C'est la rentrée sur ATDM, tous à bord du Poudlard Express !
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L'ecchymose — ft. Adrian [Flashback]

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SERDAIGLE
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MessageSujet: L'ecchymose — ft. Adrian [Flashback] Sam 8 Oct - 12:53

Par une belle après-midi d’été, Mairead et sa fratrie virevoltaient dans les airs, profitant du beau temps. Bertram était fièrement perché sur son nouveau balai volant. Quant aux trois autres, ils se contentaient de quelques reliques et d’un balai-jouet spécialement conçu pour les jeunes sorciers, ne pouvant s’élever au-delà d’une certaine altitude ni même dépasser une certaine vitesse. Il s’agissait des premières vacances d’été de Mairead depuis sa rentrée à Poudlard. Et bien que l’année ait été grandiose, riche en apprentissage, en rencontres et découvertes, elle l’avait également beaucoup fatiguée et, à douze ans seulement, sa famille lui avait bien manqué depuis Noël. Elle appréciait donc pleinement l’un de ces rares moments pendant lesquels les enfants Aubrey s’entendaient suffisamment pour jouer ensemble sans passer leur temps à se quereller pour des queues de cerises. Elle s’apprêtait à passer un vieux souafle dégonflé à sa petite soeur quand quelque chose heurta violemment son bras droit. Le choc la secoua et, ne s’y attendant pas, elle dut vivement s’accrocher au manche de son balai pour ne pas en basculer. La surprise passée, une douleur s’éveilla dans son bras. La fillette vit clairement une pomme verte tomber sur le sol, évitant sa soeur d’une dizaine de centimètres à peine. Elle tourna la tête pour découvrir le responsable de ce lancer de fruit assassin. Pas de chance pour elle, ses deux frères se tenaient côte à côte, impossible de deviner lequel des deux avait failli la faire tomber de son balai. Toujours un peu secouée, et un peu par principe, elle cria :

« Non mais vous êtes fous !?? Faites un peu attention ! En plus, vous avez failli toucher Suzy ! » elle entendit vaguement cette dernière protester que tout allait bien et que, de surcroît, elle était une grande fille maintenant, mais elle n’y prêta pas attention. En revanche, elle fut piquée par la provocation que lui lança Graham.

« Oh ça va, il ne faut pas avoir peur comme ça, Mai-sweet. Si on avait su que tu ne tenais pas sur ton balai, on t’aurait épargnée. On te pensait meilleure, voilà tout… »

« Comment ?! Vous allez voir si je suis mauvaise ! Attendez un peu que je vous attrape ! » clama-t-elle en se penchant sur le manche de son balai, se lançant à la poursuite de ses agresseurs.

L’incident fut rapidement oublié, se transformant en une course de balais qui amusa beaucoup les enfants. Le soir tombé, ils durent se décider à en descendre et aller manger en famille. Arrivée dans la salle de bain où elle souhaitait se laver les mains, Mairead enleva le pull qu’elle avait mis pour voler. Bien qu’elle ait beaucoup bougé, elle avait tendance à avoir froid à cause du vent créé par ses déplacements rapides. Elle vit alors, sur la peau légèrement bronzée de son bras toujours un peu endolori une coloration bleuâtre. La grosse pomme y avait laissé son empreinte. Vaguement fascinée par la réaction de son corps, la jeune sorcière examina son bleu avec attention. Aspirante médicomage, elle décida rapidement qu’elle allait s’en occuper toute seule. D’une armoire, elle sortit le petit passet dont tous les enfants s’étaient servi lorsqu’ils étaient plus petits pour atteindre la vasque de l’évier. Elle monta dessus et attrapa, sur la plus haute étagère de l’armoire, un onguent qu’elle avait déjà vu sa mère utiliser sur de petites blessures. Elle emporta aussi le reste de philtre dégonflant qui traînait tout au fond. Il avait du servir plusieurs années auparavant. Confiante et forte de ses lectures sur les potions, elle décida également d’aller cueillir quelques plantes. Elle fourra les petits flacons dans les amples poches de sa robe, remis son pull, rangea la salle de bain et sortit discrètement dans le jardin où poussait notamment de l’alchémille qui devrait, selon elle, aider à la guérison. Silencieuse comme une ombre, elle se glissa jusqu’à sa chambre, au dernier étage de la maison. Là, elle mélangea les contenus des flacons et y ajouta sa cueillette coupée en petits morceaux, elle plaça le tout dans une coupelle qu’elle fit chauffer au dessus de la flamme d’une de ses bougies. Après quoi la potionniste appliqua consciencieusement le tout sur l’ecchymose. Juste à temps ! Elle entendait déjà sa mère appeler la famille pour passer à table.

