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Lâcher prise .... (Moran Powell)

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CAPITAINE SERPENTARD
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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Dim 22 Jan - 22:38

Moran ne savait pas du tout sur quel pied danser. Pour une fois, il ne savait pas comment réagir, que dire. Il n’avait même pas envie de plaisanter, pour la simple et bonne raison que malgré son intelligence, il ne comprenait pas la situation. Il ne comprenait pas comment il en était à discuter avec elle de sa vie comme s’ils étaient amis. Powell ne savait pas du tout quoi dire. Il ne savait pas s’il devait être psychologue et essayer d’analyser la situation, ou s’il devait arborer un côté plus humain et essayer de l’aider à se sentir mieux en la réconfortant. Il ne savait pas, et ça l’exaspérait au plus haut point. Alors forcément, qu’elle n’était pas sa surprise lorsque sa camarade lui dit qu’il en savait plus que la plupart de ses amis… Que dire, que répondre face à cela ? Dans quelle position cela le mettait-il ? Que représentait-il pour elle ? Ces questions s’entre-choquaient dans sa tête et il aurait pu avoir mal à la tête.
Moran l’observait rapprocher ses genoux pour poser sa tête dessus. Il n’arrivait pas à détourner ses yeux de cette fille. Et d’ailleurs, elle le regardait aussi. Le préfet continuait de l’écouter, les oreilles suspendues à ses lèvres et à ce qu’elle disait. Non, ce n’était pas de la curiosité mal placée. Pas du tout. Moran était curieux de nature mais le sort de Daisy le dégoûtait profondément.

- Non ce n’est certainement pas de la curiosité mal placée en fait… Ça m’énerve. Ta situation m’exaspère et j’aimerais vraiment pouvoir t’aider, même si je ne le peux pas. Pourquoi je veux le faire… Je ne sais pas. Je ne suis pas un gars méchant tu sais… On ne sait jamais vraiment aimés, mais je n’aurais jamais voulu que quelque chose comme ça te tombe dessus parce que moi-même ne l’aurais pas supporté. Au fond, je crois que j'admire un peu ta maîtrise de toi-même...

Moran était un peu déçu qu’elle reporte son regard sur les flammes mais il avait le cœur qui battait à cent à l’heure. La suite des paroles de Daisy brisa un peu plus le cœur de Moran. Il avait sincèrement de la peine pour elle, mais il se gardait bien de le lui dire. Il ne voulait pas la braquer ou l’agacer. Ce n’était pas le moment, il ne voulait pas dispute, surtout pas. Mais le jeune homme ne parvenait pas à la lâcher du regard si bien que ce devait être très lourd. Supporter un regard sondeur comme le sien devait être agaçant.
Alors forcément, lorsqu’une larme roula sur la joue de sa camarade préfète, Moran ne pu pas la louper. La jeune fille essuya la tranchée mouillée sur sa joue sans rien dire. S’il s’était écouté il l’aurait prise dans ses bras. Mais il constatait toujours une certaine distance décente entre eux. Et ça le bloquait plus que ça ne le devrait.
Moran se rendait compte au fur et à mesure qu’il lui parlait qu’il s’en faisait pour elle pour plusieurs raisons.

- Je crois que je m’en fait pour toi parce que je me suis attaché à toi, en fin de compte. Notre gueguerre nous a rapproché plus qu’elle nous a éloigné.

Il avait lâché ça d’un ton songeur sans pourtant le vouloir vraiment. Il s’en était même voulu de lui avoir dit ça. Mais du coup, pour cacher sa légère gêne il préférait rebondir.

- Mais je ne veux pas te forcer à en parler, Daisy. Justement si tu es ici c’est pour oublier. Ce serait bien sadique de ma part de te demander des détails que tu cherches à oublier.

Moran était un garçon profondément humain. Il ne se complaisait pas dans le malheur des autres, il trouvait cela triste en comparaison avec son propre bonheur. La situation de Daisy le terrassait parce qu’il s’attachait petit à petit à elle. Et il s’en rendait lentement compte, en fait. Il avait compris cela lors de l’accident en cours de divination. Il en venait même à se demander s’il y avait plus que cela. Mais il n’était pas dans la tête de la jeune fille et il se trouvait déjà assez fou de lui dire qu’il l’appréciait. Il avait fait l’erreur de lui dire la même chose, presque un an auparavant et Daisy avait explosé et l’avait renvoyé dans ses roses. A cette époque-là, ils s’étaient retrouvés par hasard en pleine nuit dans la salle commune et si leur conversation avait démarré comme d’habitude, Moran sentait que sa camarade n’était pas bien, et cela lui avait fait beaucoup de peine. Seulement depuis il s’était passé bien des choses et cela l’avait conforté dans l’idée qu’il était attaché à elle. Encore mal-à-l’aise, les joue légèrement rouges par le feu et par la gêne, le préfet détourna les yeux pour les plonger à son tour, dans le feu.
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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Lun 23 Jan - 12:15

