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Le hasard fait bien les choses [Basil]

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MessageSujet: Le hasard fait bien les choses [Basil] Jeu 13 Oct - 19:25

Comme partout, à Poudlard, il y avait des jours plus faciles que d’autres.  Il arrivait que Soyle en ait des migraines impressionnantes et l’envie d’arracher les yeux à certaines personnes. Et pourtant ce n’était vraiment pas une violente ! Mais on finissait tous par avoir les nerfs qui lâchent un jour ou l’autre. Heureusement, c’était très rare ! Et ce n’était pas le cas ce jour-là. Et pour cause, on était vendredi. Un jour où même si en général les élèves étaient un peu agités, il y avait une ambiance particulière à l’école. Tout le monde avait hâte de voir arriver le week-end pour pouvoir se reposer un peu. En plus elle ne finissait pas très tard alors elle était de repos encore plus tôt. Un petit plaisir de plus. Et pas négligeable. En finissant plus tôt, elle pourrait sortir un peu en ville. Ce qui était très agréable aussi dans le genre. Elle avait déjà des projets en fait, mais ça serait pour plus tard du coup.  

Vendredi ou pas vendredi, il fallait s’occuper des cours et autres responsabilités qu’elle avait gagnées avec ce poste qu’elle adorait. D’autres auraient trouvé la tâche insurmontable. Toutes les responsabilités qui allaient avec le titre de professeur avaient tendance à effrayer. Soyle aussi avait été nerveuse dans les premiers temps, elle avait trop peur de faire une bêtise. Maintenant ça allait beaucoup mieux. Elle avait pris ses marques, ses habitudes, ses amis, ses relations… en clair, elle était au moins bien plus détendue pour cela. Un progrès qui était bien appréciable également dans le genre.

Heureusement la fin des cours était arrivée rapidement. Ce que les élèves avaient pu être distraits aujourd’hui ! Ce n’était pas comme si Soyle ne le savait pas, mais c’était toujours un peu pénible de les tenir alors qu’ils n’avaient envie que d’une chose : vite sortir d’ici et profiter du beau temps. Elle aussi aurait adoré profiter du beau temps, mais il fallait finir la journée avant. Lorsque l’heure sonna pour le cours de se terminer, la tension était palpable. Soyle ne disait plus rien, eux non plus. Ils la fixaient, attendant son feu vert. C’était toujours aussi drôle… elle les laissa partir et ils ne se firent pas prier. C’était un des rares jours où personne ne venait jamais lui poser de question à la fin du cours. Elle pouvait partir tranquille en week-end !

Il y a quelques temps, elle avait entendu parler d’un petit coin sympa à Pré-au-Lard. Elle n’avait jusqu’à maintenant jamais eu l’occasion d’y aller mais aujourd’hui elle se sentait bien d’humeur à tester. L’idée d’un tel lieu pas loin était assez alléchante. Un petit coin pour bouquiner (et visiblement il y avait du choix !), tout en buvant voire grignotant quelque chose. Un peu comme à la maison quoi. Mais en plus, là-bas, il y avait du monde. Un bon moyen d’allier son goût pour la lecture et son besoin de voir du monde. Oui, elle avait bien envie d’y aller ce soir-là. Alors elle passa dans ses appartements déposer ses affaires et pris la route du petit village. En arrivant dans l’établissement, elle ne fut pas déçue. Il y avait vraiment énormément de choix ! Magnifique. Elle reviendrait sûrement ! Elle s’approcha donc du propriétaire des lieux pour lui demander un petit café quand…

-Basil ? Basil Carrow ?

Il lui semblait bien reconnaître ce bel inconnu qu’elle avait croisé en Pologne. Le retrouver ici serait surprenant mais il lui semblait pourtant voir juste. Auquel cas elle en serait ravie. Ils s’étaient quittés pour un rendez-vous mais… secrètement elle avait espéré le revoir. Juste comme ça.

-Je… je ne m’attendais pas à vous revoir ici…

Elle ne le montrerait pas forcément... ou en tout cas pas trop... mais allez savoir pourquoi, elle était contente de le revoir.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Sam 15 Oct - 20:48

Comme à chaque fin de semaine, j'avais décidé de venir au petit café que Ted Tonks tenait à Pré-Au-Lard. J'y venais par habitude, mais aussi pour plusieurs raisons différentes : déjà, j'avais toujours aimé ce petit village pittoresque, et revenir en tant qu'adulte me rappelait tous les bons souvenirs que j'avais eus ici avec mes amis ; ensuite, parce que j'appréciais beaucoup son gérant, avec qui j'échangeais de longues discussion sur tout et rien, je pouvais au moins arrêter de penser au boulot qui restait sur mon bureau du Ministère ; et enfin, je me rapprochais un peu de Poudlard comme ça. Je pouvais voir s'élever ses immenses tours, mais de loin, je ne pouvais pas les distinguer. L'une d'elle était celle de mon ancienne maison, et revenir ici, c'était un peu comme si je revenais définitivement.

C'était donc mon habitude, et je n'avais pas dérogé à la règle.

Accoudé au comptoir, j'attendais patiemment ma commande, entouré du bruit incessant des conversations discrètes et apaisantes qui s'élevaient dans la pièce. Une voix cependant m'interpella, et ce n'était pas celle de Ted. C'était une voix féminine charmante et agréable, que j'avais déjà entendu quelque mois plus tôt. Je me retournais, surpris d'être interpellé de la sorte par une voix féminine qui me disait vaguement quelque chose.
Je dû tirer une de ces têtes en la voyant ! Soyle ! Ma guide en pleine ville de Pologne, et accessoirement une partenaire de dialogue très agréable en tout point de vu. Je souri, ravi de la voir ici. Mais je n'étais pas étonné au fond. Elle était prof à Poudlard, elle devait bien passer à Pré-Au-Lard de temps en temps ! J'avais pas mal pensé à cette rencontre que j'avais appréciée. C'était assez rare que je m'entende immédiatement bien avec quelqu'un, moi qui étais plutôt froid voire méfiant envers les inconnus. Mais pas avec elle, ce qui me rendait très à l'aise pour discuter un peu. Et, je serais ravi de discuter ici avec elle.

- Eh bien pour moi c'est une excellente surprise ! Je suis ravi de vous revoir, c'est assez étonnant que nous ne nous soyons pas déjà croisé, puisque je viens ici toutes les semaines.

Tient, voilà encore quelque chose d'assez inhabituel. Je n'étais pas particulièrement bavard avec les gens que je n'appelais pas mes amis. Pourtant, je venais de lui avouer que je venais ici toutes les semaines, et que j'étais heureux de la croiser ici. Je me sentais beaucoup plus à l'aise dans ce bar sorcier. Habillé avec ma cape noire, je paraissais être un vrai sorcier et non pas un moldu comme j'avais dû le faire pour ma visite dans son pays. Désignant la chaise vide à côté de la mienne, je lui lançais tout sourire :

- Vous pouvez vous asseoir si vous voulez, je suis seul.

Une proposition qu'elle allait accepter avec plaisir j'espère. Sinon… Eh bien, je ferai comme d'habitude, je discuterai avec Ted jusque tard dans la soirée, d'une humeur plus joyeuse cependant qu'à l'accoutumée.


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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Dim 16 Oct - 0:14

C’était assez impressionnant de voir à quel point certaines personnes pouvaient vous inspirer. Dans pleins de sens différents. Il y avait par exemple sa petite Alice qui savait lui redonner le sourire et la rendre fière. Pourtant, ce n’était concrètement que des amies. Mais c’était pourtant un sentiment intense de bien être qui l’envahissait quand elles se voyaient. Et puis, à sa grande surprise, il y avait cet inconnu qu’elle retrouvait aujourd’hui. Oui, un inconnu. Même si ils s’étaient un peu présentés en Pologne, ils ne savaient pas grand-chose. Elle connaissait son nom, d’accord. Elle savait qu’il travaillait au ministère, super. Lui savait qu’elle s’appelait Soyle Hoover et qu’elle était professeure d’étude des moldus. Bon, bah ça n’allait pas très loin tout ça. Ah si, pardon, il savait qu’elle était à moitié polonaise. Gros progrès. Mais bon, ce n’était pas très concluant. Forcément, alors qu’elle le recroisait ici, elle était un peu curieuse. Comme d’habitude, oui. Sauf qu’avec lui c’était particulier. Allez savoir pourquoi, elle était vraiment intriguée par lui. Peut-être à cause des circonstances de leur rencontre. Ils n’avaient pas réellement eu l’occasion de se parler la dernière fois et pour cause, il avait autre chose à faire. Tant mieux pour lui. Mais maintenant, ils avaient plus de temps l’un et l’autre. Alors oui, elle avait hésité à aller le rejoindre. Et puis elle avait osé. Pour leur plus grand bonheur visiblement.

