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'Cause lions sometimes cry ft.Fabian

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POUFSOUFFLE
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MessageSujet: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Dim 5 Fév - 17:07


Tu avais beau aimer les cours de Soins aux Créatures Magiques, le temps maussade et glacial qui régnait dans le parc du château allait bien finir par entamer ton optimisme à toute épreuve. Même après avoir remonté ton col et enroulé plusieurs fois ton écharpe autour de ton cou, tu ne cessais de frissonner et, alors que le professeur Brûlopot vous expliquait les habitudes de vie des licornes, tu te pris à rêver de ton lit bien chaud, auprès d’un bon feu. Les minutes s’égrenaient si lentement que tu commençais à te demander si tu allais revenir au château avec tous tes doigts. Mais heureusement, la voix du professeur te tira de tes pensées.
- Vous me ferez un compte-rendu de disons … dix pouces de parchemins sur tout ce que nous avons vu sur les licornes pour la semaine prochaine. Allez-y, vous pouvez y aller.
Incrédule, tu regardas ta montre. Le cours n’était censé se finir que dans cinq minutes mais, apparemment, Brûlopot était aussi désireux que vous de retrouver la douce chaleur du château. Réjoui par cette nouvelle, tu saluais le professeur avant de partir avec tes amis en direction du château. Le dîner n’allait pas tarder à être servi et vous vous imaginiez déjà ce que les elfes de maisons avaient pu vous concocter.
- Ça sentait le jus de citrouille ce matin dans la Salle Commune, expliquas-tu avec enthousiasme. Je suis sûr qu’on va en avoir !
Mais à vrai dire, il était difficile de savoir si tu disais ça parce que tu l’avais vraiment senti ou si c’était parce que c’était le plat rêvé pour te réchauffer de l’intérieur.
Et, véritable intuition ou pari chanceux, ce fut en effet le cas. Alors vous vous installiez à votre table, des soupières remplies de jus de citrouille apparurent en un instant, fumants délicieusement, accompagnée par plusieurs tourtes à la viande. Aux anges, tu te servis un bon bol et une grosse part et attaquas ton repas en soupirant de contentement.

Votre repas était accompagné de conversations en tout genre et d’une bonne dose de rire et, une fois repus, vous vous levâtes de table pour aller commencer ce compte-rendu que vous avez donné Brûlopot. Tes camarades voulaient aller travailler à la bibliothèque mais rien que de penser à l’atmosphère austère et froide du lieu, tu frissonnais.
- Allez-y, dis-tu alors que vous quittiez la Grande Salle. Je préfère travailler dans la Salle Commune. Et puis, je dois encore finir la dissertation de Binns.
Tes amis te regardèrent avec suspicion mais finirent par hausser les épaules et partirent de leur côté. La vérité, c’est que tu n’avais pas envie de travailler jusqu’au milieu de la nuit et, après tout, tu préférais bien plus le confort de ton lit que l’austérité des chaises de la bibliothèque pour travailler. En tailleur, sur un matelas moelleux, il n’y avait rien de mieux !

Tu pris alors la direction opposée à celles de tes camarades. Les couloirs étaient déserts. Beaucoup d’élèves étaient encore dans la Grande Salle, les autres certainement auprès du bon feu de leur Maison. Et pourtant, alors que tu passais devant une alcôve mal éclairée, tu entendis quelqu’un. Un soupir ? Un reniflement ? Qu’importe, ce fut bien assez pour que t’arrêter.
Dans l’ombre, tu ne distinguais qu’une silhouette, une silhouette masculine, plus grande que toi. Une chose était certaine, ce n’était pas un première année. Le rouge sombre de sa robe t’indiquait clairement qu’il s’agissait d’un gryffondor. Et bien sûr, toi, tu te sentis obligé de dire ce qui te passait par la tête.
- Eh bien, j’croyais que ça pleurait pas les lions ! Qu’est-ce qui se passe ? Tu t’es fait largué par ta copine ?
Le garçon tourna alors sa tête vers toi et te gratifia d’un regard haineux. Ton cœur rata un battement. En voyant de qui il s’agissait, tu te sentis plus con qu’un billiwig. Sérieusement, Ewan ? Ce n’était pas n’importe quel lion. C’était Fabian Prewett ...  



Citation :

Désolé, c'est pas super comme intro mais il faut que je trouve mes marques avec Ewan ...

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Dernière édition par Ewan D. Forks le Sam 11 Fév - 10:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Mer 8 Fév - 18:17


Ça faisait à peine deux mois. À peine deux mois que mes parents nous avaient quitté. Depuis que j’étais retourné à Poudlard, tout me semblait moins joyeux, plus triste, comme si plus rien n’avait grand intérêt. Comme si plus rien n’attirait mon attention. Je passais là, à travers les autres élèves, évitant au maximum le moindre regard qui me faisait rappeler ma perte, baissant les yeux dès qu’on me parlait d’eux. Et bé. Moi qui était censé être à Gryffondor, dans la Maison des courageux, je me trouvais pourtant en fort mauvaise posture. Je n’arrivais même pas à tenir une conversation sans lâcher une larme, bordel. J’aurais voulu que Gid soit là en fait, maintenant, près de moi, qu’on se noie ensemble dans notre douleur. J’avais besoin de mon frère, mais il avait déjà terminé sa scolarité à Poudlard. Ironie, quand tu nous tiens…

Je venais tout juste de terminer le cours de Soins aux Créatures Magiques. Je n’avais pas vraiment écouté le cours de Brûlopot. Oui, bon, d’accord, j’avoue que je n’écoutais pas ses cours en règle générale. Mais aujourd’hui, c’était différent. Ce n’était pas parce que j’avais eu envie de faire le pitre et d’amuser la galerie. C’était parce que, chaque minute qui passait, j’avais senti que mon corps allait me lâcher et me planter là, comme un misérable imbécile. Or, je ne pouvais pas me montrer aussi faible devant tant de personnes. Il y avait trop d’honneur en moi pour que je me permette de m’afficher ainsi. Du coup, je m’étais concentré pendant toute l’heure sur ce qu’il se passait à l’intérieur de moi pour empêcher le moindre débordement. Et heureusement, d’ailleurs. Le prof nous donna des devoirs que je n’entendis pas bien, et à peine la fin du cours annoncée, je me ruai en direction du château sans prendre la peine d’attendre mes amis. De toute façon, ils avaient l’habitude depuis la rentrée. Ils savaient que j’avais besoin d’être seul, de temps en temps, pour tout sortir un bon coup. Ils avaient fini par prendre ça comme un espèce de rituel. Une manière pour moi d’aller mieux, en quelque sorte.