Elle écouta attentivement son discours et fut particulièrement touchée par ses mots. Il était sincère et ses paroles avaient quelque chose de réconfortant. Moran n'était pas quelqu'un de méchant, il le disait, et au fond Daisy l'avait toujours su. Contrairement à ce que la serpentard avait souvent pensé, le monde ne se scindait pas en deux, il n'était ni noir ni blanc, il y avait une multitude de nuances de gris .. (Hein Christian Gray ^^) Comme les gens n'étaient pas soit gentil soit méchant. Ils ressentaient une palette multiple d'émotions, faisaient face à des événements plus ou moins marquants. Et c'était leur capacité à les analyser et à les accepter qui les faisaient réagir d'une certaine manière. Parfois c'était l'association de deux individus, à l'image d'atomes spécifiques, qui engendrait des comportements explosifs. Ainsi, Moran avait la capacité de faire ressortir le meilleur de Daisy, comme le pire. Avec lui elle était capable de ressentir une profonde haine ou comme ce soir une forme d'attachement. Comme des aimants, ils étaient attirés irrémédiablement l'un vers l'autre et ne savaient pas à l'avance la réaction qui allait se produire à leur rencontre. Moran continua à parler face à une Daisy silencieuse mais reconnaissante. Le préfet passait à des aveux très personnels. Elle sentait son regard sur elle et cela ne la dérangea pas. Pas ce soir. Il avait raison. D'une certaine manière, cela les avait rapproché. Quand il eut fini de parler, elle laissa le silence gagner du terrain et finit par retourner sa tête vers lui. A présent c'était lui qui détournait les yeux vers le feu. Elle le scrutait comme si elle voulait en savoir plus. Elle détailla son visage dans ses moindres traits et expressions. Son regard noir et doux semblait un peu perdu. Elle pensa lire de la gêne dans sa moue. C'était comme si elle prenait le temps de le regarder, de le découvrir. Comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. L'observant immobile face au feu, les flammes dessinant des ombres variables sur son visage, son esprit vagabonda et se remémora. Toujours les yeux rivés sur lui, elle brisa le silence, d'une voix douce :

- Je me souviens .. de cette soirée …

Elle faisait référence bien sur à cet été. Sous l'influence d'une substance désinhibitrice, elle avait partagé une soirée plutôt mouvementée avec lui. Le bain de minuit tout habillés, le monstre, le sable, les confidences, s'endormir contre lui, le réveil.

- J'ai mis du temps à tout remettre dans l'ordre.. Mais j'ai compris... Je me sentais bien …


C'était sa façon à elle de lui dire qu'elle partageait son sentiment. Oui, c'était bien de l'attachement. C'était bien du bien-être.

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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Jeu 26 Jan - 20:36

Moran se sentait décalé. En fait, être aussi sincère avec la préfète lui donnait un effet assez bizarre. Il y avait eu tellement de méchancetés, de coups-bas, de moqueries entre eux que bon… Dire qu’ils s’appréciaient relevait de l’exploit, incroyable tout ça. Le jeune homme avait détourné les yeux vers le feu pour réfléchir à ses sentiments et arrêter de la regarder fixement. A peine s’était-il plongé dans les flammes qu’il sentit le regard de Daisy sur lui. Décidément, soirée étrange encore. Il avait l’impression que tout ce qui se passait entre eux était anormal, bizarre voire même suspect.