Soyle savait que cela pouvait être un défaut cette manie qu’elle avait d’aller vers les gens comme ça. Pourtant, lui, il avait l’air de ne pas trop être dérangé par ça. Et à en juger par son regard à la fois surpris et ravi, elle avait raison. C’était tellement agréable d’être accueilli comme ça. Tellement qu’elle aussi élargit son sourire jusqu’aux oreilles. J’irais jusqu’à dire qu’elle était soulagée de voir que cela avait l’air de faire plaisir à Basil de la rencontrer ici.

- Eh bien pour moi c'est une excellente surprise ! Je suis ravi de vous revoir, c'est assez étonnant que nous ne nous soyons pas déjà croisé, puisque je viens ici toutes les semaines.

Toutes les semaines ? Effectivement, c’était surprenant. Surtout qu’elle aussi venait assez régulièrement au village. Peut-être pas à cet endroit précis mais tout de même. En même temps, quand on ne se connaît pas difficile de se reconnaître, alors du coup elle avait au moins une excuse pour la période qui précédait leur rencontre. Ce qui couvrait une assez large période. Maintenant, il est vrai qu’ils s’étaient bien ratés ces derniers mois…

-Oh, quand on m’avait conseillé de venir ici, j’ignorais à quel point ils avaient raison. Je ne connaissais pas cet endroit mais je sens que je vais souvent y revenir maintenant…

Déjà parce que l’atmosphère qu’on y trouvait était fort sympathique, et ensuite parce que… Ben parce qu’il était là souvent, tiens, tu penses ! Il était tellement gentil, elle avait envie de passer plus de temps à lui parler. Oh, elle n’espérait rien, de simples conversations comme ils en avaient commencé une. Ça faisait tellement de bien de parler avec une personne aussi sympathique. Surtout quand elle semblait en avoir autant envie que vous.

- Vous pouvez vous asseoir si vous voulez, je suis seul.

Jamais, je dis bien jamais elle ne lui aurait avoué… Mais Soyle avait bien espéré qu’il lui propose de se joindre à lui. C’était la preuve qu’il était réceptif. Et en même temps, puisqu’ils ne se connaissaient pas, c’était assez inespéré. Il pouvait avoir envie d’être tranquille, un peu seul, surtout en fin de semaine. C’était le moment où l’on aimait se détendre bien tranquille. Quelle chance qu’il accepte sa compagnie. Sans réellement le vouloir, sa proposition la fit rougir assez discrètement, mais tout de même.

-Merci, c’est très gentil.

Soyle s’installa donc près de lui, ne sachant plus trop quoi faire. C’était bien une première. En règle générale, elle était plutôt du genre à inviter les gens près d’elle justement. Voir tout cela inversé, c’était un peu inhabituel également. Enfin, tout ceci allait se débloquer. Après tout, il n’y avait aucune raison. Ils étaient deux personnes qui s’appréciaient, visiblement. Ou en tout cas qui appréciaient échanger entre eux. Allez, il fallait se reprendre. Soyle se retourna vers lui, son sourire bien raccroché à ses lèvres, décidée à poursuivre leur conversation précédente.

- Vous savez, j’y ai repensé après notre dernière entrevue, et il me semble que nous étions déjà croisés à l’école, à l’époque où nous y étions étudiants. Votre nom m’a réellement fait résonnance…

En effet,  avec un si petit écart d’âge, c’était plus que probable. Voire même certain. Mais ça, elle l’ignorait, elle s’était simplement dit que ce nom et ce prénom lui étaient familiers. Sans avoir de souvenir très précis, mais tout de même.

- Enfin, je vous dis ça, je ne pense même pas que nous nous soyons parlé, mais peut-être vu de loin, vaguement. Dans quelle maison étiez-vous ?

L’enfance et l’école, c’était un peu le sujet basique, même si parfois délicat. Si seulement elle savait… mais effectivement, surtout en tant que professeur, c’était un peu facile mais… étrangement, elle ne savait pas du tout par quoi commencer. Elle appréciait beaucoup sa compagnie mais maintenant qu’ils se parlaient réellement, pas parce qu’elle lui donnait un coup de main quelconque… tout était différent. D’un seul coup Soyle avait vraiment peut de faire une gaffe. Elle se laissait facilement approcher… mais elle était toujours un peu anxieuse quand on commençait à s’intéresser à sa petite personne, juste pour elle, sans prétexte autre. Même si au final elle adorait ça. Disons qu’il fallait simplement prendre le temps de former les choses.
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Dim 16 Oct - 20:24

Elle semblait ravie que je lui propose de s'asseoir. Je ne savais pas ce qu'elle avait prévu de faire, mais en tout cas, elle devait être seule pour accepter ainsi. Et puis, elle semblait avoir des facilités avec les gens... Alors discuter autour d'un café devait lui faire vraiment plaisir. J'étais persuadé qu'il s'agissait du genre de personne à ne pas trop apprécier se faire rejetter parce qu'ils ont besoin d'affection et d'attention. En tout cas, du peu que je l'avais côtoyé, je la voyais ainsi. Et je n'avais pas trop l'impression de me tromper, mais elle était sociable. Et ça m'arrangeait bien, parce que je n'allais pas vers les autres de moi-même.  
Lorsqu'elle me répondit qu'elle avait une raison de plus de venir toute les semaines, je devais bien admettre que ça me flattait assez... Si bien que je lui lançais un sourire ravi en me décalant en sa direction, avant de lui lancer d'un air malicieux :  

-     Serais-je une bonne raison pour que vous veniez ici toutes les semaines ? Ted sera ravi que je lui fasse gagner une cliente.

Je la taquinais bien sûr, mais je n'étais pas prêt d'oublier ce qu'elle venait de me dire. Cette femme était décidément fascinante. Elle m'intriguait et sa voix et sa facilité à discuter me donnait vraiment envie de parler avec elle pendant quelques heures.  

-     Merci Ted lançais-je lorsque mon café arriva devant moi. Vous devriez en prendre un aussi, ils sont excellents.  

J'adorais le café parce que ça me permettait de rester éveillé pendant mes longues soirées à trier des dossiers bouclés ou non. Heureusement ces soirées désastreuses au bureau n'arrivaient pas trop souvent alors... Aujourd'hui je n'avais pas eu grand-chose à faire, et il était vrai que j'étais arrivé ici un peu plus tôt que d'habitude. Pour mon plus grand plaisir, bien évidemment. Elle reprit la parole et je l'écoutais avec une attention toute particulière. Je lui disais quelque chose ? Je décidais de sauter sur l'occasion :  

-     Vraiment ? Je ne me souviens pas de vous, parce que je crois que j'aurais de suite reconnu quelqu'un avec un sourire si charmant.  

Je souri un peu plus avant de répondre à sa question, avec un air un peu amusé. Il me semblait qu'elle était un peu plus jeune que moi, mais après tout on pouvait facilement se tromper. Il était possible voire même probable que nous nous soyons croisés à Poudlard.  

-     J'ai quitté Poudlard en 1957 et j'étais chez les Gryffondors. Vous n'avez pas une tête de Gryffondors... Où auriez-vous pu aller ?  

Je ne la voyais pas non plus chez les Serpentard, et je n'étais pas trop convaincu par les Poufsouffles mais pourquoi pas ? Elle semblait être quelqu'un de raisonné et d'intelligent d'autant plus qu'elle était professeure. Un blason bleu et argent lui allait plutôt bien je trouve...


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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Dim 16 Oct - 22:08

En général, la fin de semaine, c’était par étapes. Le vendredi soir elle sortait souvent de l’école, juste pour s’aérer un peu, et souvent seule. Elle voyait tellement de monde dans la semaine qu’au final, être un peu tranquille c’était sympa aussi. Le samedi elle sortait voir un peu de monde en général, des amis, des proches. Et le dimanche, elle restait à l’école, pour se remettre dedans, faire un peu tout ce qu’il y  avait à faire. En tant que professeur, il y en avait toujours. Ce n’était pas les vacances tous les jours comme certains semblaient le croire. C’était peut-être plus facile qu’autre chose, mais tout de même.

Bref, ce jour-là, nous étions vendredi. Et pourtant, cette semaine, elle n’avait plus tellement envie de rester seule et tranquille. Parce qu’elle était retombée sur Basil Carrow. Un jeune homme charmant qu’elle avait rencontré il y a quelque mois. Ils ne se connaissaient pas encore, mais elle serait contente de changer cela assez rapidement. Il l’intéressait, l’intriguait. Pourquoi ? Très bonne question. Elle sentait que le feeling passait bien et avait simplement envie d’en profiter. Ils verraient bien où cela allait les mener. Il était possible qu’au final ils n’arrivent pas à s’entendre. Ou tout le contraire. Pour le moment, il l’avait invitée à s’installer près de lui. Donc nous pouvons dire qu’il se sentait plutôt bien avec elle aussi.

