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Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS

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MessageSujet: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Jeu 29 Déc - 14:26

Attablée à une petite table ronde près de l’âtre de la cheminée, Marlene tordait son ticket de train au départ du quai 9 3/4 entre ses doigts avec tellement de nervosité qu’elle prenait le risque de se faire expulser du Poudlard Express lors du contrôle des tickets. Les vacances de noël qu’elle avait passé sur les berges du Loch Lomond entourée de sa famille avaient été plus courtes et plus étranges que les autres années et elle se sentait presque soulagée de retourner à l’école. Sa maman avait dû le ressentir en la quittant devant l’enseigne du Chaudron Baveur ce matin-là car elle avait insisté une dernière fois pour accompagner sa fille sur le Chemin de Traverse pour faire quelques emplettes avant de la quitter à King's Cross comme les années précédentes. « Mamaaaan, j’ai quinze ans maintenant, j’aimerais juste retrouver mes copines sans que tu m’embarrasses, d’accord ? » avait ronchonné l'adolescente. Moira avait alors embrassé plus longuement que d’habitude la joue de sa fille qui se retenait de ne pas pleurer. Marlene ne savait pas si elle s’en voulait plus de mentir à sa mère pour la première fois, ou si elle s’en voulait de lui mentir à cause de lui, le premier amour de l’une, le père de l’autre.

Il était encore tôt et le lait de poule que Marlene avait commandé arriva à point nommé pour la réconforter. Elle en but deux longues gorgées avant de s’essuyer sa moustache de lait. Plus elle la faisait tourner dans sa tête, plus l'idée de confronter son père lui semblait stupide. C’était une décision que l’Écossaise avait pris sur un coup de tête comme toutes les autres depuis qu’elle était en âge de réfléchir. Alors qu’elle et son petit frère rangeaient ensemble les décorations de noël après les fêtes, activité qui demandait plus d’énergie que de délicatesse pour enfoncer tout en vrac dans le placard à balais - la façon McKinnon ! - une boîte à chaussures lui était tombé sur la tête. Son frère s’était donné à coeur joie de se moquer de son aînée avant de s’intéresser au contenu de la boîte éparpillé sur le sol. Il avait sorti un parchemin d’une enveloppe d’un geste ample et commençait à inventer un récit tout droit sorti de son imagination moldue : « Ô douce Moira ! Le bleu de tes yeux se reflétait dans le Loch Ness ce matin tandis que je chassais la furieuse Nessie, elle est au moins aussi effrayante que ta fille mais heureusement beaucoup moins stupide et … Oh ! ». Conan s’était interrompu pour lire plus attentivement le reste de la missive en silence tandis que Marlene rassemblait sans cérémonie le reste de la paperasse au fond de la boîte à chaussures. Il s’était alors accroupi près d’elle et lui avait tendu la lettre qu’il avait remis dans son enveloppe aussi précautionneusement que s’il s’agissait d’une relique. « Marlene, je crois que c’est vraiment une lettre qui vient de ton père, tu veux pas la lire ? J’ai totalement inventé le début, je t’assure hein ! ». La jeune Écossaise avait fusillé son frère du regard avant de lui arracher l’enveloppe des mains et de l’enfoncer sans ménagement avec les autres courriers à sa place dans le passé. Le nom de l’expéditeur était inscrit au dos de l’enveloppe et c’était déjà une information de trop. Malgré les recommandations de sa mère, et aujourd’hui de son frère - s’il voulait faire dans la nouveauté, il pouvait toujours essayer l’intelligence celui-là ! - elle n’avait jamais voulu céder à la curiosité d’en apprendre plus sur ses origines sorcières. La première balise du chemin lui était pourtant tombé sur la tête sous la forme d’une boîte et le nom d’Amadeus Dearborn s’était enfoncé dans son crâne sans qu'elle ne le veuille. Et il sonnait comme une étrange réminiscence ...

Ce n’était pas un nom commun dans leur pays et encore moins dans la petite communauté magique. Marlene avait passé la journée du lendemain enfermée dans sa chambre pour se plonger dans ses petits papiers et elle avait fini par le retrouver sous son premier prénom. Caradoc A. Dearborn. Signataire de sa pétition visant à interdire l’institution d’un test médical pour les sorciers seniors qui se déplacent à balais. Son souvenir de l’homme était trop clair pour qu’il ne s’agisse que d’une coïncidence. Elle l’avait trouvé avenant et sympathique, il avait même pris le temps de plaisanter un peu avec elle et d’encourager sa démarche citoyenne avant de retourner travailler à Sainte-Mangouste. Elle distinguait encore très clairement ses yeux clairs. Elle avait recopié son nom et son adresse sur une enveloppe vierge pour lui fixer rendez-vous ce matin au Chaudron Baveur en prétextant la préparation d’un débat sur la cause qui les avait une première fois rassemblés. Son regard angoissé s'accrocha à la trotteuse de l'horloge qui sonnait pour son invité un retard de cinq minutes.

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Dernière édition par Marlene McKinnon le Mar 3 Oct - 8:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Dim 5 Mar - 18:59

Caradoc ne savait pas vraiment pourquoi il avait accepté de retrouver cette jeune Marlene ce matin. Il revoyait encore le visage soupçonneux d'Emily, alors qu'il tentait de lui expliquer que non, cette lettre n'émanait pas d'une maîtresse mais d'une jeune élève de Poudlard dont il avait signé la pétition quelques jours plus tôt : d'un autre côté, il comprenait bien la réaction de sa petite amie, car cette démarche était particulièrement étonnante ! Certes, tous deux avaient échangé quelques minutes, car la condition des seniors était une question qui tenait particulièrement à coeur au Médicomage, qui voyait avec inquiétude la population sorcière vieillir, ce qui posait selon lui une vraie problématique sociétale à laquelle il convenait de proposer une réponse. Il avait donc volontiers signé la pétition de la jeune fille, mais il avait été à des années lumière de se douter que celle-ci allait le recontacter plus tard pour lui proposer un rendez-vous (ce qui était bien la raison de la colère d'Emily !). Caradoc avait eu toutes les peines du monde à lui assurer qu'elle n'avait aucun souci de ce type à se faire, mais il avait été inflexible : oui, il se rendrait à ce rendez-vous ! Emily avait fini par se faire une raison, et Caradoc avait répondu à Marlene pour lui annoncer qu'il la rejoindrait au Chaudron Baveur à la date convenue, qui lui convenait car il s'agissait d'une de ses journées de congé. C'est la raison pour laquelle il prit donc son temps pour se préparer, et passa le seuil du Chaudron Baveur avec quelques minutes de retard. Il reconnut immédiatement la chevelure claire de la jeune protestataire, et lui dédia un sourire un peu penaud en contournant les tables et chaises sur son chemin pour la rejoindre.
« Je suis vraiment désolée pour ce retard, j'espère que vous ne m'attendez pas depuis trop longtemps ! s'inquiéta-t-il en ôtant son manteau pour le suspendre à sa chaise. Il fit ensuite un léger signe à Tom et commanda d'un murmure un café, et s'installa en face de la jeune fille. Très bien, je suis prêt, Marlene. Enfin, je peux vous appeler Marlene ? »
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Jeu 9 Mar - 12:55

