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"Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo]

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PRÉFET SERPENTARD
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MessageSujet: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Dim 29 Jan - 21:50

Moran était dans un état épouvantable en sortant dehors. Daisy l’avait poussé à bout d’une manière qu’il n’avait jamais expérimenté lui-même et il ne pensait pas être capable d’autant de violence. Pourtant toute cette rancœur, tout ce dédain emmagasiné en lui depuis des années venait d’exploser à la figure de l’héritière Blackstone. Tout ça à cause de quelques phrases lancées sur un ton agressif et parfois vraies. Elle avait mis son égo à mal et Moran avait pété un plomb. Lui si calme, lui si pacifique… il venait de conclure leur dispute de la manière la plus pathétique qui soit. Il l’avait embrassé, violemment avec tout le ressentiment en lui à ce moment-là. Et il n’avait vraiment regretté son geste que lorsque son homologue préfète lui avait rendu l’appareille. C’était peut-être aussi ça, qui le mettait aussi mal.
Il ne se pensait pas comme ça et pourtant, il venait de montrer un bien mauvais exemple de lui-même. Il s’était découvert un côté mauvais, haineux qui ne lui ressemblait définitivement pas. Mais s’il était parti dérouté de la salle commune, la musique qui venait de la salle de bal ne faisait que l’agacer un peu plus. Il jeta un coup d’œil dédaigneux à l’intérieur pour voir… Gardenia danser avec Alexandre ? Définitivement, cette soirée était merdique. Il souffla bruyamment et sortit dehors, en colère contre les deux Serpentards. Moran ne savait pas trop pourquoi il était autant sur les nerfs en ce moment mais il se disait que l’origine devait être l’aînée Blackstone. Elle faisait naître en lui des sentiments insoupçonnés au point de le rendre furieusement instable !
Dérouté, agacé, Moran s’assit sur un banc, dos contre un mur en pierre en ramenant vers lui ses longues jambes. Il se refaisait le film de la soirée qui pourtant, avait tout pour se dérouler correctement. Quoique… Gardenia était arrivée en retard et semblait avoir pleuré… Il l’avait même oublié ça ! Elle lui avait menti ! Le préfet ressenti une colère sourde pour sa sœur de cœur, amplifiée par les sentiments qui s’étaient bousculés pendant toute la soirée. Il l’avait humilié à l’abandonner sur la piste… Tout ça pour suivre une idiote qui le détestait en plus ! Passant ses mains sur son visage encore rouge de colère, le jeune homme en arriva à la conclusion que c’était vraiment un crétin finit.

Il faisait froid mais Moran s’en fichait complètement, il préférait se geler que de rentrer à la salle commune. Il n’était pas à l’abri d’une retrouvaille indésirable. Le film de sa soirée défilait sous ses yeux jusqu’au moment fatidique où il lui avait gueulé ses sentiments les bras grands ouverts. Ça aussi, c’était stupide, quoi que la jeune fille ait pu dire avant. D’ailleurs, Moran n’avait pas trop fait attention sur le coup, mais elle lui avait dit qu’elle avait l’impression qu’il se passait quelque chose entre eux. Décidément, tout était trop complexe pour sa petite tête. Le jeune homme était autant agacé que triste, autant pleins de ressentiments que de remords. Il essayait de se convaincre que Daisy avait mérité son sort mais une partie de lui-même lui soufflait que c’était lui qui avait joué au con. Il ne releva la tête qu’en entendant la lourde porte de l’entrée bouger. Il plissa ses yeux noirs pour essayer d’y voir et reconnu la belle robe de sa cavalière. « Gardenia ? » souffla-t-il d’un air fatigué. De l'air sortit de la bouche de Moran et il pu le suivre du regard tellement il faisait froid. Il ne voulait pas la voir, il ne voulait voir personne. Il voulait aller se coucher, oublier cette soirée et ne plus se prendre la tête pour ce soir. Mais bon, c’était loupé, de toute évidence.
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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Sam 18 Fév - 23:48



Franchement cette soirée prenait des allures plus qu'inattendues. Avec tout ça, elle ne savait plus quoi penser entre son frère de cœur qui la plantait au milieu de la piste, Alexandre qui l'invitait à danser et Ewan... Elle était perdue et au fond d'elle, en colère. Elle était en colère, oui, cela n'arrivait pour ainsi dire jamais, mais là, ce soir, c'était le pompom. Elle s'était disputée avec Alexandre dans la journée et lui en avait énormément voulu, elle avait pensé que la soirée serait certainement plus gaie, et elle l'avait été la plupart du temps, mais Moran lui cachait des choses et elle n'aimait pas ça, mais alors pas du tout. Jamais. Jamais, il ne lui avait caché quoi que ce soit, mais elle avait bien senti que quelque chose se passait derrière son dos après leur discussion au Chaudron Baveur pendant les vacances. Et là, il la plantait au bout d'une, non en fait avant la fin de la première danse, sans aucune précision. Si elle le recroisait dans la soirée, ça risquait de très mal se passer pour lui. Quoi d'autre ? Et bien Alexandre avait débarqué, comme un hippogriffe, en lui demandant une danse, elle avait accepté, après tout : une promesse était une promesse et elle avait attendue cette danse pendant cinq ans. Mais une danse n'effaçait pas des années d'ignorance et ça Rozen n'avait l'air de l'avoir compris. Ewan et Angie avaient certainement éclairés sa soirée, elle aimait beaucoup Ewan, même s'ils ne se voyaient pas souvent elle appréciait les échanges avec lui, quant à Angie, sa bonne humeur et le fait qu'elle était sa meilleure amie jouaient beaucoup.

