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C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS

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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Sam 24 Déc - 13:03

Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’une nouvelle vague de premières années arpentaient les couloirs du château aux côtés de leurs pairs plus âgés. Et la jeune Marlene, qui avait grandi dans une maison moldue, ne se lassait pas de toutes ses découvertes ! Chaque nouvelle journée emmenait avec elle son lot de surprises : tableaux bavards, armures mouvantes, balais volants … Les sorciers moins novices de sa promotion avaient rapidement cessé de se moquer d’elle en découvrant qu’elle brillait d’un esprit vif en classe. Dotée d’un culot inébranlable et offrant des sourires à tour de bras, il était de toute façon plus facile d'être sympathique que désagréable avec elle.

Alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre ses meilleures amies Luzia et Hazel pour déjeuner, une nouvelle surprise - moins heureuse que celles auxquelles le château l’avait jusque là habituée - portant le nom de Peeves la poussa à accélérer le pas en la bombardant de bombes à eau ! L’Écossaise arriva dans la Grande Salle en poussant des cris aigus et en s’abritant sous son manuel de métamorphose à l’usage des débutants qui n’expliquait malheureusement pas comment transformer son livre en parapluie. Fort heureusement, l’attentive préfète de sa maison la sauva de son embarras en chassant l’esprit frappeur avant de lui dégager une place sur le banc à côté d’elle en remuant les fesses. « Wahow ! C’est dingue la façon dont tu l’as chassé ! » la remercia la première année en s’installant et en oubliant au passage son rendez-vous à la table jaune et noire. « Merci mille fois en tout cas, sans ton intervention, j’pense que j’étais condamnée à le fuir jusqu’à Glasgow et ça m’aurait tué de … ». Marlene qui s’était déjà créée une réputation de redoutable pipelette parmi les gryffondors ravala soudainement sa plume à papote en croisant le regard de Nate Ronald Curtis. Oui, elle connaissait ses deux prénoms après avoir été jeté un coup d’œil curieux à la liste des joueurs de Quidditch de sa maison. Oui, elle savait aussi qu’il jouait au Quidditch et évoluait au poste d'attrapeur. Oui, elle savait beaucoup trop de choses sur lui mais pas assez encore. Oui, elle avait le béguin pour lui ! Elle ouvrit des grands yeux de botruc et les baissa vers son assiette dans laquelle était apparue une cuisse de poulet accompagnée de frites. « Huuuuuuuum ». Elle sentait son visage s’enflammer et recouvrit son plat de ketchup avec le bête espoir que son visage paraîtrait moins rouge en comparaison au condiment. Elle était encore trempée et fraîchement humiliée et s'était assise juste en face de lui ! Courage Marlene, c’est pas comme si t’étais forcée de lui parler, hein ? Elle se redressa et tourna la tête vers la préfète prête à reprendre son flux de paroles mais celle-ci se leva en même temps que son groupe d’amis. Et Marlene resta seule en bout de table avec Nate. Elle aurait pu rester silencieuse sauf que … « Euh … tu-tu veux du-du ketchup ? » … c’était Marlene ! Elle grimaçait comme si on venait de lui faire avaler une branchiflore et secoua la bouteille qu’elle venait à l’instant de vider sous ses yeux en espérant qu’il y’en ait encore un peu, et il en restait encore un peu puisqu’un jet jaillit soudainement entre eux. « Oups … » s’excusa-t-elle en reposant finalement l’arme du crime. « J’me sens vraiment stupide ! » confessa-t-elle en riant timidement et en plongeant son regard dans ses yeux noirs magnifiques, les mêmes que Paul McCartney ! Il était vraiment trop beau !

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Dernière édition par Marlene McKinnon le Mer 29 Mar - 9:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Jeu 29 Déc - 22:24

Il faut absolument que tu chopes le vif avant que les Serpentard n'aient marqué 20 points au match, lui somma Anne Bowes-Lenhsman,une des poursuiveuses de l'équipe.

Nate hocha la tête en mâchonnant les haricots rouges de son chili con carne. Il le savait depuis plusieurs semaines, compte tenu des résultats des précédents matchs. Si Gryffondor voulait remporter la coupe, il devrait s'emparer du vif au tout début du match. Un vrai chalenge qu'il avait envie de relever.
Je file, fit Anne en se levant, je dois aller à la bibliothèque pour...

Mais des cris à l'entrée de la salle l'interrompirent. Une première année de la Maison, prise en chasse par Peeves, tentait vainement de s'abriter sous son manuel.
Lui alors, fulmina Anne qui, de la joueuse, redevint la sérieuse préfète qu'elle était.

Les mains sur les hanches, elle abandonna Nate et s'en alla menacer Peeves d'aller chercher le Baron Sanglant. L'esprit frappeur, après une dernière boutade, fit demi-tour, et un calme relatif retomba sur la Grande Salle. La première année, prenant place sur le banc en face de Nate, remercia avec effusion la préfète. Nate observa son visage, tentant vainement de se souvenir de son nom - était-ce Marilyn ? Il n'en était pas convaincu, mais ne devait pas être si loin.

