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Le calendrier de l'avent fait son grand retour à Poudlard ! Il débutera le 1e décembre et se terminera le 25. Toutes les explications ICI !
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Le Journal Rouge et Or d'un Carrow

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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 18 Déc - 15:39

1 Septembre


Les vacances n’avaient pas été les plus reposantes. En fait, Basilius n’avait pas trop associé ça à des vacances. Collé par ses frères en quasi-permanence il ne trouvait pas le temps de répondre aux lettres d’Aaron et Carolyn sans se faire remarquer. Et ça l’agaçait énormément. Ses parents n’étaient peut-être jamais là, mais il avait l’impression qu’ils étaient là en permanence. Ses frères faisaient de très bon guetteurs. « Viens avec nous Basil ! » disaient-il. « Tu te rappelles tu vieux tableau de tonton Artemus ? Apparemment il voudrait changer de place ! ». Ses frères s’arrangeaient pour l’emmener dans leurs coups foireux. Ils ne lui laissaient que peu de temps pour revoir ses cours de première année, chose à laquelle Basil tenait. Aussi, il avait mis un mois à répondre aux premières lettres. Ses frères s’étaient couchés tard et lui, s’était réveillé tôt. Il avait rédigé à la hâte deux lettres, courtes, de taille semblable où il disait qu’il avait du mal à répondre et qu’il valait peut-être mieux qu’ils n’envoient plus de courrier.

Il en avait assez des interrogatoires.

Aussi, c’était à ça qu’il pensait dans son compartiment vide. Ses frères s’étaient exilés, ses parents les avaient menés tôt, et peu d’élèves arpentaient les wagons. Il y avait plein de places libres, et c’était mieux ainsi. Le train ne partait qu’une demi-heure plus tard et Basil était assez impatient. Il avait vite fait de dire au revoir à ses parents avant de disparaître. Même Morfin et Merrick ne l’avaient pas vu partir.

Mais l’heure fatidique et tant attendu arriva enfin, et ses meilleurs amis le rejoignirent. Le garçon de douze ans soupira. Il avait survécu à cet été, c’était déjà une bonne chose, non ?


Dernière édition par Basil Carrow le Dim 28 Mai - 21:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 28 Mai - 20:44


Aurianne Carrow née Bulstrode
Le 14 mars 1915
A Londres
Serpentard
Sang-Pur
Mariée à Monsieur Ollender Carrow le 19 Juin 1933
Mère de Morfin, Merrick & Basilius Carrow
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 28 Mai - 21:01


Ollender Carrow
Né le 25 Août 1915
A Oxford
Serpentard
Sang-Pur
Marié à Madame Aurianne Bulstrode le 19 Juin 1933
Père de Morfin, Merrick et Basilius Carrow
Membre du Magenmagot
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 28 Mai - 21:31

Décembre 1951







« C’est une très très mauvaise idée » marmonna-t-il pour lui-même en fermant sa valise vide.
L’idée, mesquine était de faire mine de rentrer dans le Poudlard Express à la suite de ses frères. L’idée, c’était en fait de sécher les vacances de Noël pour rester à Poudlard avec Aaron. Et plus on se rapprochait de l’échéance et plus le cadet Carrow se disait que c’était une mauvaise idée. S’il avait le soutien de son meilleur ami, il n’osait imaginer la réaction de son père à Londres, en découvrant que son fils n’était pas monté dans le train. C’était défier outrageusement l’autorité.

Mais Basil depuis un peu plus d’un an, évoluait dans une maison qui prônait la témérité. Il avait l’impression que pour en faire vraiment parti, il devait aller au bout de son idée, peut-importe les conséquences. Le garçon de douze ans avait peur de son père. Il avait peur de la correction qu’il allait recevoir. Mais peut-être qu’il allait passer les plus belles vacances de sa vie, aussi… Peut-être que d’ici à Février, Ollender Carrow aura oublié ? Ce doux espoir n'était guère réaliste, mais Basilius préférait se raccrocher à lui.
Il sorti du dortoir avec sa valise, fit un sourire crispé à son meilleur ami avant de sortir de la salle commune pour descendre les escaliers avec d’autres élèves, pressés d’aller retrouver leurs familles pour Noël. Il était toujours temps de changer d’avis… Mieux ne valait-il pas se disputer avec Aaron plutôt que d’être puni par son père ? En arrivant en bas, le doute était plus que jamais présent dans sa tête. Il pouvait toujours faire mine une fois chez lui d’avoir été étourdis et d’avoir oublié de faire sa valise… « Ah, te voilà ! » s’exclama un de ses frères. Basil répondit par un sourire un peu triste. « C’est ça, ne souris pas hein, cours toujours pour qu’on te porte ta valise » dit Morfin de sa voix continuellement agacée. « Inutile » répondit Basil en la traînant derrière eux. Clairement mit à l’écart, il ne dit rien de tout le trajet. « Bon, nous on passe par la porte de là-bas, ça sent le sang-de-bourbe, ici ». La voix suffisante de Merrick traversa la foule. Certains élèves lui lancèrent des regards venimeux tandis que d’autres l’ignoraient royalement. « Tu ne viens pas avec nous ? » demanda-t-il en constatant que son frère restait dans l’attroupement. « Non, je passe par-là, c’est plus rapide » affirma-t-il en désignant la porte. « Comme tu veux, fais attention de ne pas attraper la dragoncelle » cracha Morfin en tournant les talons.