Elle les avait d'ailleurs abandonnés tous les deux pour aller danser sur la glace avec son nouveau cavalier qui était revenu, en voyant les patins qu'il avait à la main, elle ne trouva pas l'idée mauvaise, la piste était gelée ? Et bien il fallait s'adapter ! Elle avait sorti sa baguette et avait dupliqué les patins à glace du Serpentard pour s'en faire une paire neuve et à sa taille. Ils avaient patinés longtemps, sur une valse qui serait certainement la dernière de la soirée avant la musique plus moderne. Pendant un moment elle avait été heureuse : Alex s'était excusé, mais elle n'avait pas répondu et lorsque la musique qui avait repris suite à leur entrée sur la piste allait prendre fin, elle le vit, cet abruti fini. Et après la dernière intervention des violons elle abandonna son cavalier désorienté. La musique avait pris fin, la danse était terminée.
« Merci pour tout Xander, de m'avoir permis de te voir, une dernière fois... »lui dit-elle à l'oreille avant de lui embrasser la joue et de partir, sans oublier la révérence, comme voleuse su glace.
Elle glissa gracieusement jusqu'à l'extrémité gelée de la piste où elle retransforma ses patins en escarpins qu'elle enleva tout aussi rapidement avant de se mettre à courir. La colère et l'incompréhension avaient repris le dessus sur la Serdaigle, elle se dirigeait pieds nus en direction du parc, là où elle avait vu partir Moran. Au détour d'un couloir elle avait croisé un des nombreux détenteurs d'alcools forts, après tout qui disait soirée disait alcool non ? Elle en avait profité pour acheter, plus cher qu'elle ne le valait réellement, un bouteille de whisky pur-feu qu'elle avala cul sec avant de la rendre à la personne en face d'elle et partit dehors. Elle sentait la neige sous ses pieds, l'air frais du mois de janvier lui saisissait les poumons et chaque membre n'étant pas caché par sa robe courte. Elle trébucha et atterrie dans l'épaisse couche blanche recouvrant le sol, elle était gelée, aussi froide que la piste et pourtant elle ne le ressentait pas, son coeur était brûlant. Cette soirée qui s'était pourtant assurée parfaite, s'était transformé petit à petit en un cauchemar, elle était trempée, assise dans la neige et était prête à craquer, complètement. Et là, en relevant la tête, elle le vit, Powell, à peine leurs regards se croisèrent qu'elle se leva difficilement, laissant ses escarpins roses au sol.

Elle avança et plus elle avançait plus la colère montait, il était recroquevillé sur un banc face à elle. Elle le fixa un moment, ils semblaient tout deux fragiles à ce moment-là. Mais les émotions prennent vite la première place du classement et un bruit sec résonna dans le parc. Le bruit du contact entre sa main et la joue de Moran.
Elle était à bout, c'était le moment de mettre les choses au clair...

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Feat. Moran J. Powell


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Dernière édition par Gardenia E. Ollivander le Dim 19 Fév - 0:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Dim 19 Fév - 0:19

Moran avait le corps en ébullition. Sa haine contre sa camarade ne s’estompait pas et plus la soirée continuait et plus il était en colère. Bizarre, mais ressasser tout ça le mettait dans un état pas possible. Il s’était dit, avec sagesse que sortir lui ferait du bien, que le froid lui remettrait les idées en place. Cela aurait pu être vrai si tant est qu’il fut resté seul toute la soirée, toute la nuit peut-être. Il y avait de la neige, ses cheveux commençaient à se mouiller et il frissonnait. Il méritait de tomber malade, il méritait tout ce qui lui arrivait. C’était un crétin et assumer sa stupidité l’énervait encore plus. Sa respiration bruyante entravait le silence de la cour jusqu’au moment où les portes de la grande Salle pivotèrent pour laisser passer quelqu’un. Quelqu’un qui se trouvait être Gardenia Ollivander, la fille en qui il avait sans doute le plus confiance dans Poudlard. La fille aussi qui lui cachait des choses, cette même fille qu’il avait lâchement abandonnée au milieux d’une piste de danse. Encore une fois, Moran revenait à une de ses conneries de la soirée.

La jeune fille s’effondra dans la neige mais le préfet n’esquissa pas un mouvement. Il ne voulait pas la voir, pourquoi donc l’aider ? S’il n’avait pas l’esprit occupé par sa colère, qui touchait tout le monde sans raison, Moran aurait été dégoûté de lui-même de penser cela. Tant pis pour elle, elle n’avait qu’à rester avec son cavalier, ce garçon qu’elle disait ne plus fréquenter. Un mensonge de plus. Les joues rouges de colère et de froid, il l’observa de ses yeux noirs s’approcher de lui. Elle le fixa un moment et le Serpentard lui rendait son regard dans l’espoir qu’elle fuit. Mais au contraire, Ollivander s’était décidé à pourrir un peu plus la soirée.

Moran s’était déjà pris des gifles. De fortes gifles, ça lui était arrivé, sans problème. Il encaissait. Mais qu’elle vienne d’elle, jamais. Jamais ils ne s’étaient disputés, et jamais au grand jamais elle n’avait levé la main sur lui. Sa joue le piquait furieusement et il resta de longues secondes dans la même position, la tête sur le côté à essayer de comprendre le geste de sa camarade. Mais la colère, la haine, tout lui revînt dans la figure comme une décharge électrique. Il se leva d’un bon en regardant sa cavalière d’un regard noir remplit de fureur : « Non mais t’es complètement dérangée Ollivander ! » scanda-t-il en la fixant méchamment. « Comment oses-tu me toucher ? ». Voilà une partie de la personnalité de Moran que l’on voyait rarement sinon jamais. Cette partie de sa personnalité qui dominait tout le reste ce soir. Le préfet était beaucoup plus grand que la jeune fille et il ne se gênait pas pour la dominer de toute sa hauteur, dans l’espoir de la mettre mal-à-l’aise. Qu’elle aille au diable, qu’elle aille pleurer il n’en avait rien à faire ! Elle comme les autres, méritait de passer une soirée comme la sienne. Il voulait la rendre mal, il voulait presque qu’elle pleure devant lui, qu’il puisse jubiler un peu. Il avait bien fait de l’abandonner sur la piste, tient ! Elle le méritait, cette bleue. « Pourquoi tout le monde vient me gueuler dessus ce soir ? Même toi ? Impossible d’avoir la paix dans ce château de malheur ! ». Moran s’adressait plus à lui qu’à Gardenia, même s’il l’avait évoqué en la tutoyant.