Le troisième année avait dû la scruter un peu trop longtemps car elle se tut en tournant le visage vers lui. Rougissant, elle plongea le nez dans son assiette. Nate sourit en coin - ce que les premières années pouvaient se montrer timide. L'avait-il été autant, à son époque ?
Il continua son repas. Anne, après avoir assuré à la jeune fille que c'était tout à fait son rôle, s'en alla à la bibliothèque. Nate attendait Fabian qui devait revenir de son cours de divination. Il avait tellement faim qu'il n'avait pas pu s'empêcher de commencer son repas sans son copain.
Euh … tu-tu veux du-du ketchup ? lui demanda une petite voix hésitante.

C'était la première année. Tout d'un coup, son véritable prénom émergea dans l'esprit de Nate. Marlene, mais oui, bien-sûr ! Il savait qu'il n'était pas loin, tout-à-l'heure ! Le ketchup et le chili con carne ne faisant, au goût de Nate, pas bon ménage, il allait hocher la tête par la négative. Mais la jeune Marlene avait entrepris de secouer le flacon et une gerbe de sauce rouge et sucrée aspergea la table, et, même, il y en eut un peu qui tomba dans le verre de Nate. Chic.
Si elle avait pu disparaître de la surface de la terre, probablement que Marlene l'aurait fait. Le garçon leva la main, assurant que ce n'était pas grave. Et c'était vrai : son chili avait été épargné.
J’me sens vraiment stupide, lâcha-t-elle soudainement.

Et Nate commençait à l'être un peu aussi. Comment rassurer cette gamine alors qu'il ne pouvait pas parler ? Elle évitait de plus en plus de le regarder, si bien qu'elle ne voyait ni les sourires ni les gestes rassurants de l'attrapeur. Ah, voilà qu'elle le regardait. Nate lui sourit franchement et sortit sa baguette pour nettoyer le ketchup. Enfin, il retourna à son plat, ayant le sentiment que l'incident était clôt.

Spoiler:
 


Dernière édition par Nate R. Curtis le Sam 7 Jan - 20:48, édité 1 fois
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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Sam 31 Déc - 10:42

Était-ce possible de passer d’un visage rouge cramoisi à un visage rouge pourpre ? Ou était-ce plutôt une couleur réservée à l’asphyxie ? Attendez ! Est-ce qu’elle respirait encore ? Oui ! Ouf ! Quand il lui adressa un sourire en la regardant directement dans les yeux, elle pouvait parfaitement sentir son visage s’enflammer, et le cercle vicieux gêne, rougissement, gêne, rougissement s’enclencher. Elle qui était naturellement bavarde et trop pleine de confiance ouvrait et fermait la bouche comme un poisson hors de l’eau. Pour la première fois, le monde n’était plus son océan et elle prenait conscience de sa petite personne, de ses cheveux mouillés et ô malheur du bouton qu’elle avait trituré sur son menton ce matin - peut-être dissimulé par sa rougeur générale remarquez ! - sous le regard noir de Nate Ronald Curtis. Comment faisait-on pour transplaner ? Si elle l’avait su, elle aurait tenté le coup et pris le risque de finir désartibulée. Elle perdait complètement ses moyens. Il fallait qu’elle parle dans les cinq prochaines secondes, dise quelque chose avant qu’il la pense bonne pour Saint Mangouste. Alors elle prit une grande inspiration et expira le premier mot qu’elle avait en tête. « Magnifique ! ». Quoi ? Non ! Bouse de dragon ! Rattrape-toi, rattrape-toi ! « Tu es magnifique ! ». Comment avait-elle pu rendre ça encore pire ? Son coeur battait la chamade et pompait finalement de l’oxygène jusqu’à son cerveau. « J’veux dire … Tu es en … Quoi ? Troisième année ? » feignit-elle de ne pas savoir et plutôt fière de son coup. « Et tu maîtrises déjà les sortilèges informulés ! Ca montre vraiment, plus encore qu’une maîtrise de la magie, une grande force mentale ! ». Sa fourchette jouait distraitement avec son poulet et elle baissa finalement les yeux vers son assiette avant de se forcer à en mâchonner un morceau en espérant qu’il parvienne à glisser jusqu’à son estomac noué.