J’atteignis rapidement le hall d’entrée et bifurquai dans un couloir au hasard. Je n’avais pas de destination précise à proprement parler, j’avais juste besoin de marcher, de faire quelque chose, j’en savais rien… Mais juste être loin de tout. Je ratais le repas, oui, et alors ? Ça m’importait autant que l’existence des gnomes. De toute façon, je savais que Moran ou Alexandre allait me rapporter quelque chose. Toujours là pour leurs amis, eux. Je savais que je pouvais compter sur ces gars. J’étais bien content de pouvoir leur faire confiance, à vrai dire.
Je m’étais trouvé un petit endroit isolé dans un couloir qui était rarement emprunté et appuyai mon dos contre le mur, le souffle court en fermant les yeux. Le bruit résonnait au loin, mais je n’y pensais déjà plus. Il y avait juste moi. Moi et la plaie béante qui déchirait mon être tout entier. Bientôt, je ne pus empêcher les larmes de couler, et avec elles son lot de reniflements et de sanglots. Super glamour, quoi. J’essuyai mes yeux d’un revers de manche quand j’entendis une voix. Agaçante. Pas là au bon moment.

« Eh bien, j’croyais que ça pleurait pas les lions ! Qu’est-ce qui se passe ? Tu t’es fait largué par ta copine ? »

À ces mots, je tournai la tête et croisai le regard auparavant moqueur, à présent terriblement confus d’un misérable Pouffy. Qu’est-ce qu’il me voulait, celui-là ? Il comprenait pas ce que ça voulait dire, vouloir être seul ? Ça se voyait à ma tête pourtant, nan ? Alors qu’est-ce qu’il faisait là à me balancer ça ? Mes yeux jetaient des éclairs, et c’était bien justifié. Je ne supportais pas qu’on vienne me chercher des noises. Ni qu’on me voie dans cet état lamentable. Ce mec, je ne le connaissais pas, et pourtant là maintenant j’avais envie de tout, sauf de le connaître. Je fis quelques pas en sa direction et m’arrêtai un bon mètre devant lui.

« Si t’es là pour me chercher des noises, t’as intérêt à déguerpir. J’suis pas d’humeur, tu vois, » lançai-je sèchement, la voix encore tremblante d’émotion.

Ouais, j’étais pas du tout d’humeur. D’habitude, j’étais le premier à lancer une blague, à rigoler, à détendre l’atmosphère. Mais là, ce n’était pas le cas. Donc l’autre avait intérêt à le comprendre, sinon il allait en voir de toutes les couleurs. J’étais bien connu pour avoir le sang chaud.




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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Jeu 9 Fév - 16:50


Tu avais l’habitude d’être maladroit. Renverser une fiole remplie de potion ou bousculer quelqu’un dans les couloirs alors qu’il y avait assez de place pour passer sans le toucher, ça tu connaissais. Ce n’était pas nouveau. La routine, même. Mais à chaque fois qu’il t’arrivait de blesser quelqu’un avec des mots, tu te sentais idiot et terriblement mal. Alors il était facile t’imaginer ta tête aussi dépitée que désolée lorsque Fabian Prewett se leva pour faire quelques pas menaçants dans ta direction. Réflexe de protection, tu reculas. Fabian était un peu plus grand que toi mais cette différence était accentuée comme tu courbais le dos, te rendant plus petit, dans une posture de soumission comme le serait le blaireau que tu étais face au lion Prewett.

- Si t’es là pour me chercher des noises, t’as intérêt à déguerpir. J’suis pas d’humeur, tu vois.
Tu tressaillis à ses mots. Tu n’avais pas voulu mal faire. A vrai dire, tu n’avais rien voulu faire du tout. Tu n’avais pas réfléchi. Comme souvent. Tu avais dit ce qui te passait par la tête sans penser ne serait-ce une seule seconde que ça pouvait être lui. Mais à tout bien y réfléchir ? Comment as-tu pu penser que quelqu’un pouvait bien prendre ce que tu venais de dire.
- Je… N-non ! bredouillas-tu tout en reculant encore un peu plus, de peur qu’il t’en colle une. J-je … Désolé, je voulais … Je pensais pas que …
Tu t’arrêtas brusquement. Que quoi, au juste ? Si tu avais su que c’était lui, tu n’aurais rien dit ? Ou alors tu aurais dit autre chose, quelque chose de différent, parce que tu restais un Poufsouffle et que tu te devais d’aider les autres ? Ça aurait changé grand-chose ? Soit tu te serais senti mal de l’avoir laissé dans son coin, soit vous en seriez rendu au même point.

- Désolé … murmuras-tu si faiblement qu’il y avait des chances pour qu’il ne l’ait pas entendu.
Ça pour être désolé, il ne fallait pas être devin pour le lire sur tes traits. Tu te sentais si mal que tu avais commencé à trembler. Tu détestais voir les gens souffrir mais tu te haïssais quand c’était toi qui leur faisais du mal. Mais pouvais-tu faire ou dire quelque chose pour réparer ce qui venait d’être dit ? Lentement, tu essayas tout de même, même si Fabian n’avait pas l’air enclin à t’écouter.
- J-je … je n’aurais pas dû te manquer de respect. Ni à toi … Ni à tes parents. Là, tu tendais le bâton pour te faire battre. Avec ce que tu venais de dire, Fabian avait toutes les raisons qu’il voulait pour te frapper. Mais en même temps, tu espérais provoquer le dialogue. Le forcer à parler pour qu’il évacue tout ce qu’il avait pu enfuir en lui. Bien sûr que tu savais ce qu’il était arrivé à Graham et Merope Prewett. Et même si tu n’avais aucune idée de la douleur qui pouvait être celle de Fabian, tu voulais lui venir en aide. Non seulement pour réparer tes torts mais aussi parce qu’il en avait foutrement besoin.



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Dernière édition par Ewan D. Forks le Sam 11 Fév - 15:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Jeu 9 Fév - 21:34


Je savais que je pouvais être menaçant, quand je le voulais. Mais genre vraiment, et ce n’était pas la première qu’on me le faisait savoir. C’était sûrement dû à ma grande taille et à mon regard qui pouvait devenir aussi noir qu’un Épouvantard. Pourtant, je ne l’étais pas souvent. On me trouvait plus la mine joyeuse et souriante, la plupart du temps. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui, c’était différent. C’était différent parce que la seule fois de la journée où j’aurais préféré me trouver seul sans personne pour m’embêter, il avait fallu qu’un petit jaune et noir vienne rajouter son grain de sel. J’avais des raisons pour être en colère, non ? Vous croyez pas ? Alors je m’étais levé, histoire qu’il comprenne que j’étais pas d’humeur à être patient. Bon, je ne l’étais pas en temps normal, mais là encore moins. Et le pauvre avait reculé, comme intimidé. Enfin, le « pauvre ». Façon de parler.

Je ne savais même pas comment il s’appelait, et à vrai dire, je m’en fichais. La petite phrase ironique qu’il avait sorti quelques instants auparavant semblèrent se perdre entre ses lèvres au milieu de bredouillements incompréhensibles. Je compris alors qu’il essayait de se justifier, de s’expliquer ou de s’excuser, peu importait au final. Il m’avait juste dérangé. Peut-être qu’il ne m’avait pas vu, après tout j’avais eu le visage entre mes bras, mais même. Pour le moment, je ne cherchais pas à comprendre le pourquoi du comment. En fait, si. Nom d’un troll des montagnes, je ne savais même plus ce que je disais, mes pensées s’embrouillaient dans ma tête comme si on m’avait lancé un Confundo. ‘Devais pas être crédible, après ça.

