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"Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT

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MessageSujet: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Mar 20 Déc - 16:32

J’avais énoooormément de travail. Je croulais sous les dossiers, papiers, rendez-vous. Mon bureau ressemblait à un champ de bataille, on ne voyait même plus le sol. La faute aux fêtes de fin d’année, de toute évidence. Mais pour la première fois de la journée, j’étais enfin sorti de mon bureau et plus globalement du Ministère. J’avais besoin de sortir prendre l’air, de boire quelque chose enfin bref, de ne plus voir ces fichus papiers qui me pourrissaient l’existence depuis trois semaines. Certains dossiers traînaient en longueur, étaient énormes ou complexes, je devais parfois travailler avec des collègues plus ou moins libres. Enfin bref c’était l’horreur.

Comme souvent lorsque j’avais besoin de me changer les idées, je décidais d’aller à Pré-Au-Lard. On y rencontrait toujours là-bas des gens pour discuter et oublier un peu la montagne de boulot… Et les dossiers qui allaient se rajouter. Rien qu’aujourd’hui, j’allais encore en avoir.
Je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser. Je ne culpabilisais pas de laisser derrière moi des piles et des piles de dossiers. J’étais là toujours tôt le matin et tard le soir, on ne pouvait rien me dire. Sans me vanter, je faisais un travail de qualité. Je transplanais dans le froid piquant du village qui voisinait Poudlard.  Il neigeait c’était agréable. Quoiqu’assez vide, en fait. Mais ce n’était pas plus mal. Le monde était regroupé dans les cafés et bars. Pour une fois, je décidais de changer mes habitudes. Je délaissais le bar de Ted Tonks pour me diriger vers les Trois Balais, tenu par la très charmante madame Rosmerta.
Généralement, j’étais assez solitaire pendant les vacances de Noël. Je les passais seul à Londres, dans mon appartement et parfois j’allais quand même à mon bureau au Ministère de la Magie. Le travail ne devait jamais être trop reporté. Or, malheureusement, il y avait des fois où s’était nécessaire et inévitable. Je m’assis au bar en retirant ma cape enneigée. Franchement je détestais l’alcool. Mais vraiment. Mais j’étais vraiment fatigué, jamais besoin de quelque chose de fort.

- Un whisky Pur feu s’il vous plaît.

Un homme à ma gauche commença à discuter avec moi. Il était un peu saoul mais au fond ça me changeait de ces gens guindés qui gardaient leur air strict quand ils parlaient. Il y avait pas mal de monde aujourd’hui, mais c’était quand même assez loin de l’effervescence habituelle. La clochette de l’entrée tinta à nouveau mais je ne me retournais pas. J’informais mon interlocuteur que je travaillais au service du Commerce International et je ne compris pas trop ce qu’il me répondit. Je ne m’y intéressais pas trop, en fait, je pris plutôt mon verre et en bu une gorgée. Dégueulasse mais requinquant.

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Dernière édition par Basil Carrow le Mar 3 Jan - 13:06, édité 1 fois
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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Mer 21 Déc - 10:11

Dans quel plan foireux je me suis encore fourrée ? La question se répercutait dans l’esprit de Marlene comme un cognard fou. C’était les vacances de noël et la jeune fille avait délaissé le confort du château pour aller s’attabler à la Tête de Sanglier près d’une fenêtre, ou du moins ce qu’elle supposait être une fenêtre. La vitre était tellement sale qu’aucune lumière ne filtrait. En bonne Gryffondor courageuse et stupide qu’elle était, son doigt glissa contre la paroi dans un long couinement et elle grimaça en constatant que la pulpe de son index avait été noircie par une matière poussiéreuse et collante qui ressemblait à de la suie. Elle voulut l’essuyer dans une serviette mais craignait que celle-ci soit sale à l’image du reste des lieux alors elle sacrifia en toute discrétion un pan de sa robe.

Elle alpaga poliment le tenancier qui passait près de sa table pour lui poser une question qu’elle lui avait déjà posé quatre fois. « Est-ce qu’il est arrivé ? ». Ce dernier dont la sympathie tranchait curieusement avec le reste des lieux l’informa finalement qu’il ne pensait pas que Basil - il appelait Mr Carrow par son prénom - soit de passage aujourd’hui. Il souhaita prendre la commande de Marlene mais celle-ci lui demanda plutôt de l’excuser avec un sourire aimable avant de se lever et de se diriger vers la sortie. C’était la première fois, et la dernière fois elle l’espérait, qu’elle mettait les pieds dans ce pub ! Qu’il était bon de respirer de nouveau l’air frais de Pré-au-Lard enneigé ! Elle fut heureuse de retrouver la rue commerçante qui était moins bondée que les autres jours mais paraissait pourtant contenir le monde sorcier dans son entier en comparaison à l’impasse du borgne qu’elle quittait. Le bruit de ses pas crissant dans la neige et des grelots qu’elle avait attaché à ses nattes accompagnaient ses réflexions. Son amie Ange lui avait assurée que Basil Carrow avait ses habitudes à la Tête de Sanglier en fin de journée, et elle lui avait confirmé ce matin même qu’il se rendrait à Pré-au-Lard aujourd’hui. Où était-il passé par la barbe de Merlin ? Sa sacoche en cuir lui tirait sur l’épaule et elle était assez fâchée d’avoir fait le déplacement pour rien.

