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Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil]

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MessageSujet: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Lun 28 Nov - 20:58

Raven sentait que cette journée allait être catastrophique. Depuis qu'elle s'était levée, elle l'avait senti. Et pourtant, la sorcière n'avait pas pu faire autrement. Cela avait commencé avec du café renversé sur sa table, puis avec sa tasse cassée au sol. Heureusement que la magie existait. Un simple Récurvite ou Reparo, et le tour était joué. Pourtant, Raven n'était pas si maladroite que ça. En général, elle faisait plutôt attention à ce qu'elle faisait, veillait à ce que tout soit parfait, en ne laissant rien traîner. C'était dans son sang, dans son éducation. Sa grand-mère lui avait toujours enseigné la propreté et la rigueur, et malgré sa haine envers la défunte, Raven ne pouvait s'empêcher de réutiliser ce qu'elle avait appris. Décidément, même dans la vie de tous les jours, sa grand-mère ne cessait de la hanter. Malgré tous les efforts qu'elle faisait pour la faire disparaître, la sorcière n'y parvenait jamais totalement. Et pourtant, Raven avait laissé leur manoir à sa sœur, pour ne plus voir cet endroit de malheur. Cependant, rien n'y faisait. En ce jour, c'était comme si sa grand-mère était près d'elle pour la punir, comme autrefois. Et encore, elle n'avait rien vu. La journée était loin d'être terminée. Les ennuis ne faisaient que commencer.

Comme chaque jour, elle avait transplané en direction du Ministère, son lieu de travail, afin de rejoindre le Bureau des Aurors. Pour aujourd'hui, il n'y avait d'extraordinaire. S'occuper des dossiers, comme d'habitude, aller parfois sur le terrain lorsque Vince ou Aaron en donnait l'ordre, et sa tâche s'arrêtait là. Elle voulait plus, oui, mais pour avoir plus, il allait d'abord falloir commencer avec rien. Et dire qu'Aaron avait pu devenir sous-chef, il y avait maintenant 5 ans... Un des postes qu'avait toujours convoité Raven, mais qui se l'était vu refusé simplement parce qu'elle était une femme. La sorcière avait alors doublé ses efforts et avais acquis une réputation dans le Bureau, mais aussi dans le Ministère. Elle espérait qu'avec ça, elle allait pouvoir avoir une promotion d'ici quelques années... Et pourtant, la cause était perdue, Raven le savait d'avance. Nul doute qu'Aaron allait hériter du poste de Vince et placer les femmes dans la plus basse catégorie qui soit. Envolée donc la moindre de chance de prendre sa place ! Mais elle n'allait pas se laisser faire. Après tout, elle s'était battue pour se faire une place dans ce métier d'hommes, et en atteignant une bonne position, Raven pouvait avoir l'occasion de prouver que les femmes aussi, étaient capables de grandes choses.

À présent, le niveau 2 du Ministère, là où se trouvait le Département de la justice magique. Pas d'autres moyens que de prendre l'ascenseur. De toute façon, elle n'en avait que pour un étage, ce n'était pas la mer à boire. La sorcière se dirigea donc vers l'un d'eux, menton haut, attendant que la porte s'ouvre. Ces ascenseurs étaient un peu comme les escaliers à Poudlard. Avec eux, on ne savait jamais à quoi s'attendre. On pouvait se retrouver seul au monde à l'intérieur, tout comme entouré de notes de services se baladant dans le Ministère à la recherche de destinataires privés, que sais-je encore ! Raven entendit son moyen de transport arriva et rajusta sa cape d'Auror avant que les portes ne s'ouvrent. Elle vit les portes coulisser et tomba nez à nez avec...

Basil Carrow.

Sa journée ne pouvait être pire. Vous vous souvenez, Aaron, le sous-chef des Aurors ? Carrow était son meilleur ami. Pour bien commencer la journée, Raven allait devoir partager son moyen de locomotion avec lui pendant au moins 3 bonnes minutes. 3 minutes de trop. En effet, l'Auror n'avait toujours pas oublié cette vieille querelle qui avait subsisté entre eux, lorsqu'ils étaient étudiants à Poudlard. À l'époque, Raven l'avait considéré comme un concurrent au poste d'Auror, un concurrent à battre. Les deux meilleurs élèves en DCFM avaient alors rivalisé, et ce jusqu'à la fin de leur scolarité. Et leur destin allait de nouveau se recroiser, dans un ascenseur. La sorcière n'avait pas le choix. Elle ne pouvait pas faire marche arrière, maintenant qu'elle était arrivée là. Le saluant brièvement d'un signe de tête, elle s'engagea dans cette boîte et se plaça à côté de lui. En même temps, l'espace était trop étroit pour qu'elle aille ailleurs. Raven allait finir par demander quelques travaux, pour le bien collectif mais surtout pour son bien à elle. Au cas où ce genre d'événements revenait à la charge...

Et alors qu'elle pensait être bientôt arrivée, l'ascenseur s'arrêta net, manquant de les faire tous deux tomber. Raven fronça les sourcils. Oh non, pas ça... Par Merlin, pas avec lui... Qu'avait-elle fait pour avoir autant la poisse en un jour ? Bon, il fallait que quelqu'un les tire de là. Raven avait déjà eu à faire à ça lors d'une panne, et les sorciers à l'intérieur ne pouvaient rien y faire. Les ascenseurs étaient magiques, donc pas de manivelles ni quoi que ce soit pour les remettre en route. De plus, il n'y avait même pas la présence de notes de service ou quelque chose pour prévenir le personnel. Pour cela, il ne restait qu'un seul moyen : son Patronus. Certes, les sorciers s'en servaient pour se défendre contre les Détraqueurs, mais aussi comme messager. Avec un soupir agacé, elle sortit sa baguette. Expecto Patronum. Petit sortilège informulé, et un aigle majestueux fit son entrée.

« Dis à Vince qu'il y a une panne d'ascenseur. Je suis bloquée entre le premier et deuxième niveau. Qu'il fasse vite, je n'ai pas de temps à perdre. »

Sans plus attendre, son Patronus partit aussitôt qu'il était apparu. La sorcière avait toujours trouvé ce sort magnifique, plein de grâce et de beauté. Il faisait ressortir sa véritable nature, quelque chose qui était majestueux et qui intimait le respect. Quelque chose pour laquelle elle s’était battue et pour lequel elle continuait de se battre.  
L'endroit était redevenu calme et silencieux, et Raven se retrouva avec l'une des personnes qu'elle détestait le plus sur cette planète : Mr. Carrow.  
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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Jeu 1 Déc - 7:49

J'avais souvent l'impression d'avoir une horloge dans la tête.  

Littéralement.  

J'arrivais toujours au Ministère à la même heure, et arrivais dans mon bureau environs cinq minutes plus tard. Sauf contre-temps, un collègue croisé, une discussion au détour d'un couloir. Sauf qu'aujourd'hui, ce qui m'avait mit en retard, ce n'était pas un collègue ou ma flemme passagère mais un ascenseur. Un ascenseur qui avait décidé de me jouer un petit tour. Oh, si j'avais été seul dans cette espèce de boîte, je n'y aurais pas vu d'inconvénient, j'aurais pu réfléchir calmement au sens de ma vie. Sauf que forcément, je n'étais pas seul, et j'étais même en compagnie d'une personne désagréable, que je détestais donc forcément : Raven Fawkes.  
A croire que cette femme me suivait. Ce n'était pas du tout comme si nous avions passés notre scolarité à nous faire la guerre en cours de Défense contre les Forces du Mal, ce n'était pas du tout comme si elle avait justement eut une relation avec mon meilleur ami au collège et ce n'était PAS DU TOUT comme si elle était la marraine de la fille décédée de ma meilleure amie. Rien donc, ne devait me mettre en rogne. Absolument rien.  
Les mâchoires serrés, je l'avais à peine regardé lorsqu'elle était rentré. Elle ne méritait ni une parole ni un regard de ma part, je la voyais assez souvent en dehors du Ministère comme ça. Cette femme était aussi odieuse que mes frères et ce n'était donc pas vraiment un compliment.  

Les mains derrière le dos, je regardais l'ascenseur descendre lentement dans les abysses du Ministère lorsqu'il s'arrêta net, entre deux étages.  
Je levais les yeux au ciel. La poisse. Pile quand elle était là. A tous les coups c'était de sa faute. Mais fort heureusement, elle allait nous sortir de cette situation. Notez bien l'ironie de cette phrase.  
Elle fit apparaître un patronus et je ne pu m'empêcher de lever à nouveau les yeux au plafond. Sérieusement, même là elle parvenait à être pédante. Un miracle qu'elle sache faire un sort si compliqué. Malheureusement, le talent n'était pas le même que l'intelligence.  