- Serais-je une bonne raison pour que vous veniez ici toutes les semaines ? Ted sera ravi que je lui fasse gagner une cliente.

Pour en arriver là, elle avait dit avec humour qu’elle viendrait sans doute plus souvent maintenant. A dire vrai, pour être tout à fait sincère, il aurait fallu qu’elle lui réponde oui. Tout simplement parce que pour le moment elle avait très envie de passer du temps avec lui et d’en apprendre plus sur lui. Et en même temps, c’était un peu délicat de le dire comme ça, tout de suite. Il pourrait mal le prendre. Et elle ne saurait plus tellement où se mettre à force…

- Oui, peut-être. Et puis, l’endroit est charmant.

Oui, l’endroit était très agréable. Et pas seulement l’endroit. Basil était quelqu’un qu’elle était presque sûre d’apprécier encore un bon moment. Pourquoi pas toutes les semaines ? Ils verraient bien de toute façon. Il fallait essayer et ils verraient bien. Soyle était plutôt confiante pour le moment. Enfin, au fond seulement. Physiquement, c’était un peu moins le cas.

- Vous devriez en prendre un aussi, ils sont excellents.

Un café ? D’habitude elle prenait plutôt du thé, mais après tout, pourquoi pas. Elle avait bien envie de lui faire confiance là-dessus aussi. Alors avant que le propriétaire ne reparte, elle lui fit un signe pour effectivement prendre un café.

- Très bien, je vais vous faire confiance alors.

Etait ensuite arrivé ce moment un peu délicat où elle avait tenté un sujet, le premier venu, n’importe lequel. Elle avait choisi l’école. Déjà parce qu’elle se souvenait vaguement de son nom à l’époque, mais aussi parce que c’était, en tant que professeur, le premier qui lui venait logiquement en tête. Là encore, il semblerait que ça convienne à son interlocuteur.

- Vraiment ? Je ne me souviens pas de vous, parce que je crois que j'aurais de suite reconnu quelqu'un avec un sourire si charmant.


Ah… euh… ben… C’était gentil… honnêtement, elle avait eu un petit moment de vide. Elle s’était attendue à tout sauf à ce genre de réflexions. C’était très gentil de sa part, mais un peu inattendu tout de même. La réaction ne se fit pas attendre trop longtemps non plus. Tout d’abord, elle changea de couleur pour aller vers un superbe rouge tomate. Elle baissa brièvement le regard, avant de venir le reposer sur Basil le plus rapidement possible.

- Et bien, il me semble pourtant. Même si je peux tout à fait me tromper... Mais merci pour... le sourire...

La belle ne savait plus si elle devait rire ou se cacher. Elle s’était peut-être effectivement totalement trompée. Autrement elle ne voyait pas trop où elle l’avait déjà croisé. Parce qu’elle ne se souvenait réellement pas lui avoir parlé avant la Pologne, mais tout de même.

- J'ai quitté Poudlard en 1957 et j'étais chez les Gryffondors. Vous n'avez pas une tête de Gryffondors... Où auriez-vous pu aller ?

Ah non, c’était bien ça. Ils avaient eu un peu de temps commun à Poudlard. Après un bref calcul, ils avaient donc six ans d’écart. Donc effectivement, ils s’étaient probablement croisés. Mais visiblement pas dans leur maison. Ce n’était pas si surprenant de le savoir ancien Gryffondor. Allez savoir pourquoi, tous les anciens élèves avaient le chic pour voir un peu ce genre de choses. Lui-même  avait sans doute une petite idée de l’ancienne maison de la rousse.

- Dans ce cas nous nous sommes effectivement croisé, même très peu. J’ai quitté l’école en 1963. J’étais à Serdaigle… mais j’imagine que vous n’êtes pas si surpris ? A force on se reconnaît entre nous, non ?

On finissait par connaître les caractéristiques des élèves de chaque maisons. On était tous différents, certes, mais tout de même. En tout cas Soyle les voyait venir. Mais c’était peut-être une déformation professionnelle ceci dit. La réponse du jeune homme l’aiderait sans doute à trancher.

- Mais attention, vous avez mon année de sortie, mais n’oubliez pas que l’âge d’une femme ne regarde qu'elle, je vous déconseille les calculs.

Elle l’avait dit dans un demi-rire. Elle plaisantait bien sûre. Soyle était même presque sûre que le calcul était déjà fait. On ne pouvait pas s’empêcher de le faire. En plus, elle n’était pas si âgée alors pas encore complexée par ce détail…
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Lun 17 Oct - 18:10

Je levais un sourcil en l'entendant me dire que peut-être, j'étais une bonne raison pour qu'elle revienne. J'avais donc raison, et cela flattait d'autant plus mon égo. Mais l'endroit était agréable aussi, elle n'avait pas tord. C'était pour ça que je venais ici à chaque fins de semaines. Mais pour ne pas sourire d'avantage, je plongeais dans ma grosse tasse de café fumant pour en boire une gorgée. Je fermais les yeux quelques brefs instant, l'oreille toujours attentive à sa voix mélodieuse. Il n'y avait pas à dire, ce café était délicieux.  
J'esquissais un sourire en la voyant en commander un également. Elle n'allait pas être déçu, c'était la meilleure chose que Ted et Andromeda faisaient dans ce petit café.  

Elle semblait tellement gênée par mon compliment que je dû réprimer si fort un fou rire que je m'étouffais avec ma gorgée de café bouillant. Je toussais quelques instants, mais mon envie de rire ne m'avait pas quitté. Elle me remercia avec les joues si rouges que je ne pouvais que trouver cela adorable. Je n'étais pas quelqu'un d'avare en compliment, mes parents ne m'en avaient jamais faits, et je trouvais cela assez hypocrite. Mais là, j'étais bel et bien sincère. Soyle Hoover avait un sourire lumineux et contagieux.  

Mais lorsque je lui dis l'année où j'avais quitté Poudlard, je me dis qu'en fait, nous avions dû y aller à la même époque. Elle confirma mon idée en me disant qu'elle avait quitté l'école en 1963. Je faisais des calculs tous les jours et j'ai de suite remarqué que nous avions donc six ans d'écart, ce qui lui faisait 29 ans. Elle m'informa qu'elle était à Serdaigle et m'avertit de ne pas lui demander son âge. Inutile en effet. J'éclatais de rire en la regardant puis je repris une gorgée de mon café qui refroidissait lentement.  

-   Oui, je vous voyais soit à Serdaigle soit à Poufsouffle... Mais avec une préférence pour les Bleus et Argent.

Je marquais une pause avant de sourire d'un air provocateur :  

-     Mais le calcul, hélas, est déjà fait. Je vous fait plaisir si je vous dit que vous ne faîtes pas votre âge ?  

Je tapotais avec mon doigt le bout de la table. J'avais peur d'être trop curieux en demandant certaines choses... Mais en même temps elle voulait discuter, non ? C'était le but de cette conversation, c'était aussi pour cela que je lui avais proposé de s'asseoir. Ted revînt avec son café et je l'observais attentivement en attendant sa réaction. Sa tasse était plus fumante que la mienne et je la contemplais quelques instants.  

-   Vous aimez votre métier ? Vous avez bien de la chance de travailler à l'école... Je donnerais n'importe quoi pour y revivre mes années d'études.  
 
"Et peut-être vous connaître plus tôt". Mais je n'ajoutais pas cela. Je levais mes yeux vers elle, la tête plein de souvenirs de mes années merveilleuses à Poudlard.


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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Lun 17 Oct - 22:36

Les deux jeunes gens ne se pressaient pas, ils faisaient les choses dans l’ordre. On pourrait croire qu’ils pressaient parce qu’ils ne se connaissaient même pas d’une heure. Mais la seule chose qu’ils avaient pressé, c’était leur rencontre. Oui, Soyle était venue assez directement vers lui en Pologne. Mais le reste était assez maîtrisé. Ils étaient simplement contents de se voir. Leur rencontre avait été sympathique, ils avaient envie de voir le reste l’être tout autant. Et le cadre s’y prêtait assez bien. La belle serait venue régulièrement même sans lui. Mais si en plus elle pouvait l’y retrouver… elle avait été parfaitement honnête en lui confiant que cela jouerait peut-être.

Il y avait bien eu ce petit moment un peu gênant, quand elle n’avait pas réussi à s’empêcher de rougir devant son compliment… mais elle était loin d’imaginer à quel point ça allait être pire ! En voyant sa réaction, Basil avait manqué de s’étouffer avec son café. Soyle était-elle si comique ? Elle ne savait pas si elle devait rire avec lui ou aller se cacher. Parce que oui, si il s’étouffait ainsi, c’était parce qu’il riait jusqu’au plus profond de son âme. Non, à ce niveau, ce n’était pas exagéré de ma part. Même si cette gêne avait tout de même été rapidement dépassée. Surtout qu’ils avaient enchaîné avec un sujet bien particulier et cher à leur cœur. Poudlard était un lieu véritablement magique, dans tous les sens possibles du terme. Surtout qu’il semblerait qu’ils y aient passé un peu de temps ensemble. Enfin, pas réellement ensemble mais disons en même temps.

