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[Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil]

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MessageSujet: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Jeu 3 Nov - 0:04

Elise était une femme plutôt impressionnante seule. Il n’était pas si rare de la voir parfaitement à l’aise en société sans pour autant être assimilée à son époux.  C’était assez rare à cette époque, elle en était d’autant plus fière. Même si de temps à autres, elle était bien obligée de faire les choses par rapport à ce que lui avait en tête. C’était son rôle après tout. Alors même si elle n’en était pas enchantée, pas tellement le choix. C’est que Mr Talbott avait tendance à être assez autoritaire. Et puis, c’était pour cette attention qu’elle savait porter à son image qu’il l’avait choisie. Ian Talbott était le genre d’homme qui ne laissait rien au hasard pour monter toujours plus haut les crans de l’échelle sociale. Il espérait la même chose de son épouse dans un premier temps, mais également de ses trois enfants. Amaury avait été le premier, aujourd’hui à l’école de magie et dans la maison que ses deux parents avaient espéré pour lui. Un petit vert et argent de plus à ajouter dans la famille. Evan était encore un peu jeune mais il commençait à entrer dans ce rôle de jeune homme de bonne famille du haut de ses sept ans. La seule qui était encore à peu près tranquille c’était Lindsay, trois ans. La seule fille de la fratrie, la petite dernière, en bref, la petite chouchoute de toute la maison. Et cela ne semblait pas déranger qui que ce soit. Toute la petite famille était aux petits soins pour elle. Ses grands frères prenaient leur rôle très au sérieux. Ce qui rendait Elise tout à fait heureuse. Il n’y avait qu’Ian pour faire ombre au tableau. Oh il n’était pas méchant avec eux, aucun d’entre eux. Mais simplement à peu à l’écart. Il n’avait pas l’air de se sentir concerné. C’était à Elise de s’occuper d’eux et de leurs affaires, un point c’est tout.

Enfin, au moins elle était à peu près tranquille. La seule chose qu’il voulait absolument, c’était pouvoir choisir leurs futurs à chacun. Qu’il décide ce qu’il voulait, elle verrait ça avec ses enfants de toute façon. Elle refusait qu’ils aient à finir comme elle. Elise se débrouillerait bien pour gérer son mari en fonction. La belle le laissait croire avec plaisir qu’il maîtrisait toute sa maison. Mais en réalité c’était plutôt elle. Non, lui son domaine, c’était le Ministère. Même si notre belle Elise savait très bien se débrouiller au milieu de ce petit monde parfois plein de prestige, c’était bien Ian qui en faisait entièrement partie. Et elle lui laissait ce rôle avec grand plaisir. Surtout quand il se ridiculisait. Même si cela restait assez rare tout de même. En fait, elle espérait surtout que cela n’arriverait pas ce soir. Comme à chaque fois qu’ils recevaient des employés de Ian. Ce soir, ils recevaient un jeune homme visiblement très prometteur, un Carrow (oui encore, ils étaient partout dans ce Ministère…). En tout cas c’est ce qu’en avait dit Ian. Et comme toujours lorsqu’il avait des projets pour quelqu’un, il avait tenu à l’inviter à ce qu’il appelait ces « dîners d’affaire ». En vérité, il s’agissait pour lui d’une occasion de parader devant son nouveau petit protégé en lui mettant sous le nez sa propre réussite. Il lui faisait faire le tour de ses petites fiertés personnelles, en passant par Elise et leurs enfants. Sans oublier cette pièce remplie de ses œuvres d’arts hors de prix que lui et son épouse avaient réussi à obtenir. Dans ces moment-là, elle n’avait qu’à faire en sorte que tout le manoir soit impeccable, le dîner somptueux et opulent (ces premiers points étant plus le travail des elfes de maison que le sien) mais surtout à ce que les enfants se tiennent bien. Mais bon, à cette heure de toute manière, ils ne resteraient pas très longtemps parmi eux et iraient se coucher. Elise avait donc passé son après-midi à superviser le travail des elfes, leur donnant les directives pour la décoration de table de la salle, le menu, et tout ce que vous voudrez.

Etait ensuite venu le moment très important pour elle de la préparation des tenues de la famille. Oui non  parce que ça, Ian était très, mais alors très nul. Il savait se débrouiller, mais avant qu’elle n’arrive dans sa vie, c’était assez sommaire tout ça.  Elle avait refait toute sa garde-robe. Et pour le mieux. Alors elle avait vaguement regardé dans son armoire pour lui préparer son costume avant d’aller elle-même se préparer. Comme toujours elle était très à son avantage tout en restant très correcte. Une femme d’une grande élégance. Et un peu avant l’heure qu’Ian avait donné à son invité du jour elle avait fait manger les enfants afin qu’ils n’aient pas à s’occuper d’eux en même temps. Tout le monde tenait à passer une soirée calme, ou en tout cas elle l’imaginait.

Mais était arrivée l’heure fatidique où la sonnette retentie dans le manoir. Ian qui attendait déjà dans le salon, prêt à entamer l’apéritif avait pris son temps pour réagir. Elise étant occupée avec Lindsay à l’étage, le temps qu’elle descende jusqu’à l’entrée, c’était le petit Evan en pyjama qui était allé ouvrir, tout fier en lançant un grand « Bonjour Monsieur ! » dans un grand sourire. Ian avait rapidement repris le relai, ouvrant pleinement la porte en saluant le jeune Carrow. Elise descendait encore les grands escaliers du hall, tenant Lindsay dans ses bras d’un côté et sa robe dans l’autre main. La petite avait un peu de mal avec les escaliers alors maintenant qu’il fallait aller un peu vite, autant la prendre au moins pour le descendre. Elle la posa une fois en bas pour rejoindre l’entrée où tout le monde se saluait. Et alors là, forcément, comme elle ne le connaissait pas, Lindsay refusait de le saluer, se cachant derrière sa mère, agrippant sa robe. Ian pris donc les choses en main.

- Entrez, entrez Basil, je vous en prie. Je vous présente donc ma femme, Elise, et nos deux plus jeunes enfants Evan et Lindsay.

Elise qui s’était avancée vers lui lorsqu’il l’avait présenté et avait récupéré ses petites affaires afin qu’il se sente plus à son aise. Elle récupéra Lindsay lorsque tout le monde se dirigea vers le salon. Les deux enfants se posèrent dans un coin avec quelques jouets alors que les adultes s’asseyaient, Elise faisant le service.

- Je nous ai sorti un hydromel d’un petit artisan que je connais, vous m’en direz des nouvelles.

Il en était fier de sa bouteille. En même temps, au prix auquel ils l’avaient eu… Cette sympathique boisson était accompagnée de petits fours plutôt sympathiques.  Une fois tout le monde installé, l’ambiance était visiblement tendue mais ce n’était pas des plus inhabituels à ce moment de la soirée alors que la personne n’avait pas encore l’habitude des lieux ou des personnes. Elise tenta quelque chose…

- Qu’est-ce qui vous a guidé vers ce département Mr Carrow ? Alors que vos proches étaient également au Ministère ? Pourquoi ne pas les rejoindre ?

Une question bateau, juste pour démarrer un peu. Elise avait un peu de mal à prendre les devants. Après tout, c’était surtout à son mari de faire le travail. Mais lui était trop occupé à montrer qu’il appréciait le contenu de son verre. Heureusement qu’il y en avait une pour finalement se montrer plus à l’aise. Lindsay s’approcha de leur invité pour lui tendre sa poupée, tentant ainsi de faire connaissance sans pour autant sourire encore mais cela viendrait peut-être. Elise qui était la plus proche attendait de voir la réaction de Basil pour réagir. Après tout, cela le détendrait peut-être aussi. Elle n’était pas du genre à couper ses enfants dans leur élan et ne les stoppait que lorsque quelqu’un d’autre avait dit qu’ils dépassaient les limites qu’ils étaient les seuls à fixer.
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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Sam 5 Nov - 10:34

Depuis qu'il était entré au département du Service du Commerce International, le dernier de la famille Carrow, Basil, était très investi dans son travail. Oh oui son travail lui plaisait beaucoup, il aimait le changement, et son métier était tout indiqué pour lui permettre une telle chose. Mais surtout, il voulait que son père lui lâche un peu les baskets. Depuis qu'il était fiancé à la fille Rowle, sa seule envie était de faire annuler ce mariage. Il ne savait pas trop comment s'y prendre, mais il était déterminé à échapper à un tel évènement. Peut-être qu'Ollender serait plus prompt à la discussion s'il montait rapidement de grade… C'était en tout cas ce qu'il avait en tête.
Alors forcément, lorsque son supérieur et chef l'avait invité à un dîner d'affaire, Basilius Carrow c'était empressé d'accepter. S'il était bien vu on parlerait bien de lui, et de bonnes paroles finiraient pas remonter aux oreilles de son géniteur. Il n'était pas certain que cela ait un quelconque effet sur sa décision de le marier de force à une gamine de dix ans plus jeune, mais ce serait un bon essai.
C'est donc tout naturellement qu'il avait décidé d'être pile à l'heure pour le rendez-vous. Il venait de transplaner à l'entrée de leur rue, à l'abri des moldus et était désormais devant la porte de leur immense propriété. Il n'en attendait pas moins et il était ravi d'avoir bien cerné son chef. A peine la porte fut-elle ouverte qu'il lui présenta d'emblée sa famille comme s'il s'agissait de trophées que l'on exposait à tout va pour impressionner. Basil avait envie de rire, mais il se retînt comme il put et afficha un sourire poli sur son visage.

- Enchanté, Basilius Carrow.

On le débarrassa bien vite de ses affaires avant de lui passer sous le nez une bouteille d'hydromel. Ah, Basil et l'alcool c'était toute une histoire. Il détestait ça, en fait. Depuis une cuite dans un bar quelques années auparavant, il ne voulait plus en entendre parler mais bien sûr, lorsqu'il fallait se sacrifier pour la cause il le faisait quand même.

- Je ne doute pas qu'il doit être excellent.

Pour se donner bonne figure il en bu une gorgée et souri. Basil était plutôt à l'aise. A vrai dire, il l'était dans ce monde qu'il côtoyait depuis l'enfance. Ce n'était pas parce qu'il ne partageait pas tout à fait les mêmes idéaux que certains qu'il ne pouvait pas faire un petit numéro de charme.

- Vous ne vous êtes pas trompé en le choisissant.

A peine avait-il finit sa phrase que sa femme, Elise engagea la conversation avec lui. Il posa le verre sur la table. Le boire d'un coup serait prendre le risque qu'on lui en resserve. Il écouta attentivement ce qu'elle avait à dire, et ne montra nullement qu'il était étonné qu'elle engage la conversation plutôt que son mari. Basil lui sourit et baladant ses yeux à travers la pièce. C'était le moment de passer la pommade et de bien se faire voir.

- Tout ma famille est au Ministère c'est vrai, mais chacun est dans un département différent. Je pense que nous allons vers celui qui nous correspond le plus et chacun d'entre nous veut être utile. Morfin désire préserver le secret de notre monde il s'est donc tout naturellement dirigé vers le Service des Oubliators. Mon père quant à lui souhaite que justice soit faite et le Magenmagot était tout indiqué pour lui. Merrick travaille également avec mon père. Quant à moi je voulais que notre Communauté soit sous son meilleur jour à l'international. J'aime voyager et j'aime le changement, et le service du Commerce était parfait pour exaucer mes souhaits.