-     Envoyer un patronus à ton chef n'est pas la chose la plus intelligente que tu ai faites notais-je d'un air pédagogue. C'est au Service d'entretient qu'il faut envoyer le sortilège. Mais je dois trop t'en demander, c'est déjà suffisamment fabuleux que tu saches faire apparaître un patronus corporel.  

Ca, c'était déposé. Oh, je n'allais peut-être pousser le vice jusqu'à faire apparaître mon propre patronus... Quoique ?  

-     Spero Patronum.  

Une panthère se matérialisa devant moi, attendant que je lui délivre mon message.

-     Dis à Charlie que son ascenseur de malheur est encore en panne. Et qu'il ramène du café, la compagnie n'est pas très bonne.

Hors-Jeu:
 

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Ven 2 Déc - 0:07

Pourquoi n'y avait-il pas d'escaliers, dans ce maudit Ministère ? Que des cheminées et des ascenseurs ? Les sorciers étaient déjà assez paresseux comme ça en agitant simplement leur baguette, il fallait en plus leur simplifier la vie et réduisant leurs moyens de locomotion à l'intérieur du bâtiment ? Pour une fois, Raven se disait que les moyens moldus pouvaient éviter ce genre de situation : se retrouver bloqué dans un endroit avec la personne la plus détestable au monde. Au moins, ils étaient libres de tout mouvement. De plus, ils ne pouvaient vraiment rien faire, comme ils étaient. La seule chose à faire était d'attendre et d'envoyer un message, ce que Raven avait fait immédiatement. Elle ne fit pas attention au regard en l'air que lança son collègue, et de toute façon la sorcière n'en avait rien à faire. Elle se fichait pas mal de son avis, et ce depuis bien des années déjà.
À l'époque de leur scolarité où ce combat entre elle et lui se perpétuait depuis le début de leurs années, Raven était sortie une petite période avec Aaron, son sous-chef actuel ainsi que le meilleur ami du non moins médiocre Basil Carrow. Ce dernier avait tellement enragé à cette idée qu'il avait fini par la détester encore plus, à sa plus grande indifférence. La sorcière et le Gryffondor avaient fini par se séparer, ce qui avait mis tout d'abord le Carrow dans une instance de soulagement total, puis, voyant que les deux anciens amoureux ne s'éloignaient pas plus que ça et restaient tout de même proches, continua à pester dans son coin. Enfin, tout ça pour prouver que, quoi que puisse dire l'ancien Gryffondor, Raven s'en moquait pas mal.

« Envoyer un patronus à ton chef n'est pas la chose la plus intelligente que tu ai faites. C'est au Service d'entretient qu'il faut envoyer le sortilège. Mais je dois trop t'en demander, c'est déjà suffisamment fabuleux que tu saches faire apparaître un patronus corporel. »

La sorcière ne dit rien, indignée. Son visage resta un masque impassible qu'elle portait en compagnie des autres, comme indifférente à la situation. Bon, certes, elle l'était, mais une part d'elle aurait voulu prendre un air offusqué, un peu comme ces grenouilles qui se gonflent la gorge. Mais Raven n'était pas une grenouille, ainsi elle s'abstint et décida plutôt de choisir la manière verbale.

« À ce que je sache, je ne vous ai pas demandé votre avis, Mr. Carrow, ce que vous dites m'importe peu. »

Il la tutoyait, elle le vouvoyait ? C'était normal. À Poudlard, étant entouré de personnes de la même tranche d'âge qu'elle, Raven ne prenait pas ce vouvoiement à l'égard des autres. De toute façon, cela aurait semblé assez prétentieux et mal approprié pour une jeune fille. Ce n'est que lorsqu'elle commença à rentrer dans l'âge adulte, en fait dès qu'elle obtint le poste d'Auror, que le vouvoiement se fit tout naturellement.Une simple marque de distance et de respect, mais aussi parce que c'était de famille. Jamais Raven ne s'était montrée familière avec sa grand-mère. Au manoir, le langage soutenu dominait leur esprit, y compris celui de sa sœur. Si l'on ne se pliait pas aux règles de la maison, c'était bon pour le châtiment corporel. Ainsi, il valait mieux tenir sa langue, au risque de ne plus dormir pendant des jours à cause de la douleur.
C'est avec une certaine satisfaction que la sorcière vit son collègue formuler le même sortilège qu'elle. Une panthère, mmh ? Pathétique, misérable. Rien ne pouvait égaler la majesté de son aigle. En d'autres termes, Raven aurait apprécié cet animal. Mais le Patronus venait de Carrow, sa pensée était donc toute tracée.

« Dis à Charlie que son ascenseur de malheur est encore en panne. Et qu'il ramène du café, la compagnie n'est pas très bonne. »

L'Auror ne pouvait pas nier les faits : la compagnie n'était pas bonne du tout. Mais alors pas du tout. Elle ne savait pas ce qu'elle avait pu bien faire pour en arriver là. Sa grand-mère la punissait, elle allait finir par y croire... Après le départ du Patronus corporel, un petit silence se fit dans l'ascenseur. Silence que Raven décida de rompre. Après tout, si elle voulait lancer des piques à son collègue, c'était maintenant ou jamais. Histoire de montrer quelle genre de femme elle était devenue. Après tout, leurs confrontations avaient persisté et duré dans le temps. Certaines personnes n'étaient vraiment pas faites pour s'entendre, mais le destin faisait parfois mal les choses et ne les laissait pas tranquilles.

« Je vois que le Commerce International n'a pas affiné vos sorts. »

Elle prit le temps de rajuster sa cape sur ses épaules en laissant sa phrase en suspens.

« Après tout, vu le niveau que vous aviez à Poudlard, votre destin était déjà tout tracé. Vous ne pourriez pas tenir une minute sur le terrain, cela serait trop vous demander. »

Un point faible de Carrow : remettre en question son habileté au combat. Car Raven le savait, son collègue faisait parti, à l'époque, des meilleurs éléments de son année. Y compris la sorcière. Mais cette dernière n'avait pas pu s'en empêcher, la tentation avait été trop grande... S'en excuser ? Mmh... Non. Jamais de la vie. Sûrement ses gènes de sang-pur qui étaient de retour pour l'occasion...        

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Sam 3 Déc - 22:16

J’étais assez crispé. Je n’aimais pas les endroits clôts, qui me rappelaient toujours de mauvais souvenirs d’enfance. Mais ce serait pire si la lumière venait à s’éteindre. La cave de ma famille n’avait jamais été réjouissante, ou en tout cas, lorsque nous devions y descendre, ce n’était jamais pour plaisanter. Bien droit, je regardais le mur à travers les grilles. Moi, elle dans cet ascenseur. Pour-quoi ? J’étais assez fier de ma pique, elle était tout à fait calculée, et en plus de ça, assez sincère.
Je n’avais jamais pu me voir en peinture Raven Fawkes. Il y avait des gens comme ça, et ça ne passait avec elle. De toute évidence, c’était réciproque. Oh, je n’en étais pas au point de la haïr comme mes frères ou mon père, mais je la voyais comme un insecte à éradiquer.
Elle m’exaspérait. Tout chez elle suscitait chez moi de l’agacement. De sa façon de jauger les gens, à sa voix, ou sa gestuelle lorsqu’elle lançait un sort. S’en devenait physique, toute cette rivalité enfantine. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle avait tendance à s’immiscer dans ma vie plus qu’elle ne le devrait. Sa proximité avec Aaron et Caro m’était insupportable. Ils valaient mieux qu’elle pourquoi la tolérer ? Le méritait-elle ? Et qu’en était-il de moi dans l’histoire ? Je tirais toujours la tête lorsqu’elle était dans les parages, et parfois même sans le vouloir. C’était inconscient mais tellement sincère.

- Que cela t’importe ou non, ce n’est absolument pas mon problème Fawkes.

Raven me répondit en prenant bien soin de me vouvoyer… Encore heureux. Je méritais le vouvoiement, je me considérais mieux que je ne la considérais, elle. Aussi, je n’étais pas offensé de quelque manière que ce soit. Cette tentative vaine et ridicule me faisait même sourire. Pathétique cette pauvre femme. J’en serais presque triste pour elle… Mais non, je ne l’étais pas.
Mon patronus était maintenant envoyé et j’attendais dans un silence religieux la réponse de mon accompagnatrice insupportable. Après tout, je l’avais piqué elle allait faire de même, non ?
Je me permis de m’esclaffer franchement. Parce que son aigle était meilleur peut-être ? Cet espèce de poulet qui ne ressemblait à rien ?

- Ah tu trouves ? Pourtant tu semblais guetter mes notes et prouesses au collège. Mais tu dois avoir la mémoire courte en même temps, cela ne m’étonne guère, vu que tu dois courir à droite à gauche pour arrêter des pseudos criminels. C’est dur en effet de garder la tête sur les épaules avec une vie si chargée. Moi, je suis satisfait de ma condition et ton venin a bien du mal à m’atteindre. Dommage, mais tu peux encore essayer.