Et entendre sa camarade Serpentard lui parler avec une voix si douce était encore plus miraculeux. Malgré tout ce qu’ils s’étaient dit, tout ce qu’ils s’étaient confiés, Moran n’avait pas souvenir qu’elle lui ait déjà parlé ainsi. Comme si elle était son amie et qu’il pouvait avoir confiance en elle.
Elle se souvenait donc de cette fameuse soirée sur la plage. Le préfet était en effet assez déçu qu’elle n’ait aucun souvenir de cette soirée où ils avaient été si complices. Il était déçu d’être le seul avec des souvenirs entiers. Parce qu’il avait passé une soirée...Haute en couleurs. Mais forcément, elle n’était pas dans son état normal. Dans son état normal, Daisy ne l’aurait jamais attrapé par le bras pour l’entraîner loin de la foule et pour passer une soirée mémorable avec lui. Powell eut un léger sourire en se tournant vers elle. Il était sincèrement heureux qu’elle s’en souvienne. Elle ne méritait pas de souvenirs partiels, surtout s’ils étaient agréables. Moran l’écoutait d’une oreille attentive et il fut heureux d’avoir la confirmation de la part de la jeune fille sur ce qu’elle avait ressentie pendant la soirée. Il mit quelques secondes à répondre, un sourire doux scotché aux lèvres.

- Je suis vraiment heureux que tu t’en souviennes entièrement. On ne peut pas dire que ce genre de moment entre nous étaient fréquents.

Moran avait volontairement utilisé le passé pour sous-entendre qu’il serait ravi de passer du temps avec la Daisy qu’il avait découvert l’été dernier. Et d’une certaine manière il s’était découvert une autre partie de lui-même. Plus insouciant, plus joyeux même si Moran n’était pas l’exemple même de la morosité. C’était un garçon qui s’amusait facilement et qui souriait souvent. Mais il n’avait jamais partagé de moment comme ça avec elle, et il s’était senti mieux que partout ailleurs.

- Je crois que c’est une des meilleures soirées que j’ai passé dans ma vie confia-t-il d’un air malicieux. Mais dis-moi… Qu’est-ce que tu avais consommé pour être dans cet état ?

La question, le préfet des Serpentard se l’était posé un long moment. Peut-importe ce que c’était, peut-être qu’elle était juste bourrée ? Qui le lui avait donné, d’ailleurs ? Dans quelle état l’autre personne avait dû être ? Néanmoins, il était satisfait que personne ne les ait vu non plus. Il se souvenait plutôt bien de la chaussure qu’il s’était pris dans la poire, dans un élan pseudo courageux. Il eut un léger rire en y repensant. Il avait surtout été ridicule et il ne doutait pas que la jeune fille se souvenait de ça aussi. Ça avait été une soirée très riche en émotion. Presque un tournant dans leur relation, il s’en rendait bien compte. Cependant, il ne savait pas encore très bien jusqu’où cette soirée allait les pousser, tous les deux…

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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Jeu 26 Jan - 22:12

Avant de lui répondre, Moran reprit le contact visuel et elle le vit sourire. Comme en  miroir, Daisy lui offrit le sien et elle eut un instant l'impression qu'ils partageaient vraiment quelque chose. Ce bref instant fugace, aussi délicat soit-il, fut interrompu par sa reprise de parole. En effet, on ne pouvait pas dire que les moments plaisants entre eux étaient fréquents. Voire aucun avant cette soirée estivale. Mais ce soir-là, c'était un réel moment de partage, une véritable ode à la liberté, un pied de nez à son père et à toute la société patriarcale qui choisissait des époux à leur fille. L'utilisation des mots « entre nous » dans sa bouche la perturba quelque peu. Elle n'avait jamais fait attention jusqu'alors mais depuis peu elle les considérait d'un œil nouveau, comme si il formait un tout indivisible. La préfète n'aurait jamais pensé à l'utiliser pour Moran et elle, considérant qu'ils étaient davantage l'un contre l'autre.

- C'est vrai, on peut même dire qu'ils étaient inexistants.. Compléta-t-elle.

Lorsque le batteur lui fit sa confidence, Daisy pensa la même chose. A cela près que son esprit était altéré. Et elle doutait vraiment que sans cette altération elle fut totalement la même. La soirée et elle-même. Cet état second dans lequel elle avait été lui avait ôté ses limites, son self-contrôle. La serpentard ne savait pas vraiment si elle avait aimé ça ou non. D'un coté elle perdait tous ses principes et d'un autre elle découvrait une vie nouvelle sans les barrières qu'elle s'était toujours fixée. Sa question la sortit de ses pensées et elle se mit à sourire :

- Je ne sais pas ce que c'était mais ça a été assez puissant pour que je t'embarque dans la forêt … Elle réfléchit pour formuler la suite de sa phrase.

- Et qu'on y reste jusqu'au lever du jour....


