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Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde]

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COTÉ DU BIEN
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MessageSujet: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Mer 28 Déc - 0:12


La journée s'était annoncée terriblement lassante. La sorcière l'avait ressenti dès qu'elle s'était levée. Des dossiers, encore des dossiers, toujours plus de paperasse à trier, à analyser, toutes ces enquêtes qui n'avançaient pas et dont Raven essayait d'en voir le bout... Le Bureau était débordé, elle-même ne savait plus où mettre les pieds, ne savait plus par quoi commencer tellement tout était prioritaire. Et puis, il y avait le dossier d'Ivan Dratsena... 19 ans que cette affaire était en cours, 15 ans que Raven était penchée dessus, depuis exactement le début de sa carrière. De tous les dossiers, c'était celui qu'elle trouvait le plus complexe, le plus difficile et le moins encourageant. Et elle aurait continué à penser cela si elle n'avait pas eu cet entretient avec Mr. Sayre, son Directeur, un homme pour le moins... Perturbant, mais peu importe. Pendant 15, Sayre lui avait caché de précieuses informations susceptibles de l'aider pour ce dossier, mais non, elles étaient restés soigneusement cachées dans son bureau. Et pour cela, Raven lui en voulait énormément. La mort du jeune Dratsena aurait pu être vengée, cela n'aurait été que justice, mais non. Ils avaient à présent sa sœur cadette sur le dos qui voulait enquêter seule. Dans un sens, l'Auror la comprenait et se sentait quelque peu coupable. Après tout, c'était de sa faute si un tel sentiment de vengeance s'était développé chez la professeure. Si seulement elle avait pu boucler ce dossier des années plus tôt... Ils n'en seraient pas là aujourd'hui, croyez-moi.

C'est donc après une journée de travail bien fatigante que Raven quitta son lieux de travail. Une fois devant le Ministère, elle prit quelques instants pour réfléchir. Où allait-elle, à présent ? Directement chez elle ? Oh non, il était bien trop tôt pour ça. À vrai dire, même si cette journée n'avait pas été des plus excitantes, l'Auror n'avait pas encore envie d'aller se reposer. Peut-être qu'un verre ou deux allait la détendre ? Non plus, elle n'avait pas la tête à ça. Madame Guipure, alors ? Voilà bien deux jours qu'elle n'était pas allée lui rendre visite. La dame la connaissait, à force, et savait toujours quoi lui mettre de côté. Mais la sorcière n'était pas vraiment d'humeur à faire les magasins. Peut-être qu'une petite promenade allait lui suffire ? Peut-être bien, oui. Et si jamais elle changeait d'avis en cours de route, le Chaudron Baveur n'était pas loin. Raven connaissait le chemin, depuis le temps qu'elle y allait.

Sans plus attendre, elle tranplana pour apparaître au Chemin de Traverse. L'Auror pensait que la rue allait grouiller de monde, et pourtant ce ne fut pas le cas. La majorité des sorciers avaient fini leur journée depuis bien longtemps et étaient rentrés chez eux s'occuper de leurs enfants, ou tout simplement de leur maison. Raven n'avait pas de soucis à se faire de ce côté-là, la sienne étant dans une propreté exemplaire. Elle n'avait connu que ça, et ça ne la dérangeait pas plus que ça. La sorcière soupira d'un air satisfait et mit ses mains dans les poches de son manteau. Diantre, qu'elle l'aimait cette veste ! Offert par Elliot, acheté chez Madame Guipure, ce noir corbeau lui allait merveille. Comme si son tendre, cher mais regretté époux avait voulu lui rappeler sa forme d'Animagus chaque jour. Un geste touchant qu'elle n'allait pas oublier de sitôt.

La sorcière avança dans la rue dont le sol avait été foulé par des millions, que dis-je, des centaines de milliers de pas et observa un peu autour d'elle. À sa gauche se trouvait la boutique d'Ollivander. Presque machinalement, elle caressa sa baguette du bout des doigts qui était rangée dans sa manche droite. C'était ici que tout avait commencé, toute cette aventure folle en tant que sorcière. Il lui semblait que c'était le départ de tous, car c'était chez lui que la majorité se procurait une partenaire à vie. Presqu'avec un sourire de nostalgie, Raven s'arrêta quelques instants devant la boutique, ses yeux bleus métalliques effleurant le regard d'une jeune fille qui se trouvait à l'intérieur. Ce n'était pas la première fois que l'Auror l'apercevait. Une étudiante, sûrement. Elle continua son chemin, passant tout près de la Ménagerie Magique, là où elle avait acheté sa première chouette puis son hibou actuel. Les chats ne l'avaient jamais vraiment attiré, non. Les rats ou les crapauds non plus, d'ailleurs. Mais les rapaces... Ces animaux étaient tellement majestueux et impressionnaient Raven encore aujourd'hui. Son prénom avait dû être un signe du destin, puisqu'il signifiait apparemment Corbeau, en français. Comme quoi, la vie était ainsi pleinement maîtrisée et contrôlée...
Elle passa rapidement devant Gringotts. L'Auror n'avait jamais réellement apprécié cet endroit et y passait le moins de temps possible. Non pas qu'elle détestait y être... Mais tout simplement parce qu'elle ne s'y sentait pas à l'aise. Etre ainsi observée par des yeux minutieux de gobelins, ce n'était pas quelque chose de rassurant. Et pourtant, Raven avait eu des situations bien pires et plus stressantes que celle-ci. Mais c'était ainsi, que voulez-vous, un peu comme celui qui dompte les serpents mais qui craint les araignées... Le cas était quasi semblable. La sorcière se détourna du gigantesque bâtiment qui, il fallait quand-même se l'avouer, imposait le respect, et continua sa petite route. Si ça continuait ainsi, Raven allait bien finir par se retrouver au Chaudron Baveur...

Presque automatiquement, ses pas la conduisirent à la boutique de Madame Guipure. Raven connaissait même presque chaque dalle pour y parvenir. Elle s'arrêta devant et regarda avec attention les nouvelles collections. La sorcière portait des robes parfois, mais très rarement et seulement pour les grandes occasions. Et encore. La plupart du temps, elle s'équipait de tailleur ou de veste à l'instar de celle qu'elle portait aujourd'hui. Oui, la sorcière s'appliquait beaucoup sur son apparence et veillait à rester présentable en toute circonstance. C'était peut-être une qualité qu'elle avait, d'être sans cesse habillée comme une dame de l'aristocratie, et pourtant cela pesait sur les nerfs, parfois. Lorsqu'elle n'arrivait pas à trouver les bons vêtements, par exemple. Ou quand elle renversait son café sur son pantalon alors qu'il suffisait d'un simple Recurvite pour passer à autre-chose. Oui, son éducation stricte et rude avait parfois des conséquences sur sa vie actuelle. Mais c'était ainsi, elle n'y pouvait rien.
Tiens, Madame Guipure avait sorti une nouvelle collection de vestes ! Avec attention, elle observa les coutures, les poches, l'apparence, tout, sans s'apercevoir qu'une jeune fille se tenait à présent à ses côtés et sursauta en entendant une voix aussi proche.    

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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Ven 30 Déc - 4:18



Les vacances venaient à peine de débuter et déjà, elles allaient prendre fin, bientôt elle retrouverait le paysage enneigé et blanc de Poudlard et de ses environs. Mais aussi les personnes qu'elle aimait comme Moran qu'elle avait vu il y a quelques jours ou Saul, elle se mit d'ailleurs à rêvasser en pensant à ce jeune homme plus qu'elle d'un an. Et celles qu'elle aimait moins, comme cette foutue paire de cousin Avery et Travers, rien qu'a l'idée de devoir les revoir, elle en frissonnait, mais il y avait pire : Astrid Oorlos, qu'elle allait certainement devoir supporter pendant un long repas à cause de leurs parents. Enfin bref, la joie quoi ! Il ne manquait plus que Rozen débarque à la boutique et ce serait le niffleur sur le gâteau !
La jeune femme avait décidé de passer la matinée au lit dans sa petite maison tranquille de Godric's Hollow, ou plutôt avait prévu, puisque sa mère avait débarqué dans sa chambre en clamant que son oncle avait besoin d'un coup de main à la boutique, et franchement on pouvait dire que c'était pas la bonne journée, elle devait aller bosser alors James devait paresser tranquillement dans ses draps... C'était son jour de repos en plus... Mais bon, elle s'était habillée en un éclair et était descendu prendre son petit-déjeuner, sa cape beige et sa baguette brune à la main, elle avait d'ailleurs jeté un oeil à l'horloge indiquant 13h30 puis au calendrier en buvant son bol de chocolat et avait manqué de s'étouffer. Est-ce qu'elle avait vraiment passé autant de temps à écouter ses vinyles des Beatles ? Un 23 décembre en plus ? Elle était remontée se brosser les dents et en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire Quidditch la Serdaigle avait enfilée sa cape et avait décampé par dans les flammes vertes de la poudre de cheminette direction : Ollivander's !

Arrivée sur place, son oncle l'avait immédiatement prise avec lui derrière le comptoir, heureusement qu'elle s'était habillée correctement avant de venir parce qu'elle aurait été dans la bouse d'Oiseau-Tonnerre, et jusqu'au cou en plus ! Elle vérifia les plis de sa chemise blanche et de son pantalon noir corbeau, avant de se diriger d'un pas net dans me magasin même. Pour finalement se rendre compte, qu'effectivement: il y avait beaucoup de clients, et c'était parfaitement normal ! C'était Noël après tout ! Les gens venaient dans la boutique, autant pour offrir une nouvelle baguette, avec l'intéressé bien entendu, parce que sinon ce n'était pas faisable, que pour chercher de quoi embellir les meilleurs amis de leur conjoint(e), épou(se)x, ami(e), bref : n'importe qui !

Le temps était passé plutôt vite et dix-sept heures venait de sonner, emportant avec elles toute l'agitation des heures précédentes, la pression venait de retomber et son oncle, ou Mr. Ollivander pour le commun des mortels,  lui avait demandé si il lui était possible de dépoussiéré un peu les décorations de Noël intérieures de la boutique pendant qu'il était dans l'arrière boutique, ce qu'elle avait bien évidemment accepté : sinon, comment voulez-vous que les gens veuilles entrer dans une boutique aussi poussiéreuse ! Elle avait dû passer une bonne heure à tout nettoyer, parce que oui finalement, elle s'était dit que la boutique avait besoin d'un bon coup de nettoyage, et interdiction de pratiquer la magie oblige, elle avait tout fait à la main... Vivement le mois de mai, elle pourrait enfin nettoyer correctement cet endroit, bien que la poussière faisait partie intégrante du charme du magasin, il fallait le faire de temps en temps.
Lorsqu'elle releva pour inspecter les vitres redevenues transparentes, à peu de détails près, elle croisa une paire d'yeux bleus métalliques. Elle les avait déjà croisé de nombreuses fois par le passé. Bien qu'elle ne lui ai jamais parlé, elle était intriguée par cette femme qui toute de noir vêtue passait régulièrement devant la boutique. Souvent elle s'était amusée à deviner qui elle pouvait bien être, ou encore la raison de ses allers et venues sur le Chemin de Traverse. Mais allez savoir ce qui pouvait bien se passer dans sa tête, et oui il y avait des fois il ne fallait pas essayer de comprendre : comme avec Xénophilius, la Bleue avait décidé qu'aujourd'hui, elle saurait le fin mot de l'histoire ouverte il y a huit ans maintenant.
« Tonton ! J'ai terminé ! Je sors un moment, je dois trouver des cadeaux pour Bertram et Gabin ! » cria t-elle à son oncle pour qu'il entende depuis l'arrière boutique.
Gabin, était le fils du fabricant de baguettes, et donc par concordance : son cousin. Elle ne le voyait pas souvent, mais elle était très attaché à lui qui était pourtant plus vieux de quatre ans. La Serdaigle s'empara de sa cape et l'enfila tout en sortant de la boutique, essayant de garder le contact visuel avec la femme qu'elle jugeait très distinguée. Elle devait certainement avoir rendez-vous avec quelqu'un, mais autant de fois par mois, c'était quasiment impossible, et c'était certainement ce qui avait piqué le plus sa curiosité légendaire. Et sans s'en rendre compte, elle la suivit jusqu'à avoir parcouru la moitié du Chemin de Traverse, mais ça, elle ne s'en rendit compte que lorsque la femme s'arrêta et entra dans une boutique : Chez Mme Guipure.
Ainsi donc, la jeune fille attendit quelques instants avant d'entrer dans boutique sur laquelle se trouvait d'énormes ciseaux jaunes canaris. Elle fut surprise en voyant sa "suspecte" retourner, examiner et retourner un fois encore, chaque vestes qui devait sans doute appartenir à la dernière collection, comme le précisait l'affiche sur la devanture. Décidément, les gens la surprendrait toujours, comme quoi les apparence ne coincidait pas toujours avec la personnalité ! Prise d'une envie soudaine elle se décida à engager la conversation avec la femme qu'elle avait prise en filature examinant une veste couleur chair, elle n'avait pas fait tout ça pour rien après tout !
« Celle-ci est très jolie ! Vous avez bon goût ! » dit-elle en se rapprochant, le sourire aux lèvres et la réplique sincère. Elle recula cependant en la voyant sursauter, ce qui était plutôt logique, elle ne devait pas s'attendre à ce qu'on lui adresse la parole.« Oh excusez-moi si je vous ai surprise ! Je me présente : Gardenia Ollivander ! »lui dit-elle en lui tendant la main en guise de salutation.