Afin de ne pas revenir complètement bredouille de Pré-au-Lard, Marlene passa par Scribenpenne pour renouveler son stock de plumes et décida ensuite d’aller saluer Cooper aux Trois Balais. Elle s’accouda au bar sans prendre la peine de s’asseoir sur un tabouret et retira ses gants pour souffler sur le bout de ses doigts congelés. Deux mots furent alors prononcés et ils ne tombèrent pas dans l’oreille d’une sourde. Avait-il bien dit ‘commerce international’ ? Elle tourna immédiatement sa tête à l’autre bout du bar, vers un élégant sorcier qui ne semblait pas apprécier le liquide ambré qui lui avait été servi. Basil Carrow ! Ca ne pouvait être que lui ! La photo de lui qu’elle avait découpé dans la Gazette du Sorcier confirma ses pensées et un grand sourire illumina son visage. Elle replia la photo en une boule informe et l’enfonça dans sa poche sans ménagement. Sans autre politesse, elle tira vers lui dans un crissement du diable un tabouret et y posa ses fesses. « Marlene McKinnon ! » se présenta-t-elle en lui tendant la main. « C’est un honneur de vous rencontrer Mr Carrow, je suis avec grand intérêt votre service et je suis complètement fan du travail que vous abattez au commerce international ! ». Elle se mit à fouiner dans son épaisse sacoche qu’elle avait déposé sur ses genoux. « Mais si vous me le permettez, j’ai quelques idées à vous soumettre qui devraient vous intéresser pour améliorer encore la situation ! ». Boum ! Elle abattit son poids en parchemins sur le bar et vit de la poussière virevolter dans les airs. Elle dissimula sa gêne sous un léger rire en constatant pour la première fois que la liste des recommandations qu’elle avait recensées constituaient un roman aussi long que l’histoire de son école. Les joues rougies par le froid, et non par l’embarras, elle s’empressa de le rassurer. « Vous inquiétez pas hein ! Je vais pas vous demander de lire tout ça aujourd’hui ! ».

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Jeu 22 Déc - 15:11

J’espérais qu’un whisky pur feu me redonnerait de la pêche. Bah pas du tout, en fait. Alors que j’allais demander à l’homme comment lui s’appelait (si tant est qu’il s’en souvienne), la chaise à côté de moi crissa si fort que je me retournais pour voir quel type de personne infligeait un si violent traitement à un meuble innocent. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver devant une gamine, une élève de Poudlard de toute évidence. Elle avait un sourire qui illuminait son visage et fatigué, las de ma journée, je me demandais ce qui allait encore me tomber dessus aujourd’hui. Elle me tendit sa main en se présentant et les sourcils fronçés je la lui serrais, sans pourtant me présenter en retour. Elle avait l’air bavarde, pourquoi l’arrêter alors qu’elle était lancée ? Remarquez, j’aurais peut-être dû… Mais la gamine connaissait déjà mon nom. Mon étonnement dû se marquer sur mon visage et je préférais donc me réfugier dans mon verre plutôt que de lui montrer ma surprise. Elle parlait tout en fouillant dans sa sacoche. Elle me connaissait et connaissait mon travail. Elle était journaliste, ou quoi ? Je sursautais violemment en voyant la pile de dossiers qu’elle avait lâché sur le bar.
Des dossiers, toujours des dossiers, encore des dossiers.
« Améliorer la situation ». De quelle situation parlait-elle ? Pourquoi le travail me poursuivait-il, même dans un bar ? Je jetais un regard ahuris aux parchemins qui s’étalaient sous mes yeux, sans oser faire un quelconque mouvement, de peur qu’elle aussi me saute dessus.

- De tout lire ? Vous ne pensez pas que j’ai assez de travail, Miss McKinnon ?

Bien sûr que non, elle n’en savait rien du tout. Elle n’était pas dans mon bureau qui ressemblait désormais plus à une tanière qu’autre chose. Elle, elle était à Poudlard avec pour seuls soucis les devoirs ! Comme si j’avais le temps de lire toutes ces bêtises.

- Pourquoi voulez-vous que je jette un œil à ces papiers ? Comment me connaissez-vous ?

Je portais à nouveau le verre à mes lèvres, quelque peu blasé par la situation. Je n’étais vraiment pas d’humeur à me faire alpaguer par une élève. Elle avait l’air d’être heureuse. De m’avoir trouvé ? D’être sortie de Poudlard ?
Je venais ici pour le calme et la tranquillité. Jamais on ne m’avait dérangé lorsque je venais à Pré-Au-Lard. Je discutais facilement avec les gens, mais je n’aimais pas trop qu’on me saute dessus comme si j’étais un gibier tant recherché. Aussi, le seul geste que j’esquissais vers le monticule fut pour le repousser légèrement vers elle… Et pour demander à madame Rosmerta de me resservir un verre. Un seul verre ne serait pas suffisant pour ne plus entendre la voix de cette gamine.

- Je suis ici en quête de calme, Miss. Pas pour me faire sauter dessus par une étudiante qui pense m’intéresser avec ses histoires.

Je ne voulais pas être méchant, mais j’étais vraiment las, en ce moment. La faute à un peu tout le monde, sans doute.

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Jeu 22 Déc - 23:30

Du haut de ses quinze ans et de ses rêves d’enfant, la Gryffondor avait une vision fantasmagorique du Ministère de la Magie. Il s’agissait après tout de la plus grande instance du pays, une communauté des sorciers les plus brillants et passionnés oeuvrant ensemble pour le bien commun ! D’Artemisa Lufkin à Eugenia Jenkins, toutes les plus grandes sorcières de Grande-Bretagne qui suscitaient son admiration étaient passées par là et Marlene rêvait de marcher dans leur pas. Elle les imaginait chevauchant des hippogriffes à travers le monde aux aguets de la moindre injustice ! Des héros ! Elle aurait été fortement déçue de savoir que, comme tout le monde, ils transplanaient et que, comme tout le monde, il leur arrivait d’être fatigués. C’est pourquoi la protestation de M. Carrow tomba aux oubliettes aussitôt prononcée. Elle rit donc de sa boutade avant de commander à Madame Rosmerta un chocolat chaud, ah la jeunesse ! « C’est Ange qui m’a parlé de vous, c’est une de mes meilleures amies à Poudlard, elle vous adore et je comprends pourquoi ! Ca fait plaisir de voir qu’un homme de votre statut a su conserver son humour ! » dit-elle en lui adressant un clin d’oeil.