Bon ! Son départ avait été très rock’n roll mais elle trouvait qu’elle ne s’en était pas trop mal sortie au niveau du rattrapage … enfin il était encore vivant, et elle était encore vivante, alors c’était plutôt positif tout ça, oui ? Elle n’arrivait pas encore à le regarder directement dans les yeux sans se métamorphoser en pivoine mais elle arrivait malgré tout à aligner plus de trois mots. Et enorgueillie par sa personne - rien ne l’enorgueillissait autant que sa personne ! - elle continua à piquer sa fourchette dans son plat pour alimenter son courage. Elle avait après tout la chance d’être seule avec lui en bout de table ? C’était un peu comme si les étoiles s’étaient alignés pour leur offrir un rendez-vous en tête à tête, non ? C’était une chance qu’elle ne pouvait décemment laisser passer ! C’était une McKinnon et les McKinnon étaient des femmes fortes ! Elle but une rasade d’eau et fit claquer le fond de son verre un peu plus fort que nécessaire contre la grande table avant de confronter son regard. « Holà tavernier, sers-moi un autre verre de ta meilleure barrique ! » plaisanta-t-elle. Elle ouvrit de grands yeux de botruc ! Les mots qu’elle prononçait atteignait toujours ses oreilles en même temps que celles de ses interlocuteurs, elle ne réfléchissait jamais avant de parler. Et les montagnes russes reprirent. Elle se remit à rire avec gêne. « C’était … une-une plaisanterie ? » tenta-t-elle sans assurance. « J’me sens vraiment stupide ! » répéta-t-elle avec l’impression d’être bloquée dans une boucle temporelle. « Tu veux de l’eau ? » proposa-t-elle en faisant déborder son verre déjà à moitié plein. Et le rire encore ! « Ouais avec moi le verre n’est pas seulement à moitié plein, mais déborde ! ». Elle reposa le pichet et le regarda dans les yeux. « T’es pas du genre à combler les silences à table, j’me trompe ? J’pense qu’on devrait bien s’entendre du coup parce que j’suis carrément du genre à combler les silences moi ! C’est dingue ça, on s’parle depuis quoi ? Même pas une minute et … on s’complète déjà ! ». Elle but une nouvelle rasade d’eau pour éteindre l’incendie de ses joues qui commençait à se raviver et le regarda de nouveau dans les yeux en notant pour elle-même que si elle voulait passer plus de temps avec lui, il faudrait que sa vessie s’y habitue. « Dis, tu m’apprendrais à jouer au quidditch ? » lança-t-elle finalement de but en blanc alors qu’elle se fichait complétement de ce sport.

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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Sam 7 Jan - 21:38

Il s'avéra que l'incident n'était pas clôt. Nate adorait le chili et dégustait son assiette comme si c'était le dernier repas de toute sa vie. Il avait complètement exclu de sa tête la possibilité que la première année l'interpellât de nouveau. Il savourait donc son repas, regrettant même qu'il ne fût pas davantage épicé.
Tu es magnifique !

Il releva la tête avec stupéfaction. Avait-il bien compris ce qu'il avait entendu ? Cela venait-il de Marlene ? Manifestement oui, car elle le regardait, le visage plus rouge que du concentré de tomate. Nate ne sut pas quoi faire. Parlait-elle de lui ? Se moquait-elle ? Jamais on n'avait dit au troisième année qu'il était magnifique. Cela ne lui déplaisait pas, seulement c'était sorti si brusquement que c'en était déroutant. Il tenta de sourire, mais il était trop perturbé - il ne parvint qu'à faire une grimace un peu grotesque.
Devant lui, la jeune fille reprenait de plus belle, lui posant des questions auxquelles il avait à peine le temps acquiescer - mais au moins étaient-ce des questions fermées, ne nécessitant qu'une réponse par oui ou par non. Quant aux informulés... Si elle savait. Nate n'avait guère eu le choix et se souvenait que, à l'âge de Marlene, il avait eu de nombreux cours de soutien avec Flitwick pour maîtriser les informulés. Encore aujourd'hui, il arrivait que des sorts soient si complexes qu'il mettait plus de temps que les autres à les maîtriser. Heureusement, tout cela devenait de plus en plus facile. Quand on a un handicap, il est bien connu que l'on compense ailleurs.

Nate essayait de suivre la babillante Marlene, et sursauta quand elle frappa la table de son verre, craignant qu'il ne s'ébréchât sous le choc. Cette gamine était vraiment un phénomène.
Il avait avancé la main vers la carafe d'eau, mais elle fut plus rapide. Le Gryffondor resta donc ainsi, la main en l'air, sans s'en rendre compte.
J’me sens vraiment stupide, dit-elle tandis que l'eau dégobillait de son verre, se répandant sur la table.

Nate regarda autour de lui. Aucun élève ne regardait dans leur direction. Il ne voyait personne qui aurait pu l'aider à dire à Marlene qu'il était muet, qu'il ne servait donc à rien de s'exciter plus que de raison. Coup du sort...
T’es pas du genre à combler les silences à table, j’me trompe ? J’pense qu’on devrait bien s’entendre du coup parce que j’suis carrément du genre à combler les silences moi ! C’est dingue ça, on s’parle depuis quoi ? Même pas une minute et … on s’complète déjà !

C'était sûr que Marlene était un as en matière de logorrhée. Tout l'inverse de Nate qui n'avait d'autre possibilité que le silence et les gestes. Le garçon était un peu assommé par le flot de paroles qui se déversait sur lui de manière incontrôlable. De nouveau, il signa, mais elle regarda ailleurs, vidant d'un trait son verre d'eau.

▬  Dis, tu m’apprendrais à jouer au quidditch ? poursuivit-elle sans tenir compte des tentatives de Nate pour se faire comprendre.
Quoi ? Qu'est-ce que le quidditch venait faire, là, maintenant ? Il cligna des yeux. Cette fille était folle, vraiment !
Une fois encore, il regarda autour de lui. Il fallait faire quelque chose ! Marlene était si rouge qu'elle risquait d'être mal et de tomber en syncope. Mais ils étaient seuls au bout de leur table. Fabian n'arrivait toujours pas, et Nate ne savait pas comment elle réagirait s'il se levait pour aller chercher quelqu'un. Aussitôt, il inspira et sourit pour la énième fois, en hochant la tête par l'affirmative. Oui pour le quidditch, pensa-t-il, et oui pour tout ce que tu veux, mais, s'il te plaît, calme toi !
Mais jusqu'à présent, Nate n'avait jamais réussi la communication par la pensée. Marlene ne risquait donc pas de se reprendre...