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Dernière édition par Gardenia E. Ollivander le Lun 2 Jan - 23:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Ven 30 Déc - 16:31


La mode, Raven s'en était toujours intéressée de près. Pas au point de devenir gaga à chaque sortie de collection, mais disons qu'elle aimait bien s'habiller et avoir de beaux vêtements à sa portée. D'après ses souvenirs, elle avait toujours été celle qui savait quel type de couleur pouvait s'accorder avec quel type de vêtements, entre l'Auror et sa sœur, Melody. Mais à présent, sa cadette était grande. Elle savait se débrouiller sans l'aide de Raven. Cette dernière était finalement rentrée dans la boutique de Madame Guipure. Il faut dire qu'avec cette nouvelle vitrine... Cela donnait plus qu'envie. Pratiquement toute sa garde-robe avait été achetée dans cet endroit, et la sorcière pouvait même presque se vanter de connaître les rayons par cœur. C'était un passe-temps comme un autre, mais que faire lorsqu'il n'y avait personne pour nous attendre à la maison quand le travail était terminé ? Ses amis étaient bien trop pris pour qu'elle se permettre de les déranger. En réalité, ils étaient souvent disponibles, mais c'était Raven qui s'était mis cette idée dans la tête. Aaron avait moins le temps depuis sa promotion, même au Ministère ils se croisaient peu. Aaron... Il avait été d'un soutien exemplaire pendant ses débuts. Ils avaient commencé leur carrière en même temps, et pourtant une différence s'était fait ressentir. Lui était un homme, elle une femme. Raven se souvint avoir été découragée, au début. Avoir pensé qu'être reconnue au Bureau allait être impossible, qu'elle n'avait aucune chance. Mais Aaron avait été là, et elle se souvenait encore avec exactitude ses mots : « Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible. » Une phrase qui l'avait aidée pour bien des choses. Y comprit pour boucler des dossiers.

Elle était, en ce moment-même, en pleine observation d'un tailleur noir. Pas noir corbeau, comme ce que la sorcière portait, non. Un noir profond, comme on en voyait peu, un noir tellement sombre qu'il se démarquait presque des autres couleurs fantaisistes du magasin. Ce n'était pas la première fois qu'elle pouvait croiser des jupes aussi vertes que la Plume à Papote de Rita, ou encore des bonnets rouges comme les dragées à la tomate. La boutique de madame Guipure était un véritable spectacle de couleurs. En plus de trouver les robes de sorciers pour les élèves de Poudlard de chaque Maison, Raven ne put s'empêcher de zieuter en direction de celles de Poufsouffle, les robes jaunes et noires. Cela lui rappelait de nombreux souvenirs au château, souvenirs qu'elle préférait garder au plus profond de sa mémoire.

La sorcière à la belle apparence marcha silencieusement vers une veste couleur chair. Elle aimait beaucoup le style de celle-ci, cependant ce n'était pas la meilleure couleur qui lui correspondait. De nombreuses couleurs lui allaient, mais pas celle-là. Il allait falloir qu'elle demande à Madame Guipure, voir s'il y en avait pas dans la réserve... Il y avait toujours des vêtements qui traînaient, là-bas, les invendus, la collection kaki qui n'avait pas eu de succès, ces robes gigantesques qui étaient portées par peu de monde... Raven y faisait son bonheur, parfois. Il faut dire que peu de personne n'avait son allure ou son style vestimentaire... C'était quelque chose qui la démarquait assez du reste de la foule. Mais à vrai dire, la sorcière y faisait guère attention.

« Celle-ci est très jolie ! Vous avez bon goût ! »

Raven sursauta, surprise, et tourna la tête en direction de la voix. Tout d'abord, elle fut attirée par cette chevelure aussi bleue que l'océan. Ce n'était pas une chose habituelle que de croiser une tête comme ça tous les jours, aussi pensa-t-elle que la jeune fille en face d'elle était Métamorphomage. Ce Don-là était rare, et en général, les sorciers en étaient assez complexés, au départ. Il était sûr qu'avoir des yeux violets n'était pas vraiment la bonne solution pour apparaître en société... Se rendant compte qu'elle ne s'était présentée, elle rattrapa le coup en lui tendant la main.

« Oh excusez-moi si je vous ai surprise ! Je me présente : Gardenia Ollivander ! »

Raven lui rendit son sourire et lui serra la main. La jeunesse n'avait pas perdu sa politesse, bien. Elle qui avait été inculquée dans les codes et les formalités... Raven devenait vite assez agacée lorsque quelqu'un lui manquait de respect. Dans sa tête, la sorcière tilta sur le nom de famille : Ollivander. Ainsi, elle faisait partie de la famille du vendeur de baguette. Elle devait donc s'y connaître pour y passer autant de temps ! Voire en être passionnée. Sa propre baguette était composée du bois de chêne rouge, donc la couleur n'était pas tout-à-fait rouge mais plutôt ocre, et d'une plume de phénix. Une fidèle partenaire qui ne la quittait plus et dont elle se servait avec fierté. Mais il y avait plus que ça. Ollivander avait été le nom de famille d'un de ses collègues, le regretté Galahad Ollivander. Sa femme, Eden Potter, était également Auror et Raven l'appréciait bien. Rencontrées à Poudlard, elles s'étaient retrouvées avec surprise au Ministère. Gardenia était très certainement leur fille, mais Raven attendait d'en avoir la confirmation.

« Enchantée, miss Ollivander. Je suis Raven. Raven Fawkes. »

En effleurant du bout des doigts le manche de la veste afin d'en connaître la matière, Raven continua néanmoins la discussion. Mmh. Elle préférait la veste noire qu'elle avait vu précédemment. Celle-ci était trop claire, trop... pâle.

« Il est vrai que cette veste ne manque pas de style. Mais j'ai une préférence pour celle-ci », fit-elle en montrant la veste noire comme la nuit. On ne pouvait pas faire plus sombre que ça. Certes, elle était simple. Mais en étant simple, on la remarquait immédiatement de par ce qu'elle dégageait. Un peu comme Raven, en fait.

Elle se tourna vers la jeune fille un sourire illuminant son visage, les yeux accueillants. L'Auror rencontrait rarement des élèves dans les rues de Londres, et surtout pas dans une boutique comme Madame Guipure. Normalement, la clientèle était pro adulte, et non l'inverse.

« Vous faites partie de la famille de notre bon Garrick Ollivander, est-ce bien ça ? » demanda-t-elle en la regardant de ses yeux bleus métalliques.

Du coin de l’œil, l'Auror aperçu une robe blanche comme les plumes d'une colombe. Certes, le chair ne lui allait pas. Mais même si elle favorisait les vêtements sombres, Raven n'hésitait pas à porter du blanc pour les grandes occasions.

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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Lun 2 Jan - 23:14



La sorcière aux yeux cyans métalliques et vêtue sombrement avait sursauté, la plus jeune s'y était attendue, mais elle avait reculé un peu, elle aussi surprise par la chose. Elle lui souria de plus belle, voyant que son interlocutrice regardait ses cheveux bleus avec un regard intrigué même si elle ne le laissait pas paraître.
La plus jeune se reprit néanmoins, elle avait complètement oubliée de se présenter, et si sa mère l'apprenait : elle était morte, littéralement, et oui même si elle n'avait pas reçue une éducation "pro-sang-pur", elle restait une jeune fille bien éduquée dans les codes, du moins quand elle le voulait bien.

« Enchantée, miss Ollivander. Je suis Raven. Raven Fawkes. » lui-dit elle souriante en lui rendant sa poignée de main.
Raven Fawkes... En y réfléchissant, ce nom lui disait bien quelque chose, mais quoi. Elle était persuadée que cette femme avait un lien avec ses parents, et surtout avec son père, après tout elle l'avait vu à son enterrement, mais elle était incapable de se souvenir pourquoi. Qu'est-ce qu'une femme comme elle pouvait bien faire là bas ?
« Enchantée Mrs Fawkes ! » dit-elle pendant que la femme en question touchait la veste chair, l'air intéressé. Avant de lui faire remarquer une autre veste, noire.
Il était vrai que cette veste était magnifique, bien que totalement opposée à la veste d'une couleur presque blanche, elle etait un modèle de simplicité, et elle voulait bien le reconnaître, elle serait ravie de la porter car la simplicité était ce qui rendait ce vêtement superbe en faisant ressortir la couleur ténèbres qu'il la faisait se distinguer entre la précédente veste et un manteau beige.
« Il est vrai qu'elle est sublime, simple mais c'est ce qui fait tout le charme... je pense, je vais avouer ne pas m'y connaître plus que de raison en vêtements ! »lui dit-elle souriante.
Et c'était vrai, elle n'aimait pas du tout ça.
« Vous faites partie de la famille de notre bon Garrick Ollivander, est-ce bien ça ? » dit-elle, en la regardant.
Ça y'est, la conversation prenait une tournure intéréssante, du moins pour la jeune fille à la chevelure bleue et violette, parce que oui après tout c'était pour discuter famille qu'elle l'avait suivie dans une boutique où elle n'était jamais restée plus de quinze minutes, fille peut-être, fashion victime, carrément pas, autant dire que son nom n'était jamais prononcé avec ces mots dans une phrase méliorative.
« Oui ! Il s'agit du cousin de feu mon père et de mon patron à temps partiel ! »lui dit-elle un sourire mélancolique collé au visage.
Elle espérait qu'en lui révélant cela, elle comprenne que son père lui était peut-être lié, sait-on jamais. En tout cas, elle l'espérait. Peu de temps après elle vue une belle robe rose pâle, vous savez, une robe de celle que les seules à porter étaient les princesse de contes de fées, une robe longues, très longues, mais elle ne n'y songea pas plus et se dit qu'il fallait qu'elle achète quelque chose pour le bal, une robe par exemple. Bon elle n'avait pas de cavalier, mais ce n'était pas une raison de s'abstenir de s'y rendre, si ? Elle se mit à faire l'inventaire des couleurs qu'il lui étaient possibles d’arborer au vu de sa couleur de cheveux, et... il n'y en avait décidément que très peu, à chaque fois qu'elle trouvait une couleur, il y avait toujours quelque chose n'allant pas. Le rouge, jurait avec ses cheveux et la ferait ressembler à un clown. Le vert ? Impossible, ça ne lui allait pas. Le bleu, fallait pas abuser non plus, elle ne voulait pas ressembler plus que de raison à un Schtroumpf. Enfin bred, elle n'était pas sortie du filet du diable...

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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Mer 4 Jan - 14:55


« Il est vrai qu'elle est sublime, simple mais c'est ce qui fait tout le charme... je pense, je vais avouer ne pas m'y connaître plus que de raison en vêtements ! »

L’Auror esquissa un léger sourire. Les jeunes filles de cet âge-là s’intéressaient rarement aux vêtements. Enfin si, pas ceux que portaient Raven, mais la plupart commençaient déjà à y jeter un coup d’œil. Pour la sorcière, l’intérêt qu’elle y portait s’était manifesté très tôt, peut-être même bien dès sa première ou deuxième année à Poudlard. Le nombre de fois qu’elle  avait dû traîner ses amis jusqu’à chez Madame Guipure juste pour aller y faire un tour, dans l’espoir de croiser une veste, un pantalon, n’importe quel vêtement capable de lui donner un coup de cœur… Raven ne les comptait même plus. Au fil du temps, cela était devenu comme une habitude, un espèce de refrain qu’elle n’oubliait jamais et qui faisait à présent partie de son rythme de vie. En réalité, l’Auror n’avait jamais vécu une adolescence totalement comme les autres et avait toujours été légèrement plus mature que ceux de son âge. Les nombreux traitements qu’elle avait reçu de la part de sa grand-mère ne l’avait pas traumatisée des espaces clos, comme ce que subissait Basil Carrow, mais cela avait favorisé cet air glacial, froid, distant ou encore sévère qu’on lui connaissait bien. Mais dans ce magasin, la sorcière semblait plus détendue et gracieuse, ce qu’elle était en réalité avant que les évènements de son enfance aient rajouté leur grain de sable.