Six heures de route, c’était un long moment pour réfléchir, et elle n’était arrivée à rien, à ab-so-lu-ment rien. Pendant tout le trajet entre Glasgow et Londres, Marlene avait retourné la scène de la rencontre avec son paternel dans tous les coins de sa tête. Aussi, quand son regard abandonna le ballet des aiguilles de l’horloge pour s’enfoncer dans celui, aussi bleu que le sien, de Monsieur Dearborn, elle se figea pendant un court instant qui lui parut durer une éternité. Elle ne s’y était pas préparée à cette rencontre, une vie n’aurait pas été assez de temps pour s’y préparer. Elle avait l’estomac contrit, la gorge nouée, et ne pouvait pas prononcer un seul mot. « Non, non, non … ». Elle agita vivement la tête en baissant son regard vers son lait de poule. Elle inspira une grande bouffée de l’air chaud ambiant et releva finalement les yeux pour confronter le regard de Monsieur Dearborn car elle était Marlene McKinnon nom d’un dragon ! « Pas depuis trop longtemps … » reprit-elle maladroitement. Quand il s’avoua prêt, un rire nerveux lui échappa, car elle, elle se rendait compte qu’elle ne l’était pas du tout, et sûrement pas pour jouer à ce jeu de dupes. Confronter son père sans rien lui avouer ? C'était vraiment une idée de trollesse ! Elle se laissa retomber sur le dossier de sa chaise aussi confortablement que le lui permettait le bois inflexible et se cacha les yeux dans les manches de son pull qu’elle avait tirées de nervosité jusque dans les paumes de ses mains. « Par Merlin ! ». Lui qui était médicomage, elle se demandait s’il était en train de lui diagnostiquer une crise d’angoisse ou quelque chose de similaire ? Elle n’avait jamais perdu le contrôle de son balais comme ça avant, pire qu’un senior ! « C’était une idée de bouse, une vraie idée de bouse de dragon, excusez-moi ! ». Et elle confronta à nouveau son regard au moment où elle s’apprêtait à prendre la poudre de cheminette, pourquoi s’excusait-elle au juste ? La panique céda immédiatement le pas à la colère et elle laissa retomber ses affaires qu’elle avait agrippée ! « En fait non ! NON ! Tu ne peux pas m’appeler Marlene ! Et non ! NON ! Je ne m’excuse pas, c’est … c’est à toi de t’excuser ! » lâcha-t-elle en lui crevant presque un œil lorsqu’elle le pointa de son doigt.

Six heures de route, c’était un long moment pour réfléchir, et elle était arrivée à tout, à ab-so-lu-ment tout. Sauf à ça … Elle devait lui parler, voire rire avec lui, mais pas lui crier dessus … « Si je t’ai fait venir, c’est juste pour te dire une chose et après je disparais ! C’est que ma mère a fait un travail fantastique en m’élevant seule sans l’aide de personne, que grâce à elle - et à elle seule - je n’ai jamais manqué de rien, et que c’est une femme admirable ! Je pensais que c’était mieux que tu le saches vu que tu sais, tu lui as brisé le coeur il y a quinze alors, alors c’est que t’avais sûrement pas dû t’en rendre compte à l’époque ! Maintenant tu sais ! ». Elle reprit son souffle et maintint enfoncé son regard brillant dans le sien, elle avait enfin trouvé ce qu’elle avait voulu lui dire, c’était simplement assez étrange de constater qu’elle ne l’avait pas su avant de le prononcer. Elle n’avait pas souhaité rencontrer son père parce qu’elle était curieuse de le connaître ou parce qu’il lui avait manqué ces dernières années, elle avait simplement voulu pendant tout ce temps lui cracher la vérité qu’elle maintenait enfouie au fond d’elle. Elle n’en voulait pas à cet homme de l’avoir conçue ou de ne pas l’avoir connue - après tout il ne connaissait pas son existence avant cet instant - elle lui en voulait d’avoir brisé le coeur de sa maman. Car malgré tout ce qu’elle disait, elle gardait cachée dans son placard une boîte à chaussures avec toute ses correspondances comme elle avait fait le choix de garder son enfant quand elle n’était qu’une adolescente sans un sou, elle avait toujours été profondément amoureuse d’un homme qui ne l’avait jamais estimé à la juste valeur de sa personne. Et pour Marlene qui défendait une liste de grandes causes longues comme la corne d’un éruptif, eh bien, c’était peut-être la plus juste de toutes.

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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Sam 11 Mar - 22:49

