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"Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena]

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MessageSujet: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Jeu 22 Déc - 15:42

Attablé au Chaudron Baveur, je feuilletais un exemplaire de la Gazette du Sorcier, fraîchement trouvé. J’avais beau y lire des énormités tous les jours, je devais bien admettre que c’était pour moi un rituel de le lire. Ça m’amusait pas mal et ça faisait passer le temps. Tant qu’on ne croyait pas tout ce qu’ils disaient, ce journal n’était pas très dangereux. J’avais déjà commandé une chope de bierraubeurre pour moi, vu que je ne buvais pas. Mais je n’étais pas là pour mon bon plaisir, d’ailleurs, ce n’était jamais un plaisir pour moi, de passer ici. Mais force était de constater que ce bar faisait un endroit de rendez-vous correct et fréquentable. Bon, d’accord, on y trouvait toute sorte de sorciers, mais au moins les employés étaient charmants. Si je n’aimais pas ce bar, c’était plus par rapport aux souvenirs que j’en gardais de mon enfance. Parce que la plupart des sorciers aimaient ce pub et je ne pouvais pas leur en vouloir. Il n’y avait pas grand monde, aujourd’hui. Le temps n’était pas très beau, et les gens ne devaient pas vouloir trop sortir.

J’attendais en fait, Yelena Dratsena. Une prof de Poudlard que je connaissais depuis quelques années maintenant. Elle nous avait bien aidé quand mon département s’intéressait aux dragons ukrainiens, et vu que je ne parlais pas un mot de langues slaves, Yelena avait été mon intermédiaire. Même si nous avions quelques différents pratiques par rapport à cette affaire, nous nous entendions finalement très bien. Nous causions tant boulot que vie perso, et c’était assez agréable. Et puis qui sait ? Peut-être qu’un jour les dragonniers changeront d’avis et que nous pourrons commercer ensemble ? Je ne perdais pas espoir concernant le commerce. Un jour, nous aurons sans doute besoin d’un dragon supplémentaire à Gringotts. Même si j’étais contre ces pratiques, moi je n’y pouvais rien, je faisais ce qu’on me demandait. Enfin bon, je n’irai pas leur dire que leur pauvre bête finirait enfermée dans des sous-sols humides. Je n’étais pas fou, quand même. Surtout vu leurs caractères. Au dragonniers et aux bestioles. Mais heureusement, nous n’en étions pas là. Aussi, j’étais tellement absorbé par mon article que je ne vis pas le pub se remplir assez rapidement. Le bruit ambiant ne me dérangeait pas, et encore moins le bruit d’un tabouret qui se tire en face de moi.
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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Jeu 29 Déc - 17:40

Yelena menait de front plusieurs existences, ou presque. Depuis maintenant plusieurs années, elle évoluait surtout entre l’école de magie anglaise et sa famille de toujours : le clan. L’école au final c’était presque reposant, un autre univers. Où justement elle pouvait parler de l’univers, son autre passion. Alors que lorsqu’elle retournait en Russie, elle avait l’impression de ne pas même avoir le temps de dormir. Ou à peine. Mais elle adorait ça aussi. Il y avait toujours quelque chose à faire, et pas de la broderie ! Ces créatures étaient de pures merveilles à ses yeux. Il ne s’agissait pourtant clairement pas de petits chiens dociles. C’était des animaux sauvages, dangereux, puissants, et simplement magnifiques. Il fallait une certaine prudence et pas mal d’expérience pour les approcher. Ou alors être bien accompagné. Mais c’était encore autre chose.

Ce jour-là Yelena avait un rendez-vous un peu particulier. Elle avait reçu une nouvelle lettre de Basilius Carrow, qui parlait au nom de son service. Il voulait la revoir, reparler au clan. Et au final, quand il s’agissait du Ministère, le clan, c’était elle. Oh elle savait pourquoi. Ils étaient tous les deux au même niveau pour cela. Basil ne parlait pas du tout la même langue qu’eux. Elle-même avait un anglais encore un peu hésitant. Mais le jeune homme lui pardonnait un peu ces erreurs occasionnelles alors qu’elle acceptait de négocier avec lui dans sa langue. Disons que tout le monde y trouvait son compte. Sauf qu’avant de retrouver ce jeune homme à Londres, elle devait passer par la Russie. Et c’était un grand plaisir. La première chose en arrivant là-bas était de retrouver sa mère. C’était toujours un moment d’affection qu’elles partageaient de plus en plus rarement. Pourtant elles en avaient bien besoin. Surtout depuis qu’Ivan n’était plus là. Enfin, il ne fallait pas trop y penser pour le moment, autrement elle ne repartirait jamais. Yelena était ensuite passé voir ses animaux, ses petits chouchoux. Tout le monde se portait bien, pour son plus grand plaisir. Elle avait même pris le temps de s’accorder un vol, un autre de ses grands plaisirs dans la vie. Elle était passée surtout comme ça, par correction. Mais au fond, elle savait qu’ils n’avaient pas changé d’avis sur les propositions du Ministère. Ça avait été un peu comme une excuse au final. Et un bon moment de plaisir.

A l’heure du rendez-vous elle était allé jusqu’à Londres pour retrouver son interlocuteur au Chaudron Baveur. Elle se moquait bien de savoir où ils avaient rendez-vous, c’était pour les convenances. Ils pourraient toujours bouger plus tard si vraiment ils n’étaient pas bien. Mais ils devaient tous les deux savoir ce qui allait se passer. Ils parleraient de leur désaccord quelques instants et puis la conversation irait un peu voir ailleurs. Ça leur convenait très bien. Ce petit manège durait depuis un moment à force. En arrivant elle l’avait trouvé visiblement absorbé par sa lecture. Elle était toujours en tenue avec son petit sac à l’épaule. Une sorte de tenue d’équitation mais en plus costaud quand même. Elle ne faisait pas du poney. Ses lourdes bottes claquaient le sol mais il ne levait pas plus les yeux. Ce n’était pas un problème. Elle tira le tabouret face à lui dans un sourire.

- J’espère ne pas vous déranger Mr Carrow. Autrement je peux repasser.


Elle plaisantait, comme ils le faisaient souvent au final. Retirant ses gants pour les poser près d’elle sur la table, Yelena attendit sa réaction. Il était gentil, avec lui à force elle se sentait relativement à l’aise. Mais cela ne changerait rien à la décision du clan. Ils n’auraient aucun animal, c’était définitif.
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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Sam 31 Déc - 11:56

Ce n’est que lorsque j’entendis sa voix teinté d’un accent russe que je levais mes yeux de mon journal, sans même finir la phrase que j’avais commencé. Article intéressant mais bourré de bêtises, on se demandait bien qui étaient ces journalistes : des adultes ou des mômes qui faisaient un stage.