Chaque Carrow avait un poste de choix, intéressant et important. Morfin était chef du service des Oubliators et il fallait bien admettre qu'il avait un certain talent pour le sortilège d'amnésie. Merrick avait suivi tout naturellement les traces de son père au service de la Justice Magique. Basil voulait être au Ministère parce que l'ambiance impersonnelle lui plaisait. Mais il voulait être dans un département éloigné de ceux des autres membres de sa famille alors le choix avait bien vite été fait. Il reprit son verre et but une légère gorgée par politesse.

La petite dernière de la famille s'approcha de Carrow et lui tendit sa poupée, il sourit en se baissant. Autant il ne voulait pas d'enfants, autant il aimait bien ceux des autres. Basil était ce genre de personne à considérer que tant que l'on n'était pas complètement adulte on était encore sous la coupe des parents. Sous leur influence parfois néfaste. Il n'en voulait pas à ses cousins, ou aux autres gamins sang-pur pours leurs idées arrêtées. C'était dur de se détacher de l'idéologie familiale lorsqu'on était envoyé à Serpentard. Ainsi Basil était plutôt tolérant envers les enfants et adolescents, mais par contre, il estimait qu'une fois adulte on n'avait plus aucune excuse.

N'empêche qu'il trouvait cette gamine drôlement jolie, faire un compliment sur leur progéniture serait peut-être une idée judicieuse…

- Votre fille est très adorable. Salut toi ! Reprit-il en s'adressant à la gosse. Elle est drôlement jolie ta poupée, je trouve qu'elle te ressemble. Comment tu l'as appelée ?

Les parents étaient toujours fiers de ce que faisaient leurs gosses (enfin tant qu'ils restaient dans le bon côté de la famille). Et forcément les compliments que l'on faisait à leurs progénitures, eh bien ils les prenaient davantage pour eux que pour leurs enfants. Dans le sens "Vous avez créer un bien joli enfant". Certains parents étaient froids mais ils aimaient en mettre plein la vue… Comme le faisait le supérieur de Basil à cet instant. Peut-être qu'il avait complimenté son plus beau trophée. Basilius n'avait pas osé faire de compliment à sa femme de peur d'être recadré. Mais en faire un à sa fille devrait être inoffensif, enfin à priori. Heureusement que le jeune Carrow avait du répondant…
Il pourrait s'en sortir avec un beau sourire et une plaisanterie, sans doute.

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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Sam 5 Nov - 23:13

Elise savait très bien à quoi s’en tenir. Ian était le genre de personne qui devait toujours être dans la lumière, et pour le mieux. Elle savait qu’elle passerait la soirée à faire en sorte que tout se passe au mieux pour leur invité et pour le chef de famille. Après tout, en tant que femme au foyer cela faisait partie de ses devoirs. Chose qu’elle essayait de respecter le plus possible. Elle acceptait plutôt bien sa situation la plupart du temps, sauf lorsque cela dépassait réellement ce qu’elle était capable de tolérer. C’était déjà arrivé. Et Ian Talbott avait très vite compris que si elle voulait bien être conciliante, son épouse ne pouvait pas tout accepter pour autant. Son rang et l’importance qu’elle portait à se montrer la plus respectable possible faisaient qu’elle prenait beaucoup sur elle. Mais qu’il n’aille pas trop loin, autrement invité ou non, elle n’hésiterai pas à le remettre en place. Elise était loin d’être du genre à craindre son mari comme pouvaient le faire d’autres femmes.

Basilius Carrow avait fait son entrée et comme prévu, Ian n’avait pas tardé à étaler devant lui ces biens les plus précieux, à savoir sa femme et ses deux enfants. Heureusement qu’Amaury était à l’école, autrement l’aîné Talbott aurait passé la soirée à entendre qu’il était une fierté et un exemple pour avoir réussi à entrer chez les verts et argent comme toute sa ligné. Ils étaient tous habitués me direz-vous. Mais bon, ils verraient bien comment la soirée se déroulerait. Tant que les enfants seraient dans le coin, Elise serait tout de même un peu tendue. Elle savait qu’il était mieux pour tout le monde qu’elle se concentre tout de même sur leur invité, mais elle n’arrivait pas à détacher son regard d’eux trop longtemps. Elle avait besoin de pouvoir les couver, à chaque instant, juste au cas où. Pour le moment ce n’était pas trop difficile. Ian occupait l’attention du jeune Carrow à son arrivée et elle pouvait s’occuper de faire descendre les escaliers à Lindsay et de calmer l’enthousiaste Evan. Ils allèrent ensuite tous vers le salon où Ian servi un verre à tous les adultes présents.

- Je ne doute pas qu'il doit être excellent.

Il le serait sans doute. L’alcool faisait partie de ces choses pour lesquelles le couple Talbott mettait un certain prix en gage de qualité. Elise savait qu’il était donc effectivement excellent. Mais elle ignorait également qu’il n’était pas fan de ce genre de choses. Dommage pour lui. Mais il faisait plutôt bonne figure et même si Elise était plutôt douée pour voir ce genre de choses d’habitude, étant occupée avec ces deux petits chéris à côté, elle ne le remarqua pas.

- Vous ne vous êtes pas trompé en le choisissant.

Oh non, effectivement. Elise porta également son verre à ses lèvres. C’était effectivement un délice. Elle n’était pas du genre à beaucoup boire mais de temps en temps elle appréciait un petit verre. De toute façon elle tenait plutôt bien l’alcool. Mais elle n’entendait pas se ruiner ce soir, surtout pas avec ses enfants dans le coin. Et puis pour changer, c’était Elise qui avait entamé la conversation. Ce n’était pas inhabituel pour elle. En même temps, elle essayait de s’intéresser.

- Tout ma famille est au Ministère c'est vrai, mais chacun est dans un département différent. Je pense que nous allons vers celui qui nous correspond le plus et chacun d'entre nous veut être utile. Morfin désire préserver le secret de notre monde il s'est donc tout naturellement dirigé vers le Service des Oubliators. Mon père quant à lui souhaite que justice soit faite et le Magenmagot était tout indiqué pour lui. Merrick travaille également avec mon père. Quant à moi je voulais que notre Communauté soit sous son meilleur jour à l'international. J'aime voyager et j'aime le changement, et le service du Commerce était parfait pour exaucer mes souhaits.

Ils s’étaient un peu éparpiller visiblement. Elise connaissait vaguement cette famille, le père en fait, Ollender. Chacun semblait avoir ses idées et ses envies. Chacun d’eux semblait aussi s’épanouir à sa manière. Ian eut alors un grand rire avant de taper (peut-être un peu fort) l’épaule de Basil avec la paume de sa main.

- Il est bien ce petit hein Elise ? J’ai l’impression de voir Amaury dans quelques années.
-Oui enfin si il finit au Ministère…
-Mais oui, tu verras, comme son père !

Mouais, Elise n’était pas très convaincue mais bon. Amaury ferait bien ce qu’il voudrait et elle y veillerait. Qu’il n’essaye pas de lui retourner le cerveau à leur petit. Ni même à aucun autre de ses enfants. Et en parlant d’eux, la petit Lindsay s’était approché timidement de Basilius, lui tendant sa poupée préférée. Allez savoir pourquoi, mais en tout cas elle avait l’air de vouloir lui faire comprendre quelque chose. Pour commencer, Basilius ne semblait pas être dérangé par cette approche. Un bon point pour lui. Elise se détendit donc un peu, surveillant tout de même de près sa réaction.

- Votre fille est très adorable.

Elise se contenta de lui sourire rapidement avant de reporter toute son attention sur sa petite puce. Mais vous vous doutez bien que son mari ne pouvait pas s’en contenter.

- Oui, elle ressemble beaucoup à sa maman.

La belle ne lui adressa même pas un sourire. C’était tellement trop… Il en faisait toujours beaucoup. Elle ne prenait pas même le temps de relever maintenant.

- Salut toi ! Elle est drôlement jolie ta poupée, je trouve qu'elle te ressemble. Comment tu l'as appelée ?

Allez savoir pourquoi, maintenant qu’elle avait réussi à attirer son attention, Lindsay fit demi-tour en courant de façon un peu approximative vers la robe de sa mère. Elle riait mais ne semblait pas être capable de lui répondre pour le moment. Elise la pris sur ses genoux, lui demandant ce qu’elle avait. Evan prit alors les devants pour répondre à Basil.

-Elle l’appelle Carry, elle dit que c’est une fée.

Lindsay se cachait contre sa mère dès que Basil la regardait, tout en riant. Une vraie petite chipie. Mais visiblement cela ne convenait pas à Ian. Il devait trouver que le jeu durait trop longtemps ou qu’elle prenait trop de place. Quoi qu’il en soit, il souriait beaucoup moins maintenant.

-Il faudrait que tu aille les coucher Elise, Basilius n’est pas tellement venu pour jouer avec Lindsay…

Une remarque qu’Elise prenait très mal. Et ça se voyait. Alors qu’elle avait un grand sourire, presque un rire, alors qu’elle tentait de faire répondre Lindsay à leur invité, son visage s’endurcit d’un coup en entendant les propos de son époux. Il espérait qu’elle coucherait ses enfants aussi tôt simplement parce qu’il lui demandait ? Ils avaient un rythme de vie, des horaires précis, c’était des êtres humains et on ne pouvait pas simplement les coucher et ne plus en entendre parler comme ça. Sur le ton le plus neutre possible, sans montrer à quel point elle n’appréciait pas, elle lui répondit dans le plus grand des calmes.

-Il est encore tôt Ian et je ne vais pas aller les coucher maintenant parce que tu en as simplement assez de les voir. De plus je n’ai pas l’impression qu’ils dérangent tellement notre invité, n’est-ce pas Mr Carrow ? Voyez-vous un inconvénient à ce qu’ils restent encore un peu ?

Elise était parfaitement courtoise et des plus calmes. Si ils avaient pu voir sa véritable pensé actuelle ils seraient sans doute aussi horrifiés l’un que l’autre. Quant aux enfants, comme toujours lorsque les conversations devenaient compliquées entre leurs parents, ils étaient en suspend, dans l’attente pure et simple que quelque chose se parte, tout en espérant que cela n’irait pas plus loin.

- Non, allez, ça va, mais ils ne sont pas obligés de rester dans ses pattes, Lindsay ma puce, vas reprendre ta poupée et joue avec ton frère.

Quoi qu’en ait dit Basil, il semblerait que les choses retombent un peu. Evan vint récupérer la poupée et pris sa sœur par la main pour repartir dans un coin. Elise qui n’entendait pas non plus lui donner totalement raison se décala sur le canapé pour leur laisser de la place en leur faisant signe de rester près d’elle. Lindsay qui avait l’impression d’avoir fait une bêtise ne souriait plus, tenait simplement sa poupée dans une main et serrant le bras de sa mère de l’autre. Il y eut un nouveau regard lourd de sens entre les deux époux mais finalement Ian décida de reprendre la conversation avec ce pauvre Basil.

- Et comment va ce cher Ollender ? Cela fait un moment que nous ne nous sommes pas croisés lui et moi. Il m’a d’ailleurs parlé de son projet pour vous et la jeune Rowle. Comment cela avance-t-il ?

Est-ce qu’il l’avait fait exprès ? Aucune idée. Mais Elise n’en pensait pas moins. Les mariages arrangés comme ça, ce n’était pas son truc.

- Comment la trouvez-vous plus personnellement Mr Carrow ? Vous êtes-vous déjà rencontré?