Elle sautilla sur son tabouret en même temps qu’elle le rapprochait du fonctionnaire au cas où elle ne le collait pas encore déjà assez. « Oh ça, du travail, je sais que vous en avez ! ». Elle tapota la pile de parchemins qu’il avait repoussé vers elle. « Et vous avez raison, le travail n’attend pas ! » ajouta-t-elle sans se soucier le moins du monde de déformer ses propos, toute bâtie pour la politique qu’elle était. « Mais vous avez malgré tout l’air d’avoir un peu de temps devant vous ! Il n’est pas encore dix-sept heures et vous buvez … ». Elle se pencha au-dessus de son verre pour en renifler le contenu et ouvrit des grands yeux de botruc en sentant des vapeurs d’alcool lui monter au nez. Elle tenta de les dissiper en transformant sa main en éventail. « … du whisky qui n’est pas même écossais, yeurk ! C’est pour ça que je suis là ! J’explique mon système de classification dans les dix premières pages et vous constaterez vous-même que c’est un sacré gain de temps ! ». Elle fit glisser son doigt expert sur les dix premières pages de parchemins et les mit de côté. Marlene était très organisée et très fière de son système. « Mais sautons tout de suite le préambule pour entrer dans le vif du sujet, vous avez encore raison ! ». L’audacieuse rouge et or avait ensorcelé les parchemins et il suffisait de poser le bout de sa baguette sur l’un des titres du menu savamment élaboré pour que le parchemin concerné apparaisse comme si une main invisible tournait les pages à sa place. Elle pointa sa baguette sur une cause qui lui tenait particulièrement à coeur qu’elle lut à voix haute. « La classification de la corne d’éruptif en catégorie B ! » ! Quelle honte ! Elle extirpa les parchemins dont il était question de la pile massive et déjà ses joues se teintaient de rouge avant qu’elle ne commence son discours enflammé.

Elle glissa une nouvelle fois les dits parchemins sous les yeux de Mr Carrow. « Sa classification dans la catégorie B fait de cette corne un bien commercialisable, comme vous le savez, depuis qu’il a été constaté que les éruptifs peuvent survivre sans leur corne. L’espèce n’en demeure pas moins menacée sur le long terme, plusieurs sorciers africains de renom, dont je vous ai joint les articles, ont en effet observé lors de la saison des amours que la parade amoureuse des mâles auxquels la corne a été arrachée est sans effet sur les femelles qui refusent de s’accoupler ! ». Elle en avait les larmes aux yeux. Elle serra le bras de M. Carrow pour attirer son attention et lui dit le plus sérieusement du monde en le regardant dans le blanc des yeux. « Mr Carrow je sais que votre temps est précieux mais au moment même où nous parlons la semence d’éruptifs en rut pleut sur un sol stérile et menace toute une espèce ! ». Elle but son chocolat chaud comme un président face à une décision douloureuse déguste son scotch … avec lenteur.

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Ven 23 Déc - 13:27

Ah non, mais qu’elle pipelette c’est pas possible. La tête appuyée sur la main droite, ma main gauche tenant mon verre j’écoutais d’une oreille vague ce qu’elle me disait. Comment j’allais me sortir de là, moi ? Je restais dans cette position quelques longues minutes, et ne bougeais que lorsque Thétis revînt avec mon deuxième verre. Je me forçais mais vraiment, si c’était le seul moyen pour ne plus l’entendre… Quelle gamine envahissante ! Et c’était Ange qui lui avait parlé de moi ? Elle supportait cette fille ? Mais comment faisait-elle ? En deux minutes top chrono elle m’avait épuisé ! De l’humour ? De l’humour ? Je lui jetais un regard ahuris. J’étais tout sauf en train de plaisanter ! Elle pensait vraiment que je jouais la comédie d’être fatigué comme ça ? Non mais j’vous jure, comment font les profs pour supporter ces gamins ? Aussitôt cette question posée, je repensais à la conversation que j’avais eu avec la prof d’étude des moldus, quelques temps auparavant, à Pré-Au-Lard. Elle aimait son métier tant mieux pour elle. Avec une gamine comme ça dans mon cours, j’aurais été invivable.
Je jetais un regard désespéré à la pile de parchemin qu’elle tapotait d’un air solennel. Si elle pensait qu’elle allait réussir à me rajouter du travail…
La voilà repartie pour parler de mon temps libre. Que je n’avais pas d’ailleurs. Volontairement, je passais beaucoup de temps au bureau pendant les fêtes, ça m’évitait de devoir retourner à Oxford voir mes parents, ou d’avoir une visite surprise de mes frères. A peine avait-elle prononcé les mots « dix premières pages » que j’avais décroché de son flot de parole continue. Je n’allais rien constater du tout. Pour essayer vainement de ne plus entendre sa voix enjouée, je bu une gorgée supplémentaire. Et là voilà partit sur les éruptifs.
Tout sauf les cornes d’éruptif par pitié. J’avais un collègue branché bestioles bizarres dans mon Département, j’avais déjà eu droit à ses histoires farfelues sur la corne d’éruptif, je n’en voulais pas d’autres.

- Miss…

Mais elle était déjà repartie. Blasé, dégoûté, fatigué, je l’écoutais défendre vaillamment le droit des éruptifs d’Afrique. Elle me fit littéralement un exposé sur les raisons du braconnage et je décrochais à nouveau. Enfin, jusqu’à sa dernière phrase. J’étais en train de finir mon verre quand elle la prononça et je ne m’attendais tellement pas à ça que je faillis avaler de travers. Je lui jetais un regard mauvais, et voyais ses yeux pleins de larmes à l’idée que les éruptifs ne puissent plus se reproduire. Prise dans son délire, elle me saisit même le bras et je pu constater à quel point ses dossiers lui tenaient à cœur. Je m’en voulais un peu de briser son rêve ainsi, mais je n’avais définitivement pas le temps pour m’occuper des Eruptifs.  

- Un double-scotch Thetis je te prie.

Je posais mon verre vide sur les dossiers de la gamine, volontairement. Elle me regardait avec de grands yeux, persuadée sans doute que je prenais à cœur toute son histoire tordue. Elle buvait sa boisson avec l’air de ceux qui pensent avoir convaincu leur public.

- Miss McKinnon, je suis dans le regret de vous dire que je n’ai ni le temps ni l’envie de m’occuper de ces dossiers. Je ne travaille pas avec les pays africains, ils ne dépendent pas de mon bureau. Moi, je ne m’occupe que de l’Espagne et de l’Allemagne, parfois de quelques pays de l’Est de l’Europe. Le destin de la semence d’éruptif ne dépend hélas pas de moi.