- Inutile, je ne perds rien en arrêtant ici ma lecture. C’est fou les bêtises qu’on peut lire dans ce torchon, mais quand on sait lire à travers les lignes, c’est assez amusant.

Je posais sans attendre le journal à côté de moi, l’homme sur la photo de couverture me lançant un sourire éclatant et très agaçant. Je fis signe à Tom de revenir, parce qu’après tout je n’allais pas commencer ma boisson sans qu’elle-même ne soit servis. La politesse, j’y tenais quand même beaucoup.

- Je suppose que malgré ma missive brève vous vous doutez de ce qui m’amène ici ?

Oh si nous arrivions à discuter de tout et de rien, du temps comme de politique, nous ne perdions pas de vue le travail. Moi, je ne perdais pas espoir en tout cas de convaincre les dragonniers de signer un contrat chez nous. Le problème étant les potentielles garanties qu’ils pourraient demander s’ils acceptaient. Garanties que ne pourrait sûrement pas leurs fournir le Ministère en toute bonne foi. Je savais bien que si conflit il y avait, ce serait sur moi que ça retomberait puisque j’étais l’intermédiaire. J’étais celui qui négociait, celui qui discutait qui essayait éventuellement d’embobiner l’autre.  Mais ce n’était pas un problème. J’aimais mon métier et j’étais prêt à tous les sacrifices si c’était nécessaire. Pour mon bureau, pour le Ministère.

- Mais avant, intéressons-nous aux civilités, comment allez-vous ?

La politesse en premier pour brosser le poil. Les plaisanteries pour le lustrer et après elle serait peut-être ouverte à une discussion commerciale sincère. Tout un art, la négociation. Vraiment. C’était un peu de la manipulation au fond, mais Yelena Dratsena était intelligente et je ne doutais pas un instant qu’elle me voyait venir à des kilomètres. Mon interlocutrice n’allait sans doute pas passer par quatre chemins pour me dire d’aller me faire voir. Les joies du métier, essuyer des refus et réessayer encore. Cela faisait un bon moment que je ne l’avais pas vu.
Ses habits presque… Sauvages contrastaient grandement avec ma cape de bonne qualité. Pas le même monde, pas les mêmes intérêts ! J’attrapais ma chope et la portais à mes lèvres. Vraiment, c’était à se demander comment nous pouvions nous entendre et nous tolérer. Je ne connaissais pas grand-chose aux dragons il fallait l’admettre. Je ne m’occupais que de la partie commerciale. L’argent, les garanties, les promesses dîtes en l’air et pas toujours tenues. Les bestioles dans ce genre, ce n’était pas trop mon truc. Non pas que je ne me souciais pas de leur bien-être mais ce que faisait le Ministère avec ne me regardait franchement pas. J’étais un parfait petit employé. Je faisais mon travail et ne posais jamais de question pouvant être dérangeantes.

Et cette situation m’allait très bien comme ça.
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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Jeu 5 Jan - 0:22

Il y avait de ces relations qui débutaient étrangement. Qu’on provoquait comme ça, sans trop laisser le choix. C’était ce sentiment que Yelena avait avec le jeune Basilius Carrow. Ou Basil comme il préférait qu’on l’appelle. Ces deux personnes ne s’étaient vues que pour affaires au départ. Et chacun avait été choisi pour des raisons toutes particulières, sans qu’ils ne se connaissent. Pourtant, ils s’étaient revus, plusieurs fois. C’était encore le cas aujourd’hui. Et toujours pour les mêmes raisons. Ils n’avaient encore jamais pris l’initiative de demander à se voir pour autre chose que ce travail. De toute façon, toutes leurs entrevues au départ professionnelles, dérivaient forcément vers autre chose. Pour leur plus grand plaisir d’ailleurs. Rien de bien croustillant, simplement quelque chose d’un peu moins stressant que les négociations qu’on leur demandait. Parce que ça, il était devenu assez clair que cela ne changerait pas. Yelena avait des consignes simples, et avec lesquelles elle était parfaitement d’accord. Il était hors de question de vendre le moindre animal au Ministère anglais. Chez Basil, c’était sans doute l’inverse. Il fallait qu’il obtienne un accord avec le clan de dragonniers. Les deux restaient bloqués, forcément. Mais cela ne semblait pas trop les perturber. En tout cas Yelena ne l’était pas du tout !

- Inutile, je ne perds rien en arrêtant ici ma lecture. C’est fou les bêtises qu’on peut lire dans ce torchon, mais quand on sait lire à travers les lignes, c’est assez amusant.

Il avait le mérite d’être honnête, le petit bureaucrate. Oh elle n’avait rien contre lui, c’était une sorte de jeu entre eux tout ça. Ils se provoquaient gentiment sans pour autant se vouloir le moindre mal. Enfin, Basil appela le serveur, pour qu’elle puisse l’accompagner avec sa boisson. Un café pour elle, bien séré. Yelena écarte ses gants pour pouvoir y poser la tasse qui arriva rapidement.

- Je suppose que malgré ma missive brève vous vous doutez de ce qui m’amène ici ?

Oh oui, elle n’avait pas besoin de longs discours pour pouvoir comprendre qu’il venait pour ses créatures. Comme toujours. Rien de bien surprenant. Mais il devait se douter que cela se terminerait encore par un refus de sa part. Elle ne se séparerait jamais de ses animaux, d’aucun d’entre eux. Surtout pas pour ce Ministère qui n’en aurait que faire.

-Oh oui, j’ai bien compris. Mais j’imagine que vous vous doutez un peu de comment tout cela va finir ?

Il allait redemander, donner ses arguments, et elle allait refuser, encore. Et puis ils passeraient à autre chose. Ils étaient habitués à force. Ce n’était pas maintenant qu’ils allaient changer leurs habitudes.

- Mais avant, intéressons-nous aux civilités, comment allez-vous ?

Ah ça, il était bien propre le petit bureaucrate, bien soigné, bien élevé. Oh elle n’était pas une sauvage non plus, mais elle était bien plus directe et faisait plus facilement fie des convenances. Ce n’était pas son truc. Cela faisait perdre son temps d’après elle. Bon, elle faisait un effort en général. Mais ils n’en étaient plus là avec Basil. Alors elle lui offrit un grand sourire proche du rire avant de répondre.

-Mr Carrow, vous savez que ce n’est pas mon truc tout ça. Présentez-moi une nouvelle fois votre dossier, faites-moi une nouvelle proposition, que je puisse la refuser et que nous passions à autre chose.

