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Il faut savoir insister dans la vie [Basil]

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MessageSujet: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Mar 3 Jan - 0:34

Cela faisait déjà plusieurs jours que Soyle était cloîtrée dans son appartement. Oh heureusement elle avait quelques visites, mais bon, c’était un peu triste quand même. Elle qui aimait tant bouger dans tous les sens… Sans parler de ces pauvres gens qui se relayaient devant sa porte pour s’assurer qu’il ne lui arrive rien de plus. Ça la mettait un peu mal à l’aise de les savoir là, toute la journée, à attendre. Les pauvres. Mais ils n’étaient pas là pour rien non plus. Il y a maintenant presque deux semaines, elle avait été attaquée à Pré-au-Lard. Autant sur le coup elle n’avait pas tout suivi, autant maintenant elle commençait à prendre vraiment conscience de ce qui s’était passé. Elle était devenue une cible, une victime potentielle et déjà désirée. Au nom de quoi ? De son sang, de son travail, de ce qu’elle représentait. Ce dont elle était plutôt fière au final. Mais bon, c’était assez effrayant tout de même. Même pour elle. Dès qu’elle avait pu, elle était rentrée chez elle. A Londres hein, pas en Pologne. Et de rester toute la journée dans cet appartement avait quelque chose d’assez frustrant. Un poil déprimant même. En fait, elle aurait vraiment préféré aller en Pologne. Là-bas au moins il y avait plus de quatre pièces. On avait vite fait de tourner en rond avec ça.

Heureusement elle avait des visites donc. Il y a quelques jours c’était Raven qui était venue jusqu’à elle. Cette femme décidément charmante était la responsable de cette surveillance. Et elle y faisait très attention. C’était rassurant, mais pas moins gênant en fait. Mais bon, il fallait bien. C’était pour son bien tout ça, elle n’allait pas s’en plaindre. Alors elle faisait avec. Même si aujourd’hui, c’était un poil particulier quand même. En soi, rester dans cette situation était particulier. Mais là, il était question d’une visite toute spéciale. Basil Carrow avait accepté son invitation. Cette fois c’était chez elle, aucune raison de se rater ! La dernière fois c’était justement ce soir où elle avait été attaquée. Et forcément, elle n’avait pas pu le rejoindre. Mais cette fois, c’était lui qui venait, et elle qui était plus que prête à le recevoir. Ce petit appartement avait été nettoyé avec soin (comme il l’était très souvent au final, mais habituellement pas ce jour de la semaine). Même Isis avait été brossée avec grand soin. En espérant qu’il n’ait rien contre les chats d’ailleurs… Au pire la minette irait un peu dans la chambre de sa maîtresse, tant pis. Pour le temps qu’il passerait ici de toute façon, l’animal ferait avec. Mais bon, calme comme elle pouvait l’être, normalement il ne devrait pas y avoir de problèmes. Sauf si Basil était allergique ou même phobique… espérons que non !

Un peu avant l’heure de l’arrivée prévue du jeune homme, elle avait terminé de sortir ses cookies du four, la quatrième fournée. On ne sait jamais ! La belle était toujours marquée par cette attaque. Cela ne se voyait pas trop, juste encore une cicatrice qui devait disparaitre bientôt sur sa joue. Ses manches couvraient celles de ses bras. Il y avait bien celle de sa clavicule mais bon, elle ne pensait pas qu’il irait regarder par là. Non, à part la joue, le plus visible, c’était cette canne qu’elle avait dû se procurer. Sa hanche et sa jambe étaient encore fragiles et elle boitait affreusement. Elle-même se comparait à une petite vieille. Mais bon, tout de suite, tout prenait plus de temps. Alors même quand on toqua à sa porte, Soyle avait dû prévenir qu’elle arrivait pour ne pas le tenter de repartir de peur qu’il n’y ait personne. En soi, il n’y avait pas grand-chose entre la cuisine et l’entrée. Pourtant ça prenait un peu de temps. Pas non plus des heures, mais plus que si elle avait été parfaitement en forme. Alors ouvrant cette porte dans un sourire, ce dernier se fit plus grand encore une fois qu’elle eut croisé son regard. Elle était contente de le voir. Et là, elle le faisait clairement entrer au cœur de son univers. Ce qui ne la dérangeait pas du tout.

-Basil, entrez, je vous en prie.

Elle lui fit signe et pris sa cape de sa main libre. Soyle voulait absolument s’en sortir toute seule, même si c’était plus compliqué et plus long. Là avec une cape ce n’était pas trop difficile. Mais peu importe quoi, elle voulait faire les choses. Elle lui indiqua gentiment le salon et alla à la porte en face pour récupérer dans la cuisine les fameux cookies. Là par contre c’était par lévitation, elle ne prendrait pas le risque de faire tomber le plat avec son pas clopinant. Toujours souriante, elle arrive dans le salon et invite Basil à prendre place sur le canapé. Elle vint près de lui, un peu lente dans la descente jusqu’à être assise à son tour, mais toujours dans un sourire. Forcément, curieuse comme elle l’était, Isis avait sauté sur ses genoux dans un miaulement. Elle sursauta sous l’assaut un peu douloureux pour sa jambe blessée et souleva l’animal après avoir lâché sa canne (sa nouvelle meilleure amie !) et allait la poser entre elle et Basil sauf que d’un coup ses questions étaient revenues.

-Oh, pardon, vous n’avez rien contre les chats, si ?

L’animal était adorable, elle n’allait sûrement pas attaquer son invité. Par contre elle pouvait aller chercher un jeu ou un câlin, mais ça, si Basil supportait les chats, ça devrait être gérable.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Ven 6 Jan - 10:10

On était début Janvier et le froid avait tendance à devenir plus piquant. Basil Carrow marchait dans les rues de Londres à peine éclairées par la luminosité du ciel. A lui seul il créait une légère brume à force de respirer. Il fallait dire que le froid londonien c’était toujours particulier. Spécial Londres, quoi. Mais il ne se promenait par bon plaisir, parce que se promener dans ces rues ne s’apparentait pas à un plaisir selon lui. Non parce que les gens qui bousculent sans s’excuser, qui le regardent bizarrement et j’en passe, c’était agaçant. Mais il ne pouvait décemment pas être de mauvaise humeur vu la visite qu’il rendait.

Il allait aujourd’hui voir Soyle Hoover, la professeure d’étude des moldus de Poudlard qui avait bien volontiers je crois, acceptée de revoir le bureaucrate à sa sortie de l’hôpital. Après son agression du vingt-quatre décembre au soir, la rouquine avait été confiné à l’hôpital, abrutie par les potions et par les quelques visites que les gens lui rendaient aussi. En même vu les gens qui rentraient dans sa chambre… Lui-aussi était passé, le lendemain de sa mésaventure, parce qu’il s’inquiétait il fallait bien l’admettre, hein. Basil aimait bien cette femme, elle était douce et semblait d’une certaine manière assez naïve. C’était non seulement amusant mais aussi rafraîchissant, puisqu’il était plutôt à l’opposé de cela. L’adresse dans sa main, il finit par arriver à bon port, incroyable qu’il ne se soit pas perdu. Il avait préféré ne pas transplaner, parce qu’il ne savait pas vraiment à quoi ressemblait la devanture de la maison. Alors bon. Il n’habitait pas bien loin de toute manière, à quelques rues, tout au plus ?
Basil était ravi de lui rendre visite, vraiment. Parce que Soyle était sincèrement gentille et que les gens comme ça se faisaient rares, surtout au Ministère, lieu de son travail à lui. Il toqua à la porte après avoir reçu un regard de la part des Aurors qui surveillaient le lieu. Aucun problème, ils se connaissaient. Il lui avait suffi de sortir sa carte magique attestant son identité, et voilà, il était passé.
La rouquine lui ouvrit, un sourire aux lèvres. Basil le lui rendit mais il eut de la peine à la voir marcher avec difficulté. Elle avait besoin d’une canne pour avancer et vraiment, cela faisait mal au cœur du commercial. Soyle si gentille, Soyle si dévouée, obligée pour l’instant de marcher avec une canne parce qu’elle avait été agressée. Triste période pour le monde magique. Il lui tendit son manteau et préféra ne pas lui faire l’affront de lui proposer son aide. Elle aurait refusé, forcément. Fierté féminine et fierté de blessé.  

- Bonjour, comment allez-vous ?

Politesse. Il ne pouvait pas s’empêcher de lancer ces quelques banalités, même lorsque la réponse était évidente. Soyle lui dirait qu’elle se sentait bien, mais vu son état physique, ce n’était peut-être pas le cas.
Sa maison, son lieu à vivre enfin, peut-importe les noms était agréable et semblait confortable. Il s’avança à sa suite, sans détailler avec trop d’insistance l’endroit. Elle l’invita à s’asseoir ce qu’il fit sans vraiment détacher ses yeux d’elle. Elle s’en sortait pas mal avec le sortilège de lévitation, mais vraiment la pauvre. C’était mignon qu’elle essaie d’évoluer seule mais Basil faisait partis de ceux qui pensaient que lorsqu’on pouvait avoir de l’aide on devait l’accepter. Enfin, il le pensait sans pourtant l’appliquer à lui-même, là était la drôle d’histoire. Paradoxal le bonhomme. Basil observa le chat de la rouquine s’approcher de lui, tout en écoutant Soyle s’excuser de l’attitude de l’animal.
Passant une man entre les deux oreilles de la bestioles en souriant, il lui répondit tout naturellement :

- Oh non j’adore les chats, je les préfère largement aux hiboux. Les chats sont reposants, même quand ils envoient la patte, j’en ai un, moi aussi.

Première révélation de la journée, sans doute pas la dernière puisque c’était ce qui alimentait les conversations. La nouveauté, l’ajout de nouvelles choses, de précisions sur la vie de l’autre.

- Je vois que vous vous en sortez plutôt bien seule lança-t-il d’un air courtois. Mais si vous voulez de l’aide, n’hésitez pas et profitez que je sois là.

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Lun 9 Jan - 0:00

Les sentiments, on ne pouvait pas les contrôler. C’était comme ça et on y pouvait strictement rien. Soyle Hoover et Basil Carrow s’étaient rencontré par hasard.  Et impossible de réellement savoir pourquoi ils s’étaient si bien entendu aussi vite. Mais quoi qu’il en soit, c’était bien le cas. Et c’était encore plus net depuis qu’il était venu la voir. Elle avait été si contente de le voir passer la porte de sa chambre d’hôpital. Il lui aurait été très difficile de nier l’apprécier après cela. Chose qu’elle lui avait d’ailleurs avoué au final. Un peu timidement mais tout de même. Et puis, il avait eu l’air de dire un peu pareil en plus. Chose qui la ravissait tout à fait. Pourtant elle s’en voulait. Oui, elle s’en voulait parce que juste après ces aveux, ils auraient pu passer un excellent moment. Là encore elle avait un peu tout gâché. Et là encore pas volontairement. Mais le plus bêtement du monde. Soyle s’était endormi comme un bébé alors qu’ils étaient en pleine conversation. C’était assez pitoyable. Elle s’en  était tellement voulu à son réveil. Forcément il était parti. Elle s’était endormie en lui tenant la main et s’était réveillée en compagnie bien moins charmante d’une infirmière. Elle avait un peu regretté. Mais ils s’étaient dit qu’ils se reverraient tout de même. Ils avaient même parlé de chez elle. Alors forcément, elle avait tenu à organiser cette entrevue, et assez rapidement. Même si elle n’était toujours pas en grande forme, elle l’était déjà bien plus.

Lorsqu’il avait toqué, elle avait senti son cœur battre un peu plus vite quelques secondes. La surprise sans doute. Oui, c’était sans doute cela. Avec cette canne, son pas était un peu chancelant. Et chaque pas faisait se balancer ses cheveux devant ses épaules. Elle avait fait au plus vite pour aller ouvrir, et le sourire de Basil signifiait sans doute qu’il n’avait pas attendu trop longtemps.

- Bonjour, comment allez-vous ?

Ce n’était pas encore la forme la plus haute, mais c’était déjà bien mieux que la dernière fois qu’il l’avait vu. Sans même se retourner pour lui répondre (manœuvre trop compliquée) elle avait tout de même le sourire sincère qu’elle voulait rassurant pour lui. Même si il ne le voyait pas, peut-être l’entendrait-il tout de même.

- Bien mieux. J’ai repris mes esprits et je suis debout. C’est déjà un beau progrès il me semble.

Oui, elle était mieux que pleine de douleurs sur ce lit d’hôpital. Elle marchait seule, vivait d’ailleurs seule depuis plusieurs jours. Preuve qu’elle pouvait s’en sortir et qu’elle allait mieux. Bien sûr, elle ne pouvait pas affirmer être en pleine santé. Mais pas besoin pour le moment. Elle était de toute façon en arrêt et surveillée. Elle acceptait sa condition. Sans trop de difficulté. Surtout en sa présence. Il avait quelques chose de rassurant. Ils s’installèrent tous les deux sur son canapé, et ce fut le moment choisi par Isis pour faire son apparition. Le canapé, c’était son domaine. Alors quand il y avait du monde, forcément, elle s’y intéressait. Soyle avait eu peur que Basil n’apprécie pas la présence de sa minette mais à le voir la caresser, ce n’était pas le cas. Alors elle posa sereinement l’animal entre eux et Isis alla directement vers Basil pour plus de tendresse.