Le repas se passait bien, tout le monde était de bonne humeur, le temps était toujours doux. Le bras de la fillette était un peu lourd et picotait, ce devait être un signe de guérison. Alors qu’elle le tendait pour se resservir en salade de pommes de terre, elle entendit sa mère pousser un cri. Surprise, la petite Suzy fit tomber son verre qui se fracassa sur le sol de la terrasse. Machinalement, le père de la petite bande marmonna « reparo ». Mais Madame Aubrey ne s’en était pas occupé du tout.

« Mairead ! Ton bras ! » 

« Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda-t-elle, sentant le rouge lui monter aux joues. Ça sentait mauvais pour elle.

« Montre-moi ton bras, jeune fille ! »

Sur ces mots, la mère de la brunette l’attrapa sans cérémonie et tira sa manche. Toute la famille découvrit un avant bras tout à fait violet. Mais ce n’était pas tout : d’inquiétantes croûtes orangées s’étaient formées à sa surface. Les yeux de Mairead s'arrondirent. Le choc lui ôta la parole. Bertram, au contraire, ne put retenir un « Berk » dégoûté.

« Mais qu’est-ce que tu as fait, Mairead ? Qu’est-ce que tu as fait à ton bras ?? »

La fillette sentit ses yeux brûler et ne put s’empêcher de fondre en sanglots, honteuse.

___

C’est ainsi que Mairead et Madame Aubrey se retrouvèrent assises à l’accueil de Sainte Mangouste au milieu de la nuit. Elles attendaient déjà depuis deux heures que quelqu’un puisse s’occuper du cas de la fillette. La sorcière au comptoir leur avait bien fait comprendre qu’il y avait plus urgent et qu’il leur faudrait patienter. En effet, elles avaient déjà vu passer plusieurs sorciers désartibulés, une sorcière qui semblait avoir été mordue par un loup garou et une autre qui hurlait de douleur sans raison apparente. À côté d’elles, un vieux sorcier ne cessait de se moucher et de caqueter exactement comme une poule. Mairead n’avait même pas envie d’essayer de deviner ce qui avait bien pu lui arriver. Elle restait assise, pitoyable, le visage défait et les yeux rougis. Sa mère, à côté d’elle, avait fini de la disputer depuis longtemps maintenant et paraissait résignée à passer une bonne partie de la nuit assise à côté de sa fille. Manifestement, tous les médicomages compétents étaient déjà occupés avec des cas plus urgents… Elles regardaient passer le cortège de robes blanches devant elle. Tout le personnel de l’hôpital semblait en ébullition, mais aucun employé ne leur accordait un regard.

dragées:
 
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MessageSujet: Re: L'ecchymose — ft. Adrian [Flashback] Mar 11 Oct - 21:23