Oui, c’était au moins assez clair. Et avec lui elle n’avait pas trop peur de parler, même avec cet accent qui la gênait tant habituellement. Mais ses consignes l’étaient tout autant. Elle devait rester catégorique avec lui. Avec le temps, il avait au moins l’avantage d’avoir droit à un sourire de sa part. Sans compter que par rapport à d’autres personnes du clan, elle était assez courtoise. Il s’en sortait bien au final, mais il ne devait pas vraiment s’en rendre compte…

-Vous savez, certains chez nous pensaient même que je ne devrais pas même vous voir de nouveau. Certains prennent mal ces propositions à répétition du Ministère. Je fais un bel effort pour vous Mr Carrow, j’espère que vous vous en rendez compte.

Avoir des dragonniers mécontents en face de soi n’était pas une position très enviable. Il avait au moins la chance de parler avec une femme qui faisait la part des choses et séparait le jeune homme de son travail. Son travail ne méritait que son mépris. Mais lui, il n’en était que l’intermédiaire. On lui confiait un dossier et il devait le prendre, c’était comme ça. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. Et c’était à cette séparation heureuse qu’il devait le sourire de la belle russe.
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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Sam 7 Jan - 12:04

J’avais perdu depuis un moment l’espoir de faire signer un contrat aux clans de dragonniers. Si cela ne tenait qu’à moi, le problème serait clos depuis un moment, on chercherait d’autres créatures que les dragons. Mais non, le Ministère s’entêtait, voulait se montrer fort et se prouver sans doute à lui-même qu’il était capable de faire fléchir des gens qui n’avaient rien à perdre et que l’argent n’intéressait pas. Inutile, une perte de temps totale. Alors forcément, si à mon échelle personnelle je me fichais assez de l’utilité possible des dragons, mes comptes rendus sur nos rendez-vous, à Yelena et moi me valaient des coups sur le bout des doigts. Depuis le temps que je la voyais, je n’arrivais toujours pas (essayais-je seulement un peu ?) à les convaincre. Je ne pensais d’ailleurs pas cela possible. Ils étaient intraitables, et n’acceptaient aucun marché, aucune assurance. Leurs bêtes seraient toujours à eux.

- Bien sûr que je m’en doute, mais au moins on ne peut pas me reprocher d’essayer. A force d’essuyer des refus, on finira par me mettre sur un autre dossier et vous devrez discuter avec quelqu’un d’autre que moi. Sans doute moins sympathique, au passage.

Une petite plaisanterie pour détendre l’atmosphère. Une fois son café apporté, je me plongeais dans ma bierraubeurre.
Forcément, les civilités, ce n’était pas trop son truc, à elle non plus. Avec le temps j’avais fini par le comprendre, il suffisait de voir son accoutrement pour un rendez-vous censé être professionnel. Censé, je disais bien, parce qu’au final nos discussions finissaient toujours par partir ailleurs. Je lui souri, je n’avais même pas amené de papier, j’étais venu avec une feuille unique que Yelena devait signer si elle était d’accord. Or, je savais que ce ne serait jamais le cas.

- J’espère que vous vous rendez-compte à quel point vous me mettez dans une situation inconfortable vis-à-vis de mes supérieurs qui ne se soucient pas du bien-être animal lançais-je en sortant ladite feuille. Mes explications face à mes échecs les laissent un peu… incompréhensifs.

Je posais la feuille devant ses yeux avec un sourire engageant. Une seule bête, pitié. Elle me répondit en me disant qu’elle faisait un effort pour moi. Je m’en rendais bien compte. Le Ministère abusait un peu de leur patience, et si problème il y avait cela retomberait dramatiquement sur moi.

- Je le sais. Il semblerait que nous soyons tous les deux mal vu par notre communauté, alors.

Je marquais une pause le temps reboire une gorgée dans la chope.

- Bon, j’ai déjà eu du mal à faire entendre raison Selwyn sur la question… Et je crois que ce sera notre dernière offre, enfin, avec moi comme intermédiaire.

Je commençais ma lecture, d’un air ennuyé, blasé par ces mêmes paroles que je devais répéter tous les jours :

- « Le service du Commerce International du Ministère de la magie britannique. » blabla…. « Vous propose gracieusement, de veiller sur la bête dont vous aurez choisis de vous délester là où celle-ci vivra. Les soins, l’entretient ainsi que le bien-être du dragon seront à votre charge seule, et le dragonnier présent deviendra un membre du Ministère à part entière… » Blabla, alors… « Nous vous proposons la somme 1 million de gallion pour toute bête proposé et dont l’âge ne serait pas supérieur à 3 ans car comme l’estiment nos experts du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques… » Ca, on s’en fou un peu… Cette offre, c’est plus que le Ministère vous a déjà proposé. L’un de vous aura le dragon à charge, et vous vous occuperez de lui comme bon vous semble. Enfin, le dragon aura une tâche à remplir je présume, mais vous aurez un œil sur ses activités.

Je trouvais cette offre très intéressante, mais je n’étais pas objectif. Je savais qu’avec un énième refus, je passerai un sale quart d’heure dans le bureau de Thadeus Selwyn et que l’on me retirerait le dossier illico presto. Mais ce n’était pas faute d’avoir essayé.

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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Lun 9 Jan - 12:59

Ce pauvre Basil depuis le temps avait essuyé un paquet de refus. Cela n’avait rien de personnel, vraiment pas. Bien au contraire. Elle le trouvait bien sympathique ce jeune homme. Mais ces propositions du Ministère, pour elle comme pour le clan, c’était assez usant. Yelena commençait elle aussi à prendre assez mal le peu de considération qu’ils semblaient  avoir pour leur travail et leurs animaux. Leurs premières propositions étaient les pires. Lorsqu’elle en avait parlé à son retour en Russie, les grands avaient été fous de rage. Ils envoyaient encore Yelena plus par politesse qu’autre chose. Et parce qu’elle ne s’en plaignait pas.  Sûrement parce que Basil était son interlocuteur lors de ces entrevues. Elle avait eu du mal au début. Elle avait pris tout cela très au sérieux, comme une mission importante que son clan lui avait confié. Ce qui était un peu le cas. Maintenant c’était plus facile. Ils se connaissaient mieux et avaient appris à se connaitre assez pour se détendre lors de ces entrevues.

- Bien sûr que je m’en doute, mais au moins on ne peut pas me reprocher d’essayer. A force d’essuyer des refus, on finira par me mettre sur un autre dossier et vous devrez discuter avec quelqu’un d’autre que moi. Sans doute moins sympathique, au passage.