- Oh non j’adore les chats, je les préfère largement aux hiboux. Les chats sont reposants, même quand ils envoient la patte, j’en ai un, moi aussi.

Là-dessus ils étaient bien d’accord. Soyle avait toujours eu un chat. Elle ne pourrait pas s’en passer. C’était une présence bien trop douce et apaisante pour qu’elle fasse autrement. Et sa norvégienne, elle ne s’en séparerait pour rien au monde. Elle l’avait trouvé toute petite, alors que son premier chat venait de la quitter. Elle n’avait pas pu faire autrement que de la garder près d’elle. Et son animal le lui rendait bien. Enfin, quand elle n’était pas sous les caresses d’un autre. Actuellement elle était en train de se couler sur le dos sur les genoux de Basil, trop heureuse d’avoir trouvé une main pour lui apporter de l’attention et de l’affection. Un ronron infernal et une posture béate qui amusaient beaucoup sa maitresse.

-Et bien Isis est… malheureuse, c’est le moins que l’on puisse dire ! Très joueuse aussi, attention à votre main…

Elle n’était pas dangereuse et avait même appris à jouer sans sortir ses griffes. Mais il était plus juste de prévenir tout de même. Enfin, la conversation avait dévié de toute façon. Elle l’écoutait avec un tel sourire. La belle rousse était vraiment contente qu’il soit là avec elle. Et puis, c’était différent de l’avoir ici que de passer un moment dans un pub ou dans la rue. C’était moins formel, plus calme.

- Je vois que vous vous en sortez plutôt bien seule. Mais si vous voulez de l’aide, n’hésitez pas et profitez que je sois là.

Profiter de sa présence pour lui faire faire ce qu’elle ne pouvait pas faire seule, c’était très gentil de sa part, c’est sûr. Seulement sans vouloir le vexer elle n’avait rien à lui demander. Elle trouvait toujours un moyen de faire par magie tout ce qu’elle voulait. Oh elle pourrait lui demander de lui prendre le bras pour marcher ou de se baisser pour elle pour nourrir son chat ou encore de lui faire son ménage. Mais au fond, elle faisait déjà tout cela seule et parfois par magie. Alors pas besoin de lui. Sans compter que même si l’idée qu’il lui prenne le bras n’était pas désagréable. Mais pour une telle raison elle en serait terriblement gênée.

- Oh non, je vous remercie, mais je ne vous ai tout de même pas fait venir pour cela. Il y a bien mieux à faire.

Venant d’une autre personne il était possible que cela soit mal interprété. Elle n’y avait pas pensé une seconde. Soyle pensait à cette conversation perdue le jour de noël, à cette autre lorsqu’elle s’était endormie. Pour cette fois, elle se sentait bien et elle ne voyait aucune raison pour qu’ils soient coupés ! ils étaient chez elle, protégés même par ces Aurors qui étaient dehors. Rien ne pourrait les déranger cette fois, et elle y comptait bien. Elle n’avait pas de plans particuliers, simplement envie de profiter pour une fois.

- Vous voulez peut-être boire quelque chose ? Un thé ? Un café ? Je n’irais pas le chercher à pieds si cela peut faciliter votre décision.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Jeu 12 Jan - 14:28

Bien que Basil s’en voulut un peu de lui demander si elle allait bien alors qu’elle avait du mal à marcher, Soyle lui répondit avec son éternel sourire qu’elle allait mieux. Un exploit comparé à son état à l’hôpital. Le Carrow était réellement content que son état s’améliore, afin que la pauvre puisse retrouver un semblant de vie normale. Et effacer petit à petit le traumatisme qu’avait représenté son attaque. Il comprenait que cela puisse être choquant. On apprenait, réalisait soudainement que quelqu’un était assez haineux pour vouloir nous faire souffrir et nous achever ensuite. Comme une bête. Et il ne comprenait pas comment on pouvait vouloir du mal à quelqu’un d’aussi doux que Soyle. Enfin, il savait pourquoi, à cause de son statut sanguin. Basil s’était bien vite détourné de cette espèce d’idéologie stupide que soutenait avec ferveur sa famille. « Après tout nous faisons partie des vingt-huit familles sacrées » répétait toujours son père. Oui, ce statut-là, il y tenait. Le cadet l’avait entendu pas mal de fois.
Soyle valait tellement mieux que toute sa famille réunie à ses yeux… S’en était effrayant. C’était effrayant de voir qu’il y avait autant de personnes gentilles que mauvaises, autant de personnes douces que sadiques. C’était triste. Triste, et effrayant.
Basil fut agréablement surpris de voir que le chat de Soyle, l’appréciait beaucoup. Son chat à lui, bien qu’adorable, était un peu plus sauvage avec les gens qu’il ne connaissait pas bien. Bien que Soyle le prévînt pour la main, le cadet ne pouvait pas s’empêcher de jouer un peu avec l’animal. Les chats, c’étaient joueurs, il avait l’habitude de se faire labourer la main par le sien.

- C’est drôle que votre chat s’appelle Isis parce que le mien, je l’ai appelé Osiris lâcha-t-il pensivement. J'aime beaucoup la culture égyptienne, elle est vraiment passionnante. Même si je n'ai jamais voyagé là-bas ce serait vraiment un plaisir pour moi d'y aller. Leurs divinités étaient tellement différentes les unes des autres, et je les trouve beaucoup plus mystiques que les divinités romaines. Peut-être parce qu'on n'en entend moins parler ?

Si Basil aimait tant son métier c’était parce qu’il était ouvert d’esprit. Il aimait les autres coutumes et cultures. Et il trouvait la culture égyptienne fascinante, d’où le nom de son animal. Surtout qu’Osiris était un dieu bienfaiteur. Basil c’était un peu détourné de son hôtesse mais vraiment, il aimait trop les chats pour ne pas s’occuper de celui de Soyle. Néanmoins, il aurait été mal poli ne pas faire plus attention à la rouquine. Aussi, il se cala sur une caresse répétitive en regardant la prof. Lorsqu’elle lui proposa un café, quelque chose qui ne nécessitait pas pour elle de se lever, le cadet souri. Au moins, Soyle prenait en considération qu’il ne veuille pas qu’elle se gêne pour lui.

- Un café, je ne marche qu’à ça !

Il la regardait faire, ravi qu’elle ne se dérange pas pour lui. Même les silences, Basil ne les trouvait pas gênants. Il y avait des gens comme ça, avec qui les silences duraient une éternité mais étaient pourtant reposants. Et les silences avec Soyle semblaient être de ceux-là. Encore un bon point pour elle. Basil peinait à trouver des défauts à cette femme. Elle s’excusait trop souvent, peut-être était-ce le seul « problème » qu’il voyait chez elle. Et encore, « problème » était un bien grand mot. Elle s’excusait parce qu’elle semblait être réellement et profondément gentille. Difficile alors de considérer cela comme un défaut.

- Quand retournez-vous à Poudlard ? Finit-il par lancer pour meubler la conversation.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Sam 14 Jan - 4:11

Basil Carrow, Basilius pour être exacte, c’était un jeune homme assez particulier. Il ne laissait pas passer grand-chose. Ni en expression, ni en paroles. Soyle était optimiste et avait fait le choix d’insister et de ne pas trop tenir compte de ce détail qui pouvait le faire passer pour un homme froid et distant. Après avoir un peu insisté, elle avait compris que ce n’était vraiment pas le cas. Non, il était même plutôt amical quand on peut essayer de comprendre. Quand on avait la patience de le laisser montrer un peu plus que sa façade. Et cette patience, la rouquine l’avait, largement même. Après quelques conversations, quelques heures passés ensemble et toute ces lettres, elle voyait autre chose. Il lui semblait bien plus amical, plus ouvert, un brin taquin même. Elle ne voyait vraiment rien de méchant ou malveillant chez lui, juste un peu de méfiance peut-être. Ce qui ne la dérangeait pas. Elle savait s’adapter. Et surtout, avec lui, elle en avait envie. Elle voulait le connaitre, encore un peu mieux, juste pour en savoir un peu plus. Elle était curieuse et avait envie de mieux le connaître, de pouvoir être un peu plus proche de lui. Pour le moment, elle avait la prétention de dire qu’ils pouvaient commencer à parler d’éventuelle amitié. Elle n’était pas sûre. Dans le doute elle ne dirait rien, le laissant lui montrer si il l’estimait plus importante ou moins. Ce n’était pas si important tant qu’il acceptait encore de passer du temps avec elle. Il lui avait dit l’apprécier ceci dit. Et elle ne lui avait pas caché avoir de l’affection pour lui. En même temps, ça aurait été mentir et assez fort. Parce que vraiment, elle l’aimait bien, malgré ses petits airs un peu distants. Au fond, il était adorable.

Ils s’étaient installés dans le salon, et quand je dis « ils », cela comprenait la norvégienne qui venait déposer ses longs poils blancs sur les genoux de Basil. Et pas qu’un peu ! Elle était étalée de tout son long sur ses genoux, une vraie loque. Forcément, cela avait amusé Soyle. Cela ne semblait pas perturber Basil qui lui avait dit avoir lui aussi un chat. Cela expliquait sans doute qu’il ne se formalise pas de l’attitude de l’animal. Il devait avoir l’habitude. Une impression qui était plus présente encore lorsque le jeune homme s’était mis à jouer avec Isis qui avait réagi immédiatement aux mouvements de sa main. Soyle lui avait appris à jouer sans sortir ses griffes alors elle essayait de saisir sa main tout en glissant un peu, s’aidant de ses pattes arrières et même de ses crocs, mais doucement toujours.

- C’est drôle que votre chat s’appelle Isis parce que le mien, je l’ai appelé Osiris. J'aime beaucoup la culture égyptienne, elle est vraiment passionnante. Même si je n'ai jamais voyagé là-bas ce serait vraiment un plaisir pour moi d'y aller. Leurs divinités étaient tellement différentes les unes des autres, et je les trouve beaucoup plus mystiques que les divinités romaines. Peut-être parce qu'on n'en entend moins parler ?

Osiris ? Et bien comme quoi… Soyle connaissait assez bien la mythologie égyptienne. Elle s’en servait même en cours. Alors forcément, elle faisait le lien avec le nom de son chat. C’était amusant. Avec un petit air surpris par le hasard, elle lui souriait en l’écoutant. Finalement, il s’était arrêté de jouer pour la caresser plus doucement, régulièrement. Ce qui avait détendu la minette petit à petit, pas non plus boudeuse après qu’il ait arrêté le jeu. La belle se joint à lui, ne résistant jamais à son animal. Elle était si mignonne comme ça…

- Dans ce cas j’imagine qu’ils sont destinés à se rencontrés. Je connais assez bien cette mythologie, elle est l’objet de certains de mes cours. Isis et Osiris étaient frères et sœurs, mais aussi mariés, les grands roi et reine des Dieux. Jusqu’à ce que Seth, le frère d’Osiris, ne décide de supprimer le roi pour prendre sa place. Isis a retrouvé le corps et l’a protégé de la colère de son frère, se cachant dans des marécages pendant des décennies. Et c’est après la mort d’Osiris qu’ils ont conçu Horus, qu’Isis avait caché également bien sûr. Une fois adulte et après de nombreuses péripéties, Horus avait réussi à reprendre la place qui lui revenait, légitime successeur d’Osiris. Isis et Osiris c’est un symbole d’amour et d’harmonie cosmique… Mais je vais peut-être m’arrêter là, vous n’êtes peut-être pas non plus venu pour un cours sur la mythologie !

Elle riait à moitié. Quand elle était lancée, la belle pouvait tenir des heures sans forcer. Ce n’était pas même vraiment fait exprès. C’était simplement qu’elle était passionnée par son sujet. Et les religions moldues, antiques ou non, c’était tout à fait son domaine. De tout son monologue, elle ne l’avait pas même regardé en plus, geste parfaitement impoli. Sans compter qu’avec ses caresses à Isis, elle s’était retrouvée toute proche de lui. Alors elle s’était doucement reculée, sans laisser voir qu’elle était gênée de ne pas l’avoir remarqué avant, jusqu’à reprendre une position et une distance plus correctes. Ou du moins qu’elle estimait être plus correcte. Avant de vite lui proposer à boire, histoire de passer à autre chose.

- Un café, je ne marche qu’à ça !

Alors un café ! La belle rousse avait vite fait venir tout le nécessaire, un thé pour elle (pour changer !), et tout ce qu’il pouvait vouloir ajouter à ce liquide noir. Ils ne disaient plus rien. Elle soufflait doucement sur sa tasse, un léger sourire dessiné sur ses lèvres. Un nouveau thé qu’elle s’était procuré juste avant son attaque. Et décidément il lui plaisait bien. Elle y repensait quand Basil avait repris la parole.

- Quand retournez-vous à Poudlard ?

Assez difficile à dire. Les médicomages avaient donné un avis, les Aurors aussi… après cela dépendait surtout d’elle. Et Soyle était particulièrement motivée. Elle y avait repensé à cette attaque forcément. Et cela ne lui faisait pas spécialement de bons souvenirs. Alors elle restait pensive sur sa tasse la tenant des deux mains, assez calme encore ceci dit.