J’essayais de ne pas paraître agacé, mais par Merlin, je l’étais à cent pourcents. J’avais la vague, très vague sensation pourtant qu’elle avait plus d’un tour dans son sac (ou dans ces papiers, vu tout ce qu’il y avait). A tous les coups, je lui avais tendu la perche pour me parler du transport de ces cornes… Je soupirais et remerciais Madame Rosmerta en me plongeant comme je pouvais dans mon verre. Jamais je n’avais bu autant d’alcool en une soirée. Mais là… Peut-être même que ce n’était pas suffisant.
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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Dim 25 Déc - 16:39

Marlene avait l’habitude d’essuyer des refus, c’était même le contre-rythme de sa valse quotidienne. Un, deux, trois, en avant ! Elle s’accrochait chaque mois à une nouvelle cause en feuilletant la gazette du sorcier, elle se creusait les méninges pour trouver une solution envisageable à son niveau - qui consistait généralement à être invivable pour son entourage - et recevait les mots non, non et … encore non ! Un, deux, trois, en arrière ! Quand on répondait de manière positive à ses propositions, elle tombait toujours des nues et en ravalait sa plume à papote, et puis le vrai cauchemar commençait alors pour le fou qui avait montré un soupçon d’intérêt pour ses propos ! Et un, deux, trois, salue et tourne ! C’était autant d’échecs qu’elle surmontait parce que, après tout, c’était des élèves qui étaient davantage préoccupés par la coupe des maisons du château que par la réalité du monde en dehors des murs de Poudlard. Et il viendrait le temps où elle serait entourée d’adultes passionnés et passionnants et où elle œuvrerait à son tour pour le bien commun dans l’un des départements du ministère …

Voilà pourquoi elle attendait de la part de Mr. Carrow une toute autre réponse que celle qu’il lui concéda et elle lui lâcha immédiatement le bras. « Un double-scotch Thetis je te prie ». Il venait de poser son vulgaire verre de mauvais scotch sur son dossier le plus bigarré, le plus rutilant, le plus, le plus … FANGIEUX ! Pas son dossier qu’elle avait pimpé avec de l’encre émeraude et des paillettes, LUI ! Lui n’était qu’un fangieux ! Si sa stratégie était de se montrer discourtois pour lui couper le calamus de la plume, eh bien elle fonctionna au moins pendant un temps. Marlene s’empressa de poser le verre vide à côté et de tapoter avec un pan de sa manche la marque ronde qu’il avait laissé sur son parchemin. Elle murmura plus pour elle même que pour lui : « J’savais que j’aurais dû prévoir un sort anti éclaboussures … ». Et miss tolérance ne put réprimer un rictus impertinent quand il lui fit part de ses problèmes de temps et d’envie. Ne jamais toucher aux parchemins de Marlene, c’est bien connu !

Elle diabolisa en un claquement de doigt l’air décontracté et sympathique qu’elle lui avait trouvé en arrivant. Ce n’était plus un honnête travailleur qui desserrait sa cravate et rêvait d’un monde meilleur autour d’un verre après le boulot, ce n’était qu’un imposteur ! Mais pour tous les éruptifs du monde, elle conserva son sourire qui, faute d’être le plus naturel, était au moins le plus poli qu’elle avait en réserve. « Mmh, je vois, problème de compétence et de territorialité, tout ça, je vois, oui … » acquiesça-t-elle faussement. Elle remuait distraitement la cuillère dans son chocolat chaud et se laissait hypnotiser par le tourbillon de marshmallows. « Mais puisque notre pays produit ensuite des potions à partir des cornes d’éruptifs et que l’on revend ces potions un peu partout dans le monde et notamment en Allemagne - premier pays importateur de potions explosives produites à base de corne d’éruptifs ! - est-ce que malgré tout ça ce nous concerne pas un peu ? Ou pour le formuler autrement est-ce que vous ne trouvez pas la position de notre pays un peu hypocrite sur la situation ? ». Elle planta violemment sa cuillère au fond de son mug pour écraser un marshmallow. « Est-ce que ça ne revient pas, en fait, à faire de nous des espèces de je m’en foutiste amateur de mauvais scotch tout juste bon à s’astiquer le balais pendant que des éruptifs, eux, n’ont personne pour le leur astiquer - Mr Carrow - le balais ? ». Elle desserra son poing de sa cuillère avant de se tourner de nouveau vers son interlocuteur pour lui adresser un petit rire désolé. Elle avait peut-être un tantinet dérapé sur cette dernière question et tenta de se rattraper. « Enfin pour le formuler simplement hein, sans aucun manque de respect ou quoi que ce soit d’autre évidemment ! ». Par mesure de précaution, elle fit néanmoins glisser son dossier un peu plus loin et s'accouda sur le comptoir pour offrir en protection son corps à ses petits papiers, l'air de rien comme si cette position avait été la plus naturelle du monde.

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Lun 26 Déc - 14:43

Mon double-scoth à moitié entamé maintenant, je gardais les yeux rivés sur le mur d’en face de peur qu’un regard vers la gamine la fasse continuer sur sa voie. Ma réponse semblait l’avoir ébranlé, mais il me semblait qu’ainsi repoussée dans ses tranchées, elle n’en était que plus déterminé à me faire plier. J’étais têtu, elle peut aller voir au terrain de Quidditch si j’y suis. Je la vis éponger du coin de l’œil ses dossiers, après avoir repoussé mon verre comme s’il s’agissait justement de semence d’éruptif. Lorsqu’elle acquiesça, je me détendis, presque convaincu de l’avoir calmé. Mais ce ne fut que plus terrible après. Prise dans son délire quasi-psychotique au final, la gamine parlait de plus en plus fort, attirant sur nous des regards mi-choqués mi-amusés. J’écoutais son discours à peu près dans le même état. J’allais répondre sur la question de l’hypocrisie mais la Gryffondor ne m’en laissa hélas pas le temps. Sa passion pour sa cause forçait l’admiration mais les images qu’elle employait me… Décontenançaient. « Je m’enfoutiste amateur de mauvais scotch » ? Parlait-elle de mon cas ? Je n’aimais pas le scotch je ne devais pas me sentir visé mais visiblement elle avait une dent contre l’alcool de Thétis Rosmerta.
Je laissais planer pendant quelques secondes un silence que je trouvais si agréable que je me dis que je ferais mieux de partir d’ici. Tout en essayant de rester calme pour éviter de lui faire avaler de force ce dit « mauvais » scotch, je me tournais vers elle.

