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(flash back) Entre douleur et joie [Basil]

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MANGEMORT
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MessageSujet: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Jeu 24 Nov - 17:25

Mort, Ian Talbott était mort. Rien que ça. Et tout seul en plus hein, sans personne pour l’aider. Promis, Elise n’avait rien fait du tout. Il était en train de travailler dans son bureau, comme toujours. Il y passait des heures, sans donner un signe de vie. Et puis au bout d’un moment il sortait pout mettre les pieds sous la table, à l’heure habituelle qu’il avait lui-même fixé il y a des années. Ensuite il retournait à ses dossiers d’on ne sait trop quoi, ne ressortant que pour venir se coucher quelques heures plus tard. Elise se calait sur son emploi du temps. Tout comme leurs enfants d’ailleurs. Personne n’avait vraiment le choix. Amaury et Evan n’étaient pas à la maison ce jour-là. Elise et Lindsay avaient donc passé la journée seules, sans que cela ne soit très dérangeant. La petite fille avait dix ans maintenant alors c’était assez actif même. Elle bougeait dans tous les sens. Impossible de la faire tenir en place. Ce qui était assez amusant en soi. Une fois le soir arrivé, comme toujours Ian était descendu dîner avec elles et était reparti aussitôt. Il n’y avait rien d’étrange chez lui, rien d’inhabituel, aucun signe de quoi que ce soit. Alors comme toujours, après avoir couché Lindsay, Elise était allée se préparer pour la nuit et avait pris un livre en attendant qu’Ian ne vienne la rejoindre. Elle n’aimait pas se coucher avant lui parce qu’il n’était pas du tout discret, et elle détestait être réveillée au milieu de la nuit parce qu’il avait décidé qu’il se coucherait maintenant. Alors en général elle préférait l’attendre. Mais ce soir-là, il n’était pas venu. Elle avait attendu très longtemps, et il n’était pas venu. Au bout d’un moment Elise s’était relevée pour aller le chercher, il se faisait très tard à force. En toquant à son bureau elle n’avait eu aucune réponse. Elle était donc entrée, prête à lui hurler dessus qu’il était tard et qu’elle n’avait plus envie de l’attendre. Et puis son plan avait changé tout de suite. Il était la tête couchée sur son bureau, l’encrier gouttait par terre, une de ses mains pendait alors que l’autre était sur le bureau près de sa tête. Elise n’avait jamais eu de sentiments très forts pour lui, mais le voir comme ça, c’était tout de même assez étrange. Elle avait même un pincement au cœur, inquiète de savoir si il faisait un simple malaise ou pire. Et puis après vérification le doute n’était pas tellement possible. Là, comme ça, en pleine nuit, il avait bien fallut réagir. Tout ce qu’elle espérait, c’était qu’avec toute l’agitation qui avait pris la maison, Lindsay ne se réveillerait pas ou en tout cas qu’elle ne viendrait pas voir ce que tout ce monde faisait. Elise ne tenait pas tellement à ce que sa fille trouve son père dans cet état. Pourtant la petite s’était tout de même réveillé et l’avait appelé, encore toute endormie dans son lit. Elle avait entendu du bruit et n’avait heureusement pas osé sortir de sa chambre pour voir. Lindsay avait donc appris dans la nuit. Les deux garçons avaient reçu un patronus le matin. Ils s’étaient tous retrouvé un peu hébétés dans ce manoir. C’était étrange, Ian n’était pas malade. Le cœur avait lâché avaient dit les médicomages. Et Elise Lerouge n’avait rien à voir avec cela. Certains sauteraient sans doute l’occasion pour l’accuser. Après tout, elle allait toucher un petit pactole avec cette affaire. Enfin, pour le moment c’était un peu... bizarre.

Quelques jours plus tard ils étaient tous rassemblés pour les funérailles. Elise avait eu le temps de digérer le premier choc et… ben au final ce n’était clairement pas si terrible. La belle avait eu des sentiments pour lui, tout petits, pas vraiment de l’amour en fait. Non, elle s’était un peu attaché à lui, ils n’avaient pas eu que des mauvais moments. Mais au final, elle avait presque tout à gagner de ce départ. Et elle n’en était même pas responsable alors personne ne pourrait rien dire. Quelque part c’était peut-être même une chance. Elle n’aurait plus besoin de faire attention à ce qu’il pourrait bien dire ou faire sans qu’elle ne soit d’accord. Plus personne n’aurait besoin de se caler sur ses lubies. Après réflexion, elle n’y voyait presque que des avantages. Mais elle n’irait pas le crier partout, cela ne serait pas franchement malin de sa part. Ses enfants étaient beaucoup plus touchés alors rien que pour eux, il ne serait pas très agréable de voir leur mère fêter le décès de ce père qu’ils pleuraient déjà.