C’est uniquement lorsqu’il les vit entrer dans un wagon que Basil sortit de la foule. Il regardait les gens entrer petit à petit et commença à faire demi-tour. Quel crétin, quel crétin, quel… Soudain, le sifflement de la locomotive retentit et le train commença à bouger. « Non, non je dois… ». Mais le fil de ses pensées s’interrompit lorsque le train bougea. Il l’avait raté. Il l’avait sciemment raté. Il allait se faire tuer.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 28 Mai - 21:58


25 Décembre 1951



Trois jours que le Poudlard Express était parti sans lui. Pas une seule lettre. Pas une seule réaction. Rien, le néant. C’est comme si tout était normal. Basil ne s’attendait pas à une vulgaire beuglante, parce que son père ne s’abaissera jamais à si peu, mais il s’attendait à une réaction. Une réaction du même type que lorsqu’il avait été réparti à Gryffondor. Mais il n’avait rien reçu, que ce soit de ses frères, de son père ou de sa mère. Peut-être était-ce bon signe ? Y avait-il une chance pour qu’ils l’aient oublié ?
Il n’avait reçu ni lettres, ni paquet, et cela ne l’étonnait pas. Il s’en fichait même un peu. Les seuls cadeaux qu’il avait eu le loisir d’ouvrir étaient ceux de Carolyn et Aaron.  
En fait, c’était la vision tout à fait diabolique d’Ollender Carrow. Le sadisme à l’état pur. Faire cogiter son fils pour qu’il s’angoisse sur ce qu’il allait prendre. Le faire cogiter pour que son imagination prenne le dessus et l’empêche de dormir jusqu’en Février. Il le méritait bien. Ce qu’il espérait être ses meilleures vacances étaient en train de devenir les pires.
Avachis sur son lit, Basil écoutait d’une oreille distraite les paroles de son meilleur ami. Autant jouer la comédie et faire comme s’il était soulagé d’être là. Pour la première fois de sa vie, il était angoissé à Poudlard. Il aurait été en paix chez lui. Bon sang, qu’est-ce qui lui avait prit ?
Le garçon de douze ans n’en dormait plus la nuit. Plus du tout, il s’angoissait, il s’imaginait traîné à la cave par les cheveux, la voix grave de son père couvrant ses plaintes. Il ne faisait même plus la différence entre ses propres pleurs et sa transpiration. Il ne voulait pas revenir. Il n'y arrivera pas.


3 Janvier 1952


Le retour des élèves à Poudlard.

Basil angoissait le retour de ses frères. Comme s’ils étaient porteurs d’un message funeste d’Ollender Carrow. La foule de jeune gens traversait les portes de la Grande Salle, et le Gryffondor était à sa place, le nez dans son verre. Brusquement, deux mains l’attrapèrent aux épaules et il poussa un hurlement. Le même que celui qu’il poussait dans son imaginaire quand son père s’occupait de lui, en Février. « Dis donc, Basilius, tu n’aurais pas oublié quelque chose ? » murmura la voix suave de Morfin à son oreille. Le garçon ne répondit pas. Merrick n’était pas un grand fan des suspens débiles. Il jeta un regard de dédain aux Gryffondors présents et lâcha simplement : « Tu vas prendre cher en Février. Ma seule satisfaction, c’est de savoir que tu vas avoir plus mal que nous ». Et il partit.
Basil avait l’estomac retourné. Il en avait déduit que ses frères avaient reçus une correction, eux-aussi. Par sa faute. Il ne regrettait pas, parce qu’il avait souvent prit pour eux. Pire encore, il était content qu’ils aient été punis. Mais si ce qui l’attendait était pire…
Hélas, Février arriva trop vite.
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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Lun 29 Mai - 13:34


Février 1952
8h12




L’angoisse rongeait le ventre du petit garçon.
Tant qu’à faire, il aurait pu sécher les vacances de Février aussi, mais collé par ses deux frères il n’eut pas trop le choix. S’ils avaient pu entrer dans sa salle commune, ils auraient fait sa valise pour lui. Basilius essayait du mieux qu’il pouvait de cacher sa peur. Mais ses joues rouges sans doute, le trahissaient. Il traîna sa lourde valise derrière lui et une fois dehors, Morfin l’empoigna fermement : « Ce serait dommage que tu nous files encore entre les doigts » marmonna-t-il en le poussant devant lui. Merrick à ses côtés, ne disait rien. Le trajet jusqu’au train se fit dans un silence désagréable.
Celui pour retourner à Londres n’était guère mieux. Il n’avait pas réussi à s’éclipser et il était flanqué de ses grands frères qui ne faisaient pas trop attention à son état. Blanc comme un linge, la tête contre la vitre et les yeux clos, il attendait son châtiment.
Est-ce que ça valait le coup ? Est-ce que rester à Poudlard pour profiter de ses amis en paix valait une punition qu’il n’osait pas imaginer ?
Lorsque le train ralentit, il trouva la réponse : ça n’en valait pas la peine.



