelques années auparavant. Il préférait donc pénétrer dans sa propriété à pied. Vilnny leur elfe de maison les attendrait probablement derrière la porte d'entrée. Elle devait en avoir assez de recevoir des baffes.

Une fois à l'intérieur de l'imposante baraque, la petite elfe s'empara des valises pour disparaître dans un plop! sonore. Le cadet ne s'avait pas trop comment il convenait d'agir. Devait-il suivre ses parents dans le salon pour avoir le droit à un interrogatoire militaire ou pouvait-il s'éclipser sans qu'on ne le remarque ? Le jeune garçon décida de choisir la sécurité et de suivre tout le monde.
Ollender Carrow s'assit théâtralement sur son siège, tel qu'il s'asseyait lorsqu'il recevait des invités de marque. Or là, il voulait juste démontrer sa supériorité par rapport à son "rebelle de fils". Ce dernier préféra rester debout à regarder d'un air patient son géniteur. Pourquoi faire attention à sa mère alors qu'elle ne s'occupait pas de lui ?

-   Nous devons discuter.

Lorsqu'Ollender voulait faire de l'effet, chacune de ses paroles avaient un sens et ressemblaient à une détonation. La voix dure et le regard sévère. Il faisait penser à un rapace. Un vautour, probablement.

-    Comme tu l'as lu je suis immensément déçu de ta répartition. Est-ce là une provocation, un refus de l'éducation que je t'ai donné ?

Basil ne savait pas très bien comment m'anoeuvrer son père. Il s'était tenu à carreau pour le coup depuis Septembre. Il n'avait pas fait de remous, avait obtenu d'excellentes notes à tous ses devoirs et veillait à ne pas traîner avec la "racaille". Vraiment, il donnait du sien. Il s'empêchait même de manger avec Aaron et une fille, Carolyn, le midi.

-     Je suis aussi perplexe que vous, Père.

Basil ne pouvait pas faire plus convaincant. Il restait calme, regardant les yeux de son père sans ciller, comme s'il pensait vraiment ses paroles.

-   Je n'ai pas comprit ce qui se passait, je pensais être immédiatement réparti dans la maison de nos illustres ancêtres. Mais ce vieux chiffons en a décidé autrement et je m'en veux énormément. J'aurais dû essayer de le convaincre, je suis désolé de vous avoir déçu ainsi.

Le cadet pouvait en faire plus mais il estimait que c'était déjà un bon début. Il s'était "excusé". Bon, il ne les pensai pas, ces excuses ! Peut-être feraient-elles mouche aux oreilles du patriarche. Il voulait lui montrer comme il avait redoré le blason familial dans certaines matières où ses frères ne s'en sortaient pas. Mais le regard furieux et déçu de son père l'empêchait de faire un quelconque mouvement, et même de regarder ailleurs. Comme il aurait voulu rester à Poudlard !

-    Tu me sembles sincères, Basilius. Mais les autres familles ne vont pas penser la même chose. Nous recevons des invités, demain. Veille à te conduire de manière irréprochable car un mot en l'air, un regard furieux ou une provocation et je t'enferme à la cave pour ta punition. Est-ce bien clair ?

La voix autoritaire résonnait dans la pièce comme une sentence de mort. La punition à la cave... Il y avait souvent eut droit et parfois à tord, à la place de ses frères qui lui faisaient porter le chapeau. Basil détestait les lieux clos, trop sombres pour ça. Les mauvais traitements de son père le hantaient parfois, encore à Poudlard. Il savait que son père n'irait pas de main morte le lendemain.
Il allait devoir sauver sa peau, comme il le faisait depuis le début de l'année scolaire.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 4 Déc - 12:55


Octobre 1950



Après ces explications avec son père, Basilius était monté dans sa chambre en silence. Il s’en était plutôt bien sorti. Il fallait dire que son attitude depuis qu’il avait été envoyé chez les Rouges était exemplaire. Il agissait tel que son père le voulait, ce qui faisait qu’en public, le petit garçon était assez solitaire. Oh, il s’asseyait toujours à côté d’Aaron pour les repas, mais il évitait de trop lui parler lorsque ses frères mangeaient en même temps à la table des Serpentard. Au final, là où il parlait le plus à son ami, c’était en cours ou dans la salle commune. Il n’avait pas trop le choix et s’en voulait un peu d’imposer à Aaron une amitié comme ça.
Sa lourde valise était déposée au pied de son lit, vide. Bien évidemment leur elfe avait tout rangé. Un jour peut-être, il devrait la remercier.