« Steele, chambre 307, empoisonnement par polynectar, maintenant. »
Mark, un autre interne de ma promo, me lance un regard envieux tandis que je file, très excité, en direction de la salle 307. Les empoisonnements par polynectar sont toujours impressionnants et sur le chemin, je me demande en quoi va être transformé le patient. Un coup classique genre chat ou chien ou quelque chose de plus farfelu ? On ne peut jamais savoir avec les sorciers.
J'entre dans la chambre à la suite du médicomage en charge de ce cas et mes yeux s'illuminent soudain. La transformation est énorme et je comprends alors pourquoi j'aime mon métier. Une femme est allongée sur le lit, enfin je devine que c'est une femme car son visage n'a plus rien de féminin. Il est entièrement recouvert de poils noirs, blancs et roux. Son nez -ou plutôt sa truffe ? Aucune idée, je suis médicomage, pas vétomage- est très avancé et de grandes dents bien limées sortent de sa bouche. La pauvre femme semble paniquée et je la comprends, qui ne le serait pas en se retrouvant avec le visage d'un cochon d'inde ?
« Vous... Vous pensez que je vais rester comme ça très longtemps ? fait-elle en sanglotant. C'est que j'étais censée participer au concours Miss Witch 74 la semaine prochaine et avec cette tête c'est... C'est tout bonnement impossible !
— Non madame, rassurez-vous, lui dit le médicomage en se penchant vers elle pour inspecter ses pupilles. Nous allons vous garder en observation et d'ici quelques jours les symptômes devraient disparaître. Mais la prochaine fois que vous souhaitez prendre l'apparence de votre soeur en utilisant du polynectar... Veillez à ne pas y glisser des poils de rongeur, ça vous éviterait bien des problèmes. »

Je jette un coup d'oeil à ma montre et remarque qu'il est déjà très tard. L'équipe de nuit est en place depuis plusieurs heures déjà et quant à moi, je devrais être rentré depuis un moment, étant donné que je suis censé être de service le matin même. Sauf que personne ne respecte jamais les horaires dans cet hôpital, St Mangouste est le royaume des heures sup'.
Je baille à m'en décrocher la mâchoire et croise dans le couloir Sam, un de mes camarades d'université, interne aussi dans le même service que le mien.
« Va te coucher, me dit-il en riant, t'as une tête d'inféri, tu vas faire peur aux patients !
— Je crois que c'est ce que je vais faire, je lui réponds en me frottant les yeux. On se voit dans quatre heures ! »
Pour atteindre la salle de repos des médicomages, je dois passer par l'accueil du service, ce que je fais. Il y a foule dans la salle d'attente. Je repère une mère et sa fille assises côte à côte et je fronce les sourcils, me demandant si je ne les ai pas déjà vues en passant tout à l'heure, il y a près de deux heures de cela. Oubliant ma fatigue, je me dirige vers elles, reculant d'un bon mètre lorsque le vieux monsieur assis près d'elles se mouche bruyamment dans son morceau de tissus.
« Excusez-moi, dis-je en souriant, les mains enfoncées dans les poches de ma blouse blanche, est-ce qu'on s'occupe de vous ? »

HORS-JEU:
 

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MessageSujet: Re: L'ecchymose — ft. Adrian [Flashback] Sam 22 Oct - 16:40

Une grande horloge dorée berçait de son « tic tac » monotone les occupants du hall d’entrée de Ste Mangouste. La frénésie qui y avait régné jusqu’alors était progressivement retombée. Les quelques médicomages qui passaient encore devant les regards résignés des deux Aubrey se dirigeaient tous dans le même sens : la sortie, où une zone était prévue pour les transplanages et arrivées par portoloin afin d’éviter un certain désordre au sein même de l’hôpital, rempli de malades. Madame Aubrey les enviait. Elle aussi aurait voulu rentrer chez elle, retrouver sa petite famille assoupie. Elle se serait peut-être préparé une infusion afin de se calmer avant d’aller se coucher et s’endormir, profiter sommeil réparateur bien mérité. Mairead, elle, n’avait même plus besoin d’un lit. Malgré la douleur qui subsistait dans son bras, ses yeux commençaient à se fermer tout seuls. Elle avait tant pleuré qu’ils picotaient. Elle les sentait secs et piquants. Le son de l’horloge finit par la calmer et l’expédier droit dans les bras de Morphée. L’inconfort de la chaise n’y changea rien. Sa tête bascula sur le côté et tout s’éteignit.