-Oui, je vous voyais soit à Serdaigle soit à Poufsouffle... Mais avec une préférence pour les Bleus et Argent.

Cela confirmait à peu près ce qu’elle pensait. On finissait par savoir ce genre de choses. Ce n’était pas très important mais tout de même.

- J’avoue qu’il y a eu hésitation, mais pas trop longue non plus.

Oui, le Choixpeau avait hésité. Un court instant. Et puis Serdaigle l’avait emporté. Mais Soyle savait maintenant que ce genre de courtes hésitations était fréquent. Au début elle en avait été inquiète. Et si elle n’était pas au bon endroit ? Cela aurait-il une grande conséquence ? Bon, finalement tout s’était très bien passé. Mais sur le coup, elle avait été un peu inquiète.

-Mais le calcul, hélas, est déjà fait. Je vous fait plaisir si je vous dit que vous ne faîtes pas votre âge ?

Et oui, normal, c’était un réflexe pour tout le monde… Le calcul je veux dire. Le compliment c’était juste lui. Soyle n’était pas encore à l’âge où l’on se sentait obligé de dire ce genre de choses. Mais c’était toujours agréable, même si elle ne s’en occupait pas encore vraiment. Bien sûr, elle avait changé depuis ses 15 ans. Mais n’exagérons rien, elle était encore plutôt jeune. Même pas encore la trentaine. Les plus belles années de sa vie ou presque. Elle commençait à avoir ces très légers plis au coin des yeux dans son sourire, éventuellement la peau un peu sèche, plus qu’avant… mais c’était plus que gérable.

- Oui, bien sûr, ça fait toujours plaisir ! Et c’est même plutôt bien rattrapé.

Oui, elle plaisantait. Au fond elle ne se sentait pas réellement vexée. Elle était encore trop jeune pour ça. Plus tard sans doute, mais pas tout de suite, loin de là. Il était encore temps pour elle que les gens lui fassent des compliments facilement sur à peu près n’importe quoi chez elle. Soyle en profitait bien d’ailleurs.

Le patron revint rapidement vers elle avec son café. Il avait en tout cas une odeur délicieuse. La belle porta la tasse vers son visage, souffla légèrement dessus avant d’y gouter. Oui, c’était effectivement un très bon café, d’accord il avait eu raison. Un peu chaud mais excellent. Pourtant pas le temps de trop s’attarder dessus.

-Vous aimez votre métier ? Vous avez bien de la chance de travailler à l'école... Je donnerais n'importe quoi pour y revivre mes années d'études.

Tout le monde ou presque aimerait rester un peu plus longtemps dans cette superbe école. Normal, c’était un si bel endroit, tellement calme. Un vrai bonheur. Et son métier c’était un peu pareil. Pour elle, c’était tout ce qui lui fallait. Un peu difficile, mais tout de même très enrichissant.

- Si vous saviez le nombre de personnes qui me disent ça ! Mais je comprends, nous ne sommes pas tant que ça à pouvoir y travailler. C’est une vraie chance.


Soyle en était parfaitement consciente. C’était ce qui faisait une partie de son bonheur. Pouvoir se réveiller chaque matin dans ce magnifique endroit qui l’avait aussi vu grandir, et se dire qu’elle allait encore y passer du temps, qu’elle faisait partie de ces rares personnes qui pouvaient y rester encore un peu.

- Travailler là-dedans c’est très enrichissant. Pas toujours très marrant, mais humainement c’est vraiment bien. Il y en a toujours des plus réceptifs que d’autres mais on fait avec, c’est comme ça. Et puis même avec les autres professeurs, on a de très bons moments.

La salle des professeurs, c’était un endroit très spécial. Il pouvait s’y passer beaucoup de choses. Des choses qui n’en sortiraient jamais…
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Mar 18 Oct - 19:54

J'espérais sincèrement ne pas l'avoir vexé en m'étouffant à cause de mon fou rire mais... Ses rougeurs étaient si soudaines que j'étais obligé de rire ! Ce n'était pas ridicule, juste mignon et ça ne pouvait que prêter à sourire. Mais sa gêne était passée, et j'étais un peu soulagé de ne pas l'avoir vexé, parce que je m'en serais voulu.  
Je n'étais pas très loin de la bonne réponse. Le Choixpeau aussi avait hésité. Pas pour moi, en tout cas. Il ne m'avait pas envoyé immédiatement à Gryffondor, il m'avait tapé la discussion dans ma tête avant de se décider. Il avait calmement et patiemment analysé mon caractère, évoquant certaines de mes qualités et parfois quelques défauts.  

Mon sourire s'agrandit quand elle me dit que j'avais bien rattrapé mon coup. Mais ce n'était pas pour le rattraper au départ, je pensais plutôt ce que je disais. J'avais du mal à lui déterminer un âge, mais je ne lui donnais bien évidemment pas la trentaine. Vingt cinq ans peut-être ? Mais je me gardais de partager cela, et continuais de boire mon café tiède.  
Lorsqu'elle me répondit au sujet de l'école, je l'écoutais plus attentivement encore. Bien sûr que tout le monde voulait y retourner pour quelques temps. Poudlard nous faisait rencontrer des gens formidables, des amis et ennemis parfois pour la vie. Poudlard nous liait à notre maison et nos camarades, nous apprenait des choses, nous formait pour la vie adulte. Poudlard c'était un tout, auquel tous les élèves ou presque tenaient. J'acquiesçais en l'écoutant et jouais un peu avec ma tasse. Notre conversation était intéressante et me plaisait. J'étais étonnamment de bonne humeur en sa compagnie alors qu'il m'arrivait d'être agacé avec Ted.  

Oui, ce devait être enrichissant de travailler avec des élèves, chacun ayant un caractère différents, et des aptitudes différentes. Quand aux profs... oui, ce devait être sympa dans leur salle.  

-     C'est évident que ce doit être agréable. Certains élèves sont adorables d'autres moins, mais au moins, on partage son éventuel calvaire avec d'autre profs...Ce doit être plus détendue comme atmosphère à Poudlard qu'au Ministère... Là bas, c'est beaucoup plus guindé et strict. On ne discute pas beaucoup de nous avec nos collègues de bureaux, en tout cas pas dans le mien. Je sais que dans les bureaux plus petits, il y a une atmosphère agréable, mais dans le mien c'est plutôt froid. Bien sûr j'ai des amis au Ministère, mais ils sont ailleurs et je ne les croise pas forcément souvent, puisqu'on ne termine jamais aux mêmes heures. Et puis je ne sais pas... Il y a peut-être une forme de compétition qui s'instaure, dans le bureau et à l'extérieur c'est assez spécial.  

Mais pourtant j'adorais le Ministère. J'aimais ce à quoi il ressemblait, j'y avais toujours mit les pieds avec mon père. J'aimais mon métier, j'étais habitué à mon bureau et mes collègues. Je m'étonnais un instant de lui en avoir autant dit d'un coup. Surtout que c'était vraiment sincère. Oui, il fallait aimer le Ministère et ce n'était pas fait pour tout le monde. Pourtant certains y travaillaient et ne l'aimaient pas, ce devait alors être un calvaire pour eux d'y aller tous les jours.  

-     Enfin, nous évoluons dans deux univers bien différents. Vous vous entendez bien avec vos collègues, vous ? Ou il y a parfois quelques commérages intempestifs ?


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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Jeu 20 Oct - 19:59

Soyle se sentait bien. Voir du monde ne l’avait jamais vraiment stressé, et il semblerait que cela ne change pas tout de suite. Tant mieux pour eux. Le monde autour avait presque disparu pour elle, elle n’écoutait et ne voyait que lui. Preuve flagrante qu’elle ne s’ennuyait pas avec lui. Ce qui était un bon début. En même temps, comment s’ennuyer alors qu’ils se connaissaient si peu pour le moment ? Mais ne soyons pas mauvaise langue. Ils pouvaient aussi se plaire, tout simplement.

Pour le moment les sujets de conversations étaient assez basiques. Rien d’étonnant, ils venaient de se rencontre, ou presque. Il fallait bien commencer quelque part. Et les emplois de chacun étaient un très bon début. Et pour le moment, il y avait plutôt des échanges de sourire pour accompagner leur conversation. Ce qui était plutôt encourageant aussi. Quelque part, tout allait dans leur sens.

Pour le moment, ils avaient cherché à trouver des points communs entre eux. Il fallait commencer quelque part. Ils avaient donc fait leurs études en partie en même temps. Et puis, quand était arrivé le moment pour Soyle de parler de son travail, évidemment, c’était sorti tout seul. Elle pourrait en parler toute la journée tant elle était passionnée.