La jeune Gardenia semblait plutôt joyeuse, pleine de vitalité et de vivacité. De plus, ses cheveux bleus avaient beaucoup attiré l’attention de Raven –qui, d’ailleurs, ne l’aurait pas été ? Mais plus intriguant encore, Ollivander. Ainsi, Garrick Ollivander, le vendeur de baguettes magiques avait une nièce avec qui il semblait passer beaucoup de temps. Il était vrai qu’étudier les partenaires des sorciers avait quelque chose d’excitant et d’intriguant. Mais Raven préférait laisser le mystère sur ces bouts de bois qui  n’étaient pas que de simples bouts de bois, en réalité. Bien plus que ça, ils formaient une équipe indissociable avec son sorcier et, ensemble, faisaient des choses magnifiquement belles… Ou magnifiquement monstrueuses.

Cependant, et c’est ce qui avait fait tilt dans la tête de Raven, c’était que cette étudiante ressemblait beaucoup à l’une de ses collègues, Eden Potter. Et alors, elle se rappela. Son mari, Galahad Ollivander, également un ancien collègue de l’Auror, avait été assassiné il y avait exactement onze ans de cela, alors que Fawkes n’en était qu’au début de sa carrière. Néanmoins, le décès d’un collègue était toujours quelque chose de fort et de désastreux. En effet, si même l’élite de la police magique était touchée, privée de ses membres les plus compétents, alors n’importe quel sorcier de la population pouvait l’être aussi. C’était ce qu’avait craint la sorcière durant de nombreuses années, quelque chose qu’elle craignait encore aujourd’hui. Cette inquiétude avait vu le sommet de son apogée lorsque le mari de Raven avait été torturé puis tué. Un évènement marquant qui continuait de la suivre dans la vie courante, même si elle tentait encore de l’oublier. La mort de Galahad avait dû être un moment traumatisant pour sa fille également, même si elle n’avait que cinq ans à l’époque. Raven en était persuadée, Gardenia était bel et bien la fille de Galahad Ollivander et Eden Potter… Un sourire éclaira son visage pour lui faire comprendre qu’elle avait compris le lien.

« Votre père ? Cela me revient, à présent… Fille de Galahad Ollivander et d’Eden Potter, c’est bien cela ? J’étais venue à l’enterrement de votre père, vous étiez bien jeune à l’époque… Un remarquable sorcier, si je dois dire. Il aurait fait une grande et longue carrière, j’en suis persuadée. »

Raven pensa alors à ses propres parents, qu’elle avait très peu connus. Portés disparus depuis son cinquième anniversaire, ils avaient été annoncés comme décédés malgré leur corps introuvables. L’Auror n’avait plus jamais eu de nouvelles d’eux, à son plus grand désespoir.  Vivre sous le joug de leur grand-mère avait été l’une des plus douloureuses épreuves de sa vie, épreuves qui étaient marquées au fer rouge dans ses souvenirs. Elle aurait donné n’importe quoi pour les revoir, ne serait-ce que quelques instants pour leur parler à nouveau. Afin qu’ils voient que leur fille aînée avait bien grandi et qu’elle était, à présent, devenue une femme mûre et forte qui avait affronté des passages sombres dans sa vie et qui se battait pour une cause juste. Cependant, Raven savait que certains vœux ne pouvaient jamais être exaucés.

« Et que faites-vous chez votre oncle, miss ? J’imagine que ça ne doit pas être simplement pour s’amuser, qu’il y a quelque chose derrière… Je me trompe ? »

En soi, passer ses journées, ses vacances dans une boutique n’avait rien d’amusant. Mais lorsqu’on aimait ce qui se trouvait à l’intérieur… Cela changeait tout la donne, Raven ne pouvait pas dire le contraire. Pour certains, rester enfermés dans un bureau pendant des heures n’était pas bien passionnant. Mais il faut dire que le métier d’Auror n’avait rien de vraiment amusant puisqu’il fallait sans cesse se mettre en danger sans avoir peur de se faire grièvement blesser. La paperasse n’était qu’un détail, en soi. Un petit détail, mais qui conservait son importance tout de même.

La sorcière se rapprocha de la veste noire nuit pendant que la jeune fille lui répondait, et sortit sa baguette magique de sa manche droite en la plaçant sur le tissu de la veste. Et oui, même les couleurs devaient concorder. Comme dit plus haut, même les plus petits détails comptaient. Et, il fallait se l’avouer, la couleur du bois d’un chêne rouge allait très bien avec celle de la veste. Bien que l’Auror préférait le type de couture de l’autre, la balance de son cœur penchait plutôt vers celle-ci, plus neutre, plus simple, sans grands éclats de couleur. Elle était ainsi sûre de garder cet air de noblesse qui la caractérisait tant et qui la faisait être très à cheval sur les tenues.  

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CAPITAINE SERDAIGLE
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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Sam 7 Jan - 0:42



Elle et les vêtements...Autant vous dire que ça fait deux, littéralement, surtout depuis la troisième année, ça avait été catastrophique, elle qui aimait les vêtements colorés : elle avait été servi en se rendant compte qu'elle ne pouvait plus mettre les trois quarts de ses vêtement habituels, du fait que ses cheveux bleus pétants étaient assez compliqués à accorder avec du rouge par exemple, ou du jaune, elle ressemblait carrément à un clown dans ses cas-là. Remarquez... au moins on était sûrs de ne pas la perdre... Mais bon, après quelques mois ça lui était passé et elle avait recommencé à s'habiller comme elle voulait : après tout, c'est elle qui avait choisi ce changement. Et elle l'assumait, bien qu'elle avait pensé à en changer récemment, pour quelque chose de moins voyant, plus adolescente, elle voulait profiter pleinement quelques semaines, avant de recommencer, elle voulait essayer beaucoup de choses, en passant par le blond, le rose, le jaune ou encore le vert et le violet. Autrement dit, elle avait beaucoup de changement à préparer, après tout elle quitterait le collège dans un peu plus d'un an et demi, il fallait qu'elle profite, mais elle avait, avant tout, hâte de reprendre la boutique, l'imaginant plus colorée, moins poussiéreuse, même si c'était ce qui faisait tout son charme.

Les couleurs et les baguettes. C'était ce qui avait toujours passionné la Serdaigle, les baguettes de par tout ce qu'elles renfermaient, un baguette représente le cœur et l'âme de sa paire sorcière, mais pas seulement. De son point de vue, chaque baguette était vivante, n'a-t-on pas toujours dit que c'était la baguette qui choisissait son sorcier ? Qu'elle pouvait changer changer d'allégeance ou bien qu'elle était peu docile pour certaines ? Alors pourquoi ne serait-elle pas capable de vivre ? D'avoir des pensées propres ? C'était ce qu'elle voulait découvrir, mais pas seulement. Elle avait un autre but que de fabriquer des baguettes et étudierait probablement le journalisme, dans une école, en parallèle. Quoi que passer sa vie avec Skitter l'emballait peu. Mais quelque chose de profond se cachait sous cette carapace de fille joyeuse, téméraire et souriante en tout temps, une fille triste, avide de vengeance et de savoir. Elle voulait découvrir qui avait tué son père, alors qu'elle se tenait accompagnée de sa mère, du haut de ses huit pommes, devant la porte à attendre qu'il rentre de mission. Elle voulait savoir pourquoi est-ce qu'elle avait ouvert le porte ce jour-là, faisant place à deux aurors meurtris et tristes, elle n'avait compris que quelques jours plus tard, en voyant tant de gens vêtus de noirs, le jour où elle devait dire « Adieu » à son père. Elle avait compris, ce jour-là, qu'il les avait quitté, sa mère et elle. Tant de gens étaient venus lui dire adieu, leurs dire de tenir le coup, de ne pas s'inquiéter, que tout allait s'arranger. Mais comment pouvait-on arranger une famille brisée par La Mort ? C'était là, à cet instant précis, qu'elle avait rencontrer Mrs Fawkes.

« Effectivement... Mon père était une grande personne avant d'être un grand sorcier.. si je puis me permettre. Je me souviens vous avoir vue, j'avais beau avoir huit ans, votre posture ne s'oublie pas, Mrs Fawkes. » dit-elle un sourire nostalgique et quleque peu triste sur le visage.
En effet, Raven avait une posture belle, droite et fière. Et elle se souviendrait toujours avoir voulu lui ressembler, du moins pour cet aspect là quand elle était plus jeune, quelques semaines après l'enterrement. Elle se souvenait y avoir travaillé d'arrache pied, entre les heures à la boutique, chez les Oorlos ou encore chez son petit cousin, James.
Et même si elle n'avait pas choisit d'adopter le style vestimentaire de son aînée, il lui semblait qu'elle avait plutôt réussi le reste : elle marchait gracieusement ce qui contrastait avec son comportement, elle se tenait droite et fière en tout temps, c'est ce qui la définissait depuis maintenant quelques années déjà.
« Et bien... Non, vous ne vous tromper pas ! Je vise mon objectif est de reprendre la boutique dans quelques années, et ça me prends la plupart de mon temps, comme apprentie pendant les vacances. »lui dit-elle enjouée.
Et oui. Être apprenti demandait du temps, beaucoup de temps. Il fallait étudier tout les bois, coeurs, caractéristiques de longueurs ou encore les différents degrés de souplesse d'une baguette. Mais aussi le corps humain et ses dimensions. En autres, fabriquer une baguette est... tout sauf simple. Et cela faisait un grand nombre d'années qu'elle étudiait tout cela et elle en était à fabriquer ses propres prototypes, elle avait d'ailleurs produit sa première baguette pour la Oorlos, pendant les vacances. Et décidément : elle était très fière de son travail.
« Permettez ? » dit-elle, en pointant du doigt la baguette dépassant de la manche de Mrs. Fawkes.
L'auror avait sortit sa propre baguette, ayant l'air de vouloir assortir sa veste à sa baguette, la Serdaigle ne pu qu'en déduire qu'elle en connaissait un rayon en mode, aussi elle pouvait se permettre de vouloir assortir sa compagne à ses vêtements, ou peut-être même l'inverse ! La jeune fille tiqua... elle voulait vraiment savoir quelle baguette avait bien pu choisir la sorcière comme partenaire, elle s'était donc à demander de la voir de plus prêt.
« Bois de chêne rouge... »dit-elle en regardant la baguette sous deux angles différents avant de continuer son inspection. « ...plume de phénix... »continua-t-elle en regardant l'extrémité de la baguette comme si elle pouvait voir à l'intérieur, « ...trente-cinq centimètres sept... » dit-elle tout en examinant la baguette de plus près, comme si elle pouvait calculer toutes les mesures, en exactement huit secondes, « ...relativement souple... » dit-elle plissant quelque peu et délicatement la baguette.
Son oncle avait conserver chaque souvenir de baguettes vendues à l'étage du magasin, dans une pensine, tout comme son père avant lui, et maintenant la jeune fille qui s'efforçait de se souvenir de chacune d'entre elles, depuis ses dix ans. Elle pu donc, sans aucun problème, se souvenir du moment où elle avait vu la scène de cette vente dans la pensine; Après tout, elle n'était pas une serdaigle pour queue de lutins ! Et pu donc facilement dire à Raven ses quatre traits principaux.
« Rapide. Vive. Délicate. Duelliste. » dit-elle, inflexible et sérieuse en lui rendant délicatement sa compagne. « C'est une belle et exigeante compagne que vous avez là, Mrs. »dit-elle souriante. Avant de reprendre plus tard après que l'Auror lui est répondue. « Si je ne me trompe pas vous avez l'air intriguée... A quel sujet ? »

Tailleur ou Jean ? Jean, merci bien !
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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Sam 7 Jan - 18:37


Perdre un collègue avait toujours été quelque chose de difficile à accepter pour le Bureau, comme si son élan était, l’espace de quelques semaines, bloqué face à un mur. Raven n’avait pas beaucoup connu Galahad, et pourtant ils savaient tous qui étaient les membres appartenant à cette élite de sorciers. Ce n’était pas la première fois qu’un couple faisait partie des Aurors. En effet, Frank Londubat et Alice Fortarôme s’étaient mis ensemble et la sorcière ne pouvait s’empêcher de leur lancer un sourire amical à chaque fois qu’elle les voyait ensemble. Un peu de bonheur dans ce monde cruel… Ce n’était pas ça qui pouvait leur faire du mal. Après tout, il fallait bien se détendre de temps en temps, même si le décès des uns et des autres pouvait énormément bouleverser l’état d’une personne. Mais en soi, la mort n’était pas la chose la plus horrible. Car de toute façon, tout le monde finissait par partir un jour ou l’autre. Non. Le pire était tout ce que cette absence laissait derrière elle. Toutes ces conséquences qui pouvaient toucher tout le monde. Le manque, les souvenirs… C’était tout cela à la fois. Vider le bureau de Galahad, remettre les dossiers dont il avait été en charge à d’autres personnes ou encore enlever son prénom inscrit sur sa porte avait été fait dans une ambiance particulière qui avait marqué nombre d’entre eux. Ce n’était pas souvent qu’un Auror tombait aux mains des Mangemorts. Considérés comme l’élite de la Justice Magique, les Aurors étaient une valeur sûre, et pourtant même eux pouvaient être touchés. Ils n’étaient que des humains, après tout. Eux aussi pouvaient tomber comme des mouches.