- Miss, vous ne vous rendez même pas compte que votre cause est indéfendable. Ce que vous me demandez de faire, parce qu’au fond, vous êtes persuadée que je vais vous apporter mon aide, c’est que je « m’arrange » avec l’Allemagne pour que nous ne leurs vendions plus d’ingrédients ou même potions explosives à base d’éruptifs. C’est impossible. Pour cela, il faudrait déjà que mon supérieur entende raison sur ce dossier, qui rapporte, sans vous donner de chiffre, un nombre considérable de gallion au Royaume-Uni. Ensuite, il faudrait que nous trouvions un terrain d’entente avec l’Allemagne qui ne verra pas d’un bon œil que nous brisions un contrat vieux de déjà cinquante ans, et qui demandera sans doute un dédommagement tellement immense que votre cervelle d’étudiante n’est pas capable d’imaginer. Puis, bien évidemment, il faudrait militer pour le droit des éruptifs et de leur semence, nous mettant ainsi à dos tous nos producteurs et potionnistes, Miss parce qu’après tout, si on ne vend plus à l’Allemagne comment pouvons-nous décemment vendre ces ingrédients à nos potionnistes à nous ? Ce serait là, comme vous dîtes, hypocrite. Et je rajouterais en plus, que nous devrions trouver dès lors une potion aux mêmes propriétés que celle produite grâce à la corne d’explosif, ce qui n’est pas prêt d’arriver. Ne vous imaginez pas être la seule à défendre ces animaux, Miss McKinnon. Des gens, plus matures que vous, ne voient pas forcément l’intérêt financier et tentent vainement pour l’instant de créer une potion qui soit utile pour la reproduction des éruptifs, ou qui remplace les potions explosives actuelles que vous détestez tant.

Je finis d’un trait mon verre sans même une grimace, et sortit de ma poche cinq gallions, payant non seulement pour moi mais aussi pour la gamine. C’était largement suffisant pour payer trois verres d’alcool et un chocolat chaud, et en plus Thétis aurait un joli pourboire. Je saluais la gérante, mis ma cape sur mon dos et me détournais de l’amie d’Ange.
Je sortais alors d’un pas vif, en priant pour qu’elle ne me suive pas. Mais mes espoirs étaient vains, bien évidemment.

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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Mar 27 Déc - 17:49

Les gallions tintèrent sur l’étain du comptoir comme le glas de ses espoirs naïfs. Mais Marlene ne pouvait accepter un chocolat chaud et des marshmallows en guise de lot de consolation, les merveilleuses créatures qu’étaient les éruptifs méritaient mieux pour la sauvegarde de leur espèce. Et s’il fallait commencer par se battre, c’était sans doute contre le triste cynisme de cet homme du Ministère pensait-elle. « Vous ne pouvez pas partir ! » s’exclama-t-elle tandis que la vue de la cape de Mr Carrow lui offrait une réponse contraire. Elle bondit de son tabouret et lui emboîta le pas qu’il avait de pressé et le tintement de la clochette de la porte des Trois Balais signa la reprise des hostilités.

« Mais arrêtez de marcher aussi vite enfin ! » ronchonna-t-elle tout en courant pour faire deux pas dans la neige quand lui n’en faisait qu’un. « Il n’existe aucune cause indéfendable, il n’existe que des hommes trop petits pour défendre de grandes causes ! Et je refuse de croire que vous en soyez un ! Et je n’accepte pas non plus que vous me relayiez au rang de ‘miss cervelle d’étudiante’ comme si c’était une insulte ! Qu’est-ce que le fait que je sois une fille plus jeune et moins éduquée que vous peut bien faire ? ». Il ne fallait mieux pas réveiller la féministe qui sommeillait en elle et celle-ci commençait doucement à s’agiter … « Votre âge avancée ne vous apporte pas plus de courage si tout ce qui vous freine est un supérieur peu conciliant, ça ne vous apporte que quelques cheveux qui commencent à grisonner là … » dit-elle en pointant ses tempes du bout de sa baguette « … et une fausse apparence de sagesse, rien d’autre ! » conclut-elle en le pointant tout entier.

Elle bondit devant lui de manière théâtrale, les poings enfoncés sur les hanches pour lui bloquer le passage quand il voulut tourner dans une petite allée. Il l’avait tellement fâchée qu’elle en avait oublié ses parchemins chez Madame Rosmerta, rendez-vous compte ! « Quand avez-vous commencé à penser et à parler comme un marchand de guerre au pire et comme un financier tout au mieux Mr Carrow ? Vous travaillez au Ministère et en tant que tel vous représentez également des intérêts supérieurs, et si ce ne sont pas les vôtres, ce sont au moins ceux des sorciers du Royaume-Uni ! ». Il avait l’air retors et ça foutait les nerfs de Marlene en boule qu’il soit aussi blasé par le sort des éruptifs en Afrique. La jeune fille qui avait toujours partagé les idéaux hippies de son époque se sentait pour la première fois trahie par son gouvernement et un sentiment d’injustice qu’elle ne se connaissait pas face au monde politique émergeait doucement en elle. « Vous oseriez vraiment ? Condamner toute une espèce au nom de l’argent et de la guerre ? Tenez ! Gardez vos mornilles, vos noises et vos sornettes, elles n’ont pas plus de chance de vous payer une conscience que de financer votre guerre ! Je refuse de me sentir achetée par un chocolat et trois marshmallows, j’ai quinze ans, pas trois ans ! ». C’était sa façon un brin ridicule à elle de lui faire comprendre qu’elle était une adulte et qu’il aurait au moins pu avoir la décence de s’adresser à elle en tant que telle. Elle fouinait au fond de son portefeuille sur lequel sa maman avait brodé des fleurs de toutes les couleurs quelques pièces pour lui rembourser son chocolat chaud mais ne trouva que des emballages de chez Honeydukes et autres emballages de junk-food … Elle grimaça en se souvenant qu’elle venait de claquer tout son argent de poche dans un stock de plumes aux couleurs aussi criardes que sa personne. « Hum … » reprit-elle en rangeant son portefeuille dans sa poche. « Eh bien je n’ai pas de quoi vous rembourser, mais je ne vous remercierai pas pour autant ! » confessa-t-elle à voix basse et gênée pour la première fois depuis leur altercation … parce que ce petit détail cassait quand même vachement son attitude de drama queen.