-Normalement je devrais pouvoir reprendre la semaine prochaine. Je l’espère en tout cas… J’ai vraiment envie de reprendre, pour le moment c’est eux qui ont gagné, je les laisse gagner. Puisque je ne fais plus cours et c’est exactement ce qu’ils voulaient…

En soi ce n’était pas ce qui la troublait le plus. Il y avait plus gênant pour elle que le fait même d’avoir souffert. Plus troublant…

- Je ne comprends toujours pas. Il avait l’air tellement jeune, plus que moi… à peine plus âgé que mes élèves, c’est effrayant. Comment on peut en arriver là à cet âge ? Qu’est-ce qu’ils peuvent bien leur dire ? Je n’ai pas vu son visage, mais je l’ai peut-être croisé dans les couloirs, mangé près de lui, accompagné dans une sortie… Et pourtant il était prêt à me tuer, sans poser de question, y prenant même un certain plaisir… C’est terrifiant…


Oui, cette question la perturbait beaucoup. Y avait-il encore à l’école des jeunes gens capables de telles horreurs ? Peut-être, et c’était horrible. Elle en avait les larmes aux yeux, toujours le regard dans sa tasse.

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Sam 14 Jan - 23:00

Basil passait un agréable moment. Il se sentait bien, le ronron continue d’Isis, le chat de Soyle le calmait et le mettait dans les meilleures conditions pour être à l’aise. Enfin, la rouquine le mettait aussi assez facilement à l’aise il fallait le dire. Sa façon de discuter simplement, de mener éventuellement la conversation, de le regarder avec ses yeux bleus, tout ça plaisait beaucoup à Basilius Carrow et cela se voyait. Cela se voyait lorsqu’il était ou non de bonne humeur et il l’était toujours en compagnie de cette sorcière. Il aimait tenir la conversation avec elle, il aimait la voir lui sourire et il aimait lui répondre par ce même sourire. Vraiment, Soyle Hoover avait un effet des plus apaisant sur lui. Comme son chat, en fait. Identique, Isis était comme sa maîtresse, apaisante, relaxante, gentille. Ils s’étaient bien trouvés.
D’ailleurs le chat de Basil était aussi ressemblait à son maître. Il pouvait être sauvage mais une fois en terrain connu il était gentil. Osiris était toujours méfiant et tendait à envoyer la patte si un geste ou une attitude ne lui plaisait pas tout comme Basil. Le sorcier se dit que leurs chats ne pouvaient que s’entendre dès lors, tout comme leurs maîtres. Lorsqu’il lui avait répondu, il avait écouté avec un soin particulier sa réponse. Les discussions culturelles lui plaisaient, il voulait apprendre des choses. Basil était un homme curieux qui ne rechignait jamais à s’instruire. Il aurait pu être à Serdaigle s’il n’était pas courageux et fier comme un Lion.
Soyle lui répondait avec beaucoup de pédagogie et Basil trouvait cela amusant qu’elle soit ainsi hypnotisée par ses propres paroles. Mais s’il n’avait pas vu qu’elle se rapprochait inconsciemment de lui, il aurait pu l’être tout autant, parce que ce qu’elle disait était extrêmement intéressant. Basil baissa les yeux vers le chat blanc en étirant un fin sourire sur son visage. Il se passait des choses bien bizarres autour de Soyle Hoover. Que ce soit ses réactions à lui, inhabituelles ou bien à elle. Il ne la connaissait peut-être pas assez pour en être certain, mais il se doutait qu’elle ne devait pas agir ainsi avec n’importe qui. Après tout, ils ne s’étaient que rencontrés dans un bar polonais.

- Oh non vous pouvez continuer c’est vraiment passionnant. Je n’ai pas étudié votre matière à l’école, mais avec un thème tel que celui-ci j’aurais sans doute été le plus assidu des élèves.

Il lui jeta un sourire malicieux. Bien sûr qu’il n’avait pas pris cette « matière honteuse ». Basil n’était pas fou et il craignait encore son père. Il craignait sa réaction, celle de ses frères. Le cadet vivait toujours, à trente-cinq ans avec le traumatisme d’une enfance violente et sombre. Alors, à Poudlard, aussi courageux qu’il l’était, il n’aurait pas osé. La plus grande folie qu’il avait fait avait été de ne pas rentrer pour les vacances en deuxième année. Sa correction l’avait privé de l’envie de recommencer. S’il avait étudié la passionnante matière de Soyle, il aurait eu une telle correction qu’y penser le ferait pâlir. D’un simple signe de tête Basil l’invitait à continuer son petit cours de culture générale.
Il regardait avec une certaine appréciation les gestes gracieux de Soyle pour préparer les tasses. Même blessée elle restait féminine et Basil savait qu’il avait trouvé là une hôtesse de choix. Il délaissa le chat qui ne semblait pourtant pas se formaliser de l’arrêt brusque des caresses. Sa tasse bouillante dans une main, le cadet restait obnubilé par la rouquine si bien qu’il ne faisait pas trop attention à la chaleur.

Sa question sur son futur retour à Poudlard dû faire remonter les douloureux mais récents souvenirs de Soyle à la surface et Basil s’en voulut immédiatement. Il bu une gorgée de café pour faire déserter la culpabilité qui arpentait ses pensées. La professeur d’étude des moldus faisait plusieurs pauses dans sa réponse que l’employé du Ministère écoutait attentivement. La semaine d’après. Il eut de la peine en l’entendant dire qu’ils avaient gagné. Elle était en vie, pouvait-on alors considérer cela comme une victoire ? Il allait répliquer, sans doute avec une voix plus acerbe que voulu mais la rouquine le devança et continua, perdue dans les souvenirs de son attaque. Il la sentait fébrile et encore une fois, Basilius réagit d’une bien étrange manière. Une manière qui n’était certainement pas habituelle chez lui. De sa main livre il la posa sur la cuisse de son interlocutrice dans un geste tendre lorsqu’elle eut fini son discours. Un geste qui rappelait celui, assez similaire de l’hôpital et qui avait semblait satisfaire la blessée.

- Vous savez…

Basil était au bord de dire que ce n’était pas de la faute de ce garçon s’il était comme cela. Mais cela aurait été un impair si énorme que même déboussolé tel qu’il l’était, il avait compris que cela aurait été aller trop loin. D’autant plus qu’avec la haine qu’il vouait à sa famille, cela aurait été un poil hypocrite, aussi.

- Ce garçon a certes un cerveau et sait réfléchir, il est conditionné à penser ainsi depuis sa plus tendre enfance. Ces gens, leur mode de vie est calqué sur un tel idéal, celui du « sang-pur ». Ces gens qui pensent que le sang n’est bon qu’en étant totalement sorcier arpentent les mêmes ruelles que nous, travaillent avec nous, mangent avec nous, discutent avec nous. Mais c’est comme ça dans leurs familles depuis des siècles. Alors oui, certains s’émancipent mais parfois la pression, la peur de la famille les font se plier. La peur les empêche de réfléchir et de réaliser que ce qu’ils font est mal. Si ce garçon était jeune, il sortait de Poudlard et de l’adolescence, ce garçon reste cantonné à sa famille, c’est évident. Il ne faut pas sous-estimer le joug familial, l’impact qu’il peut avoir sur une personne.

Basil parlait en connaissance de cause, les yeux fixés sur un bibelot choisis par hasard. Il se rappelait ces fois où son père le traînait dans le salon avec ses frères pour ses cours de morale. Basil se souvenait de ces heures noires passées dans la cave, à devoir répéter des phrases que son père lui disait, et qu’il devait répéter jusqu’à ce que « tout ai pénétré ». Basil se souvenait que lorsqu’il était enfant il désirait plus que tout faire la fierté de son père et qu’il l’aurait suivi aveuglément. Oui, mais il avait rencontré Aaron et Carolyn et ils lui avaient ouvert les yeux. Oui, mais Basil avait aussi un fond vraiment gentil qui n’avait pas été pollué par les punitions sanglantes de son géniteur.

Oui, Basil connaissait tout à fait ce monde-là. L’agresseur aurait pu être un de ses frères, qu’il savait enrôlés dans un mouvement sombre. L’agresseur pouvait être un cousin, quelqu’un qu’il connaissait de prêt ou de loin. L’agresseur, ça aurait pu être lui. S'il avait grandi tel que le voulait son père, Basil aurait été là dans cette ruelle le 24 décembre non pas à attendre Soyle mais à la torturer.
Et réaliser cela faisait mal au cœur du cadet.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Dim 15 Jan - 17:25

Prendre ce petit appartement pour Soyle avait été une question de confort. Il n’était pas grand, pas non plus magnifique,  il était simplement un petit havre de paix où elle pouvait recevoir ses amis anglais, puisque Poudlard n’était pas spécialement le bon endroit pour cela. Ils ne se formalisaient pas e la taille de l’endroit, ou en tout cas ne l’avaient jamais dit. Et Soyle était simplement heureuse de passer un peu de temps avec eux. Il arrivait même qu’elle organise de grands dîners ici, où on était un peu serré mais on l’oubliait assez vite. C’était simplement pour le plaisir d’être ensemble, de passer un bon moment. Un plaisir qu’elle retrouvait avec Basil. Elle était contente qu’il soit là avec elle. Il n’était encore jamais venu et elle avait eu peur de beaucoup de choses. Le nom des Carrow était prestigieux dans leur monde. Lui semblait accessible, plus que les autres mais peut-être que pour lui la taille de l’appartement serait un problème, qu’il ne s’y sentirait pas à l’aise. Peut-être que de rester seul ici avec elle ne lui plairait pas. Peut-être qu’elle ne saurait pas le mettre à l’aise. Et si il devait s’ennuyer, ça serait assez terrible aussi, car il refuserait sans doute de revenir ou même de la revoir puisqu’il n’aurait pour le coup pas apprécié sa compagnie. Sans compter qu’il y avait Isis, élément imprévisible, potentiellement perturbateur, et totalement incontrôlable. Soyle s’était mal vu l’écarter d’office d’eux en l’enfermant dans un coin. Sans compter que l’animal lui aurait fait la tête.

Heureusement, rien de tout cela ne semblait arriver. Basil avait le sourire et avait même Isis sur les genoux, pour le plus grand plaisir de la minette. Et donc de sa maitresse. Il avait l’air bien, plutôt à l’aise, et semblait apprécier le moment qu’il passait. Bon, après, il venait d’arriver. Il changerait peut-être d’avis, on ne pouvait pas vraiment en être sûr. Surtout que la rousse s’était lancée dans l’un de ses monologues de cours sans trop s’en rendre compte. Le tout en se rapprochant de lui (d’Isis en fait mais qui était sur lui) d’une façon qu’elle n’était pas sûre qu’il apprécie. Ce qu’elle avait vite rattrapé mais c’était peut-être trop tard ? Il souriait toujours, ce qui était assez encourageant.

- Oh non vous pouvez continuer c’est vraiment passionnant. Je n’ai pas étudié votre matière à l’école, mais avec un thème tel que celui-ci j’aurais sans doute été le plus assidu des élèves.

C’est vrai qu’il n’avait pas suivi ce cours, il l’avait dit. Tout comme il avait précisé que cette matière l’avait pourtant intéressé. Bon peut-être que finalement il voulait bien qu’elle en parle, qu’il lui passait ses petits départs pédagogiques. Tant mieux quelques part parce qu’elle était passionnée et il ne lui en fallait pas beaucoup pour partir comme ça. Alors elle lui accorda un sourire à sa réponse, rassurée qu’il ne se formalise pas trop de tout cela.

- J’imagine que vous aurez droit à quelques cours de rattrapage alors.

Oui, pourquoi pas, si il était intéressé elle pouvait bien lui en parler. Ce n’était pas comme si elle n’était pas à l’aise avec son sujet, bien au contraire. Et elle ne s’en laçait pas. Jamais. Heureusement pour elle en même temps, c’était son travail tout ça. Si elle devait déjà en avoir marre après quatre malheureuses années cela serait dommage… Il lui fit un signe de tête, comme pour l’encourager. Alors tout de même un peu gênée de tenir ce genre de discours à un homme qui n’aurait pas grand-chose à faire dans son cours en temps normal. Et puis, elle lui montrait là une part d’elle qu’elle n’avait pas tellement songé lui exposer autant, sa part prof, celle qui restait habituellement dans sa salle de cours. Enfin, ça avait l’air de vraiment l’intéresser.

- Osiris était le fils aîné de Geb et Nout, dieu bienfaiteur pour l’Egypte, inventeur de l’agriculture et de la religion. Sa sœur et épouse Isis était une déesse funéraire, elle pouvait prendre la forme d’un rapace. Ce qui fait bien entendu écho à nos animagus. Au final la mythologie a une part de vérité et peut-être Isis n’était-elle qu’une femme intelligente et un animagus. Seth, le cadet d’Osiris, dieu de la confusion, du désordre et de la perturbation, était particulièrement jaloux de son frère et de sa place. Ce dernier le tue et après qu’Isis ait caché son corps une première fois, il le démembre pour être certain que jamais personne ne le retrouve. Avec Anubis Isis le retrouve et fait de lui le seigneur du monde des morts, gardé par Anubis qui était aussi son fils adoptif. Horus fils d’Isis et Osiris conçu après la mort de ce dernier renverse Seth et devient premier pharaon d’Egypte. Le lien est fait entre les dieux et les hommes. Il est donc tout à fait possible que les dieux aient été en vérité bien plus humains que ce que cette mythologie le prétend… Enfin, c’est une interrogation qui reste depuis de très nombreuses années et il est probable que des sorciers aient été mêlés aux différentes mythologies que nous connaissons. Mais je doute qu’une vraie réponse soit trouvée un jour.