- C'est évident que ce doit être agréable. Certains élèves sont adorables d'autres moins, mais au moins, on partage son éventuel calvaire avec d'autre profs...Ce doit être plus détendue comme atmosphère à Poudlard qu'au Ministère...

Oui, c’était détendu, une ambiance plus ou moins amicale en fonction des personnes avec qui on était comme partout, mais dans l’ensemble c’était plutôt bien. Soyle ne s’y sentait pas exclue en tout cas, loin de là. Elle était chez elle maintenant, pour de bon. Tous les élèves considéraient le château comme leur maison à partir du moment où ils y étaient depuis un petit temps. Mais pour un professeur, c’était encore pire. Maintenant qu’ils étaient majeurs, autosuffisants, et qu’ils vivaient réellement en grande partie dans ce château, ce sentiment était encore plus fort.

Mais le Ministère, Soyle pouvait bien imaginer que c’était une toute autre ambiance. Pour elle, déjà, dès le départ, elle trouvait cet univers totalement froid. Beaucoup trop pour elle déjà. Alors y travailler, brrr…

- Là bas, c'est beaucoup plus guindé et strict. On ne discute pas beaucoup de nous avec nos collègues de bureaux, en tout cas pas dans le mien. Je sais que dans les bureaux plus petits, il y a une atmosphère agréable, mais dans le mien c'est plutôt froid. Bien sûr j'ai des amis au Ministère, mais ils sont ailleurs et je ne les croise pas forcément souvent, puisqu'on ne termine jamais aux mêmes heures. Et puis je ne sais pas... Il y a peut-être une forme de compétition qui s'instaure, dans le bureau et à l'extérieur c'est assez spécial.

Un mode de vie qui ne lui conviendrait définitivement pas. Elle n’avait pas imaginé une seule seconde pouvoir y faire carrière. Trop froid, trop impersonnel… non, elle finirait complètement malade. Soyle avait besoin de contacts humains, dans sa vie comme dans son travail.

- Je pense que je ne tiendrais pas très longtemps à votre place… C’est un peu trop... froid pour moi.

Elle ne savait pas trop où regarder. Ce n’était pas du tout pour le vexer, mais rien que de s’imaginer à sa place, elle était déjà mal à l’aise au possible. Elle continuait de lui sourire mais elle lui laissait cette place plus que volontiers.

- Enfin, nous évoluons dans deux univers bien différents. Vous vous entendez bien avec vos collègues, vous ? Ou il y a parfois quelques commérages intempestifs ?

Ah ça ! Pour être différents ! Soyle ne changerait pour rien au monde. Surtout pour le Ministère. Il lui faudrait du temps avant d’accepter de prendre sa retraite. Surtout qu’elle n’occupait pas de poste trop fatiguant comme pouvaient l’être ceux d’autres professeurs.

- Oui, dans l’ensemble nous nous entendons très bien. Et heureusement, nous passons tellement de temps ensemble. Quelque part, c’est un peu comme si nous vivions tous ensemble aussi. Bien sûr il y a toujours des personnes avec qui nous nous entendons mieux que d’autres, mais le château est grand, nous pouvons facilement nous éviter !

Oui, elle plaisantait, elle n’avait encore évité personne. Ou pas vraiment. De toute façon Soyle n’était pas comme ça. Et puis, ils étaient très gentils ces collègues.

- Et vous ? Comment vous en êtes arrivé au Ministère ?

C’était une vraie question. Soyle n’imaginait déjà que très difficilement rester une petite semaine dans ces conditions de travail, comment avait-il choisi une telle voie ?
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Ven 21 Oct - 17:00

J'étais très à l'aise dans ce café. Je l'étais généralement toujours ici, mais c'était parce que je parlais avec quelqu'un que je connaissais, Ted en l'occurrence. Elle, Soyle, je ne l'a connaissais qu'à peine. Cela ne m'empêchait pas d'être à l'aise. Et d'aimer échanger avec elle. Nous en étions pour l'instant à de simples banalités, mais il fallait passer par cette étape pour se connaître mieux. La discussion était assez facile entre nous, l'atmosphère détendue et j'étais de bonne humeur malgré une semaine un peu dure. Je lui parlais sans mettre de barrières, sans même faire attention aux gens qui nous entouraient, parce que chacun s'occupait de ses petites affaires, comme nous, d'ailleurs.
Elle n'avait pas l'air d'apprécier le Ministère vu la tête qu'elle faisait quand je lui en parlais. Je pouvais comprendre. C'était particulier, il fallait vraiment être habitué pour en apprécier son atmosphère. Et ses travers. Car le Ministère était aussi particulier pour cela. C'était un environnement où les problèmes des gens nous éclataient à la figure, où se réunissaient des groupes pour juger des actes d'autres gens, où des départements comme le mien étaient chargés de mettre la main sur ceux qui faisaient mal leur travail. Il fallait aimer.

Quand elle me dit que c'était trop froid pour elle je souri en attrapant ma tasse. Elle semblait trop chaleureuse pour un monde si froid c'était vrai. Elle était tout feu tout flamme par rapport à moi, c'était flagrant. Je n'étais pas étonné qu'elle apprécie les professeurs et je m'attendais assez à sa réponse. Je savais que les relations pouvaient éventuellement être tendues, mais je n'imaginais pas plus. Et c'était tant mieux. Mieux valait évoluer dans un univers où les gens étaient agréables, où ils souriaient et où ils étaient sympas. Après ce devait être dur aussi. Parce que l'omniprésence de certains pouvait être étouffante, c'était le cas lorsque nous étions élèves, et ce devait être aussi le cas des professeurs. Je portais ma tasse à mes lèvres et ne les détachais qu'en entendant sa question.

- C'est une bonne question, et j'accepte d'y répondre avec plaisir. J'ai toujours côtoyé ce monde-là, le Ministère de la Magie, dans ma famille c'est un peu une tradition d'y entrer.

Imaginer la tête de mon père si j'avais voulu tenir une boutique au Chemin de Traverse était hilarant… Mais peu réaliste. Je n'étais pas comme ça, c'était quelque chose que je tenais des Carrow. J'étais ambitieux, et le Ministère m'avait toujours fait rêvé.

- J'ai toujours voulu y entrer, je voyais ça comme un rite de passage, quelque chose de normal voire d'obligatoire. Mes notes aux ASPICs m'ont permis d'y entrer assez facilement et mon père connaissait quelqu'un dans le département où je suis. Tout ma famille y est, mon père, mes frères et moi.

Je ne mentionnais bien évidemment pas ma mère, qui comme toute femme de son rang ne devait pas travailler. Nous avions tous les quatre de bonnes situations. Surtout Morfin, mais je ne l'enviais pas trop pour l'instant. J'étais bien en tant qu'employé, même si je ne me voyais pas vivre toute ma vie ainsi. Il me fallait monter dans les échelons tout de même.

Je lui en avais plus dit sur ma vie en quelque minute qu'en une année à côtoyer chaque jour Aaron. Elle semblait être quelqu'un de confiance. Et je voulais y croire. Ce type de personnes se faisait trop rare.

- Et vous ? Une nostalgie du château comme tant d'autre, l'envie de voir des gosses crier à tout va, ou un besoin de stabilité quelconque ?

Je plaisantais… A moitié. Je ne voyais pas pourquoi on voudrait devenir prof sinon. Certains aimaient les enfants. D'autres voulaient rester au château. Et d'autre voulaient de la tranquillité et de la stabilité et je ne savais pas trop dans quelle catégorie Soyle se positionnait.

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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Sam 22 Oct - 22:23

Soyle ne voyait plus le temps passer. Ils étaient lancés et elle était déjà sûre qu’ils pourraient rester là des heures. C’est peut-être bien ce qu’ils allaient faire d’ailleurs. Restait à savoir jusqu’à quelle heure ce charmant endroit restait ouvert. Surtout que Soyle n’aimait pas s’imposer non plus alors l’empêcher de fermer la ferait culpabiliser. Et pas qu’un peu ! Mais si ils étaient bien alors elle espérait qu’ils resteraient à parler encore un moment. La belle était prête à continuer dans la rue une fois le café fermé si il le fallait. C’était tellement rare qu’elle s’entende bien avec quelqu’un aussi rapidement.

Même si pour le moment, elle se sentait un poil plus mal à l’aise avec le sujet en cours. Le Ministère c’était le lieu qu’elle évitait par excellence. Bon, si il le fallait elle y allait. Mais elle n’appréciait clairement pas. Et même si il y travaillait, que cela faisait partie de sa vie, elle avait osé le dire à Basil. Soyle pouvait pourtant comprendre qu’il apprécie son travail, c’était même plutôt une bonne chose pour lui. Autrement cela serait encore plus triste. Et puis, dans son secteur, il pouvait espérer une évolution de carrière. Cela lui donnait un objectif. Soyle n’en aurait probablement jamais, mais son travail avait une autre porté, ce n’était pas les mêmes enjeux. Cela dit, elle se demandait comment il en était arrivé là. Et comme pour le moment cela se passait plutôt bien entre eux, elle avait tout simplement posé la question. Pas besoin de se compliquer la vie après tout.