« J-je … je n’aurais pas dû te manquer de respect. Ni à toi … Ni à tes parents. »

Aussitôt, mes traits s’adoucirent, comme si j’avais été vidé de toutes mes forces. Au final, peut-être bien qu’il ne m’avait pas vu. Enfin, qu’il m’avait pas reconnu, quoi. Ce n’était pas de sa faute, j’aurais dû aller ailleurs. Je m’en voulais un peu de passer mes nerfs sur tout le monde à cause de cette histoire, y compris sur les plus jeunes de ce château. Certes, la raison était plus que justifiable, personne ne pouvait comprendre la douleur immense qui m’envahissait, m’empêchant parfois de respirer, mais… je n’étais pas comme ça, d’habitude. D’accord, j’étais connu pour avoir le sang-chaud, mais perdre le contrôle de mes moyens à ce point… Quelques secondes auparavant, j’avais bien cru que j’allais mettre deux tartes au Poufsouffle et lui dire de dégager. Une haine et une colère qui ne m’étaient pas familière. Mes parents ne m’avaient pas éduqué comme ça. Et ils n’auraient pas voulu que je me comporte ainsi. Alors… Il était temps de me calmer. Je hochai la tête, tout d’abord sans dire un mot.

« C’est pas grave, annonçai-je alors. J’t’en veux pas. Je sais bien que t’as pas voulu me manquer de respect, ni à moi, ni à mes… parents. Je me suis emporté trop vite, désolé. »

Je baissai la tête et essuyai mes yeux de mon bras droit. Je me rendis compte alors que les larmes avaient recommencé à couler sans que je les contrôle et je m’appuyai de nouveau contre le mur en me laissant glisser doucement. Sans mettre le garçon dans la gêne plus longtemps, je relevai la tête et lui fis un sourire triste. Ce n’était pas de sa faute.

« J’ai déjà dû te croiser dans les couloirs, toi. Tu t’appelles comment ? »

C’était la moindre des choses. Même si, bon, il devait être assez déstabilisé par mon brusque changement d’attitude. Je ne savais même pas s’il me connaissait. Ah bah, si, en fait. Puisqu’il avait parlé de mes parents. Étais-je si connu que ça, à Poudlard ? Cette idée m’aurait fait bien sourire, mais ce ne fut pourtant pas le cas à cet instant.



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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Sam 11 Fév - 15:08


Il était à deux doigts de te donner une bonne rouste, tu le savais bien, et pourtant, tu avais osé, avec l’énergie du désespoir, de t’excuser du façon qui, à tout bien y réfléchir, était des plus étranges. Tu avais une façon de penser et de dire les choses qui en surprenait plus d’un et il n’aurait pas été étonnant que Fabian prenne encore plus mal l’évocation de ses parents après la terrible bourde que tu venais de faire. Tu aurais pu t’excuser de mille autres façons et pourtant, tu avais choisi tes mots, désirant peut-être jouer sur ses émotions. Non, tu n’étais pas comme ça. Tu ne réfléchissais pas de la sorte. Tu n’étais pas de ceux qui manipulaient les autres. Tu étais franc et tes paroles reflétaient ce que tu pensais sur le moment, sans prévision, sans machinations. Avec une simplicité étonnante et parfois bien handicapante.

Et pourtant, alors que ça aurait pu donner une raison de plus à Fabian de te frapper sans crier gare, tu le vis hocher la tête, tout d’abord en gardant le silence. Face à ce geste, tu restais incrédule et tu écarquillas les yeux alors qu’il te répondait, sur un ton bien moins agressif.
- C’est pas grave. J’t’en veux pas. Je me suis emporté trop vite, désolé.
Étrangement, même si tu te sentais soulagé que Fabian renonce à te donner une correction, tu ne cessais de te dire que, finalement, tu l’aurais peut-être bien mérité. Certes, Fabian avait réagi au quart de tour mais il n’avait pas tort non plus. Tu savais pertinemment que tu aurais agi de la même façon si … si … il t’était arrivé la même chose.

Incrédule, tu restais pantois tandis que Fabian balayait les larmes qui s’étaient remises à couler le long de ses joues et se laissait glisser contre le mur. Tu le suivais des yeux, absent. Tu n’allais pas te moquer, non. Tu te sentais déjà assez mal comme ça. Et il te faisait de la peine. Tu savais parfaitement ce qui était arrivé à ses parents et le simple fait d’y penser déclenchait de grands frissons le long de ton dos. Maman disait que les temps devenaient de plus en plus incertains mais jamais tu n’aurais pu t’imaginer qu’il arrive quelque chose de la sorte. Jamais.

- J’ai déjà dû te croiser dans les couloirs, toi. Tu t’appelles comment ? demanda-t-il alors, brisant un silence somme toute un peu gênant. Mais toi, ça te surprit. Tu ne t’attendais pas à ce qu’il change du tout au tout en si peu de temps. C’était comme si tes paroles étaient magiques. Mais au bout d’un temps certain, tu lui répondis, ne pouvant t’empêcher de bredouiller.
- E-Ewan. Forks. Et tu te tus. Que pouvais-tu bien ajouter de plus ? Que tu étais en cinquième année ? Il avait forcément remarqué que tu étais plus jeune que lui. Que tu faisais du Quidditch ? C’était un bien grand mot, d’ailleurs ! L’équipe ne t’avait recruté que parce qu’il leur manquait un attrapeur. Et tu n’étais vraiment pas sûr t’arriver à accomplir ta tâche lors du prochain match.

Tu te mis à cogiter rapidement, bien plus que d’habitude, en cours. Tu n’avais pas envie de remuer le couteau dans la plaie mais tu trouvais ça malsain de parler d’autre chose, de la pluie et du beau temps, alors qu’il était évident que Fabian souffrait. Tu pesas un instant le pour et le contre et estimas que s’il ne t’avait pas frappé, il n’y avait aucune raison qu’il le fasse par la suite.
- Tu sais, on se connait pas mais … peut-être que si tu as envie d’en parler, ce sera plus facile, tentas-tu en faisant allusion à la tragédie. Je-Je ne vais pas me moquer et … et si tu veux que je me taise, je me tairai.
Tu lui proposais clairement une thérapie de couloir. S’il ne se s’enfuyait pas en gueulant, ce serait un miracle …



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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Dim 12 Fév - 17:16


Ce mec, j’aurais pu lui en mettre deux biens placés. Mais vraiment. Sur le coup, le Poufsouffle m’avait vraiment énervé, et vu mon tempérament à réagir au quart de tour, c’était même une attitude que j’adoptais normalement. Etre un peu toujours dans le conflit. Mais là, j’étais trop fatigué et lasse pour tenter quoi que ce soit. Surtout sur un plus jeune que moi. Dans d’autres moments, je lui en aurais fait voir de toutes les couleurs. Mais cet après-midi n’était ni le bon jour, ni la bonne période, ni le bon moment. Alors j’avais laissé tomber. En plus, ce gars avait l’air gentil. Je ne le connaissais pas, mais je me doutais bien que sa première phrase d’approche n’avait pas été dite exprès pour me chercher ou me provoquer.  De plus, sa réaction quand je m’étais approché de lui confirma mes pensées un peu plus tôt. Il n’était pas mauvais. Quel élève l’était chez les Pouffys, de toute manière ? Bon, ouais, c’était un peu cliché dit comme ça mais… Sérieusement ? Ils avaient tous cette même patience, ce même altruisme. Oui, on les reconnaissait bien, les blaireaux.