Elle avait dit ça sur un ton léger, oubliant presque le réveil glacial qui s'en était suivi. Si quelqu'un les avait vu. Ou pire surpris au matin, elle ne serait plus là pour en parler. Heureusement cela n'avait pas été assez fort pour la conduire trop loin. Que ce serait-il passé d'autre si elle ne s'était pas endormie ? A cette idée, elle s'empourpra. Depuis qu'elle se souvenait, elle y avait beaucoup songé et la vérité c'était qu'il aurait pu se passer quelque chose « entre eux »... Mais elle se gardait bien de le lui dire.

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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Ven 27 Jan - 22:31

Lorsque Daisy lui rendit son sourire, la gêne de Moran s’évapora. Il se sentit immédiatement mieux, comme si la préfète comprenait ses sentiments et même mieux, les partageait. C’était assez rare pour être noté. Le jeune homme ne voyait pas le sourire de son interlocutrice comme une moquerie à ses bredouillements inhabituels, mais plutôt comme s’il était empreint de compréhension. Et ça le mettait à l’aise. C’était étonnant, ce pouvoir que pouvaient avoir certaines personnes sur d’autres. Si avant, la jeune fille pouvait faire ce qu’elle voulait, elle parvenait juste à le mettre en colère, là c’était différent. Elle lui faisait découvrir plusieurs sentiments étranges qu’il n’expérimentait pas très souvent. Oui, Moran était proche de Gardenia mais c’était différent… Presque plus amical. Qu’y avait-il sous ces sentiments qu’il ressentait à cet instant, en compagnie de Daisy ?

Oui ces moments « entre eux » étaient tout à fait inexistants avant. Mais Moran avait l’impression qu’un large horizon s’étendait devant eux, maintenant qu’ils avaient une relation tout à fait normale et mature. C’était comme si tous les deux prenaient le temps de se découvrir pour passer outre cette haine dévorante qu’ils ressentaient l’un envers l’autre, auparavant.
Lorsque la préfète lui dit qu’elle ne savait pas ce qu'elle avait consommé, il se dit qu’elle avait été bien inconsciente d’en accepter. Mais il pouvait en même temps la comprendre : Daisy Blackstone avait grandi dans une famille où l’on ne connaissait pas le mot « liberté ». Comment pouvait-il lui en vouloir d’en avoir cherché un peu lors d’un festival ? Il ne pouvait pas être assez idiot pour lui en vouloir. Au final, c’était passé, et la soirée s’était agréablement bien déroulée. Ils avaient bien ri, elle se souvenait de tout, et ils avaient même dormi ensemble. Cette dernière partie était sans doute celle qui perturbait le plus le jeune homme. Il avait été vexé que Daisy pense qu’il ait pu se passer quelque chose, comme s’il pouvait profiter d’elle alors qu’elle n’était pas sobre. Mais si elle avait eu un tant soit peu de lucidité, que ce serait-il passé ? Moran se torturait l’esprit avec cette question depuis le lendemain de cette soirée. Comment aurait-il agit ?
Le jeune homme ne savait pas quoi lui répondre. Il avait bien envie de lui demander qui lui avait donné cette substance mais il se disait que selon l’origine, elle lui mentirait ou ne dirait rien. Il ne servait donc à rien de poser la question. Et il avait le tact nécessaire pour éviter de lancer une phrase lourde du genre « Une chance qu’il ne se soit rien passé entre nous ! ». Quand même, ce serait mal venu. Il passait un moment trop agréable pour le gâcher avec une phrase de ce type.

- Que faisait-tu ici toute seule ? Finit-il par demander sans arrêter de la regarder.

Il s’étonnait de la voir devant un feu, ainsi, sans personne d’autre à ses côtés. Cela ne faisait que renforcer son côté solitaire, voire même abandonné. Moran qui avait ses amis auxquels il tenait tant et qui, même s’il appréciait passer du temps seul, aimait leur présence à ses côtés, était assez désarçonné de la solitude de la jeune fille. N’y avait-il donc personne sur qui elle pouvait compter ?
Elle n’était pas très bien, lorsqu’il était entré dans la salle commune, Daisy était-elle condamné à tout affronter seule ?
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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Sam 28 Jan - 0:26