Ils savaient tous les deux qu’elle refuserait une fois de plus. La belle brune ne lui cachait pas. Tout comme il soulignait à son tour qu’il ne faisait qu’essayer comme on le lui avait demandé. Ce n’était pas de sa faute si elle refusait, pourtant c’est comme cela qu’on le ferait passer. C’était définitivement injuste. Elle ne cèderait pas pour autant. Yelena serait sans doute simplement déçue lorsqu’un autre prendrait la place de Basil pour lui faire de nouvelles propositions.

- Il est possible que je sois également moins sympathique avec un autre.


Elle avait beau dire cela sur un ton léger, c’était pourtant bien vrai. Basil elle avait fini par bien l’aimer. Mais un autre, Yelena ne l’aimerait sans doute pas tellement et saurait le lui signifier. Sans compter qu’il aurait pris la place de son interlocuteur pour une raison injuste. Enfin… Buvant tranquillement son café elle laissa Basil sortir son document. Un seul document qu’elle approcha d’elle du bout des doigts. La belle ne commença pas à le lire tout de suite, Basil avait repris la parole.

- J’espère que vous vous rendez-compte à quel point vous me mettez dans une situation inconfortable vis-à-vis de mes supérieurs qui ne se soucient pas du bien-être animal . Mes explications face à mes échecs les laissent un peu… incompréhensifs.

Pourtant la russe était assez claire. Mais le Ministère ne devait pas se rendre compte qu’il faisait des offres impossibles. Ils pensaient peut-être que Basil était responsable de leurs échecs. C’était complètement faux, mais une si grande institution, qui faisait des propositions si indécentes, devait sans doute vouloir décharger sa responsabilité sur un plus petit poisson. Pauvre Basil. Elle lui avait répondu en précisant qu’il en était de même pour elle. Que certains la trouvaient bien trop sympathique avec lui et son Ministère. Mais bon, lui n’y était pour rien après tout.

- Je le sais. Il semblerait que nous soyons tous les deux mal vu par notre communauté, alors.

La belle n’irait peut-être pas jusque-là, mais disons qu’il avait effectivement de la chance que ce soit elle et pas un autre qui était envoyé pour lui parler. D’ailleurs, peut-être que si Basil devait être remplacé, un autre prendrait également la place de Yelena pour refuser plus fermement d’éventuelles nouvelles offres.

- Bon, j’ai déjà eu du mal à faire entendre raison Selwyn sur la question… Et je crois que ce sera notre dernière offre, enfin, avec moi comme intermédiaire.

C’était assez délicat. D’un côté elle était bien entendu satisfaite que son chef ait entendu raison comme il le disait. Leurs animaux avaient une grande importance pour les russes et le Ministère devait en être conscient. Mais en même temps, elle était un peu triste pour Basil. Ce n’était jamais agréable d’être ainsi remplacé après avoir été si longtemps face à des refus à répétition. Elle s’en voulait un peu, mais c’était comme ça. Ils tenaient tous les deux leurs rôles et ne faisaient que ce qu’on attendait d’eux.

- J’en suis navrée, sincèrement. Mais je sais que vous comprenez ma position.

Oui, il devait comprendre. Ils étaient dans le même bateau tous les deux. Enfin, c’était comme ça. Yelena attendait qu’il fasse son habituelle lecture. Elle regardait sa tasse, pensive, attentive, les sourcils froncés sous la concentration. Elle savait déjà qu’elle refuserait, mais elle n’en était pas moins attentive.

- « Le service du Commerce International du Ministère de la magie britannique. » blabla…. « Vous propose gracieusement, de veiller sur la bête dont vous aurez choisis de vous délester là où celle-ci vivra. Les soins, l’entretient ainsi que le bien-être du dragon seront à votre charge seule, et le dragonnier présent deviendra un membre du Ministère à part entière… » Blabla, alors… « Nous vous proposons la somme 1 million de gallion pour toute bête proposé et dont l’âge ne serait pas supérieur à 3 ans car comme l’estiment nos experts du Département de contrôle et de régulation des créatures magiques… » Ca, on s’en fou un peu… Cette offre, c’est plus que le Ministère vous a déjà proposé. L’un de vous aura le dragon à charge, et vous vous occuperez de lui comme bon vous semble. Enfin, le dragon aura une tâche à remplir je présume, mais vous aurez un œil sur ses activités.

Une proposition de plus, une insulte de plus. Elle, comme n’importe quelle autre personne qu’on aurait envoyée à sa place, prenait assez mal cette proposition. Et il y avait plusieurs raisons à cela. Yelena pourrait parler de la somme dérisoire pour un animal de ce genre. Mais c’était un détail. Faire venir un animal de moins de trois ans en Angleterre, c’était de la folie. Il ne serait pas correctement conditionné, pas dressé, et un danger à prendre très au sérieux. Surtout si ils ne comptaient faire appel qu’à un seul dragonnier. Irréaliste. Ils étaient nombreux en Russie, pour prendre soin de beaucoup de bêtes, c’est vrai. Mais jamais ils ne prendraient le risque de rester seuls face à un animal. Et quelle tâche pourrait-on confier à un dragon ? Oh elle le savait bien. Ils s’en servaient de chien de garde pour les plus riches sorciers. Ils gardaient des coffres à la grande et prestigieuse banque anglaise. Yelena en avait déjà vu, mais aucun des leurs évidement. Pauvre bêtes, cela lui serrait le cœur à chaque fois. Son visage était plus dur et un peu plus fermé.

- Ne prenez pas pour vous ce que je vais vous dire Mr Carrow, mais cette proposition est à la limite de l’insulte pour notre travail et nos animaux. Aucun dragonnier n’accepterait de faire partie de votre Ministère, nous nous plions déjà assez face au Russe. Nous ne prendrons pas le risque d’amener un animal de cet âge en plein cœur de Londres, car je sais très bien ce qu’ils comptent en faire. Aucun de mes dragons ne finira comme ceux qui sont sous votre banque. Ce n’est ni plus ni moins que de la torture. Vous ne les entendez peut-être pas mais leur souffrance est ignoble et vous ne convaincrez jamais l’un d’entre nous à céder une bête qui finira comme cela.

Oui, elle était un peu remontée. Mais pas contre lui. Il ne faisait que transmettre les informations dans cette histoire le pauvre. Après avoir bu une nouvelle gorgée de son café, finissant sa tasse au passage, elle poussa un léger soupir avant de détendre un peu son visage. Il ne servait à rien d’en dire plus à ce pauvre Basil. Qu’elle ne croise jamais la personne qui décidait de ces propositions, il passerait un mauvais moment. Mais Basil n’était pas responsable et il était sans doute temps de passer à autre chose.