Un sourire un peu soulagé s'étala sur le visage de Caradoc lorsque la jeune fille lui assura qu'elle ne l'attendait pas depuis trop longtemps : le Médicomage était conscient que cette manie qui était la sienne d'arriver systématiquement avec quelques minutes de retard avait quelque chose de furieusement impoli, mais c'était une véritable maladie chez lui. Mais Marlene ne semblait pas lui en tenir rigueur, du moins ça n'est pas vraiment ainsi que Caradoc interpréta le soudain mouvement de la jeune fille, qui se laissa soudain tomber contre le dossier  de sa chaise en jurant, et dissimula son visage derrière ses mains. Immédiatement, Caradoc sentit que quelque chose de potentiellement étrange/grave/gênant devait se passer, et sentit tous ses muscles se raidir.
« Est-ce que tout va bien ? » s'enquit-il avec inquiétude en posant sa main sur la table, en direction de Marlene, sans rechercher le contact pour autant. Il craignait que la jeune fille le prenne mal, et il ne lui fallait garder à l'esprit qu'il se trouvait dans un lieu public, seul avec une élève de Poudlard. Merlin, mais que se passait-il ? Qu'est-ce qui lui était passé dans la tête ? Dans quels draps s'était-il de nouveau fourré, à accepter ce rendez-vous ?
« C’était une idée de bouse, une vraie idée de bouse de dragon, excusez-moi ! » affirma la jeune fille paniquée, ce qui acheva de paniquer Caradoc à son tour, qui n'avait pas la moindre idée de ce qui pouvait bien se passer. « De quoi parlez-vous ? Qu'est-ce qui était une mauvaise idée ? Marlene ? »
Mais la jeune fille ne l'écoutait pas, elle s'était levée et était à présent occupée à rassembler ses affaires sans lui prêter la moindre attention, visiblement désireuse de clore cet entretien sans plus tarder. Jusqu'à ce que Caradoc ne prononce son prénom : à cet instant, la blonde relâcha tout et manqua de lui crever un œil en lui assénant qu'il devait s'excuser. S'excuser de quoi, Caradoc n'en avait pas la moindre idée ! Mais, complètement dépassé par les événements, le jeune homme était clairement disposé à reconnaître toute sa responsabilité dans la traite des elfes de maison, dans les soucis chroniques de freinage observés sur les derniers Brossdur, et même sur le rhume qui avait amené Célestina Moldubec à annuler son dernier concert, il était prêt à tout reconnaître, tout, plutôt que de subir une telle esclandre au beau milieu du Chaudron Baveur ! Fort heureusement, Marlene sembla réaliser en voyant son air ébahi qu'elle avait été un peu loin, et se calma... Un peu. Juste assez pour lui déballer l'histoire la plus délirante du règne sorcier !
« ... Je pensais que c’était mieux que tu le saches vu que tu sais, tu lui as brisé le cœur il y a quinze alors, alors c’est que t’avais sûrement pas dû t’en rendre compte à l’époque ! Maintenant tu sais ! » conclut Marlene, son regard intense et révolté plongé dans l'azur effaré des yeux de Caradoc. Ce dernier ne savait pas trop si la jeune fille plaisantait ou non : si tel était le cas, c'était une comédienne hors pair ! Était-il victime d'une farce ? Un silence assourdissant répondit au monologue de Marlene, son interlocuteur étant bien incapable d'articuler le moindre mot : Tom en profita pour venir déposer devant lui un café fumant, ce qui ramena son client dans le monde réel. Caradoc jeta un regard autour de lui, et remarqua avec dépit que deux sorcières n'avaient visiblement rien perdu de la diatribe de Marlene, et lui jetaient des regards peu amènes. Il était visiblement plus que temps de mettre les points sur les i !
« Je... Euh... Ouah, souffla-t-il en roulant des yeux, complètement perdu, tu... Enfin, c'est une surprise ! On va dire que je ne m'attendais... Bref, peu importe, là n'est pas le sujet. Je dois dire d'abord que je suis désolé de ces épreuves que tu as pu rencontrer, et que tu rencontres encore... Je sais ce que c'est que de grandir avec un seul parent, donc... Enfin peu importe, je dois surtout te dire que tu fais erreur, Marlene... Je ne peux pas être ton père, car... Y'a quinze ans, j'avais dix ans ! » avoua-t-il avec un éclat de rire nerveux. Cette histoire était complètement folle ! Et bien la preuve qu'il aurait mieux fait d'écouter Emily et ne pas venir à ce rendez-vous...
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Jeu 16 Mar - 12:47

Maintenant qu’elle avait déballé tout ce qu’elle pensait, et même si ses joues ne dérougissaient pas plus que sa respiration ne s’apaisait, Marlene se sentait foutrement soulagée. C’était comme si elle avait porté le poids d’un hippogriffe sur ses épaules et qu’elle l’avait balancé à la face de son père et, par Merlin, qu’est-ce que ça faisait du bien de se délester de ce poids-là ! Elle se sentait presque mal pour son père qui devait maintenant à son tour se dépêtrer avec ce flot d’informations. Il avait été plutôt accorte et compréhensif pendant tout le temps de son petit speech et il ne lui semblait somme toute pas méchant, il s’était même enquis à plusieurs reprises de son état de santé le brave homme. « Bon … » dit-elle en vissant ses poings sur ses hanches et en admirant le bordel qu’elle avait flanqué autour d’elle en balançant son manteau, son sac, la lettre de son paternel et son ticket de train par terre. Car oui, elle se posait vraiment la question de tout ramasser et de partir là-dessus. L’homme qui lui faisait face avait perdu son latin et elle n’en était pas mécontente … elle avait à peu près vécu les mêmes bafouilles en finissant de lire le parchemin qu’il avait adressé à sa mère il y a de cela des années.

Quand il commença à s’excuser, il piqua sa curiosité et elle lui lança un regard méfiant sans pour autant oser se rasseoir. Il savait ce que c’était de grandir avec un seul parent ? Plutôt ironique ! Ce n’est que lorsqu’il lui indiqua qu’elle avait fait de mauvais calculs qu’elle se laissa retomber sur la chaise. Ah ? Elle se redressa et battit plusieurs fois des paupières. « Hein ? » fut son premier mot et son regard clair était à peine distinguable sous ses sourcils froncés. « Ce n’est pas … ce n’est pas … possible ? » reprit-elle en retrouvant à son tour un mode de communication  basé sur la bafouille. Leurs yeux clairs et leur manière de s’exprimer fournissaient déjà de beaux indices de leur lien de parenté. Pourtant, elle prenait doucement conscience qu’elle venait de taper un scandale à un pauvre homme de dix ans son aîné et qui avait en effet difficilement pu la concevoir. « Ah bah … pardon ! ». Elle se sentait stupide comme une goule et lui adressa une moue sincèrement embêtée et désolée. « Pour l’insulte sur votre âge du coup ! » Elle l’avait vieilli de presque dix ans tout de même ! « Et puis surtout pour … ». Elle jeta un regard panoramique à la salle tandis que les clients fuyaient sans discrétion son regard pour de nouveau s’intéresser à leurs journaux et consommations. Elle se rendait compte avec un petit peu de retard qu’elle avait vraiment dû parler très fort parce que même le serveur qui était un brave homme fuyait son regard comme si elle avait pu l’insulter gratuitement à son tour. « … pour l'esclandre publique et tout ça ! » murmura-t-elle plus bas en se penchant sur la table comme si parler deux décibels plus bas pouvaient soudainement compenser les décibels trop hauts qu’elle avait eu l'instant d'avant. « Laisse moi au moins te payer ta consommation ! » dit-elle en ramassant ses affaires pour les mettre sur ses genoux. Elle commença à faire son tri et posa sur la table l’enveloppe estampillé du sceau de la famille de Caradoc. « J’ai dû sauter une ligne sur la pétition j’pense, ça m’arrive parfois. Je pensais que t’étais Amadeus Dearborn et j’ai bêtement repris l’adresse indiquée devant tu vois ? J’suis vraiment complètement désolée, ça craint trop quoi ! J’te promets que d’habitude j’agresse pas du tout les gens comme ça ! ». C’était quand même mieux qu’il le sache puisqu’il était médicomage, elle avait un peu peur de se faire interner à l’hôpital après une histoire comme ça. Elle rit doucement et releva enfin la tête qu’elle avait d’enfoui dans son sac en bandoulière qui contenait plus d’emballages vides de junk food et d’accessoires de nanas que d'éléments utiles, alors c’était pas évident de mettre la main sur son porte-monnaie. « Ca va ? ». Elle voulait être sûre de ne pas l’avoir choquée parce qu’il avait été super sympa quand elle l’avait rencontré pour sa pétition, et qu’il était même resté super sympa après qu’elle lui ait crié dessus comme à un vieux elfe pourri. Vous en connaissez beaucoup vous des personnes comme ça ? Marlene qui n’était pas née de la dernière floraison de pousses de mandragores savait que c’était précieux les gens comme ça !