Par chance, Moran ne remarqua pas ses joues rouges ou alors il les mit sur le compte de la chaleur émanant du feu et non de ses pensées vagabondes. Il ne rebondit pas non plus sur ses paroles, clôturant ainsi le chapitre de leur nuit d'été. Il demeurait cependant de nombreuses questions sans réponses, d'un côté comme de l'autre. Après coup, Daisy s'en était posée d'innombrables, tournant toute autour du préfet. Elle n'était pas dans son état normal, mais lui si. Jamais il ne l'avait trompé, jamais il n'avait véhiculé une autre image que la sienne. Il avait été lui-même. La sixième année comprit que c'était son propre changement d'attitude qui les avait conduit à s'entendre. Si elle n'était pas toujours sur la défensive au château, guidée par son étroitesse et sa rigidité d'esprit, leur relation aurait changé bien avant. Et peut-être même qu'ils se fréquenteraient.
Moran changea de sujet et la questionna sur sa présence ici. Elle ne voulait pas vraiment revenir sur le sujet qui la torturait, qui l'avait mené devant ce feu, brûlant les nouvelles de son futur époux. Daisy ne voulait pas non plus qu'il voit à quel point elle était seule, à quel point sa situation était désespérée et il fallait le dire pathétique. Elle chercha à éviter son regard en le baissant. Elle chercha à éluder la question en répondant :

- Si je te le dis, je devrais te tuer.

La serpentard releva les yeux et hésita. Elle lui avait confié pas mal de choses et peut-être qu'elle lui devait plus d'explications que cela. Alors elle reprit d'une voix calme peu assuré mais sincère :

- Je me sens mal, Moran … Je ne veux pas de ce mariage … Et je n'ai personne à qui le dire … à part toi ..

C'était d'un pathétique.... A qui aurait-elle pu en parler ? A Thomas qui était bien plus préoccupé à penser à sa vengeance contre Ophelia ? A Azelma qui approuvait le principe des mariages arrangés ? A Fluvia qui venait de sceller le sien ? La jeune blonde se confiait à Moran qui n'était pas le mieux placé pour entendre ses confidences. Ou peut-être que si. Justement parce qu'il descendait d'une famille de sang pur ne perpétuant pas ce type de pratique et n'ayant aucun contact direct avec sa famille.

- Quelle autre alternative ai-je que d'accepter mon sort ? Quel autre choix ai-je que de me soumettre ?


Elle avait formulé ses questions à voix haute plus pour elle-même que pour attendre une quelconque réponse de son interlocuteur, si il en avait … Elle ne lui demandait pas conseil, Moran était mal placé pour répondre, il n'était pas soumis à ce type d'obligations. Il n'était pas né fille, il n'était pas né Blackstone.

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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Sam 28 Jan - 21:10

Moran comprit que sa question la gênait lorsqu’elle baissa les yeux. D’un air coupable ? Non, pas vraiment. Daisy ne voulait peut-être pas répondre à la question, la réponse après tout, ne le regardait sûrement pas. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire de savoir ce qu’elle fichait là, dans la salle commune des Serpentard où elle avait le droit d’être ? Ce n’était pas la chose la plus étrange qui soit de voir une verte et argent dans sa propre salle commune. Là où s’était un peu différent, c’est qu’elle était seule. Daisy était souvent solitaire, Moran l’avait très bien remarqué. Il ne la voyait pas rester avec des filles de son âge, et l’on pouvait exclure immédiatement toutes les filles de Gryffondor, Serdaigle ou Poufsouffle. Mais dans leur maison, la préfète ne semblait pas avoir beaucoup d’amis. Et en comparaison avec sa propre situation, cela faisait de la peine au jeune homme. C’était comme si tout se liguait contre la jeune femme pour l’empêcher d’avancer. Son père qui la mariait de force, son futur époux qui avait bien accepté la proposition et qui peut-être, l’avait formulé, sa famille en général qui était passé par là… Quant à ses amis, comment pourraient-ils la soutenir, si elle n’en avait pas ?
Et la phrase qu’elle lui dit le conforta dans son idée qu’elle ne voulait pas en parler. Il allait lui dire que ce n’était pas grave, qu’elle avait encore le droit à un peu de secret et d’intimité, mais elle reparti d’elle-même avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit. Et ce qu’elle lui dit lui fit sincèrement de la peine. Il se garda cependant de le lui montrer, se contentant d’hocher la tête à ses paroles. Daisy sembla ensuite un peu déconnectée, comme si elle réfléchissait à voix haute et qu’elle n’attendait aucune réponse. Les yeux toujours fixés sur la blonde, Moran lui prit la main avant de lancer :

- Il y a des gens qui ont une vie facile. C’est vrai, ils ont une belle enfance, tout leur est fourni sur un plateau d’argent ou presque, et ils ne vivent pas ce que toi tu vis. Mais finalement, on a tous des hauts et des bas, et on a toujours une chance de s’en sortir peut-importe ce qu’on est ou qui on est. Pour l’instant, tu ne peux rien faire d’autre que te soumettre tel que tu l’as toujours fait. Mais un jour, un train passera devant toi avec tous ses wagons fermés. Sauf un, et là, il faudra que tu sois assez réactive et intelligente pour saisir l’occasion donnée et t’enfuir de cette vie qu’on t’a imposée.