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Mer 28 Déc - 22:18

J’étais sorti sans plus de cérémonie. Mon souffle était visible dans ce froid glacial de Décembre. La ruelle était étonnamment déserte. Je claquais la porte face aux protestations de la gamine, avec l’espoir qu’elle ne fasse pas teinter la clochette… Synonyme qu’elle me suivait. Ce qui arriva à mon grand malheur, alors que je n’avais fait que quelques pas. J’entendis ses protestations mais n’y prêtais guère attention, je comptais bien transplaner un peu plus loin. J’entendis vaguement qu’elle reprit mes mots, mais continuais de m’enfoncer dans le village, en cherchant un endroit calme pour me concentrer sans être désartibulé. Je m’arrêtais et me retournais pour lui dire de la fermer lorsqu’elle pointa avec sa baguette mes tempes. Grisonnantes disait-elle ? Elle devait confondre avec de la neige. Je la fusillais du regard en me détournant pour continuer ma route, en portant sur elle une oreille un peu plus attentive. Mais malheureusement, elle bondit devant moi de manière assez théâtrale et devrais-je ajouter, plutôt ridicule. Quand avais-je… Quoi ?

- J’ai commencé à parler ainsi en entrant au Ministère c’est un langage diplomate Miss McKinnon, un langage que l’on se force à utiliser lorsque les gens nous harcèlent. Vous pensez vraiment qu’un sorcier lambda en a quelque chose à faire de vos rêves irréalisables de sauver les éruptifs ? Si vous voulez les sauver, allez donc dans le bureau de votre prof de potion et essayez de créer une potion explosive sans cette corne !

Mais elle semblait aussi déchaînée que déterminée à me faire « entendre raison ». Quelle idiote ! Je soufflais d’agacement, j’avais bien envie de sortir ma baguette pour lui jeter un sort. Reposer sa langue et ses cordes vocales ferait du bien à tout le monde, vraiment.
Elle pesait que j’avais besoin de me racheter une conscience ? Je n’étais qu’un élément de la grande entreprise qu’était le Ministère. Je ne culpabilisais pas, puisque moi-même n’avais pas eu à négocier là-dessus. Ce contrat était vieux, et même si je me devais de le connaître, je ne négocierai peut-être jamais dessus. Inutile donc d’argent pour m’acheter une conscience.

- Je vous parle de milliers de Gallion, plus peut-être que toutes les chambres de Gringotts réunies… Ce n’est pas à moi qu’il faudrait racheter une conscience puisque je n'ai jamais négocié ce dossier de ma vie. Mais il faudrait le faire à chaque sorcier du Ministère qui profite du système, chaque sorcier allemand également ceux qui le vendent, ceux qui l’achètent mais également il faudrait racheter une conscience aux élèves de Poudlard et des autres écoles de sorcelleries qui utilisent chaque semaines des potions comme celle-ci. Ce n’est pas un contrat seul à changer, Miss, mais tout un système et en tant qu’unique rouage de cette grande machine ce n’est pas en mon pouvoir. Si vous voulez bien m’excuser.

Je la dépassais, elle avait ruiné ma soirée, m’avait épuisé plus que prévu et en plus elle continuait. Je l’entendais remuer derrière moi, visiblement elle cherchait à me rembourser sans pouvoir le faire. Amusant. Une vraie gosse. Elle pouvait avoir quinze ans à mon échelle, elle en paraissait cinq. Etais-je aussi insupportable à son âge ? Aaron ou Carolyn n’étaient certainement pas comme ça. Mais Marlene McKinnon devait en agacer plus d’un. Alors oui, j’étais de nature impulsive mais j’avais été plutôt patient avec elle. L’entendant encore râler derrière moi, je me retournais, ma baguette pointée vers elle :

- Silencio !

Le silence. Le doux son du silence qui planait dans la rue, saupoudré d’un léger souffle de vent. Magnifique, c’était la magie de Noël. Ainsi dépossédée de sa capacité de parole, je me sentais libre.

- J’espère que vous aviez finit, Miss ?

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Ven 30 Déc - 15:19

Mr Carrow et la loi de la réalité, Marlene et ses idéaux hippies … en voilà un mélange explosif qui détonait suffisamment pour sauver tous les éruptifs de leur monde. L’Écossaise avait été conçue sur un son de Simon and Garfunkel - pas the sound of silence vraisemblablement - et sa mère célibataire l’avait éduquée dans une ambiance très peace & love avec l’aide d’une tante aromathérapeute très flower power qui n’avait pas dû renifler que des plantes pendant sa jeunesse. Alors les intérêts financiers et guerriers de leur pays, c’était vraiment des concepts qui lui passaient totalement par dessus ses boucles blondes ! Elle était intimement persuadée que tous les sorciers se souciaient vraiment du sort des éruptifs et ne se doutait pas que ceux qui signaient ses pétitions le faisaient dans le meilleur des cas par sympathie et dans le pire des cas parce qu’ils considéraient que la paix dans le monde était un monde dans lequel on lui couperait ses cordes vocales. Autant dire que son argumentaire était inépuisable et qu’elle n’était pas prête de s’arrêter : « Mais figurez vous que le boycott est en bonne voie à Poudlard ! ». Enfin elle boycottait toute seule - ça lui permettait de justifier ses sales notes en potions en plus - mais finirait bien par lancer le mouvement éventuellement. Albus Dumbledore serait sans doute sensible à sa cause, il était un grand homme après tout ! « Nous sommes déjà trois ! » mentit-elle. Pourquoi mentir pour trois personnes ? « Trente-trois j’veux dire ! » rectifia-t-elle avec fierté comme si cela contrebalançait soudainement les milliers de gallions dont lui parlait.