Oui, c’était fait exprès. Et un nouveau regard l’avait fait comprendre à Ian.
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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Dim 6 Nov - 20:13

Ian le complimenta et Basil lui offrit un sourire poli en guise de remerciement. Mais en fait, c'était surtout pour bien souligner que son fils avait de l'avenir. Et que cet avenir serait sans doute au Ministère, peut-être à ses côtés au Département du Commerce International. Sa femme ne semblait pas aussi rigide, ou en tout cas moins convaincue que lui de l'avenir de leur fils. "Comme son père". Ca voulait tout dire.  
Tout se passait bien. En tout cas jusqu'à ce que la plus jeune s'approche du jeune Carrow pour faire connaissance. Ce que son père ne semblait pas apprécier vu le regard qu'il lui lançait. Il souligna qu'elle ressemblait à sa mère mais la concernée ne lui souri même pas pour le remercier. Basil devait bien admettre que ça sonnait assez faux. La gamine repartie sans rien dire et c'est alors que Ian décida qu'il était temps pour eux d'aller se coucher. Son air impérial et ses ordres secs lui rappelaient son propre père, Ollender. Il accorda un clin d'œil discret à la gosse et suivit avec attention le bras de fer entre les deux époux. Il n'arrivait pas à comprendre ce milieux là où personne n'était libre de faire ce que bon leurs semblait. En quoi être autoritaire était une marque de grandeur ? Ollender avait imposé la même éducation, cette éducation là, que Basilius détestait tant. Et il voyait sous ses yeux se dérouler une scène qu'il avait lui-même souvent vu, à laquelle il avait malheureusement souvent prit parti. Cependant, Basil ne s'attendait pas à ce qu'on lui demande son avis.  

Il ne voulait pas être mal vu par son supérieur, mais ça lui faisait de la peine de punir indirectement des gosses qui ne faisaient rien de mal. Se redressant sur sa chaise, il lança un sourire poli à Ian avant de dire :  

-     Ils ne me gênent absolument pas, vos enfants ne sont pas ce qu'on peut appeler dans le langage familier, des énergumènes.  

Tant qu'à faire, autant essayer de s'en sortir au mieux...  

Elise dû comprendre qu'il s'agissait là d'une situation plutôt glissante, et elle embraya sur sa famille, à son plus grand désespoir pendant que ses gosses se mettaient plus loin. Basil décida de ne plus faire attention à eux, autant pour ne pas manquer de respect à ses hôtes que pour leurs éviter de finir au lit si tôt. Il déglutit et préféra porter un verre à ses lèvres plutôt que de répondre tout de suite.  

-      Mon père va plutôt bien, il a beaucoup de travail en ce moment au Département de la Justice Magique vous savez.  

Il marqua une pause. Continuer sur sa liaison avec Sorane le mettait en colère. Il avait eut un choc en apprenant les fiançailles. Sorane était intéressante, particulière mais intéressante mais Basil n'était pas amoureux. Il ne le serait jamais, c'était une gamine de dix ans plus jeune ! Elle n'était même pas diplômée de Poudlard ! Franchement, son père avait fait un coup de maître. Il n'avait jamais réussi à lui mettre de laisse, mais celle-là en était une belle. Et ça le faisait bouillir de haine. Pourtant il ne montrait rien et baissa un instant les yeux comme s'il était heureux d'une telle décision.  

-     Les Rowle sont un excellent parti, mon père pouvait difficilement faire un meilleur choix. Sorane a un fort caractère mais elle est intelligente, c'est une bonne compensation. Elle est consciente tout comme je le suis qu'une fois nos famille unies, nous serons d'autant plus puissants dans le monde magique. Je l'ai rencontré en effet, le jour de l'annonce de nos fiançailles et il nous est arrivé de nous croiser à Londres.  

Basil se tut. Il avait tout fait pour faire passer la nouvelle comme étant la meilleure possible pour lui comme pour Sorane. Ce n'était pas du tout le cas. Le jeune Carrow aimait bien le caractère explosif de la fille Rowle. Mais il ne comprenait pas comment elle pouvait faire le dos rond face à une telle décision.  

-     Sorane est quelqu'un de très intéressant.

C'était tout ce qu'il pouvait dire sur elle. Tout ce qu'il se permettait de dire en tout cas. Il ne savait pas trop comment continuer la conversation dans un sens qui lui serait avantageux.  

-    Je crois que mon père aurait plutôt dû s'occuper de mon frère Merrick qui désespère et va finir par se marier avec ses fiches de détenus d'Azkaban.

D'une pierre deux coups. Il tournait la conversation vers un de ses frères et en plus il le ridiculisait un peu devant des gens puissants.  

Le voilà mit de bonne humeur.

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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Lun 7 Nov - 0:17

Ian Talbott était le genre d’homme qui avait besoin de se sentir aimé et admiré. Du genre à avoir la grosse tête en permanence. Elise, il l’avait eu simplement en la demandant. Leurs familles avaient été en relation de par leur sang et aussi parce qu’avec sa fonction, il avait pas mal voyagé en France. A l’époque c’était déjà une assez jolie femme et ça arrangeait tout le monde. Il avait donc ramené Elise en Angleterre, mariage, et autres détails que le monde entier ou presque connaissait déjà. Il avait tout fait pour en tout cas. Alors quand il recevait, c’était en grandes pompes. Il fallait que tout le monde soit prêt à accueillir même la reine d’Angleterre, peu importait qui venait réellement. Surtout pour ses collègues de travail. Parce que eux, il les revoyait tous les jours. Ils étaient donc des cibles de choix si il voulait en entendre parler de nouveau. Il savait bien que son épouse accordait au moins autant d’importance que lui à ces petites choses. Pourtant ils étaient loin d’être toujours d’accord. Mais ça, c’était acquis, pour tout le monde. Il fallait laisser Ian Talbott briller autant qu’il le souhaitait.

Et pourtant, notre belle Elise n’entendait pas se laisser marcher dessus si facilement. Si il venait à dépasser les limites qu’elle estimait être la seule à pouvoir fixer, il le saurait assez rapidement. Elle se moquait bien que le nouveau petit protégé de son mari voit que l’entente n’était pas la meilleure entre eux. Ce n’était pas son but. Ce qu’elle voulait, c’était éviter que ses enfants ne passent une soirée affreuse. Et ça, elle entendait y parvenir quoi qu’il arrive. De toute façon ils n’allaient pas tarder à aller se coucher, alors autant que tout se passe bien. Elle avait pensé que c’était plutôt bien parti quand Lindsay s’était approché du jeune Carrow et qu’il avait semblé plutôt réceptif à cette approche. C’était une petite fille tout à fait charmante, simplement un peu timide. Mais Ian ne semblait pas être tout à fait d’accord. S’en était suivi un léger désaccord de plus entre les époux et Elis avait eu la délicieuse idée de prendre leur jeune invité à parti. Pauvre garçon. Mais elle avait le sentiment qu’il prendrait plutôt son avis à elle. C’était ce que lui indiquait ce petit clin d’œil qu’il avait adressé à la petite fille. Et si il se rangeait du côté de son mari, elle irait effectivement coucher les enfants, mais il ferait face à un visage on ne peut plus froid tout le reste de la soirée. Peut-être même qu’elle ne les rejoindrait pas, préférant rester avec ses enfants et les laisser entre hommes.

- Ils ne me gênent absolument pas, vos enfants ne sont pas ce qu'on peut appeler dans le langage familier, des énergumènes.

Ah, bien répondu. Elise eu d’ailleurs un grand sourire satisfait à cette réponse. En effet, ils étaient plutôt sages. Ne se tournant même pas vers son mari qui devait fulminer, elle regarda Basil avec cette satisfaction d’avoir obtenu ce qu’elle voulait.

- Je vous remercie. Ils ne sont en effet pas très turbulents en général. Ils ne demandent qu’un peu d’attention et de contact humain. Enfin, plus humain que celui de leur père en tout cas.

Et une petit pique gratuite au passage. Mais qu’elle avait très bien faite passer dans un léger rire. Ian ne dirait rien, de peur qu’elle n’enchaine. Parce qu’il savait très bien qu’elle en serait plus que capable. Il ne serait alors clairement plus à son avantage. Il enchaina donc avec un sujet qu’il maîtrisait un peu mieux. Alors qu’ils attendaient une réponse que Basil ne semblait pas vouloir délivrer de suite, Elise pris sa fille toujours très mal à l’aise sur ses genoux et son fils pris la place de la petite à côté de leur mère, droit comme un i, essayant de comprendre la conversation. Il était tellement mignon quand il faisait ça.

- Mon père va plutôt bien, il a beaucoup de travail en ce moment au Département de la Justice Magique vous savez.  

Ah oui, c’était normal. Et puis tant mieux quelque part. Enfin, c’était plus une question de politesse pour Ian de toute façon. Même si il devait sans doute s’intéresser également à ce que devenait cet homme.

- Les Rowle sont un excellent parti, mon père pouvait difficilement faire un meilleur choix. Sorane a un fort caractère mais elle est intelligente, c'est une bonne compensation. Elle est consciente tout comme je le suis qu'une fois nos famille unies, nous serons d'autant plus puissants dans le monde magique. Je l'ai rencontré en effet, le jour de l'annonce de nos fiançailles et il nous est arrivé de nous croiser à Londres.

Ha, ça c’était précisément le genre de salades qu’elle-même aurait pu servir à l’époque où on lui avait dit qu’elle serait bientôt mariée à Ian. Elle n’avait bien entendu jamais eu la moindre envie de le faire mais c’était ce qui se faisait. Oh elle n’était pas si mal que cela. Simplement pas au mieux. Mais elle n’avait jamais eu son mot à dire dans  ce domaine de toute façon. Mais elle sentait qu’il y avait dans ce beau discours un joli brin de mensonge. Elise détourna le regard du jeune Carrow tout en étirant un léger sourire sur son visage. Elle avait senti venir sa réponse. Enfin, ils s’étaient au moins rencontré une fois avant le mariage. Certains n’avaient pas même cette chance. Chance qu’elle avait heureusement eu aussi, même si elle n’avait pas été plus convaincue que cela, elle avait pu voir un peu Ian avant leur mariage.

- Sorane est quelqu'un de très intéressant… Je crois que mon père aurait plutôt dû s'occuper de mon frère Merrick qui désespère et va finir par se marier avec ses fiches de détenus d'Azkaban.

Elise manqua de rire ouvertement mais elle se retint. Evan semblait ne pas tout comprendre mais il faisait illusion. Lindsay elle avait presque commencé à s’endormir dans les bras de sa mère mais restait les yeux ouverts, elle restait parfaitement silencieuse, son pouce entre ses lèvres et Elise lui caressant les cheveux. Elle voulait rester encore un peu, fixant Basil, très intriguée même si elle n’avait pas le droit d’assouvir cette curiosité puisque son père n’avait pas semblé apprécier. Mais elle le regardait et l’écoutait, sans comprendre ce qu’il disait.

- Ah, je n’ai jamais compris Ollender pour ça. Il faut faire les choses dans l’ordre, même et peut-être surtout pour ce genre de choses. C’est une question de prévoyance. Les enfants grandissent vite, il faut prévoir.


Elise grimaça. Elle savait que même Amaury finirait bientôt fiancé avec une jeune fille peut-être pas même encore née aujourd’hui parce qu’Ian se serait entendu avec ses parents. Pour le moment elle ne lui disait rien. Mais il était fort probable qu’elle s’oppose à toute démarche du genre si il le tentait. Enfin, qu’il étale son opinion, il rirait moins lorsque viendrait son tour d’être critiqué, et par son épouse.