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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Ven 24 Mar - 13:20

Son aveu eut un effet saisissant sur Marlene, qui se laissa retomber sur sa chaise, complètement hébétée. Ah ben forcément, elle devait tomber de haut, après avoir été si convaincue qu'il devait être son père ! Caradoc ne comprenait pas comment, par quel enchaînement de circonstances, une jeune fille intelligente comme Marlene semblait l'être, avait pu se mettre dans la tête qu'il pouvait être son géniteur. Son frère, passe encore, mais son père ! Cela avait en fait quelque chose d'assez vexant. Caradoc n'était pas du genre à prêter une grande attention à son physique, mais quand même ! Avait-il à ce point vieilli, qu'une gamine de 15 ans puisse l'imaginer si vieux ? Les excuses de la jeune fille à ce sujet lui valurent un petit sourire un peu pincé de la part de celui qui se promettait soudain un examen approfondi de son propre reflet dans le miroir à son retour chez lui.
« T'en fais pas pour ça, lui assura-t-il en haussant les épaules lorsque Marlene s'excusa pour avoir attiré l'attention de toute la salle sur eux. Je comprends mieux pourquoi tu m'as proposé ce rendez-vous, maintenant. Mais je suis pas sûr que le Chaudron Baveur soit l'endroit le plus indiqué du monde pour ce type de réunion ! » fit-il remarquer avec un regard entendu, comme pour mieux la convaincre de ne pas refaire le coup au prochain sorcier qu'elle identifierait comme son paternel. Cette expérience avait en effet quelque chose de traumatique.
Mais ce traumatisme n'était rien, comparé au sursaut qui fut le sien lorsque Marlene lui révéla sur le ton de la discussion qu'elle recherchait un certain Amadeus. Amadeus Dearborn, c'était le nom qui figurait sur l'enveloppe qu'elle venait de poser sur la table, dans l'encadré réservé à l'expéditeur. C'était aussi le nom du père de Caradoc et Phoebus. Le Médicomage eut soudain l'étrange et désagréable sensation que quelque chose lui échappait, quelque chose d'important. Pourquoi avait-elle entre les mains une lettre de son père ?
« Qu'est-ce que c'est que cette lettre ? » s'enquit-il sans répondre à Marlene, qui lui demandait s'il allait bien. Caradoc ne savait pas s'il allait bien, soudain. Et il s'en fichait un peu. Tout ce qu'il voulait, c'était une réponse, maintenant.
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Sam 25 Mar - 13:13

Marlene partageait l’impulsivité de bon nombre d’élèves de sa maison, aussi quand son interlocuteur désapprouva de manière générale le pub comme lieu de choix pour annoncer sa paternité à un heureux - ou pas d’ailleurs - élu, Marlene eut elle un petit rire gêné en se grattant sa tignasse blonde. C’était pas faux. Elle avait contenu sa colère pendant tellement d’années de manière plus ou moins consciente que, lorsqu’elle avait compris ce que signifiait cette lettre, il avait fallu qu’elle dégaine immédiatement sans tourner sept fois sa baguette dans sa poche. Si une partie d’elle était soulagée que Caradoc ne puisse être son père, une autre restait encore étrangement abattue. Elle n’aurait su dire si c’était mieux comme ça ou non. « Maintenant que tu le dis, tu as totalement raison, c'est noté ! Je suis encore une fois vraiment désolée que t’aies dû faire figure de cobaye … » s’excusa-t-elle avec une nouvelle moue gênée avant de boire une nouvelle gorgée de son lait de poule car sa gorge n’était plus nouée.

Maintenant persuadée qu’il ne s’appelait pas plus Amadeus que Dearborn, Marlene avait repris ses habitudes chaleureuses et lui proposa naturellement de lui offrir son café. Elle ne remarqua d’abord pas qu’il semblait plus intéressé par le contenu de l’enveloppe que de sa tasse, en tout cas pas avant qu’il ne pose une question sans aucun détour à ce sujet. « Ca ? » dit-elle en sortant le parchemin de son enveloppe sans montrer aucune pudeur à l’égard de la dernière correspondance de ses parents. « C’est une lettre que j’ai trouvé pendant les vacances de noël, c’est comme ça que j’ai compris qui était mon père … » Elle aplanit la lettre qu’elle avait maintes fois manipulée de la paume de sa main entre eux et pointa de son index la date inscrite d’une encre vert émeraude qui s’était diluée avec les années mais qui restait parfaitement lisible. « Tu lis la date ? 13 novembre 1958 … soit à peu près neuf mois avant ma naissance ! Je t’épargne le contenu de la lettre qui est plutôt explicite sur la nature passionnelle de leur relation … » précisa-t-elle en roulant des yeux sans retenir une légère grimace car personne n’aimait vraiment lire les détails de sa supposée conception du point de vue de ses parents.  Elle finit de boire son verre et regretta soudainement qu’il ne soit pas plus corsé. « Le lettre finit par un adieu, c’est une lettre de rupture alors je suppose que c’est leur dernier échange ! ». Elle haussa les épaules d’un air fataliste et baissa les yeux pour ne pas dévoiler l’émotion qu’elle pouvait ressentir. Ce qui était sûr c’est que ses parents s’étaient aimés d’un amour qu’elle n’avait jamais connu jusque là que dans les romans des sœurs Bronte. Sa mère était tombée amoureuse tellement jeune. Elle ne s’imaginait pas connaître comme ça les mêmes transports de l’amour dans les deux prochaines années ! « C’est une lettre assez triste en fait … » avoua-t-elle un peu gênée. Elle s’était retrouvée à en finir la lecture à la lueur d’une lampe de poche sous ses draps les joues baignées de larmes toute sensible qu’elle était. La colère avait vite pris le pas avant de finalement exploser au visage du pauvre médicomage. Elle releva finalement la tête vers lui pour lui adresser un sourire doux dans l’espoir qu’il lise au moins une certaine logique et cohérence dans sa folie passagère. Le sentiment de soulagement se diluait à son tour comme le parchemin buvait l’encre et elle retrouvait la torpeur qu’elle avait toujours connu mais qui ne la satisfaisait plus. « C’est peut-être mieux finalement … que ce soit une impasse … ». Marlene qui faisait toujours confiance à tout un chacun - et encore plus au jeune homme face à elle qui inspirait naturellement ce sentiment - ne s’étonna pas de sa soudaine curiosité. Elle n’avait parlé de cette lettre à personne et c’était finalement curateur d’exprimer ainsi tous ses tourments.