«Effectivement... Mon père était une grande personne avant d'être un grand sorcier.. si je puis me permettre. Je me souviens vous avoir vue, j'avais beau avoir huit ans, votre posture ne s'oublie pas, Mrs Fawkes.»

La sorcière tourna la tête vers sa cadette, l’air légèrement surprise. À moins qu’elle ait mal écouté, il lui semblait pourtant avoir entendu un compliment, et cette idée lui gonfla le cœur. Ainsi, elle marquait l’esprit même des plus jeunes. Si l’Auror pouvait être un exemple pour la génération suivante, ainsi soit-il. Raven n’était pas contre et cela ne la dérangeait pas du tout, bien au contraire. L’enterrement avait eu lieu il y avait exactement 8 ans… Pendant 8 ans, la jeune Gardenia s’était souvenue d’elle. Pourtant, Raven n’avait l’impression de dégager tant d’aura que cela, mais apparemment elle s’était trompée… Comme quoi.

« J’ai peu connu votre père, mais je dois avouer qu’il possédait de belles qualités humaines. Et… Raven se tourna vers la veste en soulevant la manche gauche et en caressant la matière. C’était quelque chose léger, parfait pour les réceptions. À vrai dire, je ne pensais pas marquer les esprits ainsi. »

Et l’Auror était honnête. Elle prenait, certes, soin de son apparence, veillait à se tenir droite en adoptant une allure fière, la sorcière était pourtant loin d’être hautaine. Sa présence était remarquable instantanément presque malgré elle, et Raven ignorait totalement l’existence de cet aura qui semblait briller autour de sa personne. Bien des gens lui avaient fait la remarque, mais elle n’en tenait jamais rigueur. Ce n’était pas quelque chose de très important, après tout. Fawkes s’était juste battue au sein de son Bureau afin que ses qualités d’Auror soient reconnues et pas jetées à la poubelle dû au simple fait qu’elle était une femme.

«Et bien... Non, vous ne vous tromper pas ! Je vise mon objectif est de reprendre la boutique dans quelques années, et ça me prends la plupart de mon temps, comme apprentie pendant les vacances. »

Raven afficha une mine intéressée. En effet, ce n’était pas tout les jours que l’on croisait une jeune fille passionnée des baguettes magiques ayant l’envie de reprendre la tête de cette petite entreprise familiale, qui plus est avec des cheveux bleus. En fait, l’Auror n’en avait jamais connu. De son époque, les élèves aspiraient plus à devenir Auror ou Médicomage, la plupart du temps pour le Ministère. Rares étaient ceux qui tenaient absolument à ouvrir une boutique à Pré-au-Lard ou au Chemin de Traverse. Les métiers plus classiques et plus connus étaient, en général, les secteurs qui accueillaient le plus de candidature.

« Je ne doute pas une seconde que vous y parviendrez, miss Ollivander. Vous avez cette opportunité d’avoir votre oncle dans le métier. Raven soupira, nostalgique. Opportunité que je n’ai pas eue lorsque j’ai décidé de m’orienter vers mon métier actuel. Profitez-en, miss, ajouta l’Auror en lui glissant un regard, ce n’est pas donné à tout le monde. »

Il faut dire que, après le décès de la grand-mère de Raven, il ne restait plus personne à cette dernière, plus aucune famille si ce n’était sa sœur. Proches pendant un temps, elles s’éloignèrent cependant jusqu’à se parler très rarement. L’Auror aurait pu regretter ce manque de proximité étant donné qu’elle la croisait très peu au Ministère, mais ce n’était malheureusement pas le cas. Intérieurement, la sorcière aurait voulu couper tout lien avec sa famille, avec son passé. Un passé pas toujours très gai, empli de douleur, de crainte et d’incompréhension la plupart du temps, une histoire qui était inscrite dans la mémoire de l’Auror. Une histoire que Fawkes aurait préféré oublier. Tout ça pour dire que pour atteindre cet objectif d’être une employée du Ministère, Raven n’avait pas aidée ou pistonnée grâce à tel ou tel contact. Tout ce chemin qu’elle avait parcouru, elle l’avait fait seul.

La sorcière retourna néanmoins voir la veste noire qu’elle avait vue en premier. La couleur allait avec tout, et ce noir nuit allait plutôt bien avec ce que Fawkes portait habituellement. Non pas qu’elle n’aimait pas les vêtements  clair, mais le sombre lui correspondait mieux. Enfin, c’est ce que l’Auror pensait. Elle tournait autour, touchait du bout des doigts la matière. Cette veste était visiblement faite en un tissu très doux au toucher, une matière que la sorcière appréciait.

«Permettez ? »

Raven mis quelques instants avant de comprendre que la jeune Gardenia lui parlait de sa baguette magique. La sorcière, l’ayant sortie pour vérifier deux ou trois points au niveau des couleurs, la lui donna. Silencieusement, elle observa avec grand intérêt cette future vendeuse analyser sa fidèle compagne comme son oncle l’avait fait des années auparavant. Le bois était tourné dans tous les sens, observé avec précision, plié légèrement afin d’en voir la souplesse. L’œil de Gardenia semblait hypnotisé par la baguette de magique, comme si elle tentait absolument d’en découvrir le moindre secret qu’elle pouvait renfermer en son cœur.

« Rapide. Vive. Délicate. Duelliste. C'est une belle et exigeante compagne que vous avez là, Mrs », conclut l’élève en lui rendant sa fidèle compagne.

En récupérant l’objet, Raven se dit que oui, Gardenia pouvait vraiment arriver jusqu’au bout, accomplir son rêve de travailler parmi ces baguettes. Elle l’avait vu en entendant sa voix tremblante de passion. Cette jeune fille baignait dans son élément sans aucun doute. Un peu comme Raven, lorsqu’elle était plongée dans les vêtements de Madame Guipure.

« C’est une analyse fine et précise, miss Ollivander, digne de la boutique qui porte votre nom. Un long chemin vous attend dans ce milieu, j’en suis persuadée. Votre oncle vous a très bien instruit. »

Elle s’arrêta un instant, le regard rieur. Raven ne savait jusqu’où s’étendait le savoir de la jeune fille, mais comme on disait si bien, « qui ne tente rien n’a rien ». Son interlocutrice pouvait-elle aller encore plus loin… ?

« Mais dites-moi… Une question me trotte dans la tête et je n’ai jamais su en trouver la réponse. Peut-on, grâce aux simples propriétés d’une baguette magique, en déduire le caractère de sa propriétaire ? J’avoue être assez intriguée par ce monde qui est l’analyse des partenaires des sorciers, et puisque vous vous trouvez là… »

En effet, Raven n’avait jamais compris comment les vendeurs de baguettes faisaient pour sortir toutes ces conclusions avec autant de précision juste en la faisant tourner dans leurs mains. Il y avait très certainement l’expérience qui y jouait, mais dans le cas de Gardenia qui n’était pas très âgée, comment faisait-elle ? Était-ce à force de voir son oncle les manipuler avec soin ? C’était peut-être un mélange des deux, et puis de toute façon, la passion n’avait aucune limite.

« Si je ne me trompe pas vous avez l'air intriguée... A quel sujet ? »

L’Auror lui sourit gentiment. La jeune fille semblait capter tous les regards, dans les moindres détails. Depuis qu’elle l’avait rencontrée, Fawkes n’avait cessé de se poser des questions concernant sa chevelure bleue océan qui attirait sans nul doute beaucoup de regards. Il faut dire qu’à leur époque, rares étaient les personnes qui se baladaient dans la rue avec une telle couleur sur la tête.

« Vous ne vous trompez pas, miss. Votre belle chevelure a le don d’attirer les regards, je pense ? Etes-vous Métamorphomage ? Après quelques secondes de réflexion, ou bien faites-vous appel à quelques sortilèges de Métamorphose ? »

En réalité, les deux hypothèses étaient parfaitement plausibles. Les Métamorphomages avaient tendance à avoir quelque chose de très différent stylistiquement parlant, et on les reconnaissait assez facilement. Sauf si, bien sûr, ils voulaient se cacher, ce qui était nettement compréhensible. Personnellement, Raven ne savait pas trop comment elle aurait réussi à contrôler ce don. Avec une telle enfance, pas sûre que sa grand-mère aurait été très enclin à ce qu’elle le développe jusqu’à le maîtriser à la perfection. Ou sous la menace, alors. Avoir un don pouvait être quelque chose de très complexant, heureusement que la femme aux cheveux de jais n’en possédait pas, alors. Sa vie était assez compliquée comme ça, pour ne pas dire le contraire. De toute façon, la sorcière n’avait jamais souhaité avoir quelque chose en plus que les autres, elle se trouvait déjà assez méritante d’avoir atteint le niveau qu’elle avait actuellement.

Pour la Métamorphose, Raven en avait de très bons souvenirs. La sorcière avait toujours excellé en cette matière, d’ailleurs mieux que Carrow, malgré ce qu’il tentait de lui faire croire. Oh, les deux sorciers avaient toujours été en rivalité, ce n’était pas nouveau. Il y avait peut-être les Sortilèges où il était légèrement plus performant, mais en Défense Contre les Forces du Mal, leur niveau respectif s’égalait. De toute façon, à quoi avait servi tout ça, pour le bureaucrate ? Strictement rien. Son niveau rouillait, stagnait voire rabaissait à force de rester assis sur un fauteuil à échanger quelques paroles avec des commerciaux. Tandis que Raven avait entretenu son niveau, voire, amélioré puisqu’elle était sans cesse confrontée à des mages noires. Et puis, elle s’entraînait souvent pour ne pas perdre la main. Car oui, à force de consulter, clore, étudier des dossiers, on risquait d’être moins performant. Malgré l’excellence de cette élite de sorcier, certains d’entre eux pouvaient parfois avoir de belles ou plutôt mauvaises surprises de la part de leur compagne. Une baisse de conviction dans l’intonation ou un manque de fermeté dans la voix et le tour était joué, le sort était raté. Cela arrivait à tout le monde malheureusement, même à Fawkes. Pour elle, cela s’était rarement passé, car de la conviction et de la fermeté, elle en avait naturellement. Mais il était vrai que la partenaire de Raven était exigeante. Réussir à la maîtriser au début avait été synonyme de Parcours du Combattant et sa première année à Poudlard avait été difficile, sa baguette lui en faisant voir de toute les couleurs. Mais avec le temps et surtout l’entraînement, Raven avait été digne de la compter près d’elle et la sorcière ne la quitta plus. Comme Gardenia l’avait si bien dit, sa baguette magique était parfaite pour les combats et les duels. Cela tombait bien, vu le métier que Fawkes faisait ! Elle n’aurait pu tomber mieux. Sa compagne, dès qu’elle avait choisi la sorcière, avait semblé avoir déjà tracé son avenir, certes parsemé d’embûches et d’épreuves toutes plus difficiles les unes que les autres, mais au moins cela n’était pas en désaccord avec la réalité.