« E-Ewan. Forks. »

Je remuai doucement la tête pour assimiler l’information. Ewan, donc. Forks. Ça me disait quelque chose. Le château était grand, mais pourtant j’étais persuadé qu’un autre Forks faisait partie des étudiants. Un frère, sans doute ? Ou une sœur ? J’optais plus pour la première proposition. En revanche, je ne savais ni comment il s’appelait, ni son âge, ni sa Maison. Je ne connaissais pas non plus tout le monde, même l’inverse était tout à fait possible. Qui n’avait pas entendu parler de « l’affaire Prewett », comme les Aurors aimaient si bien l’appeler ? En y pensant, juste avoir l’idée que mes parents avaient fini dans un dossier comme les autres… Cela me dégoûtait. Ils ne méritaient pas de finir aussi bas, même si je savais que le Ministère faisait tout son possible pour arrêter les criminels. Mes parents auraient été dignes d’être placés en exemples, modèles. Car s’il y avait bien un type de personne, un profil à suivre, c’était le leur. Même si j’avais toujours été turbulent, n’écoutant que très peu les autres, je les avais toujours aimé et respecté pour l’âme qu’ils avaient. Personne ne leur arrivait à la cheville.

« Je suppose que tu me connais. »

Ça avait été dit sans prétention. Je l’étais rarement. Je savais que le château entier connaissait les Prewett. De toute façon, les familles de sang-pur en général étaient connues par le monde sorcier, et peu passaient à la trappe. La mienne y comprise. Donc quand cet… incident était arrivé, l’événement avait fait la une dans tous les journaux du monde sorcier. Et évidemment, la Gazette parvenait également jusqu’aux mains des étudiants de Poudlard, carrément à l’intérieur du château. Aucun moyen donc d’éviter tous ces regards désolés. Parfois, je me disais que Gid avait bien de la chance. Molly, aussi. Tous deux pouvaient, en quelque sorte, passer à autre-chose, enlever un peu ces pensées tristes et sombres de leur tête en travaillant. Moi, j’étais bloqué là. Et je n’y pouvais rien.

«Tu sais, on se connait pas mais … peut-être que si tu as envie d’en parler, ce sera plus facile. Je-Je ne vais pas me moquer et … et si tu veux que je me taise, je me tairai. »

J’hésitai. Je ne le connaissais pas, et même si sa proposition s’avérait être très gentille et pleine de bonne attention, je ne me confiais pas aussi facilement à n’importe qui. Déjà que Momo et Alex en avaient tiré très peu de moi, ce n’était pas à Ewan que j’allais tout dire, aussi Forks soit-il. Mais était-ce bon de tout garder pour moi ? D’alimenter cette douleur ? Peut-être que la meilleure solution était d’en parler pour faire tout évacuer ? Que cela allait m’aider à passer à autre chose ? Peut-être, oui. Alors même si je ne connaissais pas Ewan, j’avais l’impression que je pouvais lui faire confiance. Posant l’arrière de mon crâne sur le mur, je fixai le mur d’en face sans rien regarder en particulier. J’étais perdu.

« Tu me crois si j’te dis que j’aimerais me barrer de ce château ? »

Je laissai un instant de silence pour que le blaireau intègre bien la question, avant de reprendre.

« Pas pour les cours, hein. Quoique… Petit rire nerveux. Ni pour les potes. Juste pour éviter tous ces regards qui me rappellent tous les jours que… qu’ils sont… partis. Pour que je puisse juste passer à autre-chose. »

Je ne savais pas trop ce qu’allait en dire Ewan. Il n’y avait pas tellement de choses à dire de tout ça, en fait. Et puis, il devait faire partie de ces personnes qui me lançaient des regards de condoléances à chaque fois qu’ils me croisaient dans les couloirs. Insupportable, vraiment. Je voulais simplement que la vie reprenne son cours… Comme avant.


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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Lun 13 Fév - 15:24


- Je suppose que tu me connais.
Tu hochas lentement la tête. Après tout, il était évident que tu l’avais reconnu, sinon tu ne te serais pas figé comme tu l’avais fait. Et tu ne ressentirais pas, là maintenant, cette culpabilité qui te nouait le ventre. C’est à cet instant précis, d’ailleurs, que tu te rendis compte à quel point il devait être pesant pour Fabian d’être lui-même. Si toi, alors que tu ne lui avais jamais parlé, tu le connaissais, tout le monde devait savoir ne serait-ce que son nom. Même avant la tragédie. Tu avais beaucoup d’amis mais après eux, ça s’arrêtait net. Tu avais droit à ta part d’anonymat. Fabian non.

Peut-être était-ce aussi pour cela que tu lui avais proposé ta thérapie de couloir. Vu que ni toi ni lui ne connaissait l’autre, il serait peut-être plus facile pour lui de parler, sans qu’il ait à se demander ce qu’il pouvait dire ou pas. Et toi, plus facile de lui porter conseil, si jamais il en souhaitait. Ou de ne pas porter de jugement sur lui ou sa famille, parce que, justement, tu ne les connaissais pas.
Il hésita un instant et, malgré ton optimisme légendaire, tu sentis qu’il allait dire non. Ou qu’il allait s’emporter une nouvelle fois, se relever et t’en mettre une, pour de bon. Et pourtant …
- Tu me crois si j’te dis que j’aimerais me barrer de ce château ?
Tu restais muet. Ce n’était pas exactement ce à quoi tu t’attendais mais c’était un début. Il n’y avait pas à le croire ou non, s’il le disait, c’est que c’était vrai et, franchement, tu pouvais -ou du moins pensais pouvoir- le comprendre.

- Juste pour éviter tous ces regards qui me rappellent tous les jours que… qu’ils sont… partis. Pour que je puisse juste passer à autre-chose, ajouta-t-il sur un ton las.
La culpabilité te revint comme un coup de fouet. Qu’importe ce qu’il pouvait dire, tu faisais partie de ces gens qui l’horripilaient et le faisaient souffrir en pensant bien faire, à montrer de la compassion et de la pitié.
- Désolé, lâchas-tu, la gorge sèche. A ton tour, tu te laissais glisser le long du mur, finissant accroupi, les avant-bras posés sur les cuisses, les mains jointes. Tu aurais voulu te justifier, dire que tu ne voulais pas mal faire mais c’était là encore montrer le genre de sentiments qui irritait Fabian. Peut-être alors valait-il mieux ne rien dire de cela et se concentrer sur l’essentiel. Faire le point, c’est une chose. Mais après ? le questionnas-tu sur un ton neutre. Je suis pas sûr que, pour autant, tu es envie de revenir, n’est-ce pas ? Le regard des autres n’aura pas forcément disparu. Il sera peut-être même accompagné de ragots de vieilles sorcières. J’ai pas besoin de te donner un exemple, tu vois très bien, j’imagine.
Tu te tus pendant un instant, vous laissant, à toi comme à lui, le temps de digérer ce que tu venais de dire.
- Ceci dit, je comprends très bien que tu veuille partir et t’isoler. Je suis pas comme ça, c’est sûr, mais mon frère … Lui c’est un solitaire. Alors je sais, ou du moins j’ai une idée, de ce que c’est que de vouloir s’isoler mais de ne pas pouvoir à cause des autres. Mais de là à te dire si c’est bien … Ça dépend de toi, je pense.