J’étais meilleur qu’elle à Poudlard et elle le savait, c’était d’ailleurs pour cela qu’elle m’attaquait dessus. C’était idiot et tellement visible.  Et Puéril. Je n’avais en réalité pas assez de mot pour la décrire, je préférais d’ailleurs m’en garder. Inutile d’entendre à nouveau sa voix. Raven était satisfaite de sa condition et c’était tant mieux pour elle. Mais si elle voulait que je la considère, elle pouvait toujours courir.

- Enfin, je fais un métier très intéressant contrairement au tient. Je voyage, et on peut remercier tous les membres de mon Département sans lesquels la société magique britannique ne serait pas si connue et respectée.

Et oui, nous étions presque des diplomates. Mais elle, elle ne pouvait pas en dire autant.

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Dim 4 Déc - 16:09

Ce n'était pas son problème ? Mais qu'il se rassure tout de suite, ce n'était pas le cas de Raven non plus. Pour elle, l'existence de Carrow se résumait à... rien. Le vide. Le néant. C'était ainsi depuis toujours et ce n'était pas près de changer. Surtout en voyant ce qu'il était devenu. Un homme méprisant. Elle ne comprenait pas comment Aaron pouvait rester avec quelqu'un comme lui, de même que Caro ou Ange. C'est vrai quoi, Carrow était de nature insupportable, elle ne pouvait pas dire le contraire. Et puis, au vu de leurs années au collège à essayer de se surpasser l'autre, leur rivalité n'aurait pas pu disparaître du jour au lendemain. Aujourd'hui, plus que jamais, coincés dans ce maudit ascenseur, leur destin se croisait à nouveau, pour le meilleur et surtout pour le pire. Pourquoi n'avait-elle pas pu être en retard, pour une fois ? Raven aurait esquivé cet incident de quelques minutes, et le Carrow se serait retrouvé tout seul dans cette cage diabolique. C'était limite préférable à la situation actuelle.

Et le voilà qui se mettait à rire. Pas un rire gracieux ou charmant. Un rire qui agaçait et qui exaspérait. Un rire à son image, en somme. Raven ne voyait pas en quoi la situation était drôle. Ils étaient respectivement coincés dans un endroit avec leur pire ennemi, et il rigolait. Pathétique. Il était devenu encore plus misérable qu'elle ne s'était imaginé. Oh, après tout il pouvait bien se le permettre. Garder son sang-froid devait être trop lui demander, le sorcier n'avait jamais su faire. Et puis, quel délice d'ainsi le rabaisser dans ses pensées. Elle se délectait presque de la situation.

« Ah tu trouves ? Pourtant tu semblais guetter mes notes et prouesses au collège. Mais tu dois avoir la mémoire courte en même temps, cela ne m’étonne guère, vu que tu dois courir à droite à gauche pour arrêter des pseudos criminels. C’est dur en effet de garder la tête sur les épaules avec une vie si chargée. Moi, je suis satisfait de ma condition et ton venin a bien du mal à m’atteindre. Dommage, mais tu peux encore essayer. »

Elle esquissa un petit sourire. Bien tenté, Carrow, pensa la sorcière. Mais cela ne l'affectait point. Plus grand-chose ne l'affectait, en réalité. Elle était comme recouverte d'une protection de glace que peu de personnes avaient réussi à percer. L'Auror n'allait certainement pas rentrer dans son jeu puéril. Et puis, il savait. Il savait que la seule matière où il la battait vraiment avait été les sortilèges. Les deux élèves avaient un niveau quasi semblable en Défense Contre les Forces du Mal, et Fawkes le surpassait beaucoup, voire largement, en Métamorphose. Alors, qu'il se permette de lui sortir une chose pareille... Oui, cela la faisait sourire.

« Vos prouesses ? Rappelez-moi, qui a mis des mois avant de maîtriser les Sortilèges d'Apparition, en Métamorphose ? Vos sarcasmes ne m'atteignent pas, Carrow, essayez-les sur quelqu'un d'autre. »

Au moins, c'était dit. Mais l'Auror s'ennuyait de la situation. Les essais pitoyables de son rival le rendaient encore plus ridicule qu'à l'accoutumée. Mais bon, il devait être habitué, à force. De jouer le pitre jusqu'à en devenir ridicule. Tellement habitué que cela devait lui sembler normal. Mais bon, ils n'étaient pas sur la même longueur d'ondes, et Raven savait, qui d'eux deux allait se sortir de cette situation le premier.

« Enfin, je fais un métier très intéressant contrairement au tient. Je voyage, et on peut remercier tous les membres de mon Département sans lesquels la société magique britannique ne serait pas si connue et respectée. »

Quelle importance il donnait à son Département, c'en devenait presque comique. Enfin, ça l'était. Car dire que le Bureau des Aurors n'était pas intéressant pour son travail était une grave erreur. Les Aurors étaient très respectés au sein de la population sorcière, et Carrow le savait. C'était, bien entendu, grâce au Département de la Justice Magique que le camp du Seigneur des Ténèbres perdait au fur et à mesure de la puissance, même si elle restait imposante. Bon certes, Raven accordait beaucoup d'importance à son Département également, mais au moins ils faisaient quelque chose d'utile pour les sorciers, quelque chose qui pouvait leur sauver la vie.

« Certes, Carrow, mais nous ne pouvons pas dire que vous sauvez des vies ou que vous contribuez à la sécurité de notre communauté face au Seigneur des Ténèbres.

Il était clair que passer son temps à voyager dans d'autres contrées au lieu de s'occuper de son propre pays n'avait pas beaucoup d'impact face au Lord Noir. Raven était bien satisfaite du poste qu'elle avait réussi à avoir, et surtout cette notoriété que la sorcière avait gagné au sein du Ministère. On ne pouvait pas en dire autant de Carrow. Elle risquait sa vie, lui risquait son bureau confortable. Chacun avait sa vision du monde.

« Vous êtes un lâche, Carrow. Vous vous cachez derrière des bureaux et des diplomates pendant que d'autres risquent leur vie pour sauver la votre. »

Raven laissa un instant de silence, mais court, le temps d'empêcher l'ancien Gryffondor de prendre la parole.

« Je dirais plutôt que nous pourrions remercier tous les membres de mon Département qui empêchent chaque jour un nombre d'assassinats que vous n'oseriez imaginer. Il serait peut-être temps que vous vous réveilliez, Carrow, votre paresse finira par vous emporter. »

Elle gardait le menton, sa voix restait neutre, comme absente de sentiments ou de tout sarcasme. Ce n'était pas son genre d'être emportée, et la sorcière n'allait certainement pas perdre son sang-froid face à un nuisible comme lui

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Dim 4 Déc - 22:23

J'hallucinais. Elle se permettait de répliquer ? Je n'étais pas nul en métamorphose mais moins bon qu'elle nuance. J'arrivais en règle générale à transformer mon objet à la deuxième ou troisième tentative, je n'étais pas stupide. Quand aux Sortilèges, c'était bien mal venu de me critiquer là-dessus... Les mains désormais dans mes poches je lui lançais un sourire narquois. Elle s'enfonçait là dans un terrain bien boueux elle n'était pas sorti de l'auberge la pauvre fille.  

-    Il me semble ma chère que j'ai réalisé en premier les Sortilèges d'Apparition... Par ailleurs, il est mal venu de me critiquer dans cette matière où j'excellais bien plus que toi. Pour ce qui est de la métamorphose, je faisais quand même parti du wagon de tête quoi que tu en dises. Si tu considères mes paroles comme des sarcasmes, comment considérerais-tu celles qui en sont vraiment ?  

Mon attention toute rivée sur les grilles, je préférais ne pas penser au temps que j'allais rester bloquer dans ce truc. Elle continuait pourtant, pensant sans doute gagner cette joute verbale. C'est qu'elle était naïve, la petite. Son petit monologue était assez amusant. Elle enchaînait les phrase dans l'espoir que je ne puisse pas en placer une, elle allait finir par mourir étouffé cette idiote. Cependant, un mot ou plutôt une insulte me fit reporter mon attention toute entière sur mon interlocutrice par défaut. Moi, un lâche ? Comment osait-elle dire cela alors que j'avais été réparti à Gryffondor malgré ma famille ? Que j'étais resté fidèle à mes amis envers et contre tout ? Comment osait-elle seulement parler alors qu'elle ne connaissait rien ?  

Comme toutes ces fois où j'étais agacé, je fermais et ouvrais ma main droite à coté de ma jambe, celle donc qu'elle ne pouvait pas voir. Mon regard venimeux la dévisageait. Et elle continuait avec sa voix de pie insupportable. Personne ne lui avait jeté un sortilège pour la faire taire une bonne fois pour toute ? Était-ce trop demandé peut-être ?  
Enfin, elle eut finit, et la fin de son discours était bien plus satisfaisant pour moi. A trop vouloir m'enfoncer elle venait de me donner un prétexte formidable pour lui asséner le coup de grâce. Enfin, ce que j'espérais être le coup de grâce.  