Derrière la métaphore, Moran pensait ses paroles. Il était persuadé qu’un jour, une chance serait donnée à Daisy de partir, ou de s’échapper de ce mariage dont elle ne voulait pas. Il ne savait pas quand ça allait arriver, mais ça viendrait. C’était obligé. Tout le monde avait sa chance un jour ou l’autre. Il comprenait qu’elle en ai marre, qu’elle veuille tout claquer, s’en aller, et être libre de suite. Il comprenait. Mais résister dans l’ombre du château était pour l’instant la meilleure chose à faire.
Le jeune homme lui tenait toujours la main qu’il fixait d’un air pensif.

- Tu auras ta chance, Daisy.
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Dernière édition par Moran J. Powell le Dim 29 Jan - 0:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Sam 28 Jan - 22:32

Moran ne la quittait pas des yeux tandis qu'elle parlait. Il alla même jusqu'à lui prendre la main. Celle-là même qui portait l'anneau de son destin. Elle le laissa faire, acceptant ce geste de réconfort et l'écouta. Son discours était sage, celui qu'on entendait d'ordinaire de la bouche de sorcier plus âgé. L'image du train lui parlait. Mais aurait-elle le courage, le jour venu, de saisir sa chance ? « T'enfuir ». Le mot raisonna en elle. Il était interdit. Tabou. S'enfuir signifiait beaucoup dans une famille comme la sienne. Cela voulait dire « être reniée », bannie des siens. Cela équivalait à renoncer à une vie libre, visible. Il faudrait vivre cachée pour ne pas être retrouvée et punie, voire tuée. Était-ce vraiment ce qu'elle souhaitait ? Daisy sentit tout à coup le poids de cette toute petite bague scellée à son annulaire. Si elle se mariait, elle conservait sa vie, telle qu'elle était et son seul espace de liberté serait son esprit. Car si son corps appartenait à son père, jamais il ne posséderait ses pensées. Elles seraient éternellement libres. Il clôtura ses mots par son prénom qui sonna de façon délicate. « tu auras ta chance.. ».

- Peut-être. Peut-être pas. Répondit-elle d'une voix résignée.

Sa main toujours dans la sienne, la sixième année se laissa basculer au creux de son bras, la tête sur son épaule, cherchant le réconfort dont elle se souvenait avoir eu le droit de ressentir cet été. Elle n'y cherchait rien d'autre qu'un peu de chaleur, un peu de consolation.  

- Et toi Moran tu fais partie de ces gens là ? Lui demanda-t-elle.

Daisy faisait référence aux gens qui ont une vie facile, comme il le disait. Comme il était, la préfète imagina qu'il avait eu une belle enfance. Il avait du être aimé, choyé, pour avoir une si belle confiance en lui à présent. Il ne connaissait ni le mensonge, ni la manipulation parentale, ni la loi du plus fort et de celui qui se soumet. Ni l'éducation par la peur et la maltraitance. Dans ses pensées, Daisy se disait qu'elle ne connaissait pas cette partie de lui. Malgré toutes ces années, elle ne le connaissait pas si bien que cela. Du moins, beaucoup moins qu'il ne la connaissait elle. C'était sans doute le moment d'en découvrir plus, dans cette nouvelle intimité, devant ce feu chaleureux.

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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Sam 28 Jan - 23:51

Moran était dans un premier temps ravi que Daisy ne l’ai pas repoussé en lui lâchant la main, l’humiliant mais surtout mettant à mal ce moment qu’il jugeait si rare. Au contraire, la jeune femme semblait écouter ses paroles, comme si elle leurs donnait du sens, une raison et comme si elle voulait vraiment les croire. C’était le but, à vrai dire. Malgré tout, la préfète ne pu s’empêcher de répondre avec une voix résignée, mais son camarade n’en fut absolument pas vexé. Elle pouvait avoir perdu espoir cela ne changerait rien à son point de vue à lui. Qui sait, peut-être que lorsque ce fameux wagon passera Daisy n’en croira pas ses yeux. Elle bascula contre lui et Moran posa sa tête sur la sienne, sachant qu’ils partageaient tous les deux un moment rare et précieux.