Après l’enterrement, tout le monde s’était retrouvé au manoir de la famille, pour se retrouver un peu, grignoter ou boire quelque chose si l’envie était là, et prendre un peu le temps de se poser. Tous habillés de noir, les quatre Talbott étaient sollicités de tous les côtés. Les deux grands se débrouillaient un peu. Lindsay par contre avait vraiment du mal. Elle ne disait rien et refusait de quitter sa mère. Une mère qui tenait parfaitement son nouveau rôle de veuve effondrée. Elle restait assise près de sa fille qui dormait à moitié sur son épaule. La pauvre avait beaucoup de mal à dormir et avec l’émotion elle avait beaucoup de mal à tenir. Alors les gens venaient jusqu’à ce petit canapé dans un coin pour dire quelques mots à la pauvre veuve et à sa fille lorsqu’elle était éveillée.
Il y avait vraiment du beau monde. Ian occupait un poste important au Ministère et leur rang offrait toutes ces relations. Des relations pas toujours sincères mais quoi qu’il en soit ils étaient là et faisaient bonne figure. Comme elle en fait. Quelques larmes roulaient parfois sur ses joues, elle ne souriait presque pas depuis plusieurs heures. Elle faisait vraiment de la peine. Et pourtant, intérieurement, elle était folle de joie.
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MessageSujet: Re: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Lun 28 Nov - 19:52

J'avais dû me lever ce jour-là pour une raison en apparence triste mais qui me rendait malgré tout assez joyeux. Mon supérieur, Ian Talbott chez lequel j'avais eu le malheur de dîner un soir, était mort. Comme ça, d'un coup. Un coup de sa femme, Elise, sans doute. Les relations entre eux étaient assez explosives, qu'elle ait voulu l'éliminer ne m'aurait pas étonné. En attendant, c'était peut-être inadmissible, mais j'étais satisfait. La place de chef serait sans doute prise, mais je pourrais monter de grade, si tout se passait bien. Oh, j'avais un grade satisfaisant pour mon âge, j'avais en charge les relations entre deux grands pays, mais j'aspirais à mieux. Les relations commerciales avec la communauté magique américaine m'intéressaient pas mal. Mais je n'y étais pas encore, plusieurs dans mon département étaient encore attristés (ou faisaient semblant de l'être) par la mort subite de Talbott.  
Il avait un sacré caractère, pas franchement agréable, et je savais que même si personne ne disait rien, une petite tournée des bar aurait vallu sa mort.  

L'enterrement avait eut lieux, donnant son quotas de pleurs et "désespoir". J'avais assisté à la cérémonie au milieux du public coltiné de mes deux insupportables frères qui voulaient disaient-ils, "représenter dignement notre famille". Bande d'idiots. Il y avait du monde, ça c'était certain. Est-ce que tous étaient là pour pleurer sur le cadavre de Ian, je n'en étais pas certain. Moi-même étais venu par obligation plus qu'autre chose, ça aurait été mal vu que je ne vienne pas aux funérailles de mon chef qui m'appréciait, en plus. La cérémonie avait été longue et d'une banalité affligeante. Si j'avais pu m'endormir sur ma chaise, je l'aurais fait, mais mes frères, trop grands pour de si petites chaises, ne faisaient que bouger et m'empêchaient de me reposer correctement. En plus, ils auraient été capable de m'abandonner sur ma chaise, la honte.  

Parce qu'elle avait finit par toucher à sa fin, finalement. Et tous les invités avaient dû se diriger au manoir Talbott, là où la famille m'avait justement invité un jour. Sacré soirée, mauvais souvenir. Mais c'était dans une ambiance assez lourde, ponctuée de reniflements, et de condoléances que j'avais suivis la troupe, flanqué de Morfin et Merrick. Toujours aussi classes tous les deux. En même temps, vu le prix de leurs robes...  
Elise faisait peine à voir. Je voulais repousser au plus loin le moment de lui dire mes condoléances et de "partager sa peine". Mais le moment fatidique était venu et Merrick m'avait donné une tape dans le dos pour me pousser. Parce que forcément, je parlais au nom de toute la famille Carrow.  

Je ne savais pas si Elise était coupable, mais elle semblait sincère. Se pouvait-il qu'il y ai eut d'autres sentiments que de la rancune entre Ian et elle ?  

-     Madame Talbott, je vous présente au nom de toute ma famille nos plus sincères condoléances. Mais je tiens à parler en mon nom pour partager votre peine. Ian était quelqu'un de dur mais de très compétent et je suis profondément reconnaissant à votre défunt mari de m'avoir enseigné tout ce que je sais aujourd'hui. Je lui dois beaucoup.  

Je pouvais presque voir les mines de mes frères acquiescer gravement, avec un sourire narquois au coin des lèvres. Je paraissais pour sincère, enfin, c'était le but. Je lui adressais un sourire poli. Je ne voulais pas en rajouter une couche, après tout, ce que je lui avais dit lui avait déjà été répété mille fois aujourd'hui.  
Mais si les enfants étaient tristes, ils seraient bientôt soulagés de la mort de leur père. Comme j'aurais été soulagé de la mort d'Ollender. Mais pour l'instant, j'étais surtout soulagé de la mort de mon boss.