« Excusez-moi, est-ce qu’on s’occupe de vous ? »

Sursaut et petit cri de souris de la Serdaigle réveillée en sursaut par cette ombre humaine et cette voix inconnue. Un jeune homme, manifestement pas beaucoup plus âgé que les élèves de septième année de Poudlard, se tenait devant elle et sa mère. Légèrement penché sur les deux patientes. L’air décontracté, les mains dans les poches et le sourire aux lèvres malgré les petits cernes naissant sous ses yeux, il attendait aimablement une réponse de madame Aubrey. Fatiguée, presque surprise qu’on s’occupe enfin d’elle et sa fille, celle-ci s’empressa de dire :

« Non ! Non ! Nous attendons ici depuis des heures. Pouvez-vous nous aider, jeune homme ? Est-ce qu’un médicomage vous a dit qu’il allait nous prendre en charge ? Oh, s’il vous plaît, conduisez-nous à lui. »

Pleine d’espoir, elle se leva de son siège et commença fébrilement à ramasser ses affaires tout en expliquant : « C’est pour ma fille. Vous voyez son bras ? Elle s’est… » « CÔÔÔTTT cot cot cot *PRRRRRRROOON* » Elle leva les yeux au ciel, prenant manifestement sur elle pour ne pas faire de réflexion au malade. Après avoir repris sa respiration, elle continua un peu plus calmement « Bref. Elle s’est cognée et apparemment, elle a utilisé un philtre dégonflant périmé, mais je n’avais jamais vu ça, regardez » fit-elle en relevant sa fille et découvrant son bras toujours violacé pour le montrer à son interlocuteur. 

« Maman ! » protesta Mairead, un peu secouée. Elle comprenait qu’elle soit nerveuse, mais elle aurait pu être un peu plus délicate tout de même. Elle n’en rajouta cependant pas, un peu gênée par ces dernières paroles. En effet, la fillette n’avait pas tout dit à ses parents. Il était hors de question pour elle d’avouer qu’elle avait joué à « l’apprentie sorcière » et que cette horrible chose qui lui servait désormais d’avant-bras était entièrement sa faute. Elle ne s’était pas échinée à ramener de bonnes notes en juin pour tout gâcher un peu plus tard. Contrairement à sa mère, elle avait remarqué que le garçon en face d’elle portait l’uniforme typique des médicomages et ne le prenait pas pour un simple secrétaire. Le rouge lui monta aux joues, elle se doutait bien qu’il y avait peu de chance qu’il avale l’histoire du produit périmé. Tirant son bras, elle le rapporta le long de son corps, faisant en même temps glisser la manche de son pull pour recouvrir cette horreur.

Mairead, toujours un peu rose, tenta de relever les yeux vers Adrian et lui adressa un sourire gêné, un peu pour le remercier de se soucier de son cas, un peu pour être polie… un peu par espoir qu’il pardonne son mensonge. « Bonjour Monsieur » fit-elle de la voix rauque de celle qui se réveille à peine. « … Vous pensez pouvoir faire quelque chose ? » ne put-elle s’empêcher d’ajouter avec inquiétude.
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MessageSujet: Re: L'ecchymose — ft. Adrian [Flashback] Ven 28 Oct - 15:59