Le jeune homme avait l’impression que quelqu’un d’autre avait pris possession de lui. Il ne se contrôlait plus et il serait capable de dire des choses qu’il regretterait par la suite. Mais il n’avait pas l’esprit assez clair pour essayer d’avoir un contrôle sur lui-même. Tout ce qui comptait dans sa tête à cet instant, c’était que Gardenia Ollivander se prenne une gifle, elle aussi. Mais une gifle morale, histoire de la faire redescendre, un peu. Elle le méritait après tout, non ? Puisqu’elle finissait de lui ruiner sa soirée. Son flot de parole sortait sans qu’il ne percute qu’il la provoquait ouvertement. Finalement, par ses mots violents, il méritait bien sa claque. Mais il était trop fier pour l’admettre. Si Moran avait bien une qualité de Serpentard, c’était celle-là. Il ne la mettrait pas de côté pour n’importe qui. Encore moins pour Ollivander. Encore moins maintenant.



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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Dim 19 Fév - 1:05



Elle l'avait fait. Elle avait complètement craquée. Elle n'était même pas sûre de savoir pourquoi elle l'avait fait. Trop de secrets, trop de colère, trop de tout. Tellement de "trop" qu'il n'y avait plus rien. Elle se dégoûtait elle-même de ne plus savoir, de ne plus savoir où elle en était autant dans sa vie que dans ses relations. L'amour ? Elle commençait sérieusement à se dire qu'elle devrait abandonné le Funestar, se saouler et repartir de plus belle. repartir ? Redevenir celle qu'elle était avant, tout du moins. Xander, Saul, Moran, Saul, Xander. Des relations compliquées tournant en rond dans sa tête, passant de l'un à l'autre. La vie était certainement faite ainsi et elle détestait ça plus que tout. Les sentiments, les émotions, tout ce qu'elle éprouvait ce soir était multiplié par quinze à cause de la bouteille d'un litre de Whisky Pur-Feu qu'elle venait d'avaler cul-sec dans le couloir. Elle empestait certainement l'alcool à trois kilomètres, mais pourtant cela la soulageait, au moins elle aurait une excuse pour se défouler.
Elle ne regrettait en aucun cas d'avoir gifler Moran, même si jamais, au grand jamais, elle n'aurait pu penser le faire. Jamais ils ne s'étaient disputés, et le destin avait certainement voulu que cela se produise ce soir là, si on lui avait dit avant le mois de Novembre qu'un jour elle frapperait son frère de cœur, la personne en question aurait bien plus que souffert.

Le monde tournait et Moran s'était levé. D'un coup. C'était à prévoir. L'alcool commençait à faire effet, elle ne ressentait plus le froid. Malade ? Non, simplement réaliste. Sa vie était un désastre. Il lui cachait des choses, elle avait été sincère avec lui, et pourtant, il avait continué. Si elle l'avait pu, elle en aurait pleurer ce jour-là, mais elle avait préféré en rire. Elle n'avait pas voulu tout gâcher. Finalement elle l'avait quand même fait, en le giflant. Elle aurait du le laisser, le laisser partir. Le laisser seul. Non, elle avait voulu régler ses comptes et elle n'aurait pas du, c'était ce qu'elle avait pensé en voyant le regard noir et méchant de Moran. Et ce fut la phrase de trop, il lui parlait d'oser ? Décidément il ne la connaissait pas si bien que ça, du moins pas cette partie d'elle, sur ce point elle avait un avantage, elle l'avait déjà vu une seule fois dans cet état, rien qu'une, lui : non. Un sourire narquois apparu sur ses lèvres, un sourire digne du pire des Serpentards, après tout elle était un choixpeau flou, et elle s'en servirait si besoin.
« Oser ?! »dit-elle, froide et sournoise. « Tu me connais décidément bien mal, Powell »
Le nom du Vert&Argent sonnait comme le sifflement d'un serpent, elle ne l'avait jamais appelé ainsi, mais ne fallait-il pas un début à tout ? Plus grand, il l'était. Mais elle n'était certainement pas impressionnée, elle le regardait avec une dureté inimaginable malgré le voile brumeux s'étant installer à cause de la boisson. Tout le monde ? C'était une information intéressante, si elle avait eu une lucidité concrète elle aurait tout de suite fait le rapprochement avec le fait qu'il l'ai planté en plein milieu de la piste, mais là, elle s'en foutait complètement. Il voulait la paix ? C'était ce qu'on allait voir.
« C'est... touchant... »dit-elle, ironique, à la surface, elle s'en moquait, complètement. « Pour un peu, j'en serais presque émue, mais là... les blonds pleurnichards... c'est pas mon truc tu vois mon chou ? Et encore moins les connards. » lui crâcha-t-elle à la figure.
Elle était complètement bourrée. Mais elle assumait. Et si il voulait jouer, elle allait jouer. Rirait bien qui rira le dernier. Il l'avait provoqué, il allait la trouvé, et le retour sur terre serait violent, très violent.