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Longueur : 642 mots
Ta réponse m'a vraiment fait rire ! Loul
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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Mer 22 Fév - 11:21

Le quidditch passionnait autant Marlene que le dernier sommet du conseil des sorciers - et encore, elle adorait l’histoire de la magie - non, il n’y avait vraiment rien sur terre qui la passionnait aussi peu que le quidditch. Si elle se rendait aux matchs, c’était uniquement pour encourager ses cinglés d’amis sur un balais. Même des cours particuliers de vol avec Nate ne suffiraient pas à créer chez elle un attrait pour ce sport, mais bon, quel prétexte ne serait pas prête à employer une jeune fille amoureuse hein ? Elle se retrouva donc suspendue à ses lèvres après sa proposition comme si tout son avenir en dépendait, ses yeux luisaient presque d’espoir à la lumière des bougies de la grande salle tandis que Nate enfournait dans sa bouche fourchettes de chili après fourchettes. Quand il hocha la tête, son coeur fit un bond dans sa poitrine, et elle se redressa - réalisant alors seulement qu’elle avait presque rampé sur la table dans l’attente qu’il lui avait fait endurer. « FANTASTIQUE ! ». Et elle s’enjoua toute seule en tapant à plusieurs reprises dans ses mains ! « C’est vraiment un sport de tarés … » avoua-t-elle plus franchement sous l’émotion. « J’veux dire, on vit quand même dans le monde magique, il y a mille possibilités plus fun que des balais hein ! Genre on pourrait monter des poulets cracheurs de feu qui ont subi un sortilège d’engorgement, c’est tellement évident et pourtant personne ne semble jamais y avoir pensé ! ».  Elle leva les mains au ciel et laissa tomber de désarroi sur la table le petit pain qu’elle tenait dans la main. Elle ne comprenait décidément vraiment rien à ce qui faisait la beauté de ce sport et son interlocuteur s’en rendrait très vite compte. Elle toisa de nouveau Nate en lui souriant amoureusement tandis qu’elle peignait dans son imagination le tableau élégant de son grand amour en train de chevaucher un poulet cracheur de feu … Beaucoup plus convaincant qu’un simple balais de son point de vue ! « T’as l’air plutôt doué avec ta baguette, je pense que ça vaut le coup d’essayer ! » lui lança-t-elle avec un clin d’œil. Beaucoup de personnes avaient déjà failli mourir après avoir répondu par un oui à la plus banale des questions posée par la rouge et or.

Elle reporta son attention sur le contenu de son assiette en gloussant comme un poulet, joues enflammées en prime. Elle avait rendez-vous avec Nate Curtis pour apprendre à jouer au Quidditch avec des poulets cracheurs de feu géants ! C’était tellement cool que ça aurait carrément pu être le nom d’une équipe ! C’était vraiment le plus beau jour de sa vie ! Elle aurait dû garder pour elle toute sa joie mais elle débordait par tous les pores de sa personne et ne pouvait s’empêcher de vouloir partager avec son interlocuteur toutes ses pensées. Ils étaient tellement connectés, preuve en était que Nate n’avait même pas besoin de parler pour se faire comprendre d’elle. « Quand t’y penses … » dit-elle en sauçant distraitement le contenu de son assiette avec son petit pain. « C’est un peu comme un rendez-vous ce qui nous arrive non ? Tu me laisseras dire à mes copines qu’on a rendez-vous ? Elles me disent toutes que j’ai aucune chance avec toi parce que t’es en troisième année et tout ça comme si l’âge avait de l’importance ! Du coup, ça leur fermerait grave leur clapet si je leur racontais, tu vois ? ». Et elle lui adressa un nouveau sourire empli d’espoir, elle en avait encore plein en réserve à lui adresser des comme ça !

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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Mar 28 Fév - 19:32