11h30



Son frère Morfin lui laissa le loisir de descendre seul sa valise, bien qu’il fût beaucoup plus petit que ses frères. Il dû grimper sur la banquette, les jambes flageolantes à cause du stress. Il fit le plus vite possible. Mieux valait ne pas faire attendre ses parents. Merrick était resté en dehors du compartiment en l’attendant, et lorsqu’il sortit il posa sa main sur sa nuque. « Ne montre pas que tu as peur » lâcha-t-il en même temps qu’il retira sa main.
Basil ne dit rien, et suivit son frère, une ombre sur le front.
Il eut envie de faire marche arrière lorsqu’il vit la haute silhouette de son père qui se détachait de la foule. Ollender Carrow dégageait quelque chose de dangereux. Et ce n’était pas parce qu’il savait qu’il allait passer une sale heure qu’il pensait cela. Il suffisait de voir l’écart des gens qui évitaient de rester proche de lui. Comme si le toucher, d’une manière ou d’une autre pourrait leur faire du mal.
Le visage grave il arriva en même temps que son frère. Sans un mot, son père saisit sa valise.
Mieux valait encore qu’il lui hurle dessus devant toute la gare.
Ils transplanèrent sur le champ.



12h



Une demi-heure qu’ils étaient sur Londres, une demi-heure qu’il avait aperçu Ollender Carrow. Innocemment, Basil allait se réfugier dans sa chambre. Il était au premier étage lorsque la voix de son père résonna brusquement depuis le rez-de-chaussée : « Ne monte pas dans ta chambre. Descends immédiatement, j’aimerais revoir mon fils puisque cela fait un moment que nous ne nous sommes pas vu ». Basil déglutit et à contre-cœur, il fit marche arrière. Il n’eut pas le loisir de descendre lentement les marches. A ce niveau-là, mieux valait ne pas l’énerver plus.
Son père l’attendait, éblouissant, les mains dans les poches, comme ennuyé. Un sourire que bien des filles et femmes trouvaient angélique, apparu sur son visage. « Je suis heureux de voir que tu es en pleine santé » dit-il. D’autres auraient pu se méprendre et voir là une sincère marque d’affection. Il n’en était rien et son fils le voyait bien. Il arriva en bas des marches et il toisa son père pendant de longues secondes. Tout ce qu’il voyait, c’était le sourire éclatant de cet homme qui était son paternel. Il avait peur de lui. Par Merlin, qu’est-ce qu’il avait peur de lui. « C’est vrai enfin, je ne t’ai pas vu depuis quelques temps, sont-ce là tes amis qui t’ont conseillé de défier mon autorité ? ». Basil ne répondit rien. Le sourire de son père se fana et il attrapa brusquement son cadet par la peau du coup. « Humilié ! » hurla-t-il en déplaçant finalement sa main pour lui attraper ses cheveux bruns. « Tu nous as humilié une fois de plus ! » continua-t-il en le poussant devant lui. « Je n’ai pas d’amis dans ma… » tenta-t-il bien vainement. Son père l’interrompit en donnant un coup de pied à la porte de la cave, « Silence ! ».
Ils descendirent rapidement les marches. Si les larmes de Basil ne coulaient pas encore sur son visage juvénile, cela ne saurait tarder. « Ne t’avise même pas de pleurer  » cracha son géniteur. « Contre le mur, de suite» ordonna-t-il. Sur le coup, Basil se mit dos au mur, comme il était logique que ce soit. Son père ricana d’un air mauvais. « Le front contre le mur, Basilius ». Les jambes tremblantes il s’exécuta. C’était encore pire de ne pas savoir ce qu’il allait lui faire et avec quoi il allait le faire. Mais le petit Gryffondor avait l’impression que ça allait se faire sans baguette.



13h



Basil était là depuis un peu moins d’une heure. Et il tenait déjà difficilement debout. Son père déchargeait toute une rage retenue pendant deux mois. Il n’y allait pas de main morte. Son dos était dans un état épouvantable, c’était comme s’il s’assurait que son fils ne pourrait pas dormir pendant plusieurs semaines. A chaque sanglot de son cadet, les coups étaient plus fort. L’esprit altéré par la douleur, Basil ne savait même pas avec quoi son père le corrigeait. Il ne voulait pas savoir, il avait le dos en compote et ses jambes le tenaient à peine.
A la fin, son père avait dû lui attacher les bras contre un mur.
Il avait mal, tellement mal.