Autant ne pas trop insister non plus, elle ne tenait pas à monopoliser la conversation. Et puis, elle fit arriver les boissons de toute façon. Basil laissa de côté Isis qui était à moitié endormie sur lui de toute façon et ne s’occupait pas trop de ça. Une fois le service fait, le jeune homme avait posé une question. Une question très simple. Mais qui avait déclenché une réaction sans doute un peu grosse. Pas anormale pour autant mais pas forcément très agréable pour l’un comme pour l’autre. Elle avait repensé à cet homme qui s’en était pris à elle, de son jeune âge qui l’avait tant choqué. La rousse trouvait horrible de pousser un jeune homme, un enfant presque, à en arriver à un point si extrême… Elle en avait presque les larmes aux yeux, encore trop remontée contre les vrais coupables de tout ça, triste pour lui, et puis malgré tout, elle se souvenait de la peur qu’elle avait eu ce soir-là. La douleur encore elle s’en remettrait. Mais la peur, elle la tiendrait sans doute toujours. C’était à ce moment que Basil avait eu un geste… surprenant. Pas désagréable pour autant, loin de là, mais elle ne s’y était pas attendu. Il avait posé sa main sur sa cuisse, d’une façon très rassurante. Même si au départ elle avait eu un sursaut, perdue dans ses pensées qu’elle était. Mais elle appréciait. Alors elle avait posé sa main sur la sienne, juste pour lui signifier qu’elle acceptait cette petite aide qu’il voulait lui apporter. Petite aide morale, mais quand même. La belle posa tout de même sa tasse sur la table en précaution. Surtout que son sursaut avait libéré cette petite larme qui était avant cela resté coincé entre ses paupières. Il lui fallait donc une autre main que celle sur sa cuisse pour l’essuyer de son visage.

- Vous savez… Ce garçon a certes un cerveau et sait réfléchir, il est conditionné à penser ainsi depuis sa plus tendre enfance. Ces gens, leur mode de vie est calqué sur un tel idéal, celui du « sang-pur ». Ces gens qui pensent que le sang n’est bon qu’en étant totalement sorcier arpentent les mêmes ruelles que nous, travaillent avec nous, mangent avec nous, discutent avec nous. Mais c’est comme ça dans leurs familles depuis des siècles. Alors oui, certains s’émancipent mais parfois la pression, la peur de la famille les font se plier. La peur les empêche de réfléchir et de réaliser que ce qu’ils font est mal. Si ce garçon était jeune, il sortait de Poudlard et de l’adolescence, ce garçon reste cantonné à sa famille, c’est évident. Il ne faut pas sous-estimer le joug familial, l’impact qu’il peut avoir sur une personne.

Il semblerait que tout cela parlait beaucoup à son invité. Elle leva un regard un peu triste vers lui. La belle ne s’était en fait jamais vraiment posé la question. Mais les Carrow avaient leur réputation. Il avait sans doute eu cette même éducation sévère et intransigeante. Il avait sans doute réussi, lui, à en sortir. Autrement il ne serait sans doute pas près d’elle. A moins que l’on pense qu’il cherchait à l’approcher pour mieux pouvoir s’en prendre à elle. Non, pas lui, elle ne sentait rien de comparable chez lui, bien au contraire. Alors à son tour, attristée par ce qu’il lui disait, touchée par ce qu’il ne disait pas, Soyle avait osé un nouveau geste. Elle posa sa tête contre son épaule prenant sons bras entre les siens, sans bouger cette main toujours sur elle.

- Je suis désolée que cette histoire vous fasse tant écho…

Désolée pour lui, qu’il ait eu à subir cette tradition qui l’insupportait, qu’il n’ait pas eu d’autre choix que de se séparer de tout cela pour avancer comme il le voulait.

-J’essaye, vraiment, de leur montrer tout ça, que ce n’est pas la seule voie possible. Mais comment atteindre ceux qui n’acceptent pas même de m’approcher ? Je n’ai qu’une matière optionnelle, je ne peux pas faire plus avec une telle réponse en face. Et pourtant j’imagine que cela marche un peu, si je suis assez dangereuse pour ces gens pour devenir une cible.

Si elle était devenue quelqu’un à faire disparaitre, c’était que quelque part, elle en faisait assez pour être gênante pour eux. Ce qui était encore plus motivant pour elle. Oui, elle avait envie d’y retourner, de continuer à essayer de toucher ces jeunes qui acceptaient encore de l’écouter. Isis qui s’était réveillée entre temps avait quitté les genoux de Basil pour venir entre eux, se frottant contre l’un puis l’autre, réclamant de nouveau de l’attention. Un sourire revint sur les lèvres de Soyle attendrie. La belle décrocha une main du bras de Basil pour venir prendre son animal et l’approcher d’elle. Ainsi contre sa maîtresse, Isis repris son ronron, fermant les yeux sous ses caresses. La petite minette était venue de nombreuses fois près d’elle depuis quelques jours, un soutien permanent et fidèle.

-Mais non, je ne t’ai pas oubliée toi. C’est bon ? Il arrête de te toucher alors d’un coup tu m’aime ? Hein ? Maligne…

Entre Basil et Isis, il aurait été assez difficile pour Soyle de ne pas se sentir mieux. Ils la rassuraient chacun à leur manière. Bon, pas forcément exprès, mais tout de même. Oui, Basil la rassurait, elle se sentait bien contre lui.

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Lun 16 Jan - 14:19

Basil aimait bien Soyle. Bon en même temps il fallait bien admettre qu’elle changeait des gens qu’il avait l’habitude de fréquenter. Et on pouvait dire qu’il ne fréquentait pas du tout des gens comme elle. Ce n’était pas une question de caractère parce qu’il l’appréciait beaucoup. Peut-être aussi qu’il l’appréciait beaucoup parce qu’il se sentait un peu attiré par elle. Soyle avait des atouts non-négligeables, aussi. Mais oui, elle était bien différente. Il suffisait de faire une comparaison avec les gens qu’il connaissait. Déjà sa famille. Soyle était à l’opposé, tant physiquement que mentalement. Et s’il poussait plus loin, même au niveau du sang. Soyle était ouverte et enjouée. Sa famille était raciste et austère. Soyle était rousse. Sa famille avait les cheveux noirs. Les Carrow faisaient parti d’une des vingt huit familles sacrées. Qui était la famille de Soyle dans le monde magique ? Soyle représentait tout ce qu’il n’y avait pas chez les Carrow. Elle était rafraîchissante. Puis, par rapport à ses meilleurs amis. Bon, Carolyn était quand même assez similaire à la rousse. Mais Aaron ne l’était pas du tout. Aaron lui ressemblait, à lui. Et Basil ne ressemblait pas à la prof.
Ensuite, il suffisait de jeter un simple coup d’oeil à la pièce pour comprendre encore une fois à quel point ces deux adultes étaient à l’opposé l’un de l’autre. L’appartement était confortable, agréable, personnel. Celui de Basil était grand, confortable certes, mais impersonnel. Il aimait son appartement, vraiment, il l’avait depuis qu’il était entré au Ministère. Mais rien de très comparable au manoir familial qui était immense, et tout aussi austère que la famille qui l’habitait. Mais la taille de l’endroit ne le dérangeait vraiment pas, il n’était pas aussi superficiel. En fait, il trouvait même que ça lui correspondait assez, à la rousse, pas forcément à lui, qui avait grandi dans plusieurs centaines de mètres carrés habitables.

Rien en apparence n’aurait dû pousser ces deux adultes à se fréquenter sérieusement.
Oui, enfin, c’était sans compter sur leur rencontre en Pologne où elle avait eut la gentillesse de l’aiguiller, et sur leur retrouvaille inattendu dans un café. Tout n’était qu’une question de hasard. Un sacré hasard, mais un hasard quand même.

Basil souri lorsque la rousse évoqua des cours de rattrapage. Il avait passé cette étape depuis un moment, mais pourquoi pas, c’était toujours enrichissant, même à trente cinq ans. Puis, si c’était elle qui les lui faisaient rattraper, c’était tout bénéfique pour lui. Le cadet écouta avec un intérêt non dissimulé les paroles de Soyle. Il buvait ses paroles. Elle cachait bien son jeu, la rouquine. Elle était timide dans la vie de tous les jours, mais elle avait une certaine éloquence qui plaisait énormément à Basil. Puis ce qu’elle disait faisait sens et il était plutôt d’accord avec ce qu’elle disait. Mais il ne répondit rien, réfléchissant plutôt à ses paroles. Il se disait que c’était bizarre d’appeler son chat Isis en sachant que le symbole de cette déesse était funeste mais il préférait ne pas relever. Son chat, Osiris n’était pas très bienfaiteur, et le cadet préférait penser que leurs noms ne correspondaient pas du tout à leurs chats.
Basil avait de la peine de la voir aussi remuée après ce qui lui était arrivé. C’était traumatisant d’être agressée ainsi. Alors forcément, lorsqu’il lui avait répondu, il y avait mit du sien. Pour lui faire comprendre que ce garçon n’était pas né monstre mais l’était devenu plus tard. Qu’il n’était pas né monstre mais qu’on l’avait poussé à en être un, qu’on lui avait inculqué des valeurs violentes et régressives. Et Soyle avait tout à fait compris qu’il faisait référence à sa propre enfance. Se sentant mit en confiance par sa perspicacité et par le rapprochement de la jeune femme, qui s’était collée à lui, Basil décida que pour une fois, il fallait qu’il parle un peu plus de lui.

- C’est amusant que vous ayez saisi si vite que je comprenais un peu la situation de ce type commença-t-il prudemment. Cela ne veut pas dire que c’est pardonnable mais je ne crois pas que vous saisissiez la véritable portée de mes paroles. Tout dans nos familles nous enchaîne à elle. Les punitions que subissent la plupart des gosses de ces familles de sang pur traditionalistes correspondent dans un sens à ce que vous avez vécu le soir du 24 Décembre. Coups, torture mentale comme physique, grandir dans ces familles là n’est pas facile.

D’un geste précautionneux, il souleva sa manche pour laisser voir une cicatrice, un héritage des punitions de son géniteur. Elle était assez profonde, assez en tout cas pour laisser une marque. Mais elle était très fine, heureusement.  Il sourit d’un air nostalgique.

- Donc forcément, les gamins là vivent dans une peur chronique de leurs parents, s’ils font un pas de travers. Et si on doit prendre en compte les gènes, c’est pire !

Il avait dit cela en plaisantant mais ce n’était pas forcément une véritable plaisanterie. Plutôt de l’humour noir ou quelque chose qui s’en rapprochait dangereusement. En fait rares étaient les personnes qui savaient ça de lui. Parce que bon, il était assez mal-à-l’aise d’en parler quand même. Mais en lui disant ça, il la faisait rentrer, d’une certaine manière dans sa sphère privée proche. Aaron et Caro étaient au courant et c’était tout. Sa famille aussi, mais étant responsable de son enfance désastreuse, il ne pouvait décemment pas les prendre en compte.

- Puis on est tous cousins, aussi. J’ai été fiancé quand j’avais vingt cinq ans, mais mon père a eut la merveilleuse idée d’annuler les fiançailles, à mon plus grand soulagement. Ma future femme n’était même pas sortie de l’école. C’était sans doute la seule bonne décision qu’il ait prise dans sa vie, celui-là. Par contre, les Rowle étaient furax. Mauvais souvenir.

Il se rappelait bien de cette période où il n’était encore qu’un gamin et sa future femme une élève. Douche froide en apprenant cela pendant une soirée entre les deux futures familles. Basil avait réussi à garder contenance mais il s’était senti observé toute la soirée, d’autant plus qu’il avait dû aller parler à Rowle fille. Son père et son côté autoritaire, c’était toute une histoire.
Mais le cadet préférait ne pas dire à Soyle qu’il avait des tendances claustrophobes à cause de d’Ollender. Il ruinait déjà assez la soirée avec ses souvenirs noirs, qu’il veillait pourtant à ne pas détailler. Basil aussi était particulier. Il voulait vraiment dire toutes ces choses à Soyle, mais sa méfiance naturelle le bloquait. Avait-il peur de la vision qu’elle aurait de lui ? C’était possible. Avait-il peur qu’elle ait pitié de lui ? C’était probable.

Basil admirait que Soyle veule faire changer les choses. Mais vraiment, en matière optionnelle les chances étaient tellement minces qu’on ne pouvait même pas appeler cela “chances”. La jeune femme  avait le mérite de vouloir essayer. Mais avec ce que lui avait précisé Basil, il espérait qu’elle comprendrait que c’était peine perdue. Ils s’en serait voulu de détruire ses espoirs en lui disant directement qu’elle ne changerait rien. Il posa sa tête sur la sienne en réfléchissant à cette enfance heureuse qu’il n’avait pas eut.

-  J’ai eu de la chance de rencontrer les bonnes personnes ajouta-t-il simplement.

Basil était tellement reconnaissant à ses meilleurs amis ! C'était grâce à eux qu'il avait eut une chance de ne pas tourner comme ses frères. C'était grâce à eux qu'il menait aujourd'hui une vie dont il était fier.
Il sourit en l’entendant réprimander son chat. Oui bon, il était mieux avec elle qu’à s’occuper de l’animal, quand même. La main de Soyle sur la sienne, Basil se sentait bien. En meilleures conditions pour bien se sentir, même. Le cadet avait bien envie de voir jusqu’où il pouvait aller avec la jeune femme. Aussi, lorsqu’elle s’était décalée pour attraper son chat, Basil s’était davantage tourné vers elle. La rouquine réprimandait son animal qui ne devait rien comprendre à ce qui se passait.