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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Dim 19 Fév - 14:59


Au tout départ, j’avais rejeté Ewan. Mais ma réaction était compréhensible. J’avais choisi de m’isoler pour crier ma douleur loin des autres, et voilà qu’un élève venait m’importuner alors que j’étais au plus mal. Évidemment, sa venue n’avait pas été la bienvenue. Ce n’était pas contre lui en particulier. Peu importe la personne, je lui aurais parlé sur le même ton. Oui, mais voilà. Est-ce que mes parents auraient voulu que je cède à la rage, à la haine et à la rancœur face à n’importe qui ? Je ne crois pas. Vous savez, j’ai toujours été une sacré tête brûlée. Peut-être même le pire d’entre tous. Sûrement dans le plus haut du classement, je n’avais pas été envoyé à Gryffondor pour rien. Mais aujourd’hui, cela devait peut-être changer. Peut-être que cet événement avait été placé sur mon chemin pour que je me réveille un petit peu, qui sait ? Voilà comment Ewan Forks n’avait pas été contraint de me laisser. Parce j’avais un peu pris sur moi-même.

Je commençais à m’ouvrir à lui. Les mots coulaient de source et je sentais qu’une fois lancé, s’arrêter allait être difficile. Nous n’étions qu’en septembre, et pas une seule fois je n’avais réellement parlé de ce sujet à quelqu’un. Même à Moran ou Alexandre. Je prétendais ne pas vouloir en parler, que cela me faisait trop de mal, qu’il fallait attendre le bon moment… Mais au fond de moi, il y avait ce besoin, ce cri au secours qui suppliait mes amis d’insister un peu plus. J’avais évidement ravalé ma fierté de lion pour aller pleurer dans leurs bras, à la fin de la journée. Cependant, je n’avais pas encore abordé ce sujet avec eux. Et cette envie allait se concrétiser à l’instant même. Détrompez-vous, je n’en voulais pas à mes amis Serpentard. C’était mon choix si j’avais décidé de ne pas avoir cette discussion avec eux. Je ne voulais pas les blâmer pour cela.

Le Pouffy s’excusa, il n’y avait rien à répondre. Je le vis du coin de l’œil se glisser le long du mur, comme moi juste avant. Deux pauvres élèves, assis par terre, les yeux perdus dans le vague. À la différence près que nous n’étions ni dans la même Maison, ni dans la même année. Était-ce un défaut ? Je veux dire, être sociable ? Beaucoup disais que je l’étais trop, quitte à être ami avec des Maison « ennemies ». James, par exemple, me reprochait mon amitié avec certains Serpentard. D’autres, avec Dowey parce qu’il était un blaireau. Et alors, par Merlin ? Qui avait dit que les Maisons devaient être séparées en ayant un regard négatif sur leurs camarades ? Personne. C’étaient les élèves qui avaient inventé cette loi ridicule à mes yeux. Et quand on la brisait, on était mal vu. Vive la maturité.

« Faire le point, c’est une chose. Mais après ? Je suis pas sûr que, pour autant, tu es envie de revenir, n’est-ce pas ? Le regard des autres n’aura pas forcément disparu. Il sera peut-être même accompagné de ragots de vieilles sorcières. J’ai pas besoin de te donner un exemple, tu vois très bien, j’imagine. »

J’hochai la tête de haut en bas. Bien sûr que je comprenais ce qu’il disait. Ici, les exemples étaient assez inutiles et tous les petits sous-entendus étaient plus que compréhensibles. Il y avait une part de vérité dans ce que disais Ewan. Mais ma fierté s’entêtait à croire le contraire. Pour changer…

« Ceci dit, je comprends très bien que tu veuille partir et t’isoler. Je suis pas comme ça, c’est sûr, mais mon frère … Lui c’est un solitaire. Alors je sais, ou du moins j’ai une idée, de ce que c’est que de vouloir s’isoler mais de ne pas pouvoir à cause des autres. Mais de là à te dire si c’est bien … Ça dépend de toi, je pense. »

Je relevai doucement la tête. Tiens, mes soupçons s’étaient avérés juste. Ewan avait bel et bien un frère. Je ne le connaissais que de nom, malgré l’attitude solitaire de ce dernier. Même si certains se voulaient plus discrets que d’autres, leur identité parvenait toujours à mes oreilles. La petite commère, le Prewett. Mais tout le contraire du frère d’Ewan. J’étais loin d’être un solitaire et j’appréciais la compagnie des personnes autour de moi. J’étais loin de me vanter de ma popularité à Poudlard, mais on pouvait dire que j’étais plutôt apprécié.

« Contrairement à ton frère, je suis pas un solitaire. Rester loin des autres deviendrait insupportable au bout d’un moment. C’comme ça. Mais peut-être le temps de... Je ne sais pas, avancer dans ma vie, passer à autre-chose… »[b]

Je plaçai mes bras sur mes genoux et calai ma tête dessus. J’aurais préféré naître quelques années avant. J’aurais pu quitter le château plus tôt, comme ça. Ne pas avoir affaire à tous ces regards de tristesse, tous ces comportements gênés.

[b]« Quelque part, mon frère et ma sœur ont de la chance. Gideon est en plein dans ses études, Molly travaille. Avec toutes ces occupations, ils peuvent un peu penser à autre-chose, se rattraper au train-train de la vie… Moi, je reste bloqué ici. Pour couronner le tout, c’est l’année de mes ASPIC. »


Je poussai un léger soupir. Les examens. Manquait plus que ça… Je n’étais pas forcément stressé, mais je n’avais pas envie de les foirer non plus. Malgré mon comportement, une partie de moi visait haut. Auror, pourquoi pas ? C’était accepter beaucoup de responsabilité, et lorsque l’on comparait le niveau d’autonomie entre Gideon et moi… C’était à mourir de rire. J’étais incapable de m’occuper de quelque chose tout seul. Alors à moins d’avoir un déclic, quelque chose qui me ferait prendre conscience… Je ne sais pas, c’était à réfléchir. Mais je voulais sortir de Poudlard avec les meilleurs résultats possibles. Mes parents auraient été fiers de moi, j’en étais persuadé. La motivation que j’allais trouver, j’en étais sûr, servirait à honorer leur mémoire. Pour que leur fils ne sombre pas, qu’il se relève, qu’il se montre fort… Pour eux.