-     Vous ne connaissez heureusement pas ma vie Fawkes, et c'est très bien comme ça d'ailleurs. Vous voir me traiter de paresseux et lâche est par conséquent assez cocasse. Quand au reste... Il est vrai que les Aurors font un travail si remarquables qu'ils ont depuis peu la mort des Prewett sur les bras. Bravo. Je suis assez sceptique quand à vos capacités de protéger la société sorcière, car bien entendu, je n'ai pas besoin de vos pseudo talent pour me sauver.  

Si Aaron avait été là, je n'aurais rien dit. Il avait assisté au drame, et je savais que ça l'avait beaucoup touché. D'ailleurs, je ne pensais pas forcément mes paroles, je ne disais cela que pour la faire réagir, et me venger de son insulte. Mais elle, non elle n'était pas là. Planquée dans son bureau sans doute, à lire des papiers probablement. J'avais dit tout cela avec un ton froid, en prenant soin de la vouvoyer. Elle était bien belle à parler, mais à cause de SON département deux innocents étaient morts.  

-       Moi au moins, je n'ai pas de sang sur les mains Fawkes. Si vous aviez été là-bas vous auriez au moins pu vous dire que vous aviez essayé de faire quelque chose pour les aider. Au final, vous avez trois orphelins sur les bras, quelle efficacité.  

Qu'elle aille trouver une excuse à son incompétence. Je l'attendais de pied ferme.

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Mar 6 Déc - 22:10

Cette fois-ci, et bien contre son gré, ce fut à Raven de rire. Par Merlin, qu'il était bête... Tellement idiot qu'il avait tout confondu, juste pour se donner un air supérieur. Les Sortilèges d'Apparition étaient vus en Métamorphose, et non en classe de Sortilèges... Raven ne pensait pas qu'il allait tomber si bas, et pourtant c'était le cas. Carrow aurait fait un bon pitre, dans une autre vie. Mais dans celle-ci, il était juste qu'un bon à rien, un sorcier inexistant à ses yeux. Et il l'avait toujours été. Un misérable petit insecte, un homme prétentieux qui sentait supérieur aux autres, rien de plus détestable. Et dire qu'il était si différent de Carolyn, ou même d'Aaron... Comment pouvaient-ils s'entendre avec cet individu ? Raven se posait la question depuis maintenant de nombreuses années. Les rendaient-il tous aveugles au point qu'ils ne se rendent pas compte quel genre d'homme il était ? C'était pourtant évident, cela sautait aux yeux...

« Vous avez la mémoire bien courte. Les Sortilèges d'Apparition sont vus en 7ème année en Métamorphose. Mais ce n'était pas votre matière de prédilection. Vos vaines tentatives pourraient être presque... comiques. Pour répondre à votre question, il semblerait que les sarcasmes qui en sont vraiment ne méritent pas mon attention. Elles sont d'un ennui à mourir. En revanche, vos essais pour les imiter sont tellement ridicules qu'ils relèvent légèrement le niveau. »

Tiens, elle lui avait fait un compliment. Cela allait être la première et la dernière fois. Un peu plus et Raven aurait pu être amicale. Amie avec Carrow ? Plutôt mourir d'un Avada en plein cœur. Elle ne serait jamais prête à prendre ce risque, surtout pas aujourd'hui dans cet ascenseur qui était tombé en panne le mauvais jour. D'ailleurs, en parlant de panne... Raven remarqua que personne encore n'était venu. Ni Vince, ni son Charlie auquel le petit nuisible avait fait appel. Pourtant son Patronum était arrivé à destination, elle en était certaine. Alors son supérieur devait sûrement être en réunion avec quelqu'un d'important. Ou il n'avait tout simplement pas envie de bouger. La sorcière soupira intérieurement. Elle ne supportait pas d'être bloquée là en compagnie d'un insecte à ses côtés. Elle regarda autour d'elle à la recherche d'une issue. Mais il n'y en avait aucune, si ce n'était la grille face à eux. Minutieusement, l'Auror étudia les trous entre chaque tige de fer et conclut que l'espace était assez grand pour faire passer un faucon pèlerin, autrement dit, sa forme Animagus. Le bon moment pour lui en mettre plein la vue, à cet imbécile.

Vous ne connaissez heureusement pas ma vie Fawkes, et c'est très bien comme ça d'ailleurs. Vous voir me traiter de paresseux et lâche est par conséquent assez cocasse. Quand au reste... Il est vrai que les Aurors font un travail si remarquables qu'ils ont depuis peu la mort des Prewett sur les bras. Bravo. Je suis assez sceptique quand à vos capacités de protéger la société sorcière, car bien entendu, je n'ai pas besoin de vos pseudo talent pour me sauver. Moi au moins, je n'ai pas de sang sur les mains Fawkes. Si vous aviez été là-bas vous auriez au moins pu vous dire que vous aviez essayé de faire quelque chose pour les aider. Au final, vous avez trois orphelins sur les bras, quelle efficacité. »

Il avait touché un point sensible en prenant bien soin de la vouvoyer, mais la sorcière resta de marbre. Un accident. La mort des Prewett avait été un accident, et ce n'était pas cette situation qui remettait en cause la qualité et le niveau des Aurors. Carrow le savait et ne se serait sûrement pas permis de faire une telle remarque en présence de ses supérieurs. Les Aurors n'y étaient pour rien. Ils avaient été mal informés et les Mangemorts avaient été trop nombreux et bien organisés. Ça n'avait pas été de leur faute. Ses collègues avaient fait de leur mieux. Cette histoire lui avait mis un coup lorsqu'elle l'avait appris, faisant remonter en elle de vieux et douloureux souvenirs. Jamais, au grand jamais la sorcière ne plaisantait à ce sujet. Il fallait laisser les morts là où ils étaient.

« L'affaire des Prewett était un accident, Carrow, et vous le savez autant que moi. Je ne pense pas que mes supérieurs auraient accueilli votre remarque avec joie, notamment Aaron. Et pour votre gouverne, nous ne choisissons pas nos missions, les ordres viennent de plus haut. »

Soudain, des centaines d'images défilèrent dans sa tête. Des cris, des sorts qui fusaient, des corps, des larmes et des familles endeuillées. Comment cet homme pouvait, un seul instant, savoir tout ce que la population vivait en ce moment ? Lui qui était assis confortablement dans son fauteuil moelleux, comment pouvait-il ? Il ne pouvait pas, la réponse était clair. À cet instant, la haine que Raven ressentait pour cet individu était à son apogée. Parler des Prewett avait été comme un crime. L'utiliser comme exemple pour un tel argument l'avait été encore plus. C'était un coup -encore- que la sorcière ne lui pardonnait pas.

« Vous ne savez pas ce que vous dites, Carrow. Ceux qui ont du sang sur les mains sont du côté du Seigneur des Ténèbres, à faire des choses que vous n'imagineriez même pas. Réfléchissez deux fois avant de parler. »

Elle rajusta son tailleur et soupira. Au moins, c'était fait. Si du personnel ne venait pas d'ici cinq minutes, la sorcière était bien déterminée à sortir de là, loin de cette... chose insignifiante.

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Ven 9 Déc - 17:15

Je me sentais de plus en plus mal. Le temps passait et cette femme ne parvenait pas à se taire. Une pie, un oiseau vulgaire et insupportable. J'étais maintenant appuyé contre la paroie de l'ascenseur, à regarder le sol. Je n'arrivais jamais à me contrôler dans les endroits clôt. J'avais mit de longs jours à m'habituer aux petits dortoirs de Poudlard. Mais j'étais accompagné, il y avait d'autres garçons avec moi, et des gens avec qui je m'entendais bien. Or, là j'étais avec quelqu'un que je n'aimais pas. Et cela me faisait remonter de douloureux flashs et souvenirs. Je ne savais pas combien de temps allait mettre Vince ou Charlie, de toute manière c'était déjà trop tard. Nous étions arrêtés depuis plusieurs minutes et cela avait facilement doublé voire triplé le temps que je passais dans l'ascenseur de toute une semaine.  
Elle se crut intelligente à me rappeler que les sortilèges d'Apparition étaient en métamorphose. Je l'avais confondu avec un sortilège où elle, avait eut bien du mal. Et je n'allais pas me priver de le lui rappeler. Mais autant la laisser finir son petit discours ridicule.

-     C'est vrai vous avez raison concédais-je. Vous, vous avez eu longtemps du mal avec le Sortilège d'Attraction. Ce n'est pas très glorieux.  