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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Dim 22 Jan - 2:37



A vrai dire, elle n'aurait jamais pensé entendre l'une des collègue de son père lui parler de lui. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas discuter avec quelqu'un au sujet de son paternel, elle était émue et en était véritablement heureuse. Il était une belle personne et un grand sorcier, mais aussi un bon mari et un bon père. Galahad Ollivander avait toujours fait attention au bonheur des autres et au bien-être de sa famille, son décès avait touchés énormément de personnes, en plus de sa famille et de ses collègues. Gardenia se souvenait du monde présent à son enterrement, jamais elle n'aurait pu penser que son père les connaissait toutes.
Elle sourit en voyant son aînée gênée. en fait, elle ne savait pas vraiment si elle pouvait la qualifier de "gênée", elle avait l'air à l'aise et bien que l'on pouvait penser que le fait de se rabattre sur la veste signifiait qu'elle était mal à l'aise. Mais la Serdaigle se contentait de penser qu'elle était fortement intéressée par le vêtement en question. Elle fut très heureuse que quelques instants plus tôt, Raven s'intéresse à ses projets et c'était avec tout autant de ravissement qu'elle y avait répondu, après tout, elle pourrait parler de baguettes pendant des heures.
Mais il fallait dire que les encouragements qui avaient suivis ne l'avait qu'encore plus ravie, elle rayonnait à souhait.
« Merci beaucoup de votre soutient, Mrs. Fawkes. Je suis parfaitement consciente de cette chance qui m'est offerte et je compte en profiter au possible. » dit-elle souriante.
Et oui, elle comptait plus que tout au monde réussir à réaliser ses rêves et aller jusqu'au bout de ses idées de futurs, même si elle ne savait pas réellement ce que l'avenir lui réservait, peut-être qu'elle ferait d'autres études outenterait d'autres choses avant de reprendre la boutique. Tout était relatif. Cependant elle se demandait pourquoi l'Auror paraissait si triste, mais elle ne lui demanda pas, son père lui avait toujours dit : "Il faut savoir faire preuve de retenue.". Et elle appliqua.

La journée n'en fut que plus bonne ensuite. Elle avait eu l'opportunité de découvrir la baguette d'une Auror, et de la regarder sous tout les angles qui s'offrait à elle, autant vous dire qu'elle avait sauté sur l'occasion. Et elle avait , ENCORE, finit par se laisser emportée par la passion et l'élan, elle aimait les baguettes, c'était son univers, son rayon de soleil. Mais il fallait avouer que parfois, elle se maudissait intérieurement de se laisser autant emporter en public, les paroles de la compagne de la baguette en chêne rouge la rassurèrent, cependant.
« Merci énormément du compliment, mon oncle est le meilleur de mes professeurs, je crois que mes professeur me tuerais, mais... c'est la vérité pure et simple ! »lui dit-elle touchée par le compliment qu'elle venait de lui faire.
Graham Ollivander était le cousin du père de la jeune fille à la chevelure bleue, mais elle l'avait toujours considéré comme son véritable oncle, il était un homme qui lui était cher, et cela ne changerait jamais. La plupart des personnes utiliserait un "certainement" ou encore un "probablement", mais ce n'était pas nécessaire, pour Gardenia : c'était clair comme du véritaserum. jamais elle ne pourrait se résoudre à s'éloigner ou se brouiller avec le fabricant de baguettes, lui qui lui avait appris tant de choses qu'aucun autre n'aurait pu lui apprendre, lui qui l'avait traitée comme sa propre fille depuis la mort de son père et modèle, lui qui était l'un de ses meilleurs amis.
« Mais dites-moi… Une question me trotte dans la tête et je n’ai jamais su en trouver la réponse. Peut-on, grâce aux simples propriétés d’une baguette magique, en déduire le caractère de sa propriétaire ? J’avoue être assez intriguée par ce monde qui est l’analyse des partenaires des sorciers, et puisque vous vous trouvez là… »
Il était tout à fait normal de se poser la question, la bleue lui sourit, ravie de pouvoir répondre à une question concernant son monde. Le savoir appartenant et étant relatif aux baguettes est un savoir que beaucoup possède superficiellement, mais qu'une minorité connait sur le bout des doigts, ceux-ci étant la plupart du temps les fabricants eux-mêmes et ceux qui avait reçu un enseignement complet à ce sujet. C'était donc avec plaisir qu'elle répondit à l'interrogation de Mrs. Fawkes.
« Et bien... »dit-elle en rendant la baguette à sa propriétaire. « ... voyez-vous, chaque "propriété", comme vous dites, est en fait un ensemble de contradiction et d'accord entre les divers constituants des baguettes. » dit-elle, pleine d'entrain. « imaginons : une baguette en bois de poirier avec un ventricule de dragon. Aucune des baguettes de poirier vendues et fabriquées dans la maison Ollivander n'a eu une quelconque tendance, même réduite, vers les Forces du Mal; cependant, Les baguettes composées d'un coeur en dragon, ont toujours eu un penchant pour elles, bien qu'elle n'y soit pas encline elle-même. » elle regarda son interlocutrice, mystérieuse? « Il est difficile de savoir dès lors quelles seront les qualités et défauts de personnalité du sorcier. Mais le plus important à retenir est sûrement que chaque baguette, dès le moment où elle trouve son propriétaire idéal, commencera à apprendre des choses de son partenaire humain tout en lui apportant son propre enseignement. » termina-t-elle, avant d'ajouter. « Techniquement il est possible de déterminé le caractère du sorcier au vu de sa baguette, mais parfois il peut arriver que des mélange tout à fait étrange fasse régner la confusion. Vous ai-je éclairée ? »dit-elle inquiète d'avoir perturbée l'Auror encore plus.
La science des baguettes est une science précise et pourtant parfois inexacte. Il lui avait fallu des années pour le comprendre et aujourd'hui, elle ne s'emportait que mieux, grâce aux éclairements de son oncle, ici encore. C'était intéressée qu'elle avait finit son discours, d'autant plus qu'elle sentait que quelque chose taraudait l'esprit de Raven, peut-être s'agissait-il de ses cheveux ? Ils intriguaient beaucoup de sorciers après tout...
« Vous ne vous trompez pas, miss. Votre belle chevelure a le don d’attirer les regards, je pense ? Etes-vous Métamorphomage ? Ou bien faites-vous appel à quelques sortilèges de Métamorphose ? demanda t-elle. »
Dans le mille, c'était ses cheveux. Elle n'y alla pourtant pas par quatre chemins et répondit presque immédiatement.
« Même si j'aurais aimé l'être, je ne possède pas ce don, pourtant Merlin seul sait que cela m'aurait été utile. Il ne s'agit pourtant pas de métamorphose non plus, bien que j'aime énormément cette matière. Je pense que la Métamorphose ne devrait pas être utilisé dans ce but là. Il s'agit plutôt d'une variante des coloration moldue, celle-ci n'abîme pas les cheveux et grâce à un sort on peut décider de l'ôter, ce qui s'avère tout à fait pratique ! » dit-elle ravie, d'apprendre une nouvelle fois quelque chose à son aînée.

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Dernière édition par Gardenia E. Ollivander le Dim 29 Jan - 18:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Dim 22 Jan - 21:16


Pour ses amis et ceux qu’elle estimait, Raven avait toujours été l’incarnation de la fidélité. Elle était prête à tout pour les protéger, les épauler, et malgré cet air froid qui se dégageait de sa personne, c’était une qualité qu’on ne pouvait remettre en question. Elle avait été là pour Carolyn, lorsqu’elle avait perdu son mari et sa fille, la filleule de Raven. Elle avait été là pour Aaron, quand il avait appris la trahison de sa femme, pour Cooper également. La sorcière ne s’était jamais posé la question à savoir si elle allait avoir quelque chose en retour. Ce qui l’importait était le bonheur de son entourage. Le sien… Fawkes avait baissé les bras depuis bien longtemps.

Parler à cette jeune fille était, en revanche, assez surprenant puisque Raven ne possédait pas énormément de liens avec les personnes de cet âge-là. En même temps, ce n’était pas cette génération qu’elle croisait dans les couloirs du Ministère… Parfois, l’Auror aurait voulu revenir en arrière, à Poudlard, où tout était calme et paisible, où elle et ses amis étaient insouciants, sans vraiment se préoccuper de l’avenir. Une époque où, juste après le décès de sa grand-mère, elle avait pu goûter au bonheur, au vrai. Elle ne comptait même plus le temps qu’elle avait passé en compagnie d’Aaron, Carolyn, Asterion… Elliot. Les souvenirs étaient nombreux et innombrables, autant nostalgiques que douloureux. Oui, elle aurait voulu retourner dans le passé où les temps n’étaient pas aussi sombres que le présent.

«Merci beaucoup de votre soutient, Mrs. Fawkes. Je suis parfaitement consciente de cette chance qui m'est offerte et je compte en profiter au possible. »

La dénommée Mrs. Fawkes lui sourit simplement en retour. En réalité, elle possédait cette faculté à voir les capacités que possédaient chacun, comme le jeune Alexandre Rozen par exemple, le fils d’un de ses collègues. Lui aussi, même s’il refusait peut-être de le voir, pouvait aller très loin, et cela l’Auror le sentait. Enfin bon, il y avait quand-même des exceptions et s’il y avait bien une personne qui n’échappait pas à la règle, c’était Carrow. Petit nuisible qu’il était. Raven n’avait jamais compris comment il était possible qu’un homme soit aussi idiot que lui. Et dire qu’il avait été ami avec Elliot, un aigle intelligent qui savait différencier le bon du mauvais, lui pourtant s’était lié d’amitié avec le Rouge et Or. Juste… Incompréhensible.

« Merci énormément du compliment, mon oncle est le meilleur de mes professeurs, je crois que mes professeur me tuerais, mais... c'est la vérité pure et simple ! »

Raven n’y connaissait pas grand-chose, mais elle imaginait que parfois, la famille pouvait s’avérer plus instruisant que le système éducatif en lui-même. Il n’y avait pas ce même rapport, ce même contact, et on se sentait en général bien mieux avec les personnes de son entourage.

« Nous apprenons beaucoup de notre famille, miss, parfois même plus qu’au collège. »

Pour sa part, l’Auror avait appris l’autonomie, l’indépendance, l’autorité et la bonne conduite en société. Il faut dire que sa grand-mère ne lui avait pas bien laissé le choix, et la sorcière avait été forcée de suivre les codes d’une famille de sang-pur. Après tout, Raven avait été un peu comme la reniée des Fawkes. Sa sœur aussi, mais surtout elle. Progéniture d’une née-moldue et élève à Poufsouffle, il y avait tout pour déshonorer leur titre. Raven était persuadée que si elle avait été prise à Gryffondor, cela aurait pu changer beaucoup de choses. Même si les Lions étaient les ennemis jurés de Serpentard, ils avaient au moins le mérite d’être courageux. Cela, c’était des paroles qu’elle avait maintes et maintes fois entendu. Mais non, il avait fallu qu’elle soit chez les blaireaux, une Maison aimée de peu de monde, reniée à cause de tous ces clichés qui se répandaient. Paresseux, goinfres… Il y avait de tout. Mais Raven s’y était sentie à sa place et avait toujours pensé que le Choixpeau avait bien fait, elle possédait quand-même les qualités pour en faire partie. Concernant Gardenia Ollivander, l’Auror ne savait pas dans quelle Maison la jeune sorcière était. Mais au vu de ce bleu océan qui parsemait ses cheveux, de cette curiosité et de cette intelligence particulièrement portée sur les baguettes magiques, un sujet pourtant difficile à cerner, nul doute qu’elle devait être à Serdaigle. Néanmoins, en parlant de baguette, Raven avait toujours eu cette question en tête mais n’avait jamais eu le loisir de la poser à qui que ce soit. Ainsi, elle profita un peu de la présence de sa cadette qui semblait s’y connaître assez bien et la lui demanda.

« Et bien... voyez-vous, chaque "propriété", comme vous dites, est en fait un ensemble de contradiction et d'accord entre les divers constituants des baguettes. Imaginons : une baguette en bois de poirier avec un ventricule de dragon. Aucune des baguettes de poirier vendues et fabriquées dans la maison Ollivander n'a eu une quelconque tendance, même réduite, vers les Forces du Mal; cependant, Les baguettes composées d'un coeur en dragon, ont toujours eu un penchant pour elles, bien qu'elle n'y soit pas encline elle-même. Il est difficile de savoir dès lors quelles seront les qualités et défauts de personnalité du sorcier. Mais le plus important à retenir est sûrement que chaque baguette, dès le moment où elle trouve son propriétaire idéal, commencera à apprendre des choses de son partenaire humain tout en lui apportant son propre enseignement. Techniquement il est possible de déterminé le caractère du sorcier au vu de sa baguette, mais parfois il peut arriver que des mélange tout à fait étrange fasse régner la confusion. Vous ai-je éclairée ?»

Raven lui offrit un regard surpris, et c’était le cas de le dire, elle l’était. Plus elle écoutait la tirade de la jeune fille progresser, plus sa passion pour ce sujet se faisait ressentir. La sorcière ne savait pas si l’élève avait appris tout cela par cœur ou si c’était à force de côtoyer les personnes de ce monde, mais il était sûr que Gardenia était callée sur le sujet. L’Auror en perdait même ses mots, elle ne savait plus quoi dire face à autant de savoir.