14h



Basil avait l’impression que le calvaire ne finirait jamais. L’ombre de la silhouette de son père dansait sur les murs et lui procurait des visions d’horreur. Ses douleurs venaient de suite après. Il ne voulait plus le voir bouger. Il n’avait même plus assez de larmes pour pleurer.
Toute la cave lui semblait malfaisante, il en était malade. De douleur, mais de peur aussi. Il se sentait prisonnier, oppressé, il voulait un espace libre. Mais tout aura-t-il une fin ? Dans combien de temps ? Une heure ? Deux ? Un jour ? Une semaine ? Son avant-bras était erraflé. C’est que le mur n’était pas très lisse. Sa respiration lui donnait l’impression qu’il faisait de l’asthme. C’est lorsque le bruit de son souffle fut insupportable que son père s’arrêta enfin, lui-même à bout de souffle. « J’espère que cela t’aura servi de leçon » dit-il de sa voix grave. Il le laissa là, le détachant simplement. Il sortira de lui-même.
Avachis contre le mur, Basil entendit simplement les paroles de son géniteur qui sortait de la cave : « Le premier qui le soigne finit comme lui ».
Et ce fut tout.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Ven 2 Juin - 12:55

Février 1952
15h


Epouvantable.

C’était assez réaliste, cet adjectif, pour qualifier l’état du petit Carrow. Seul, il s’était traîné hors de la cave, quand il n’entendait plus les pas de son père dans le hall. Il était parti. Personne ne l’avait vraiment aidé. Ni leur elfe, ni ses frères, ni sa mère. La seule marque de soutient venait du regard compatissant de son frère Merrick qui demeurait dans l’encadrement de la porte de la cuisine. Ce signe de soutient était aussi celui qui blessait le plus, parce qu’il l’avait regardé grimper les escaliers difficilement sans faire un geste pour l’aider.
Il aurait pu tomber en arrière, en avant, rouler jusqu’au sol et se faire plus mal encore si d’aventure c’était possible. Il aurait pu, et personne ne serait venu.
Il lui avait fallu une demi-heure pour monter deux étages. Quinze minutes chacun. Maintenant, Basil était avachis sur son lit, torse nu, son maudit dos exposé au plafond. Sa transpiration lui collait ses cheveux sur le visage, son bras pendait mollement dans le vide tandis qu’il essayait de dormir. Il ne trouvait pas le sommeil parce que la douleur le lançait trop. Il sentait chaque centimètre carré de son dos exister, à vif. Il avait tellement mal. Et personne n’était là pour l’aider.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 4 Juin - 19:10

Mars 1952
Dortoir des Deuxièmes années, Tour des Gryffondor.



Basil s’agitait beaucoup dans son sommeil sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. Il était revenu à Poudlard en même temps que les autres élèves, et c’était pire que d’habitude. Il supportait difficilement d’être dans son dortoir, même en compagnie de ses camarades de chambre. Il ne tirait plus du tout ses rideaux, alors qu’il adorait son intimité, et c’était presque s’il demandait à ce que la porte de la chambre reste ouverte. Ça le tuait. Une sensation de peur grandissait au plus profond de son âme et il ne parvenait pas à poser le doigt dessus.

Il n’en avait parlé à personne.

De sa punition et de ses petits problèmes, personne n’était au courant.
Néanmoins ce jour-là, la crise se fit plus violente. Il était seul dans le dortoir en pleine après-midi, qui avait été rendue libre par l’absence miraculeuse d’un de ses professeurs. Comme il avait bien du mal à dormir la nuit, il s’était dit, à juste titre qu’il serait judicieux de la finir cette après-midi. Mais à peine avait-il fermé la porte de son dortoir qu’il se retrouvait acculé contre le mur, envahit soudainement d’une peur que lui-même ne saisissait pas.
Il s’effondra par terre, le visage soudain devenu humide. De la transpiration ? Des larmes ? Même lui ne saurait le dire. La respiration haletante, il tenait nerveusement le col de sa chemise avec sa main tremblante. Il avait mal au ventre.
Mais pire que tout, il ne parvenait plus à distinguer la réalité des fantaisies de son imagination.
Pourquoi son père se tenait-il dans le dortoir des Gryffondor ? Comment avait-il pu entrer ? Que faisait-il à Poudlard ? Avait-il encore fait une bêtise ?
Le sourire de son paternel lui glaça le sang, tant et si bien qu’il se cacha la tête dans ses bras, ses gémissements incontrôlables. Il ne voulait plus le voir. N’était-il pas censé être libre, dans cette école de sorcellerie ? Pourquoi réagissait-il ainsi ? Il était seul. Désespérément seul, de la même manière qu’il l’avait été lorsque son père l’avait punit. Il resta là de longues heures, et finalement, ce fut le lit à sa gauche qui l’empêcha de tomber par terre pour convulser. Que lui arrivai-il ?

C’est Aaron qui le trouva là.

Basil fut incapable de lui donner la moindre explication, parce que lui-même ne parvenait pas à poser de mots sur ses démons.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Mar 27 Juin - 19:57