Il y eut un silence pendant lequel les deux jeunes gens fixèrent le feu.

Moran ne pensait pas se retrouver un jour dans cette situation-là, si proche de cette fille qu’il avait si longtemps détesté. Mais il n’eut pas trop le temps de se perdre dans ses souvenirs, puisque la jeune fille reprit la parole. Sur le coup, le Serpentard ne comprit pas le sens de sa phrase et mit quelques secondes avant de réagir. Il eut un léger sourire ironique. Son enfance avait été bien différente de celle de Daisy Blackstone c’était certain.

- Je crois qu’il n’y a pas photo entre mon enfance et la tienne commença-t-il d’un ton d’excuse.

Il fixait la main de la jeune fille qu’il tenait et remarqua la bague qui brillait à son doigt. Son alliance, celle qui scellait son futur et le brisait en même temps. Il détourna les yeux.

- J’étais un gosse assez solitaire continua-t-il, ses yeux noirs perdus dans le feu. Je n’avais pas forcément énormément d’amis à part Saul que je voyais très souvent, j’étais très sauvage et famille. Je voulais toujours rester avec mes parents, mais c’était souvent mon oncle, le frère de mon père qui me gardait. Il serait mal venu de ma part de dire que j’ai manqué de quoi que ce soit. La seule chose qui m’a manqué sans doute c’est un frère ou une sœur. Quelqu’un pour partager mon enfance. Mes parents travaillaient beaucoup, rentraient tard le soir, surtout ma mère. À part mes crises de larmes parce que je voulais ma mère, il n’y a pas grand-chose à dire, au fond.

C’était vrai. Moran n’avait manqué de rien. Il avait été heureux, ses parents l’aimaient et il avait son oncle avec qui il passait tout son temps.

- J’ai beaucoup de cousins dont un à Poudlard, et j’étais assez proche d’eux mais pour la plupart, je ne les voyais pas souvent. Donc je restais principalement avec mon oncle. Je suis très proche de lui.

Moran était sincère en parlant de sa vie et il n’avait aucune difficulté à le faire. Elle voulait en savoir plus sur lui, il pouvait le comprendre et il l’acceptait, même. Ça lui faisait plaisir de lui en parler, même s’il voyait bien qu’il y aurait une vrai différence entre son enfance à lui et celle de Daisy. Pourtant c’était comme s’il la faisait rentrer dans son cercle particulier, comme si elle devenait vraiment proche de lui. Lui dire tout cela le laissait encore plus penser qu’il se sentait bien avec elle et qu’il pourrait répondre à absolument toutes ses questions, si d’aventure elle en avait d’autres…
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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Dim 29 Jan - 15:44

Le jeune blonde profita du silence. Elle se sentait bien près de lui. Tout semblait naturel, leur geste, leur proximité. Ils baissaient leur garde et se laissaient entrer l'un l'autre dans leur petite bulle. Plus besoin de se forcer, Daisy lâchait prise. Elle écouta attentivement décrire son enfance. Le temps passé au travail de ses parents, la relation privilégiée avec son oncle, seul le manque de fratrie l'affectait un peu. Ses sœurs à elle étaient en effet la seule conséquence positive qui était ressortie de l'union de Thyme et Edgar Blackstone. Leurs relations étaient fusionnelles. Elles se soutenaient toujours, riaient même parfois. Elles étaient quatre piliers, toujours là les unes pour les autres face au couple parental. Elle regretta que son interlocuteur ne connaisse pas une telle relation. Tandis qu'il parlait, Daisy songea qu'il devait minimiser le bonheur de son enfance pour ne pas la blesser. Moran n'était pas du genre à étaler son bonheur comme du beurre sur une tartine. Du moins plus maintenant, il avait gagné en décence.
Le préfet reparla de son oncle et du fait qu'ils étaient proches. Quand Daisy pensait au sien, elle ne voyait que la dureté de Mr Avery, le père de Fluvia. Du côté maternel, ce n'était pas mieux. On ne pouvait pas dire que les adultes évoluant autour d'elle étaient des modèles de gentillesse et d'affection portées à leurs progénitures.  Elle lui enviait cela. Les yeux rivés dans les flammes, elle commenta :

- C'est une bonne chose .. Partager des moments en famille .. Avoir un modèle …

N'attendant pas spécialement de réponse elle continua :

- Tu dis que tu n'as pas beaucoup d'amis, mais tu es souvent bien entouré.