« Vous avez éclairé ma petite lanterne, en effet, répondit-elle en lui lançant un clin d’œil. J’en apprends tous les jours. Si j’ai bien compris, même si l’on peut déterminer à peu près quel sera le caractère du sorcier selon la composition de la baguette, il se peut que les hypothèses s’avèrent fausses et que le sorcier soit une toute autre personne que ce qu’on avait pu imaginer ? »

L’Auror n’était pas bien sûre de ce qu’elle avait compris, et pourtant Merlin savait qu’elle essayait de suivre. La sorcière n’avait jamais été très cérébrale malgré son parcours excellent, et ses capacités, elle les utilisait surtout sur le terrain. Là, son cerveau fonctionnait à vive allure. Mais ici, même si Raven était un peu au repos aujourd’hui, ses capacités de déduction faisaient tourner les mécaniques de son cerveau afin de savoir par quel miracle son interlocutrice parvenait à posséder une telle chevelure. Métamorphomage ? Sortilège de Métamorphose ? Toutes les hypothèses étaient plausibles et vu la certaine intelligence de Gardenia, cette dernière aurait pu tout bonnement utiliser un de ces sorts.

« Même si j'aurais aimé l'être, je ne possède pas ce don, pourtant Merlin seul sait que cela m'aurait été utile. Il ne s'agit pourtant pas de métamorphose non plus, bien que j'aime énormément cette matière. Je pense que la Métamorphose ne devrait pas être utilisé dans ce but là. Il s'agit plutôt d'une variante des coloration moldue, celle-ci n'abîme pas les cheveux et grâce à un sort on peut décider de l'ôter, ce qui s'avère tout à fait pratique ! »

Décidément, cette journée avait dû avoir pour but d’instruire Raven sur la mode des jeunes. Il faut dire que, enfermée un peu dans son travail, elle avait peu eu le loisir d’étudier la nouvelle génération qui évoluait dans leur monde, inventant leurs propres techniques pour s’affirmer dans le monde adulte. À l’époque de Fawkes, toutes ces méthodes n’existaient pas. La sorcière se rendit compte avec lassitude qu’elle commençait à se faire vieille… Même si, en soi, 35 ans n’était pas bien vieux. En tout cas, il était hors de question qu’elle se mette à adopter la même mode que ces jeunes. Sa tenue vestimentaire classique lui allait très bien.

« Des colorations moldues, hein… La jeunesse renferme décidément bien des surprises ! plaisanta l’Auror. À notre époque, tout cela n’existait pas, il fallait se débrouiller comme on pouvait. Elle glissa un regard vers le tailleur, presqu’avec douceur. J’ai trouvé mon bonheur dans ces vêtements classiques, et cela me convient parfaitement. J’imagine que la mode chez les adolescents n’est pas la même que du temps de mon enfance. »

Soudain, quelque chose la frappa. Vu comment Gardenia Ollivander s’habillait et se colorait les cheveux, l’Auror se demanda ce qu’une jeune fille pouvait venir faire dans une boutique comme Madame Guipure. Ce n’était certainement pas pour se trouver un vêtement. Quoique… Et si la jeune fille était entrée ici dans le simple but de venir lui parler ? Elle aurait quitté la boutique Ollivander juste pour ça ? Non, certainement pas. Mais alors… Quoi ? Fawkes avait beau réfléchir, rien ne lui venait à l’esprit.

« J’ai rarement vu une jeune fille de votre âge rentrer dans un lieu comme celui-ci. Cherchez-vous quelque chose en particulier ? Je peux vous aussi si besoin est, je connais cette boutique comme ma poche. »

Et c’était peu dire. Chaque recoin de la pièce, chaque mur, chaque étagère, chaque mannequin lui était familier. Elle avait foulé trop de fois ce sol fait de marbre étant plus jeune, et revenir ici lui rappelait parfois de nombreux souvenirs, comme les fois où elle avait dû traîner ses amis juste pour jeter un coup d’œil aux nouvelles collections. Oui, Raven pouvait être légèrement lourde quand elle le voulait. Mais bon, au final elle y avait toujours passé de bons moments, et Madame Guipure avait été d’une remarquable gentillesse envers elle. Il fallait dire que l’ancienne Poufsouffle était peut-être l’une de ses plus fidèles clientes, les plus anciennes aussi. Depuis son adolescence, Raven avait adopté ce mode vestimentaire assez classique, chose qu’elle n’avait pas quittée depuis. Elle trouvait que cela lui donnait une certaine allure, sans qu’elle en profite pour autant, mais elle aimait ça.

« Bon, je pense que je vais acheter celle-là, »
murmura la sorcière presque pour elle-même en parlant du tailleur noir.

En effet, Raven ne pouvait pas passer à côté d’une pièce d’aussi grande qualité. Elle savait qu’une fois rentrée chez elle, elle allait regretter de ne pas avoir fait cet achat, donc… Autant qu’elle passe à l’acte. La sorcière avait la chance d’avoir de plutôt bons revenus, ce qui lui permettait ainsi de passer beaucoup de temps à la fois chez Madame Guipure qu’au Chaudron Baveur, ses deux lieux quotidiens. En même temps, vu les études plus qu’intensives pour devenir Auror, il fallait au moins que ces derniers soient récompensés à leur juste valeur… Cependant, détrompez-vous, Raven n’avait jamais eu l’intention de faire ce métier pour gagner plus d’argent. Ce n’était pas une façon de penser qu’elle adoptait. Non, si la belle s’était lancée dans cette folle aventure à sa sortie de Poudlard, c’était pour elle et pour elle seule, même si intérieurement, Raven avait toujours voulu prouver à sa grand-mère que sa petite-fille aussi, pouvait être capable de grandes choses. Aujourd’hui encore il lui arrivait de lui parler avec provocation lorsqu’elle était seule, loin des oreilles indiscrètes. Comme pour la défier. L’Auror n’avait jamais su si son aïeule l’entendait ou même la voyait, et à vrai dire elle s’en foutait complètement. Elle avait une vie assez compliquée comme ça pour que sa grand-mère vienne y rajouter son grain de sel, que ses manies de sang-pur restent soigneusement enterrées avec cette sorcière hautaine et froide. Même morte, Fawkes en avait trop bavé pour qu’elle puisse lui pardonner un jour.

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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Dim 5 Fév - 21:51



Mrs Fawkers avait parfaitement raison, et elle n'aurait pas pu, à ce moment-là, si bien dire. Sa famille lui avait toujours beaucoup apporté beaucoup, même énormément. On pouvait même dire, qu'elle n'aurait peut-être jamais été en mesure d'accéder à ce métier qu'elle affectionnait temps, et peut-être même qu'il n'y aurait jamais pensé. La famille apprend énormément, elle nous forge, et ça, elle le savait parfaitement, pas inutilement, mais pas pour éclairer sa lanterne non plus. Juste par expérience, par besoin. Codes, danses, baguettes, autonomie, indépendance, culture et valeurs. Elle avait appris tout cela en vivant et en apprenant de ses pairs, de tout ceux qui l'avait entourée depuis sa naissance.
Au collège, elle avait aussi appris énormément de choses, la vie, la magie, l'amitié ou encore à surpasser sa tristesse, ses peurs et ses troubles, elle avait rencontrés des gens plus merveilleux les uns que les autres, même si le caractère de certains n'était pas... joyeux ?
« C'est une belle et réelle philosophie, Mrs. » dit-elle souriante.
Elle avait été tellement heureuse de pouvoir répndre à la question de l'Auror, les seules personnes à qui elle pouvait en parler sans qu'ils ne s'endorment ou en aient râs-le-chaudron étaient Moran, Fabian, Gideon et... son oncle, bien entendu. Passionée ? Oui, elle l'était. Les baguettes et Gardenia, ce n'était presque qu'une seule personne, cela choquait beaucoup de monde, ou en surprenait certain, Raven faisait parti de ceux-là. A priori, elle s'était attendu à une réponse, et certainement pas aussi complète, comme les autres au début. Tout ça ? Elle l'avait simplement acquis sa propre philosophie, sa propre thèse au fil des années passées dans les ateliers Ollivander. Son sourire redoubla, lorsqu'étouffée, à la fin de sa tirade, la femme lui faisant face lui fit un clin d'oeil, lui en demandant plus, ou plutôt la confirmation de ses dires, ce qu'elle fit avec un grand plaisir.
« J'en suis ravie dans ce cas ! » lui dit-elle heureuse. « En effet, c'est cela. Mais c'est en réalité très rare, et cela ne s'est jamais produit depuis que mon oncle tient la boutique, et je n'ai pas souvenir que mon grand-père ne se soit trompé non plus. Du moins c'est ce que disent les archives ! »
Mais tout ce qu'elle avait dit était vrai, à ce qu'elle sache, cela faisait bien des générations, du moins dans sa famille, que des sorciers ne correspondaient pas à leur baguette, malheureusement... Combien de fois est-ce que ses prédécesseurs avaient été tristes en découvrant ce qui pourrait se produire dans le futur.
Et le sujet dévia. Il était tout à fait normal de se poser la question, la bleue lui sourit, ravie de pouvoir répondre à une question concernant beaucoup de choses. Le savoir appartenant et étant relatif aux baguettes est un savoir que beaucoup possède superficiellement, mais qu'une minorité connait sur le bout des doigts, ceux-ci étant la plupart du temps les fabricants eux-mêmes et ceux qui avait reçu un enseignement complet à ce sujet. C'était donc avec plaisir qu'elle répondit à l'interrogation de Mrs. Fawkes, après tout elle aimait beaucoup aider les gens, et leur apporter des informatoins, bien qu'elle était certaine que cette fois-ci, son interlucutrice n'appliquerait rien sur ses cheveux, après tout, elle n'avait pas du tout le même style vestimentaire ! Et entre vous et elle, elle ne voyait pas du tout l'Auror avec une autre couleur de cheveux que celle qu'elle avait actuellement.
« Des colorations moldues, hein… La jeunesse renferme décidément bien des surprises ! » dit elle en plaisantant. « À notre époque, tout cela n’existait pas, il fallait se débrouiller comme on pouvait » dit-elle en regardant le tailleur. « J’ai trouvé mon bonheur dans ces vêtements classiques, et cela me convient parfaitement. J’imagine que la mode chez les adolescents n’est pas la même que du temps de mon enfance. »
La jeunesse vivait simplement avec son temps, les choses ont évoluées et les moyens aussi. Elle était certaine que leur génération avait énormément de chance d'avoir autant de moyens et grâce à ça, elle pouvait être elle-même : différente.
« C'est certain, Mrs. Mais les temps changent et les enfants aussi. La prochaine génération aura encore des moyens différents, et nous penserons qu'ils sont différents de nous. Tout simplement. »dit-elle en regardant les robes au loin.
Il allait lui en falloir une pour le bal de début d'année, et cela commençait à être urgent, mais elle avait tout sauf bon goût en ce qui concernait les robes, surtout les robes de soirée. Ce n'était pas son truc, et il fallait avouer que dans les magasins qu'elle fréquentait habituellement, il n'y en avait pas. Tout simplement. Et puis elle avait du mal à assortir ses vêtements et ses cheveux, alors il valait mieux ne pas s'y tenter.
« J’ai rarement vu une jeune fille de votre âge rentrer dans un lieu comme celui-ci. Cherchez-vous quelque chose en particulier ? Je peux vous aussi si besoin est, je connais cette boutique comme ma poche » demanda t-elle.
Là encore, la grande brune avait raison. Le magasin que tenait Mme. Guipuire vendait des articles vers lesquels les adolescentes ne se tournaient presque jamais, sauf pour de grandes occasions, et encore. Elle hésitait. Devait-elle lui parler de ses recherches, ou lui dire qu'elle n'avait fait que la suivre jusqu'ici ? La décision fut vite prise, elle avouerait plus tard, l'Auror proposait de l'aider alors autant en profiter, non ? Elle ne doutait pas un instant de la connaissance approfondie de la boutique que possédait Raven Fawkes, après toutes les fois où elle l'avait vu s'y rendre...
« Et bien... Il s'avère que Poudlard organise un bal à la rentrée et... trouver une robe, avec les cheveux que j'ai s'avère... compliqué, très, compliqué. Et puis, mon sens de la mode est tellement accru, voyez-vous ?» dit-elle avec ironie. « M'aiderez vous ?»