Il la contourna pour continuer sa route et elle sauta dans les empreintes de pas qu’il laissait dans la neige comme s’il s’agissait d’une épreuve du chemin du combattant en commençant déjà à s’essouffler derrière lui. « Vous parlez de grande machine et de rouages, parlons-en justement ! Un seul rouage peut changer le sens de l’histoire si … » … lencio ? Il avait osé ! Ses lèvres continuèrent à remuer mais aucun son n’en sortait. Elle porta une main sur son visage horrifié, à ses lèvres qui ne produisaient plus aucun son ! Silencio était le sortilège qu’elle détestait le plus après Bloclang ! Comment osait-il en faire usage ? Ce n’était pas le premier personnage qui croisait Marlene et qui exécutait ce sortilège et pourtant la jeune fille se trouvait chaque fois toujours aussi démunie, surtout que du haut de sa cinquième année, elle n’avait pas encore appris les sortilèges informulés. Et aucun ami pour la dépanner dans cette petite ruelle de Pré-au-Lard, le temps qu’elle retourne aux Trois Balais et le sombre fonctionnaire aurait déjà transplané plus loin que la portée de sa voix.

Leur discussion était donc terminée ? Le sort des éruptifs scellés aussi sûrement que ses cordes vocales ? « J’espère que vous aviez finit, Miss ? ». Il venait de prononcer, plus que la provocation de trop, le miss de trop … Elle plissa des yeux pour lui lancer son regard le plus agacé, elle n’avait pas plus l’usage de sa baguette que de sa langue dans ce genre de situation. Elle se pencha et ramassa une énorme poignée de neige qu’elle resserra dans ses gants, ses doigts se contractant autour de la glace avec violence, avant de la lui envoyer ! VLAM ! Ce ne fut que lorsqu’elle le vit recouvert de neige qu’elle comprit qu’elle avait été trop loin. Par la barbe de Merlin, venait-elle vraiment de lancer une boule de neige sur un employé du Ministère ? Était-ce une sorte d’usage de la violence qu’elle était toujours la première à condamner ? Qu’aurait pensé John Lennon ? Autant de questions qui lui traversaient la tête tandis qu’elle ouvrait de grands yeux de botruc et plaquait ses gants sur ses lèvres pourtant muettes. Elle lui lança son regard le plus sincèrement désolé mais souriait quand même un peu sous ses gants parce qu’au fond d’elle, si c’était à refaire, sans doute recommencerait-elle. Elle pouffa nerveusement d’un rire silencieux.

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Sam 31 Déc - 13:41

J’étirais un sourire plus que satisfait face à mon œuvre. Je m’étonnais qu’elle ne soit pas muette, vu le nombre de sortilèges qu’elle avait dû se recevoir ! Je la regardais toucher son visage d’un air horrifié. Si elle ne m’avait pas gonflé toute la soirée, j’aurais de la peine pour cette jeune fille désormais dénuée de parole. Mais aussi exceptionnellement agaçante qu’elle était je ne pouvais qu’être fier de l’efficacité de mon sort.
Oh je ne comptais pas vraiment la laisser comme ça, juste lui rendre l’usage de la parole avant de transplaner dans la même seconde. Alors que je lui lançais une provocation que je jugeais plutôt drôle et gentille je me reçut… Une boule de neige ? Comment osait-elle ? Je voyais rouge. Les gens qui connaissaient veillaient à ne jamais me provoquer. J’étais un homme impulsif, l’insulte de quelque manière que ce soit c’est-à-dire physique comme verbale me mettait hors de moi.
Cette gamine de quinze ans osait donc s’en prendre à un employé du Ministère ? Oh certes son arme n’était pas effrayante même pas dangereuse, mais le haut aspect symbolique me touchait vraiment. Elle méritait de finir le nez dans la neige.
Je lui jetais un regard mauvais. Elle avait l’air de comprendre qu’elle avait fait une bonne grosse bêtise. Si je pouvais encore être éventuellement ouvert à la discussion, en lui proposant une solution intermédiaire (surtout pour qu’elle me fiche la paix), maintenant elle pouvait toujours courir ! Sale gamine, aucun respect pour l’autorité…
Je me détournais en lui lançant d’une voix aussi glaciale que la neige environnante :

- Vous savez Miss j’allais vous redonner la parole en transplanant. Malheureusement votre geste hautement stupide s’apparente à mes yeux à un geste irrespectueux. Vous allez devoir trouver quelqu'un pour délier malheureusement vos cordes vocales. Enfin, si cette personne en a le courage.

Je me détournais en me désintéressant carrément de la Gryffondor. J’avais mes habitudes à Pré-Au-Lard pour transplaner, allez savoir pourquoi. J’étais attaché aux habitudes, et à la vie paisible. Pourquoi demander de l’action alors qu’on pouvait très bien être plus utile derrière un bureau. Il n’y avait toujours personne dans les rues. Je la plaignais, si elle ne trouvait personne il allait lui falloir quelques heures avant que mon sortilège se dissipe. Ma baguette en bois d’aubépine était puissante bien qu’assez instable. Malheureusement pour elle, elle allait sans doute devoir se coucher muette ce soir. Je n’avais aucun scrupule à l’abandonner à son sort aussi triste soit-il. Ses oreilles pouvaient me remercier, parce qu’entendre de si près autant de propos inutile devait être exceptionnellement affligeant. De quoi devenir sourde pour sûr. Je ne savais pas quels gestes obscènes elle me faisait dans le dos, mais je ne doutais pas qu’elle devait s’en donner à cœur joie.
Elle avait mérité sa punition. Ange pourrait me dire ce qu’elle voulait, après une journée de travail j’étais toujours d’une humeur exécrable… D’autant plus qu’il y avait avec moi des codes à respecter. Codes qu’elle connaissait pas et dont elle n’imaginait même pas existence.