-C'est une bonne question, et j'accepte d'y répondre avec plaisir. J'ai toujours côtoyé ce monde-là, le Ministère de la Magie, dans ma famille c'est un peu une tradition d'y entrer.

Si il avait réellement refusé de répondre, elle aurait été bien triste dans un premier temps car c’était une forme de rejet. Et puis elle aurait été un poil mal à l’aise aussi… mais visiblement ce n’était pas le cas du tout et tant mieux ! Décidément, tout se passait bien. Quel bonheur.

Alors comme ça c’était une histoire de famille. Et bien, il y avait des traditions partout et des plus étranges que d’autres. Mais c’était tout de même assez courant les carrières de familles de ce genre. Après tout, si jamais il en avait été de même dans sa propre famille, Soyle aurait sans doute fait un effort… et probablement fini par décevoir tout le monde, mais si Basil s’en sortait et se plaisait dans cet univers tant mieux pour lui, pour tout le monde en fait !

-J'ai toujours voulu y entrer, je voyais ça comme un rite de passage, quelque chose de normal voire d'obligatoire. Mes notes aux ASPICs m'ont permis d'y entrer assez facilement et mon père connaissait quelqu'un dans le département où je suis. Tout ma famille y est, mon père, mes frères et moi.

Et bien, dans le genre histoire de famille, Soyle n’imaginait pas que c’était à ce point. Elle eut d’ailleurs un petit regard surpris avant de s’intéresser à sa tasse de café et d’en boire une nouvelle gorgé. Il avait l’air de bien réussir sa vie, c’est sûr. Soyle ne considérait pas du tout avoir raté la sienne, mais à partir du moment où l’on remplissait ses objectifs, pour elle, c’était une réussite. Tant mieux pour lui donc. Ils ne se connaissaient pas vraiment, mais elle était tout de même contente pour lui.

-Et bien, je vois en effet que c’est une histoire de famille tout ça. Ils devaient être fiers de vous quand vous êtes entré au Ministère vous aussi…

C’était ce qu’elle supposait. Elle-même, ses parents avaient été tellement fiers de la voir rentrer à l’école. Malheureusement pour elle ses parents n’avaient pas beaucoup profité de cette situation, mais Soyle avait été tellement contente de leur annoncer. Alors elle imaginait facilement à quel point un homme qui était déjà si loin que Basil devait rendre sa famille fier de lui. Bien entendu, elle ne savait rien de sa situation familiale compliquée de son jeune ami…

-Et vous ? Une nostalgie du château comme tant d'autre, l'envie de voir des gosses crier à tout va, ou un besoin de stabilité quelconque ?

Oui, il y avait un peu de tout ça, enfin sauf pour ce qui était des cris. Ça, personne n’aimait vraiment ça.  Mais il y avait pour Soyle cette envie d’être utile et pour elle ça passait bien entendu par l’école aussi. En plus, elle avait effectivement une grande affection pour l’endroit. Quand à la stabilité… et bien il est certain qu’elle ne crachait pas dessus mais bon, c’était un peu comme un bonus dans l’histoire.

- Oh, à leur âge on a assez rarement de problèmes de cris intempestifs mais le reste est assez vrai. Et puis, j’aime vraiment cette place, on se sent vraiment utile comme professeur. Ce qu’on leur dit peut être aussi vite oublié, mais parfois ça reste et on peut se dire qu’on a contribué à former un peu leur avenir. En ce qui me concerne vraiment peu, mais c’est gratifiant quand même.

Elle avait fini en riant à moitié. Après tout, elle enseignait une matière optionnelle. Et qui, il faut l’avouer, intéressait de moins en moins de monde. Et oui, ce qui pouvait se passer dehors jouait aussi sur le fonctionnement de l’école.

- Mais vous savez, pour ce qui est de ma matière, c’est plus un genre de débat ouvert. J’ai un programme à respecter, mais j’aime qu’ils expriment aussi quelque chose. J’espère leur ouvrir un peu l’esprit et les faire réfléchir sur les parallèles qu’il peut y avoir entre les deux mondes. Certains savent déjà pas mal de choses, mais d’autres ignorent tout des moldus, c’est très intéressant de voir leurs échanges d’ailleurs…
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Dim 23 Oct - 11:37

Je voyais dans notre conversation quelques différences entre nous, mais en même temps, c'était assez agréable de parler avec quelqu'un qui avait un avis divergeant du sien. Et ça permettait d'être plus ouvert et compréhensif, c'était bénéfique. Et puis, Soyle était agréable et gentille, donc ce n'était que mieux. Je n'aimais pas être agressé dans une conversation, et mon interlocutrice ne semblait pas être quelqu'un qui agressait les gens. Tout était presque trop beau pour être vrai. Comment quelques paroles échangées en Pologne nous avaient amené là ? La coïncidence pure et simple. Une sacrée coïncidence même, mais ça me suffisait. Je passais un bon moment et c'était super. Elle n'avait pas l'air de s'ennuyer non plus, alors que pouvais-je demander de plus ?

Je lui racontais ma vie si facilement que s'en était très perturbant. Je la fixais quelques instants en me demandant pourquoi j'étais aussi à l'aise avec elle qu'avec mes amis. Considérant que ce devait-être assez gênant de la regarder ainsi pendant de si longues secondes, je détournais les yeux pour regarder le fond de ma tasse. Je la finis d'un trait.

Elle me dit que tout ça était une sacrée histoire de famille. Je souri avec amusement. Amusement qui devînt un rictus en entendant la fin de sa phrase. Un sourire amer comme à chaque fois que l'on évoquait ce que pensait ma famille de moi. Qu'elle vision naïve et innocente. Au fond, ça ne faisait pas de mal des gens qui pensaient ainsi, sans voir les mauvaises choses. Ça changeait et c'était mieux que les hypocrites ou les langues de vipères. Ce que je pouvais être, lorsque je parlais à des amis de ma famille. J'assumais complètement. Mais j'étais le fils presque modèle pour l'instant et je devais continuer à l'être. Non ma famille n'était pas fière de moi, mais ils avaient un minimum confiance en moi. C'était le but. Mais ils seraient toujours déçus de mon admission à Gryffondor. Et cela m'arrangeait un peu. Je devais juste attendre le bon moment pour leur pourrir vraiment la vie. Mais j'avais envie d'être sincère avec elle sans tout développer :

- Fiers ? Ça non. Ils n'ont pas digérés mon admission à Gryffondor, je crois. Je pourrai faire ce que je veux, mes parents ne me considéreront jamais tout à fait comme ils considèrent mes frères.

C'était suffisant pour l'instant. Peut-être qu'un jour je lui en dirai plus… Sur mes deux frères tortionnaires qui s'étaient miraculeusement calmés en prenant de l'âge, ou mon père que je détestais pour cette enfance violente que j'avais eus. Un jour, je lui en parlerai peut-être si d'aventure nous devions nous revoir.  
Elle me répondit sur son travail et je voyais bien qu'elle semblait l'aimer. "Utile". C'était certain qu'elle l'était peut-importe sa matière. Une matière ne serait pas enseignée si elle n'était pas utile, non ? J'acquiesçais à ses paroles pleines de bon sens. Elle semblait être quelqu'un de raisonnable, ça changeait de certains tempéraments exacerbés.  Et elle voulait débattre. C'était bien. Quelqu'un qui acceptait les avis divergents. J'écarquillais légèrement les yeux à l'entente de sa dernière phrase. Prof d'étude des moldus ? J'avais touché le gros lot avec elle !

- Vous êtes professeur d'étude des moldus ? C'est sûr que vous devez avoir de bons débats en classe.

Je n'osais pas imaginer ce que ça aurait donné de voir mes frères dans cette matière… Quelque chose d'explosif quoiqu'ils savaient se tenir en présence d'un prof. Ils n'étaient pas stupides, malheureusement. Alors que je méditais à cela, un homme passait à côté de nous et trébucha… Renversant sa tasse de café bouillant sur mon interlocutrice.

Elle ne pouvait pas dire qu'elle avait froid, maintenant !


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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Dim 23 Oct - 15:21

Avec ce qu’il venait de lui dire, Soyle était devant un jeune homme promis à une grande carrière. Elle savait à quel point le Ministère était exigeant. Ne serait-ce que par réputation. Si il avait eu d’assez bons résultats scolaires pour pouvoir y entrer directement, c’était tout de même un bon début. Ajoutez son envie et sa passion, et il devenait évident qu’il irait loin. Surtout qu’en plus, il avait l’air de dire que toute sa famille était dans l’aventure. Ce qui devait aider à mettre dans le bain. Il avait un peu toujours été dans cet univers. Peut-être que dans de telles conditions, Soyle aussi aurait pu s’y faire. Mais non, sa famille était loin de tout ça. Enfin, son père travaillait aussi dans un bureau, mais chez les moldus, c’était très différent. Même si elle n’aurait pas été beaucoup plus à l’aise. Non, son travail actuel était vraiment ce qu’elle avait voulu et pas besoin de s’imaginer ailleurs pour s’en rendre compte.