-Enfin, vous pouvez reprendre votre document, je ne le signerai pas non plus aujourd’hui… Mais si cela  peut vous aider, vous pouvez leur dire que je m’accorde un temps de réflexion ? Je me moque de leur donner de faux espoirs, j’aimerais simplement que vous n’ayez pas trop d’ennuis.

Elle s’en voudrait vraiment qu’il ait de nouveaux ennuis à cause d’elle. Il avait l’air gentil, et ce n’était vraiment pas de sa faute le pauvre. Et puis elle l’aimait bien à force. La belle avait bien envie de l’aider, malgré ce refus qu’elle se devait de lui donner.

- Peut-être pourriez-vous venir les voir vous-même ? Visiter la réserve avec moi ? Si vous êtes curieux, vous avez une excuse toute trouvée pour ce voyage.


Yelena était tout à fait sérieuse et avait retrouvé son visage calme et amical. Qui sait, peut-être qu’à force d’en parler il était curieux de voir à quoi ressemblaient ces animaux qu’il devait obtenir. Elle ne serait pas dérangée de les lui montrer, au contraire. Si il y a bien une chose dont elle était fière, c’était bien de ses animaux.
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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Ven 13 Jan - 10:15

Les conversations avec Yelena étaient toujours particulières, il fallait le dire tel que c’était. Il y avait toujours une certaine provocation, rien de bien méchant. Nous nous amusions à nous renvoyer la balle spontanément, en gardant un semblant de conversation intéressante. Peut-être que ce petit jeu cessait pour parler dossier, mais vu que les dragonniers semblaient ne connaître que le mot « non », cela se clôturait plutôt facilement. Yelena était sympathique dans la mesure du raisonnable. Elle avait parfois des réactions auxquelles je ne m’attendais pas, plus froides que celles que pouvaient avoir des anglais basiques. Le côté slave, ça. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir, d’autant plus si on considérait qu’elle avait grandi avec des grosses bestioles qui crachaient du feu.
Aussi la réponse, bien sûr négative sur ma proposition me vallut une réponse que je jugeais sèche et légèrement agressive. Bon, j’aurais essayé. J’acquiesçais à tout ce qu’elle disait, parce que je comprenais. Et elle avait raison. Selwyn avait été très… Résigné à l’idée d’autoriser une seule personne à venir s’occuper d’une bête. « Comme si nous n’en étions pas capables » m’avait-il souligné. Alors en demander plus, c’était impossible qu’il accepte.
Pourquoi désirer vivre en autarcie ainsi ? Une telle position me dépassait. Je ne comprenais pas comment on pouvait vouloir vivre avec des animaux aussi dangereux toute notre vie, alors qu’une vie certes moins palpitante mais beaucoup moins dangereuse aussi nous attendait plus loin. Alors oui, sans gens comme eux, pas de dragons en captivité d’accord. Très bien, il fallait des gens comme eux. Mais vraiment, c’était au-delà de ce que je pouvais comprendre. J’attendis quelques secondes qu’elle ait finit son monologue pour continuer.

- Une insulte que je suis chargé de porter, j'en suis désolé. Mon chef ne voulait déjà pas d’une seule personne, parce qu’il estime que des spécialistes en sont autant capables en Angleterre. Alors en faire venir plusieurs, vous imaginez ? Pour le prix, je crois que le Ministère estime qu’il est juste parce que la bête n’est justement pas formée.

Je ne dis rien concernant la banque. Avec la position et la fortune de ma famille, je profitais indirectement de cette pauvre bête devant laquelle je passais pour récupérer de l’argent. Comment pouvais-je sincèrement lui envoyer la pierre ? Je savais comment elle avait été dressée, je savais que cette bête n’aurait jamais de vie. Mais je n’y pouvais rien. Elle me proposa de leur dire qu’elle réfléchissait ce à quoi je répondis par un sourire. Ahah, l’innocence. Non au Ministère il fallait des réponses claires, nettes. Sinon, il n’y avait pas de décisions. Si c’était « non » ou « peut-être » c’était un échec. Et là je ne pouvais qu’en rajouter un de plus à mon reluisant palmarès. J’étais un bon vendeur, mais pas avec les russes.

- Non inutile ça se sera pire, mais c’est gentil, merci.

Je pris la feuille et la pliais soigneusement, avant de la ranger dans son pochoir. Au revoir, dossier de dragonniers. J’allais avoir droit à une rafale de reproches mais bon, un peu plus un peu moins… Je ne pouvais pas perdre mon job, de toute manière. Il fallait un haut niveau d’études, et surtout il fallait parler plusieurs langues. Ça ne courrait pas forcément les rues. Non, je risquais juste pour ma réputation et me retrouver obligé de négocier sur des broutilles de quelques misérables millier de gallions. Rien de bien intéressant pour moi. Un dossier sur les dragons, ça c’était intéressant, j’avais appris beaucoup de chose. Mais l’aventure allait s’arrêter là pour moi. Je réfléchissais à cela, ma chope de bierraubeurre dans ma main lorsque Yelena reprit la parole.
Aller les voir, sérieusement ? Elle voulait m’offrir en steak ou bien ? Je me demandais si elle plaisantait mais elle avait vraiment l’air sérieuse. J’étais téméraire, je ne pouvais qu’accepter.

- Ce serait avec plaisir, vos activités m’intriguent. J’ai un congé dans quelques semaines, pendant les vacances scolaires. Peut-être que ça vous va ?

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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Dim 15 Jan - 1:34

Discuter avec Basil Carrow avait le mérite d’être intéressant. On ne s’ennuyait jamais avec lui, il rebondissait sur tout ou presque. Pour quelqu’un comme Yelena qui avait à peu près le même réflexe, c’était très appréciable. Elle aimait parler avec lui et avoir ces échanges animés. Ils ne pouvaient pas s’ennuyer pour cela, mais également parce que leurs entrevues avaient au départ un but commercial. Ils devaient marchander tous les deux, c’était la seule réelle raison de ces visites qu’elle lui rendait. Mais l’un comme l’autre finissaient par apprécier ces petits moments qu’ils partageaient en plus. Qui étaient d’ailleurs bien plus agréables. Parce que le dossier en lui-même n’avait jamais réellement bougé. Il demandait, elle disait non, il rangeait et puis c’était tout. Enfin, c’était tout jusqu’à leur « vraie » conversation. Celle qui était plus détendue et agréable.