Mais qu'avait-il fait ? Pauvre fou ! Au lieu de calmer la jeune première année, comme il l'espérait en lui accordant ce qu'elle demandait, Nate ne fit qu'aggraver la situation. À présent, même le cou de Marlene se couvrait de plaques rouges. Elle clama haut et fort son enthousiasme, frappant des mains dans des gestes frénétiques. Mais, ce qui était assez surprenant, elle avoua que le quidditch ne la branchait pas plus que cela.
Il y a mille possibilités plus fun que des balais hein ! Genre on pourrait monter des poulets cracheurs de feu qui ont subi un sortilège d’engorgement, c’est tellement évident et pourtant personne ne semble jamais y avoir pensé !
Le morceau de pain qu'elle tenait s'échappa de ses mains et rebondit sur la table, laissant dans son sillage quelques miettes de sa croute. L'endroit où ils se trouvaient, entre l'eau et les débris de nourriture, devenait de plus en plus sale. Nate ne savait que penser - des poulets cracheurs de feu ? Avait-elle abusé de pèteuforik avant de venir déjeuner ? Là, il avait l'impression qu'elle allait de pire en pire. Devant ce spectacle d'un ridicule affolant, Nate était partagé entre le rire et la stupéfaction. À chaque geste de la Gryffondor, sa bouche se tordait car il essayait de ne pas éclater de rire. Et puis, les poulets cracheurs de feu ?
Comme Marlene se taisait, Nate retrouva un peu son sérieux et continua de manger. Il se dépêcha d'enfourner de grandes fourchettées pour terminer plus vite. Tant pis pour Fabian, il n'avait qu'à pas le faire attendre aussi longtemps ! Il avait hâte de s'enfuir le plus loin possible et nota dans sa tête qu'il ne devait plus jamais se retrouver seul avec elle. Plus jamais.

Et voilà qu'elle se mettait à le regarder, à le fixer. Ce fut au tour du garçon de rougir violemment, ayant rarement l'occasion d'être dévisagé de la sorte. Il trouvait étrange le regard qu'il jugeait admiratif de Marlene.
T’as l’air plutôt doué avec ta baguette, je pense que ça vaut le coup d’essayer !

Accompagné d'un clin d’œil taquin, la phrase semblait avoir un double sens suggestif. Nate avala de travers sa bouchée de chili et se mit à tousser, la main plaquée sur sa bouche. Il avala avec douleur son chili et vida son verre d'une traite, tandis que Marlene déblatérait sur le fait que ses copines ne croiraient pas qu'elle et Nate eussent un rendez-vous. Pitié.
Nate hocha la tête négativement. Non, là, non. Cette fille était folle et prenait un oui pour une demande en mariage ! Plus ça allait, plus tout devenait surréaliste. Lui jouait-on une blague ?
Le garçon commençait à perdre patience. Cette scène lui rappelait à quel point il pouvait son sentir impuissant avec son mutisme. Il se sentait complètement démuni devant le film que construisait Marlene et dans lequel il était inclus de force. Malgré le sourire ultra-bright de la jeune fille, Nate continua à secouer la tête. Désespéré, il montra sa gorge en ouvrant la bouche, pour lui montrer une bonne fois pour toute qu'il ne pouvait pas parler.
Autant profiter qu'elle l'observât !

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Longueur : 529 mots
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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Dim 5 Mar - 10:46

Depuis l’instant où le choixpeau avait déclamé « GRYFFONDOR ! » et où elle avait rejoint la table de ses pairs, Marlene avait eu un crush pour Nate, ce beau brun mystérieux assis de l’autre côté de la table. Cela faisait beaucoup rire ses copines Luzia et Hazel et elle tourna la tête pour leur adresser un sourire resplendissant à la table d’à côté, l’air de dire ‘voyez ce dont je suis capable’. On ne l’avait pas envoyée chez les rouges et or pour rien. Elle avait beau avoir un appareil moldu sur les dents et des boutons sur le front, elle était dotée d’une confiance en elle qui décontenançait déjà son futur boyfriend. Elle n’était en effet plus la seule à rougir et à s’étouffer avec son plat constata-t-elle avec un mince sourire victorieux en portant un verre d’eau à ses lèvres. Elle choisit donc ce moment précis pour lui faire part de sa brillante idée d’officialiser leur union collégienne. « Mmh ? » l’interrogea-t-elle en reposant son verre tandis que lui agitait la tête de droite à gauche. « Ne … ? » voulut-elle décrypter. « Non ? » C’était pourtant facile à deviner tandis qu’il continuait à agiter la tête. « Non ? Non tu ne dis pas non ? Ou non, tu dis non ? C’est très confusant ! » avoua-t-elle dans un rire de surface car son estomac se serrait en même temps tandis qu’elle comprenait qu’elle était en train de se prendre un râteau. « Non ? Non ! NON ! » conclut-elle. « Non à … » et elle pointa un doigt vers lui puis vers elle l’air de signifier nous comme si elle avait perdu sa langue. Elle commençait enfin à comprendre où il voulait en venir et ça la rendait triste. « Eh bien heureusement qu’on joue pas à ni oui ni non, hein ? Sinon j’aurais déjà cent gages ! » rit-elle tristement en accusant le coup.