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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Dim 19 Fév - 20:18

Dans son élan de fureur extrême, Moran voulait vraiment blesser Gardenia Ollivander. Il voulait lui faire regretter d’être sortie pour le voir, il voulait lui faire regretter de l’avoir claqué et même, regretter d’être son amie. Mais la jeune fille n’avait pas l’air perturbé par les paroles presque menaçantes de son camarade préfet. C’était comme si rien ne la touchait, et comme si c’était normal ce qu’elle venait de faire. Elle lui répondit d’une voix froide que finalement il ne la connaissait pas, mais au fond, le Powell la connaissait diablement bien. Sa phrase ne mettait pas en doute sa capacité à « oser » faire quelque chose, mais davantage à lui montrer qu’il était supérieur à elle et qu’elle n’avait en aucun cas le droit de le toucher, lui. Néanmoins, lorsqu’elle l’insulta Moran vu Rouge. Plus encore, il était vexé, agacé qu’on l’insulte pour la seconde fois de la soirée. Elle avait pris soin de l’appeler par un nom presque doux avant de lui en asséner un, vexant. Elle voulait le blesser, mais c’était difficile de faire pire que ce qu’il venait de vivre avec Blackstone.

Et en plus, une espèce de râle d’alcool provenait de la jeune fille. De quoi le mettre encore plus en colère. « Tu mériterais des baffes, Ollivander » cracha-t-il en la saisissant par le bras pour la secouer, « C’est un connard comme moi qui te supporte depuis six ans, toi et tes sautes d’humeur alors ? C’est un connard qui t’a toujours soutenu, qui ne t’a jamais laissé peut-importe la merde dans laquelle tu t’enfonçais ? C’est ce que tu appelles un connard un garçon qui te soutient quand tes potes t’abandonnent comme Rozen ? Tu n’es qu’une sale ingrate ! ».  Il marqua une pause pour lui laisser le temps de digérer ses paroles. « Les amis qui te soutiennent tu les claques, et ceux qui te laissent, tu danses avec eux, tu es bien mal placée pour m’insulter ». Il la tenait toujours par le bras pour la faire réagir. Mais aussi parce qu’il savait qu’en la tenant il n’irait pas plus loin. Il avait besoin d’occuper ses mains pour éviter de faire de grands gestes, ou de s’arracher les cheveux. « Et en plus tu bois ? Depuis quand ? » lança-t-il d’un ton agressif.

Moran n’était pas vraiment le type de garçon à vouloir tout contrôler, il était plutôt cool. Mais ce soir, il était d’attaque, il était d’humeur. Tout ce qui pouvait amener à un conflit était un parfait prétexte. Il la lâcha violemment comme si elle n’était même pas digne d’être proche de lui, et il préféra reculer d’un pas. Sans doute la seule chose censée de la soirée, sans doute la seule lueur de lucidité dont il était actuellement capable. Qu’elle retourne avec cet idiot finit de Rozen, puisqu’il n’en valait pas la peine, lui. Lui, le vert et argent qui avait toujours été là pour elle, voilà comment elle le remerciait ? En le claquant sans prétexte, sans lui donner une idée de la raison ? C’était le monde à l’envers. S’il savait la jeune fille impulsive comme une lionne, en tout cas, il ne la savait pas idiote comme un troll des montagnes. Décidément, il apprenait bien des choses ce soir.
Sur lui, comme sur les autres.




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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Mer 22 Fév - 1:34



Il venait de lui prendre le bras. Il venait de l'empoigner. Et lui qui parlait d'oser, il ferait mieux d'allier actes et paroles. Nia avait beau être complètement saoule, elle commençait à avoir l'habitude et savait très bien faire preuve de discernement et là il aurait mieux fait de s'abstenir. Elle avait mal, elle savait parfaitement que le Powell avait de la force dans les bras, mais elle n'aurait jamais pensé qu'il en avait autant. Elle gardait son sang froid, elle le devait. Ce n'était pourtant pas le cas du Serpentard. Elle ne l'avait jamais vu comme cela et elle avait peur. Peur d'être à l'origine du problème. Peur de perdre une personne qui lui était chère. Mais ça, jamais elle ne l'aurait avoué à quiconque. La Serdaigle laissa échapper un semblant de sourire marquois, elle se demandait pourquoi il ne le faisait pas, pourquoi ne la frappait-il pas alors qu'elle faisait tout pour ? Elle tremblait légèrement, était-ce que peur ? De colère ? Des deux ? La colère était certaine. Ses yeux d'ordinaire bleus comme le lagon, laissaient transparaître une fureur sourde, une fureur telle qu'elle voulait le frapper. Encore. Il avait trop parlé, trop critiquer. Comment pouvait-il aller si loin. La Serdaigle était touchée dans son égo.
« Va te faire foutre ! »dit-elle, la gorge serrée. Son poing parti, le gauche cette fois-ci, elle ne l'avait pas contrôlé, il avait lâché son bras droit et pourtant il avait raison. Mais c'était sûrement pour ça qu'elle était en colère,  parce qu'il avait raison, sur toute la ligne.« Mais vas-y ! Frappe moi moi p***** ! Lâche-toi ! »
Ça y'est, l'alcool avait repris le dessus. Elle était incapable d'analyser la situation correctement. En fait, c'était simple : elle ne contrôlait plus rien. Autant ses mots, que ses actions. La seule chose qui aurait pu faire changer la donne aurait été qu'elle ne boive pas la bouteille entière.
« Moi ? Ingrate ? Peut-être !Mais toi ! Tu t'es vu ? »dit-elle, hors d'elle. « Tu parles avant de savoir ! moi qui voulais t'annoncer une bonne nouvelle, et bien j'ai bien fait de me la fermer ! Tu retournes les faiblesses des autres contre eux, Moran ! C'est exactement ce que tu fais. Pire, c'est exactement ce qu'Avery fait. Tu es pitoyable, Powell, pitoyable tu m'entends ? » hurla t-elle en pointant son doigts sur son torse à chaque phrase.
La soirée était définitivement, la soirée des quatre vérités. La Serdaigle était à bout. Elle ne comprenait pas ce qui leur arrivait. Jamais en six ans ils ne s'étaient disputés, pas même une seule fois. Et elle n'aurait jamais cru que cela pourrait arriver. Tout ça à cause d'une danse, parce que oui, finalement : tout était sa faute. Elle aurait simplement pu s'asseoir à côté de lui ou attendre le lendemain. Mais non, elle lui en avait collé une.
« Et tu me reproches de boire en plus ? » dit elle ironique.« Il était temps que tu t'en rendes compte ! » C'était décidément l'hôpital qui se foutait de la charité.« J'ai des comptes à te rendre peut-être ? Je croyais que tu en avais marre de ramasser les pots cassés ! Non ? »
Ca y'est. C'était parti. Elle regretterait.