Je n'ajoutais rien sur les sarcasmes. A quoi bon, elle n'allait pas entendre raison. Je sentais mon cœur s'emballer, s'accélérer alors que je ne bougeais même pas. Je n'avais pas levé les yeux vers elle. J'essayais de garder un air détaché, mais des traits soucieux devaient apparaître sur mon visage. Je ne voulais pas qu'elle ait un quelconque moyen de pression ou de supériorité vis-à-vis de moi. Mais qu'elle me voit dans cet état que je redoutais tant pourrait lui donner des armes qui ne me plaisaient pas. Elle ne méritait pas de voir ça. D'autant plus qu'avec le peu d'intelligence que cette pauvre femme avait, elle n'allait pas comprendre mes réactions.  

Mais comme je l'attendais, elle se défendit bien au sujet des Prewett. Je touchais là un point bien sensible, et c'était tout à faire volontaire. Mon envie de détruire son égo surdimensionné me rongeait.  

-    Vous vous cachez derrière lui pour me répondre Fawkes. Ce que je dis ou non à mon meilleur ami me regarde, là, c'est à vous que je parle. C'est assez drôle que vous vous cachiez sous les ordres. N'est-ce pas vous, la lâche dans ce cas là ?  

Mais elle me répondit en m'attaquant, s'acharnant comme une poule qui voit une de ses congénère blessée. Elle était d'un ridicule. Elle pensait que je ne savais pas ce que ces gens faisaient ? Était-elle idiote ?  

-     Vous pensez que je n'ai aucune idée de ce que font ces gens...

Je marquais une pause de quelques secondes avant de reprendre.  

-     Je connais sans doute mieux que personnes leurs méthodes. Être dans le Département où je suis n'efface pas tout, Fawkes, et n'efface surtout pas certains souvenirs.  

Libre à elle de comprendre le sous-entendu, mais bon, elle n'était pas non plus réputée pour être particulièrement intelligente. Mon père est un mangemort. Mes frères sont des mangemorts. Ollender utilisait les mêmes techniques de torture qu'actuellement, il savait très bien ce qui m'angoissait, et l'utilisait à foison lorsque je faisais des bêtises en étant enfant. La cave, les sortilèges...  

Perdus dans mes pensées, la lumière s'éteint brusquement et je me redresse un peu plus en lançant des regards méfiants autour de moi.  

-   Merde.

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Sam 10 Déc - 16:46

Le temps était décidément bien long. Raven n'avait jamais eu une peur accrue des espaces clos, mais le simple fait de se retrouver en compagnie avec ce sorcier changeait complètement la donne. Et cela commençait à sérieusement l'agacer. C'est vrai quoi, n'importe qui aurait pu être dans cet ascenseur, n'importe qui, et il avait fallu que ça tombe sur eux deux. Le destin ne les lâchait plus. Après Poudlard, le Ministère. L'Auror allait presque finir par croire qu'il la suivait. Au lieu de se taire, non, ce dernier s'acharnait à la tacler du mieux qu'il pouvait. Mais malgré ses efforts, les résultats étaient vains et n'affectaient nullement la sorcière. Ce n'était pas un gobelin comme lui qui allait la blesser. Il ne valait même pas la peine qu'elle se préoccupe de lui. De plus, c'est en fouillant dans des souvenirs enfouis au plus profond de leur passé commun que le bureaucrate avait fait un pas de côté : la Métamorphose. Confondre un Sortilège d'Apparition avec un autre, quelle erreur de débutant... En même temps, il n'avait pas brillé bien haut dans cette matière, c'était une erreur de son niveau.

Il riposta en faisant référence en utilisant le Sortilège d'Attraction comme argument. C'était pathétique. Il se rattrapait comme il pouvait, le pauvre. Le meilleur ami d'Aaron faisait absolument tout pour prouver sa supériorité, cela en devenait ridicule. Mais bon, puisque ça l'amusait, autant qu'il s'amuse. Le Carrow ne savait faire que ça, de toute façon. Et puis, drôle était la façon de constater qu'il vouvoyait à présent l'Auror. Peut-être s'était-il rendu compte que le tutoiement était un peu trop familier en sa compagnie ? Un peu de distance ne faisait pas de mal. Surtout entre eux deux.

« Mais de nous deux, vous savez très bien qui, à présent, maîtrise parfaitement ces deux sorts, Carrow. »

Et oui. On pouvait dire qu'en 15 ans de carrière, ce qui commençait à faire déjà pas mal,  Raven avait pu expérimenter les sorts les plus complexes jusqu'à arriver à les dompter. Et ce n'était pas rien. C'est sûr qu'être assis sur une chaise à faire bouger ses lèvres juste pour, au final, avoir un bout de papier signé, cela n'aidait pas vraiment. Et voilà que le petit commercial affichait des traits nerveux. Ah ? Peur des endroits clos ? Comme c'était amusant. Raven n'allait pas en louper une pour le railler. Si une autre personne avait été à ses côtés, l'Auror aurait plutôt tenté de la rassurer, mais ce n'était malheureusement pas le cas.  

« Vous vous cachez derrière lui pour me répondre Fawkes. Ce que je dis ou non à mon meilleur ami me regarde, là, c'est à vous que je parle. C'est assez drôle que vous vous cachiez sous les ordres. N'est-ce pas vous, la lâche dans ce cas là ? »

La sorcière leva un sourcil. Il osait ? Elle, se cacher derrière Aaron ? C'était une plaisanterie. Aaron était un ami et elle ne se protégeait nullement en l'utilisant. D'ailleurs, elle ne se protégeait pas du tout. Raven ne faisait que répondre à ses questions idiotes qui ne valaient même pas la peine d'être écoutées.

« Je vous ferais remarquer qu'Aaron est l'un de mes plus proches amis, et que sa position n'influence en rien notre relation. Je ne me cache pas derrière lui. En revanche, utiliser l'assassinat des Prewett au lieu de les laisser reposer en paix juste pour m'attaquer, ça, c'est ce que j'appelle de la lâcheté, Carrow. Utiliser les morts pour défendre son ego... À votre place, j'aurais honte. »

De plus, de là à dire que les Aurors avaient du sang sur les mains... C'était du grand n'importe quoi. Raven savait que son rival ne pensait pas ses mots, mais même. La situation était telle qu'elle ne l'acceptait pas. Leur ennemi à tous était le Lord Noir, et il le savait très bien. Ce qu'elle ne tarda pas à faire remarquer..

« Vous pensez que je n'ai aucune idée de ce que font ces gens... Je connais sans doute mieux que personnes leurs méthodes. Être dans le Département où je suis n'efface pas tout, Fawkes, et n'efface surtout pas certains souvenirs. »

Tiens, le petit Carrow était nostalgique ? Tant pis pour lui. Bien évidement, Raven savait que de lourds soupçons pesaient sur la famille Carow, et le sorcier n'avait pas dû être gâté par son père. En même temps, un Gryffondor dans une maison de serpents, quoi de plus honteux pour un nom aussi prestigieux ? M'enfin, ce n'était pas mieux pour les Fawkes... Une Poufsouffle chez les serpents, c'était comme apprendre que son enfant était Cracmol. En fait, quelque part, ces deux rivaux avaient le même passé. La même famille de Sang-Pur, les mêmes mœurs, ce même fait d'être différent, de ne pas être celui ou celle qu'on aurait espéré. Dans une autre vie, ces deux-là auraient pu être amis et soutenir dans cette épreuve difficile qui en brisait plus d'un. Mais non, leurs chemins en avaient décidé autrement.

« Alors si vous savez aussi bien de quoi ils sont capables, cessez donc vos enfantillages en accusant le Bureau d'un crime qu'il n'a pas commis. »

Soudain, la lumière s'éteignit, laissant alors la cabine dans le noir. Heureusement, la vision de rapace qu'avait développé Raven lui permettait d'y voir encore un peu. Ce qui ne semblait pas être le cas pour le sorcier. Ça ne pouvait pas mieux tomber, pensa-t-elle. Un simple coup d’œil pour constater que ses traits étaient devenus beaucoup plus nerveux et qu'il commençait à bouger. Comme Raven n'était pas claustrophobe, cet événement ne la perturbait en rien. Mais bon, elle avait quand-même hâte de sortir de ce trou à rats.

« Alors, on devient nerveux, Carrow ? » railla-t-elle.

Raven ne savait pas s'il allait péter un plomb ou pas, mais cela aurait pu être marrant de le voir littéralement exploser. Après toutes les piques qu'il lui avait lancé, admirez maintenant le renversement de situation. Raven se réjouissait. Et elle n'allait pas en louper une pour le lui faire remarquer...

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Dim 11 Déc - 12:31

J’avais l’impression que Fawkes avait réponse à toutes mes phrases. Non pas que c’était agaçant parce que je n’en attendais pas moins d’elle, mais c’était lassant. Elle pensait dire des choses intelligentes, alors que ce n’était pas vraiment le cas. Aussi, lorsqu’elle embraya sur qui de nous deux savait le mieux faire ces sorts, j’étirais un fin sourire narquois sur mes lèvres. C’était moi, et c’était d’ailleurs pour cela qu’il ne disait rien, le petit piaf.