Elle ne savait pas vraiment quoi dire et baissa un regard brillant vers son poulet, trop honteuse pour maintenir un contact visuel avec le beau troisième année. Elle repoussa finalement son assiette de ses deux mains en affichant une mine boudeuse. « J’ai plus faim ! ». Elle tombait de haut et la chute était douloureuse. Elle releva la tête vers lui et s’apprêtait à s’excuser pour pouvoir s’en aller car elle avait vraiment besoin de se réfugier dans les dortoirs pour pleurer un petit peu. Elle ouvrit de grands yeux de botrucs en le voyant s’adonner à un étrange spectacle. Bouche ouverte et index pointé sur la gorge, il semblait vouloir lui faire comprendre autre chose. « Tu … Tu veux mon poulet ? Mais t’as encore plein de chili con carne ! » se défendit-elle en désignant son assiette à lui d’un coup de menton. Petit à petit, la colère commença à prendre le pas sur la tristesse, non pas qu’elle ait un lien spécialement affectif avec le contenu de son assiette mais … « Écoute Nate, c’est une chose de me mettre un » du monde écoutait et elle prononça un peu plus bas le mot « râteau, tu sais bien » avant de reprendre audiblement « mais c’est quand même super impoli de me demander du poulet après ! PUIS COMME CA ! ». Elle se redressa et l’imita en pointant son doigt dans toutes les directions. « Genre j’suis ton boursouf quoi ! ». Il était très beau mais ce n’était pas une raison pour être con, si ? « Tu sais quoi ! Finalement je vais rester à table ! Et je partirai pas tant que tu ne m’auras pas dit les yeux dans les yeux que tu ne veux pas sortir avec moi, c’est quand même le minimum de respect que tu me dois ! ». Ses yeux brillaient et elle se retenait difficilement de pleurer, elle venait d’ouvrir son coeur et estimait qu’elle méritait de l’entendre lui dire que ce n’était pas réciproque, plutôt que de la congédier la pureté de ses sentiments d’un vague geste de la main.

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Les actes non les paroles font la loyauté.

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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Dim 5 Mar - 11:17

Luzia déjeunait comme à son habitude avec Hazel. Voilà plusieurs semaines qu'elle était entrée à Poudlard et le monde sorcier paraissait à la fillette vraiment extraordinaire. Elle se sentait plus sûre d'elle maintenant qu'elle connaissait mieux le château et qu'elle s'était faite des amies. Hazel, Marlene et Maya étaient vraiment de super filles. Et Delilah, un peu plus grande, était toujours disponible pour aider Luzia - n'était-ce pas incroyable ?

Luzia se servait un verre de jus de citrouille, quand un coup d’œil vers la table des Gryffondor lui permit de repérer Marlene, attablée devant...
Oh, Hazel, regarde, Marlene parle avec... Nate !

Nate, le gros coup de cœur de Marlene. Il était en troisième année, jouait au quidditch... Comment Marlene avait-elle réussi à l'accaparer ?
Esa chica es chula, commenta Luzia qui admirait l'audace de son amie.

Audace dont elle serait incapable de faire preuve...


Citation :

Défi interruption ▬ 3 dragées
Esa chica es chula : cette fille est cool.

(Je me suis permise de poster Wink )

______________________________

On ne sait jamais qui l'on croisera
au prochain tournant...
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NEUTRE
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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Dim 12 Mar - 20:34

Jamais Nate aurait pensé qu'un "non" vigoureusement hoché de la tête pouvait être sujet à interprétation. Marlene fronçait les sourcils, un sourire encore hésitant scotché à ses lèvres.
Non ?, hasardait-elle. Non tu ne dis pas non ? Ou non, tu dis non ?

Par les boules de Merlin, bien-sûr qu'il disait non ! Mais Nate, en voyant le sourire de la Première année faner, sentit son agacement s'éloigner. Il voulait seulement être clair avec elle et ne souhaitait pas du tout qu'elle souffrît. Cela ne ressemblait pas à Nate d'être méchant. Il regrettait de devoir être si ferme, mais Marlene s'emportait tellement, tirant des plans sur une comète qui n'appartenait même pas au système solaire. Après avoir fait allusion à un jeu, Marlene sembla plonger dans son assiette, et il y eut un moment de silence. Nate resta quelques instants à la regarder à son insu, peiné, mais convaincu qu'il avait été obligé d'en arriver là.
Toutefois, elle ne semblait toujours pas avoir compris qu'il était muet. Aussi, lorsqu'elle repoussa son assiette en prétextant qu'elle n'avait plus faim, Nate recommença-t-il le même manège que tout à l'heure, montrant sa gorge de sa main. Marlene leva enfin la tête vers lui et l'observa un moment.
Tu... tu veux mon poulet ?

Et les voilà repartis comme en 40 !
Écoute Nate, c’est une chose de me mettre un râteau, tu sais bien, mais c’est quand même super impoli de me demander du poulet après ! PUIS COMME ÇA !

Son exclamation avait retenti dans la Grande Salle, attirant l'attention de quelques élèves sur eux - ce que souhaitait le moins du monde Nate. Plus il essayait d'expliquer à Marlene qu'il ne pouvait pas parler, plus la situation empirait, de sorte que la Gryffondor pensait que, après avoir essuyé un refus de sa part, il se comportait dorénavant comme un goujat.
Y avait-il pire torture que de se trouver au beau milieu d'un quiproquo qui menaçait à tout moment de se transformer en une crise d'hystérie ? Si encore il avait eu son sac avec lui, Nate aurait pu sortir un bout de parchemin et noter ce qui servirait à dénouer la situation. Mais son sac l'attendait gentiment dans la salle de repos. S'il filait le chercher, il serait accusé de lâcheté par la bombe à retardement qu'était Marlene. Le garçon n'avait pas le choix : il devait supporter tout cela, et attendre que ça se calme.
D'ailleurs Marlene se rasseyait, ce qui, malgré sa mine boudeuse, laissait penser qu'elle retrouvait contenance.
Je partirai pas tant que tu ne m’auras pas dit les yeux dans les yeux que tu ne veux pas sortir avec moi, c’est quand même le minimum de respect que tu me dois !