J'écoute avec attention les paroles de la mère de la patiente et hoche la tête en souriant pour les mettre en confiance, elle et sa fille, malgré que j'ai bien l'impression que la mère me prend pour un secrétaire ou quelque chose de ce genre. Mais je ne me vexe pas, après tout je ne suis pas officiellement un médicomage, je ne suis qu'un étudiant en médicomagie et mon jeune âge ne joue pas forcément en ma faveur devant les patients.
J'essaye le plus possible de rester impassible lorsque le malade à côté de nous se met à tousser comme un coq. C'est important de rester neutre même quand la situation donne envie d'éclater de rire, c'est ce qu'on nous apprend en premier à l'université. Pas de rire, pas de dégoût, rien. Il faut rester stoïque si l'on ne veut pas blesser le patient.
La maman dévoile le bras de sa fille qui proteste, gênée. Je me penche légèrement pour jeter un coup d'oeil à la plaie, violacée et recouverte de croûtes orangées. Un philtre dégonflant périmé n'aurait jamais eu ce genre d'effet et je soupçonne la petite d'avoir menti à sa mère pour ne pas se faire gronder, ce que je comprends parfaitement. En revanche, pour la soigner, je vais avoir besoin des détails, que ça lui plaise ou non.
« Bonjour Monsieur, fait-elle tandis que je me tourne vers elle en souriant. Vous pensez pouvoir faire quelque chose ?
— Bien sûr,
je réponds d'une voix calme, mais je vais avoir besoin que tu m'expliques clairement et sans rien oublier comment tu t'es fait cette vilaine blessure. Je vais aller chercher votre dossier. »
Après leur avoir demandé leur nom de famille, je me dirige vers l'accueil, passe derrière le bureau et demande à la secrétaire de me donner le dossier d'entrée de la patiente Aubrey, ce qu'elle fait aussitôt. Puis je retourne côté patient et sourit à Madame Aubrey et sa fille qui m'attendaient.
« Vous me suivez ? Je vais vous installer dans une chambre libre. »
On s'engouffre alors dans un long couloir où se succèdent une multitude de portes fermées. Parfois des cris ou des pleurs se font entendre derrière quelques portes mais dans l'ensemble, le couloir est calme. On est en pleine nuit, il n'y a plus de visite à cette heure-ci et la plupart des patients dorment à poings fermés, si leur pathologie leur permet.
Au bout du couloir, je m'arrête devant la chambre 318, ouvre la porte et allume la lumière dévoilant une pièce inoccupée avec en son centre un lit impeccablement tiré. J'invite la jeune fille à s'installer sur le matelas tandis que j'accroche le dossier sur une plaquette posée au pied du lit.
« Alors, dis-je en relevant la tête en direction de Mairead, et si tu me racontais comment tu t'es fait tout ça, hm ? »
A côté de moi volettent le parchemin accroché à sa plaquette et une plume animée par magie et chargée de retranscrire sur le dossier tout ce que pourra dire la jeune fille.

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MessageSujet: Re: L'ecchymose — ft. Adrian [Flashback] Mar 1 Nov - 17:37

Manifestement poli, le jeune homme ne releva pas l’apparente méprise de Madame Aubrey. Et bien qu’un de ses sourcils sembla se soulever légèrement pendant le récit justifiant l’état du bras de la fillette, il ne fit pas part de son scepticisme… du moins, pas avant que Mairead ne lui demande s’il allait vraiment pouvoir arranger les choses. Trop fatiguée, sa mère ne se rendit pas compte de la véritable implication des mots « je vais avoir besoin que tu m'expliques clairement et sans rien oublier comment tu t'es fait cette vilaine blessure », mais la principale intéressée se sentit rougir. Le médicomage avait été subtil, mais elle était désormais persuadée qu’il avait deviné qu’il y avait doxy sous roche. À quoi s’attendait-elle en venant à Sainte Mangouste ? Elle aurait dû s’attendre à ce que les médicomages ne gobent pas son histoire et ne puissent pas la soigner sans connaître les causes du désastre. Elle eut à peine le temps de se reconstruire un visage plus ou moins impassible sur les courtes minutes qu’il fallut à Adrian pour récupérer le dossier que sa mère avait dû remplir à leur arrivée… à peu près une éternité plus tôt. Toujours souriant poliment, il les invita à le suivre. Les deux Aubrey s’exécutèrent promptement, très satisfaites que quelqu’un les ait enfin prises en charge et que les choses avancent enfin dans cet hôpital. Madame Aubrey aurait d’ailleurs probablement un petit mot à faire parvenir au directeur à propos de l’organisation de son établissement, une fois que toute cette histoire serait terminée.