A partir de ce moment-là Basil ne pourrait pas vraiment dire comment ça a dérapé.

Un pulsion, en tout cas, pas un acte préparé c’est évident. Lorsque Soyle releva la tête vers lui en lui souriant, le cadet de la famille Carrow se pencha et… Il l’embrassa. Un acte irréfléchi, carrément téméraire, mais au fond, le bureaucrate était comme ça. Il fonçait tête baissée c’était son caractère. Et puis, finalement il en avait vraiment envie. D’autant plus que Soyle ne le repoussait pas alors il avait carte blanche.
Autant en profiter, non ?
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Dernière édition par Basil Carrow le Mar 17 Jan - 19:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Lun 16 Jan - 19:36

De toute sa vie, sa petite vie de moins de trente années, ce qui n’était pas grand-chose, Soyle ne s’était jamais vraiment posé de questions avec les gens. Elle faisait les choses assez naturellement et laissait simplement venir. Basil Carrow ne faisait pas exception à la règle. Et pourtant, elle avait cette impression qu’il y avait autre chose, qui avait fait qu’elle se sentait si bien avec lui après si peu de temps réellement passé avec lui. Etait-ce à cause de ces lettres qu’ils avaient échangé ? Ou peut-être parce qu’il était venu et s’était montré si gentil avec elle à l’hôpital ? Quoi qu’il en soit, elle se sentait bien et avait envie que leur relation puisse durer encore un peu, beaucoup même. De ce genre d’amitiés qui résistent à tout, qui se changent parfois en une relation bien plus forte. Un peu comme avec Cooper par exemple. Il était comme un frère pour elle et la belle tenait à ce rôle qu’elle tenait pour la petite fille de ce dernier.  Basil et Cooper ne se ressemblaient pas du tout, et ce n’était pas tellement dans ce sens qu’elle pensait. Mais quoi qu’il en soit, Soyle voulait continuer à voir Basil et à passer de bons moments avec lui. Elle se moquait un peu de savoir comment les choses allaient tourner, si ils seraient plus proches ou non. Il avait l’air de passer un bon moment, et elle-même en passait un très bon. Alors forcément elle ne tenait pas à ce que cela s’arrête.

Comme cela pouvait parfois lui arriver, Soyle avait laissé échapper un peu de ses connaissances. Elle était passionnée par son sujet et même si ils étaient partis de leurs chats, elle en était arrivée à la mythologie de l’Egypte Antique. Au début elle avait préféré se taire, passer à autre chose. Et c’était Basil lui-même qui l’avait encouragé à poursuivre. Il lui avait dit être intéressé et c’était bien heureux comme précision. Il était fort probable qu’elle lui en reparle encore assez régulièrement, tout simplement parce que c’était une bonne partie de sa vie. Ça, si il voulait en apprendre plus avec de tels sujets, il pouvait être servi. Et il semblait effectivement s’y intéresser. En tout cas il la regardait attentif, peut-être même plus que certains de ses élèves. Elle aurait pu tout aussi bien lui parler de la façon de voir les rites funéraires chez les Egyptiens, des élevages de créatures fantastiques que les moldus pensaient fictives aujourd’hui alors que des sorciers en avaient depuis des millénaires. Plus on remontait dans le temps plus les relations entre sorciers et moldus étaient étroites. Triste différence avec leur époque. Aujourd’hui chacun se cachait de l’autre, se méfiait de l’autre. Même si tout n’était pas parfait à l’époque d’Isis et Osiris, au moins l’harmonie existait.
Soyle lui avait confié vouloir sincèrement changer cette mentalité, essayer de toucher les élèves qu’elle croisait tous les jours et qui parfois lui refusaient tout accès. C’était difficile et elle perdait souvent espoir. Mais elle se remotivait et y retournait. Les déceptions étaient nombreuses, mais elle avait quelques réussites. Ses petits élèves étaient plutôt ouverts et sensibles à cette situation. Certains arrivaient du monde moldu, mais pas tous, et c’était bien agréable. Elle pouvait tout de même dire avoir eu quelques attentifs et avoir réussi à porter son message jusqu’à quelques personnes qui sortiraient de l’école sensibilisés par ses mots. Enfin, cela ne faisait pas tout. Et Basil le lui disait à sa manière. Ils étaient l’un contre l’autre, un peu déprimés par ces idées.

- C’est amusant que vous ayez saisi si vite que je comprenais un peu la situation de ce type. Cela ne veut pas dire que c’est pardonnable mais je ne crois pas que vous saisissiez la véritable portée de mes paroles. Tout dans nos familles nous enchaîne à elle. Les punitions que subissent la plupart des gosses de ces familles de sang pur traditionalistes correspondent dans un sens à ce que vous avez vécu le soir du 24 Décembre. Coups, torture mentale comme physique, grandir dans ces familles là n’est pas facile.

Elle entendait ce qu’il disait, comprenait ce qu’il voulait dire, et voyait ce qu’il devait avoir subi lui-même. Quelle tristesse. La belle était clairement touchée par ces histoires qu’elle devait parfois croiser dans son travail, et visiblement aussi en dehors avec Basil. Elle savait ce que certains de ces gamins devaient subir. Au fond, si ils ne l’approchaient pas, c’était souvent par peur que d’autres ne l’apprennent. Elle en avait eu la preuve avec le jeune Rozen. Il craignait les réactions des autres camarades de sa maison lorsqu’il disait venir à ses cours. Ils devaient être nombreux dans son cas. Et encore plus à craindre leurs parents. On comprenait pourquoi. Basil avait soulevé sa manche pour lui dévoiler une vieille cicatrice. Soyle y avait posé la main très doucement, comme pour si une caresse pouvait faire taire une douleur qui n’était sans doute plus là. Mais par affection pour lui et parce que cela l’attristait. Le pauvre, combien d’autres marques avait-il encore ? Ah ils devaient avoir l’air fiers tous les deux, avec leurs balafres.

- Donc forcément, les gamins là vivent dans une peur chronique de leurs parents, s’ils font un pas de travers. Et si on doit prendre en compte les gènes, c’est pire !

Il avait beau avoir l’air d’en rire, Soyle ne pouvait pas s’en amuser. C’était horrible et elle ferait n’importe quoi pour protéger ces pauvres jeunes qui étaient plongés dans un monde bien trop cruel pour eux.  Elle ne comprenait pas comment on pouvait les pousser à ce point. Et l’idée même que ces parents puissent toucher à leur enfants avec une telle violence, c’était horrible…

- Puis on est tous cousins, aussi. J’ai été fiancé quand j’avais vingt cinq ans, mais mon père a eut la merveilleuse idée d’annuler les fiançailles, à mon plus grand soulagement. Ma future femme n’était même pas sortie de l’école. C’était sans doute la seule bonne décision qu’il ait prise dans sa vie, celui-là. Par contre, les Rowle étaient furax. Mauvais souvenir.

Ah ça, des élèves encore mineurs et fiancés, elle en avait croisé aussi mais elle n’avait aucun poids là-dessus, même si elle était très clairement contre et leur signifiait comme elle le pouvait. Pour elle, même si c’était un peu cliché, un mariage c’était par amour. Et l’amour c’était tellement plus compliqué. Tellement beaux aussi. Allez savoir pourquoi, Soyle était plutôt contente de savoir que Basil n’avait finalement pas été marié. Elle aurait été un peu déçue. Non pas qu’elle soit contre le fait qu’il soit heureux en ménage. Simplement qu’elle se serait sentie un peu mal et d’un coup bien moins à sa place ainsi contre lui… surtout qu’il posait maintenant aussi sa tête sur la sienne. Un geste qui lui faisait du bien, même si ce n’était pas grand-chose. Ils n’étaient pas très bien moralement parlant dans l’immédiat. Et ils se redonnaient du courage comme ils pouvaient. En plus ça marchait plutôt bien. Même si elle ne savait pas trop quoi lui dire, malgré sa volonté de lui remonter le moral.

- J’ai eu de la chance de rencontrer les bonnes personnes.

Sur un coup de tête Soyle s’était un peu redressé et avait passé son bras autour du cou de Basil, le prenant dans ses bras, sa tête sur son épaule. A défaut de savoir quoi dire, elle pensait pouvoir lui faire comprendre comme ça. Enfin, c’était sans compter sur Isis qui était revenue vers eux, redonnant un sourire à sa maîtresse. Soyle avait un peu lâché Basil pour prendre son animal contre elle, pour au moins qu’elle se calme, et aussi parce qu’elle ne lui résistait jamais… Isis avait un très grand pouvoir sur elle, un pouvoir qui faisait que la belle rousse avait relâché son étreinte sur Basil. Le sorcier lui s’était retourné vers elle.

Sur le coup, la rouquine avait pensé que c’était parce qu’il se sentait mis à l’écart avec ce qu’elle faisait avec Isis. Mais visiblement pas… Lorsqu’elle avait relevé les yeux vers lui, toujours souriante et détendue, il s’était penché vers elle. Et avant qu’elle n’ait le temps de se poser la moindre question, il avait posé ses lèvres sur les siennes. Oui oui, il l’embrassait, comme ça, sans prévenir. La belle sentait son cœur s’emballer comme jamais. Quand il lui avait dit avoir de l’affection pour elle, c’était à ce point ? Visiblement. En tout cas elle ne le contredisait pas. Loin de là. Au final, elle aurait menti en disant qu’elle n’y avait jamais pensé ni même eu envie de sentir ces lèvres sur les siennes. Elle aurait également menti en disant qu’il ne lui faisait aucun effet. Alors pourquoi le repousser alors qu’il faisait lui-même le premier pas ? Elle aurait sans doute raté quelque chose, alors elle ne le faisait pas. Au contraire, elle posait une main sur sa joue, pleine de douceur, en répondant à ce baiser. Son premier d’ailleurs, mais pas des moindres. Basil en valait la peine. Elle ne saurait pas dire combien de temps ils étaient restés comme ça. Simplement qu’à un moment, Isis était partie ailleurs, l’endroit étant devenu bien moins intéressant. Et encore plus tard ils s’étaient séparés un peu perplexes. Ils ne s’étaient rien dit après tout, Basil avait simplement tenté sa chance. Et elle avait répondu par le geste, plutôt positivement en fait mais sans rien confirmer oralement. Alors un peu gênés, ils étaient tombés d’accord pour dire qu’il était peut-être mieux que Basil rentre chez lui. Seulement voilà. Une fois le jeune homme parti, elle avait regretté. C’est vrai, il aurait peut-être fallu clarifier un peu les choses quand même. Elle se sentait un peu mal en fait. La rousse ne savait pas trop comment se positionner… Alors elle lui avait écrit, le soir-même, pour lui proposer une nouvelle visite. Qu’il avait acceptée, pour son plus grand bonheur. C’était déjà un soulagement en soi, il acceptait encore de la voir. En même temps, il n’avait pas l’air de vouloir la quitter tout à l’heure pendant ce baiser qui… Bref, ce n’était pas surprenant pour autant.

--------------------------

C’est donc quelques jours plus tard que Soyle se retrouvait de nouveau chez elle à attendre Basil. Cette fois, elle avait vraiment fait attention. Elle marchait un peu mieux déjà, ce qui devait la rendre moins pitoyable. Ses blessures étaient bien moins marquées aussi. Sans compter que la belle rousse avait fait un effort de présentation. Maintenant qu’elle savait, ou pensait savoir un peu ce qu’il pensait, elle avait plus que jamais envie de lui plaire. C’était assez nerveuse qu’elle lui avait ouvert. Toujours avec cette fichue canne qui la faisait passer pour plus faible qu’elle ne l’aurait aimé. Heureusement elle marchait déjà mieux. Soyle ne savait pas trop comment ils allaient se retrouver mais voyant qu’il semblait se pencher de nouveau vers elle, la belle avait tenté un baiser. Merlin ça lui faisait un drôle d’effet… Mais lui semblait apprécier en tout cas. Ou en tout cas ne pas trouver le geste déplacé. Cela répondait à une première partie de la question. Une fois un peu retombée, elle s’était retournée vers lui toujours une peu gênée quand même.

- Vous avez… enfin tu…

Mince, vous ou tu ? Bonne question. La correction voudrait qu’elle le vouvoie. Mais la correction voudrait aussi qu’ils ne se soient pas embrassés. Et ce geste les avait rapproché, c’était indéniable. Il méritait donc d’être tutoyé. Mais peut-être le prendrait-il mal.

- Il y a du café, dans le salon.


Bon compromis pour le moment ! Elle lui fit un signe en direction de la pièce en question et baissait la tête de honte avant de l’accompagner jusqu’au salon où il y avait effectivement déjà un café. Elle avait retenu qu’il avait dit ne rien boire d’autres. Une fois de nouveau sur ce canapé, elle avait un peu hésité avant de se lancer.

- Voilà Basil je… Ce qui s’est passé l’autre jour c’était… bien ! Bien, je ne vais pas nier avoir apprécié ! Alors je… je me demandais juste ce qui peut arriver maintenant. Honnêtement je n’ai jamais connu ce genre de situations et, même si je suis loin d’être contre, c’est un peu… enfin, disons que je n’y connais rien. Et je ne voudrais vraiment pas faire quoi que ce soit qui pourrait nous mettre dans une position délicate ou inconfortable ou… Je crois que je vais m’arrêter là parce que je sens bien que je m’enfonce…

Elle se tordait les doigts nerveusement et osait à peine le regarder. C’était terriblement gênant mais elle préférait encore être honnête et claire. Il lui plaisait Basil et elle serait un peu déçue d’avoir gâché quelque chose… à condition qu’il y ait bien quelque chose !