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MessageSujet: Re: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Jeu 1 Déc - 20:14

Les choses avaient toujours été plus ou moins compliquées pour le couple Talbott. Dès le départ. Il avait fallu du temps pour trouver un équilibre entre ces deux personnalités dominantes. Ce n’était pas toujours le même qui décidait de tout. Ils acceptaient chacun leur tour de faire de petits sacrifices. Mais avec des égaux comme les leurs, ce n’était pas toujours évident. En général, il faut le dire, c’était plutôt Elise qui dirigeait à la maison. Ian lui tenait son service su Ministère d’une main de fer. Il n’était clairement pas facile comme patron. Certains diraient que c’était parce qu’il était frustré que sa femme puisse faire preuve d’autant d’aplomb face à lui et arriver à faire de lui ce qu’elle voulait… ou presque. Mais dans les familles de ce style, en général, c’était plutôt l’homme qui menait son petit monde. Dès leur rencontre, Elise avait compris qu’elle ne supporterait pas de lui être totalement dévouée bien longtemps. Autant dire qu’il avait rapidement compris à qui il avait affaire. Et quelque part ça lui plaisait aussi. C’était étrange mais pourtant réel. Il aimait bien quand elle lui tenait tête sur de petits détails, le genre de petites choses qui lui semblaient importantes et sur lesquelles elle ne lâcherait rien. A une époque, il était même capable de la provoquer volontairement, rien que pour voir cette force et cette motivation dans le regard de son épouse.

Aujourd’hui pourtant il ne provoquerait plus grand-chose. Ni durant les jours à venir. Ou même les années à venir. Parce que Ian Talbott était définitivement parti maintenant, ce qui avait le don de provoquer un beau panel de sentiments. Pour sa famille proche c’était déjà assez varié. Tous étaient assez attristés, mais à des niveaux différents. Amaury qui avait toujours fait de son mieux pour lui plaire et y parvenait très bien. Lui, il était assez touché, cela lui faisait vraiment quelque chose et il prenait conscience qu’il n’était pas le grand model à suivre et qu’il avait sa propre voie à tracer. Evan lui était plus triste déjà mais quelque part un peu soulagé. Il savait qu’il n’était pas vraiment ce que son père avait espéré et il n’était pas mécontent de ne plus avoir à entendre ce genre de choses. Mais il ne savait pas encore à quel point et il restait assez triste pour le moment. Le pire c’était peut-être Lindsay. Elle était peut-être la seule dont Ian s’était occupé alors qu’elle n’était pas à Poudlard. C’était un bien grand mot mais disons qu’il la surveillait plus et avait essayé de lui apprendre ce qu’il voulait déjà qu’elle devienne. Elise n’avait pas permis que cela soit trop le cas mais tout de même elle avait déjà un  lien un peu particulier avec ce père qui était parti. Et puis justement, après tout ce petit monde, il y avait Elise. C’était probablement celle qui avait le moins souffert dans cette famille. Elle avait été choquée, c’est vrai, elle ne s’y était pas attendu. Elle avait eu un pincement au cœur, c’est certain également. Mais au final, elle se sentait plutôt bien. Il était même probable que le travail que son mari avait commencé avec ses enfants soit totalement cassé et pour de bon. Elle n’approuvait clairement pas toutes ses décisions avec leurs enfants. Maintenant elle n’aurait plus rien pour la contredire.

Seulement pour le moment, ils étaient tous au manoir, avec de nombreuses autres personnes. Ils étaient venus présenter leurs condoléances à la famille, porter la parole de la leur, ou plus simplement profiter du buffet. Cela devait sans doute être le cas de certains, et Elise s’en doutait. Mais elle ne disait rien, faisait mine de ne pas même le remarquer. La belle était à fond dans son rôle de veuve effondrée, et en même temps elle faisait de son mieux pour tenir encore ses enfants. Elle arrivait encore à conjuguer les deux plans, et tout le monde semblait y croire. Y compris le jeune Basil Carrow qui était présent avec ses deux frères. Il avait l’air… en décalage avec eux. Elise ne saurait pas vraiment l’expliquer mais, elle avait ce sentiment qu’il n’était pas vraiment à sa place avec eux. Enfin, elle n’allait pas se lancer dans ce genre de conversation maintenant, ils étaient là pour tout autre chose. Cette chose qui rassemblait tout ce monde, faisait qu’elle s’obligeait à faire perler quelques larmes aux coins de ses yeux, et rendait sa petite chérie si malheureuse même lorsqu’elle était tout contre elle. C’était sur elle qu’Elise avait le regard alors que Basil s’avançait (se faisait pousser) vers elle. La belle se doutait bien de quoi il pouvait s’agir.

-Madame Talbott, je vous présente au nom de toute ma famille nos plus sincères condoléances. Mais je tiens à parler en mon nom pour partager votre peine. Ian était quelqu'un de dur mais de très compétent et je suis profondément reconnaissant à votre défunt mari de m'avoir enseigné tout ce que je sais aujourd'hui. Je lui dois beaucoup.


Oui, c’était plutôt à ça qu’elle s’était attendue. Enfin, pour ce qui était de Basil. En entendant les paroles du jeune homme, Lyndsay avait eu un sursaut et avait été enfouir son visage plus loin encore dans les bras de sa mère. C’était simplement d’entendre ces gentilles choses qu’avaient dites Basil sur son papa. Après avoir serré sa fille dans ses bras Elise se tourna vers Basil sans la lâcher pour autant.

- Je vous remercie Mr Carrow… ainsi que vos frères.

Elle leur avait jeté un petit regard au passage. Oui, Ian était assez difficile à vivre au final...Enfin, avec les enfants surtout. Mais il était certains qu’ils s’en remettraient. Elle espérait que cela serait assez rapide même. Ceci dit, au moins pour la plus jeune, il semblerait que cela soit assez délicat. Elle était entre les pleurs et le sommeil. Pauvre petite. Elise ne la lâchait pas, et en même temps Basil était encore devant elle. Après avoir passé rapidement la main sur sa joue pour essuyer une nouvelle larme, elle lui accorda un très petit sourire qui permettrait de faire bonne figure. Oui une très bonne comédienne.