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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Mar 21 Fév - 12:15


En voyant Fabian hocher la tête, tu ne pus t’empêcher d’esquisser un mince sourire à demi-peiné. Au moins, même s’il t’avait menacé quelques minutes auparavant, il t’écoutait à présent. Tu n’avais aucune idée de si tu lui donnais de bonnes indications ou non mais, tout compte fait, il ne rejetait pas tout en bloc. Il était prêt à t’écouter et, peut-être, à changer sa vision de la chose. C’était un bon point. Un très bon point et, avouons-le, tu ne t’attendais pas à tant de docilité. Fabian devait être exténué, rendu si amer par les évènements qu’il ne voulait qu’une chose : que ça s’arrête. Ou plutôt qu’il s’en libère, qu’il puisse enfin vivre paisiblement.

- Contrairement à ton frère, je suis pas un solitaire. Rester loin des autres deviendrait insupportable au bout d’un moment. Ce fut à ton tour d’hocher la tête. Tu t’étais certes trompé sur le compte de Fabian mais le fait qu’il reconnaisse que s’isoler pour une durée indéterminée n’était pas une bonne idée te réconfortait, d’une certaine manière. Il y avait une chance pour qu’il se raccroche tout de même au monde, ne l’oublie pas complètement.
Maintenant qu’il t’avait dit qu’il n’était pas un solitaire, tu comprenais, tu voyais clairement, comme si tu avais été aveugle avant, qu’il était un peu comme toi, qu’il avait foutrement besoin des autres. Puisque c’était aussi comme cela que tu voyais le monde, tu ne pouvais t’imaginer que la solitude soit le véritable remède. Mais bien sûr, tu ne savais pas ce qu’il pouvait ressentir. Tu ne pouvais qu’imaginer et encore, c’était à mille lieues de ce qu’il vivait et des regards qu’il supportait tant bien que mal.
- C’comme ça. Mais peut-être le temps de... Je ne sais pas, avancer dans ma vie, passer à autre-chose…
- Si tu penses que c’est la solution, alors je n’ai rien à te dire. Ceci dit, ça ne lui offrait aucune solution sur le moment. Il était là, à Poudlard, pour au moins encore un an, à supporter les gens, à être obligé de vivre en communauté là où il avait le plus besoin d’être seul et à l’écart. Vous en étiez tout à fait conscients, l’un comme l’autre.

- Quelque part, mon frère et ma sœur ont de la chance. Gideon est en plein dans ses études, Molly travaille. Avec toutes ces occupations, ils peuvent un peu penser à autre-chose, se rattraper au train-train de la vie… Tu le regardas avec incrédulité. C’était fou comme on pouvait paraître égoïste quand on était touché par le malheur. Tu secouais la tête en signe de négation mais bien sûr, Fabian ne pouvait pas te voir. Tu restais silencieux pendant qu’il continuait à se plaindre (ce que tu ne blâmais pas, c’était tout à fait normal), cherchant comment lui dire quelque chose que tu savais pertinemment dur à entendre. Moi, je reste bloqué ici. Pour couronner le tout, c’est l’année de mes ASPIC.
Au bout d’un moment, tu te lanças. Advienne que pourra …
- Tu penses vraiment que c’est plus facile pour eux ? demandas-tu sur un ton à la fois incrédule et presque froid. Tu étais particulièrement proche de ton frère et tu savais ô combien vous ressentiez les mêmes choses. Et pas uniquement parce que vous étiez jumeaux. Je ne sais pas ce que fait ton frère mais ça doit être aussi dur pour lui que pour toi. Je ne pense pas qu’il ait beaucoup plus envie de se mettre à ses études que toi. Certes, c’est l’année de tes ASPICs mais ton frère vient de quitter Poudlard. Ça doit être aussi voire même plus difficile à vivre. Tu as encore des repères mais si tu n’en as pas l’impression. Mais lui non. Il doit se débrouiller seul. Pour tout. Et ça ne doit pas être facile tous les jours non plus. Tu lui laissais le temps de digérer ce que tu venais de dire puis soupirais longuement. Tu t’en voulais un peu de lui parler ainsi. Tu ne savais pas non plus quoi lui dire. Il restait convaincu que la solitude était la solution mais toi, tu étais persuadé qu’il fallait en parler. Peut-être que … Qu’il faudrait vous retrouver et en discuter ? Ensembles ? C’était tout ce que tu pouvais dire …



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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Mer 22 Fév - 0:45


« Si tu penses que c’est la solution, alors je n’ai rien à te dire. »

Ça tombait bien, moi non plus je n’avais rien à dire. Et c’était bien la première fois que ça m’arrivait. D’habitude, j’étais un véritable moulin à paroles. Un flot continu de phrases parfois sans queue ni tête, juste histoire de parler et sortir je ne sais quelles âneries. De l’humour, ce n’était pas ça qui me manquait. Mais là, si. J’étais fatigué, épuisé, lessivé, tout ce que vous voudrez. Mais je n’en pouvais plus. Le bilan de ce premier mois de cours était plutôt négatif en termes de ressources morales. J’étais à bout de nerfs, et si j’avais pu faire bouler le Poufsouffle plus loin, car ce n’était pas l’envie qui m’en manquait, je l’aurais fait. Mais je sais pas, c’était comme si prononcer ces quelques mots demandait un effort insurmontable. Pathétique, vraiment.

« Tu penses vraiment que c’est plus facile pour eux ? »

Il semblait ne pas comprendre le Ewan. Il était comme sur le cul, n’y croyant pas ses yeux. Il ne comprenait pas un traître mot de ce que je racontais. M’écoutait-il au moins ? Avais-je dit un seul instant que cette épreuve était plus facile pour mon frère et ma sœur ? Jamais je n’avais pensé une chose pareille. Il déformait tout. Il racontait n’importe quoi. J’aurais dû le virer quelques instants plus tôt, qu’il me laisse seul et qu’il arrête de me prendre la tête ! Il était qui au juste, hein ? Un misérable blaireau qui venait me chercher les noises ? Comment il pouvait se permettre de me sortir de telles choses ? Mon visage à l’extérieur était paisible. À l’intérieur, mon sang bouillonnait de rage. Je devais me calmer et ne pas céder à la tentation. Maîtriser cette colère en moi. Elle ne m’apportait rien de bon et j’étais assez grand pour m’en rendre compte. De la volonté, ce n’était pas qui manquait en moi. Il fallait juste que j’aie de… la foi.

« Je ne sais pas ce que fait ton frère mais ça doit être aussi dur pour lui que pour toi. Je ne pense pas qu’il ait beaucoup plus envie de se mettre à ses études que toi. Certes, c’est l’année de tes ASPICs mais ton frère vient de quitter Poudlard. Ça doit être aussi voire même plus difficile à vivre. Tu as encore des repères mais si tu n’en as pas l’impression. Mais lui non. Il doit se débrouiller seul. Pour tout. Et ça ne doit pas être facile tous les jours non plus. »

Mes mains se crispèrent un instant sur mes bras, tellement que mes jointures devinrent blanches. Mais je finis par les desserrer. Lâcher prise pour le moment. Essayer de se calmer, de se maîtriser et de ne pas laisser sortir la bête. Je fermai les yeux en expirant bruyamment pour tenter tant bien que mal de me décontracter complètement. Plus facile à dire qu’à faire. Celui-là commençait légèrement à me taper sur le système.