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Feat. Moran J. Powell


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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Mer 22 Fév - 12:19

On disait toujours que les gens les plus calmes avaient les excès de colère les plus puissants, les plus intimidants et violents. Ce devait être vrai, ce « on-dit ». En tout cas, vu l’attitude actuelle du jeune Powell ce devait être vrai. Il n’irait pas jusqu’au point de non-retour, parce qu’il n’avait pas la folie de le faire. Même en colère, Moran restait quelqu’un de particulièrement censé. Lorsque la bleue lui dit d’aller se faire voir, elle ponctua ses paroles d’un deuxième coup de poing que le préfet ne vit pas venir et se prit en pleine joue. Le geste, hautement idiot d’Ollivander ne faisait que pousser un peu plus son ami dans ses retranchements et sa colère. Celui-là était plus violent que le premier et Moran resta un instant interdit devant son geste. Puis sa rage reprit le dessus et il recula d’un coup avant de donner un violent coup de poing dans le mur pour se calmer.
Ce qui fonctionna… Partiellement. Le jeune homme posa ses avant-bras et son front contre la pierre froide. Il fallait qu’il redescende, qu’il oublie la présence de la jeune fille. Il ne pouvait pas se permettre de péter un plomb comme ça, ce n’était pas dans sa nature. C’était un pacifiste pas un violent. Moran ne sentait pas sa douleur à la main pas plus que la vilaine coupure qui saignait beaucoup sur ses doigts. Il souffla bruyamment, était assez content de sentir sa colère redescendre d’un échelon ou deux. Hélas, les mots provoquant qu’ajouta Gardenia Ollivander mirent à mal les efforts que le jeune homme venait de faire.

Moran se retourna lentement vers elle en la regardant d’un air mauvais. Elle était folle ou quoi ? Elle lui demandait de la frapper, chose qu’il allait regretter immédiatement et dont il se savait incapable ? Sérieusement ? Le Serpentard avait une tête moitié en colère, moitié ahurie devant les propos de la jeune fille. De sa main abîmée, il saisit le menton sans aucune délicatesse de la fabricante de baguette en herbe. Il tacha sa robe avec son sang et lui en laissa sur le visage, sans forcément le vouloir : « Non mais tu t’entends ? Tu penses vraiment que je serais capable d’aller jusque-là sans le regretter toute ma vie, Ollivander ? Jamais je ne lèverai la main sur toi, Gardenia, jamais, je préfère le casser la main contre ce mur que de franchir un point que je sais de non-retour ! » cracha-t-il en la regardant comme si elle venait d’une autre planète. La joue du jeune le brûlait toujours, parce qu’elle ne l’avait pas loupé. Mais ensuite, vînt une énième insulte, que Moran prit plus mal que toutes celles qu’il s’était prises dans la soirée. Lui, comme Avery ? Sérieusement ? « Tu comptais m’annoncer ta bonne nouvelle quand, au juste ? Avant ou après m’avoir giflé ? » lança-t-il en lui lâcha le menton pour se passer la main dans les cheveux. Il avait besoin de calme et de sommeil. Pas d’une dispute dans un parc vide. « Si j’étais vraiment tel que tu me dépeins » commença-t-il sans la lâcher des yeux, « j’aurais utilisé à outrance ton amourette de gamine avec Saul pour te faire du mal. Ce que je n’ai pas fait et ce que je ferai jamais ».
Mais la comparaison avec Thomas passait mal. Elle passait mal pour la simple et bonne raison qu’il savait que lorsqu’on était bourré on disait des choses qu’on pensait lorsqu’on était sobre. Combien de fois Gardenia s’était-elle faite la réflexion qu’il était pareil qu’Avery ? Moran ne voulait pas croire qu’il était comme ce garçon. Le préfet se demandait comme elle faisait pour ne pas pleurer un bon coup. C’était ce qu’il voulait parce qu’il savait qu’il serait impuissant face à ses larmes, qu’il se calmerait de suite ou presque. Or là, la fureur allait crescendo, comme sa douleur à la main qu’il commençait à sentir de plus en plus.

Gardenia ne semblait pas avoir fini de déblatérer ses bêtises, puisqu’elle l’envoya paître au sujet de l’alcool et en profita pour le juger, encore une fois. Le jeune homme se sentait impuissant dans cette dispute. Elle n’était pas fertile, ce n’était qu’un enchaînement de cris et de reproches qu’il préférait ne pas comprendre. « Ouais, t’as raison, Ollivander. J’en ai marre de t’entendre pleurnicher sur Saul, sur Rozen, sur Oorlos. J’en ai marre de me faire du souci pour toi alors que tu ne le mérites même pas. J’en ai marre de faire des efforts que pour nous deux, alors que j’ai d’autres problèmes à gérer. Marre de te materner, maintenant je vais être le vrai gars individualiste qu’on m’a souvent reproché d’être et je vais penser qu’à ma tronche. Tant pis pour toi, tant pis pour les autres » cracha-t-il comme si c’était la sentence d’un procès de la cour. Il continuait de la fixer comme s’il la défiait de lui dire d’autres méchancetés. Gardenia pensait avoir vu le pire aspect de lui-même et ce n’était pas faux. Mais il était gentil avec elle dans ses moments de calmes (c’est-à-dire tout le temps).
Maintenant, la jeune fille pouvait toujours courir, parce qu’il n’allait pas revenir vers elle de lui-même.