Mais avant de passer à plus agréable il fallait en finir avec le premier motif de leur entrevue. Cette question épineuse et désagréable qu’était le commerce  de dragons. De ses dragons, ses bébés à elle, ses créatures adorées. Et jamais elle n’accepterait de s’en séparer pour n’importe quel prix. Tout comme tous les autres dragonniers avec qui elle avait grandi et travaillait aujourd’hui. Alors il est vrai que sa réaction face à la nouvelle proposition du Ministère pouvait être quelque peu agressive. Ce n’était pas contre Basil, pas du tout. Mais elle prenait très mal le manque de considération de son service pour leur travail. Ils y mettaient beaucoup de temps et de volonté. Sans compter les risques qu’ils prenaient tous les jours avec ces bêtes magnifiques. Yelena avait déjà fait un paquet de visites dans les hôpitaux pour différentes blessures. Et l’expérience ne changeait rien, les risques étaient toujours présents, au-dessus de leur tête à les attendre sagement. Ils pensaient vraiment pouvoir prendre en charge un de ces animaux ? La prétention de ces anglais pouvait parfois encore l’étonner au plus haut point. Cette proposition n’était qu’une vaste plaisanterie à ses yeux.

- Une insulte que je suis chargé de porter, j'en suis désolé. Mon chef ne voulait déjà pas d’une seule personne, parce qu’il estime que des spécialistes en sont autant capables en Angleterre. Alors en faire venir plusieurs, vous imaginez ? Pour le prix, je crois que le Ministère estime qu’il est juste parce que la bête n’est justement pas formée.

Ah ça, des spécialistes, ils en avaient. Yelena était pratiquement sûre que ces soit disant spécialistes n’avaient jamais approché un dragon de leur vie. Et qu’ils n’aillent pas dire que les avoir vu de loin et lu des livres suffisait. Ça se saurait et sa vie aurait été bien moins animée si ça avait été le cas. La belle russe était très sceptique, mais après tout, il avait raison, il n’était pas responsable de tout cela il ne faisait que porter le message. Basil était d’ailleurs quelqu’un de bien sympathique, alors elle ne lui reprocherait jamais rien à ce niveau. Un sourire un peu mauvais s’était posé sur son visage alors qu’elle regardait sa tasse vide toujours entre ses mains.

- Alors là je serai bien curieuse de savoir ce que cela donnerait de mettre vos spécialistes devant mes animaux. Ils ne tiendraient pas cinq minutes sans être brûlés vifs ou éviscérés par un coup de patte.


Elle en savait quelque chose. Plus jeune, à ses débuts, elle s’en était pris plusieurs. La belle avait encore des traces de ces coups de pattes dont elle parlait. Et des brûlures elle en avait encore assez régulièrement au final. Enfin, elle ne s’étendrait pas plus à ce sujet avec Basil, il n’y était pour rien. Elle lui avait d’ailleurs proposé de dire à ses supérieurs qu’elle n’était pas décidée pour lui laisser un peu plus de temps. Elle se sentirait mal qu’il ait des ennuis à cause d’elle…

- Non inutile ça se sera pire, mais c’est gentil, merci.

Et bien c’était visiblement raté. Elle lui accorda un regard sincèrement désolé. Le pauvre, il aurait de nouveaux ennuis à cause d’elle. Enfin, pas vraiment à cause d’elle uniquement, mais en tout cas c’était elle qui lui donnait un nouveau refus, au même titre qu’il  lui apportait jusqu’à présent les nouvelles propositions.  

-J’en suis désolée Mr Carrow…

Oui, elle était déçue de devoir lui donner toujours cette même réponse mais elle ne pouvait pas faire plus d’efforts à ce sujet. La russe se devait de protéger ses animaux et son clan, sa famille. Elle lui avait cependant fait une proposition, par pure envie de lui être plus agréable. Maintenant qu’elle lui souriait plus sincèrement et détendue elle avait osé lui proposer une visite de ce lieu un peu secret qu’était la réserve dont elle s’occupait. Qui sait ça pourrait peut-être l’intéresser de les voir, ces fameux dragons dont ils parlaient tout le temps. Après tout, ces créatures étaient magnifiques. De grands animaux, les plus grands des dragons. Leurs écailles d’un gris métallique étaient simplement magnifiques Yelena trouvait que cela leur donnait l’air d’être de vrais bijoux, magnifiques et précieux. Et leurs yeux brillaient comme des rubis, d’un rouge prenant. Oui, ils étaient magnifiques, et d’une grande grâce en vol. La belle était passionnée, c’était encore peu dire.

- Ce serait avec plaisir, vos activités m’intriguent. J’ai un congé dans quelques semaines, pendant les vacances scolaires. Peut-être que ça vous va ?

Et bien cela semblait être parfait. Elle devait y retourner pendant les vacances de toute façon. Yelena trouvait cela parfait en fait, cela lui laissait aussi le temps de faire toute la paperasse qui irait avec. Et oui faire venir un anglais jusque là-bas un territoire si surveillé par les autorités russes cela se préparait un peu. Mais ce n’était pas un problème, il fallait simplement préparer un peu les choses, ce qu’elle ferait donc rapidement. Et puis il fallait aussi prévenir les autres dragonniers. Surtout ceux qui étaient si vexés suite à ces propositions à répétition ou tout simplement qui étaient contre une quelconque surveillance de l’administration et ne manqueraient pas de faire un accueil glacial et désagréable au bureaucrate. Mais là encore Yelena pourrait gérer. Il serait son invité et elle comptait en prendre soin.

- C’est parfait pour moi ! Je pourrais passer vous prendre ici ? Mais je vous déconseille les belles capes ou les costumes, nous ne prenons pas le thé là-bas, nous soignons des animaux sauvages.

Elle riait presque toujours amusée par les précautions vestimentaires de son interlocuteur. Oh elle n’avait rien contre et le trouvait très élégant. Mais ce n’était pas des plus approprié pour ce genre d’endroits. Et en pensant à ces petites différences, la belle avait sorti de son sac une bouteille simple transparente, tout comme le liquide qui y était enfermé, simplement gravée pour donner l’impression d’écailles, ainsi que deux petits verres assortis.

- J’y pense, je vous ai apporté une bouteille de chez nous, Vodka artisanale de l’ancien Dratsena. Personne ne sait vraiment comment il la fait mais elle vaut le détour. Intéressé ?

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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Dim 22 Jan - 21:47

Je regardais Yelena d’un air indéchiffrable. J’étais un peu agacé moi aussi de leurs refus catégoriques, toujours les mêmes, formulés de la même manière. A chaque fois. J’essayais de trouver des solutions qui arrange tout le monde. Soit on me refoulait au Ministère, soit on me refoulait pendant les négociations. Ce dossier bien qu’intéressant, me hantait totalement. Je savais que j’aurais un refus à l’avance et pourtant ce n’était pas faute de faire des efforts. Mais voilà, tout était là : j’étais le seul à faire des efforts. Et c’était pour ça que le dossier n’avançait pas. Les dragonniers partaient déjà avec l’idée de dire non, pourquoi continuer de s’acharner sur le dossier ? Pourquoi me faisais-je engueuler tout le temps ? Forcément l’idée d’avoir un spécialiste anglais devant l’un de leurs animaux amusait Yelena qui ne semblait pas convaincu par la chose. Je ne l’étais pas non plus.