« Fais attention à ce que tu dis, Forks, » lançai-je d’une voix plus froide que je ne l’aurais voulu.

Je lui lançai un regard de mise en garde. Il ne fallait pas qu’il aille trop loin. Il ne me connaissait pas, je ne le connaissais pas. Point barre. Qu’il ne prenne pas trop ses aises. Déjà que je ne me livrais pas beaucoup à mes amis, mes vrais, alors ce n’était pas avec Ewan, illustre inconnu, que j’allais commencer. Aussi gentil, altruiste et surtout, Poufsouffle et blaireau soit-il. Je n’accordais pas ma confiance aussi facilement aux gens, fallait pas trop qu’il prenne la confiance le petit. Surtout qu’il était quoi, en 4ème, 5ème année ? Voilà. Qu’il monte pas sur ses hipprogriffes.

« J’ai jamais dit que c’était plus facile pour eux. On traverse la même épreuve, je sais ce qu’ils ressentent. On était ensemble quand on l’a appris. On a toujours été ensemble. J’ai peut-être mes repères ici, mais s’en créer d’autres leur permet aussi de tourner la page. De prendre un autre tournant dans leur vie. »

Je m’arrêtai un court instant histoire qu’il réfléchisse un peu à ce que je venais de dire. Je ne sais pas si mes pensées avaient été claires, en tout cas j’avais un peu expliqué mon idée. Tant pis pour lui s’il n’en saisissait pas le sens.

« J’sais pas si tu comprends, lançai-je d’une voix amère. Les explications c’pas trop mon truc. Moi c’est plus l’action, tu vois. »

J’avais terminé en un rire nerveux, presque forcé. Parce que ouais, ça me faisait pas rire, mais alors pas du tout. Je savais même pas pourquoi j’avais tenté de faire une vanne alors que mes piles étaient à plat. Peut-être pour me convaincre que je pouvais encore amuser la galerie malgré cet état lamentable ? L’hypothèse était plausible et tenait debout.

« Gid est en formation pour devenir Auror. Molly est mère au foyer, mais il y a tellement à faire avec les deux petits gobelins… Mes neveux... »

Petit rire ironique mais sans ironie. Ouep, tout dans la subtilité.

« Peut-être que … Qu’il faudrait vous retrouver et en discuter ? Ensembles ? »

Je poussai un long soupir. Oh, on en avait déjà parlé avec Gid et Molly. Longuement, même. Histoire de prévoir un peu notre futur. Mais à ce moment-là, ç’avait plus été eux qui avaient parlé que moi. Moi, qu’est-ce qu’ils voulaient que je dise ? Toutes ces affaires administratives ne me concernaient pas, enfin si, mais trop technique pour moi. Ils étaient plus aptes à s’en occuper. Gringott, tout ça… C’était encore un autre monde. Celui des adultes. Je n’étais pas sûr d’y appartenir. Pas encore, en tout cas.

« On en a déjà parlé, Forks. On en a déjà parlé… »

Je remis ma tête sur mes genoux. J’avais l’air d’un enfant, comme ça. Un enfant qui faisait son caprice et qui boudait pour rien. Mais j’étais loin d’être un enfant, j’étais loin de faire un caprice et de bouder pour rien. Depuis le 17 juillet, j’étais devenu quelqu’un d’autre. Peut-être en phase de rencontrer dans ce fameux nouveau monde, je ne sais pas…

« Je suppose qu’il faut que j’attende que la vie suive son cours… Que je m’habitue à tout ça… J’ai peut-être juste besoin de prendre le temps de réfléchir… »

Je soupirai en fermant les yeux. J’étais complètement paumé.


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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Ven 24 Fév - 11:34


Tu avais peut-être parlé un peu trop vite mais tu restais néanmoins convaincu de la véracité de ce que tu venais de débiter. En soi, ce n’était pas faux. Il n’y avait pas besoin d’être un expert pour savoir que pour chaque membre de la famille Prewett, l’épreuve était un cauchemar, qu’importe ce qu’ils faisaient. Mais peut-être que Fabian n’était pas prêt à l’entendre.
- Fais attention à ce que tu dis, Forks, lança-t-il en même temps qu’un regard dissuasif presque méchant. Tu restas de marbre. Ton sourire, tu l’avais perdu depuis longtemps déjà et si, en temps normal, un tel regard t’aurait fait frémir, tu le soutins cette fois mais certainement pas en signe de confrontation. Si de l’extérieur, tu n’esquissais pas le moindre mouvement, tu te posais des tas de questions intérieurement.
Ça t’avait effleuré l’esprit de te lever et de partir sans demander ton reste. Ça aurait gêné qui ? Certainement pas Fabian ? Mais toi, tu t’en serais voulu de l’avoir laissé là, dans sa détresse. Et pourtant, qu’importe ce que tu essayais, tu n’arrivais pas à le comprendre. Tu ne demandais pas à apprendre à le connaître instantanément, ça non. Mais tu essayais de comprendre son raisonnement, ce qui n’était pas gagné. Peut-être était-ce toi qui étais trop con où alors lui qui devait aussi faire attention à ce qu’il disait mais il ne te semblait pas avoir mal interprété ses dernières paroles. Mais peut-être était-ce là le problème de votre discussion. Tu essayais de trouver des solutions sans rien savoir de lui, lui ne t’écoutait que très peu et tu finissais par te braquer toi aussi. Oui, peut-être valait-il mieux en rester là.

- J’ai jamais dit que c’était plus facile pour eux. Non peut-être pas. Mais les trouver "chanceux" revenait à la même chose, pour toi. Mais tu devais mal interpréter, comme d’habitude. On traverse la même épreuve, je sais ce qu’ils ressentent. On était ensemble quand on l’a appris. On a toujours été ensemble. J’ai peut-être mes repères ici, mais s’en créer d’autres leur permet aussi de tourner la page. De prendre un autre tournant dans leur vie. Tu ne hochas la tête cette fois-ci. Tu n’en voyais pas l’utilité. Mais ça ne voulait pas dire que tu n’avais pas compris. Tu étais certes naïf mais pas idiot. Même si ça ne se voyait pas au premier abord, Fabian semblait l’oublier, ou du moins une trop grande simplification. J’sais pas si tu comprends. Les explications c’pas trop mon truc. Moi c’est plus l’action, tu vois.
- Ouais, répondis-tu simplement sur un ton neutre, ne te déridant pas non plus à son rire haut perché. Tu n’avais plus envie de rire. Pas que Fabian t’énervait, il en fallait bien plus pour ça, mais parce que tu ne savais pas quoi faire ni quoi dire. Tu te sentais ridiculement inutile et plus la conversation avançait, plus tu risquais de se froisser définitivement. Et tu savais pertinemment que tu le regretterais si tu disais quelque chose de travers.