Je lui jetais un dernier regard mauvais, il était temps pour moi de transplaner !
Hors-RP :
 
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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Lun 2 Jan - 10:44

Si Mr Carrow avait étudié à Poudlard, Marlene se serait égarée à deviner chez lui un ancien de sa maison. Car lorsqu’il se retourna vers elle, la fierté d’un griffon brillait dans son regard, et tout ça pour quoi ? Une malheureuse boule de neige ! Il n’y avait pas à dire, elle était elle-même plutôt fière de son coup. Il est plutôt jouissif de heurter un interlocuteur déplaisant sans commettre d’acte répréhensible. Et elle fut bien tentée de lui en offrir un autre de geste irrespectueux - sous la forme d’un majeur levé - quand il lui fit part de sa décision initiale de lui rendre la parole. C’était bien un homme dans toute sa crétinerie ça ! S’octroyer ainsi le droit de lui couper et de lui rendre la parole à sa volonté était pour Marlene aussi insultant qu’une boule de neige devait l’être pour lui car ça la blessait dans son statut de femme bavarde voyez-vous. Elle arrêta de rire et laissa ses bras retomber le long de son corps pour lui adresser un regard rempli de dédain. Pas de majeur donc, elle n’était pas vulgaire.

De frustration, elle flanqua un coup de pied au tapis de neige quand il se retourna et manqua au passage de perdre son équilibre. Un cri muet s’imprima sur son visage tandis qu’elle penchait d’avant en arrière en battant des bras comme un vocifère. La sensation de crier dans le vide était terrible, sans doute s’apparentait-elle de trop près à la multitude de causes qu’elle défendait. Alors elle lui tourna à son tour le dos et marcha dans la direction opposée en lui souhaitant de passer une piètre soirée. Elle avait laissé des affaires aux Trois Balais et comptait sur la gentillesse de Thétis pour briser le sortilège lancé à son encontre … elle émettait quand même quelques doutes à ce sujet. Tandis qu’elle ruminait sa rencontre avec Basil Carrow, de la fumée aurait bien pu lui sortir des oreilles. Alors c’était ça un homme du Ministère ? Il démentait vraiment le portrait qu’elle en avait peint, et que Ange lui en avait également peint par ailleurs. Il n’était rien d’autre qu’un sombre troll ! Tout ce qu’elle pouvait espérer de mieux, c’est qu’il soit une exception dans les rangs des hommes et femmes qui œuvraient là-bas. Elle devait au moins lui reconnaître la qualité d’être obstiné, au moins autant qu’elle, comme il ne tarderait pas à le découvrir. S’il n’avait pas aimé essuyé une boule de neige sur sa cape, elle se demandait bien comment il apprécierait une bombabouse dans son bureau, ou une beuglante tiens, le malotru ! Ca la divertissait assez de fomenter une vendetta dans son esprit, ça masquait un peu la déception qu’elle ressentait car au fond, elle avait beaucoup espéré de cette rencontre avec Mr Carrow. Il n’y avait rien à en tirer et elle aurait préféré ne jamais croiser son chemin.

Hors-jeu:
 

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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT Mar 3 Jan - 13:06

Je ne pouvais plus entendre ses protestations et c’était la meilleure chose qui me soit arrivé ce soir. J’entendais des bruits de neige, ça oui. Mais lui tournant le dos, je ne pouvais pas savoir ce qu’elle faisait. Je devinais juste qu’elle devait donner un coup de pied dedans. Si je ne l’avais pas fait taire, elle serait encore là à me parler du sort des éruptifs d’Afrique. Non mais sérieusement ! Mieux valait qu’elle trouve d’autres moyens de s’opposer à leur disparition (certes tragique). Moi, je ne voulais plus en entendre parler, j’étais un peu dégoûté. Je ne voulais surtout plus la revoir, elle. Parce que bon, c’était une sacrée bavarde. Mais elle était passionnée on pouvait difficilement le lui reprocher.
Quelqu’un lui rendrait bien l’usage de la parole bientôt. Il me semblait qu’elle avait laissé ses affaires sur le bar de Thétis, elle aura peut-être pitié d’elle. Ou alors elle a vu qu’elle était intenable une fois lancée et décrèterait qu’il valait mieux attendre que mon sort se brise. A voir, moi à sa place, j’aurais opté pour la seconde solution.
J’espérais ne pas recevoir dans les jours qui suivent une lettre de la part de cette maudite gamine. J’avais assez de choses à gérer, pas besoin d’être harcelé. Elle ne comprenait pas dans son esprit d’adolescente, qu’une fois sorti du Ministère je ne pensais plus aux affaires. Et malheureusement pour elle, même dans mon bureau, je ne serais plus sensible à sa cause.

J’arrivais au bout de la rue et préférais ne pas me retourner. De toute manière, je n’allais pas changer d’avis, même je la voyais pleurant de tout son soul dans la neige, non non non. Ce n’était pas comme s’il n’y avait personne dans un bar pour l’aider. Pas tout le monde était bourré un soir comme celui-là, non ? Une âme charitable allait l’aider, ici ou au château. Ange n’allait pas la laisser maugréer contre moi dans le vide, je suis sûr qu’elle serait curieuse de voir ce qu’elle pensait de moi. Pas une bonne impression, sans aucun doute. Je m’en foutais un peu, de l’impression que je lui avais donné. Ce n’était pas comme si elle était importante pour moi. Maintenant ou dans le futur. Si elle avait été la directrice de quelque chose, je voulais bien admettre que j’aurais eté plus ouvert. Mais une gamine quoi…  Je tournais à droite dans la ruelle sombre et transplanais immédiatement.
La désagréable sensation d’être emporté de tout son corps fit surface et j’atterrie dans mon salon. Mon appartement à Londres était mon refuge, et c’était devenu ma propriété depuis quelques années. J’y vivais depuis la sortie de l’école en fait. Je voulais être proche du Ministère mais en même temps assez loin de mes parents. Je croisais malheureusement mes frères et mon père assez fréquemment là-bas. Autant que Fawkes c’était pour dire. D’un coup de baguette j’allumais les lumières et fermais les volets. J’étais épuisé.
Cette gamine m’avait épuisé plus que je ne l’étais. Sans le voir venir, le sommeil me prit et je m’endormie sur mon canapé en position assise, la tête pendant mollement vers l’avant.
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MessageSujet: Re: "Rencontre avec un pot-de-colle Rouge et Or" [Marlene & Basil] FINIT

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