- Votre pauvre frère pourrait peut-être s’en occuper lui-même ceci dit, si il est si désespéré. Certains s’en sortent très bien tout seuls pour cela…

Après tout, le frère d’Elise avait réussi à faire un mariage tout à fait heureux. Elle l’y avait même aidé. Bon, elle n’avait pas eu cette chance mais c’était pourtant tout à fait possible visiblement. Mais cette tête de mule de Talbott ne l’entendrait sans doute pas si facilement. Imbécile, qu’il en profite.

- Mais si cela lui plaît de rester avec ses détenus, pourquoi pas. Je suis sûre que vote père serait enchanté qu’il revienne avec l’une d’elles…

Ian semblait se tenir tranquille mais c’était temporaire. Il ne tarda pas à le montrer d’ailleurs. Lui qui regardait ses chaussures depuis plusieurs minutes, il sembla se réveiller, grommelant à moitié.

- Après tout, ça sera sans doute mieux que s’il revenait avec une moldue. Mais je maintiens qu’Ollender devrait s’en préoccuper.

Oui, il avait lui aussi un avis assez arrêté sur la question. Lindsay bailla un coup, montrant qu’au final, il était peut-être l’heure. Elise dit alors aux petits de dire au revoir proposant de passer à table le temps qu’elle s’occupe d’eux. Evan salua Basil d’une poignée de main presque cérémonieuse, comme son père le lui avait appris. Lindsay lui glissa un timide « au revoir monsieur » avant de retourner se cacher derrière sa mère. Elise s’efforça se faire vite sans pour autant les jeter dans leur lit de façon trop précipitée. Lorsqu’elle retourna auprès de son mari et de leur jeune invité, il avait déjà rempli leurs verres de vin et semblait lui raconter l’une de ces histoires qu’il trouvait tordantes, attendant visiblement que Basil ris de bon cœur. Pauvre jeune homme. Elise s’assit à côté de son mari, en face de Basil, et servit tout le monde dans un silence de plomb alors qu’Ian poursuivait ses plaisanteries. Quel crétin… heureusement il finit par se calmer.

- Alors,  êtes-vous déjà allé en France monsieur Carrow ? J’imagine que mon mari a dû vous en parler tellement de fois que ce doit être tout comme. Il aime que tout le monde sache ce qu’il sait lui-même, n’est-ce pas chéri ?

Non, elle n’avait pas rangé la hache de guerre et n’entendait pas le faire de suite. Maintenant que les enfants n’étaient plus là, c’était encore plus facile. Ils se disputeraient Basil pendant encore un moment. Un jeu auquel Ian n’aimait pas joué. Tout simplement parce que sa femme pouvait être impressionnante, même pour lui. Elle savait se montrer convaincante comme parfaitement docile. Elle se calmerait peut-être, mais pour l’heure elle n’avait pas apprécié la conduite de son homme.
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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Lun 7 Nov - 13:15

Lorsque Ian lui dit qu'il n'avait pas comprit pourquoi LUI Basil Carrow, cadet de la famille était condamné à être marié avant son frère plus vieux, il se sentit étrangement bien. Non pas qu'il était comprit parce que ce n'était pas le cas, son supérieur s'en fichait de savoir s'il était heureux ou non de finir marié à une gosse. Quand elle en aurait à peine dix-sept, Basil en aurait 27 et il ne se sentait pas du tout prêt à jouer au parfait mari. Mais il acquiesça. En fait, Basil savait parfaitement pourquoi son père avait fait cela. Ce n'étaient pas ses résultats scolaires (brillants d'ailleurs) le problème mais davantage sa répartition.  

-     Je crois que mon parcours scolaire ne l'a pas entièrement satisfait et il a donc décidé de prendre le dragon par les cornes.  

Basil faisait là référence à son admission à Gryffondor. S'il avait finit par faire entendre raison son père (enfin, s'il avait réussi à manipuler habilement plutôt), il n'avait trop digéré cet affront. Et il le lui faisait payer en le mettant avec une gosse. Mais ça aurait pu être pire, le cadet devait bien l'admettre.  
Basil souri à la remarque d'Elise. En effet Merrick pouvait s'en sortir seul, mais il était bien trop concentré sur sa petite personne pour faire attention aux femmes. Alors Ollender n'était pas prêt de voir son deuxième fils marié. Il n'était même pas prêt d'avoir d'autres petits enfants. Si Morfin avait réussi à fonder une famille, c'était que le patriarche avait donné sa bénédiction et orienté quelque peu son fils vers la femme que lui-même avait choisi. Mais Morfin, des trois frères avait toujours été le préféré, alors qu'il été celui qui se rebellait le plus ouvertement. Lorsqu'il était enfant, il n'hésitait pas à répondre à Ollender, et c'était toujours lui la tête pensante des coups foireux avec Merrick, même s'ils étaient stupide d'ailleurs et pas toujours très bien pensés. Il avait prit le dessus sur son frère, et peut-être que c'était un peu pour cela qu'il était le préféré des parents Carrow.  Quand à Basil il voulait à tout prix éviter d'avoir des gosses, surtout avec une femme qu'il n'aimait pas. Avoir comme famille celle des Carrow n'était pas la meilleure chose du monde, d'autant plus qu'il savait que le jour où il couperait définitivement les ponts avec sa famille, il aurait sans doute de graves problèmes. Ce ne serait pas très responsable de rajouter un membre dans une famille si tordue.  

-     Merrick ne reviendra jamais avec une moldue, sang-mêlé ou sang-de-bourbe lança-t-il sur le ton de la conversation.

Utiliser ces termes ne lui était pas familier mais il avait vite commencé à comprendre quels termes utiliser avec quelles personnes. Et il lui semblait évident qu'ils feraient mouche. Peut-être se trompait-il mais en tout cas il ne s'en voudrait pas. Son père ne lui ferait pas de remarques à cause d'une insulte qu'il utilisait lui même fréquemment avec ses "amis". Basil ne partageait bien évidemment pas cette vision des choses, lui qui avait côtoyé des enfants au sang soit disant impur toute sa scolarité. Mais si ça pouvait l'avantager dans cette soirée, c'était bénéfique.  

Il se tourna vers Elise, légèrement surprit qu'elle en impose plus que son mari. Elle devait lui tenir tête assez souvent, ce devait être assez drôle à voir. La petite pique à la fin manqua de faire s'étouffer le jeune homme mais il se reprit si bien qu'on ne pouvait pas remarquer qu'il avait faillit recracher ce qu'il avait dans la bouche. Voir Ian se faire remettre à sa place était assez plaisant, vu comme il était autoritaire au bureau. Il s'amusait de cette situation.  

-     Eh bien j'ai entendus quelques petites choses, mais non, je n'y suis jamais allé. Je suis davantage porté sur l'Allemagne ou l'Espagne. Je ne parle malheureusement pas le français, mais je suppose que je vais devoir m'y mettre, n'est-ce pas Ian ?  

Oh, apprendre une nouvelle langue ne dérangeait pas le jeune Carrow, il adorait ça. Alors s'il devait apprendre le français ça le rendrait assez heureux. Même s'il avait une préférence pour l'Allemagne s'il devait choisir entre l'Espagne et ce pays il serait très curieux de voyager en France. La communauté magique française était très intéressante, mais un de ses collègues s'en occupait déjà. Heureusement, d'ici quelques années, il serait à la retraite et peut-être alors que ce poste vacant reviendrait à Basil.

Il monterait de grade, puisque les relations avec la France étaient davantage priviligiés par rapport à celle avec l'Allemagne ou l'Espagne. Il avait hâte.

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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Lun 7 Nov - 18:43

Au départ, Ian avait pensé refuser à son épouse ce droit de lui tenir tête, de quelque manière que ce soit. Autant dire qu’il avait vite abandonnée. Il n’avait pas eu besoin de beaucoup de temps avant de se rendre compte que cette femme qui savait se faire la plus charmante du monde pouvait aussi être la plus détestable. Pas besoin de lui faire du mal ou quoi que ce soit de trop violent. Elle savait le toucher, juste précisément dans sa fierté, pouvant lui plomber le moral en un rien de temps. Pourtant, il y avait des moments où Elise savait être la femme parfaite. Elle était séduisante en diable, pouvait être aux petits soins comme personne, dotée de talents très divers. Disons simplement qu’elle ne supportait pas d’être ignorée ou que l’on ne tienne pas compte de son avis. Il ne regrettait ce choix que très rarement. Il aimait cette femme, sans être très doué pour le montrer. Ce n’était pas le grand amour non plus, disons simplement qu’il n’était pas déçu même lorsqu’elle se montrait être pire qu’une dragonne dont on convoitait l’œuf. C’était même plutôt similaire parfois. Il suffisait de la voir défendre ses enfants alors qu’Ian avait très envie de les envoyer plus loin, à l’étage, au fond de leur lit. Pauvre Basil, il avait tout de suite été pris à parti. Elise avait été très satisfaite de voir qu’il semblait être de son avis. Bon, il ne risquait pas grand-chose d’elle, c’était Ian son supérieur. Mais bon, il ne dirait rien de plus. Il était un peu coincé, entre celui qu’il avait espéré pouvoir impressionner et celle qui partageait sa vie de tous les jours. Il s’efforçait donc de reprendre un peu contenance, tout en se montrant un peu discret tout de même pour éviter que sa charmante moitié n’en rajoute.

Elise adorait le voir comme ça. Elle adorait tout simplement le voir se contenir, sa moustache presque plus frisotante que d’habitude. Il toussait doucement dedans, le menton en arrière, les sourcils froncés. Magnifique tableau après qu’il ait de nouveau essayé de décider pour eux de ce qu’ils avaient à faire. Une chose qu’Elise détestait particulièrement. Mais heureusement pour tout le monde, Basilius Carrow était de nouveau devenu le sujet principal de la conversation. Enfin, lui et le mariage que son père avait prévu pour lui et pas son frère.

- Je crois que mon parcours scolaire ne l'a pas entièrement satisfait et il a donc décidé de prendre le dragon par les cornes.

Ian avait effectivement entendu parler de cela. Lui-même aurait assez peu apprécié que son premier fils n’ait pas été dans la maison qu’il voulait pour lui. Pour lui et ses petits frères et sœurs qui viendraient à leur tour à passer par cette école. Amaury avait ouvert la voie, les deux plus jeunes n’auraient qu’à suivre. Elise savait qu’il prendrait très mal qu’un de leurs enfants ne soit pas dans cette même maison qu’il avait fréquenté il y a déjà un certain nombre d’années. Bien sûr, elle aurait du mal à apprécier qu’ils finissent à Gryffondor, mais bon, elle préférait ne pas réagir comme Ollender Carrow. Elle serait peut-être déçue mais laisserait faire. Quoi qu’il puisse se passer, elle aimerait toujours autant ses enfants. Mais pour l’heure, ils étaient parfaitement adorables et deux étaient encore bien trop jeunes pour s’occuper de ce genre de choses.

- Oui, je le comprends un peu. Vous deviez avoir de plutôt mauvaises fréquentations avec tout ça.

Ah ça, si Amaury n’avait pas été au bon endroit, et par là il voulait bien entendu parler de la mauvaise maison, il aurait sans doute reçu une lettre incendiaire. Il avait eu chaud le pauvre enfant. Il n’était pas encore un de ces gamins pleins de snobisme comme la majorité des autres qui portaient cette couleur verte. Il entendait cependant porte ses couleurs et son nom avec une certaine fierté. Mais il avait toujours été relativement discret en même temps. Un genre de petit génie en fait. Enfin, il était sans doute mieux à l’école ce soir. Il échappait à ce que le pauvre Basilius ne devait que supporter.