Avril 1952





Basil traînait sa lourde valise derrière lui, à deux pas de ses frères qui ouvraient la voie pour sortir du Poudlard Express. Passer tout le voyage dans leur compartiment était définitivement quelque chose que le petit garçon ne supportait pas. D’autant plus qu’ils avaient fermés la porte ET le rideau. Le petit Carrow c’était bien vite rendu compte, avec sa vivacité d’esprit qu’il souffrait maintenant de claustrophobie ce qui n’était vraiment pas de chance vu l’endroit où il étudiait.
Un wagon plus tard et ils étaient tous les trois dehors, rejoignant leurs parents qui n’étaient pas épris de joie de les voir. Avec la distance qui les caractérisait, ils saluèrent leurs enfants et les firent s’accrocher à eux pour transplaner. Basil avait l’impression d’avoir une pierre dans l’estomac.
Ils se retrouvèrent devant leur propriété à Oxford une fraction de seconde plus tard. « Nous sommes ravis que tu nous ai accordé ta présence, Basilius » commenta simplement Ollender sans une ombre de sourire sur les lèvres. Le petit Carrow ne répondit pas à la provocation et se contenta de suivre tout le monde, tandis que ses deux frères lui lançaient des regards moqueurs. Penaud, il suivait la troupe jusque dans leur immense manoir. Ce manoir, Basil n’en pouvait plus. Il transpirait la violence, puait la condescendance. Le parc était majestueux mais pédant, les tableaux sur les murs lâchaient des commentaires désobligeant à toute personne n’étant pas suffisamment bien sapé pour eux. Il baissa les yeux par terre et son père à nouveau, prit la parole : « Montez vos valises et venez dans la bibliothèque. Dépêchez-vous ». Les trois frères montèrent les escaliers et Merrick eut pitié de Basil pour le dernier palier, puisqu’il l’aida à monter sa valise. La valise du garçon était beaucoup trop lourde pour lui qui était encore un frêle garçon de douze ans. Aussitôt à l’étage, le cadet traîna sa valise jusqu’à sa chambre, la plus austère de toutes, au fond du couloir. Il passa devant le tableau de son oncle Artemus qui le salua sèchement : « Bonjour tonton Artemus » répondit-il par politesse et non par envie. Il posa sa valise dans sa chambre et redescendit immédiatement.

Dans le couloir, il croisa ses frères qui se chamaillaient pour savoir qui passerait les escaliers en premier. Guère prit dans leurs jeux de jumeaux, Basil attendit qu’ils aient décidé pour les suivre. « Vous êtes en retard » tonna son père lorsqu’ils entrèrent dans la bibliothèque. « C’est parce que Basil nous bloquait dans l’escalier » lança cruellement Morfin, soutenu par son frère qui hochait la tête. Le cadet leur jeta un regard venimeux. « Tu resteras avec moi à la fin du cours » trancha son géniteur à l’attention du petit dernier qui baissait ses yeux vers le sol. Son père ne s’occupa guère plus de lui après ça. Le « cours » dont parlait Ollender Carrow était une initiation à la magie noire. Il n’y avait pas assez, selon lui, de pratique de la véritable magie à Poudlard. Et ce n’était pas tolérable. Les trois frères avaient un livre ouvert devant eux, alors que son père s’égarait sur le sortilège Doloris. « À quoi peut bien servir le sortilège Doloris ? » demanda-t-il finalement. Aucun des trois frères ne levait la main, parce qu’ils avaient fini par savoir que c’était le père qui choisissait celui qui devait répondre. Et bien évidemment… « Basilius, qu’en penses-tu ? ». Le garçon de douze ans leva ses yeux vers son géniteur. Forcément qu’il lui posait la question à lui. « Il peut être utilisé pour la discipline » commença-t-il timidement. Son père hocha la tête et dit : « Tu en sais quelque chose », mais le garçon continua : « Il peut être aussi utilisé pour montrer sa supériorité sur un être inférieur, tel que les sang-de-bourbes, ou bien pour extorquer des informations ». Son père faisait les cent pas devant lui en hochant positivement la tête, agréablement surprit apparemment par les mots de son cadet : « Tu oublies les sang-mêlés. Mais c’est bien tu as retenu la leçon, comparé à tes frères à ton âge ». Basil esquissa un léger sourire, non pas d’avoir été complimenté par son père mais bien d’avoir réussi à descendre ses frères.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Ven 14 Juil - 11:52



Avril 1952


La fin du cours se déroula sans histoire. Mais Basil pourtant, n’a pas oublié que son père voulait lui parler. Tandis que ses frères se levaient et lui jetaient un regard mauvais, le plus jeune garçon se leva simplement pour regarder son père ranger les livres en silence.
Sans doute aujourd’hui, tout n’allait être qu’avertissement verbal. Il avait bien répondu aux questions du paternel, il allait donc passer l’éponge. En tout cas, c’était ce que Basilius se disait pour ne pas sentir ses jambes trembler. « Pourquoi me poses-tu tant de problèmes, Basilius ? » demanda le père alors que le garçon semblait se rapetisser sur lui-même. Il jugea bon de ne pas répondre. Son père se retourna vers lui en se frottant les mains pour enlever la poussière. Une légère couche s’en releva et les yeux du petit Gryffondor se posèrent dessus un instant. « Où ai-je échoué à t’éduquer ? » continua-t-il.