Je n’étais certes pas sur le terrain, mais j’utilisais souvent des Sortilèges pour tout et rien. Alors si je n’utilisais que rarement des sorts d’attaques, pour quelques duels amicaux, je n’avais pas perdu ma vivacité. Or, elle pensait le contraire, mais je savais qu’en cas de duel entre nous deux, je serai celui qui s’en sortirai le plus. C’était évident. Que valait-elle ?

Visiblement ma pique sur Aaron et plus globalement sur les Prewett ne lui plaisait pas. J’avais donc touché une corde sensible, la pie serait-elle retourné dans son nid ? Elle me répondit de façon cinglante, et même si je me sentais de moins en moins à l’aise, je trouvais quand même le moyen de sourire un peu plus face à sa stupidité.

- Mon égo ? A vous écouter il ne faudrait donc plus parler de la mort de la famille Prewett ? Allez dire ça à leurs gosses. En parler, de quelque manière que ce soit permet de ne pas les oublier, et permet surtout d’arranger les choses. Les « laisser reposer en paix », comme vous dîtes ne les sert pas. J’ai beaucoup de respect pour cette famille et s’ils sont mort sous le coup de ces gens là, c’est aussi parce qu’il y a eu des dysfonctionnements et vous ne devriez pas l’oublier, Fawkes.

Je pensais assez mes paroles. Je ne voulais pas incriminer de personnes directement, mais plus globalement le Ministère qui ne faisait pas grand-chose. Alors je continuais.

- Alors non, je n’ai pas honte de parler d’eux. Je ne les insulte pas, je ne fais pas d’ombre à leur mémoire. J’essaie juste de montrer à votre égo surdimensionné que vous avez encore du travail pour être réellement efficace. Ça vous fait juste mal de l’entendre.

Je me tus. Tant que les Aurors, et plus généralement le bureau de la Justice Magique ne se bougeait pas il n’y aurait pas de changement et les gens seraient tués encore et encore par des gens comme mon père. J’avais l’impression, vu de l’extérieur, que le Ministère faisait comme si la menace n’était pas grave et que tout allait finir par s’arranger. Cesser mes enfantillages… Elle y répondait non, cela ne faisait pas d’elle une gamine, aussi ?

- Vous pouvez parler.

Mais la lumière s’éteint et cela me coupa dans mes pensées.
Ma respiration plus saccadé, je toussais. J’avais l’impression d’étouffer déjà, de sentir la pièce se resserrer sur moi. Et forcément, Fawkes le remarqua. Je ne pouvais pas cacher mon angoisse, ou même d’ailleurs, une quelconque crise de panique. Les endroits clos faisaient partis des choses qui me faisaient le plus peur, avec mon géniteur peut-être.
J’avais du mal à tenir en place et mon insupportable interlocutrice en rajouta une couche énorme. Je fixais un point du sol sans autre réaction que ma respiration rapide. Je n’allais bientôt plus pouvoir lâcher un mot.
Je sortis quand même ma baguette.

- Lumos Maxima.

Une intense lumière vînt illuminer le petit ascenseur. Malheureusement, cela n’eut pas vraiment l’effet voulu. Ce sortilège dans un endroit comme ça, ne m’aidait pas trop à passer à autre chose.

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Dernière édition par Basil Carrow le Mar 13 Déc - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Lun 12 Déc - 21:46

« Mon égo ? A vous écouter il ne faudrait donc plus parler de la mort de la famille Prewett ? Allez dire ça à leurs gosses. En parler, de quelque manière que ce soit permet de ne pas les oublier, et permet surtout d’arranger les choses. Les « laisser reposer en paix », comme vous dîtes ne les sert pas. J’ai beaucoup de respect pour cette famille et s’ils sont mort sous le coup de ces gens là, c’est aussi parce qu’il y a eu des dysfonctionnements et vous ne devriez pas l’oublier, Fawkes. »

Raven soupira, agacée. Par les trolls des montagnes, il ne comprenait vraiment rien. N'avait-elle pas dit « Utiliser la mort des Prewett juste pour l'attaquer » ? Si. Mais bon, visiblement la capacité de compréhension du sorcier ne dépassait pas celle d'un Crapaud cornu. Et encore, Raven en était persuadée, même un Crapaud cornu était plus intelligent que l'espèce d'insecte qui osait se tenir à ses côtés. Bon, en même temps ils n'avaient pas eu bien le choix. Mais passons. Ses arguments pour la déstabiliser étaient vains, malgré tous ses efforts. Alors, oui l'affaire des Prewett la touchait, parce qu'elle savait mieux que quiconque l'impact que cela avait sur le famille. Mais ce que Carrow n'avait pas compris, c'est que jamais, au grand jamais, la sorcière aurait utilisé cet événement dans le seul but d'attaquer ou de critiquer quelqu'un d'autre. En parler en bien, oui, mais pour une cause perdue dès le début... Non, certainement pas. Mais le bureaucrate n'avait pas l'air d'avoir compris.

« Alors non, je n’ai pas honte de parler d’eux. Je ne les insulte pas, je ne fais pas d’ombre à leur mémoire. J’essaie juste de montrer à votre ego surdimensionné que vous avez encore du travail pour être réellement efficace. Ça vous fait juste mal de l’entendre. »

Son ego surdimensionné ? Il osait dire ça ? Il s'était vu, lui au moins ? Mmh, non, certainement pas. Car s'il y avait un homme, un seul, avec un tel défaut, c'était bien lui. Alors avant qu'il ouvre sa bouche pour sortir pareilles âneries, le sorcier aurait mieux fait de réfléchir quelques instants avant. À force de vouloir se montrer plus intelligent, on finissait parfois par tourner plus au ridicule qu'autre-chose. Cela devait être une chose normale pour lui, après tout c'est que ce que le sorcier faisait à longueur de journée : faire le pitre. Et pourtant, on en aurait attendu mieux de sa part, lui qui provenait d'une famille de sang-pur.

« Visiblement, votre intelligence ne dépasse pas celle d'un Botruc, Carrow. Qui a dit qu'il ne fallait plus parler des Prewett ? Je sais mieux que personne ce qu'engendre la perte d'un proche, ne venez pas m'apprendre ce que je sais déjà. Mais les utiliser pour m'attaquer et défendre votre ego surdimensionné... Vraiment navrant de votre part. »

Même si Raven s'était remise de la mort de son tendre et doux époux -en même temps, après 6 ans il était temps-, elle n'avait jamais oublié cette douleur qui lui avait dévoré les entrailles jour après jour. Beaucoup disaient que plus le temps passait, plus elle s'atténuait jusqu'à disparaître complètement. Mais l'Auror n'était pas d'accord avec ces dires. Ce sentiment atroce n'était jamais vraiment éradiquée. On apprenait simplement à vivre avec. Ni plus ni moins. Si Raven évitait d'en parler, ce n'était pas pour ne pas honorer la mémoire d'Eliott. C'était simplement pour ne pas faire revenir cette souffrance d'avoir perdu un être cher.

« Ce que vous me dites ne me fait pas le moindre mal. Je sais bien que mon Département a des choses à améliorer. Le Ministère a des choses à améliorer. Même vous, Carrow, les commerciaux ont des choses à améliorer. Chacun est efficace à sa manière et tout le monde a des progrès à faire. Ce n'est surtout pas vous qui allez m'en donner la leçon. » 

Soudain, la lumière s'éteignit. Cela changeait peu de choses pour Raven, étant donné qu'elle avait acquis une meilleure vision grâce à sa forme Animagus. Un des grands avantages qu'elle avait pu découvrir, d'ailleurs... Entre voler, profiter des courants d'airs, se sentir libre... Pouvoir devenir Animagus avait été synonyme de délivrance pour elle. Un des tournants de sa vie. Mais visiblement, ce n'était pas le même cas pour Carrow. Au contraire, ce dernier affichait une mine crispée, presque nerveuse. À en mourir de rire. Et Raven n'en rata pas une pour le lui faire remarquer. Bien évidemment, le sorcier était bien trop faible pour répliquer quoi que ce soit. Le pauvre avait besoin d'être rassuré.

« Lumos Maxima. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. La cabine s'éclaira d'une vive lumière blanche et Raven dû plisser les yeux pour tenter d'apercevoir quelque chose. Même le plus simple des sorts était raté. N'importe quoi. Cela ne sembla pas le rassurer, bien au contraire. Carrow semblait même assez perturbé et déconcentré, ce qui ne l'aidait pas du tout pour maintenant le sort. Mais Raven le laissa faire, pour voir un peu jusqu'où il était capable d'aller... et cette attente ne dépassa même pas les une minute. En effet, le sorcier devait être trop faible mentalement pour faire tenir le sort, et la lumière s'éteignit pour replonger l'ascenseur dans le noir. LA sorcière soupira. Par Merlin, il n'était pas capable de les éclairer ? Elle sortit sa baguette qu'elle avait rangé dans sa manche gauche et prononça un Sortilège Informulé dans sa tête. Lumos Maxima. Contrairement à l'instant précédent, la lumière qui les éclaira ne fut pas agressive pour les yeux. Raven jeta un coup d’œil vers son rival pour constater que celui-ci fixait un point au sol sans réellement se préoccuper d'elle. En tant normal, la sorcière se serait inquiétée, mais là non. Tant pis pour lui, qu'il se débrouille seul.