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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Ven 31 Mar - 14:26

Caradoc observa, le visage impassible, la jeune fille extirper une lettre jaunie de l'enveloppe, tout en lui expliquant que c'était grâce à cette missive qu'elle connaissait l'identité de son père. Par réflexe, le Médicomage se pencha en avant lorsque Marlene lui indiqua du bout du doigt la date à laquelle ce courrier avait été rédigé, profitant de ce prétexte pour vérifier de ses yeux le nom en bas de la lettre. Il reconnut immédiatement l'écriture de son père, la manière qu'il avait de dessiner ses lettres, pour en avoir reçu des tonnes pendant que Phoebus et lui étaient à Poudlard. C'était bien son père, envoyant une lettre enflammée à une femme, qui se trouvait être la mère de la jeune personne en face de lui. Novembre 1958... Par réflexe, Caradoc fit le calcul : quel âge avait-il ? Son frère et lui étaient sur le point de fêter leurs 9 ans. Le Médicomage commençait à avoir mal au crâne, à force d'essayer de se souvenir de la moindre anecdote susceptible de lui rappeler que oui, en effet, Amadeus voyait quelqu'un à cette époque... Mais rien ne lui revenait. Pour Caradoc, son père ne s'était jamais remis du départ de Hvedra, et n'avait jamais refait sa vie avec personne. Quel choc de découvrir aujourd'hui qu'il n'en était rien !
Caradoc s'extirpa de ses profondes pensées lorsqu'il sentit que Marlene posait de nouveau son regard sur lui. Il n'avait rien écouté de ce qu'elle venait de dire. Il ne trouva la présence d'esprit de répondre que lorsque la jeune fille hasarda que le fait que cette histoire soit une impasse n'était finalement pas si grave. Une impasse... C'était faux, il s'agissait d'un carrefour, et Caradoc avait à son grand effroi une infinité de possibilités devant lui : se taire et partir ? Confronter son père ? Se pouvait-il vraiment que cette fille soit... Sa sœur ?
« Je connais Amadeus Dearborn, avoua-t-il finalement en plongeant son regard dans celui de Marlene, c'est mon père. » Caradoc ne trouva pas le courage d'aller plus loin. Frémissant d'émotion, il attendit de voir comment la jeune fille allait digérer cette information. Sa sœur !
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Sam 1 Avr - 10:43

Marlene aimait bien observer les autres personnes, non pas que ça lui confère de la perspicacité, elle avait toujours naturellement tendance à s’attacher aux détails qui créaient chez elle de la sympathie plutôt que de la méfiance. Le médicomage avait une lueur naturelle dans les yeux qui brillait soit de sympathie, soit de curiosité … Et puis soudain, il lâcha la lettre du regard et son air devint très sérieux. Elle plissa les yeux mais cela ne lui attribua pas soudainement le don de la légilimencie. Il lâcha finalement le souaffle avant qu’elle n’ait le temps de dire quidditch. « Oh ! » répondit-elle simplement en se redressant sur le dossier de sa chaise comme si une bête l’avait piquée.

Aussi étrange que cela puisse paraître, elle avait ressassé l’existence d’un père dans sa tête, mais jamais d’une famille entière comme si elle avait juste présumé qu’il s’agissait d’une entité mystique asexuée. Il était un concept de père pas une personne de père. Elle se passa une main dans sa nuque là où la bête imaginaire l’avait piquée et fronça les sourcils. Elle ne s’était simplement pas rendue compte qu’avec son annonce, elle pourrait bousculer d’autres destins que celui de son paternel - lui l’avait après tout bien mérité mais les autres ? - et qu’elle en avait déjà bousculé un sans même le savoir. Elle releva les yeux vers son parent en rougissant de cette intimité qui existait entre eux sans qu’elle ne l’ait jamais soupçonnée. « Alors toi et moi, on est … Wahow ! ». Elle eut un rire nerveux. Son esprit cheminait petit à petit dans tout ce que cela impliquait, ne lui avait-il pas dit qu’il avait été élevé par un seul parent ? Par Merlin, et si ? « Euh … c’est ton père qui t’a élevé alors ? Et ta mère à cette époque … elle était ? ». Elle y allait doucement et par phrase à trou parce qu’il y avait des mots qu’elle n’osait pas encore prononcer. Elle avait l’habitude de mettre les pieds dans le plat mais espérait que cette fois-ci elle ne soit pas en train d’écraser sous ses talons une famille heureuse et équilibrée avec des révélations destructrices … ou pire que sa mère l’ait déjà fait quinze ans auparavant. C’était bien la dernière chose qu’elle avait eu en tête avec sa démarche.

Sentant sans doute l’ambiance à flux tendue de leur table sans pourtant rien y comprendre, le serveur détourna son chemin trois mètres avant et laissa encore un peu Marlene déchiqueter l’innocente serviette en papier. « Je crois que je vais passer toute ma journée à m’excuser … » avoua-t-elle avec une voix plus aigüe tandis que son menton se tordait déjà pour annoncer les chutes du niagara qui allait suivre, elle anticipa et baissa la tête car elle n’avait jamais su maîtriser ses émotions et était soudainement prise de l’envie de pleurer.

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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Sam 8 Avr - 19:17

Les yeux de Marlene s'agrandirent, et un joli "Oh" de surprise s'extirpa de sa bouche. A un tout autre moment, Caradoc aurait probablement trouvé sa réaction mignonne et drôle, mais il était bien trop perturbé à cet instant pour s'en émouvoir.
« Ouais. » répondit-il simplement d'une voix presque aussi choquée que celle de la jeune fille. Il jetait quelques regards de biais à Marlene, qui semblait plongée en pleine réflexion, une main posée sur la nuque et les sourcils froncés, le regard dans le vide. Caradoc aurait dû en profiter pour essayer de mettre de l'ordre dans ses pensées, mais il n'y parvenait pas vraiment : il continuait de chercher, dans sa mémoire, des indices d'une petite amie de son père, mais il n'en trouvait pas. Pourtant, il commençait à trouver un peu de son père chez Marlene, même s'il ne savait pas très bien où : les yeux, la forme du nez, l'arc des sourcils ? Difficile à dire, c'était une impression plus générale. Même si une chose était certaine, la jeune fille ne tenait pas ses cheveux blonds et ses tâches de rousseur des gênes Dearborn...
« On est frère et soeur, reconnut-il pour compléter la phrase inachevée de Marlene, enfin, demi-frère et soeur, selon toute vraisemblance... » Il joignit son rire nerveux à celui de la jeune fille, tout en se demandant de ce dont ils devaient bien avoir l'air, tous les deux : après s'être fait hurler dessus comme un elfe de maison en faute, voilà qu'ils rigolaient ensemble, mais avec un malaise si évident que les sorcières postées près du piano du Chaudron Baveur, qui ne devaient rien perdre de leur échange, ne devaient surtout rien comprendre à ce qui se tramait à leur table.
« Elle était morte. Je veux dire, elle est morte lorsque mon frère et moi étions encore bébés. La dragoncelle. » précisa-t-il avec une moue fataliste. Il ne gardait aucun souvenir de sa mère, ce qui avait pendant un temps torturé Amadeus, dévasté à l'idée que ses fils ne connaissent jamais Hvedra, et inquiet à l'idée de ne pas pouvoir les élever seul. Caradoc ne pouvait même pas imaginer combien la tâche avait dû être difficile pour son père, subir le deuil, et élever de front deux petits monstres assoiffés de bêtises... « Ne t'en fais pas, tu n'as détruit aucun mariage. » tenta-t-il de la rassurer avec un petit sourire, devinant le cheminement de pensée qui devait être celui de la jeune fille. « Mais il n'en reste pas moins que je suis bien surpris de découvrir ton existence ! » reconnut-il avec un rire nerveux en se laissant retomber contre le dossier de sa chaise, sans voir Tom qui, après avoir tenté de revenir vers eux, venait de repartir vers son comptoir sans oser venir jusqu'à leur table. Marlene en effet semblait sur le point de fondre en larmes, et Caradoc tenait autant que possible à l'éviter : après la fureur, il ne voulait pas que la salle pense qu'il lui avait fait du mal ! « Eh Marlene, tout va bien, je t'en prie ne pleure pas. Est-ce que tu veux qu'on sorte, prendre l'air ? Allez, je crois que ça nous ferait le plus grand bien de sortir d'ici. » C'était plus une décision unilatérale qu'un conseil, car Caradoc se leva et enfila son manteau : il mourait soudain d'envie de se dégourdir les pattes !
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Mer 12 Avr - 18:25