- Je vois bien de quoi vous voulez parler, il était comme ça avec nous aussi… Mais même si c’était bizarre, pour lui c’était une façon de montrer qu’il appréciait les gens.

Elise lui accorda un faux rire nerveux, comme si la fatigue et les émotions la brouillaient. Ce qui était tout à fait calculé bien entendu.

- Pardonnez-moi Mr Carrow, je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça.

Elle avait encore ce reste de sourire mêlé de ces larmes qu’elle pouvait fabriquer presque à la demande. C’était pathétique, mais très voulu.
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MessageSujet: Re: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Sam 3 Déc - 14:06

Je n’arrivais pas très bien à savoir si tout n’était qu’une mascarade. Je ne pensais jamais aux enterrements, et je me demandais si les gens auraient les mêmes mines graves une fois mon père mort. La mienne en tout cas, risquait d’être réjouis.
Imaginer Ian Talbott mort était difficile, tant il avait du charisme. Comme Ollender. Comme la plupart des membres des hautes familles. Présenter mes condoléances, mêmes si elles n’étaient pas sincères, était la meilleure chose à faire. C’était à moi de m’y coller, parce que j’avais été son employé. Mais aussi parce que j’étais la plus jeune et que mes frères estimaient pouvoir toujours me donner des ordres.

Elise me remercia, ainsi que mes frères qui n’en avaient en fait rien à faire. Leur air grave était très convaincant, presque trop bien fait, d’ailleurs. Mais la nouvelle chef de famille rajouta qu’il m’appréciait, nous appréciait tous au bureau. Je n’en étais pas si convaincu. Ian m’avait toujours donné l’impression de vouloir dominer son sujet, envers et contre tout. Qu’il voulait écraser les autres par sa superbe. Je n’aimais pas trop les gens comme cela.
J’obéissais à ses ordres, même les plus tordus, je ne disais rien lorsque j’étais disputé, alors oui, peut-être avait-il de bons sentiments. Mais je pense qu’il aimait surtout ma docilité.
Je voulais que mon père me fiche la paix alors je faisais tout tel que cela devait être fait. Pas pour le rendre fier, juste pour être tranquille. Et mon chef ne devait pas porter trop de considération à ce que je pensais de lui.

- Ne vous excusez pas Madame, c'est tout à fait normal et cela ne me dérange pas. Dois-je vous appeler Madame Talbott ou simplement Elise ?

J’étais assez mal-à-l’aise de poser cette question, mais s'il fallait se la poser un jour, autant que ce soit le jour de l’enterrement. Je ne voulais pas augmenter sa peine si tant est qu’il y en avait une. C’était purement poli. Mais Merrick intervînt, alors qu’il était précédemment un peu plus loin, à quelques pas de moi. Morfin était toujours en retrait, comme s’il ne voulait pas se mêler de la conversation pour l’instant. Je ne faisais pas trop attention à lui, il était assez grand pour se gérer seul à ce type d’évènement.

- Je tiens par ailleurs à excuser l’absence de notre père. Il appréciait beaucoup Ian.

Oui, c’était un peu grâce à mon père que j’étais si vite entré au Ministère. Ses relations ne semblaient jamais avoir de limite. Si là, j’avais été content de trouver du travail, c’était parfois lourd d’avoir un père qui pesait dans la société. En même temps, Ian Talbott avait la même façon de penser qu’Ollender Carrow, ils ne pouvaient que s’apprécier. Et au moins, il gardait indirectement un œil sur moi. Je ne doutais pas qu’ils devaient s’échanger du courrier de temps à autre.

Je laissais mes yeux se balader dans la pièce bondée. Il y avait du monde, c’était le moins qu’on puisse dire. Est-ce Ian méritait autant de considération, je n’en étais pas certain. Mais bon, les pires étaient parfois les plus remarqués, voire les plus aimés…  

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MessageSujet: Re: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Dim 4 Déc - 19:48

Les familles de sang pur se connaissaient toutes un peu, même de loin. C’était comme ça, elles se voyaient régulièrement, exposaient leur réussites, leurs fiertés. Ian Talbott était maître dans l’exercice. Depuis toujours Elise l’avait connu comme ça. Dès leur mariage, Ian avait exposé son épouse à tous les regards. Elle était sa dernière trouvaille, la plus récente pièce de sa collection. Et ce jusqu’à ce que leur premier fils ne vienne au monde. Là encore il l’avait exposé à qui voulait bien ouvrir les yeux. Il était fier de sa famille tant qu’elle répondait à ses attentes. En règle générale, lorsqu’ils n’étaient pas seuls, ils se tenaient parfaitement. Chez eux, en toute intimité, c’était différent. Surtout pour les garçons. Amaury avait toujours été un peu casse-cou et au départ, son père avait réagi comme beaucoup d’autres pères de ce genre de familles. Seulement Elise n’était pas une femme comme les autres. Et elle lui avait très vite fait comprendre qu’il n’aurait bientôt plus rien à montrer si il ne changeait pas d’attitude. Les trois enfants avaient donc plus ou moins échappé à ces traitements, du moins quand leur mère était dans les parages. Mais c’était comme cela que faisaient les familles de ce genre. Et le pire c’est qu’ils se voyaient et en étaient presque fiers.