La belle avait osé sans trop se poser de question lui dire que ses parents devaient probablement être très fiers de lui. Elle ne s’était presque pas posé de question pour aborder ce sujet. Pour une fois, c’était dommage qu’elle ne se pose pas plus de questions, parce que c’était juste le sujet délicat avec Basil. Et ça, elle n’en savait rien… pour le moment. Mais cela ne saurait tarder. Pour le moment, elle se contentait de voir le visage de son interlocuteur changer. Rien que là, en parlant, elle s’était rendu compte qu’elle avait dit une bêtise. Il avait une sorte d’expression pleine d’amertume. Nul doute qu’elle avait abordé un mauvais sujet. Peut-être était-il dans le même cas qu’elle ? Peut-être que lui aussi avait perdu quelqu’un ? Pourtant à l’entendre sa famille avait l’air encore présente… Ou alors c’était autre chose, mais c’était la première chose qui lui était venu à l’esprit. Normal ceci dit, mais il était en tout cas évident qu’elle avait fait une bêtise. Ou plutôt dit une bêtise. Elle se tarda d’ailleurs pas à exprimer une mine un peu honteuse en attendant de savoir si il allait passer outre cette petite bourde ou non…

- Fiers ? Ça non. Ils n'ont pas digérés mon admission à Gryffondor, je crois. Je pourrai faire ce que je veux, mes parents ne me considéreront jamais tout à fait comme ils considèrent mes frères.

Ah, alors il avait grandi dans ces familles de plus en plus influentes qui ne se devaient de passer que par une certaine maison… De ceux qui ne la salueraient même pas si elle les croisait dans la rue. De ceux qui déjà à l’école lui avaient fait comprendre que quelque chose n’allait pas chez elle, dans son sang plus précisément. Parce que oui, c’était de ça qu’il s’agissait, et de rien d’autre. Heureusement pour elle, Basil ne semblait pas partager cette optique, autrement il l’aurait déjà signalé en Pologne. Mais tout de suite, cela expliquait deux ou trois choses. C’était un regard très compatissant qu’elle lui lançait maintenant. La vie de famille de Soyle n’avait pas non plus été parfaite, mais elle n’avait en tout cas jamais eu de problème de ce genre. Que ce soit du côté moldu ou sorcier, personne n’avait rien espéré d’elle à part qu’elle soit heureuse. Et elle savait à quel point c’était une chance pour elle d’avoir été élevée dans cette atmosphère.

-Oh, j’en suis désolée…

En tant que professeur, elle en voyait tous les jours, de ces enfants qui devaient porter les espoirs de toute une famille. Certains ne lui permettaient même pas de leur parler. Alors imaginez les parents. Et puis surtout, imaginez ce que cela devait être à la maison !

- Mais je suis sûre que vous le méritez largement et qu’au fond ils le sont quand même un peu !

Même elle en doutait, mais elle n’avait tellement pas envie de le voir si sévère avec lui-même. Elle ne connaissait pas ses frères, ce n’était clairement pas une priorité pour le moment. Mais il avait l’air de tellement s’appliquer et s’investir qu’il devait sans doute être déjà très méritant, peut-être même plus qu’eux, qui sait.

Soyle avait ensuite parlé de l’un de ses sujets préférés : son travail. Ce n’était pas marrant tous les jours, mais qu’est-ce qu’elle aimait ça quand même ! Et Basil avait l’air assez réceptif. Très réceptif avec un tel regard. Il avait l’air… surpris. En même temps, avec une éducation comme la sienne, il n’avait probablement jamais mis les pieds dans cette salle de cours. Il n’en avait peut-être jamais eu envie ceci dit, mais quoi qu’il en soit, il avait l’air surpris mais pas encore prêt à prendre la poudre d’escampette pour autant.

- Vous êtes professeur d'étude des moldus ? C'est sûr que vous devez avoir de bons débats en classe.

Elle commença par acquiescer, oui, c’était bien son travail. Son cher poste qu’elle avait obtenu non sans efforts mais avec brio heureusement. Son petit rêve à elle, même si il était bien modeste.

- Oh, ça pourrait être bien pire ! Les débats pourraient être plus virulents, mais certains élèves m’évitent très soigneusement. J’imagine que vous savez de quoi je veux parler… Pour le moment je n’ai eu que des conversations constructives et pas encore de débordements, j’espère que cela pourra continuer encore un moment !

Oh oui, elle espérait, très fort. Mais tout de même, elle savait que sa classe risquait plus de se vider qu’autre chose. Ils n’étaient déjà pas si nombreux au final. Soyle avait tout de même un public mais ce n’était pas non plus le même succès que d’autres cours. Normal, ce n’était pas le plus vendeur…

Alors que Basil semblait penser à autre chose, Soyle pensait en profiter pour souffler une nouvelle fois sur sa tasse avant de prendre une gorgé de ce si bon café. Sauf que non, cela ne s’était pas passé comme prévu. Elle avait bien commencé, la belle avait levé le bras sa tasse bien en main, mais pas même le temps de souffler dessus. Pas le temps de comprendre quoi que ce soit. C’était chaud, c’était mouillé, mais surtout c’était chaud. Soyle eut un mouvement de recul, plus par rapport à la température de ce café désormais répandu sur sa robe que par le fait simple qu’il ait quitté sa tasse. Un homme avait visiblement trébuché, s’était cogné contre elle, et avait provoqué cette petite douche forcée. En se relevant il vint vers elle l’air confus, s’excusant de tout. Pour le moment Soyle était encore surprise mais surtout elle avait très chaud. Elle lui dit que ce n’était rien mais surtout le tenait à l’écart le temps de prendre sa baguette. Au final se fut assez vite nettoyé, mais cela n’enlevait rien à ces rougeurs qui l’avaient prises pour plusieurs raisons. Il y avait celles de ses joues qui montraient à quel point elle aurait aimé disparaître de cet endroit pour se cacher quelque part. Mais aussi celles qui couvraient les parties de sa peau que sa robe laissait découvertes. Nul doute que cela passerait vite, ce n'était rien de grave, mais pour le moment c’était… rouge. Quelle horreur… Elle n’osait même pas lever les yeux vers Basil… On faisait mieux comme début de relation, peu importe où elle devait aller…
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COTÉ DU BIEN
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Dim 23 Oct - 21:35

Vu le regard d'excuse qu'elle me jeta, elle avait l'impression d'avoir fait une boulette, je crois. Je ne considérais pas cela comme en étant une. Elle ne connaissait pas ma famille, et n'était de toute évidence pas de cette même sphère. Comment pouvait-elle prévoir que j'avais une famille particulière ? Elle ne pouvait pas, et je ne lui en voulais pas. Même si je trouvais ça gentil qu'elle s'en veuille. Pas tout le monde avait autant de considération. Sa curiosité était inarrêtable... Mais en même temps cela prouvait qu'elle s'intéressait à moi, et qu'elle tenait à ce que notre conversation perdure. Mais le pire c'est quand elle s'excusa. Je m'esclaffais, n'en croyant pas trop mes yeux. Je n'avais pas été élevé dans une famille qui s'excusait. Et ça me perturbait lorsqu'on s'excusait pour tout et rien.  

-      Ne vous excusez pas ! Vous ne pouviez pas savoir et puis... Il y a bien pire que moi je peux vous le dire. Je ne suis pas le plus à plaindre et c'est tant mieux.

C'était vrai. J'étais averti de tout ce qui se tramait dans cette société qui était malgré moi la mienne. Le récent mariage de Niclas Travers avec sa cousine Fluvia Avery en était un exemple. J'avais moi-même été fiancé, mais j'avais réussi à me dépêtrer de ce merdier. Je me gardais cependant de lui en parler. Mieux valait ne pas l'effrayer.  

-     Au moins, je ne suis pas fiancé à quelqu'un que je connais à peine.

Mes parents, un peu fiers ? Je souri. Quelle innocence. Non même au fond d'eux, ils n'étaient pas fiers. Bien sûr que non. Qu'elle vaste blague, qu'elle drôle d'idée ! Mais elle repartit sur son métier à mon plus grand bonheur. J'aimais bien l'entendre parler d'elle, allez savoir pourquoi. Sa petite vie m'intéressait, son quotidien si différent du mien. C'était intéressant, instructif et divertissant. Sa matière l'était tout autant. Peut-être avait-elle des origines moldues ? C'était souvent le cas, cela expliquait pourquoi elle était dans un bar moldu, en Pologne. Oui, ce devait être ça. Mais je l'écoutais quand même d'une oreille attentive. Certains élèves l'évitaient. Certains élèves en tout point semblables à mes frères, à ma famille, aux sang-purs.  
J'eus un sourire ironique.  