Basil ne voyait pas l’intérêt de cette entrevue qui le mettait mal-à-l’aise. Il voulait lui répondre qu’il avait échoué à peu près partout, que s’il avait été un père protecteur et aimant il l’aurait rendu fier. Il aurait été à Serpentard, il aurait été à n’en point douter un fils fier de représenter leur blason. Mais il ne dit rien. Son courage de Gryffondor n’égalait pas sa présence d’esprit. Il se contenta de regarder son père avant de répondre : « Je ne crois pas que vous ayez échoué » dit-il prudemment. « Mais je n’ai pas complètement réussi » trancha-t-il avec un ton sec. Basil baissa les yeux, les mains croisées dans le dos qui se tortillaient violemment. L’effet qu’avait son paternel sur lui procurait toujours l’impression d’être un faible. « Cesse d’être méchant avec tes frères » lui recommanda-t-il avant de reprendre : « Sors ». Basil hocha la tête et sortit sans plus de cérémonie. Une fois dans le couloir il se précipita dans les escaliers pour remonter dans sa chambre avant que son père sorte de la bibliothèque. Il avait échappé à la punition aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Sam 15 Juil - 12:14


Mai 1952




Il était vingt heures et Basil se trouvait en haut de la tour d’Astronomie. Ses sombres pensées hantaient sa tête et sur son visage il était possible de voir une personne brisée. Il était à bout. À bout de tout. Il avait frôlé la nouvelle crise de claustrophobie en cours de métamorphose et il avait peiné à trouver une excuse valable pour sortir de cours immédiatement. Les regards railleurs autour de lui, lui avaient fait mal. Le visage strié par les larmes, le garçon de douze ans s’avança vers la balustrade. De toute façon, qui allait le plaindre hein ? Qui allait le regretter ?
La correction de son père trois mois auparavant l’avait plus traumatisé que les autres, elle avait été l’élément déclencheur d’une toute nouvelle et funeste envie : celle de mourir. Il passa ses mains dans ses cheveux. Il se sentait plus que jamais le courage de le faire. Son courage de Gryffondor lui hurlait d’y aller, même si son père ne regrettera jamais ce qu’il lui a fait. Voir tous les matins son dos marqué par les cicatrices ne lui rappelait que trop bien sa condition. Celle d’un traître dans une famille de sang-pur, celle d’un gamin incapable de faire plaisir à son père.
Basil en était au niveau de regretter ce qu’il était. Mais il avait tant essayé de plaire à son paternel et tant de fois avait-il finit à la cave pour cela. Sa douleur ne le quittait jamais. Si elle n’était pas physique elle était psychologique. Le cours de métamorphose avait été la goutte de jus de citrouille qui faisait déborder la carafe. Il n’avait jamais pensé à le faire avant. Jamais, il s’était dit qu’en allant à Poudlard cela allait aller mieux. Tu parles. C’était pire. Tous les soirs de chaque vacance, il était punit.

Les légères gouttes salées glissaient sur ses joues lisses, et il enjamba la balustrade. Il n’y avait personne en bas. Il inspira un bon coup. « Ne fais pas ça ». Cette voix aurait pu venir de sa conscience mais à l’inverse celle-ci lui hurlait de le faire.
La douce voix de sa cousine Cassandra lui fit tourner la tête sur le côté, sans qu’il ne puisse pourtant la voir. « Et pourquoi ? » répondit-il comme si la question ne valait pas la peine d’être posée. Ses larmes tombaient dans le vide et il aurait dû les rejoindre sur le champ plutôt que d’écouter la jolie Carrow qui tentait de le dissuader. « Tu ne le mérites pas ». « Et alors ? ». Un rire nerveux. Comment sa cousine l’avait trouvé ? Elle avait le don de savoir ce qui se passait dans sa petite tête brune et s’il adorait ça, cela l’énervait aussi assez souvent. « Ce n’est pas comme si j’allais le regretter » ricana-t-il d’un air mauvais. À cet instant, il ressemblait beaucoup trop à son père. Buté, railleur. Il regardait en bas et l’envie ne le quittait pas. « Je sais ce qui s’est passé, tout le monde en parle chez moi » lui dit-elle de sa voix douce en posant une main sur son bras, « tu ne le méritais pas ». Les larmes continuaient de couler furieusement tandis qu’assit sur la balustrade qu’il serrait fort avec ses mains, il luttait contre l’envie de se jeter dans le vide une bonne fois pour toute. « Je n’ai jamais mérité une seule punition qu’il m’a donné ». Son ton était accusateur, mais il ne lui était pas destiné. « Je sais, Basil ». Qu’elle dise son prénom lui fit baisser la tête et faible, il descendit. Il n’était pas allé au bout et il le regrettait déjà. Cassandra enroula ses bras autour de ses épaules tandis qu’il cachait son visage plein de larmes dans son cou.
Ses larmes semblaient inarrêtables même si la main que passait sa cousine dans ses cheveux contribuait à le calmer un peu. « Je sais » répéta-t-elle comme la douce lithanie qu'elle chanterait à un mourant.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Mar 18 Juil - 23:52