En disant cela, Daisy pensait principalement à Gardenia. Mais aussi aux élèves de toutes les maisons avec qui il traînait. Gardenia et elle se connaissaient très bien lorsqu'elles étaient enfants, elles se voyaient même de manière fréquente. Mais du jour au lendemain, le contact avait cessé. Du fait de leurs pères et probablement du sien à elle en particulier. La Daisy enfant n'avait jamais compris ce qui s'était passé, et encore aujourd'hui elle ne le savait pas. Les deux filles avaient bien essayé de se revoir à leurs arrivées à Poudlard, mais quelque chose avait été brisé. Elle comprenait très bien pourquoi ces deux là s'entendaient. Ils étaient semblables. Elle reconnaissait en eux des qualités et des défauts identiques. Pour les autres, Moran n'était pas sectaire et s'entourait d'une multitude de gens. Il était curieux et surtout avait peu d'a priori.
Alors que leur discussion battait son plein, un bruit de porte les surprit, les déliant. Une discussion entre deux élèves serpentards qui se rapprochaient mit fin à leur intimité et Daisy rompit le contact en s'éloignant promptement. Elle le dévisagea un peu déçue le temps que les deux élèves arrivent pour prendre place à la table derrière eux. La soirée était finie.... La préfète se leva doucement et lui dit à voix basse :

- Bonne nuit Moran …

______________________________

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MessageSujet: Re: Lâcher prise .... (Moran Powell) Dim 29 Jan - 17:00

Daisy écouta avec un silence presque religieux les paroles de Moran qui s’en donnait à cœur joie de parler de lui. Néanmoins, il veillait à ne pas trop en faire, à ne pas trop en dire, pour que la différence flagrante entre son enfance et celle de son interlocutrice ne leur saute pas aux yeux. Il ne voulait pas rappeler à la jeune femme qu’elle n’avait pas eu une enfance formidable, elle s’en rendait assez compte comme ça. Le préfet savait que Daisy avait des sœurs sans savoir comment étaient les relations avec elles. Il préférait ne rien demander, ne rien dire, jugeant que peut-être, la question était privée. Daisy commenta ses paroles sur son oncle et Moran acquiesça. Oui, c’était vrai qu’Abbas était quelqu'un de particulier pour lui. Il avait été d’une certaine manière un substitut à son père souvent absent, fréquemment en déplacement. Non pas qu’il n’était pas proche de son père c’était juste… Différent. Il correspondait davantage par courrier avec son oncle qu’avec son père. Mais bien sûr, le batteur aimait Arthur Powell il ne s’agissait pas de revenir là-dessus. Juste eh bien… De faire le parallèle entre son père et son oncle. Il ne savait pas s’il le considérait comme un modèle. Moran ne s’était en fait jamais vraiment posé la question. Avait-il besoin d’un modèle pour avancer dans la vie ? Sans doute, on en avait tous un, d’une manière ou d’une autre. Qui cela pourrait-il être pour Daisy Blackstone ? Sa camarade ajouta qu’il était bien entouré et une fois encore elle avait raison. Oui, Moran savait se faire des amis, mais ses véritables amis, ceux qui franchissaient le simple pas de la connaissance, il en avait beaucoup moins. Puis, il était devenu bavard et sociable qu’en milieux d’adolescence. Pendant ses premières années à Poudlard, Powell était assez… Effacé.

Il réfléchissait à ses paroles lorsque des élèves pénétraient dans la salle commune et la jeune fille brisa leur étreinte. Moran fit une moue un peu déçue parce qu’il avait vraiment trouvé ce moment agréable et particulier. Original, différent de ce qu’ils avaient vécu avant, différend même de ce qu’ils avaient vécu cet été tous les deux. Le préfet jeta un regard aux élèves qui entraient et se demandait ce qui leur prenait de rentrer si tôt. À peine avait-il pensé cela qu’il jeta un coup d’œil à la vitre… Pour voir qu’il faisait noir dehors. Combien de temps avait-il discuté avec la jeune fille ? Daisy le dévisagea puis se leva en lui souhaitant une bonne nuit. Moran lui sourit en retour : « Bonne nuit à toi aussi… ». Cependant il ne se leva pas pour monter dans son dortoir à sa suite. Il resta assis devant le feu à se brûler un peu plus les yeux, écoutant d’une oreille vague la conversation des deux jeunes gens qui s’étaient assis à la table derrière le canapé. Ils jouaient aux échecs, et apparemment une des reines était vicieuse.
Néanmoins, l’esprit du jeune homme restait irrémédiablement tourné vers sa camarade préfète…
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