Tailleur ou Jean ? Jean, merci bien !
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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Mer 22 Fév - 19:35


« C'est une belle et réelle philosophie, Mrs. »

Raven inclina la tête pour la remercier. Une philosophie de vie qu’elle avait adoptée soi-même et aujourd’hui encore, la sorcière ne savait pas si tout ce qu’elle avait enduré avait eu des conséquences positives ou négatives sur son état actuel. Car certes, il y avait eu de nombreuses séquelles psychologiques, mais sans cela elle ne serait peut-être pas devenue la femme qu’elle était aujourd’hui. Elle n’aurait peut-être pas renvoyé la même image de personne forte à l’aura noble qui imposait tant le respect. Aurait-elle voulu d’une autre personnalité ? Pas sûr. D’un autre passé, oui, d’un meilleur avenir aussi. Mais ne disait-on pas que le passé nous forgeait, faisait de nous ce que nous étions ? Peut-être qu’au milieu de sa sombre histoire pouvait-on trouver une part de positivité, entre toute cette violence et ces codes de l’éducation…

Visiblement, la jeune Ollivander n’avait pas l’air d’avoir eu la même enfance que Raven. Son père étant décédé lorsqu’elle était très jeune, elle avait dû grandir dans un milieu familial un peu plus souple quant à ses droits et devoirs. Raven n’avait pas eu ce choix. Ses devoirs avaient été nombreux mais ses droits… ces derniers s’étaient faits plus rares. Mais mieux encore, la jeune Gardenia avait une passion : les baguettes magiques. Drôle de passion pour une fille de son âge, mais direz-vous. Mais… y avait-il un âge requis pour être passionnée d’un tel sujet ? Non, Raven le savait pertinemment et elle savait qu’avoir une activité de la sorte était une très bonne chose pour s’évader un peu du quotidien et la monotonie de la vie. Pour elle, les vêtements n’étaient pas une vraie passion en soi. Juste une manière pour elle d’oublier un peu, penser à autre-chose, loin de la pression de travail, de la douleur encore présente de la perte d’Elliot, de son éloignement avec Melody, tout ça à la fois. Beaucoup de personnes murmuraient que l’Auror devait avoir sacrément les moyens pour s’offrir tous ces vêtements. En réalité, il n’en était rien. Cette belle femme aimait tout simplement bien s’habiller et, quand elle pouvait se le permettre, s’achetait de luxueux vêtements. Pas de quoi en faire tout un tas.

« En effet, c'est cela. Mais c'est en réalité très rare, et cela ne s'est jamais produit depuis que mon oncle tient la boutique, et je n'ai pas souvenir que mon grand-père ne se soit trompé non plus. Du moins c'est ce que disent les archives ! »

Ce métier devait être assez compliqué et se faire une place et un nom dans ce milieu minuscule mais pourtant essentiel aux sorciers devait être synonyme de courage ou de folie. C’était un peu comme dans le monde de la musique. Soit on réussissait et on avait tout gagné, soit la chance ne nous souriait pas et on se retrouvait avec rien. C’était du cinquante-cinquante. Mais bon, ce n’était sûrement pas un souci pour Gardenia puisque sa famille était célèbre dans le monde entier et ce, depuis des siècles. Tout le monde connaissait la branche familiale Ollivander, ignorant était celui qui n’en avais jamais entendu parler. Ces grands fabricants de baguettes magiques possédaient des produits, sans conteste, de grande qualité, et la majorité de la population sorcière y amenait leurs enfants lorsque ces derniers étaient en âge d’aller à Poudlard.

« Les sorciers placent une confiance absolue en cette boutique. Vos produits sont d’excellente qualité et ma baguette ne m’a jamais déçue, » fit l’Auror en regardant tendrement sa partenaire de toujours.

Et c’était peu dire. C’était grâce à cet objet, grâce à ce simple morceau de bois que Raven avait vu son chemin tout tracé, son avenir se dessiner et son métier tout choisi. Lors des duels, cela avait été comme une révélation et Raven avait tout partagé avec cette baguette. Elle ne comptait même plus les heures d’entraînement pendant ses études et même pendant ses temps libres actuels. Elle ne cessait jamais de la manipuler tout en prenant grand soin de cet objet si précieux. La baguette de Raven lui avait fait rarement défaut et lui avait toujours été très utile. Facile à utiliser, une excellente prise en main, un toucher doux, un bois chaud et accueillant… Que demander de plus ? La sorcière était tout simplement très reconnaissante envers sa partenaire.

« C'est certain, Mrs. Mais les temps changent et les enfants aussi. La prochaine génération aura encore des moyens différents, et nous penserons qu'ils sont différents de nous. Tout simplement. »

Quelle maturité, se dit Raven avec étonnement. Elle n’avait pas pensé les jeunes de son âge aussi sains d’esprit, certainement parce qu’elle ne les côtoyait plus trop. Comme quoi, il pouvait y avoir des exceptions. Elle-même avait toujours été plus mature que les gens de son âge à cause de ce qui l’attendait chez elle à chaque vacance. Une torture tellement difficile à endurer mais qui ne lui laissait pas bien le choix. Tous ces Doloris l’avaient forgé et l’avaient fait grandir plus vite que les autres. Du coup, même si la jeune Fawkes s’était sentie légèrement en avance par rapport à ses camarades, cela ne l’avait pas vraiment dérangée. Elle avait simplement été patiente en attendant que la mentalité chez les autres élèves grandisse un peu.

« Je suis tout-à-fait d’accord avec vous, miss. »


Que dire de plus ? Il n’y avait rien à rajouter. La belle femme se tourna une nouvelle fois vers ce tailleur noir vers lequel semblait pencher son cœur tout en demandant à son interlocutrice les raisons qui l’avaient poussée à se rendre dans un tel endroit. En effet, même si Raven elle-même, plus jeune, avait été habituée à venir ici, ce n’était certainement pas le cas de la jeune Ollivander. En tout cas, ça ne correspondait pas à son style vestimentaire, contrairement à cette Auror qui s’habillait de façon très classique. La réponse de la minette fut quasi immédiate même si le ton devenait un peu plus gêné.

« Et bien... Il s'avère que Poudlard organise un bal à la rentrée et... trouver une robe, avec les cheveux que j'ai s'avère... compliqué, très, compliqué. Et puis, mon sens de la mode est tellement accru, voyez-vous ? »

Raven émit un léger rire. Oh que oui, elle voyait, mais sans moquerie attention. Gardenia adoptait plus un style vestimentaire à la cool comme ils diraient maintenant, détendue et… pour les jeunes, en fait. La sorcière avait, en revanche, de très bons souvenirs de bals qu’organisait Poudlard à l’époque. Elle ne savait pas si son fonctionnement avait changé, mais à sa connaissance il y avait le même directeur à la tête de l’école et pratiquement les mêmes enseignants. Donc elle ne voyait pas pourquoi les règles auraient changé. Le nombre de danses qu’elle avait faites là-bas jusqu’à en avoir mal aux pieds, mais aussi le nombre de disputes qu’il y avait eu… Lors de ces fêtes et rassemblements, les fins de soirées finissaient en général soit très bien, soit… Très mal. Mais bon, inutile de relever ces détails.

« M'aiderez vous ? »

Ses yeux s’illuminèrent. Elle n’avait jamais guidé quelqu’un de plus jeune qu’elle dans les dédales de cette boutique. C’était l’occasion ou jamais de se rendre utile dans un milieu que l’Auror connaissait comme sa poche. Lâchant quelques instants la manche du tailleur noir, la sorcière lui offrit un grand sourire.

« Avec plaisir, miss. Je conserve de précieux souvenirs des bals à Poudlard, j’espère que vous vivrez vous aussi des moments inoubliables. Laissez-moi voir… »

Sans lui laisser le temps de lui répondre, Raven tourna autour d’elle comme un aigle, la détaillant de la tête aux pieds, prenant parfois ses mèches bleues entre ses doigts, se mettant à réfléchir. Mmmh… Oui, peut-être que ce type de robe allait lui convenir. Puis, elle recula de quelques pas, la jugeant du regard comme perdue dans ses pensées. Il y avait bien un rayon qui…

« Suivez-moi, je pense savoir ce qui vous conviendrait, »
annonça-t-elle brusquement en relevant la tête.

Après s’être assurée que la jeune sorcière la suivait, Raven s’engagea dans un rayon qui était visiblement réservé aux vêtements pour homme. Ce n’était pas ici. Elle en ressortit et bifurqua sur la droite. Ah, elle y était. Face à elles s’étendaient de longues robes roses innombrables mais très belles. La couleur ne faisait pas enfantin, ce n’était pas un rose criard mais un rose pastel, plus doux. Avec les cheveux de la jeune Ollivander, cela pouvait aller. Raven réfléchit un instant avant de faire signe à Gardenia de la suivre. Mieux valait qu’elle ne se perde pas. Enfin, elles arrivèrent devant une robe qui, comme ça, pouvait sembler assez encombrante. Il faut dire qu’elle prenait de la place.

« Une de mes amies portait le même modèle, lorsque nous étions plus jeune, commenta l’Auror avec un sourire nostalgique. Cette robe vous irait à merveille. De plus, ajouta-t-elle en sortant sa baguette magique, je peux vous assurer qu’elle est unique en son genre. »

Elle lui lança un sourire mystérieux et tapota deux fois sur le vêtement qui, comme si elle était rétractable, commença à rétrécir pour prendre l’apparence d’une jolie robe plus courte. Bien, le modèle fonctionnait toujours. Restait plus qu’à savoir si cela plaisait également à sa cadette.

« Pour les fins de soirées », termina Raven avec un clin d’œil.


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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Dim 26 Fév - 14:32



Elle était fière. Fière de sa famille et de tout ce qu'elle avait accomplie depuis des générations. Ses ancêtres avait toujours tout fait pour que la boutique devienne une boutique où tous seraient accueillis, où tous les sorciers pourraient venir acheter leur baguette dans la confiance la plus totale. Et Mrs. Fawkes l'avait touchée, elle était heureuse de voir que l'Auror soit elle même heureuse de sa compagne. Elle était heureuse de savoir que tout ce qui avait été accompli, avait été reconnu.
« Merci beaucoup, ça me touche énormément. » dit-elle souriante.
C'était vrai. Elle était touchée. La conversation avec Mrs. Fawkes était intéressante, on pouvait passer du tout à l'autre. Il était agréable de converser avec elle même si en réalité elle était ravie de pouvoir l'aider un tant soit peu à voir le monde différemment c'est ce qu'elle avait voulu dire par "les temps changent". Elle avait conscience que sa pensée pouvait s'avérer mature, peut-être trop mature pour son physique extravaguent, mais elle était comme ça et elle ne pouvait rien y faire. Quand vînt la question du pourquoi du comment elle avait atterrit dans cette boutique, elle ne pouvait tout simplement pas lui dire qu'elle l'avait suivi, une idée germa alors dans sa tête : ce n'était pas un mensonge, elle n'avait aucun goût pour la mode et était loin du style vestimentaire sorcier actuel, elle était plus proche du style moldu, et elle aimait beaucoup ça. Elle fut d'autant plus heureuse lorsque l'Auror accepta de l'aider à trouver une robe, elle avait vu ses yeux s'illuminer.
Elle pouvait comprendre, quand quelqu'un l'interrogeait sur les baguettes, elle était exactement pareille et visiblement, Mrs. Fawkes était ravie de pouvoir lui faire partager son savoir faire tout en lui souhaitant de vivre un bal mémorable.
« Merci pour votre aide précieuse, Mrs. » lui dit-elle heureuse et intriguée par ce qu'elle allait lui proposer.
Semblant réfléchir la plus âgée fit quelques pas, avant de lui enjoindre de la suivre, ce qu'elle fit. Les rayons de Mme Guipuire étaient tous différents, elle était surprise et préssé d'en découvrir toujours plus à chaque tournant de rayonnage. Les couleurs étaient variées passant par les plus sobres aux plus osées, gardant tout de m^me un style plutôt classique et épuré. C'était un véritable coffre au trésor. La bleue suivait les pas de celle qui semblait savoir parfaitement ce qui lui conviendrait, elle était surprise de voir qu'elle connaissait les rayonnages aussi bien que sa poche, cela lui faisait penser à elle ou son oncle parcourant les étagères de la boutique, sachant parfaitement quelle baguette se trouvait dans telle boîte.
Et aussitôt le dernier virage emprunté, son regard se posa sur une magnifique robe rose, pas d'un rose comme elle avait l'habitude de porter, non. Un rose aussi doux que de la barbapapa, aussi dous que les premiers rayons de soleil, elle écoutait à moitié ce que lui disait l'Auror, comme obnubilée par les pans de ce superbe vêtement.
« J'en perds mes mots... Elle est magnifique... »dit-elle enchantée.
Mais l'enchantement se poursuivit quand d'un geste rapide et précis, accompagné de mystère, la spécialiste des vêtements tapota deux fois sur la robe. Et c'était sous ses yeux émerveillés, que la robe pris une tout autre forme : plus courte, donnant l'impression de voir un champ de roses de la même couleurs que le nom qu'elle portait, "pour les fins de soirée" lui avait-elle dit. C'était décidé. C'était cette robe qui lui fallait.
« Elle est somptueuse, sublime... je ne sais vraiment pas quoi dire. » dit-elle avant qu'une question d'ordre capitalement budgétaire lui passa à l'esprit. « Et hum... Connaîtriez-vous, par hasard,... son prix ? » dit-elle septique.