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Mar 17 Jan - 22:12

Soyle était quelqu’un de profondément humaniste. Cette vision que le cadet avait d’elle prenait de plus en plus de place au fur et à mesure qu’ils se fréquentaient. Il la voyait bien là, la différence flagrante d’éducation entre elle et lui. Là où Basil était plus froid, plus insensible dans un sens, Soye semblait à fleur de peau, et sincèrement scandalisé par ces pratiques que le bureaucrate décrivait brièvement. Sa réaction en plus en montrant sa vieille cicatrice ne faisait que le conforter dans cette idée-là. Soyle était une humaniste qui voulait croire en la bonté tapis au fond des personnes. Elle ne pouvait pas saisir toutes les subtilités de ces familles-là, puisqu’elle n’y avait jamais été exposée de l’intérieur. Pourquoi les parents traitaient-ils leurs enfants comme cela ? La réponse était si évidente que Basil ne pouvait même pas la formuler à voix haute. Les parents avaient reçus la même éducation, tout simplement. Ils avaient été mariés à leurs cousins et ne sortaient donc pas de ce cercle infernal. Ils répétaient l’éducation qu’ils avaient reçu parce qu’ils ne connaissaient que cela. Ils avaient été battus enfants, et avaient été forcé de penser d’une telle manière. Ils avaient souvent été envoyé dans une maison qui ne leur permettait pas de s’émanciper. Ce n’était pas très compliqué de former le parfait petit sang pur.
D’ailleurs Soyle n’était pas réceptive à son humour noir. Forcément, puisqu’elle était sans doute horrifiée par tout cela. Ce devait être dur de savoir ce qui se passait sans pouvoir agir concrètement.
Ensuite, Basil ne savait pas trop ce qu’il lui avait pris. Il avait agi sur un coup de tête, mais apparemment Soyle était réceptive à son baiser. Il s’attendait plus à une claque qu’autre chose, mais non au contraire, la rouquine lui avait caressé la joue. On ne pouvait pas cacher qu’il était plutôt fier de sa réussite. Mais après, il n’aurait su dire combien de temps ils étaient restés comme ça, en tout cas suffisamment longtemps pour que le chat s’en aille. Seulement voilà, une fois la surprise passée, il fallait redescendre sur terre… Pour être super gêner. Basil se sentait oppressé finalement dans ce si petit appartement et il désirait s’échapper vite pour ne pas être plus mal-à-l’aise encore. Ce qui était arrivé, ils s’étaient mis d’accord pour qu’il s’en aille et le Carrow était vite parti. A peine avait-il mis un pied derrière la porte qu’il avait transplané pour retourner à son appartement où il se sentait d’un coup un peu mieux.

Mais une fois calmé chez lui, Basilius avait eu la merveilleuse surprise de voir que Soyle avait passé outre sa timidité pour le recontacter et … l’inviter à nouveau chez lui. Il avait esquissé un sourire en voyant cela. Si elle ne voulait plus de lui, parce que c’était ce qu’il craignait vraiment, elle ne lui aurait pas envoyé de courrier. Il s’était empressé de répondre avant qu’elle ne change d’avis et se demandait comment allait se passer leur prochain rendez-vous.

A la fin, Basil s’était fait une raison. Autant la jouer cool.

Le fameux jour J, le bureaucrate s’était habillé correctement, entendez-par là qu’il y avait mis du sien. Simple mais efficace. Il avait transplané dans sa rue, comme la dernière fois, était passé devant les Aurors après avoir montré sa carte et avait sonné. Comme la dernière fois. A l’exception près que cette fois, Basil arrivait avec l’esprit un peu plus léger. Aussi il s’était penché pour tenter un baiser et … Une fois de plus la belle rouquine était réceptive. Décidément, tout se passait merveilleusement bien ! Basil était un peu amusé parce que Soyle ne semblait pas trop savoir sur quel pied danser. Tutoiement ou vouvoiement ? Basil avait fait son choix et il l’avait suivi d’une humeur gaie au salon. Il s’était assis à la même place que la dernière fois et souriait franchement à la prof. La voir bafouiller lui plaisait en fait. Ca l’amusait qu’elle soit gênée à ce point. Alors forcément quand elle lui dit que c’était la première fois qu’elle était dans cette situation, il lui avait jeté un regard éberlué. La rouquine était trop belle pour n’avoir jamais eu personne, non ? Basil ne comprenait pas comment un homme pouvait passer à côté de Soyle sans être interpellé. Il l’a trouvait tellement belle, lui ! Il avait percuté immédiatement quand ils s’étaient vu en Pologne. Il s’était de suite dit que cette femme était quand même très jolie, et qu’il voudrait bien de l’aide de sa part. Mais voyant que son malaise allait croissant Basil décida de lui sourire sincèrement en lui prenant la main.

- Tu sais… Je ne me serais pas permis ça si je n’avais pas de sentiments pour toi. Donc ça ne dépend que de toi, en fait. Si tu veux de moi, ou pas.

Basil avait bien eu des aventures, il avait même eu une copine, à Poudlard. Mais bon, quand il était plus jeune, il préférait largement s’amuser que de penser à se poser sincèrement. Et le bureaucrate avait vraiment envie de voir jusqu’où ils pourraient aller, Soyle et lui. Ça l’intriguait pas mal. Leurs caractères étaient tellement différents ! Est-ce que ce serait une relation plutôt paisible ou davantage explosive à cause de son caractère, à lui ? Il ne pensait pas que la rouquine puisse s’énerver mais après tous les gens étaient pleins de surprise. D’ailleurs en parlant de surprise.

- Par contre si… Enfin, si on a une relation sérieuse tous les deux tu dois me promettre de n’en parler qu’à des personnes de confiance. Si ma famille apprend que je te fréquente je suis fichu et je pèse sincèrement mes mots, Soyle.

Cette phrase sonnait comme un avertissement. Basil pesait vraiment ses mots. Si sa famille apprenait qu’il fréquentait une sang-mêlé, prof d’études des moldues en plus il était mort, au sens propre du terme. Ses frères et son père n’hésiteraient pas à s’occuper de lui. Et s’il n’avait pas peur de braver l’autorité avec la jeune femme, c’était parce qu’il voulait vraiment être avec elle. Mais Basil n’était pas fou non plus.
Et il devait absolument prendre ses précautions avant de se lancer tête baissée.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Mer 18 Jan - 16:08

Au fond, Soyle n’avait jamais vraiment cherché. L’amour on lui en parlait depuis un moment, tout comme de la relation amoureuse de manière générale et un peu de tout ce qui allait autour. La belle s’était bien dit qu’un jour, elle trouverait quelqu’un oui. Ça lui plairait bien, honnêtement. Peut-être que la relation avec cette personne pourrait durer un moment, pourquoi pas. Peut-être qu’elle aurait sa propre famille un jour, qui sait. Tout cela lui plairait bien, elle y avait déjà vaguement pensé. Mais pour le moment, elle avait simplement laissé toutes ces questions de côté, pour être sûre de ne rien forcer. Après tout, c’était quelque chose qui viendrait en son temps. Elle n’avait jamais cherché à trouver quelqu’un, malgré ce que ses amis pouvaient lui dire. Ils n’avaient pas tord, le temps passait. Mais elle ne pensait vraiment pas devoir se presser. Après tout, même si jamais il se trouvait que jamais personne ne se présente, et bien tant pis. Soyle était positive et ne s’arrêterait pas à ce genre de problèmes. Elle était heureuse de la vie qu’elle avait, de son travail, de ses fréquentations. La belle avait certes perdu sa famille, ses deux parents, mais elle avait appris à faire avec. Elle pouvait compter sur de très bons amis qu’elle ne quitterait pour rien au monde.

Et puis d’un coup, sans trop l’avoir vu venir, Soyle s’était retrouvé dans une situation tout à fait inédite et un poil embarrassante… alors qu’elle l’avait invité pour un simple thé, une petit conversation juste comme ça, Basil Carrow l’avait embrassé. Bon, elle avait largement répondu, il n’avait rien fait de mal. Mais d’un seul coup, toutes ces choses qu’elle avait volontairement mises de côté, toutes ces questions sans réponses, d’un coup, avec ce baiser, tout cela lui avait sauté au visage. La belle rousse avait tout de même un peu profité du moment avant de libérer ces questions, heureusement d’ailleurs. Mais du coup, Basil avait dû repartir un peu vite. Et après être un peu retombée, Soyle avait regretté. Après analyse rapide, elle était plus que d’accord pour reprendre ces questions oubliées et leur trouver une réponse. Oui Basil lui plaisait. En même temps il ne manquait pas de qualités, si bien physiques qu’intellectuelles. Oui, elle était curieuse de voir ce que cela pourrait donner, Basil étant certes sympathique mais tout de même assez secret. Elle pourrait avoir des surprises, mais cela ne l’inquiétait pas vraiment. Et… bon, ça irait pour le moment les questions du genre, elle avait ce qu’il lui fallait pour lui proposer de revenir, déçue maintenant qu’il soit parti si vite. Elle espérait qu’il ne se serait pas formalisé de sa réaction et qu’il accepterait. Ce fut un grand soulagement à la réception d’une réponse et un d’autant plus grand en voyant qu’il acceptait. Un soulagement suivi d’une pointe d’inquiétude. Comment cela serait la prochaine fois ? Et le matin même, ça avait été pire. Elle avait eu plusieurs hésitations. Notamment à propos de sa tenue. Elle ne voulait pas en faire trop, ce n’était pas tellement ça. Non, elle ce qui lui posait problème, c’était que même si les médicomages avaient assuré que bien soignées, la belle avait encore actuellement de belles marques, restes de son attaque. Alors devait-elle essayer d’en cacher un maximum, ou au contraire faire comme si il n’y avait rien ? Elle ne pourrait jamais tout cacher, celle de sa joue par exemple, elle n’allait pas garder ses cheveux devant le visage toute la journée. Alors elle avait fini par se dire qu’elle ferait comme si il n’y avait rien et avait opté pour une petite robe bleue nuit qui avait au moins le mérite de bien lui aller au teint. Elle avait fait sobre au niveau du maquillage, après tout, ils ne sortaient pas non plus. La seconde grosse interrogation avait été pour ses cheveux. Elle les avait attaché et détaché une bonne dizaine de fois avant de les laisser tranquilles, à balancer sur ses épaules.

Malgré la résolution de ces nombreux problèmes, et après avoir réussi à se souvenir qu’il ne prenait que du café, Soyle n’était pourtant pas parvenu à se détendre. Ce fut encore pire après l’arrivée du jeune homme et ce nouveau baiser. Il avait l’air tellement à l’aise, c’était désespérant. Et en même temps il avait l’air tellement plus accessible qu’avant. C’était assez étrange d’ailleurs. Il était peut-être même encore plus attirant détendu à ce point. Ce qui n’était pas du tout son cas à elle, éternelle angoissée qu’elle restait. La rouquine avait essayé d’être honnête avec lui, et cela lui avait valu un regard plus qu’explicite. Oui, si relation il y avait, Basil serait le premier homme à entrer dans sa vie de cette manière. Ce n’était pas gênant pour elle, bien au contraire, il y avait un début à tout. C’était simplement qu’elle avait du mal à trouver sa place. Et ce regard de surprise, elle pouvait le prendre comme une sorte de compliment un peu étrange, puisqu’il lui signifiait clairement qu’il était surpris qu’elle n’ait encore connu personne. Mais c’était aussi et surtout terriblement gênant et cette couleur rouge qu’il commençait à connaitre pris ses joues. D’un coup elle en serait presque honteuse, de cette solitude et de cette ignorance totale des codes élémentaires de la vie sentimentale. Elle osait à peine le regarder. Et ce n’était pas parce qu’il n’était pas attirant, loin d’elle cette idée. Elle était trop gênée pour croiser son magnifique regard brun. Soyle avait pourtant relevé le regard quand il avait pris sa main. Elle l’avait laissé faire… mais ne prendrait pas la peine de parler de son rythme cardiaque trop rapide, ce n’était pas une bonne idée…

- Tu sais… Je ne me serais pas permis ça si je n’avais pas de sentiments pour toi. Donc ça ne dépend que de toi, en fait. Si tu veux de moi, ou pas.

Il fallait admettre que lorsqu’il était à l’aise, il savait trouver les mots ce garçon. Ça la rassurait un peu déjà, de savoir qu’il n’avait pas simplement tenté comme ça, sans raison. Sans compter qu’elle était fixée sur ce qu’il attendait comme appellation. Il semblait vouloir laisser simplement venir ce rapprochement, maintenant que le plus gros était passé. Soyle estimait qu’oser ce baiser aurait été très difficile à passer avec le temps. Finalement il avait été bien inspiré, même si ça l’avait mise dans un état de stress important. Maintenant qu’il lui parlait calmement et lui tenait la main comme ça, elle était un peu plus détendue. Elle retrouva un peu son sourire, sans pour autant réellement être très détendue, mais déjà plus.

- Bien sûr que je veux de toi!.. C’est bien pour ça que je ne veux pas faire de bêtise...