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SERDAIGLE
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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Jeu 23 Fév - 16:22




Ecouter en boucle : How to save a life - The Fray


Elle n'y arrivait pas, elle faisait tout pour l'énerver mais cela ne servait à rien. Moran restait Moran. Il ne la frapperai pas, elle le savait. En temps normal, elle lui aurait sauter dessus pour désinfecter sa plaie, en temps normal elle l'aurait disputé puis ils auraient rit. En temps normal, rien de tout cela ne se serait passé. En... temps normal aucun d'eux ne seraient allés si loin et elle aurait arrêté de le provoquer, mais cela ne suffisait pas. Elle savait parfaitement que ce qui l'avait mené là était autre chose que le fait qu'il l'avait planté au milieu de la piste, autre chose que le fait qu'elle est passé une journée merdique. Elle n'avait aucune, absolument rien pour justifier son geste.
L'alcool montait, et pourtant sa lucidité revenait, peu à peu. Elle se rendait compte de sa connerie monumentale. Mais elle avait continué et lui avait craché des mots qui n'auraient jamais dû sortir de sa bouche, apparemment Moran était du même avis.
L'odeur du sang emplissait ses narines et ses poumons, tout comme son visage, elle ne pouvait lui en vouloir, il lui faisait mal, mais elle le méritait. Aujourd'hui tout ce qu'elle voulait était peut-être que quelqu'un lui remette les idées en place. Il lui empoignait le menton et en avait parfaitement le droit.  Finalement, il avait raison, elle n'était qu'une ingrate, une idote doublée d'une égoïste, elle le savait depuis bien longtemps. Moran n'avait jamais été une personne violente, il n'avait jamais rien fait contre les autres, du moins pas ouvertement ou méchamment, alors que s'il le l'avait voulu il aurait pu en assommer plus d'un, elle y compris. Elle aussi, s'en voudrait toute sa vie pour ce qu'elle venait de faire. Il avait préféré souffrir lui-même que de la faire souffrir elle. A cette pensée, elle porta sa main sur celle du Serpentard qui la retira vivement, comme si elle l'avait brûlée. Et tout ce qu'elle avait trouvé de mieux à faire était de le comparer à la personne qu'il haïssait certainement le plus, à une personne à laquelle il ne voudrait jamais ressembler ne serait-ce qu'un peu et elle le comprenait, jamais elle n'aurait du lui dire ça, parce que non, jamais elle le l'avait pensé.
Elle ne s'attendait pas à ce qu'il mette Saul sur le tapis. Une amourette de gamine avait-il dit ? Il n'avait peut-être pas tord, elle n'avait osé faire le pas qui aurait peut-être pu être concluant il y a deux ans, et elle n'avait jamais osé. Moran avait raison, c'était gamin. Elle ne pouvait pas le contredire, la Serdaigle s'appuya sur le mur derrière elle, en fin de compte celui qui était pitoyable ce n'était pas lui, mais bien elle. Elle qui sentait ses yeux s'humidifier, mais qui avait trop honte et trop de fierté pour les laisser couler. Elle se laissa glisser le long du mur, le fixant. Elle avait joué et elle avait perdu, beaucoup trop perdu. Elle avait certainement perdu un ami, un frère et une partie d'elle-même.
« Tu aurais du le faire il y a bien longtemps. » Il fallait croire que la tristesse amenait à la lucidité.« Arrête de te sacrifier, retourne ta veste et part. » Sa gorge se serrait, un peu plus à chaque mot.
Devait-elle lui dire ce qu'il s'était passé aujourd'hui ? Elle le lui devait. Il avait fait beaucoup trop de choses pour eux et elle n'avait rien fait. Elle aurait du. Et elle s'en était rendu compte il y a bien longtemps, ce qui l'avait poussé à demander à Rozen de tourner la page, de la rayer de son existence. De l'oublier.
« Xander... »Sa voix se brisa, puis une larme coula, puis deux, puis d'autres. « ...n'existe plus, ni moi pour lui » dit-elle avec une pointe de tristesse et d'amertume.
Elle replia ses genoux vers sa poitrine, fixant toujours le Serpentard dans les yeux. Elle était dans un état lamentable, son maquillage avait dégouliné laissant d'énormes traces noires sous ses yeux, le sang sur son visage et sa robe lui donnait un air cadavérique, les joues gonflée et les cheveux trempés. Si quelqu'un l'avait vu là, il n'aurait jamais pu penser qu'il s'agissait là de la Serdaigle, si joyeuse d'habitude, elle ne semblait être qu'une épave de celle qu'elle avait pu être.

Elle savait. Elle savait que tout était brisé et qu'ils ne seraient plus eux pour un long moment.

Retrouvailles aussi froide qu'une soirée d'hiver
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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Jeu 23 Fév - 17:05

Les yeux noirs de Moran ne laissaient voir que de la fureur.

Ce garçon était une véritable éponge, quelqu’un sur qui on pouvait compter, quelqu’un qui pouvait alléger vos fardeaux. Il l’avait fait avec Gardenia et il le faisait avec tous ses amis, avec sa famille. Il voulait aider avant de penser à lui, faisait passer le plaisir d’autrui avant le sien. Néanmoins, cela ne l’empêchait pas d’être un garçon égoïste envers les gens, assez exclusif en somme. Il avait toujours pris sur lui et avait toujours tout fait pour aider la jeune fille avec laquelle il se disputait maintenant. Mais dans l’état actuel des choses, il ne pouvait pas se calmer en un claquement de doigts, en une main posée sur la sienne comme l’avait fait la jeune fille. Ça ne l’énervait qu’un peu plus. On l’avait disputé une première fois il avait mal réagi. On le disputait à nouveau et il frappait un mur. Contrairement à ce que pouvait montrer le préfet, il était rongé par la culpabilité. Pour plusieurs raisons.