Le mot demi-frère lui arracha un nouveau rire un peu nerveux quand il le prononça. Malgré l’affliction dont elle avait souffert après sa rupture avec leur père, Moïra avait rapidement bâti une nouvelle vie avec un moldu. Marlene avait ainsi déjà un demi-frère d’un an son cadet qui était à la fois très insolent et très chiant. Fort heureusement, la crise d’adolescence semblait appartenir au passé pour Caradoc. Elle s’était déjà imaginée avoir un grand-frère,  cela aurait été cool d’avoir quelqu’un elle aussi pour la couvrir de temps en temps, elle se serait sans doute autorisée bien plus de bêtises … Mais voilà, une bêtise, elle espérait justement ne pas être en train d’en commettre une en se dévoilant ainsi à lui !

Elle était déjà sur le point de pleurer pour laisser libre cours à ses émotions et se mit naturellement à sangloter quand Caradoc lui annonça que sa mère était décédée et commença à s’essuyer les yeux avec les restes de sa serviette de table. Une partie d’elle était soulagée qu’aucun couple n’ait été brisé par sa faute mais la mort faisait figure de bien triste partenaire en contrepartie. Elle aurait été perdue sans une mère pour l’élever et elle se disait que ce n’était peut-être pas si mal qu’elle n’ait pas connu leur père car le garçon qui lui faisait face et avait un jour eu son âge avait ainsi pu entièrement s’appuyer sur lui. « Je suis désolée … » précisa-t-elle encore sans que cela ne constitue pourtant cette fois-ci des excuses. Elle était désolée qu’il ait grandi avec un seul parent car ce n’était finalement pas si facile. Elle lui piqua sa serviette en papier pour s’essuyer une nouvelle fois ses yeux gonflés avant de se moucher audiblement dedans. Elle acquiesça docilement à sa proposition de prendre l’air et se leva en reniflant. Elle se sentait vraiment bête.

Alors qu’elle enroulait son écharpe autour de son cou après avoir fini de rassembler toutes ses affaires, un client s’interposa pour lui demander si tout allait bien. Entre les cris et les larmes, il est vrai qu’elle devait malheureusement  faire passer Caradoc pour un vil et curieux personnage. « Hein ? Non tout va bien ! On est amis, tout va bien, c’est mon demi-frère … » lâcha-t-elle finalement en lui lançant un sourire mi-désolée mi-amusée par la situation. C’était étrange de le penser mais encore plus de le prononcer.  Elle lâcha une mornille et une poignée de noises sur la table sans se sentir de faire le calcul et se dirigea avec Caradoc vers la sortie. L’air frais et vigoureux de janvier lui piquait les joues et lui faisait du bien. « C’est trop bête, j’ai toujours su que j’avais un père quelque part mais j’ai jamais imaginé que je pouvais avoir un frère … des frères même ! » avoua-t-elle finalement dans un rire plus étonné que gêné. « Et j’en ai toujours voulu à ton - enfin à notre - père de ne jamais avoir été présent mais c’est un peu différent maintenant que je sais que quand il était pas là, c’est parce qu’il vous élevait toi et ton frère … comme ma maman le faisait avec moi ». Elle adopta une moue un peu gêné pour poser une question dont la réponse la taraudait assez vivement. « C’est pas vraiment un monstre, hein ? ». Elle avait toujours dépeint un tableau assez noir de cet homme absent, il devenait présent à travers Caradoc. Son demi-frère lui paraissait loin d’être un monstre, alors c’était bien que leur père ne devait pas l’être non plus s’il l’avait éduqué.

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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Dim 23 Avr - 16:06