Enfin, maintenant que ce cher Ian n’était plus là, le problème était réglé. Elise était persuadée qu’ils se remettraient très vite. Mais en attendant, elle aussi devait donner cette impression que l’épreuve était insurmontable. Ce qui semblait bien prendre pour le moment. Pour ceux qui s’y intéressaient bien entendu. Pour le moment, c’était Basil Carrow qui avait le nez dessus. Enfin, j’entends par là qu’il avait entamé une conversation avec Elise en pleurs et visiblement épuisée. Tout serait plus simple le soir venu, une fois les enfants dans leurs chambres, elle dans la sienne, et elle pourrait enfin relâcher un peu son visage. Ses yeux seraient sans doute rouges et brûlants à force, mais c’était pour une bonne raison. Il fallait se faire un minimum crédible. Pour le moment elle tenait le coup face au jeune Carrow. Vu de l’extérieur, elle avait l’air d’être tout à fait abattue. Mais au final elle se sentait assez bien.

- Ne vous excusez pas Madame, c'est tout à fait normal et cela ne me dérange pas. Dois-je vous appeler Madame Talbott ou simplement Elise ?

En règle générale, Elise aimait voir plus de familiarités entre elle et d’aussi beaux jeunes hommes. Mais Basil c’était, étrange. Il dégageait ce petit quelque chose qui l’empêchait de penser vouloir ce genre de choses avec lui. Un blocage qui n’empêchait pas Elise de le trouver sympathique, mais tout de même. Après tout, la belle connaissait bien les Carrow alors, ils seraient peut-être amenés à se revoir. Au final elle ne serait pas dérangée qu’il l’appelle par son prénom. Jusqu’à maintenant ils s’étaient contentés de Madame Talbott mais en même temps, Ian n’étant plus là, elle avait déjà songé reprendre son nom de jeune fille sous peu.

- Oh, Elise ça sera très bien. Sans Ian « Madame Talbott » a beaucoup moins de sens…

Elle avait essayé de garder ce faible sourire sans trop l’élargir à cette pensé si douce. Alors qu’elle était  concentrée sur cette apparence et cette énorme envie de rire, Merrick Carrow s’était approché. Ah ils se faisaient discrets les frangins. Et ils avaient sans doute raison. Oh oui, les jumeaux Carrow, Elise les connaissait bien. Et c’était parfaitement réciproque. Pour commencer ils étaient tous Mangemorts. Ce qui rapprochait toujours. Ils avaient déjà fait quelques missions ensemble, des situations où chacun devait veiller sur les autres, c’était important. Elise avait d’abord été interpellée par Morfin. Le premier né avait un caractère bien trempé et d’un charisme assez remarquable. Il avait su se faire remarquer par la belle il y a déjà un moment. Elle ne pensait pas qu’il en ait déjà parlé à sa famille. Et puis, avec un peu plus de temps, Merrick aussi avait éveillé la curiosité d’Elise. Au final, certains pourraient trouver cela malsain, mais oui, Elise avait eu une relation avec les deux jumeaux. Des relations qui n’avaient jamais pris fin, même si ce n’était rien de très régulier. Elise était donc dans de douces rêveries (façon de parler) en croisant le regard tout aussi rêveur de Merrick quand Basil avait repris.

- Je tiens par ailleurs à excuser l’absence de notre père. Il appréciait beaucoup Ian.


Ah ça, les deux hommes, ils passaient pas mal de temps ensemble. Ils avaient l’air de faire une sorte de concours. Lequel aurait les enfants les mieux dressés, les plus beaux, à l’avenir le plus prometteur. Ollender avait pris de l’avance. C’était Ollender qui avait demandé un coup de main à Ian pour Basil. Et il était probable que ce dernier aurait fini par faire de même pour ses fils. Ces barges auraient même été capables de marier Lindsay à l’un des frères si ils n’étaient pas déjà casés. Chose qu’Elise n’aurait jamais permis mais bon, ils auraient probablement au moins eu l’idée. Enfin, Elise baissa gentiment les yeux dans un nouveau léger sourire.

- Ollender et Ian c’était toute une histoire. Je ne lui en veux pas, j’imagine que cela ne doit pas être simple pour lui non plus…

A peine le temps de finir sa phrase qu’Amaury était venu vers elle. Il avait repéré Lindsay qui avait fini par s’endormir et venait proposer à sa mère de la monter dans sa chambre. C’était plutôt une bonne idée. Il avait alors essayé de porter la jeune fille en la récupérant avec délicatesse dans les bras de sa mère qui avait accompagné le mouvement en se levant et lui caressant le dos quand son fils l’emmena. La pauvre petite avait l’air complètement vidée de toute énergie. Ce qui était normal. Elle avait quand même eu de sacrés épreuves ces derniers jours. Profitant d’être désormais plus libre de ses mouvements, Elise entendait quitter quelques minutes tout ce monde. C’était assez difficile à tenir dans de telles conditions.

- Pardonnez-moi quelques instants Mr Carrow.