Le petit cortège traversa de longs couloirs immaculés, passant devant une succession de portes identiques, à égale distance les unes des autres. Un décor monotone. L’endroit était néanmoins rendu fascinant par les bruits qui y surgissaient : pleurs, ronflements, éclats de voix,… rugissements ? La fillette qui devait se presser pour suivre le pas soutenu des adultes était à la fois très impressionnée et complètement fascinée. Elle aurait voulu s’arrêter à certains endroits, jeter un coup d’oeil à travers quelques serrures, entrebâiller une ou deux portes… Sainte Mangouste lui paraissait bien plus intéressante une fois le hall d’entrée derrière elle. Et ce fut bientôt son tour de rentrer dans l’une des chambres. Avec un peu de chance, ce ne serait pas à son tour d’emplir le couloir de ses cris quelques minutes plus tard. Elle monta docilement sur le lit pendant qu’Adrian mettait le dossier en place.

« Alors, et si tu me racontais comment tu t’es fait tout ça, hm ? »

La fillette déglutit. Difficilement. Elle se rendit compte qu’elle avait vraiment honte. De s’être fourrée dans ce pétrin, bien sûr. De ne pas avoir eu recours à un livre, aussi. Mais elle avait désormais surtout honte d’avoir menti. Plus les choses avançaient et plus révéler la vérité semblait difficile. Un ange passa. Se rendant compte du léger malaise planant dans la pièce, Mairead ouvrit la bouche, hésitante.
« Oui… oui. Alors. Je jouais au Quidditch avec mes frères. Enfin… pas vraiment au Quidditch. Mais on volait. Voilà, on volait. Et puis une euh… une pomme m’a percutée. » dit comme ça, il semblait que le fruit était sorti de nulle part, mais Mairead n’avait pas envie de dénoncer ses frères devant leur mère. « Et ça a fait mal. Oui, évidemment. euuuh après, j’ai vu que j’avais un bleu… » Sa voix s’était mutée en une sorte de croassement. Elle arrivait au moment gênant de ses explications. Quoi qu’elle fasse, elle passerait pour une menteuse. Et elle commençait à se dire que ce serait probablement à raison. Y avait-il une chance pour que sa mère tombe subitement endormie ? Pour qu’elle soit prise d’un accès de surdité ? Mairead tenta le tout pour le tout.

« Maman ? » fit-elle d’une voix plaintive et toujours coassante. « Maman… j’ai soif. » « Oui, ma chérie, on ira t’acheter un bon jus de citrouille quand Mr.… Steele aura terminé » répondit-elle en déchiffrant le badge du jeune interne. La situation était tellement embarrassante que des larmes se formèrent dans les yeux de Mairead sans même qu’elle y ait réfléchi. « Mais maman… j’ai vraiment très soif… ». Le regard inquiet de Madame Aubrey passa de sa fille visiblement mal en point au médicomage – pourtant bien jeune, selon elle – à ses côtés. Elle hésitait manifestement à les quitter et à laisser sa fille sans parent à ses côtés. « D’accord. D’accord, Mai, je vais chercher une infirmière… ou une cafétéria. Je reviens tout de suite, ne t’en fais pas ! » finit-elle par décider, peut-être après s’être rappelé qu’elle connaissait le nom d’Adrian et qu’on l’avait laissé emporter le dossier. Il était probablement connu et digne de confiance.

Une fois son pas pressé devenu inaudible, Mairead respira un grand coup et sortit d’une traite « J’ai-fait-une-potion-pour-me-soigner-toute-seule-avec-le-philtre-dégonflant-et-un-onguent-et-et-et-des-herbes ». Elle n’osa pas regarder Adrian pendant ses aveux et décida que ses genoux étaient une bien meilleure option. Sa gorge se serra. Elle se sentait vraiment stupide. Ses yeux recommençaient à picoter. Elle les essuya rapidement d’un revers de manche. Il lui restait un peu de fierté, tout de même !