Août 1952

Basil tournait et virait dans sa chambre. Elle était totalement impersonnelle. Il ne lui était pas interdit d’accrocher quelques photos. Mais uniquement des photos de gens qui en valaient la peine. Inutile de demander, il savait que ses amis n’entraient pas dans cette catégorie. Alors pour faire bonne figure, il n’avait même aucune photo d’eux. Il préférait s’éviter la tentation de faire cette grossière bêtise. Sa chambre bien entendu, était parfaitement rangée. Il y veillait, même si Wilinus était un bon elfe, l’adolescent préférait s’en charger lui-même. Sur son bureau, un unique papier. L’autorisation de sortie pour Pré-Au-Lard.
Basil ne savait pas si cela valait le coup qu’il la fasse signer : après tout, il ne devra pas être vu avec ses amis et cela serait difficile pour lui d’y aller tout seul. Mais ça, c’était dans l’optique où son père acceptait de signer ce mot. Là en réalité, résidait tout le problème que le petit Carrow faisait tourner dans sa tête. Son père allait le ridiculiser sans rien lui signer. Il le sentait venir. Il avait beau tourner le problème dans tous les sens, Ollender Carrow allait le ridiculiser en lui présentant ses bêtises de l’année. Sans compter que Basil ne voulait pas lui demander quoique ce soit. Ça lui donnait des crampes à la langue rien que d’y penser.
Boudeur, il s’assit par terre, devant la vitre de sa chambre pour regarder la forêt qui s’étendait au dehors. En fermant les yeux et en omettant les voix de ses frères à l’autre bout du couloir, il aurait pu se croire à Poudlard. Il ferma les yeux pendant ce qui lui sembla être de longs instants. Le jeune garçon se déconnecta complètement de la réalité, à tel point qu’il n’entendit pas de prime abord la voix de son frère Merrick sur le pas de la porte.  « Eh Basilius, t’as fait signer le mot pour sortir à Pré-Au-Lard ? » lui demanda son frère en entrant dans sa chambre chose que Basil ne supportait pas qu’il fasse. Pour une fois, il était seul, pas accompagné de son jumeau.

Son grand frère poussa le vice à s’asseoir sur son lit et à mettre les pieds dessus, en gardant ses chaussures. « Non » lui répondit le cadet sans bouger de sa place, « pourquoi donc ? ». Basil haussa les épaules d’un air impertinent. « T’as peur de demander ? ». Ah. Il avait posé le doigt sur le mal. Le Gryffondor se retourna vivement, étonné de s’être ainsi fait prendre. « Père râle que tu n’aies pas le courage d’aller demander » l’informa-t-il, son visage se tordant d’un sourire, « tu devrais y aller ».
Étonné de la prévoyance de son frère, le jeune homme décida de lui faire confiance pour une fois et lui offrir un léger sourire. Il n'avait pas l'air de se moquer de lui, pour une fois.


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Dim 13 Aoû - 17:33

Août 1952


Enorgueillit par les paroles rassurantes et encourageantes de son frère Merrick, le petit Basilius Carrow décida de suivre ses conseils pour descendre voir son père. Bien qu’il fut plutôt rassuré de l’air qu’avait affiché son aîné, il ne pouvait empêcher un tremblement handicapant de parcourir ses mains, dans lesquelles il tenait fermement son autorisation de sortie pour Pré-Au-Lard. Il était le dernier de la fratrie à demander à son père de signer l’autorisation. A la base, il ne pensait même pas le faire, jugeant que cela eusse été une provocation supplémentaire pour un père qui en voyait en plus partout. Tandis que Merrick repartait dans la chambre qu’il partageait avec son jumeau, Basilius lui, sorti de la sienne et descendit les escaliers.

Ollender Carrow était dans le salon, et Aurianne n’était guère loin, occupée à boire une tasse de thé, ce que Basil détestait. Il avait peur qu’en venant ainsi dans le salon alors que ses parents partageaient un moment, sa mère ne décide de lui faire une infusion, sachant pertinemment que son fils détestait cela. Il toqua à la porte et son père se redressa dans son fauteuil pour regarder son fils qui sentait brusquement toute sa confiance en son frère s’évanouir. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Qu’est-ce qu’il faisait-là ? Il allait se faire punir ! « Entre » dit simplement son père de sa voix égale et masculine. Basilius fit quelques pas dans la pièce pour évaluer la probabilité d’une réaction correcte de son paternel. Avec l’année qu’il avait passé, sans doute la pire dans ses treize années de vie, il doutait fortement qu’une demande telle que celle-ci ne fasse plaisir à son père. Les yeux de son paternel, identiques aux siens, étaient résolument fixés sur le papier qui tremblait frénétiquement dans les mains du petit Gryffondor. « L’autorisation de sortie pour Pré-Au-Lard ? » demanda son père en sachant pertinemment que c’était cela. Le cadet hocha positivement la tête et Ollender lança d’un ton sec : « Tu pourrais répondre, je t’ai appris la politesse… ». À ses côtés, Aurianne Carrow ne disait pas un mot, à vrai dire, elle ne regardait même pas la scène qui se déroulait dans la même pièce qu’elle. « Oui » répondit Basil d’une petite voix en donnant sa feuille tremblante vers la main tendue de son père. « Tu as froid pour trembler ainsi ? » demanda-t-il vicieusement. « N-Non ».