Elle s’en voudrait à mort de faire quelque chose qui le ferait fuir. Maintenant qu’elle se posait réellement des questions, sur eux, sur ce que cela pouvait donner, chose qu’elle ne faisait avec personne, elle serait terriblement déçue qu’il ne décide de faire demi-tour pour quelque chose qu’elle aurait dit ou fait de travers. D’ailleurs, en parlant de bêtise, il avait l’air de revenir un peu en arrière, de tomber quelques instants cette assurance, quelque chose d’autre semblant lui venir. Soyle eut peur d’avoir déjà fait une bourde…

- Par contre si… Enfin, si on a une relation sérieuse tous les deux tu dois me promettre de n’en parler qu’à des personnes de confiance. Si ma famille apprend que je te fréquente je suis fichu et je pèse sincèrement mes mots, Soyle.

Bon, ce n’était au moins pas quelque chose qu’elle venait de faire qui le refroidissait. On en revenait là à leur dernière entrevue, où il lui avait parlé de sa famille. Là en revanche elle aurait pu très mal le prendre. Mais ce n’était pas lui qui ne la considérait pas assez bien pour lui au point de vouloir la cacher, c’était cette famille qu’il cherchait visiblement à éviter. La belle pouvait comprendre et tiendrait sa langue. Ce n’était de toute façon pas dans ses habitudes de parler de sa vie privée à n’importe qui. Il était probable qu’elle parle tout de même de cette relation à quelques personnes si cela devait réellement se concrétiser. Ses amis les plus proches, ceux qui étaient comme sa famille. Mais elle prendrait les avertissements de Basil au sérieux. Elle lui sourit, d’une façon qu’elle voulait rassurante, avant de lui répondre en prenant cette main qu’il lui avait donné entre les siennes.

- Je comprends, je te promets de faire attention.

Soyle était prête à ne jamais en parler à personne même si il le fallait. Bon, il ne semblait pas contre une confidence de sa part à une oreille attentive, du moment que cela ne s’ébruitait pas. Elle imaginait que la famille Carrow perdrait de son prestige si la rouquine venait s’incruster avec son sang impur et son travail honteux. Elle n’avait déjà aucune relation à l’époque de noël, cela ne l’avait pourtant pas empêché de se faire attaquer sans grand ménagement. Alors si elle venait tâcher une si grande famille… oui non finalement elle préférait ne pas y penser. Elle gardait l’information dans un coin et préférait pour le moment profiter de la présence de Basil à ses côtés.

- Je vais plutôt facilement vers les gens, je n’ai pas tellement hésité à venir vers toi en Pologne… mais là on sort totalement de mon champ de compétences et ne m’en veux pas si je suis un peu perdue. Je pense que tu as beaucoup à m’apprendre… Mais j’ai vraiment envie d’essayer ça avec toi.

Elle se mordillait un peu les lèvres, toujours un peu gênée. Mais elle lui parlait très franchement et à cœur tout à fait ouvert. Soyle était dans le brouillard mais elle avait envie de lui tenir la main et le suivre où il le voulait. Elle lui faisait parfaitement confiance et le laissait jouer les guides. En espérant qu’il accepte ce rôle… si ça se trouve, c’était une erreur qu’elle faisait en lui parlant de la sorte, mais elle espérait qu’il comprendrait sa position…
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Jeu 19 Jan - 19:28

Basil était d’une humeur bien joyeuse. En fait ce jour-là, le bureaucrate était joyeux grâce à Soyle. Après la soirée qu’ils avaient passés tous les deux, il se disait qu’il était bien parti pour enfin se trouver quelqu’un. Bon, sur le coup, il n’y avait pas pensé tant que cela, parce qu’il était surtout très mal-à-l’aise face à sa témérité. Mais après avoir cogité dessus, et après la lettre qu’il avait reçu de la rouquine, il s’était senti rassuré. Mieux, donc.
Alors en se rendant chez elle, il arborait un sourire joyeux, presque paisible. Qui contrastait avec la prof d’étude des moldue qui le retrouvait. Pour une fois, c’était le Carrow qui était plus à l’aise qu’elle. Soyle qui allait si facilement vers les gens, la voilà bloqué devant lui à cause d’un rapprochement physique.

Mais Basil comprenait que ça la perturbe si c’était la première fois que ça lui arrivait. Un beau gâchis tout ça ! Alors oui, lui était plus à l’aise, parce que bon, ces situations là l’amusaient bien. Mais au fond, il n’avait jamais vraiment été avec quelqu’un sérieusement. Ça ne l’était généralement pas, d’un commun accord, d’ailleurs. Lui ne voulait pas s’engager parce que ça demandait des responsabilités et il estimait en avoir assez au bureau. Quant à ses partenaires, ça dépendait, c’était toujours différent, mais il ne s’en formalisait pas vraiment. Tant qu’ils étaient bien comme ça, c’était suffisant. Mais il avait longuement réfléchi à sa conversation avec Aaron dans son bureau, lorsque son meilleur ami était venu lui dire qu’il se mariait. La maturité de l’ancien Gryffondor lui avait sauté aux yeux, alors que lui, à trente-cinq ans, n’avait jamais eu de relation sérieuse. Il avait répondu d’un air détaché à sa question concernant une éventuelle compagne et il s’était contenté de répondre qu’il n’était pas vraiment prêt à se caser. Sauf qu’en y songeant il se disait qu’il allait bien devoir s’y mettre un jour ! Et cette idée c’était renforcée en allant au mariage de ses deux meilleurs amis. Carolyn et Aaron étaient beaux et heureux ensembles et ça faisait vraiment plaisir à Basil. Si ses amis étaient heureux, alors il l’était aussi, peut-importe comment s’était passé le mariage, d’ailleurs. D’autant plus qu’Aaron comme Carolyn avaient été mariés aussi avant. Tandis que lui restait le célibataire invétéré.

Alors Basil avait décidé qu’il serait peut-être temps de changer. Et il s’était longtemps questionné pour savoir si une personne de son entourage serait susceptible d’avoir des sentiments pour lui. Au début, il s’était rendu un peu à l’évidence en se disant tout simplement qu’il n’avait pas encore trouvé la bonne personne. Puis à force de conversation et de retrouvailles, il s’était dit qu’il pourrait peut-être tenter quelque chose avec Soyle, parce qu’il l’aimait bien, quand même. Mais il était venu là quelques jours auparavant sans arrières pensées. Aucunes arrière-pensées, il avait agi comme si c’était son subconscient qui l’avait ordonné. Et ça avait très bien marché. Alors oui, forcément, Basil était d’excellente humeur.
Quand la jolie rouquine lui avait demandé ce qu’il avait en tête, Basilius lui avait répondu avec la plus grande sincérité. Ce n’était pas le moment de jouer aux cachotiers dramatiques. Le commercial lui avait retourné la question, en lui renvoyant la balle dans son camp. Oui, tout dépendait d’elle. Sans aller jusqu’à dire qu’il était prêt à l’attendre le temps qu’il faudrait, le cadet voulait bien lui donner un peu de temps à la réflexion. Mais apparemment ce n’était pas nécessaire. « C’est pour ça que je ne veux pas faire de bêtise ». Basil souri, il n’avait pas pu s’en empêcher. Une réponse telle que celle-là ne pouvait que prêter à sourire. La prof voulait tellement bien faire, qu’elle se donnait du mal toute seule. Peut-être était-ce là le secret de son célibat ? Il ne fuirait pas à la moindre bourde… D’ailleurs quel type de bourde pouvait-elle faire, sérieusement ? Même en cherchant bien, il n’arrivait pas à trouver. Ça ne lui sautait en tout cas pas aux yeux. Alors autant la rassurer.

- Je doute que tu puisses faire quelque bourde que ce soit…

Basil lui avait serré la main pour la rassurer parce que la pauvre n’arrivait pas à être à l’aise. Puis il était passé des réjouissances à un sujet qui était un peu moins agréable pour lui à aborder : sa famille. Si tant est que l’on puisse appeler ça comme ça. Le bureaucrate voulait vraiment qu’elle en sache un peu plus sur lui, parce qu’il avait l’impression de connaître toute sa vie, alors qu’elle n’avait feuilleté que quelques pages de la sienne. Quand elle ajouta que tout ça la dépassait largement, Basil repensa à la petite rétrospective de sa situation amoureuse, faîte quelques temps auparavant. Oui, si lui avait une vague idée, elle n’était pas non plus très claire, ils n’étaient pas très bien logés tous les deux.

- Oui enfin, pour tout te dire… Je n’ai jamais vraiment eu de relation sérieuse.

Il avait levé les yeux vers elle, un peu honteux avant d’enchaîner.

- J’ai longtemps plus pensé à m’amuser et bah… du coup voilà, on s’amusait.

« On s’amusait ». Ce manque d’éloquence le désespérait. Il s’en voulait un peu de dépeindre une image immature de lui. Puis il réalisa brusquement que Soyle pourrait mal entendre cette phrase. Le cadet de la famille s’empressa alors d’ajouter :

- Mais ne t’en fais pas hein. Je veux que ce soit sérieux avec toi, sincèrement. J’ai passé l’âge de jouer, je pense.

Basil se servit un verre de café pour oublier sa légère gêne. Il s’en serait voulu de la vexer ou de la voir changer d’avis. Parce que ça l’inquiétait vraiment. Il aimait Soyle. Peut-être pas d’une manière inconditionnelle encore, mais il était attiré par elle. Il aimait son caractère plus sociable que le sien. Il aimait bien les gens différents de lui, malgré tout ce qu’on pouvait croire. Le bureaucrate lui sourit en se détendant et en s’enfonçant dans le canapé, prêt à répondre à toutes les questions de la rouquine si d’aventure elle en avait.

- Enfin bon, je réalise que tu ne sais pas grand-chose de moi au final… Désolé je suis comme ça. Si tu veux savoir des trucs, demande-moi, je répondrai normalement sincèrement.

Un sourire malicieux pour lui signifier qu’il plaisantait et le revoilà dans la partie. Il la regardait dans les yeux en attendant d’un air patient une réponse.
Miraculeux qu’il agisse comme ça, même en couple. Ça lui faisait bizarre, ça aussi. Se dire qu’il était enfin casé. Avec toutes les relations peu sérieuses qu’il avait eu, Basil ne s’était jamais vraiment confié à personne, à part ses meilleurs amis. Les autres n’étaient au courant de rien et souvent ne voulait rien savoir. Or il décelait chez Soyle un réel intérêt pour sa personne et non pas un intérêt calculateur comme il avait coutume d’en voir. Non, c’était un intérêt sincère et très touchant.

A son image, en fait.

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Sam 21 Jan - 0:15

Il y avait des moments comme ça où quoi qu’on puisse être et vouloir montrer, tout vous échappait. Soyle était une femme joyeuse, expressive, un peu impulsive aussi, ou en tout cas qui pouvait facilement se laisser tomber dans des situations plus ou moins simples. Comme cette fois. Alors que Basil Carrow, ce jeune homme qu’elle avait vu quelques fois, l’avait embrassé il y a quelques jours, elle aurait tout à fait pu lui refuser ce baiser. Elle aurait été dans son droit si elle l’avait repoussé voir même giflé. Il avait après tout fait son geste sans rien lui demander. Mais malgré tout, rien ne l’aurait empêché ensuite de lui donner son approbation pour une nouvelle fois. Seulement voilà, elle avait accepté immédiatement, l’avait laissé faire, lui avait même répondu. Alors du coup, elle avait accepté des choses qu’elle ne connaissait pas tellement, sans savoir non plus ce que Basil en pensait. Ce qui faisait qu’une fois de nouveau devant lui, elle avait eu de belles hésitations et son assurance habituelle semblait être loin, très très loin. Trop loin pour Basil sans doute. Le pauvre. Elle avait la légère inquiétude qu’il ne prenne peur au final, de la voir si peu sûre d’elle.

Heureusement, il avait trouvé les mots. Les mots pour la rassurer, pour la calmer un peu, pour lui donner un peu de courage. Il lui avait dit être prêt, lui, à penser à ce genre de choses. Oui, Soyle était prête à tenter cette aventure avec lui. Elle était prête à lui confier son petit cœur et tout ce qui allait avec. Elle lui faisait une confiance aveugle. C’était peut-être une erreur après si peu de temps. Mais elle se sentait totalement en confiance avec lui. Et le voir si sûr de lui, c’était toujours encourageant. Il avait l’air tellement à l’aise, il en devenait carrément craquant. Son sourire était tellement envoutant quand il était si sincère. Non pas qu’il ait été tellement peu sincère avant. Mais maintenant c’était plus flagrant. La belle appréciait avoir cette main dans la sienne, une fois de plus. Elle l’avait apprécié plus que largement l’autre fois à l’hôpital. Mais là c’était encore mieux. Il n’y avait pas la moindre pitié dans son regard, loin de là. Il avait l’air d’être bien là où il était, avec elle. Ce qui était à la fois très agréable et même un peu flatteur. Petit à petit elle se détendait. Il devait le sentir, son sourire revenait et elle était un peu moins repliée sur elle-même, un peu moins tendue. Il était probable que cela s’améliore encore avec le temps.

- Je doute que tu puisses faire quelque bourde que ce soit…

Là encore c’était plutôt bien joué. Elle se sentait prête à repartir là. Soyle continuait de caresser sa main dans les siennes, un geste devenu presque automatique même si elle en appréciait encore la chaleur. Et de se dire qu’elle pourrait apprécier encore de nombreuses fois cette proximité avec lui était délicieux. Bon, proximité relative encore, ce n’était que ça main. Mais c’était déjà bien. Parce que lui, Basil Carrow, elle adorait pouvoir profiter de sa présence. Et avec ce qu’ils se disaient, ils étaient bien partis pour se revoir, un paquet de fois, et assez souvent. Ou en tout cas elle l’espérait. Mais ils semblaient prendre la route d’une relation inédite pour la belle mais non moins agréable.