HJ:
 
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MessageSujet: Re: L'ecchymose — ft. Adrian [Flashback] Lun 21 Nov - 17:13

Je peux ressentir le malaise de la jeune fille lorsque je lui demande comment tout ça est arrivé. Elle met un moment à me répondre mais durant le silence qui suit ma question, je ne la brusque pas et la laisse prendre le temps dont elle a besoin pour enfin raconter son histoire —car c'est plus difficile qu'on ne le pense de se dépêtrer d'un mensonge, surtout devant sa mère.
« Alors, commence-t-elle d'une voix hésitante. Je jouais au Quidditch avec mes frères. Enfin… pas vraiment au Quidditch. Mais on volait. Voilà, on volait. Et puis une euh… une pomme m’a percutée.
— Une... pomme t'a percutée ? dis-je en haussant un sourcil, sans pour autant relever l'absurdité de sa phrase. D'accord, continue.
—  Et ça a fait mal,
poursuit-elle. Oui, évidemment. Euuuh après, j’ai vu que j’avais un bleu… »
J'hoche la tête en souriant tandis qu'à côté de moi, la plume s'active et note toutes les informations sur le parchemin, aussi utiles soient-elles.
C'est alors que la jeune fille entreprend une manoeuvre assez osée, tentant de mettre sa mère à la porte en prétextant une soif terrible. C'est plus fort que moi, je souris devant sa tentative et lorsque Mrs Aubrey se tourne dans ma direction, j'hoche de nouveau la tête en arborant un sourire confiant comme pour la rassurer, sa fille est entre de bonnes mains. Mrs Aubrey quitte alors la pièce pour partir à la recherche d'une cafétéria. La réaction de Mairead ne tarde pas et enfin elle consent à m'avouer toute l'histoire sans avoir peur d'éveiller la colère de sa mère si celle-ci se rend compte que sa fille ne lui a pas tout dit.
« J’ai-fait-une-potion-pour-me-soigner-toute-seule-avec-le-philtre-dégonflant-et-un-onguent-et-et-et-des-herbes, dit-elle d'une traite sans même reprendre sa respiration.
— Un onguent ? je demande en m'approchant de la jeune fille et en attrapant son poignet pour mieux observer sa blessure. Quel genre d'onguent ? Et les herbes, tu te souviens de ce que tu as utilisé ? Hm... On dirait de l'alchémille... » j'ajoute plus pour moi-même.
Je me détourne alors de la patiente, attrape la plaquette sur laquelle la plume était encore en train d'écrire une seconde plus tôt (d'ailleurs on voit bien au tressaillement de celle-ci que de se voir voler son parchemin ne lui plaît pas trop), puis en extirpe un parchemin vierge sur lequel j'écris (à l'aide de la plume récalcitrante et toujours un peu fâchée) quelques indications à l'intention des infirmières. Le parchemin prend alors la forme d'un oiseau de papier qui s'envole par un conduit d'aération en direction du bureau des infirmières. Quelques secondes plus tard, une grande dame assez âgée frappe à la porte et entre, quelques fioles, compresses et ustensiles volant autour de ses épaules.
« Voilà ce que vous m'avez demandé, Mr Steele, fait l'infirmière d'une voix nasillarde tandis que tout ce qu'elle a apporté se pose sur une petite table dans un coin de la pièce.
— Merci, Mrs Greenweather, c'est très aimable », dis-je mais celle-ci a déjà quitté la pièce et refermé la porte derrière elle.
J'approche la petite table du lit de la jeune fille puis m'empare de nouveau de son poignet pour reprendre mon auscultation.
« On va déjà désinfecter ton bras, dis-je en attrapant une fiole contenant un liquide transparent mais légèrement brillant ainsi que quelques compresses. La plaie est enflammée, ça devrait faire disparaître ces vilaines croûtes.
Et tout en lui expliquant comment je compte procéder, je laisse couler quelques gouttes du désinfectant sur une compresse et viens l'appliquer sur la blessure qui réduit déjà considérablement de volume.

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