« Visiblement, les espaces clos ne vous réussissent pas. Même pas fichu de tenir un sort... » ajouta-t-elle, presque pour elle-même.

Elle orienta sa baguette un peu partout dans la cabine, histoire de voir s'ils avaient cette obligation de rester dans une situation pareille mais ne trouva rien. Bon. Raven lança un coup d’œil méprisant à Carrow. Même pas capable de trouver une solution, celui-là.

« Deux possibilités s'offrent à vous, Carrow : soit votre esprit s'illumine d'une soudaine intelligence pour savoir comment sortir de là, soit votre cerveau en est dépourvu et vous attendez que les choses se passent. »

Cette remarque cinglante déposée (copyright. Raven Fawkes, Auror, 35 ans), elle continua à regarder autour d'elle, même si la sorcière savait que la cause était déjà perdue...

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Mar 13 Déc - 20:02

Et encore une fois, la poule caqueta. Je roulais les yeux. Quelle idiote celle-là aussi. Je l'écoutais à peine, trop concentré à essayer de contrôler ma respiration qui s'emballait lentement. Mes yeux balayaient l'espace, clôt en cherchant désespérément une issue. Alors qu'il n'y en avait pas. Et je le savais pertinemment. Rien n'allait faire apparaître une sortie et rien, encore moins cette idiote, allait nous faire sortir de là.  Et elle me comparait à un Botruc. Cela n'était pas le bienvenue venant d'un piaf.  

-     Je ne vous attaque pas je constate. Mais vous êtes trop stupide pour le comprendre, cela n'est guère étonnant.  

Ma voix, agacée, avait claquée dans l'air. Ne pouvait-elle pas se taire ? Ne comprenait-elle pas que sa voix m'exaspérait ? Qu'elle m'exaspérait tout court ? Etre seul dans cet ascenseur était pénible mais je préférais être seul plutôt qu'avec ce piaf. Si j'avais un égo surdimensionné le sien était comment ? Pourquoi me prenais-je la tête pour elle au juste ? Elle se battait comme si elle avait une chance de s'en sortir, l'idiote. Bien drôle de la voir se débattre comme un oiseau prit dans un filet. Mais la suite de ce qu'elle dit me fit acquiescer. Je n'étais pas stupide, elle était enfin arrivé au point que je voulais souligner.  

-      C'est-ce que je vous dit, vous êtes longue à la détente, hein ? Je suis d'accord avec vous là-dessus. Tout le Ministère doit évoluer pour être efficace, chaque département, chaque bureau et chaque personne. Et ce n'est pas prêt d'arriver.  

Et une critique pour la Ministre. Je n'aimais pas ce personnage amorphe.  
Mais une fois la lumière éteinte je n'avais plus de raison de penser à la Ministre.  
Mon Lumos Maxima échoua sans même que je m'en rende vraiment compte. Et sans même m'en rendre vraiment compte je glissais au sol, les jambes repliées sur moi même. Le cœur battant, la respiration saccadée et les mains moites je fixais un point devant moi, toujours le même je n'avais pas bougé. J'entendis une voix. Je ne saurais dire si c'était celle de mon père. Elle était cassante, mauvaise. Comme la sienne.
 
Tu le revois devant toi, il est debout, tu es à genoux. Il a un air mauvais, il semble heureux de ce qu'il va t'infliger. Toi, tu ne sais pas trop comment réagir en fait. Tu es dans cette cave sombre, uniquement illuminée par la baguette de ton père. Tu vois des ombres danser sur les murs, celles de ton géniteur et la tienne. Tu sais que tu n'es pas en position de force et que tu vas souffrir un petit moment.  
Tu l'entends te railler, il te donne deux possibilités. Pris dans ton angoisse pourtant, tu ne parviens pas à l'écouter vraiment. L'air absent tu ne le regardes pas, tu ne veux pas le voir debout face à toi, un môme incapable de tenir tête à son père.  


Je ne reprends mes esprits que lorsque je commence réellement à étouffer. La cave s'évanouit pour laisser place à cet endroit tout aussi sombre, mais pas silencieux. J'entends le dernier mot de la fille, de cette femme que je déteste tant. Je tousse, j'ai mal aux poumons je n'arrive pas à respirer. Pourtant, je parviens quand même à lancer :  

-    LA FERME FAWKES !

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Lun 19 Déc - 12:07

Raven ne répliqua pas. À quoi bon ? Elle avait beau essayer de lui ouvrir l'esprit, il restait fermé comme entouré d'un bloc de glace. Aucun argument n'allait le sortir de là, surtout venant d'elle. La sorcière haussa mentalement les épaules. Qu'il se débrouille, après tout il était assez grand pour ça. Si jouer l'enfant lui faisait plaisir... Qu'il le fasse. Le sorcier ne méritait pas mieux, de toute façon. Alors elle laissa passer ses remarques inutiles qui ne méritaient pas qu'elle s'y attarde en optant pour ce masque impassible qu'elle avait conservé depuis le début de leur conversation. Raven était lasse de cette dualité. Tout en lui l'exaspérait, l'ennuyait. Pourquoi avait-il fallu que les deux sorciers se retrouvent dans ce même endroit, par Merlin ? Pourquoi ?

La lumière s'éteignit soudainement, laissant les rivaux dans un agacement total. Manquait plus que ça. Carrow tenta un Lumos Maxima qui échoua misérablement. Ce n'était pas étonnant, venant de quelqu'un comme lui. Même pas capable de faire tenir un sort, même le plus facile qui soit. Avec soupir, Raven pris le relais et vit, un sourcil levé, le bureaucrate s'effondrer au sol. Ce n'était pas le moment de jouer la comédie. S'il voulait sortir d'ici, il allait bien falloir que le sorcier trouve une solution. L'Auror n'allait pas tout faire pour eux, non mais ! Elle avait bien une idée de son échappatoire, mais avant cela la sorcière voulait voir jusqu'où l'ancien Gryffondor pouvait aller. Visiblement, la respiration saccadée de ce dernier répondait à sa question. La sorcière lui lança une remarque cinglante pour le faire bouger un peu. Et elle s'attendait à tout, sauf à ça.

« LA FERME FAWKES ! »

Alors que cette dernière tentait vainement de trouver une issue, elle fit volte-face le regard noir. Comment avait-il osé la traiter ain... Raven arrêta subitement le fil de ses pensées en voyant le Carrow dans cet état. Il n'avait l'air vraiment pas bien. Elle hésita, ne sachant que faire. Bien sûr, la sorcière n'allait pas l'aider. Il lui avait fait trop de misères pour qu'elle tente quoi que ce soit, mais elle n'était pas une sans cœur non plus. L'Auror avait une âme bienveillante envers les personnes qu'elle estimait, et même si le bureaucrate ne rentrait pas cette catégorie, elle ne voulait pas le laisser dans cette situation embarrassante et humiliante pour lui. Malgré son masque froid, Raven avait une sensibilité que peu de monde connaissait.
L'homme toussa de plus belle et avait du mal à respirer. Avec un soupir, la sorcière éteignit la source lumineuse, non pas pour être encore plus sadique avec lui, mais pour pouvoir tenter un autre sort. Raven l'avait utilisé peu de fois, elle espérait donc qu'il marche. Sa respiration saccadée écorchait ses oreilles, un peu de silence allait faire du bien. Plongée dans le noir le plus total, la sorcière pointa sa baguette en sa direction et prononça le formule calmement.

« Anapneo. »

Tout de suite après, elle éclaira l'ascenseur d'un mouvement de poignet, jetant un coup d’œil au sorcier qui était à terre. Sa respiration semblait plus lente et il semblait avoir retrouvé un peu d'oxygène. Enfin, c'était assez subjectif, et le bureaucrate ne semblait pas avoir le même avis. Incapable de s'occuper de sa propre personne, pensa Raven. Malgré tout, son cerveau ne pouvait s'empêcher d'avoir des pensées négatives pour son ancien camarade de classe. Cette rivalité n'allait pas les quitter.

« Par Merlin, reprenez-vous. Ce n'est pas en perdant votre sang-froid que nous allons sortir d'ici. »

Il lui lança certainement une autre remarque désobligeante que Raven n'écouta même pas. Elle n'avait pas que ça à faire. Si, dans quelques minutes, la situation n'était pas réglée, Raven allait devoir s'en aller en laissant le Carrow tout seul. Tant pis pour lui. Il n'avait qu'à se débrouiller tout seul.  