- Merrick ne reviendra jamais avec une moldue, sang-mêlé ou sang-de-bourbe.

Ian avait l’air satisfait par cette réponse, hochant la tête d’un air concerné. Elise était peut-être un peu étonnée de cette réponse qui semblait venir du cœur, mais après tout, elle était plutôt d’accord. A ce sujet, pour elle, ce n’était pas tellement envisageable pour ses enfants non plus. Ils ne feraient sans doute une telle bêtise. Gâcher ainsi un sang si noble que le leur. Enfin, pour le moment elle ne pouvait que l’espérer.
Visiblement, alors qu’elle était à peine revenue du coucher des enfants, Elise avait de nouveau fait mouche auprès de Basil. Cette remarque faite à son mari avait eu l’air de l’amuser. En fait, elle se doutait que de voir son patron se faire remettre à sa place par son épouse, c’était sans doute assez divertissant. Il ne devait pas souvent croiser des femmes aussi imposantes et aussi indépendantes. La plupart n’existaient que par leur nom ou pour le coup celui de leur époux. Mais pas Elise, elle restait et resterait toujours Elise Lerouge, même si un autre nom lui était attribué désormais.

- Eh bien j'ai entendus quelques petites choses, mais non, je n'y suis jamais allé. Je suis davantage porté sur l'Allemagne ou l'Espagne. Je ne parle malheureusement pas le français, mais je suppose que je vais devoir m'y mettre, n'est-ce pas Ian ?

Bien sûr, connaître plusieurs langues était un atout considérable dans leur travail. Qu’il sache parler déjà l’allemand et l’espagnol était un très bon début. Mais pour espérer évoluer dans ce travail, il fallait pouvoir faire plus. Alors avec ses habituels grands airs, Ian Talbott entrepris de lui répondre.

- Oh oui, il vaut mieux ! Pour le moment c’est un autre qui est en gestion du secteur, mais si tu sais te mettre en valeur il se pourrait que tu reprennes son poste. Enfin pour ça il va falloir trimer encore un peu mon garçon !

Il était bien là, à étaler son pouvoir au nez de ce pauvre garçon. Elise le laissait profiter un peu. Pour cet homme, il n’était même plus question de vouvoyer son jeune invité. Après tout, il était le patron, il faisait ce qu’il voulait. Quel melon alors celui-là…

-J’aime bien l’Allemagne. Mais le charme à la française reste encore inégalé.

Elle était bien placée pour le savoir. Le charme à la française, c’était elle. Elle dans toute sa splendeur. Elise Lerouge était la digne représentante d’une famille française bien connue dans leur monde. Et Ian était si fier de compter ces joyaux dans sa petite « collection ».

- Tu devrais l’emmener un jour Ian. C’est aussi comme ça qu’on apprend. Je ne connais d’ailleurs pas meilleur moyen d’apprendre une langue que d’être baigné dedans. Et je suis sûre que cela vous plairait Mr Carrow.

Elle-même avait appris la plupart de son anglais une fois sur place. Elle avait quelques notions, mais pas beaucoup plus.

-Oh moi tu sais, c’est surtout avec toi que j’ai parlé français. Ils parlent assez bien anglais là-bas.

Non, sans rire… Elise était française, elle était plutôt au courant de ce qui se passait dans son propre pays.

-Je le sais bien Ian, j’en viens. Tu as sans doute de la chance que j’aie eu ces notions d’anglais d’ailleurs. Mais ce n’est pas parce que tu ne t’intéresse pas que personne d’autre n’est intéressé. Cela vous plairait-il un petit voyage en France Mr Carrow ? Il y a tellement à y voir…
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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Mar 8 Nov - 21:30

Des mauvaises fréquentations ? Pour Ian s'en était c'était certains. Mais Basil préféra étirer un sourire conspirateur voire narquois sur ses lèvres. Aaron n'était pas une mauvaise fréquentation et Caro était adorable. Alors oui, ils n'avaient pas le sang pur. Cependant, tant que ses deux frères étaient à Poudlard il évitait le plus possible d'être vu avec eux. Personne ne savait vraiment qu'ils étaient comme sa famille tous les deux.  

-    Je ne pense pas avoir eu de mauvaises fréquentations. J'étais un élève plutôt solitaire.

Bien sûr, il ne parlait pas à grand monde, il valait mieux qu'il évite au maximum de discuter avec ses petits camarades rouges et ors. Et or de question de s'approcher des Poufsouffles ou Serdaigles, parce que ce ne serait guère mieux.  

-     D'autant plus que mes frères veillaient au grain.

C'était vrai. S'il s'approchait un peu trop de certaines personnes, il se faisait recadrer et son père était informé. Mais il n'avait eut ces problèmes qu'en première année, et après il avait comprit les comportements à adopter lorsque ses frères étaient dans le coin. Ca lui donnait deux personnalités, qui en avait énervé plus d'un et étonné bien d'autres. S'il était charmant lorsque ses frères étaient en cour, dès qu'ils entraient dans la Grande Salle, Basilius devenait froid, distant et irritable. Un comportement étrange que certains n'avaient pas manqué de lui reprocher plusieurs fois.  
En partant sur la France, Basil se sentit un peu plus à l'aise, puisqu'il pouvait être davantage sincère. Non pas qu'il culpabilisait, parce qu'il s'amusait de ces situations où il simulait ses sentiments, mais plus parce qu'il était certain de ne pas gaffer. Une réaction sincère pouvait être incontrôlable et il ne voulait pas faire de grimace qui puisse le trahir. Basil voudrait bien du poste. Ce n'était pas son but premier, mais s'il fallait qu'il passe par-là il n'y voyait aucun problème.  

-     Je vais me mettre dès demain au français alors.  

Il se dit que s'il avait pu trouver une femme française ce serait mieux. Le jeune Carrow souri à la remarque d'Elise. En voilà une qui défendait aussi bien ses gosses que son pays. Elle avait un sacré tempérament, pour une femme de son rang. C'était intéressant et divertissant pour le jeune employé.  
Et la joute verbale continua entre les eux époux, sous le regard attentif du jeune homme. Ils ne semblaient pas trop d'accord, en fait, ils ne l'étaient presque jamais. Un couple bien curieux. Basil se demandait s'il y avait souvent des cris et des crises de rage, mais à peine pensait-il cela qu'on le sollicita encore. Il tourna les yeux vers la maîtresse de maison avant de réfléchir. Il préférait rester neutre sur ce coup-là.  

-   J'avoue que j'aimerai beaucoup, mais je suis certain de trouver seul un jour le temps d'aller dans votre si beau pays, Madame.

Sa phrase ainsi tournée laissait entendre qu'il n'attendrait pas que son chef l'y envoie pour y aller seul. Seul, sans sa famille et sans les gens de la société britannique. Mais il aimerait bien y aller avec un natif. Ce serait plus drôle que s'il devait se débrouiller seul.  

-     Mais pour l'instant il y a encore des choses qui m'étonnent dans mon propre pays alors vous imaginez ? On ne peut pas dire que j'ai finit de tout voir, même ici. Et voir n'est pas connaître d'ailleurs.  

Sur ces sages paroles, il porta à nouveau son verre à ses lèvres et le bu : cul sec.

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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Mer 9 Nov - 22:44

Si Elise était une bonne comédienne, il faut avouer que Basil s’en sortait plutôt bien aussi. Il se défendait le bougre et assez bien puisqu’Ian et son épouse tombaient dans son piège. Ce n’était pas grand-chose comme ça, mais pourtant, il était en train de leur dévoiler une personnalité inventée de toute pièce par lui-même. Un exercice qu’Elise connaissait bien elle aussi. Mais pour lui, elle ne voyait rien. Tout simplement parce qu’elle n’avait aucun élément contradictoire. Lui-même aurait sans doute du mal à imaginer que son hôtesse, celle qui essayait de le ranger de son côté et câlinait il y a encore peu ses enfants, cette femme était une tueuse froide et d’un sadisme redoutable. Qu’il ne s’en inquiète pas, ou pas encore. Il n’avait rien fait pour provoquer l’envie meurtrière de la belle française. Notre amie était pour le moment plutôt en train de l’apprécier. Il avançait toujours un peu plus sur son côté de la route, laissant comprendre à Ian qu’il n’avait pas toujours raison pour tout le monde. Ce que cela pouvait être satisfaisant.

- Je ne pense pas avoir eu de mauvaises fréquentations. J'étais un élève plutôt solitaire.

Elise comprenait. Au début de sa vie elle-même n’était pas spécialement expansive. Aujourd’hui les choses ont changé, beaucoup changé. Mais disons qu’elle voyait de quoi il parlait. Ian par contre c’était une toute autre histoire. Il avait toujours été du genre à avoir besoin que tout le monde sache ce qu’il faisait à chaque moment de sa journée, aussi ennuyeuse qu’elle puisse être.

- Parfois c’est la meilleure option. Cela évite des ennuis à tout le monde.

Personne ne savait vraiment ce que l’on pouvait penser, et comme de toute façon personne ne les fréquentaient, tout le monde s’en moquait. Une position neutre pas toujours confortable mais sans doute préférable dans une telle situation. Elise n’avait heureusement jamais trop déçu ses parents et pourtant elle avait opté pour la même technique à la place de Basil.

- D'autant plus que mes frères veillaient au grain.

Ah, là encore Elise connaissait. Elle était la première fille dans une famille qui avait déjà deux fils. Un peu comme sa fille aujourd’hui. Sauf qu’elle avait aussi joué le rôle de la grande pour son autre sœur et leur plus jeune frère. Quelque part c’était plutôt une bonne chose, elle avait pu occuper tous les rôles et pouvait comprendre plus de situations quand ses frères ou sœurs venaient lui parler. Elise eut d’ailleurs un souffle qui dissimulait un rire très léger. Pas parce qu’elle se moquait de lui, mais parce qu’elle se souvenait très bien de ce que cela pouvait faire.

La conversation s’était ensuite dirigée vers un tout autre endroit, un angle très différent. Ils parlaient de la France. Cette belle France qui avait vu naître Elise Lerouge et qu’elle continuait à aimer de tout son petit cœur. Elle y avait encore une large majorité de sa famille. Forcément, elle y retournait régulièrement. Et toujours avec le même plaisir. Forcément, c’était là un sujet qu’elle maîtrisait et appréciait largement. Ian lui avait l’air bien moins emballé par cet endroit. Encore une fois il semblait décidé à ne pas avoir le même avis que les autres et risquait de le sentir passer…

- Je vais me mettre dès demain au français alors.

Portant son verre à ses lèvres, Ian acquiesça. Il était au moins d’accord avec le fait que son jeune employé irait peut-être un jour. Mais visiblement, il n’avait pas tellement envie de l’y accompagner. Ou plus simplement de l’y envoyer tout de suite.

- Et bien bonne chance, c’est un vrai casse-tête !

Elise leva les yeux au ciel. Si il commençait comme ça, ce n’était pas tellement engageant. Elle avait insisté d’ailleurs. A ce stade, c’était peut-être plus une question de fierté quand réellement pour le jeune Carrow. Même si effectivement elle ne doutait pas qu’il puisse apprécier l’endroit. Ou même plus simplement la langue qu’elle avait toujours trouvée très harmonieuse. Elle avait donc fini par tout simplement lui poser la question. Autant être direct dans la vie. Et la belle jeune femme n’était pas du genre à se gêner dans ce domaine.