Demain, ils auraient des invités, et le cadet de la famille allait devoir être exemplaire. Mais il l’était toujours. Enfin, il l’avait toujours été. Des trois frères, Basil était le plus obéissant, mais sans doute aussi celui qui réfléchissait le plus. Il n’aimait pas la cave et les corrections de son père et faisait tout pour les éviter. Mais d’autres sentiments venaient se mélanger à la crainte de son paternel. Il commençait, à onze ans déjà à éprouver des ressentiments vis-à-vis de son père. Entendre ses camarades de maison raconter des anecdotes d’enfance que lui n’avait jamais connu le rendait jaloux. Il avait eu une enfance dure où les démonstrations d’affection n’existaient pas. Et ça lui manquait beaucoup. Il avait grandi dans une famille où les amis étaient davantage des outils pour parvenir au plus haut, sans réels sentiments derrière. Pourtant, Basil n’avait pas l’impression d’avoir le même type de relation avec son camarade le plus proche. Il l’appréciait beaucoup, sans vraiment se soucier de son statut ou son avenir, et il avait l’impression qu’il s’agissait de l’ultime provocation envers son père. Enfin, provocation qu’il gardait secrète.
Il était tard et la journée du lendemain serait chargée, il préféra aller se coucher, avant qu’un de ses parents ne vienne le déranger.

Basil était debout tôt le lendemain matin. Mieux valait pour lui, d’ailleurs. Il avait été le premier debout et avait finis de se préparer en même temps que ses frères. Il ne savait même pas qui étaient les invités. Mais ça lui importait peu. Il passait dans sa tête tout ce qu’il avait le droit de dire et de ne pas dire, tout ce qu’il devait faire et ne pas faire. Il devait rester calme et poli, ne pas répondre à d’éventuelles provocations. Il devait sourire, être l’enfant idéal et rendre fier ses parents. Mais il ne voulait pas voir ses gens, et finalement, c’était au fond de ses yeux qu’on voyait son ressentiment.

A son grand dam le repas n’était pas très intéressant. Les adultes parlaient entre eux, tandis que les trois frères restaient ensemble. Quelques fois certaines questions étaient lancés aux garçons, comme si les invités réalisaient qu’ils existaient.

- Vous êtes les deux plus grands à Serpentard, n’est-ce pas ?


Les deux frères acquiescèrent.  Basil n’eut aucune difficulté à relever le sourire narquois qu’abordait le plus vieux Morfin.

- Et toi ? Tu es entré à Poudlard cette année je ne me trompe pas, à Gryffondor ?

- C’est bien cela.


Comme si cette femme ne le savait pas. Ollender avait essayé de sauver les meubles avec sa répartition.

- Et tu t’y plais ?

- Pas autant que si j’avais été dans la maison de Salazar madame.


Le gros mensonge.

- Cela ne m’étonne pas lança-t-elle d’un air hautain en se détournant de lui.

Basil ne dit rien et se contenta d’hocher la tête avant de retourner à son assiette.
Tout le repas s’était déroulé comme cela, alternant politesse et piques auxquelles le cadet ne répondait pas. Il savait depuis Septembre que ce serait toujours comme cela maintenant. Qu’on lui poserait des questions pièges et qu’on le provoquerait. Il n’était pas forcément quelqu’un de calme, à vrai dire il était même impulsif. Mais la seule idée que son père puisse lui donner la correction de sa vie suffisait à le calmer.

En tout cas, ce qu’il savait c’était qu’il avait hâte de retourner à Poudlard.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 11 Déc - 13:07

Juin 1951




La première année c’était plutôt bien passée. Avec des hauts et des bas, des réussites et déceptions. Basilius avait l’impression d’avoir découvert un nouvel univers. Il se plaisait réellement parmi les Gryffondor. Il s’était fait des amis, un garçon Aaron et une fille Carolyn. Il restait beaucoup avec eux dans la salle commune même s’il se faisait beaucoup plus discret en dehors à cause de la surveillance de ses frères.

Son père n’avait pas confiance en lui et il avait bien raison. Basilius ne voulait pas rentrer chez lui, et il n’y allait sûrement pas avec le sourire aux lèvres. Il savait qu’il allait devoir se tenir tranquille tout l’été et qu’il allait avoir du mal à correspondre à ses amis.

Mais bon, au fond, ça aurait pu être pire.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 18 Déc - 15:15

1er Septembre 1951

Rentrée en deuxième année à Poudlard




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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow

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Le Journal Rouge et Or d'un Carrow

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