-     Je vois parfaitement de qui vous voulez parler.

Je n'en dis pas davantage. A quoi bon ? Nous avions comprit tous les deux. Elle parlait des gens comme ma famille et moi je faisais référence à eux. Nous étions assez complémentaires au fond.  
Quand le café se renversa sur elle, j'écarquillais les yeux et ouvrais légèrement la bouche. Elle était trempé, la pauvre fille ! Et en plus, c'était bouillant ! L'homme s'excusait et je ne comprenais pas trop comment Soyle pouvait accepter de si plates excuse. Je l'aurais envoyé à l'autre bout du bar à sa place. J'allais prendre ma baguette pour l'aider mais elle s'en chargea toute seule. Elle était rouge comme une tomate, comme lorsque je l'avais complimenté plus tôt. Voyant que l'homme ne bougeait pas, je lançais :  

-   Allez c'est bon, vous pouvez partir. A moins que vous vouliez la tremper un peu plus ?

Je n'aimais pas quand les gens ne faisaient pas attention à ce qu'ils faisaient.  

-    Vous rougissez facilement à ce que je vois, c'est plutôt adorable. Ca vous va plutôt bien au teint, la couleur s'accorde à vos cheveux c'est pratique.

Je lui fit un grand sourire. Cette femme était décidément adorable. Je sortais mon porte-feuille et payais pour nous deux, c'était la moindre des choses.  

-     On sort ?

Dragées:
 
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MessageSujet: Re: Le hasard fait bien les choses [Basil] Dim 23 Oct - 23:13

Peu importe à qui on parlait, la famille était généralement un sujet sensible. Toujours d’une façon ou d’une autre en fait. Pour elle par exemple, en plus de beaucoup de bons souvenirs, cela évoquait forcément les tragiques évènements qui étaient arrivés il y a quelques années. Donc techniquement, même si c’était aussi positif, cela pouvait devenir sensible. Mais pour Basil visiblement, ce n’était pas le même genre de problèmes. Elle ne pouvait pas savoir réellement de quoi il s’agissait. Et malgré sa curiosité maladive, elle savait s’arrêter si besoin. Et là, pour le coup, il serait peu judicieux de continuer sur ce sujet. En fait, elle préférait ne pas trop en savoir là-dessus. Elle pouvait imaginer un peu tout de même. Il n’était pas le seul à avoir ce genre de famille. Bien sûr, vous vous doutez bien que Soyle ne les avait jamais vraiment côtoyées de près. Comment aurait-elle fait ? Ces personnes-là généralement ne la laissaient même pas approcher. Oh ça ne la dérangeait pas, elle s’en passait très bien. Mais pour le coup, elle avait abordé le mauvais sujet. Alors c’était tout naturellement qu’elle s’était excusé…

-Ne vous excusez pas ! Vous ne pouviez pas savoir et puis... Il y a bien pire que moi je peux vous le dire. Je ne suis pas le plus à plaindre et c'est tant mieux.

Ah oui, elle voulait bien le croire qu’il y avait pire. Elle en voyait aussi passé, de ces cas bien pires. Soyle n’en savait pas assez pour connaître la vraie situation familiale de Basil, mais tout de même, il y avait des cas extrêmes…

-Au moins, je ne suis pas fiancé à quelqu'un que je connais à peine.

Oui ! Voilà ! Par exemple ! Pour peu qu’on soit fiancé depuis l’enfance, et parfois même avec un membre de sa propre famille… quelle tristesse. Là encore Soyle avait été chanceuse. Ses parents n’avaient jamais demandé autre chose que son bonheur. Alors forcément, il fallait que la belle choisisse elle-même son compagnon et pourquoi pas même rester seule si c’était son choix. Bon, elle était encore actuellement seule. Mais pour le coup, ce n’était pas un choix qu’elle voulait définitif. Elle n’était simplement pas pressée et laissait la vie suivre son cours. Si elle tombait dessus tant mieux, autrement tant pis. La belle qui avait retrouvé un sourire timide tout de même, satisfaite de ne pas l’avoir vexé.

Le travail de Soyle semblait intéresser son interlocuteur. Tant mieux pour eux. Ainsi, ils pourraient continuer à échanger sur le sujet. Un sujet tout sauf délicat visiblement et qui faisait toujours plaisir à la jeune femme. A force, il devait comprendre à quel point cela lui plaisait. Peut-être avait-il quelques doutes quant à ses origines. Peu de sorcier pur jus penseraient à devenir professeur d’étude des moldus. Pas sans de longues études supplémentaires. Alors oui, elle avait un père moldu. Et c’était aussi sa fierté.

-Je vois parfaitement de qui vous voulez parler.

Oui, de nombreux élèves avaient une certaine réticence envers elle. Pour ses origines, pour ce qu’elle osait enseigner, pour tout ce qui faisait d’elle ce que leurs parents ne supportaient pas. Tant pis, elle pouvait faire avec. Même si c’était un peu triste de se limiter ainsi.
Bon… comment dire… c’était… une catastrophe ? Une horreur ? Une calamité ? Bref, c’était très désagréable. Une face de gnome avait réussi à lui rentrer dedans (alors qu’elle était assise et ne bougeait pas, je précise juste comme ça) et à renverser ce café  brûlant qu’elle tenait à la main. Et bien sûr, il s’était renversé sur elle. Un moment très embarrassant.

-Allez c'est bon, vous pouvez partir. A moins que vous vouliez la tremper un peu plus ?

Du coin de l’œil, après avoir nettoyé sa robe, elle avait vu que le coupable était toujours là. Mais après ça, croyez-moi, il avait vite bougé ! C’était gentil de sa part de s’en mêler pour elle. Parce que dans l’immédiat, elle n’aurait pas su réagir face à cet homme. Il parlait en son nom, comme un… comme un ami en fait. Et quelque part, elle trouvait ça très agréable.

-Vous rougissez facilement à ce que je vois, c'est plutôt adorable. Ca vous va plutôt bien au teint, la couleur s'accorde à vos cheveux c'est pratique.

Soyle devint plus rouge encore si c’était possible. Il la trouvait adorable ? C’était… plutôt gentil de sa part. Et indulgent. Elle osa même un très léger rire en relevant les yeux vers lui. Pratique, vraiment ? Il y avait mieux à faire de pratique avec ses cheveux tout de même. Plus agréable que de se savoir rouge comme une pivoine.

- Et bien, ce n’est pas si souvent pourtant, mais pas moins facile, effectivement.

Il lui faisait un grand sourire qui au final était plutôt rassurant. Il était gentil quand même ce Basil… Plus ils passaient de temps ensembles, plus elle l’appréciait. Alors qu’il sortait son portefeuille, elle s’apprêtait à faire pareil, de toute façon techniquement elle avait fini son café… Mais là encore, il fit quelque chose de vraiment adorable. Elle s’arrêta dans son geste parce qu’il venait de payer également sa consommation. Ce qui était vraiment gentil de sa part. Ce qu’elle lui dit discrètement sans que personne d’autre ne puisse entendre, glissant un simple petit « merci » dans un demi-sourire on ne peut plus sincère.

-On sort ?

Sortir d’ici ? Oui, avec plaisir. Ce n’était pas qu’elle s’était mise à détester cet endroit, pas du tout. Mais pour le moment elle préférait effectivement être ailleurs. Là où personne ne l’avait vu se ridiculiser. Ou en tout cas personne d’autre que Basil. Si il n’y avait que lui, cela irait. Alors elle acquiesça vivement pour lui signifier son accord plus que clair et commença à reprendre ses affaires pour sortir. Elle fut la première dehors d’ailleurs, essayant de camoufler au mieux les rougeurs résiduelles de sa peau dues à ce café… il fallait espérer qu’elle en profite plus la prochaine fois.

- Du coup… ça vous dirais de vous rapprocher du château ? Sans aller jusqu’à en refaire le tour disons que j’ai la possibilité de faire au moins passer les portes… Enfin, si ça vous intéresse.

Ils en avaient parlé de cette école. Et si, comme beaucoup d’autres il avait encore un attachement pour cet endroit, y retourner quelques instants pourrait peut-être lui plaire. Ou peut-être pas du tout, elle avait proposé ça comme ça. Et puis, ça permettait aussi de continuer à se parler sur le chemin.

-  Je suis désolée, si nous nous revoyons je vous promets de faire mieux.

Ils allaient un peu n’importe où, dans tous les sens, c’était de l’improvisation totale. Et même si ce n’était pas déplaisant, ce n’était pas la zone de confort de la belle. Pourtant elle souriait le plus franchement du monde en lui faisant cette promesse.  
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Le hasard fait bien les choses [Basil]

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