Sur toute la ligne, Nate aura eu faux. Loin de s'apaiser, la Première année revenait à la charge, défendant son honneur comme une lionne défendrait ses lionceaux.
Nate soupira en essayant d'être discret. Lui non plus n'avait plus faim. Tant pis pour le chili. Mais s'il quittait maintenant la table, il aurait l'air de quoi ? Lui aussi était un Gryffondor et il ne supporterait pas un honneur écorné. C'est pourquoi, pour expliquer le fait qu'il restât assis devant elle, il tendit la main et attrapa une pomme.
Et c'est là que, alors qu'ils étaient englués dans un statu quo, la bouille d'Ange fit apparition à l'entrée de la Grande Salle. Nate leva haut la main pour qu'elle le remarque.

Il y a des moments où l'arrivée d'un copain ressemble à celle du messie.

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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Sam 18 Mar - 20:28

Tu finis d'écrire ta lettre pour ta mère. Ca te fait encore bizarre d'être loin d'elle et pourtant ça fait trois ans. Mais ce que vous avez vécu a créé entre vous un lien bien plus puissant qu'un simple lien mère/fille. Ta jumelle te manque encore. Ca fait déjà quatre ans qu'elle n'est plus là et pourtant son absence se fait encore sentir comme si c'était hier. Tu laisses ton esprit flâner vers elle, vos souvenirs d'enfants, le rire de maman, la voix grave de papa quand il s'amuse à faire le monstre et à vous poursuivre pour vous chatouiller. Tout ça te manque. Aujourd'hui, même si elle le dissimule très bien, tu sens que maman est triste. Papa et Talya lui manque. Alors elle s'occupe de Gabriel qui vient de fêter ses quatre ans et puis elle est aussi professeur à l'université sorcière. Professeur de journalisme. Et toi tu vis ta vie ici, à Poudlard, à Gryffondor. Tu as tes meilleurs amis, tes cours, ta maison. Tu adores Poudlard. Tu adores être une sorcière.

Finalement, une fois la lettre écrite et confiée à ta chouette, tu la regardes partir au loin et tu descends pour prendre ton déjeuner. A cette heure là, tu sens que tu vas manger toute seule, les garçons doivent avoir déjà mangé. Mais en entrant dans la Grande Salle, tu vois Nate te fais signe. Tu souris et tu le rejoins, déposant un baiser sur sa joue. Tu te tournes et tu signes pour lui demander si ça va. Il a l'air paniqué et contrarié. Il signe à toute vitesse pour t'expliquer quelque chose et tu as du mal à suivre. - Attends attends vas y doucement je ne comprends rien on dirait que tu bafouilles, tu fais. Il signe plus lentement et tu ouvres la bouche. Ah ok attends. Tu te tournes vers la première année en face qui a l'air de ne plus rien comprendre. Tu es Marlène c'est ça ? On s'est parlé quand tu es arrivée chez les Gryffondor, tu commences avec un air doux et amical. Je suis Ange. Hum Nate m'a raconté qu'il y avait eu quelques soucis et qu'il n'arrivait pas à te faire comprendre qu'il était muet. Il ne parle pas. C'est pour ça qu'il ne te répond pas, pas parce qu'il ne t'apprécie pas. Tu lui souris avec chaleur. Si tu veux je peux traduire pour toi ce qu'il te dit comme ça plus de malentendus ?! tu proposes.
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PRÉFET GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Lun 20 Mar - 12:44

Nate était toujours entouré et souriant, il dégageait vraiment l’image d’une personne sympathique, généreuse et altruiste, le vrai prince charmant pour une jeune fille fleur bleue telle que la première année. Alors elle ne comprenait vraiment pas son dédain, cette manière de congédier ces sentiments d’un princier signe de tête. Appartenait-il à une famille royale qui n’avait pas le droit de parler aux personnes comme elles ? Etait-ce une coutume sorcière ? Marlene avait entendu plein de trucs sur « la pureté du sang » depuis qu’elle était arrivée et ne comprenait pas encore tout sinon que sa mère était ce qu’on appelait ici une moldue. Elle se creusait vraiment les méninges là, mais il ne l’aidait pas. Aussi quand il voulut se saisir d’une pomme, posa-t-elle sa main sur la sienne pour lui ordonner : « Repose cette pomme … ». C’est que ça aurait carrément pu partir en duel pour un fruit ridicule.