Un sorcier s'interposa entre lui et Marlene tandis que Caradoc se tournait vers la sortie, pour demander à la jeune fille si tout allait bien. Décidément, il était temps pour eux de partir, se dit le Médicomage en levant les yeux au ciel, excédé par la situation et dans le même temps assez content de voir qu'il restait d'honnêtes sorciers pour s'inquiéter d'une jeune fille en pleurs dans un café, sur le point de suivre un homme plus âgé. Caradoc, conscient qu'il n'avait pas à intervenir, laissa Marlene expliquer que tout allait bien, et parvint même à esquisser un sourire charmant lorsque le suspicieux sorcier se tourna vers lui, comme pour mieux jauger de son honnêteté. Il libéra finalement le passage à Marlene, qui régla sa part de la consommation et le suivit dehors. Un énorme soupir s'échappa de sa poitrine : soulagement, fatigue, désarroi à l'idée de confronter son père, annoncer la nouvelle à son frère ? Un peu de tout cela sans doute. A côté de lui, Marlene retrouvait des couleurs, et reprit la parole après quelques instants de marche silencieuse. Caradoc l'écouta religieusement, les mains fourrées dans les poches de son jean, tandis qu'elle partageait avec lui sa surprise, ses doutes, ce qui restait de ses convictions. Ces convictions qu'il avait réduit en éclats quelques minutes plus tôt, tout comme elle avait réduit les siennes. Sa petite soeur. C'était tellement énorme, si inattendu ! Caradoc ne réalisait toujours pas, et ne savait pas comment il allait l'annoncer à son père, à son frère surtout. Car son père, il devait bien être au courant, non ? Comment avait-il pu abandonner Marlene et sa mère ? « Non, c'est pas un monstre. » confirma-t-il toutefois à Marlene lorsque celle-ci lui posa la question. Non, Amadeus n'était pas un monstre, c'était pour Caradoc le modèle même de la générosité et de l'abnégation. Toute sa vie, il avait vu son père faire des sacrifices pour leur offrir le meilleur, à Bus et lui, à chercher à remplir aussi bien le rôle de père et de mère pour eux. A se tuer au travail pour leur offrir tout ce dont ils pouvaient avoir besoin, et même envie. C'est pourquoi ça ne collait pas, cette histoire d'abandon. « Enfin il me semble, en tous cas. Parce que s'il vous a effectivement abandonnées, ta mère et toi, alors si, c'en est un. » Caradoc sentait la colère monter en lui, de même que l'incompréhension : tout en marchant, il dévisageait fréquemment la jeune fille, à travers les vitrines devant lesquelles ils passaient sans les voir, afin de ne pas la mettre mal à l'aise. « Est-ce que tu accepterais de me prêter ta lettre ? Enfin, sa lettre, rectifia-t-il immédiatement, soudain tellement désireux de confronter son père, de faire toute la lumière sur cette histoire. Enfin, non, attends, je m'y prends mal. » soupira-t-il en se passant la main dans les cheveux, complètement dépassé par les événements. « Que veux-tu, toi, faire, maintenant ? » demanda-t-il frontalement à Marlene en s'arrêtant au milieu de la rue. Caradoc voulait la vérité sur cette histoire, et pour cela il allait lui falloir révéler à son père l'existence de Marlene, et la réalité de cette entrevue. Il voulait en avoir le coeur net, savoir si son père était vraiment une ordure ayant abandonné son enfant à naître, ou s'il y avait une autre explication. Caradoc, en tant que fils, avait besoin de ces réponses. Mais Marlene, était-elle prête à affronter ce grand chambardement ? Le Médicomage l'ignorait, mais il était prêt à ne rien dire à son père pour ne pas risquer de brusquer sa situation. Cette histoire le touchait certes de très près, mais c'était Marlene qui en était l'actrice principale : c'était à elle de prendre la décision.
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Mar 25 Avr - 12:31

Marlene s’était toujours littéralement représentée son père comme un monstre. A l’école primaire moldue, certains camarades avaient même trouvé judicieux de se moquer d’elle parce qu’elle n’avait pas de papa. Ils s’amusaient à raconter que le monstre slenderman était son paternel avant de la fuir en courant mais elle les rattrapait toujours pour les forcer à signer ses pétitions pour la suppression du bac à sable au profit d’un potager. Alors apprendre qu’il avait été pour Caradoc un père aimant était aussi troublant pour elle que l’existence même de Caradoc. Elle ne put s’empêcher d’avoir un sourire, malgré tout un peu triste, quand son demi-frère prit sa défense et celle de sa mère. Elle ne savait plus trop quoi en penser et prit sans doute pour la première fois de son existence un parti plus neutre. « Pour être tout à fait juste, il a juste abandonné ma maman et elle m’a toujours laissé le choix de décider si je voulais le rencontrer ou pas. Et je sais pas pourquoi j’ai décidé que ce serait maintenant et comme ça, je crois que j’ai pas beaucoup réfléchi quand j'ai trouvé la lettre. ». Elle se sentait doublement stupide et se mit instinctivement à rougir de honte car, dans toute cette histoire, elle commençait à se demander si ce n’était pas elle la plus monstrueuse. Elle décidait de bousculer la vie d’un honnête homme et de ses enfants et de trahir la confiance de sa mère en même temps.

Quand Caradoc souhaita se réintéresser à sa lettre, elle interrompit leur marche en plein milieu d’un passage piéton pour la chercher tranquillement, sa capacité à survivre pouvait parfois être étonnante. Elle ne fit absolument pas attention aux klaxons des automobilistes impatients et courut finalement sur le trottoir la lettre froissée dans sa main. Mais elle ne se posa la bonne question que lorsque son demi-frère l’orienta en ce sens. « Hum … ». Elle se mordit la lèvre en prenant un peu de temps pour réfléchir. « L’inviter au Chaudron Baveur et lui crier dessus ? » se défendit-elle en plaisantant. Elle rit doucement mais peut-être était-ce encore un peu trop tôt pour formuler ce genre de blague à l’égard de Caradoc. Elle se sentait étrangement en confiance à ses côtés. Mais elle reprit finalement une mine sérieuse en se rendant naturellement compte qu’elle n’était pas prête à le rencontrer. « Tu vas peut-être pas être d’accord mais je crois que j’aimerais bien attendre un peu ? C’est bizarre mais c’était plus facile de le rencontrer quand je l’imaginais comme un monstre en fait … ». Il était devenu dans son esprit un homme, un veuf, un père, et ça lui donnait matière à réfléchir. « Et puis aussi, j’ai encore rien dit à ma maman ! C’est peut-être mieux si je lui en parle avant ! ». Il existait entre la mère et la fille une solidarité auquel elle avait déjà l’impression d’avoir porté un premier coup avec cette rencontre. Elle défaussa finalement son regard au sien car elle se doutait que c’était sans doute beaucoup lui en demander de partager son secret. S’il avait avec son père la même relation basée sur la confiance qu’elle entretenait avec sa maman, il devait très certainement se sentir aussi mal à l’aise qu’elle en ce moment. Elle se défaussa finalement à son regard pour tourner la tête vers le trottoir de droite qui s'offrait à eux. « Tu m’accompagnerais jusqu’au 9 3/4 ? ». Puisqu’ils marchaient autant se rendre quelque part. C’était la première fois qu’elle n’allait pas rejoindre le Poudlard Express avec sa maman.