- J'avoue que j'aimerai beaucoup, mais je suis certain de trouver seul un jour le temps d'aller dans votre si beau pays, Madame.

Voilà qui était assez flatteur. Déjà parce qu’il savait très bien comment lui parler, mais aussi parce qu’encore une fois, il était de son avis. Si Ian n’était pas aussi flatté que ce qu’il avait prévu, Elise en revanche n’avait clairement pas perdu sa soirée. Cet homme lui passait une telle pommade. Si elle avait été féline, elle aurait sans doute ronronné de satisfaction.

- Je suis certaine que cela vous plairait.

Elle était parfaitement sincère. Elise était très fière de son pays. Il faisait partie d’elle en même temps. Et même si elle s’était très bien acclimatée à l’Angleterre, ce n’était jamais pareil.

- Tu ne devrais pas lui en dire trop autrement si je l’y envoie pour le travail il fera du tourisme…

Oh qu’il était amer le petit homme. Ian avait perdu, c’était incontestable. Comme très souvent, Elise avait eu le dessus et avait largement gagné la partie. Heureusement Basil repris la parole de lui-même.

- Mais pour l'instant il y a encore des choses qui m'étonnent dans mon propre pays alors vous imaginez ? On ne peut pas dire que j'ai finit de tout voir, même ici. Et voir n'est pas connaître d'ailleurs.

Oh oui, elle imaginait. Et elle était plutôt d’accord avec lui (pour une fois que cela se passait dans ce sens). On pouvait toujours en apprendre plus, même sur son propre pays, sa ville natale, sa propre famille. Il y avait toujours plus à voir et à connaître.

- Nous sommes bien d’accord Mr Carrow. Et après tout, pourquoi ne faire que voir quand on peut connaître.

Ian se faisait légèrement discret pour le moment. Il attendait que l’orage passe. Parce qu’il passerait forcément. Il suffisait qu’il se fasse un peu oublier. Cela ne durerait certainement pas trop longtemps, mais il avait bien raison de ne pas trop se faire remarquer.

- Mais si mon mari traine trop à vous y envoyer je finirai par me dévouer et vous y accompagner moi-même. Au moins vous aurez un guide qui en connaît la langue et les recoins agréables. Ce qui n’est pas forcément le cas de tous ici, n’est-ce pas Mr Talbott.

Cette fois ce fut Ian qui manqua de recracher son verre. Elle prenait de l’assurance la teigne. Mais il resterait encore tranquille, encore quelques instants. Mais voyant qu’elle semblait lui avoir donné le coup de grâce, il reprit rapidement contenance, bomba de nouveau fièrement le torse et repris la conversation en mains.

- Quoi qu’il en soit Mr Carrow, il faudra travailler dur si vous espérez rester parmi nous et devenir la fierté que votre père attend. Ollender ne se contentera pas de vous voir rester dans la position qui est actuellement la vôtre et je suis bien placé pour le savoir.

Ayant repris sa place pour le moment, Elise le laissait dire. Elle se permit tout de même un clin d’œil à son invité alors qu’Ian était occupé à lui apprendre ses obligations. Elle n’était pas du même avis que lui et le jeune Basil l’avait sans doute compris depuis le début de cette soirée qui, même si cela pouvait surprendre, restait assez calme pour leur couple.
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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Ven 11 Nov - 12:09

Ian s'exclama que le français était un vrai casse-tête… Et son employé voulait bien le croire. Parce qu'au fond, il n'y avait pas de langue facile. Chacune d'entre-elles avaient leurs spécificités, leurs incohérences parfois. Il fallait s'y faire et essayer de dépasser ces difficultés. Basilius pourtant, du haut de ses vingt-cinq ans passés, maîtrisait déjà trois langues, sa langue maternelle dans le lot. Et comme il aimait bien les défis, il n'hésiterait sans doute pas à se mettre aussi au français.

- Je crois que niveau difficulté, l'allemand se débrouille plutôt bien. J'ai mis deux ans à le parler, en ayant pourtant plus de vingt heures par semaines de cours ! J'ai eu moins de difficultés avec l'espagnol, je dois dire.

C'était vrai, et c'était sans doute la seule vérité qu'il se permettrait de dire ce soir. Elise semblait plutôt satisfaite de ses paroles sur la France. Basil savait bien que la complimenter et lui faire plaisir ne pouvait que lui être bénéfique. La déconsidérer serait une grave erreur, car même s'il semblait y avoir des tensions entre les époux, il ne doutait pas de leur capacité à se réunir si besoin était. Mieux valait rester neutre tout en satisfaisant Madame.

Mais Ian en rajouta une couche en disant que Basil allait faire du tourisme s'il allait là-bas. Cela arracha un léger sourire au jeune Carrow.

- Je ne pense pas que vous deviez vous en inquiéter. J'ai toujours eu le sens des priorités.

Tant qu'à faire, autant se mousser un peu. Et ça pouvait rassurer son supérieur, en tout cas, c'était le but. Basil était très attaché à son travail, il s'y plaisait. S'il n'avait que des ententes cordiales dans son Département, les affaires qu'il devait traiter, et les gens avec qui il devait échanger lui plaisaient vraiment. IL avait trouvé la bonne voie. Ce n'était pas aussi guindé qu'au bureau de la Justice Magique par exemple, là où il se destinait au départ. Pas du tout même. L'ambiance, bien que studieuse était plus détendue, moins strict, sans doute parce que Ian était rarement au bureau. Sinon, on entendait les notes de service voler.
La suite cependant des paroles d'Elise cloua véritablement Basil à sa chaise. Et il ne pouvait qu'applaudir le calme de son chef. Si ça avait été son père, ça aurait bardé… Mais il ne pouvait qu'admirer la retenu de Ian. Cependant, par courtoisie et par peine pour son chef, Basilius décida de ne rien répondre. Il esquissa un léger sourire en coin pour la remercier, sans en dire plus. Il ne voulait pas mettre Ian Talbott plus mal-à-l'aise qu'il ne l'était déjà. Et Basil avait bien vu qu'il avait failli recracher tout le contenu de son verre. Il ne se sentait pas vraiment proche de son supérieur, en fait il ne l'appréciait même pas trop. Mais pour un homme habitué à dominer l'autre, ce devait être assez dur d'être remit en place par sa femme. Si le jeune Carrow avait été à sa place, il aurait ri, et ne se serait pas vexé outre mesure. D'ici dix minutes il aurait même oublié.
Pourtant Ian reprit la parole avec calme et le prévînt qu'il ne pourrait se contenter d'une place basique. Ce à quoi Basil acquiesça vivement. Bien évidemment. Même s'il n'était pas spécialement ambitieux, il voulait quand même diriger la section des échanges avec l'Espagne et l'Allemagne, au moins. Peut-être la section française aussi, s'il apprenait la langue.

- Vous avez raison. Ollender ne se satisfera pas de ma place, en fait il m'a même fait une longue liste de ce qu'il attendait au moins de moi. Inutile de vous préciser que restait un employé basique ne figurait pas dans sa liste.

Voilà encore une preuve du contrôle d'Ollender sur la vie du fils cadet. Mais au moins question travail, il était plutôt d'accord avec son père. Lorsqu'il avait brandit cela au dernier repas familial (qui avait été une torture pour l'ancien Gryffondor), Basil n'avait pu qu'acquiescer, sous le regard moqueur de ses deux frères. Sa mère se fichait pas mal de ce qu'il faisait, tant qu'il n'humiliait pas à nouveau la famille.

- Je peux me permettre une question, Ian ?

Basil en réalité n'attendit pas la réponse pour s'imposer de lui-même.

- Qu'est-ce qui vous a poussé vers ce Département ? Si ce n'est pas trop vous demander, bien évidemment ?

En fait, s'il ne répondait pas, Basilius ne s'en formaliserait pas trop. Il passerait à autre chose et saurait qu'il valait mieux ne pas poser trop de question à Ian Talbott.

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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Ven 11 Nov - 20:13

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le couple Talbott avait parfois bien du mal à s’entendre. Et encore, leur jeune invité du soir n’avait rien vu. Là c’était mignon encore, de petites piques juste comme ça. Mais là où d’autres femmes se feraient remettre à leur place avec autorité, Elise lui tenait parfois tête. Et même de façon assez efficace. Et ce n’était jamais gagné d’avance. Parfois elle l’emportait, parfois c’était lui. Cela pouvait même être assez violent dans de rares cas. Surtout jamais devant leurs enfants, Elise y veillait. Mais il était arrivé qu’elle lui jette même quelques objets à la figure. Ce n’était pas fréquent mais pas non plus impossible. Alors ce soir, c’était même plutôt calme. Des deux côtés. Enfin, surtout du côté d’Ian qui se tenait remarquablement bien. Il répondait vaguement mais sans plus, laissant à son épouse une marge assez remarquable. Cela ne durerait probablement pas trop non plus, elle-même savait aussi se raisonner. Mais tout de même, c’était plutôt impressionnant, surtout pour un œil extérieur.

- Je crois que niveau difficulté, l'allemand se débrouille plutôt bien. J'ai mis deux ans à le parler, en ayant pourtant plus de vingt heures par semaines de cours ! J'ai eu moins de difficultés avec l'espagnol, je dois dire.

C’était tout de même plutôt bien.  Apprendre une telle langue en deux ans était assez impressionnant même pour certains. Elise n’avait jamais eu trop de mal avec les langues (heureusement pour elle me direz-vous) mais elle trouvait tout de même que le jeune Carrow avait un certain mérite. Pour Ian c’était déjà une autre histoire. Lui, même si il était plutôt à l’aise dans son travail, il n’était pas forcément très rapide pour apprendre les langues. Alors il s’en sortait quand même bien, le temps aidant, et il en maîtrisait un certain nombre aujourd’hui. Mais cela n’avait pas toujours été le cas…

- Si cela peut vous rassurer Mr Carrow, l’espagnol à a grandes similitudes avec le français. Cela devrait sans doute être moins long que pour l’allemand.

Ce qui n’était pas spécialement faux. Mais difficile à dire si cet argument ferait mouche ou non. Après tout, Basil pouvait bien faire ce qu’il voulait, Elise ne s’en préoccupait pas vraiment. Enfin, pour le moment elle s’y intéressait puisqu’il était là. Mais une fois le jeune homme reparti, elle ne s’inquièterait plus tellement de savoir quelles pouvaient être ses décisions. Ian avait finalement signifié à toutes les personnes présentes qu’il commençait à perdre patience. Sans doute le signe pour Elise qu’elle devait relâcher un peu. Elle avait eu le temps de profiter après tout, il était peut-être tems de laisser son homme reprendre sa place face à son employé.

- Je ne pense pas que vous deviez vous en inquiéter. J'ai toujours eu le sens des priorités.
- Je l’espère pour vous mon cher…

Très bien, il était temps. Elise se permit tout de même une dernière petite provocation. Simplement pour finir en beauté. Quelque part, il devait sentir qu’elle avait fini maintenant. Mais pour Basil, c’était une monté de plus qui semblait lui faire vraiment drôle. Alors pour finir de signifier qu’il en avait assez, Ian pris son plus beau ton moralisateur pour s’adresser à son jeune employé. Elise savait où il voulait en venir. Simplement reprendre sa place de chef. Et elle le laissait de nouveau faire. Si il savait se tenir tranquille, elle ferait même de nouveau de son mieux pour être la parfaite petite épouse. En espérant que Basilius saurait se repérer dans tous ces changements.