Il avait embrassé Daisy par une pure rage malsaine et elle lui avait rendu le geste. Il n’avait pas voulu faire cela, il avait cédé à une pulsion. Là, il crachait toutes ses pensées à la fabricante de baguette, pensées très largement exagérées parce que non, il ne pensait jamais en mal de la jeune fille. Là, il avait préféré frapper un mur plutôt que de la toucher elle. Si l’on pouvait considérer le geste comme louable, Moran lui, se voyait encore céder à quelque chose de mauvais. Il ne pouvait pas tolérer son propre comportement. Il se dégoûtait. Et le sentiment fut largement amplifié lorsqu’elle se calma et lui demanda de partir. La voix de la Serdaigle était si calme qu’il ne douta pas de la sincérité de ses paroles. Elle voulait qu’il parte ? Il n’allait pas la priver d’une paix que lui aussi désirait. Il était las de la dispute, las de la soirée. Il ne savait pas quand ils allaient se réconcilier ni même s’ils le feraient un jour. Il préférait ne pas se poser la question. Mais elle ajouta qu’entre Alexandre et elle ‘était finit et Moran arrêta son geste qu’il avait amorcé. Finit ? Elle avait dansé avec lui, non ? Il comprit qu’elle faisait référence aux joues séchées par les larmes d’avant le bal. Il lui avait demandé quel était le problème et elle avait ignoré la question. Alexandre avait donc encore fait du mal à la jeune fille. S’il le croisait au détour d’un couloir ce soir, nul doute qu’il aurait à faire à lui. Le préfet avait beau être rouge de colère contre Ollivander, elle restait son amie. Ou en tout cas il la considérait toujours comme telle.
Il fixa la jeune fille un instant et tous ses muscles crispés par la dispute se détendirent quand il la vie pleurer. Et la culpabilité revînt au grand galop. Il l’avait fait pleurer. Il l’avait poussé à bout alors qu’elle avait bu et pété un plomb. Il avait redirigé vers elle la haine que Daisy avait provoquée en lui. C’était de sa faute. Les bras ballants, Moran ne savait pas comment réagir ni que faire. Il ne pouvait pas la laisser dans le froid, les joues pleines de larmes mélangées au sang du jeune homme. Quel type de garçon serait-il alors ? Il fuirait ses responsabilités pour la deuxième fois de la soirée.
Néanmoins, la phrase de la jeune fille planait toujours dans son esprit et la réponse qu’il lui avait craché aussi. Il devait penser plus à lui et être individualiste. Il devait s’en foutre des autres et de leurs petites vies. Voyant le visage de la jeune fille déformé par le maquillage et les larmes, Moran sortit quand même de sa poche un mouchoir qu’il lui lâcha au-dessus de sa tête sans attendre qu’elle le prenne. « Sache que je ne serai pas celui qui fera le premier pas, Gardenia ». Le fils Powell était satisfait de lui dans un sens. Pas d’avoir fait pleurer la jeune fille mais bien de réagir comme le Serpentard qu’il était censé être et qu’on lui avait si souvent reproché de ne pas être.


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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Dim 26 Fév - 3:21




"Retourne ta veste et pars"
Elle se sentait coupable. Elle s'était toujours sentit protégée et s'était reposée sur les autres, Moran, Fabian, Angie, mais surtout Gabin. Elle avait l'impression d'être un poids pour tout ceux qui l'entouraient. Le pensait-ils eux aussi ? Elle doutait. La bleue vit le vert se retourner, il partait, cela la soulageait, mais cet apaisement ne fut que de courte durée. Avait-il autre chose à lui dire ? Autre chose à lui reprocher ? Autre chose pour la faire culpabiliser ? Tout ce qu'elle voulait c'était qu'il parte, qu'il s'en aille loin, loin d'elle, loin de celle qui la bridait, de celle qui se croyait être un fardeau. Elle se sentait mal avait froid, et son estomac menaçait de lui faire rendre son chaudron. Pourtant, il restait là, encore et toujours. Ils se fixaient l'un l'autre sans voir la culpabilité dans les yeux de chacun, et s'il la voyait, leur fierté les empêchait de dire quoi que ce soit. Ils continuaient de se fixer, plantés, l'une assise et l'autre debout. La neige froide lui engourdissait les sens, mais elle n'en avait que faire. C'était peut-être la dernière fois qu'ils se regardaient ainsi. Leur unique dispute serait sûrement leur dernière. Elle marquait la fin de ce qu'elle avait cru être une longue et interminable amitié.
« Sache que je ne serai pas celui qui fera le premier pas, Gardenia »
Elle le savait. Plus que bien. Elle le connaissait sur le bout des doigts et honnêtement elle avait peur. Pas pour elle, non. Pour lui. Que se passerait-il, si, non : quand, il mettrait sa menace à exécution ? Lorsqu'il deviendrait un "véritable serpentard" ? Elle s'inquiétait plus pour lui et de ce qui pourrait lui tomber dessus que pour elle. Le froid commençait à lui engourdir le cerveau plus que l'alcool ne l'avait fait. Dans un ultime geste elle réussit à attraper le mouchoir qu'il lui avait lancé avant de se retourner, définitivement et de la laisser là, seule. Il était parti. Elle regarda le mouchoir, la vision trouble. "M.J.P", Moran Jason Powell. La bleue que l'on aurait pu apparenter à un cadavre, tremblait de toute part, les pieds violacés par la neige et les doigts gelés, elle rangea le mouchoir dans sa robe, si quelqu'un le trouvait à côté d'elle, il penserait à mal. Elle voulait le protéger, quoi qu'il arrive. C'était sa façon de s'excuser pour toutes les années qu'il avait perdu à cause d'elle et de son minable égocentrisme. S'excuser d'avoir toujours pensé à elle avant de penser à lui. Toujours. Elle vit quelqu'un approcher, elle essaya de deviner la silhouette, mais n'y parvint pas. Trop de fatigue. Trop froid. Elle était morte à l'intérieur. Ses idées se fanaient, ses sentiments aussi. Le noir s'empara d'elle. Elle sombra, là, au milieu de la neige avec pourtant une seule personne à l'esprit, son frère qu'elle devait protégé, au loin, elle entendit quelqu'un appeler des secours. Elle voulait dormir, se reposer, ne plus rien faire.