- Ce n’est pas mon problème s’il termine grillé…

J’avais tenté un peu d’humour pour lui faire comprendre que j’étais globalement d’accord avec elle, et que l’idée était tout simplement ridicule. Grostesque. Insultante, même. Mais je n’y pouvais rien et heureusement.
La prof s’excusa de sa position mais ce n’était pas grave. Ce n’était pas sa faute non plus.
Je fis un geste las. Sujet clôturé. Pas de vente pour aujourd'hui ni jamais, sans doute.
Mais nous étions déjà repartis sur un autre sujet. Les vêtements pour mon voyage en Russie. Bon, d’accord je laisserais tomber cette cape que j’aime tant, pas de soucis. Je ferai avec, mais je m’habillerai chaud, surtout. Repenser à la proposition de Yelena me faisait réaliser que je n’allais sans doute pas être très bien reçu en Russie. Mais autant ne pas y penser tout de suite. Je ne savais pas du tout comment allait se passer cette visite, tant que je ne finissais pas mort et enterré tout allait bien. Mais je ne devais avoir rien à craindre avec elle.

- Oui ici ce sera parfait. Je m’habillerai en conséquence, même si ça va me coûter de laisser ma cape à Londres.

Ma propension à m’occuper de moi et de mes habits semblait amuser mon interlocutrice qui ne semblait pas préoccupé par cela. Son look détonnait et en même temps, on ne devait pas être très raffiné chez elle, c’est vrai. D’ailleurs, Yelena sortit de son sac une bouteille pleine et je n’eus aucune difficulté à voir qu’il s’agissait d’alcool. M’entraîner sur ce terrain-là n’était pas une très bonne idée… Vodka… Artisanale ? Mon dieu mais quel goût elle devait avoir… Je n’aimais pas l’alcool, non en fait je détestais cela. Mais refuser serait mal venu, non ?

- Oh vous savez je ne suis pas très porté sur l’alcool, mais je crois que refuser serait mal venu, non ?

Je finis donc ma bierraubeurre d’une traite et fis glisser ma chope vers elle.

- Un verre, mais pas plus.
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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Mar 24 Jan - 20:08

Yelena était plutôt simple à comprendre en fait, le seul problème était que cette femme ne se laissait pas forcément approcher simplement. Elle avait du mal à faire confiance au premier abord et pouvait sembler un peu froide et fermée. Mais elle faisait des efforts pour ne pas laisser cette impression traîner trop longtemps si vous aviez su lui plaire. Elle n’était pas très difficile et même assez perspicace quand elle s’en donnait la peine. Et le jeune Carrow par exemple, même si ils ne partaient pas en accord avec ce qu’il lui demandait, et bien elle lui trouvait un certain potentiel de sympathie. Ils avaient un peu le même humour et pouvaient tomber d’accord sur quantité d’autres sujets que ce dossier qui faisaient d’eux d’éternels insatisfaits. Pouvait-on parler d’amitié ? Peut-être pas, ou pas encore en tout cas, on ne sait jamais. Mais elle l’aimait bien et il semblait éprouver la même chose. Alors à défaut de tomber d’accord, ils savaient au moins transformer ce désaccord en moment agréable et convivial.

Cette dernière proposition laissait tout de  même un goût bien amer à Yelena. C’était assez vexant qu’ils puissent imaginer qu’un tel travail, la vocation d’une vie, puisse être exercé  par ce qu’ils osaient appeler des spécialistes. Depuis toute petite, depuis sa naissance, Yelena vivait parmi ces créatures. C’était l’expérience de toute sa vie qui faisait qu’aujourd’hui elle pouvait tenir à peu près sereinement face à elles.

- Ce n’est pas mon problème s’il termine grillé…

Humour un peu noir mais il avait le mérite d’oser le Basil, et il montrait par cette simple phrase qu’il était au moins un peu de son avis. Ce qui jouait plutôt en sa faveur. Bien que Yelena avait tout de même jugé bon de s’excuser. Le pauvre Basil n’y était pour rien dans toute cette histoire. Le geste de la main qu’il lui accorda en retour lui fit comprendre qu’il passait à autre chose cette fois. Et quelle chose ! Yelena à défaut de lui vendre un de ses dragons chéris, lui offrait la possibilité de directement venir les voir. Les voir là-bas, en Russie, dans cette réserve et ces grands espaces où ils pouvaient vivre tranquillement, sans craindre le Ministère et leurs spécialistes, sans craindre les moldus, ni même quelques sorciers mal intentionnés. Les entrées ne se faisaient pas comme cela sur ce territoire que les dragonniers défendaient fièrement.

- Oui ici ce sera parfait. Je m’habillerai en conséquence, même si ça va me coûter de laisser ma cape à Londres.

Yelena trouvait cela amusant, cette manie que Basil comme d’autres avaient avec leurs vêtements. Elle ne se posait clairement pas autant de questions elle. Oh elle ne mettait pas n’importe quoi non plus. La belle russe se contentait de privilégier les matériaux simples et sans prétention, du pratique quoi. Basil lui faisait attention à son image et sa belle cape brodée en était une belle preuve. Certes c’était très joli, mais Yelena ne prendrait pas la peine de faire tant d’efforts. Et puis, pour qui d’abord ? Pour ses élèves qui de toute façon n’étaient pas là pour ça ? Pour ses dragons qui en feraient un joli combustible ? Pour ses collègues et amis dragonniers qui ne portaient de toute façon pas autre chose qu’elle ? Cela serait totalement inutile et prétentieux même pour certains. Elle n’y faisait simplement pas attention.

- Oh vous pouvez toujours la prendre si cela vous coûte tant. Mais je vous parle de neige, de boue et d’un grand nombre de flammes et de griffes, je ne suis pas sûre qu’elle s’en sorte indemne la pauvre. Je ne peux pas veiller sur vous-deux.