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Dernière édition par Marlene McKinnon le Dim 9 Juil - 10:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Ven 7 Juil - 18:21

Caradoc haussa les épaules lorsque Marlene précisa qu'Amadeus ne l'avait pas abandonnée elle : il avait abandonné une femme, qui plus est enceinte, et cela mettait son Médicomage de fils hors de lui. Toutefois, après quelques instants de réflexion cette information fit son petit effet et Caradoc en imaginant sa rupture avec Emily (si rupture il devait y avoir !) sentit le doute le gagner. Rompre, cela signifiait ne plus voir la personne, et donc ne pas être au courant en cas de grossesse. Il n'aurait probablement aucun moyen de savoir si Emily était enceinte de lui, si cette dernière décidait de ne pas le lui dire, et de faire promettre à ses amis de ne pas le lui dire. C'était condamnable, mais c'était possible. Et Caradoc ne savait pas du tout dans quel contexte son père et la mère de Marlene s'étaient rencontrés, et encore moins s'étaient séparés. Il lui fallait donc faire preuve de plus de prudence, et ne pas juger trop vite : il ignorait tout de cette histoire.
« Ça se comprend, ça a dû être un sacré choc pour toi, convint-il lorsque Marlene lui confia qu'elle n'avait pas forcément beaucoup réfléchi en trouvant la lettre, Bus est pareil, il agit d'abord et réfléchit après. » C'était étrange, d'en être rendu à faire des liens entre le caractère de son frère et celui de sa demi-sœur. Caradoc, étrangement amusé, lança un rapide sourire à Marlene. Il était peut-être trop tôt pour introduire Phoebus le lourdingue dans l'équation. La jeune fille avait déjà l'existence d'un père à accepter, et celle d'un frère par-dessus la croupe du sombral... En rajouter un second, qui plus est un second comme le Docteur Love, c'était peut-être un peu trop.
« Oh, le Chaudron Baveur c'est une bonne idée, mais non ! » plaisanta-t-il avec une moue entendue, le regard faussement sévère. Il ne risquait pas d'oublier cette entrevue affreuse, et ne souhaitait à personne (pas même à son père !) de subir la même chose. Marlene allait pouvoir le taquiner avec cette histoire, il risquait de ne pas pouvoir y penser sans honte avant un bon moment... C'était étrange, de se dire qu'il allait forcément la revoir, cette fille qui aurait pu ne rester que la fille lui réclamant une signature pour il ne savait même plus quoi, et qui se révélait sa soeur. La vie était quand même bizarrement faite, quand on y réfléchissait.
« Y'a pas le moindre problème Marlene, on fait comme tu le sens. C'est toi qui décides. Et y'a pas le feu au lac. » la rassura-t-il lorsque la Gryffondor lui avoua qu'elle préférait attendre un peu avant de se confronter à Amadeus. Même si au fond de lui, cette décision le frustrait terriblement ! Caradoc s'imaginait déjà, dimanche prochain, chez son père avec Phoebus pour leur traditionnel déjeuner Dearborn, et se demanda comment il allait faire pour garder cette information pour lui...  « Ah, oui bien sûr je te ramène, pas de souci. » Ils prirent tous les deux la direction de la gare de King's Cross, et Caradoc resta silencieux un moment, se contentant de fixer le sol devant ses pieds, viscéralement conscient de la présence d'un nouveau membre de sa famille juste à côté de lui, un membre de sa famille dont il n'avait jamais suspecté l'existence, mais dont il se sentait déjà étrangement proche. Il lui restait une chose toutefois à éclaircir : « Tu as vraiment cru que j'étais ton père ? » s'enquit-il brusquement en rompant le silence qui s'était installé entre eux. Cette idée lui semblait décidément bien saugrenue !
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MessageSujet: Re: Dans la famille Dearborn, je demande le frère | SUJET CLOS Dim 9 Juil - 10:46

La Gryffondor se laissait constamment commander par ses émotions et emporter dans des situations bien saugrenues telles que celle-ci. Aussi ne savait-elle jamais vraiment où elle allait ni à la rencontre de qui elle s’avançait. Bus ? Elle fronça les sourcils en se questionnant sur le sens de cet étrange surnom pour désigner leur père Amadeus. A moins que ? Oh non, elle espérait qu’il ne soit pas en train de jouer au jeu des sept familles et son coeur se mit à palpiter quand l’idée la traversa qu’elle ait pu mettre les pieds dans une fratrie aussi vaste que celle d’Arena Weasley.  Elle se rappela alors qu’il lui avait parlé d’un frère. « Bus c’est mon autre demi-frère alors ? » essaya-t-elle de suivre. L’adolescente souhaita détendre l’atmosphère avec une plaisanterie que partagea Caradoc. Elle faisait très naturellement confiance à ceux qui croisaient son chemin et aimait bien ce qu’elle découvrait de lui. Elle le trouvait à la fois marrant et rassurant et, remettant rapidement les surprises récentes en perspective, se dit qu’elle avait quand même de la chance. Quelle angoisse ça aurait été de tomber sur un toqué comme la maison verte et argent en produisait si bien avec son sang à moitié moldu.

Caradoc la laissa même maîtresse du moment qu’elle choisirait pour faire son entrée dans la famille Dearborn et, plus touchée par sa réponse qu’elle n’aurait pu l’admettre, elle enfonça le menton dans son écharpe rouge et or mais dissimula difficilement son sourire pétri de gratitude. Et voilà qu’elle lui faisait confiance aussi facilement que cela. Elle ne pouvait retenir un léger sourire au coin des lèvres tandis qu’ils marchaient l’un à côté de l’autre car elle commençait à penser que c’était une heureuse nouvelle. Elle s’était préparée à rencontrer un père monstrueux et tombait finalement sur un chouette demi-frère alors bon, la situation avait encore beau être un peu bizarre, elle savait qu’elle finirait par s’y accommoder. Elle lui jetait des coups d’œil un peu curieux pour chercher les airs qu’ils avaient en commun et ceux qu’il avait dû emprunter à leur père. Quand finalement il la questionna sur la confusion qui avait ouvert leur rencontre, elle ouvrit de grands yeux surpris. Elle tourna pour une fois sept fois la langue dans sa bouche avant de parler et emprunta sa voix aigüe des mensonges les moins bien formulés. « Hein ? Nooon ! Bien sûr que nooon ! J’me suis tout de suite dit que c’était bizarre parce que t’as pas l’air vieux du tout ! ». Elle lui adressa un sourire rassurant car pour l’adolescente qu’elle était il y avait le monde des enfants et le monde des adultes et son esprit ne s’encombrait jamais à distinguer les âges. Elle s’entendit parler et finit de discréditer ses propos hypocrites d’un petit rire désolé. « Bon okay, j’y ai carrément cru mais je me rends compte maintenant que c’est absurde. C’est juste que ma maman a trente-deux ans et ressemble plus à ma grande sœur alors je pense que je suis pas très douée pour discerner les âges ! » se défendit-elle plus honnêtement en espérant qu’il ne se vexerait pas. Moïra McKinnon avec son rond visage d’enfant et les tâches de rousseur qu’elle avait transmis à sa fille ressemblait davantage à une adolescente qui avait trop vite grandi qu’à l’image qu’on pouvait se représenter d’une mère. « T’as quel âge toi déjà ? Et t’étais dans quelle maison à Poudlard ? » voulut-elle savoir en même temps tandis que deux questions s’échappèrent sans aucun lien de sa bouche dans laquelle se bousculait mille autres questions encore. La foule se condensait autour d'eux et les passants marchant d'un pas plus rapide annonçaient leur arrivée prochaine à la gare de King’s Cross alors elle avait l’amère impression que le temps lui manquerait pour apprendre à le connaître comme elle le désirait. C’était bien la première fois qu’elle était tentée de rater son train !

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