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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Mer 29 Mar - 21:52

Citation :
Désoléééééée !

Cela me faisait réellement plaisir d’aider cette jeune demoiselle. Ça me rappelait un peu ma jeunesse, en quelque sorte, lorsque je conseillais Carolyn sur telle ou telle robe à porter. Niveau mode, j’avais toujours été très calée sur le sujet. Ma sœur, Melody, avait été tellement emballée par ce domaine qu’elle en était venue à se confectionner ses propres vêtements. Bon, moi je n’avais ni le temps, ni la motivation pour, mais j’avais un salaire respectable pour me permettre de m’habiller ici. La jeune Gardenia était un véritable phénomène à mes yeux. Cheveux bleus, appartenant à la famille Ollivander, j’avais connu son père et étais toujours la collègue de sa mère, Eden Potter. Je m’étais un peu doutée qu’en matière de vêtements classiques, mon interlocutrice ne s’y connaissait pas trop. Voilà pourquoi je lui avais proposé mon aide, aide qu’elle accepta.
Je l’emmenai alors à travers tous ces rayons remplis de soie, de vêtements, d’uniformes sorciers, mes talons claquant sèchement sur le sol tandis que ma cadette me suivait d’un pas vif. Enfin, nous étions arrivés. Après avoir jeté quelques coups d’yeux à sa chevelure couleur océan, j’avais tout de suite deviné quelle couleur allait lui correspondre : un rose doux, pastel, discret mais touchant. Ni une ni deux, je lui montrai la robe dont les propriétés avaient marqué mon esprit. Par chance, elle s’y trouvait encore, même si quelques améliorations avaient dû lui être apportées entre-temps. Une robe de ce type existait depuis tellement longtemps… Cela faisait 18 ans que j’avais quitté Poudlard. Déjà… Comme le temps passait vite.

Après cette petite démonstration, Gardenia semblait époustouflée, ébahie. C’était un peu normal : ce modèle, même s’il existait depuis longtemps, avait toujours eu le don d’impressionner celle qui la portait. Cependant, mon sourire devint un peu gêné lorsqu’elle me demanda le prix. Ah oui. Le prix. Très bonne question. Je ne savais pas quel était son budget, mais il ne devait pas dépasser celui d’une élève normale, même si elle était une Ollivander. Si je me rappelais bien… Je lui fis signe du doigt de patienter quelques instants, tournai la robe et attrapai l’étiquette. Ah.

« Voilà qui est embarrassant… Cette robe coûte 125 Gallions. »

La mine de mon interlocutrice sembla quelque peu de rembrunir, peut-être déçue de voir que l’objet de ses convoitises était placée à un échelon beaucoup plus haut que prévu. Néanmoins, je ne voulais pas laisser les choses se finir sur cette note négative. Oh, après tout… Pourquoi pas ? Je m’avançai, l’air rassurante et lui sourit.

« Si vous n’avez pas les moyens… Je peux toujours vous l’envoyer. Chez votre oncle, ou directement à Poudlard. À vous de voir. Considérez cela comme un cadeau. »

Puis, je rajoutai après quelques instants de silence :

« Et puis, votre père aurait été tellement fier de vous voir dans cette robe… J’en suis persuadée. »

Je savais ce qu’elle avait vécu. Vivre et grandir avec l’absence d’un parent. Comme un vide, un trou béant que l’on essayait de combler petit à petit. Pour moi, ç’avait été la même chose. Mais avec mes deux parents. Et une grand-mère tyrannique qui, au lieu de guérir nos blessures, avait enfoncé le couteau dans la plaie jour après jour.
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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Dim 2 Juil - 20:46

Spoiler:
 



Outch. Voilà qui faisait mal, c'était cher, très cher, elle avait beau avoir de l'argent bien placé, elle n'avait pas autant d'argent à mettre dans une robe qu'elle ne mettrait certainement qu'une fois dans sa vie. La jeune fille avait pourtant un énorme coup de coeur sur cette robe et était en proie à un dilemme fâcheux.
« C'est sur qu'il s'agit d'une grosse somme... » dit-elle hésitante.
Elle ne savait sincèrement pas quoi faire, devait-elle dilapider ses économies sachant que sa mère n'accepterait jamais de lui prêter de l'argent, ou encore qu'elle dépenses une somme pareille pour une occasion comme celle-ci. Son visage se rembrunit, et la hâte et la joie qu'elle avait ressentit quelques instants auparavant avant laissé place à un déchirement complet. En plein proie au doute, elle ne compris pas tout de suite ce que l'Auror lui proposait tandis qu'elle se postait devant-elle aussi rassurante que possible. La demoiselle dûe à plusieurs reprises récapituler ce qu'il était en train de se passer pour vérifier qu'elle avait bien compris ce qu'elle venait de lui proposer.
« Vous... Comment vous remercier ? Elle coûte extrêmement cher ! Je ne peux pas accepter un tel cadeau... » lui répondit-elle après quelques minutes de battements, complètement déboussolée.
Elle ne pouvait définitivement pas accepter un cadeau aussi coûteux que celui-là sans ne rie pouvoir offrir en retour. C'était un refus catégorique, sa mère la tuerait certainement d'autant plus qu'elle venait de la rencontrer, c'était la première fois qu'elle lui adressait directement la parole. Mais l'argument que Mrs. Fawkes avança la désarçonna. A quelle point connaissait-elle son père ? Elle était complètement perdue dans ce qu'elle ressentait à l'instant. Elle aurait aimé que son père puisse la voir avec cette robe, au bras de son cavalier pour le bal, cavalier qu'elle n'avait pas encore trouvé. Elle était réellement touchée par l'attention que lui prêtait la brune et ne pu que baisser la tête face à l'émotion qu'elle ressentait. Son père et les sentiments qui lui était liés étaient encore forts pour la jeune fille.
« Je... Merci énormément Mrs. Fawkes... »dit-elle émue
Il n'était pas envisageable que l'Aurore lui offre un tel présent sans qu'elle ne puisse rien faire en retour. Mais elle avait beau réfléchir elle ne voyait pas quoi faire pour elle dans l'instant.
Elle repensa à la baguette et se dit que peut-être un manche neuf, comme celui qu'elle avait conçu pour Alexandre à une époque pouvait être une bonne idée, avant de se raviser.
Elle n'oserait pas. Jusqu'à ce qu'elle pense qu'il fallait prendre l'hippogriffe par les plumes et qu'elle lui demande, tout simplement. Elle ajouta donc après avoir repris contenance:
« J'aimerais faire quelque chose pour vous en retour, est-ce qu'il serait envisageable que je vous aide pour quelques tâches ? » dit-elle avec la volonté de vouloir compenser cet achat monstrueux.

Tailleur ou Jean ? Jean, merci bien !
Feat. Raven Fawkes



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MessageSujet: Re: Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde] Lun 3 Juil - 1:32


Il était évident que, malgré les prix abordables qu’arborait la boutique de Madame Guipure, certains articles restaient extrêmement chers. Comme cette robe. À vrai dire, je ne m’en rendais pas compte. Non pas qu’à mes yeux, l’argent n’avait aucune valeur, simplement que j’avais grandi dans une situation assez aisée. Peut-être la seule chose que je pouvais remercier à ma grand-mère, et c’était bien la seule chose, c’était les sous qu’elle ne m’avait jamais interdit de dépenser. Ainsi, j’avais pu passer des heures dans ce magasin à observer et caresser du bout de doigts les tissus de tous ces vêtements. En mourant, elle nous avait laissé un héritage, à ma sœur et moi. Bien que le reste de la famille se trouve aux États-Unis, notre ancienne demeure nous appartenait à présent et Kathleen Fawkes nous avait légué presque toute sa fortune. De quoi tenir pendant des dizaines et des dizaines d’années. À cela s’ajoutait mon salaire en tant qu’Auror. Faire ce métier rapportait beaucoup, en réalité. Je ne trouvais pas cela bien justifié, étant donné que nous n’étions pas les seuls à entreprendre une guerre, mais cela devait convenir à certains.

Ainsi, lorsque j’annonçai le prix à la jeune fille, celle-ci sembla légèrement être déçue. Ce n’était pas vraiment étonnant… Même en étant une Ollivander, et donc de sang-pur, 125 Gallions restait 125 Gallions. À sa place, j’aurais réagi de la même manière. Seulement, j’avais bien vu la lueur qui avait brillé dans ses yeux lorsqu’elle avait aperçu la robe. La manière dont elle l’avait regardée, comment elle s’en était approchée. Je la voyais mal repartir sans ce beau vêtement. Je n’hésitai alors pas une seule seconde et lui fit ma proposition. Proposition qui sembla quelque peu l’ébranler puisqu’elle ne s’y attendait pas. Elle me regarda en battant plusieurs fois des cils, histoire d’être sûre d’avoir bien entendu. J’attendis patiemment sa réponse. Ce n’était pas une chose facile. Et, honnêtement, j’aurais refusé si quelqu’un m’avait faite cette proposition. Se faire payer une robe de 125 Gallions… Et puis quoi encore ?

« Vous... Comment vous remercier ? Elle coûte extrêmement cher ! Je ne peux pas accepter un tel cadeau.. »

J’avais prévu cette réaction-là. Je lui souris simplement et lui annonça que son père aurait été fier d’elle, fier de la voir dans cette robe. L’effet fut immédiat. L’héritière Ollivander baissa la tête, émue, et ne pipa mot pendant quelques secondes. Je comprenais assez bien ce qu’elle ressentait en ce moment-même.

« Je... Merci énormément Mrs. Fawkes... »

Délicatement, je posai ma main sur son épaule et la serra légèrement d’une pression en penchant la tête.

« Ne me remerciez pas, Gardenia. Votre père était un grand homme et je l’appréciais beaucoup. Vous offrir cette robe me ferait énormément plaisir. »

Oh que oui, Galahad était un grand homme. Etre en nombre restreint au Bureau n’était pas qu’un inconvénient, mais également un avantage. À force de se côtoyer tous les jours, chaque membre se connaissait presque par cœur. Les missions rapprochait, les dossiers en commun aussi. Le père de Gardenia faisait partie de ces personnes extrêmement compréhensives qui ne l’avait pas jugée à ses débuts et qui avait cru en ses capacités malgré le fait qu’elle soit une femme. À peine sa première année en tant qu’Auror achevée, Galahad quittait le monde des sorciers, frappé par un sort ennemi fatal qui lui avait coûté la vie.

« J'aimerais faire quelque chose pour vous en retour, est-ce qu'il serait envisageable que je vous aide pour quelques tâches ? »

J’enlevai ma main et réfléchis un instant. À première vue, j’allais lui répondre que non, ce n’était pas la peine, que vraiment, cette offre était gratuite et que je n’attendais rien en retour. Mais en y réfléchissant d’avantage, quelque chose se dessina dans ma tête en rapport avec notre discussion précédente. Quelque chose qui pouvait lui faire plaisir, et cela allait très certainement être le cas. Je plongeai discrètement ma main droite dans ma manche gauche où était placée soigneusement ma baguette en chêne rouge et, tout en parlant, la sortit.

« Et bien… Le manche de ma baguette commence à se faire vieux, il est grand temps qu’il se fasse peau neuve… Vous accepteriez de vous en occuper ? »

Cela était sans doute dans les cordes de mon interlocutrice. Il y avait de cela quelques années, juste avant d’entamer ma carrière d’Auror, j’avais enroulé un vieux morceau de cuir marron en guise de manche. Bon, il avait très bien tenu jusqu’à-là, et même si je prenais grand soin de ma partenaire, je n’avais jamais eu le temps de m’en occuper sérieusement. Avec la couleur du bois du chêne rouge, je voyais à présent bien un cuir noir s’assortir orné d’une unique pierre bleue, en hommage à mon mari décédé, Elliot. Comme s’il me suivait partout où j’allais…

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Tailleur ou jean ? Jean, merci bien ! [Garde]

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