Elle plaisantait sans réellement le faire. La belle ne lui disait pas cela pour l’effrayer ou quoi que ce soit de négatif. Son ton était même plutôt léger. Mais il y aurait réellement tout cela là où elle voulait l’emmener. Bien qu’elle avait bien assez d’expérience pour s’assurer qu’il n’ait rien tant qu’il suivrait ses consignes. Elle ne lui ferait pas prendre trop de risques, elle n’avait pas l’intention de le lâcher dans l’enclos des animaux qui n’étaient pas encore dressés avec un morceau de viande dans chaque main. La belle voulait simplement pouvoir lui faire découvrir cet univers particulier qui faisait sa vie, là où elle avait grandi et appris tout ce qu’elle savait aujourd’hui. Enfin, là encore ils étaient rapidement passé à autre chose. Ils étaient en fait passé à quelque chose de très sérieusement différent. A la Vodka artisanale que Yelena lui avait gentiment ramené. Elle n’avait aucune mauvaise intention mais chez eux on en buvait entre amis, pour les fêtes, les évènements un peu particuliers. Et elle avait eu envie de partager ça avec lui.

- Oh vous savez je ne suis pas très porté sur l’alcool, mais je crois que refuser serait mal venu, non ?


Et bien… c’est sûr que c’était un peu limite. Bon elle ne se vexerait pas vraiment mais c’était quelque chose d’assez important qu’elle partageait avec lui. Cette Vodka, ils étaient les seuls à en boire en Russie, hors de question de la commercialiser. Et pourtant elle était aussi forte que parfumée. Une merveille d’après ceux qui y avaient goûté.

- Disons que c’est une occasion qui ne repassera sans doute pas. Mais je ne vous oblige à rien non plus…

Là-dessus, Basil termine sa choppe avant de lui tendre, l’air déterminé. Il lui faisait passer sa choppe oui, pour goûter à ce genre de choses. C’était un peu prétentieux tout de même. Yelena eut un petit rire. Il ne devait effectivement pas avoir une grande expérience avec l’alcool pour avoir un tel geste.

-Un verre, mais pas plus.

Ah bah là, avec un verre pareil la bouteille y passerait presque. Alors ça aurait de quoi le calmer un moment. Mais écartant de la main la chope dans un sourire, Yelena n’entendait pas lui faire cette mauvaise blague.

- Avec un verre pareil Mr Carrow vous pourriez à peine tenir sur votre tabouret. Non, partons sur les miens si vous le voulez bien. L’Ancien ne plaisante pas avec ses mixtures…

Les siens, les deux petits verres  gravés qu’elle avait ramené. Rien  qu’en retirant le bouchon de la bouteille l’odeur montait déjà chatouiller les narines. Oui, c’était… de l’artisanal. C’était le mot qui convenait. Après avoir servi les verres, elle en tendit un à Basil en levant le sien. Un fois son interlocuteur au même niveau, elle lança franchement :

- на здровье !

Là-dessus elle vide le sien d’une traite avant de le reposer sur la table dans un bruit sourd. Ça réchauffait, c’est sûr. Elle n’en abuserait pas, elle savait bien que cela pouvait vite monter à la tête, par expérience et pour en avoir vu quelques-uns se faire avoir au clan. Mais elle attendait la réaction de Basil. La belle russe sentait que ça allait être… dire comique serait abusé sans doute mais pas trop loin de la réalité. Bien qu’elle ne dirait rien.

- Alors, qu’en dites-vous ?
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MessageSujet: Re: "Un pub bondé et une boisson à moitié entamée" [B. Carrow & Y. Dratsena] Lun 30 Jan - 16:40

Basil esquissa un léger sourire lorsqu’elle lui répondit au sujet de sa cape. Il ne voulait pas s’en séparer mais pas la salir non plus. Elle avait coûté cher et le bureaucrate acceptait bien de la laisser le temps d’une journée à Londres.
Ensuite était venu l’alcool. Basil se rappelait de sa première et unique cuite de sa vie… Il ne comptait pas renouveler l’expérience. Aussi lorsqu’il lui avait passé sa chope c’était en pensant qu’elle n’avait pas de verre, pas dans l’idée qu’elle la lui remplisse entièrement. Alors forcément quand elle lui répondit, Basil ne comprit pas de suite. Il ne voulait qu’un fond de verre, une gorgée en somme. Pas plus mais Yelena ne devait pas l’avoir compris comme cela. Il la vit sortir deux petits verres à liqueur, idéaux pour ce type de mixture. « Ne vous méprenez pas » lança-t-il, « je ne voulais qu’un fond de chope ».

Elle remplit les verres sous ses yeux bruns et lui en tendit un, avant de boire le sien cul sec. Toute la bonne volonté du commercial venait de s’envoler. Qu’est-ce qu’il n’aimait pas l’alcool ! Oh oui, il en prenait parfois un verre si les soirées étaient dures… Mais c’est tout. Enfin, exception faîte la dernière fois, à Pré-Au-Lard en compagnie de Marlene McKinnon une jeune Gryffondor aussi écervelée qu’insupportable. Il avait bu plusieurs verres, se forçant presque avec l’espoir d’oublier la voix de la jeune fille. Prenant exemple sur sa probable ancienne intermédiaire, Basil bu cul sec.

Une grimace pour faire passer le goût ignoble avant de reposer violemment son verre sur la table. Un verre mais pas plus, il restait sur son idée. Quand Yelena lui demanda ce qu’il en pensait Basil ne savait pas trop sur quel pied danser. Aussi il préféra botter en touche. « Il est différent de ceux que j’ai déjà goûté, plus fort, je dirais… »
Sans pourtant donner son avis sur le goût véritable de la chose. Une honte pour un homme mature de ne pas aimer les saveurs de l’alcool. Mais vraiment, ça ne passait pas. Il en vînt même à regretter d’avoir si vite finit sa chope de bierraubeurre. Heureusement, il lui en fallait plus pour avoir des flashs devant les yeux. Carrow ne tenait peut-être pas l’alcool comme ses frères, il ne voulait pas finir déchiré devant un pub entier. « Mais bon, un verre avais-je dit » rappela-t-il en levant un doigt. « C’est largement suffisant pour goûter et je vous remercie de me l’avoir permis ».
Basil lui sourit. Il était assez touché qu’elle ait ouvert la bouteille pour lui et s’en voulait un peu de ne pas en prendre plus. Mais ça ne passerait pas. Sûrement pas.
Le bureaucrate souhaitait vraiment relancer la discussion mais il ne savait pas trop quoi dire. Aussi, il ajouta d’une voix platonique : « Enfin, je n’ai jamais tenu l’alcool en plus de ça ». Aaron devait toujours avoir les photos de lui dans un état pathétique ce jour-là, où il avait bu. Après, ils étaient tous dans un état épouvantable, ils fêtaient leur sortie de Poudlard, s’il se souvenait bien. Les souvenirs restaient quand même assez flous, mais il se rappelait quand même du réveil disons… Difficile. Et l’alcool n’était pas de cette qualité-là. S’il avait touché à la mixture russe, nul doute qu’il aurait été finit au… disons, au troisième verre ?
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