- Vous avez raison. Ollender ne se satisfera pas de ma place, en fait il m'a même fait une longue liste de ce qu'il attendait au moins de moi. Inutile de vous préciser que restait un employé basique ne figurait pas dans sa liste.

Même si Elise n’avait pas spécialement envie de donner à l’avance leur avenir à ses enfants comme une parole sainte qu’ils devaient suivre aveuglément, elle espérait tout de même le mieux pour eux. Et donc une situation la plus confortable possible. Pourtant si un jour l’un d’eux venait lui annoncer qu’il rêvait de devenir serveur, elle l’accepterait. Tout simplement parce qu’il serait au moins heureux en suivant leurs rêves. Elle aurait sans doute un peu de mal à l’accepter au début, il ne fallait pas trop en demander non plus. Mais pour eux, elle serait prête à l’accepter.

- J’imagine bien oui, à vous de faire de votre mieux pour vous montrer à la hauteur de votre nom maintenant Mr Carrow.

Bon, il était vraiment revenu à sa place maintenant, droit comme un piquet sur sa chaise, le regard un peu hautain. Elise en souriait d’amusement, ne pouvant décemment pas en rire pour le moment. Même si ça la démangeait. Tout simplement parce qu’il n’était pas aussi invivable et impétueux. Il arrivait que cet homme soit un véritable petit agneau, dans ses meilleurs jours. Alors forcément, là elle trouvait ça assez drôle.

- Je peux me permettre une question, Ian ?

Ah ? Vraiment ? Surprenant. Rares étaient ceux qui osaient poser des questions dans ce genre de dîners. Ou au moins pas durant le premier. Mais tant mieux, il devenait intéressant pour tout le monde ce jeune homme. Ian qui fut tout d’abord surpris (et c’était visible dans son regard) s’adoucit rapidement.

- Bien sûr, qu’est-ce que vous voulez savoir ?

En soi, il ne risquait pas grand-chose. Au pire, Basil lui poserait une question à laquelle il ne voulait pas répondre et il n’aurait qu’à ne pas lui répondre. C’était l’avantage avec sa position de grand patron.

- Qu'est-ce qui vous a poussé vers ce Département ? Si ce n'est pas trop vous demander, bien évidemment ?

Ah bah oui, chacun son tour. Et ce n’était sans doute pas à Elise qu’il pourrait poser ce type de questions. Tout simplement pour commencer parce qu’elle n’avait pas d’emploi. Ce qui n’aidait pas trop. Mais aussi parce qu’elle n’était pas spécialement la personne à flatter ce soir. Même si au fond cela ne serait jamais perdu.

- Ah, c’est une bonne question ça mon gars ! Comme beaucoup d’entre nous au service, j’ai toujours aimé voyager. Mais au départ je me voyais plus dans la justice magique. Tout ne s’est pas passé exactement comme je l’avais prévu et j’ai dû changer de plan. Forcément, j’ai voulu me rapprocher de mon envie de voyage.

Ces deux services étaient tout de même assez différents. Mais il ne regrettait pas sa situation actuelle. Il y était bien, voyait du monde, voyageait un peu partout. Il était même assez bien placé au Ministère, pas de raison de trop de plaindre alors.

- Et puis, c’est en faisant ce métier que j’ai pu rencontrer ma petite Elise.

Il avait pris sa main pour y déposer un baiser alors qu’elle lui souriait en retour. Pour une fois qu’il avait une petite attention pour elle. Bon, c’était aussi pour démontrer à Basil qu’une fois encore il était verni. Mais tant pis, elle prenait toujours.

- Enfin, ses parents et ses plus grands frères pour commencer, les Lerouge ne plaisantent pas avec ça. Mais j’ai obtenu gain de cause tout de même.

Ah ça, gain de cause, il l’avait visiblement obtenu, effectivement. Gain de cause, la fille, le sourire des parents, et même trois enfants dont deux mâles. Il était plutôt chanceux pour le moment.

- Les Lerouge comme tu dis ne veulent simplement pas laisser leur patrimoine à n’importe qui. Et par patrimoine je parle aussi du patrimoine génétique mon cher… J’espère que tu as conscience de ce que cela veut dire sur ta situation Ian, déjà à l’époque.

Contrairement à ce qu’elle avait pu faire tout à l’heure, elle se montrait maintenant parfaitement charmante et avec un sourire bien plus tendre que lorsqu’elle se moquait encore de lui. C’était peut-être compliqué à suivre pour un œil novice, mais c’était tout le temps comme ça. Ils passaient en permanence de moments de tension extrême à des moments bien plus agréables.
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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Dim 13 Nov - 16:39

Elise était très active dans la discussion et cela ne dérangeait guère le jeune Carrow qui n'éprouvait aucune difficulté à parler avec les gens. Il était juste méfiant, et s'il ne voulait pas parler il le faisait comprendre avec une incroyable habileté. Mais s'il avait été invité c'était pour discuter et il était ravi de le faire.
Ian ne semblait pas trop convaincu par son sens des priorités. Basil était un jeune homme. Un jeune employé tout juste débarqué au Ministère, c'était assez naturel qu'il y ait quelque méfiance entre le supérieur et lui. Basil tiqua lorsque Ian évoqua son nom. Les Carrow étaient puissants en effet, mais le jeune homme ne s'en satisfaisait pas trop. En réalité la place que sa famille occupait lui pourrissait surtout la vie. Qu'aurait-il donné pour être né dans une famille de Sang-Mếlés ! Eux au moins n'avaient pas de pression et étaient relativement libres, tout ce dont rêvait le cadet de la famille. Mais il savait que pour l'instant il pouvait faire une croix dessus. Une grosse croix rouge. Il courbait donc l'échine, subissait en attendant de pouvoir rendre les coups de bâton. Heureusement qu'il était patient, sinon son entreprise serait un échec. Mais il était déterminé et la détermination faisait bien des choses.  

Ian ne sembla pas s'offusquer de la liberté que se permit Basil, en fait, cela semblait même lui faire plaisir. Et le mettre de bonne humeur. Peut-être sentait-il qu'il reprenait le contrôle de la situation dans cette soirée ? C'était un homme qui avait besoin de tout contrôler, ce n'était pas pour rien qu'il était chef du département maintenant. Ainsi donc, il était entré dans ce service pour les mêmes raisons que Basil... Il avait peut-être plus de points communs avec lui que le jeune Carrow voulait bien l'admettre. Peut-être que s'il appuyait sur ces cordes sensibles il pourrait se mettre dans une posture satisfaisante pour monter de garde. Mais faire cela trop brusquement serait trop flagrant et pour l'instant, il préférait ne rien dire. Autant attendre que Ian ait finit de parler avant de donner son avis. Basil observa attentivement l'attitude des deux époux pour déterminer si c'était faux ou non. Il n'en avait pas l'impression. Au fond, ils devaient s'aimer ou du moins s'apprécier un peu quand même. Mais la suite de la phrase de son chef interloqua le jeune homme. Il avait bien remarqué qu'il considérait sa femme comme un objet. Pourquoi alors était-il étonné que la famille d'Elise Lerouge fasse pareil ? Pensait-il naïvement que c'était différent dans les autres pays ?  

Elise lui répondit, et Basil comprit que la discussion s'engageait donc entre les deux époux. Il ne voulait pas les déranger alors qu'ils semblait y avoir une armistice entre eux. Il préféra attendre qu'Elise ait réellement finis avant de se lancer dans une remarque.  

-     Je pense que tous ceux qui font notre métiers le font pour le voyage avant toute chose. C'est tellement plus intéressant que de rester cantonné au bureau des Aurors à chercher des concordances dans des dossiers et à agir une fois dans l'année.  

Basil ne connaissait pas le point de vu de Ian et sa femme concernant les Aurors mais en règle générale, ils n'étaient pas très bien vus par les grandes familles. Les déglinguer ainsi pourrait encore plus donner de lui une bonne image à ses hôtes. Basil ne faisait en effet jamais rien au hasard, et même si son meilleur ami était Auror eh bien... A grands problèmes de grandes solutions !

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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Mar 15 Nov - 20:06

Pour la belle Elise, la vie de famille était primordiale. Au même titre que pour Ian, c’était sa vie professionnelle qui était la plus importante. Il était plus que clair qu’ils avaient chacun leurs priorités. Ian n’avait certainement jamais pris le temps de s’occuper d’aucun de ses trois enfants. Il arrivait de temps à autres qu’il  leur prête vaguement attention, qu’il regarde un peu ce qu’ils faisaient. Surtout Amaury bien sûr, le premier fils avait toujours eu la préférence. Et ce au nom d’une vieille tradition dans ces familles. Elise comprenait, elle-même l’avait vécu. Mais maintenant qu’elle était la mère de ces enfants, elle ne pouvait plus assumer un tel comportement. Bien sûr, elle prêtait une attention toute particulière à l’éducation d’Amaury. Il traçait la voie pour les deux plus jeunes. Mais son amour était sans limite, peu importait duquel de ces enfants on pouvait parler. Elle faisait même de son mieux pour qu’ils ne ressentent pas cette privation que pouvait leur laisser leur père. Jusqu’à maintenant cela semblait marcher. Elle savait pourtant se montrer très sévère si besoin, mais le faisait le moins possible. Il y avait tellement mieux à faire. Et puis, ils étaient encore tellement petits. Ou, elle aussi était du genre à les penser plus petits qu’ils ne l’étaient réellement. Elle faisait un peu pareil avec ses neveux et nièces d’ailleurs. Mais il fallait vraiment être de sa famille assez proche pour avoir droit à un tel privilège. Pour avoir droit à son affection même…

Mais pour l’heure il n’en était plus tellement question. Tout simplement parce que les enfants n’étaient plus présents pour le moment. Amaury était à l’école et les deux petits couchés à l’étage. Elise et son époux étaient donc entièrement dévoués à leur invité. Enfin, pas trop non plus, il s’agissait tout de même de Ian Talbott. Il n’était pas dévoué pour grand monde… Disons qu’il essayait de bien se tenir devant le jeune Carrow. Assez même pour ils avaient été d’assez mauvais hôtes au départ. Le pauvre Basil avait assisté à une sorte de règlement de compte entre les deux époux. Une situation courante chez eux. Pauvre garçon qu’il était avait dû rester tranquillement face à eux, de peur d’être mal vu par son patron. Car oui, c’était bien de cela qu’il s’agissait. Le pauvre Carrow était ici chez son patron et devrait assurer sa place. Mais bon, il semblait s’en sortir plutôt bien pour le moment. Tellement bien que le couple semblait même se calmer. Le calme était revenu et il semblerait qu’ils soient même d’humeur à échanger quelques mots doux. Basil pouvait sans doute se détendre un peu maintenant. En espérant que cela dure…

- Je pense que tous ceux qui font notre métiers le font pour le voyage avant toute chose. C'est tellement plus intéressant que de rester cantonné au bureau des Aurors à chercher des concordances dans des dossiers et à agir une fois dans l'année.

Ce n’était sans doute pas totalement faux, en effet. Enfin, Elise ne saurait pas trop dire au final mais c’était sûrement vrai. Ian en tout cas semblait d’accord. Il bougea sa moustache un moment, les sourcils froncés, cherchant visiblement quoi répondre. Pour une fois elle lui laissait la place, se contentant de le regarder pour lui laisser le premier mot, celui qui poserait son avis comme définitif et surtout comme celui qui serait le bon. La belle savait se montrer patiente quand il le fallait.

- C’est à se demander ce qu’ils font, plus souvent le nez dans leurs papiers que sur les réels problèmes. Je crois qu’on bouge même plus qu’eux, c’est dire !