Elle partit d’un pas assez pressé vers un petit salon à l’écart qui n’avait pas encore été envahi par les invités. Soit parce qu’ils avaient compris qu’elle n’en avait pas envie, soit parce qu’il n’y avait rien à manger, c’était sans doute un peu des deux. En passant elle salua d’un signe de tête Morfin qui était resté à l’écart jusqu’à présent. La belle referma la porte derrière elle et lâcha un soupir, relâchant d’un coup tout son visage et séchant d’un revers de manche ses larmes, elle profita de ces quelques secondes de répit. Elle ne resterait pas longtemps, juste quelques instants pour souffler. Elise alla se servir un verre au passage, rapidement, juste pour se redonner un peu de courage. Ou pour souffler un peu plus, au choix. Elle-même hésitait un peu entre les deux. Et puis la petite porte s’était ouverte. La belle s’était retournée sans être très inquiète pour autant, elle aurait bien trouvé un raison à donner. Fort heureusement, nul besoin de trouver la moindre excuse. Un fin sourire pris son visage en voyant qu’il s’agissait de Morfin Carrow.

- Je me demandais lequel de vous-deux me rejoindrais le premier.

Pour toute réponse elle eut droit à une série de baisers au creux du cou. Oui bon bah c’est sûr que le romantisme et Elise ça marchait pas tellement ensemble. Ce qui n’était pas forcément pour déplaire à certaines personnes. Dont aux frères Carrow. Ce n’était rien de bien méchant, de petites histoires, c’est tout. Entre collègues même on pourrait dire. Et puis, toutes ces actions au nom du Seigneur des ténèbres, cela avait quelque chose d’assez excitant. De les partager avec eux rendait tout de suite les choses intéressantes à un tout autre niveau. Enfin bref, Elise laissa échapper un rire avant de se mordiller la lèvre pour arrêter. Il y avait tout de même du monde juste à côté.

- Non mais si je te manquais autant tu savais bien où me trouver non, alors tiens-toi tranquille pour le moment, il y a même ton petit frère à côté, ça serait pas très sérieux.

Bien sûr elle serait bien allée ailleurs avec lui, mais ce n’était pas tellement le moment. La belle lui accorda tout de même un baiser qui annonçait sans doute une visite prochaine, mais pour le moment elle le repoussa, même gentiment. Elise reparti vers la porte en faisant signe à Morfin d’être silencieux avant de sortir la première. Après avoir refermé la porte une fois revenue dans cette foule de faux-jetons, la belle eut tout de même un sursaut alors qu’elle se retrouvait devant Basil, tout près même. Forcément elle espérait qu’il n’ait rien entendu… et surtout que Morfin resterait à l’intérieur encore quelques instants.

- Basil, vous m’avez fait peur. Je peux vous aider ?..

Allez, elle avait donné son prénom, il fallait que Morfin ait entendu et reste tranquille…
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MessageSujet: Re: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Mer 7 Déc - 21:14

Le temps passait assez lentement. J'avais juste envie de quitter vite cet endroit, mais visiblement Elise semblait assez loquace quand même, et avait peut-être même envie de prolonger la conversation. J'étais assez anxieux quant à sa réaction. Avec le recul, ma question pouvait être impolie voire offensante. C'était pour cela sans doute que Merrick n'avait rien dit. Traître. Mais elle n'avait en rien eut l'air offensée, et avait même répondu immédiatement à ma (notre) grande surprise. J'étais soulagé, faire un scandale parmi tant de gens n'aurait pas été... Bien vu. Je ne savais pas très bien quoi faire de mes mains, aussi, je préférais les croiser dans le dos. Toute cette situation me dépassait assez. Je n'étais pas spécialement mal-à-l'aise en société, à vrai dire, on m'avait élevé dedans. Mais je manquais de repères et de connaissances ici. Mes frères n'étaient pas des repères, et Elise n'était qu'une vague connaissance. Mon frère me sortit de mes pensées avec ses paroles polies. Lisses. Comme lui, en fait. Elise en profita pour continuer, comme si rien n'était. Moi je me taisais, écoutais poliment tel que je devais le faire. Bien sûr que mon père et Ian s'appréciaient. J'avais eu ce poste grâce à mon géniteur tout le monde ou presque, le savait.  

Perdu dans mes pensées, je n'écoutais que d'une oreille vague ce qu'elle disait et je percutais un peu tard qu'elle s'était excusée pour partir. Aussi, je devais avoir l'air assez surprit. Je jetais un regard à mon frère qui semblait aussi sceptique que moi et qui suivait du regard la nouvelle veuve. Je me demandais souvent ce qui passait par la tête de mes deux énergumènes de frères. Je ne le saurais sans doute jamais, puisque je n’étais de toute évidence pas fait de la même manière. Il y avait chez nous quelques dissonances.

Le temps passait et j’avais décidé de prendre un verre en compagnie de mon frère.

- Quelle veuve éprouvée lâchais-je pour Merrick.

- Mmh.

Quelle ironie ! Quelle réponse ! Il n’avait pas l’air passionné par le sujet, à vrai dire je cherchais souvent quelque chose qui le passionnait. Mon frère n’était pas le plus démonstratif. Moins que Morfin, ou peut-être justement que je pensais ça parce qu’on les comparait toujours tous les deux. D’ailleurs en pensant à lui je jetais un œil aux invités. Lui qui était toujours fourré avec son jumeau il avait carrément disparu de la circulation.