Il y eut un moment de flottement pendant lequel Basil se demanda s’il ne ferait pas mieux de s’excuser en disant qu’il ne méritait pas une telle faveur de son père. A l’inverse, pendant ce même moment de flottement, Ollender Carrow se demandait s’il était judicieux de faire une telle fleur à son insupportable fils. « Le mérites-tu ? » questionna-t-il enfin, sans même avoir parcouru ses yeux sur la feuille. Autant jouer la carte de l’honnêteté, à ce niveau-là. « Non, je ne le mérite pas » dit son fils pour toute réponse. Ollender se renfonça dans son siège et jeta un regard en biais à sa femme qui ne le calculait même pas. La froide et impétueuse Aurianne Carrow, née Bulstrode, n’avait que faire de telles broutilles. « J’aime l’honnêteté ». Ce fut tout ce qu’il dit. Il sorti sa baguette et tapota le papier pour signer l’autorisation de sortie. Basil n’en croyait pas ses yeux ! « Merci père ».


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MessageSujet: Re: Le Journal Rouge et Or d'un Carrow Mer 16 Aoû - 17:19


1er Septembre 1952



Le coup des dix heures sonne dans un clocher d’Oxford. Impatient, l’air autoritaire, un homme se tient dans un vaste salon, les mains croisées dans le dos, comme s’il était tout à fait normal qu’il soit planté en plein milieux de la pièce sans rien faire. Parfois, quelqu’un, un jeune homme souvent, daigne passer devant lui, tandis qu’il fixe résolument l’âtre éteint de la cheminée. Depuis plusieurs mois, aucun feu n’avait été allumé d’un coup de baguette, parce que cela servait bien peu par la température ambiante. Un verre de brandy posé sur le recoin en bois de la cheminée, l’homme étire son bras de derrière son dos pour s’en saisir et le porter à ses lèvres.
Aujourd’hui, c’est la rentrée pour ses trois fils à Poudlard. Le dos droit, il ne bouge pas lorsqu’il entend un de ses fils maugréer contre son frère, et ne bouge pas plus lorsqu’il entend une remarque acerbe de la mère de ceux-ci, sa femme, Aurianne. Il est bien rare qu’Ollender Carrow soit si calme et pensif devant un verre presque vide et une cheminée éteinte. Il ne sait pas très bien quoi penser. Cette année a été particulièrement éprouvante pour lui, bien plus que pour ses fils à ses yeux. Ses jumeaux entrent en cinquième année et son cadet en troisième. Et c’est ce dernier qui l’inquiète. Ses agissements lui ont particulièrement fait perdre son sang-froid, cette année. Il ne souhaite pas que cela recommence. Ollender cherche la faille dans son éducation, celle qu’on lui a enseigné, celle qu’il a utilisé sur ses deux fils aînés sans aucun problème. Qu’est-ce qui cloche donc, chez Basilius ?

Immédiatement lorsqu’il entend des pas feutrés derrière lui, il sait que c’est son plus jeune fils. Pourtant il ne bouge pas et le laisse passer dans le salon en silence. Le silence, ce silence qu’Ollender ne connaît pourtant pas si bien que cela. Habitué aux bruits du jury du magenmagot, il est aussi fréquent que le silence soit dérangé par les sanglots de ses fils qu’il punit parfois à la cave. Et généralement, c’est Basil qui pleure le plus. Pourquoi ? Cet enfant semble tellement lui ressembler au premier abord. Là où ses frères semblent ressembler physiquement à leur mère avec leurs yeux plutôt clairs et leur chevelure châtain ou blonde, Basilius est brun, avec des yeux de la même couleur que ses cheveux et un sourire qui égale celui du patriarche Carrow. Pourquoi est-ce le fils qui semble autant lui ressembler physiquement, qui est aussi différent caractériellement parlant ? Son envoie à Gryffondor a constitué la trahison suprême pour lui. Il lui fait d’ailleurs encore payer, beaucoup plus peut-être qu’il ne l’aurait dû. Mais il faut lui faire comprendre que sa différence n’est pas acceptable dans sa société.

Basilius est à ses yeux le plus faible de ses fils. Il est comme ce verre fissuré qu’il porte pourtant à ses lèvres pour en finir le contenu. Prêt à craquer. Le verre explose entre ses doigts sans qu’il ne daigne faire attention aux éclats qui tombent par terre. Ollender ne bouge pas, le regard sombre, toujours fixé sur un point que lui seul peut voir. Il a pris une violente correction en février, une correction méritée avait-il dit à sa femme qui jugeait la sentence de deux heures de torture à la cave un peu sévère. Depuis, son cadet était comme un agneau dompté. Il ne disait rien, ne répondait pas, bien qu’il ne le fit jamais de toute manière, n’osait même pas venir le voir pour une signature sur une feuille. Oui, Ollender est au courant que c’est son fils Merrick qui est allé voir son frère pour le convaincre de venir lui quémander une faveur. Comme un agneau qui veut une touffe d’herbe et qui la réclame délicatement à son éleveur. Il avait failli dire non. Mais blessé et vaincu, Basil avait admis son erreur pour le grand bonheur de son père Ollender. Basilius était faible. Trop faible pour obtenir la pleine et totale considération de son père. Une horloge sonne brusquement dans la maison, il est dix-heure trente. C’est l’heure.
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