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MessageSujet: Re: "Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo] Jeu 18 Mai - 23:03

Je savais que j’aurais dû rester dans mon dortoir au lieu d’aller à ce fichu bal. Bon ok j’avais dansé avec Nia et on avait bien rigolé. J’avais également réussi à danser avec Xander, bon d’accord je ne lui avais pas laissé le choix, et sur la glace difficile de résister, et cela m’avait rappelé nos première année, avant qu’il change. Et je repartais également avec une enquête à faire sur cet Ewan Fork et ses relations avec ma meilleure amie. Visiblement elle ne me disait pas tout et j’allais devoir trouver certaines réponses seule. Mais à part cela, ma soirée n’avait pas beaucoup durée, Avery avait tout gâché, et je repartais avec un sérieux mal au poignet à cause de ma chute sur la glace qu’il avait causé. Après mettre relevé péniblement, j’avais quitté la piste de danse, enlevant mes patins pour remettre mes bonnes vieilles baskets. Il fallait que je m’aère l’esprit pour éviter de tout cassé autour de moi. Est-ce que c’est vraiment trop demandé de passé une bonne soirée sans aucun soucis. Rangeant mes patins dans mon sac, je pris la direction que j’aurais dû prendre au lieu d’aller danser avec Xander. Allé patiné sur le lac gelé était semblait parfait pour évacuer ma colère.

Arrivé dehors, j’entendis des éclats de voix sans vraiment savoir d’où ça venait et de qui il s’agissait et je m’en fichais bien, ce n’était pas mes problèmes. M’arrêtant un court instant pour remettre ma veste, j’aperçu un peu plus loin un silhouette. Je ne pouvais pas voir qui c’était, mais je devinais une silhouette féminine, avec des cheveux long. Cette personne attira mon attention. Que faisait-elle ici, toute seule dans le froid et dans la neige ? En m’attardant sur cette personne, je remarquais qu’elle portait une robe, n’avait pas de veste ou de blouson, comme si elle avait quitté la salle de bal précipitamment. Et je n’avais pas l’impression qu’elle ait de chaussures. Il fallait vraiment être fou pour être dans cette tenue par cette température, ou avoir bu, ce qui ne serait pas étonnant vu que des petits malins avaient rajouté de l’alcool dans les boissons du buffet, et que dans les couloirs des bouteilles d’alcools circulaient. Je ne pouvais pas laisser cette fille dehors, peut-être qu’elle ne sentait pas le froid, mais son corps le subissait et dans les jours suivants elle en aurait des séquelles.

Plus je m’approchais de la fille, et plus j’avais l’impression de la reconnaître. J’espérais me tromper, de tout mon cœur, j’espérais me tromper. Mais alors que je n’étais qu’à quelques mètres d’elle, je ne pouvais plus me tromper. Je l’a reconnaîtrais entre mille tellement je la connaissais par cœur. Alors que j’accélérais pour la rejoindre, elle s’effondra dans la neige.

« NIA !! NIA !! »

Je couru pour parcourir les derniers mètres et rejoindre ma meilleure amie. Que lui était-il arrivé pour qu’elle soit dans cet état ? Je paniquais, elle était là, inconsciente juste devant moi, les membres violacés à cause du froid. Je pouvais sentir une forte odeur d’alcool. Je ne lui avais pourtant servi qu’un verre, elle avait dû se procurer une bouteille dans les couloirs. Ça ne ressemblais pas du tout à Gardenia de faire ça, de se souler autant alors qu’elle passait une bonne soirée. Enfin quand je l’avais laissé elle était visiblement en bonne compagnie. Je ne savais pas ce qu’il c’était passé depuis ce moment-là, mais sa soirée avait été gâché, et elle avait pleuré, ça se voyait sur son visage. Je n’avais aucune idée de qui avait pu faire cela, mais j’allais le découvrir et lui faire passer un mauvais quart d’heure c’était sûr. Pour l’instant ma priorité était de l’emmené à l’infirmerie pour qu’elle soit soigné. La soulevant comme je pouvais, ma douleur au poignet me rappela à l’ordre. Mais pas question de la laissé là pour aller cherché de l’aide, j’allais devoir serré les dents le temps de la transporté. Difficilement j’avais réussi à atteindre l’infirmerie, utilisant un maximum les passages secrets pour éviter que tout le monde la voient dans cet état, ou pour inquiéter les gens.

« S’il vous plaît, aidé là, je ne sais pas ce qu’elle a, je l’ai trouvé comme ça dehors et je ne sais pas depuis combien de temps elle y était. »

J’avais parlé très vite tellement j’étais paniqué pour ma meilleure amie. Pendant toute la nuit j’étais resté avec elle, je refusais de bouger de là, et je refusais qu’on s’occupe de mon bras, ce n’était pas important pour moi. Le plus important était d’être sûr qu’elle allait bien et pourquoi elle était comme ça.


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"Retrouvailles aussi froides qu'une soirée d'hiver" [Nia' & Momo]

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