- Il a disparu.

- Qui ?

- Ton frère.


« Ton » frère. Je ne les considérais pas vraiment comme mes frères, je n’étais pas assez proche d’eux. Je les nommais ainsi, sans sous-entendre un quelconque lien nous rapprochant. Ils étaient juste deux membres de ma famille, et je ne les aimais pas.

Voyant que le temps était long je décidais quand même d’aller voir si Elise allait bien après avoir consulté Merrick qui m’avait répondu avec un haussement d’épaule vague.
Je m’étais donc rapproché de la cuisine et la porte s’était rouverte sur Elise, les yeux encore brûlants et rouges. Allez savoir si c’était vrai. Elle semblait surprise de me voir si près de la porte.

- Oh, me voilà navré. Non, je cherchais mon frère et par la même occasion je voulais voir si vous alliez bien.

Jouer au petit frère qui s’inquiétait pour le plus grand passait bien généralement. En réalité je me fichais pas mal de ses petites affaires. Je jetais un coup d’œil à Merrick qui avait maintenant un sourire léger sur le visage. Bon, mon frère était parfois lunatique, il fallait bien l’admettre.

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MessageSujet: Re: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Ven 16 Déc - 17:13

Les grosses réceptions, Elise y était habituée. C’était même quelque chose qu’elle appréciait. Pour un certain nombre de raisons. Déjà parce que c’était une occasion de se montrer à tout le monde, et ça, elle adorait. Ensuite parce qu’elle obtenait la sympathie de la plupart des personnes présente. On pourrait également parler du temps incalculable qu’elle prenait à tout organiser. Chose qu’elle aimait aussi puisqu’elle aimait plus largement tout contrôler. C’était donc une activité tout à fait intéressante pour elle. Pour une fois, c’était elle qui gérait tout. Pour une fois c’était elle qui le faisait le mieux alors personne ne lui redisait rien. Elle était la seule décisionnaire et avait la possibilité d’exercer son autorité sur d’autres que ses enfants. Et ça, c’était encore mieux. Elle n’avait jamais supporté qu’on puisse l’ignorer ou prétendre qu’elle n’était pas capable de faire quelque chose parce que ce n’était pas sa place. Sa place, c’était celle qu’elle avait décidé de prendre et pas une autre. Quitte à être désagréable, cela ne lui faisait pas tellement peur.

Enfin, pour le coup, elle n’avait pas trop à avoir peur non plus. Elise devait feindre une tristesse profonde causée par le décès soudain de son époux. Alors effectivement ça lui avait fait quelque chose. Ils vivaient tout de même ensemble depuis vingt ans, ils avaient eu trois enfants ensemble, elle ne pouvait pas le retrouver mort chez eux sans qu’elle n’ait la moindre réaction. Mais bon, une fois la première surprise passée, elle le prenait assez bien. Mais ça, il était évident qu’il valait mieux ne pas le montrer.

Alors en pleurant à chaudes larmes devant tout ce beau monde, elle avait tout de même de petites conversations. Trois fois rien, juste quelques cordiaux échanges. Y compris avec le plus jeune de la fratrie Carrow. Basilius, elle l’avait rencontré assez jeune, mais juste de vue, en passant. C’était devenu plus officiel lorsqu’il était venu dîner chez eux, à l’époque où il n’était qu’un petit nouveau que Ian cherchait à impressionner. Une jeune recrue de son service, chaudement recommandé par son père. Ollender, lui aussi c’était quelque chose. Et Elise le savait bien. Très bien. Elle le supportait difficilement et tenir une conversation avec lui devenait vite animé. Mais ils savaient s’entendre sur un point particulier, le genre de choses qui ne nécessite pas même de parler. Ce genre de choses qu’elle avait également pris l’habitude de pratiquer avec deux de ses fils d’ailleurs. Certains trouveraient cela assez malsain. Pour elle ce n’était pas grand-chose de plus qu’un jeu. Et elle était vraiment très joueuse. Alors forcément, même ici, même juste après l’enterrement de son mari, lorsque Morfin avait passé cette porte après elle, elle ne lui avait pas refusé cette proximité qu’ils avaient assez souvent. Elise n’était pas assez stupide pour se lancer dans ce genre d’activités pourtant bien agréables maintenant. Il y avait du monde à côté, y compris ses deux autres frères. Cependant un petit baiser n’avait jamais gêné personne en termes de volume sonore. D’ailleurs il y en avait un autre qui n’avait pas fait de bruit, c’était Basil. Elise lui était presque rentré dedans en sortant, laissant Morfin seul dans la pièce d’à côté.

- Oh, me voilà navré. Non, je cherchais mon frère et par la même occasion je voulais voir si vous alliez bien.