Marlene le lâcha instinctivement quand il se mit à faire de grands gestes à l’égard d’une autre personne. Qui appelait-il ? Sa garde royale ? Ses amis ? Oh non il ne voulait quand même pas rendre public ce pugilat ? Pire encore, il s’agissait de sa petite copine ! Du moins c’est ce la première année pensa quand elle vit de ses grands yeux ronds de botrucs le baiser que Ange lui déposa sur la joue. Elle commençait à rassembler ses affaires l’air de rien pour prendre la poudre de cheminette sans remarquer qu’ils signaient entre eux … « Tu es Marlene, c’est ça ? ». Elle pointa son doigt vers elle bien tentée de répondre que non avant de détaler sans faire honneur une seconde de plus à sa maison. « Mmh ? » lâcha-t-elle simplement d’un faux air innocent en reprenant au garçon sa pomme pour distraitement jouer avec son tubercule. Ca craignait quand même vachement de déclamer ses sentiments à un mec déjà pris … elle se doutait que ce n’était pas plus une coutume sorcière que moldue ça ! « Nate m'a raconté qu'il y avait eu quelques soucis et qu'il n'arrivait pas à te faire comprendre qu'il était … » en couple, c’est bon, capisce, laissez moi me barrer « … muet ? » répéta Marlene d'abord incrédule avant que ses yeux ne s’agrandissent pour lui repasser toute la scène qui venait de se dérouler sous ce nouvel éclairage. « Par la barbe de … oh shit ! » car Marlene ne connaissait pas encore tous les barbus du monde sorcier. Elle se tourna immédiatement vers Nate l’air interdite sans savoir quoi dire et se mit à articuler comme s’il avait été malentendant également ce qui faisait reflet à sa nervosité à elle. « Je suis tellement … désolée ! » et elle se plaça une main sur son coeur avant de l’ouvrir inventant un langage des signes bien à elle. « Et confuse aussi ! ». Elle tourna un doigt autour de sa tempe pour qu’il comprenne qu’elle était folle dingue dans sa tête. « C’est … pffff ! ». Elle laissa retomber son front dans sa main mais il s’agissait d’une bien maigre cachette. Elle prit le temps de l’observer et se rendit compte qu’elle avait dû le placer dans une terrible situation. Elle était arrivée à Poudlard il y a de cela quelques semaines en ne connaissant pas grand chose du monde des sorciers, et se sentait bien souvent perdue. Alors lui qui ne pouvait pas parler et qu’elle avait violemment mis face à sa différence. « Je suis sincèrement désolée Nate » reprit-elle sans renfort d’aucun geste les mains cachées sous la table et rougissante de honte. « Je … hum … oublie … » et elle lui rendit la pomme qu’elle lui avait volé sans ne plus oser croiser son regard avant de se lever. « Merci Ange et non … ça ira … je pense qu’on s’est plutôt bien compris en fait … ». Il ne l’aimait pas en retour et elle venait de griller comme un phœnix toutes ses chances pour que ça change un jour, est-ce qu’il y avait autre chose à comprendre ? Elle adressa à la chaleureuse jeune fille un sourire de façade tremblant qui ne trompait personne et traversa la grande salle au pas de course la vue troublée par des larmes. Elle avait le coeur brisé et avait besoin de pleurer dans son lit sous son poster de Jick Magger …

dragées:
 
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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS Lun 27 Mar - 21:00

Il était tellement fébrile qu'il ne capta pas que Marlene l'empêchait de saisir le fruit et que, quand il tenta de raconter ce qu'il se passait à Ange, elle ne comprit rien du tout. Nate se rendit compte qu'elle avait raison : ses gestes étaient si précipités qu'ils ne devaient ne rien vouloir dire.
Patiemment, et plus lentement, il répéta ce qu'il disait et, cette fois-ci, le message passa. Ange se tourna alors vers Marlene, un sourire aux lèvres et lui expliqua la situation. Nate se sentait gêné que cela se passât ainsi. Il n'aimait pas avoir besoin de recourir à un tiers, comme s'il était gosse. Son handicap se rappelait à lui de manière trop brutale. Mais quand la Première année comprit le fin mot de l'histoire, ses joues rosirent encore.
...muet ?, répéta-t-elle au bout d'un moment.
Nate hocha la tête à l'affirmative. C'était quand même gros qu'elle ne l'eût pas remarqué plus tôt mais, en même temps, les muets étaient quand même rares, même dans le monde des sorciers. Et puis, quelques minutes avaient suffi à Nate pour comprendre que Marlene fonçait tête baissée, sans trop réfléchir.

Je suis tellement … désolée, articula-t-elle exagérément.
Ça va, il n'était pas sourd, non plus. Mais les excuses de Marlene étaient si sincères que Nate passait dessus.
Ce n'est pas grave, mima-t-il - ce que Ange traduisit aussitôt.
Mais la jeune Marlene avait commencé à se lever, rassemblant ses affaires pour partir. Elle secoua la tête quand Ange proposa de faire l'interprète. Nate ne voyait d'ailleurs pas trop quoi dire de plus, il comprenait son envie de fuir.

Nate la suivit du regard tandis qu'elle sortait de la Grande Salle - il aurait parié des galions qu'elle partait pleurer.
Je t'assure que je n'ai rien fait pour qu'elle vienne me parler, signa-t-il à l'adresse de sa meilleure amie, craignant des réprimandes de sa part.

Tout cela le laissait perplexe. Ainsi, une fille de Première année aurait bien voulu sortir avec lui ? Du haut de ses treize ans, Nate trouvait cela très étrange.


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MessageSujet: Re: C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS

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C'était l'année soixante-dix et il avait le regard d'un phénix | SUJET CLOS

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