Bon, visiblement il avait visé juste. Et puis ce n’était pas Elise qui allait les contredire. Elle n’était déjà pas en très bons termes avec les Aurors. La faute à ses idées et de ces actions qu’elle commençait à faire. Disons qu’elle commençait à soutenir des idées qui ne plairaient pas à tout le monde au Ministère. Mais bon, elle n’allait pas le dire à Basil, cela serait assez inutile en fait.

- Dans ce cas vous devriez être contents, vous avez un avantage sur eux tous les deux. Et puis vous avez sans doute moins risqué à gérer. Le peu où ils sortent ils arrivent à se faire tuer quand même…

Et pas par n’importe qui ! Elle ne le dirait pas mais Elise aurait volontiers fait pareil, ne serait-ce que pour le principe…

-Ah ça! On risque pas grand chose! Enfin sauf quand j'ai été voir tes parents peut-être...
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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Sam 19 Nov - 13:14

La tension était redescendue d’un cran, heureusement pour Basil. Il n’avait pas envie de passer la soirée étouffé dans un couple qui ne s’entendait qu’à moitié. Il s’esclaffait à la réplique d’Ian sur les Aurors. Le jeune homme avait donc touché une corde intéressante, c’était bien sa veine. Comme quoi, ils étaient tous pareil dans les grandes familles. Il se moquait bien volontiers des Aurors devant lui, alors qu’il les considérait très bien en dehors. Ils faisaient un travail bien dur, et de ce que le jeune homme entendait, ce n’était pas facile tous les jours. C’était un métier dangereux, pouvait-il sérieusement dire de même du sien ?

Mais bien évidemment, il préféra se taire. Basil ne répondit rien en ce sens et il se contentait d’acquiesçer vivement. Elise ne semblait pas avoir une idée différente de son mari et cela ne l’étonnait pas outre mesure. Même si c’était le cas, il aurait été mal venu qu’elle partage son avis... Elle aurait subi les foudres de son mari et Basil se demandait si par provocation, elle n’oserait pas. Mais visiblement non, elle avait décidé de se calmer. Mais Elise reprit quand même la parole et Basil ne put s’empêcher de déglutir en entendant la fin de sa phrase.

Le jeune homme ne savait pas trop ce qu’il ferait si Aaron venait à mourir en mission. Il préférait d’ailleurs ne pas y penser et il préférait ne pas en savoir trop sur les affaires que devait traiter son meilleur ami. Oh il ne doutait pas des capacités de son meilleur ami à se défendre, à vrai dire, il était très bon en duel, une vrai teigne. Mais bon, face à des gens qui n’hésitaient pas à utiliser la magie noire, il ne savait pas trop ce qu'il valait. Il essayait juste de ne pas trop s’en faire. Lui qui avait choisi un métier si calme où il pouvait avoir la paix... Aaron avait pris un chemin tout inverse.
Ian répliqua que la chose la plus dangereuse avait été d’aller voir la mère d’Elise. En effet vu le caractère de la fille Basil pouvait simplement imaginer le caractère de la mère. Il préférait ne jamais avoir à faire à elle. Mais Ian avait dû s’en sortir avec brio comme il le faisait toujours. Basilius ne savait pas trop quoi répondre à cela, mais en même temps il ne voulait pas trop laisser de répit à la conversation. Lui, il était ouvert à parler de tout ou n’importe quoi, mais il avait malheureusement la vague idée d’avoir fait le tour de la question concernant le travail. Ils avaient parlés école, famille, travail, voyage même... Et son verre était vide alors il ne pouvait pas trop se raccrocher à lui pour faire passer le temps.

- Vous avez une idée du métier vers lequel vos enfants pourraient se diriger ?

Il avait lancé ça comme ça, sans trop réfléchir au pourquoi du comment. Il se doutait que les deux garçons finiraient sans doute au Ministère, même s’ils ne le voulaient pas. Qu’en serait-il de la plus jeune ? Serait-elle mariée sans avoir l’occasion de donner son avis ? Basil posait aussi cette question pour savoir s’il avait vu juste à propos d’Ian. Il ne faisait jamais rien sans arrière-pensée, après tout.


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MessageSujet: Re: [Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil] Sam 19 Nov - 18:57

Dans toutes les familles, dans chaque maison, il y avait des sujets qu’il valait mieux laisser de côté. Et là-dessus comme sur beaucoup de choses les Talbott n’étaient pas très différents des autres. Le pauvre Basil avait dû éviter quelques pièges de conversations. Pour le moment il s’en était bien sorti. Il avait réussi à faire comprendre à Elise qu’il était un peu de son côté. Il avait même permis à Ian de reprendre sa place de chef de famille. Il menait la soirée comme il l’entendait maintenant, Elise le laissant faire comme il le voulait. Disons que c’était une trêve, jusqu’à ce que l’un deux ne relance un sujet délicat. Mais Basil pourrait sans doute s’en sortir pour le reste de la soirée. Ils verraient bien.

Pour le moment Ian avait bombé le torse de satisfaction alors que Basil semblait très amusé par sa remarque. Elise trouvait que c’était un peu régir comme un enfant, un enfant tout fier, mais tant pis. Elle le laissait faire. Il aurait le melon quelques minutes encore et cela finirait par lui passer aussi. C’était comme ça. Il fonctionnait un peu comme un ado en fait, pour aller un peu plus loin. Elle le prenait un peu comme un quatrième enfant quand il était comme ça. Et il était capable de criser aussi bien qu’eux quand il le voulait. Un vrai petit capricieux. Mais un capricieux de plus de quarante ans. Pas loin de cinquante maintenant même… quelle tristesse tout de même. Enfin, elle y était habituée maintenant. Et autant vous dire qu’elle était nettement moins patiente avec son époux qu’avec ses enfants. C’était encore peu dire…
Elle aussi y était allée de son petit commentaire sur le travail d’Auror, et elle y était allée un peu fort même. Enfin, elle ne savait pas que Basil ne pensait pas réellement ce qu’il leur avait dit. Quoi que cela n’aurait sans doute pas changé grand-chose aux mots de la belle. Elle aurait simplement trouvé Basil un peu moins appréciable. Parce que oui, pour le moment elle avait tendance à le trouver sympathique. Un jeune collègue de son mari, tout à fait charmant, qui allait jusqu’à lui donner raison parfois. Les autres jeunes recrues qu’Ian invitait habituellement étaient bien souvent trop occupés à lécher les bottes de ce dernier. Il était même arrivé à Elise de sortir de table et de simplement aller faire mieux ailleurs, laissant ces messieurs entre eux. Mais ce soir, Basil avait su se montrer très agréable alors elle restait avec un certain plaisir. Même si elle avait eu quelques mots avec son mari tout de même.

Non, décidément, l’ambiance générale de la soirée c’était détendue. Ian se risquait même à l’humour. Bon, en parlant des parents d’Elise qui ne savait pas trop comment le prendre mais tout de même. Il s’agissait tout de même de ses parents. Mais il fallait reconnaître que c’était un peu vrai. Ian avait eu droit à de longues conversations assez stressantes entre les parents et les deux fils aînés chez les Lerouge. On pouvait comprendre qu’il en garder un souvenir assez mitigé. Même si au final il avait tout de même obtenu la main de la belle Elise. Là encore, elle s’était contentée de ne rien dire. Levant à peine les yeux, juste assez pour remarquer le verre vide de son invité qu’elle remplit d’un coup de baguette. A peine avait-elle fini de remplir son devoir que Basil en chaina avec une question… plutôt risquée.

- Vous avez une idée du métier vers lequel vos enfants pourraient se diriger ?

Oh le joli sujet bien délicat ! A peine l’avait-il fini qu’Elise savait déjà comment cela allait sans doute déraper. C’était prévisible, très prévisible. Elle s’arrêta net, sans sourire, levant simplement les yeux vers Ian. Elle savait ce qu’il pensait. Est-ce qu’il oserait le dire ? Ils avaient fait une trêve, mais Elise était plus que prête à repartir si nécessaire. Tout n’était plus lié qu’à une chose, une seule, la réponse d’Ian. Lui qui n’avait pas même l’air d’avoir remarqué l’attitude de son épouse.

- Amaury et Evan iront au Ministère, c’est certain. Ils sont motivés. Je ne sais pas encore dans quel service mais ils ont de grandes capacités.

Elise lança déjà un premier soupir, replongeant son regard dans son verre qu’elle vida un peu plus. Alors là, si il imaginait qu’elle le laisse les traîner dans un de ses services juste parce qu’il l’avait décidé, il ne savait pas encore à quoi il devait s’attendre. Si ils décidaient eux-mêmes d’y aller, tant mieux, mais Elise en doutait sérieusement…

- Lindsay n’aura pas besoin de choisir, cette petite aura la vie simple. Je m’occuperai personnelle de trouver celui qui…

Alors que l’attention s’était portée sur lui depuis quelques instants, Elise prenait tout cela assez mal. Elle avait d’un coup un regard assez mauvais, les dents serrées. Ian avait été coupé en pleine phrase par le bruit de la paume de main d’Elise tapant sur la table.

- Ne termine même pas cette phrase Ian Talbott ! Il est hors de question que Lindsay finisse avec un de ces hommes d’affaires que tu apprécies tellement. Et je te préviens, si tu essaies ne serait-ce que de la présenter à l’un de tes « amis » je m’occuperai personnelle de leur cas à eux aussi, c’est clair ?


Elle s’était levée au fur et à mesure, pointant Ian du doigt, visiblement d’humeur assez massacrante. Elise avait été teigne depuis le début de cette soirée, mais certainement pas aussi énervée. En même temps, personne n’avait le droit de toucher à ses enfants, pas même leur père. Surtout pas leur père en fait. Ses idées étaient bien trop mauvaises à son goût.

- Elise, on en reparlera à un autre moment, assied-toi.

Ah il en menait pas large là d’un coup. Il était assez rare qu’elle en arrive à lui parler comme ça. En tout cas pas devant quelqu’un. Entre eux c’était même assez fréquent. Elle avait fini par effectivement reprendre sa place à table mais visiblement sans perdre de sa bonne humeur.

- Quand aux garçons, qu’Amaury te suive ne m’étonnerait pas plus que ça, mais Evan tu ne l’enfermeras pas dans tes bureaux, ça je peux te le garantir. Et crois-moi j’y veillerai, tu le sais. Tu peux bien raconter ce que tu veux à tes collègues on sait tous les deux que tu n’as aucune décision à prendre avec eux. Tu y a renoncé quand tu as décidé que tu ne t’en occuperai pas avant qu’ils n’aient intégré Poudlard. Tu me les a laissé, tu assume maintenant.

Et sur ce point, elle était assez ferme. Oui, Basil était un peu oublié pour le coup. Ian s’était tassé sur sa chaise et ne s’occupait plus tellement de lui. Il ne s’occupait plus tellement d’autre chose que de cette femme qui savait être assez impressionnante. Un silence un peu gêné s’installa quelques instants. Elise se donna quelques respirations pour se calmer, les mains jointes devant ses lèvres, et repris un peu mieux son rôle. Reprenant un semblant de sourire, elle se tourna vers ce pauvre Basil alors que les elfes changeaient les assiettes pour passer à des desserts qui promettaient d’être délicieux… Si quelqu’un s’intéressait encore à ce qui se trouvait à table.

- Vous prenez un café Mr Carrow ? Ou un thé si vous préférez ?
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[Flash Back] Un dîner d'affaire qu'il disait. [Basil]

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