Pour le coup elle allait plutôt bien oui. Même si son mari était décédé, ce qui rendait compliqué la chose. Mais c’était plutôt gentil à la base. Elise ne savait pas bien ce qu’il avait pu imaginer qu’il lui arrive. Elle était chez elle après tout et pas malade. Alors à moins qu’il n’ait eu peur qu’elle décide soudainement de se planter un couteau dans le cœur de désespoir elle ne risquait pas grand-chose. Elle le soupçonnait d’ailleurs de plus être inquiet (si on peut dire) pour son frère que pour elle. Mais bon, admettons, c’était plutôt une bonne intention au départ. Elise priait surtout pour que Morfin ne sorte pas tout de suite…

- Ce n’est rien, et je vous remercie pour votre sollicitude, mais ne vous inquiétez pas pour moi…

Sur ces belles paroles elle le quitta d’un pas un peu trainant, comme encore prise par la douleur. Mais elle n’allait pas très loin, un peu plus loin, Merrick souriait. Il avait bien entendu compris où était Morfin et aussi pourquoi. Ils étaient tous les deux parfaitement au courant de la relation de l’autre et Elise préférait qu’il ne se fasse pas trop remarquer. Elle lui parla doucement, pour que personne d’autre ne les entende.

- Fais un effort Merrick, cesse de sourire comme ça…

Le fait d’avoir ce genre de relations avec des personnes aussi jeunes pouvait parfois donner ce genre de situations où elle devait les remettre dans le droit chemin. Elle avait plus d’expérience et savait grâce à cette expérience qu’il ne serait pas bon que tout le monde soit au courant. Mais elle n’aimait pas jouer les mamans pour eux, elle n’aimait le faire que pour ses propres enfants et cela la rendait irritable de devoir le faire pour eux. Dans le cas présent, cette petite expression presque frustrée pouvait coller dans le sens où elle pouvait tout à fait lui reprocher de sourire alors qu’elle enterrait son mari. En tout cas personne n’aurait été plus surpris que cela. Enfin. Jusqu’à ce que Morfin ne sorte bien trop rapidement puisque son frère était encore devant la porte. Ces deux-là, franchement… leur père était bien plus discret ! Elise ne s'était même pas retourné. Elle savait que les deux plus grands avaient le même sourire crétin et que le plus jeune se retrouvait face à Morfin qui sortait de la même pièce qu'elle. Il aurait juste manqué une trace de rouge à lèvres pour un tableau parfait. Heureusement elle n'avait laissé aucune trace de ce genre!
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MessageSujet: Re: (flash back) Entre douleur et joie [Basil] Dim 18 Déc - 19:45

Ma première réaction en voyant Élise sortir de la cuisine avait été la stupeur.
Puis peu à peu, la stupeur avait laissé place au soupçons. J’étais étonné de ne plus voir mon frère parmi les invités. En fait, j’étais surtout étonné qu’il se soit déplacé, lui qui brillait depuis le début de la journée par sa nonchalance. La maîtresse de maison me parut distraite. Comme si elle voulait mettre de la distance entre nous. Entre nous ou entre elle et la porte de la cuisine ? Je ne pouvais pas y entrer comme ça, ça ne se faisait pas. J’étais poli et tenais à le rester jusqu’au bout. Je lui lançais donc un sourire compréhensif et elle repartit bien vite. Je jetais un œil à la porte close et me décalais pour discuter vaguement avec une connaissance de mon père. Un homme de mon âge, ou presque, que je ne connaissais pourtant pas très bien.
Je regardais tout autour de moi et verrouillais mon regard sur le dos d’Elise Lerouge. Mon frère était au bord de l’hilarité et je fronçais les sourcils. Elle lui adressa la parole et son sourire, même s’il ne s’effaça pas, diminua. Je ne comprenais pas. D’où se connaissaient-ils ? J’avais l’impression d’être le débile finit au courant de rien. Pourtant, alors que je répondais aux banalités de l’homme, mon frère Morfin émergea… De la cuisine !
Je le regardais avec un air outré. Alors comme ça il s’était faufilé dans la cuisine pour papoter avec la nouvelle veuve ? C’est qu’on en apprenait des choses ! Je regardais alternativement mes frères et Elise. J’avais la vague impression qu’un truc énorme m’échappait. Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Merrick devait être au courant, vu son énorme sourire lorsqu’Elise était sortie de la cuisine. Quant à l’autre, il avait l’air satisfait de lui-même. J’écarquillais les yeux.

Elise Lerouge avait une relation avec mon frère ? Moi qui pensait être le seul à la connaître et que mes frères ne venaient que pour représenter mon père. Je pris un verre d’une mixture inconnu et le bu cul sec pour faire passer la pilule. Choqué, outré, les mots ne suffisaient pas pour décrire mon sentiment général. Forcément qu’ils s’étaient portés volontaires pour venir, ces deux imbéciles ! Comme si s’approcher d’une femme comme elle était judicieux, quelle belle bande d’idiots.  Je délaissais l’homme après avoir répondu à une de ses questions idiotes (je crois même avoir répondu à côté) et m’approchais du groupe qui s’était formé. Je jetais un regard entendu voire noir à Morfin qui me répondit par un sourire innocent. Pourquoi était-il de me famille ?
Sans dire que j’étais dans une colère monstre, on va dire que j’étais profondément agacé par l’attitude de ces personnages. Il se jouaient des mascarades dont je ne faisais heureusement pas parti. Et c’était beaucoup mieux ainsi, je préférais avoir du recul. Je jetais un coup d’œil à ma montre et regardais mes frères puis Elise avant de leur dire :

- Nous devrions rentrer. Encore une fois je suis navré de votre perte, Madame Lerouge.

Je lui adressais un dernier sourire et fit signe à mes frères de faire de même. Je me sentais suffisamment mal-à-l’aise comme ça, inutile de rester trois ans !

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