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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Mar 20 Déc - 11:52

À peine lui avais-je demandé de se taire que ce fut le vide tout autour de moi. Je voyais toujours l’ascenseur sans pourtant arriver à le considérer comme tel. J’avais l’impression d’être dans un endroit inconnu, et dont je ne sortirai jamais. Je ne parvenais pas à me calmer, là était tout le problème. Je me sentais oppressé tant par les cloisons que par ce personnage. Y avait-il seulement quelqu’un ? Alors que je commençais sérieusement à m’étouffer, comme ça m’arrivait souvent dans les endroits petits et clos d’ailleurs, je sentis mes poumons inspirer une grosse bouffe oxygène. Malheureusement l’effet ne fut pas de longue durée. Même si je m’étouffais beaucoup moins, ma respiration sifflante donnait l’impression que je faisais de l’asthme. Mais au moins, je respirais. Je serais si fort ma baguette dans ma main que si je l’a prenais avec mes deux mains je pouvais la briser en deux. Je ne remarquais même pas le changement de luminosité dans la pièce, si je ne faisais pas pitié, comme ça.

Sitôt qu’une porte s’ouvrirait, je me précipiterai dehors pour aller ailleurs. Dans mon bureau sans doute, où j’allais m’enfermer et essayer de travailler toute la journée. Mais il fallait d’abord que je sorte de là… Si tant est que j’en sortais un jour. Cette pensée me fit baissais la tête et je toussais de plus belle. J’entendis vaguement un timbre de voix mais je n’arrivais pas à définir à qui il appartenait. Les yeux rivés sur la cloison d’en face, j’essayais de rester immobile en reprenant le plus possible mon souffle. Je faisais rarement des crises comme ça. En fait, je n’en avais même plus fait depuis des années.
Des années que je n’allais plus dans la cave du manoir familial. Des années que mon père ne me punissait plus là-bas. Des années en fait, depuis que j’étais un adulte. Depuis que j’avais quitté Poudlard et que je n’avais plus remis un pied à Oxford.
Je sentais mon visage humide sans vraiment que je ne sache pourquoi. Il ne pleuvait pas, dans les endroits fermés si ? Je regardais d’un air absent autour de moi. Non, je devais halluciner, il ne pouvait pas pleuvoir. J’allucinais toujours pendant mes crises, je revoyais toujours la même chose, ressentais toujours la même peine. Ce sentiment était accentué selon les personnes qui étaient avec moi. En règle générale, j’étais rassuré s’il y avait une présence. Mais en vieillissant, je me faisais plus difficile et si je n’appréciais pas la personne, mes crises étaient violentes. Pas mal de gens savaient que j’avais un problème lié à de la claustrophobie, c’était généralement assez impressionnant.

Je me pliais presque en deux à cause de mes crampes au ventre. Pourquoi n’avais-je pas eu une enfance normale, hein ? Pourquoi étais-je le seul, sur trois individus à devenir claustrophobe ? Mes frères n’avaient pas ce problème, je dirais même qu’ils se sentaient bien dans la cave du manoir. Des gros malades, ces deux-là, comme mon géniteur.

Cela faisait quelques minutes que j’avais entendu la voix et que moi je m’étais enfermé dans un mutisme insolent. Que dire ? A qui ? Pourquoi ?

Je n’étais pas prêt de sortir d’ici.
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MessageSujet: Re: Quand une panne tombe au mauvais moment... [Basil] Mer 21 Déc - 12:34

Bon, Raven commençait sérieusement à s'impatienter. En 15 ans, elle n'avait jamais vu une chose pareille. Et il avait fallu que cet incident tombe aujourd'hui, pile en compagnie de Carrow. Ils avaient d'abord commencé à s'échanger des piques inutiles et incessantes, comme au bon vieux temps. Certes, ç'avait été drôle deux minutes. Mais au bout d'un moment, voyant que la situation ne s'améliorait pas, ils avaient fini par être à bout de souffle, crachant désespérément leur venin sans pour autant que ça ne fasse le moindre dégât. Ils étaient entrés à l'âge adulte depuis longtemps, et pourtant ça ne les empêchaient pas de se comporter encore comme des enfants lorsqu'ils se retrouvaient seul à seul (ce qui arrivait très rarement, heureusement pour eux).

Seulement, tout s'était aggravé lorsque la lumière s'était éteinte. Enfin, "aggravé". Façon de parler, cela n'avait nullement eu des conséquences sur Raven, mais on ne pouvait pas en dire autant du bureaucrate. Ce dernier s'était même effondré en toussant, peinant à trouver de l'air pour s'oxygéner. Avec un soupir, Raven avait donc utilisé un des sorts qu'elle connaissait afin que l'ancien Gryffondor puisse retrouver sa respiration. Sa situation s'améliora quelques instants avant que la toux reprenne de plus belle. Visiblement, Carrow avait une horreur des endroits clos. Pas de chance, l'ascenseur en était un, et de plus la lumière était éteinte. EN d'autres circonstances, Raven aurait essayé de l'aider, de le rassurer, mais là non. Carrow était la seule personne ici qu'elle ne pouvait pas se voir en photo. Trop d'orgueil, me direz-vous, mais elle assumait totalement. Après s'être fait la guerre pendant toutes les années à Poudlard, ce n'était pas aujourd'hui que l'Auror allait devenir une âme charitable pour lui, non mais.

De plus, le Sang-Pur ne semblait même plus l'entendre. Il se tenait le ventre, comme prit par des crampes douloureuses. Il semblait à la jeune femme qu'il pleurait, mais elle n'était pas sûre. Et puis, de toute façon, elle s'en fichait royalement. Carrow ne parlait plus, Raven ne savait même pas s'il en était encore capable. Entendre les sifflements de sa respiration était presque plus agréable que sa voix de nuisible. Mais cela restait son avis.
Bon, j'ai du travail tout de même, pensa l'Auror. Et c'était bien vrai, elle avait du pain sur la planche. La sorcière devait avancer, elle avait bientôt un rapport à faire sur l'avancée de ses dossiers, chaque minutes comptait et était précieuse. Elle jeta un dernier regard au Carrow avant de fixer la grille en face d'elle. Sa forme d'Animagus pouvait largement passer dans les trous, il suffisait qu'elle rentre un peu ses ailes. L'Auror murmura un Nox et la cabine fut plongée dans le noir. Ce ne l'empêchait pas d'y voir toujours. Peut-être pas aussi clairement qu'avant, mais elle apercevait toujours un petit quelque chose. Bon, il était temps.

Raven ferma les yeux et fit le vide à l'intérieur d'elle. Bientôt, seul le son des battements de son cœur parvinrent à ses oreilles. Les respirations saccadées de Carrow n'existaient plus, il n'y avait qu'elle. Une image d'un faucon pèlerin se forma alors dans son esprit, et bientôt elle sentit ses os bouger sans que cela ne lui fasse le moindre mal. L'Auror faisait cela depuis tellement d'années que cela était devenu presque habituel. Soudain, elle rouvrit les yeux et un autre champ de vision s'offrit à elle. La jeune femme se sentait plus légère, et ses ailes battaient l'air naturellement. Très bien, étape suivante. L'Auror visualisa quel était l'espace le plus grand pour la laisser passer, et elle aperçut un trou abîmé légèrement plus grand que les autres. Parfait. Sans attendre plus longtemps, elle s'y engouffra en plaquant ses ailes contre son petit corps. Voler lui faisait un bien fou, elle avait l'impression de se libérer peu à peu de la situation dans laquelle elle avait enfermé plus de 10 minutes. Raven arriva alors au deuxième étage et, en une fraction de seconde, ses pieds avaient de nouveau touché le sol. La sorcière remit sa veste en place. Ça faisait du bien d'être sortie de ce trou à rats, en compagnie d'un nuisible prénommé Carrow.

Elle allai se diriger vers le Bureau des Aurors lorsque la sorcière aperçut un jeune technicien qui semblait perdu. Avec un soupir, Raven l'approcha.

« Pouvez-vous me dire ce que fais Charlie ? Notre ascenseur est tombé en panne, et personne pour venir nous débloquer. »

Son interlocuteur la regarda, perdu, légèrement apeuré par l'aura que dégageait l'Auror. Il fallait dire qu'avec son menton haut et ses yeux perçants, il y avait de quoi avoir peur, parfois...

« Je... Je... bafouilla-t-il, Charlie m'a envoyé, je suis un nouvel assistant, mais je suis un peu perdu et...
- Prenez cette cheminée, le coupa Raven en lui indiquant le chemin, vous tomberez directement au premier étage. Faites vite, un homme est coincé à l'intérieur. »

Et il n'est pas au top de sa forme, se retint-elle de dire. Une fois que l'assistant fut parti, l'Auror tourna les talons pour retrouver son Bureau. Elle avait du travail.

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