Etait ensuite arrivé le moment de parler de la famille du jeune Carrow. Tout cela avait l’air un peu délicat, c’est vrai. Pour Soyle, la situation était beaucoup plus simple. Déjà parce qu’elle n’avait pas de famille, et puis de toute façon elle n’aurait vraiment aucune honte à présenter Basil à qui que ce soit. Il était charmant, tout à fait sympathique et ne manquait pas de qualités encore si nombreuses qu’elle resterait sans doute à l’observer des heures avec un regard admiratif si il n’était pas devant elle.

- Oui enfin, pour tout te dire… Je n’ai jamais vraiment eu de relation sérieuse.


Après tout ils n’étaient pas si vieux non plus, ce n’était pas forcément une grande surprise. Et puis elle serait plus que mal placée pour pouvoir redire quoi que ce soit. Elle avait bientôt trente ans et n’avait jamais eu le moindre homme dans sa vie. Alors comment lui reprocher de ne pas avoir eu de relation sérieuse ?

- J’ai longtemps plus pensé à m’amuser et bah… du coup voilà, on s’amusait.

Ah oui d’accord. Soyle n’était pas non plus une enfant, elle voyait bien ce que cela voulait dire. Ce qui lui donna malgré elle une teinte un peu rosée, bien qu’elle en rie légèrement. Il avait le mérite d’être tout à fait honnête, c’était appréciable. Forcément, elle se demandait un peu à quel moment ils en arriveraient là eux aussi. Parce que cela finirait par arriver. Et elle l’attendait autant qu’elle le redoutait un peu. Enfin, elle verrait bien, ce n’était sans doute pas vraiment le moment de se prendre la tête à ce sujet. Pour le moment, elle avait déjà de quoi profiter. Malgré la légère gêne qu’elle avait ressenti à cette remarque qu’il avait faite. Et puis d’un coup il semblait vouloir se reprendre.

- Mais ne t’en fais pas hein. Je veux que ce soit sérieux avec toi, sincèrement. J’ai passé l’âge de jouer, je pense.

Cette fois Soyle avait ri un peu plus sincèrement. Non, elle ne s’était pas inquiété. Il était très touchant, très agréable avec elle. Cela lui convenait très bien pour le moment alors pas de soucis à se faire. D’un coup le café semblait salutaire au jeune homme, visiblement un peu gêné. Il est vrai qu’elle aurait pu avoir peur. Mais pas du tout. Et puis en même temps, ils verraient bien où cela pourrait les mener.

- Je n’étais pas inquiète, pas de soucis. Ravie de savoir que tu as eu le temps de "t'amuser"


Basil se laisse ensuite aller dans le canapé, toujours plus à l’aise. Soyle aussi était maintenant bien plus sûre d’elle qu’au début, assez pour en plaisanter avec lui. Son sourire était franc et ses yeux brillaient d’avoir tant de chance. Plus le temps passait, plus elle se sentait bien avec lui. Dès le départ, dès leurs premières entrevues. Et elle avait la grande satisfaction de voir que tout cela prenait une route des plus agréables.

- Enfin bon, je réalise que tu ne sais pas grand-chose de moi au final… Désolé je suis comme ça. Si tu veux savoir des trucs, demande-moi, je répondrai normalement sincèrement.

Effectivement, au final, si elle n’avait jamais eu de problèmes pour lui parler d’elle, ce n’était pas son cas à lui. La belle rousse était certes bien curieuse de tout apprendre de lui. Mais en même temps, ce n’était peut-être pas non plus à faire à l’instant, si ? On non, elle n’était pas pressée, elle voulait profiter de l’instant et surtout de lui.

- Je veux tout savoir de toi, te connaître aussi bien que moi… Mais on a le temps pour ça non ?

Soyle se rapproche un peu, doucement quand même. Et tout aussi doucement elle vient poser ses lèvres contre celles de Basil, comme la dernière fois. Mais elle est bien plus sereine cette fois, dans son élément. Elle sait où elle va, où ils vont tous les deux. Et c’est terriblement agréable. La belle est totalement détendue, ce qui devait se sentir à ce niveau de proximité. C’était tellement agréable de se laisser aller de la sorte. Puis restant contre lui, levant simplement les yeux, un sourire un peu béat sur le visage et le regard brillant.

- J’ai bien une question pour toi. Qu’est-ce que tu voudrais faire, maintenant ? Qu’est-ce qui te plairait ?

Son regard bleu planté dans le sien, encore contre lui, elle se sentait tellement bien. Si c’était ça le couple elle comprenait mieux ce que ses amies y trouvaient. Car en tout cas pour le moment, elle ne regrettait en rien d’avoir accepté son baiser l’autre jour.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Sam 21 Jan - 23:50

Basil s’inquiétait un peu de la réaction de Soyle par rapport à ce bon temps qu’il avait longtemps prit avec beaucoup de femmes. C’était la vérité et le bureaucrate ne voulait pas s’en cacher. Elle finirait pas l’apprendre un jour, puis de toute manière, il trouvait ça normal d’être honnête là-dessus. Mais il avait quand même appréhendé sa réaction parce que chacune avait une réaction différente. En théorie. Il avait toujours été très clair sur ses intentions avec les femmes qu’il fréquentait et elles ne s’en formalisaient pas. Ou très rarement ? Certaines étaient réticentes et disaient non. Il laissait tomber et se désintéressait d’elles. Basil avait donc été longtemps comme ça, en fait à peu près depuis qu’il avait quitté Poudlard. Son vent de liberté semblait s’être brusquement arrêté, mais il se jugeait assez mature pour l’accepter et respecter cela. C’était un homme de parole, et il savait qu’il serait fidèle à la jolie rousse. Et puis, comment ne pas l’être ? Soyle était adorable, et il ne voudrait pour rien au monde lui faire de mal, il le savait. Heureusement, elle avait réagit avec ouverture d’esprit et il attendait cela de sa part. Elle avait même plaisanté. Peut-être qu’elle le trouvait touchant en étant mal-à-l’aise comme ça. Mais ça le rassurait quand même. Elle représentait le type de femme auquel il n’avait jamais touché en fait. Il fréquentait davantage des femmes affirmées, avec un certain caractère, parfois agaçantes. La professeur d’étude des moldues lui semblait beaucoup plus douce et donc, d’une certaine manière beaucoup plus agréable.

Basil lui sourit lorsqu’elle lui dit qu’elle voulait tout savoir de lui. Le cadet se sentait de bonne humeur et là tout de suite il était prêt à répondre à toutes ses questions, mêmes les plus dérangeantes. Mais à sa grande surprise la rouquine ne sauta pas sur l’occasion et l’embrassa avant de lui demander ce qu’il voulait faire. Rien de spécial en fait. Oh le bureaucrate n’était pas non plus un ange, il avait une bague idée de ce qui pourrait être intéressant. Mais il était poli et ce n’était certainement pas un sauvage. Et puis, surtout, Soyle était absolument et irrévocablement innocente. Elle ne saisissait pas la portée de ses paroles de toute évidence, et il était heureux qu’elle soit tombée sur lui, au fond. Parce qu’un autre homme ne se serait sans doute pas gêné pour sauter sur l’occasion. Mais non, Basil n’était pas comme ça. Aussi, il glissa ses mains dans son dos en la collant contre lui avant de lui faire un bisou sur le haut du crâne. Sa tasse de café abandonnée sur la table il posa sa joue sur sa tête avant de lui lancer qu’il voulait surtout passer du temps avec elle.
Peut-importait ce qu’ils faisaient, il s’en fichait. Ils pouvaient très bien ne pas parler, c’était tout aussi bien. Le bureaucrate se sentait à l’aise, il aimait la sentir proche de lui et il comptait bien en profiter un maximum.

- Et toi alors, on est chez toi, c’est à toi de décidé je suis ouvert à toutes les propositions.
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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil] Lun 23 Jan - 23:22

Soyle avait toujours dit qu’elle était heureuse de sa vie, de ce qu’elle faisait et des choix qu’elle avait fait jusqu’à maintenant. Et en fait, cela ne changeait pas. Bien au contraire. Elle avait été heureuse d’avoir aidé Basil en Pologne, leur conversation sur le chemin avait été assez sympathique. Un nouveau choix s’était fait quand elle avait voulu entamer une nouvelle conversation au pub alors qu’elle pensait bien l’avoir reconnu. Encore une entrevue agréable. Ils avaient même fait le chemin jusqu’à l’école ensemble. Encore un bon moment qui, bien que court, lui avait bien plu. Et toutes ces lettres, elle avait bien aimé cet échange qui était encore formel mais tout à fait charmant. C’était sans doute cette visite à l’hôpital qui avait été la moins agréable. Loin de là, il avait été adorable. C’était en partie parce qu’elle s’était endormie comme une loque. Mais surtout parce qu’elle avait eu mal, très mal, ce jour-là. Mais bon, au final, chacune de ces petites décisions les avaient mené jusqu’à cette dernière visite qu’il avait faite chez elle. Cette visite décisive où il avait pris la décision risquée de l’embrasser. Elle-même avait fait le choix de le laisser faire tout en approuvant même son geste par sa réponse.

Tous ces choix successifs faisaient qu’aujourd’hui, Soyle Hoover pouvait considérer comme se lançant dans une relation amoureuse avec Basil Carrow. Certains diraient que c’était inespéré. Ils n’auraient pas franchement tord. Mais Soyle ne l’avait jamais vu comme cela, jusqu’à maintenant. Oui, maintenant qu’il lui offrait une telle possibilité, elle se disait que c’était une excellente chose et entendait sauter sur l’occasion. Après tout, il était tout à fait sympathique et même attendrissant avec elle et avait pour lui des atouts physiques non négligeables. Pourquoi aurait-elle refusé alors qu’elle-même était, il faut le dire, plutôt attirée par lui. Il avait fallu lui mettre un peu le nez dessus pour qu’elle s’en rende compte mais les faits étaient là. Alors la belle pouvait bien lui pardonner ses petites parties de plaisir avec d’autres. Ils n’étaient pas tout à fait de première jeunesse, sans pour autant dire qu’ils étaient franchement vieux. Non, il était encore grand temps pour eux de s’intéresser à tout cela. Et justement ils le faisaient. Soyle était ravie de passer encore du temps avec lui et profitait, malgré tout ce qu’il pouvait dire. D’accord, il avait connu d’autres femmes alors qu’elle n’avait absolument aucune expérience avec les hommes. Mais est-ce que c’était vraiment important ? Non, vraiment pas. Surtout alors qu’il lui souriait comme ça. Il était tout simplement irrésistible. Comment ne pas saisir ces si douces lèvres dans de telles conditions ? Il lui en donnait même l’autorisation. Alors elle avait saisi cette occasion. Il avait ensuite posé un geste qui lui plaisait au plus haut point. Elle se retrouvait maintenant tout contre lui, ses mains dans son dos, un baiser déposé sur sa tête. Un sourire béat trônait sur ses lèvres alors qu’elle fermait les yeux de satisfaction, resserrant un peu plus son étreinte. Il voulait passer du temps avec elle. La belle rousse aussi ne demandait que cela. Et elle profitait bien d’ailleurs, restant tout contre lui, souriante.

- Et toi alors, on est chez toi, c’est à toi de décidé je suis ouvert à toutes les propositions.

A elle de décider ? Ce n’était pas tellement les idées qui  manquaient mais des réalisable c’était autre chose. Et dans ces idées réalisables, la plus plaisante était encore celle où ils restaient tous les deux comme ça.

- Et bien… techniquement je ne peux pas sortir, ordre de mes gardiens. Alors dans la mesure où nous sommes coincés ici j’imagine que tu pourrais m’empêcher de prendre froid en me gardant contre toi, par pure bonté d’âme bien sûr…

Il y avait un ton un peu décalé, effectivement. Oui elle se moquait mais c’était pour ne pas  juste lui dire qu’elle ne voulait pas qu’il bouge et rester près de lui, sa tête reposant doucement sur la sienne. Elle se laissait totalement aller contre lui, baignant dans la plus grande confiance et plus détendue que jamais. La belle avait encore mal, mais c’était tellement négligeable maintenant.

- Tu me donnerais presque envie de ne pas retourner à l’école… j’aimerais ne plus jamais bouger.


Soyle adorait son métier et y retournerait avec plaisir. Mais là tout de suite, si on lui avait dit de se relever pour repartir de suite, elle aurait sans doute un peu trainé les pieds. Tout simplement parce que son amour pour Basil était plus grand que celui qu’elle pouvait avoir pour son métier. C’était plutôt une bonne chose me direz-vous, mais cela signifiait aussi beaucoup chez elle.

- Parle-moi de ton travail, qu’est-ce que tu y fais ?

Non seulement elle s’y intéressait vraiment, mais sa question cachait aussi un intérêt sur sa façon d’exercer son métier. Et plus précisément sur quel type de travail il faisait. Il était dans les bureaux, il lui avait dit. Mais est-ce qu’il en avait les horaires ? Avait-il ses week-ends ? Auquel cas elle pouvait espérer s’échapper de temps en temps de l’école pour le retrouver… Oui elle y pensait déjà, forcément !

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MessageSujet: Re: Il faut savoir insister dans la vie [Basil]

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Il faut savoir insister dans la vie [Basil]

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