Alors tu avais préféré t’en tenir à des évidences, ne pas trop te mouiller pour éviter une réaction démesurée. En parler avec ses frères et sœurs ? Tu n’avais rien trouvé de mieux à lui dire ?
- On en a déjà parlé, Forks. On en a déjà parlé…
Bien sûr. Ça ne t’étonnait même pas. Malgré la douleur, on finissait toujours par en parler. Parler de ce qu’il s’était passé. Mais ce dont tu n’étais pas sûr, c’était si Fabian avait confié à Gideon ou à Molly ces sentiments, son sentiment d’impuissance, sa colère. Il semblait être quelqu’un d’incroyablement fier. Ce n’aurait pas été étonnant s’il avait tout gardé pour lui, préférant rester muet face à ceux qui pouvaient le comprendre au mieux. Mais est-ce que ça valait vraiment la peine de le lui demander ? Au mieux, il l’avait déjà fait et il te répondrait aussi froidement qu’avant. Au pire, il n’accepterait pas de se rendre à l’évidence et tu serais le fautif.
De dépit, d’harassement, il posa sa tête contre ses bras. Comme un enfant. Un enfant totalement perdu. Il te faisait de la peine. Mais ce qui te tracassait encore plus, c’était de savoir que tu ne pourrais rien faire pour l’aider vraiment. Tu avais cherché à lui prodiguer des conseils, c’était un échec flagrant. Que faire alors ?

- Je suppose qu’il faut que j’attende que la vie suive son cours… Que je m’habitue à tout ça… J’ai peut-être juste besoin de prendre le temps de réfléchir…
Cette fois, tu hochas plusieurs fois la tête, l’accompagnant d’un grondement signifiant ton approbation. Finalement, c’était certainement la meilleure des solutions. De toute façon, que pouvais-tu lui apporter de plus ? Du réconfort, lui dire que tout allait s’arranger ? C’était tout à fait ton genre de déballer de telles inepties mais sérieusement, ce n’était pas à un inconnu de dire. Surtout que c’était totalement faux. Alors quoi ?
Il y avait peut-être quelque chose, au final. Ça coulait de source mais lorsque tu le voyais ainsi, totalement perdu, tu préférais t’en assurer. Mais c’était à tes risques et périls, Forks.
- Y réfléchir oui, soufflas-tu, la voix éraillée par ta gorge extrêmement sèche. Mais pas à ce qu’il s’est passé. Tu entendais par là, ne pas repasser les évènements dans sa tête en boucle, en s’imaginant qu’il était possible de tout changer. C’était drôle à dire car toi le premier, tu l’aurais fait. Te rendant alors compte que Fabian pouvait se méprendre, tu te repris. J’veux dire … Penses à l’avenir. Ou alors au quotidien. Ne le ressasse pas tout le temps. Je sais, c’est facile à dire et j’y connais. Et c’est peut-être trop tôt pour ça mais … rien en te coûte t’essayer, non ? Toujours et encore ton optimisme à deux mornilles. Ça donnait envie de vomir des fois … Tu ne savais rien et pourtant tu étais très fort pour parler. Ça allait te perdre un jour. Si ce n’était pas aujourd’hui …



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J'en connais un qui va se prendre un poing dans laggle Rolling

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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Dim 26 Fév - 11:47



Ça faisait quand-même deux mois. Que deux mois, j’avais envie de dire. Et pourtant, c’était comme si leur mort avait été annoncée hier. Hier que mon monde s’écroulait, s’effondrait. Hier où je devenais orphelin. Tiens, je n’avais jamais pensé que ce mot allait me définir, un jour. Comme quoi, tout pouvait arriver. Le meilleur comme le pire. Quoique, là c’était plutôt le pire. Car quoi de pire que perdre ses parents à seulement 17 ans ? C’était l’âge où on commençait à rentrer dans le monde des adultes, dans le monde des grands… J’aurais tant voulu qu’ils soient là à cet instant pour m’apaiser et me rassurer par rapport à cet avenir qui, l’air de rien, devenait de plus en plus préoccupant. Juste pour les voir encore une fois…

Le Poufsouffle sembla tout à fait d’accord avec ma dernière phrase que je pensais réellement. Franchement, j’étais lasse et fatigué. Fatigué de lutter, fatigué de ressembler à un Détraqueur jour et nuit. Juste fatigué d’être dans cet état. Une voix intérieure me criait de me reprendre, d’être de nouveau moi-même, de reprendre possession de mes moyens, mais c’était plus fort que moi. Il y avait comme un poids qui m’en empêchait, c’était à chaque fois ce cercle vicieux. Mais je voulais m’en sortir. Une révélation soudainement s’offrit à moi. Le courage. Mais qu’était-ce le courage, en fait ? Était-ce seulement face à des ennemis, ce fait d’oublier sa peur durant quelques instants pour foncer sur le terrain, en plein dans le danger sans vraiment penser aux conséquences ? Ou était-ce se relever d’épreuves difficiles ? Une réponse arriva alors sans que je sois vraiment certain de la véracité de celle-ci.

« Y réfléchir oui. Mais pas à ce qu’il s’est passé. J’veux dire … Penses à l’avenir. Ou alors au quotidien. Ne le ressasse pas tout le temps. Je sais, c’est facile à dire et j’y connais. Et c’est peut-être trop tôt pour ça mais … rien en te coûte t’essayer, non ? »

Je relevai lentement ma tête, une lueur nouvelle apparaissant dans mes yeux. Puis, je tournai ma tête en direction de celui qui avait osé me déranger quelques instants auparavant, mais je ne lui en voulais plus. Il avait peut-être peur que je lève la main sur lui, en grand gaillard que j’étais, mais ce n’était pourtant pas le cas. Il m’avait l’air gentil, bon, peut-être un peu beaucoup niais aussi, mais peu importe. Même si ses mots m’avaient irrité, même si la situation faisait que je pouvais lui en vouloir, ce qu’il m’avait dit m’avait fait réfléchir sur moi-même. Sur la forme que pouvait prendre réellement le courage, courage qui était divers et varié. Peut-être sans s’en rendre compte, Ewan m’avait ouvert les yeux. Ce n’était, certes, pas mon ami, mais les mots un peu durs qu’il avait eus avaient le mérite d’avoir porté ses fruits.

« T’as raison, mec. »

Juste cette simple phrase. S’il était perspicace, Forks allait comprendre. Comprendre que je voulais me battre pour m’en sortir. C’était ce qu’ils auraient voulu, non ? Que je sorte de cette bouse de Sombral et que je continue à vivre ma vie ? Pas sûr qu’ils auraient aimé me voir dans un état pareil. Alors si je me relevais, c’était pour eux et pour personne d’autre.

« Il faut que je me recentre sur le quotidien, que je me trouve un objectif pour essayer de tourner la page, » soufflai-je.

J’avais déjà une petite idée derrière la tête, mais je n’étais pas sûr alors je ne dis rien. Je tendis le bras pour toucher son épaule. Ça va qu’il n’était pas trop loin.

« Merci, Ewan. »

Deux mots qui signifiaient beaucoup, pour moi. J’avais eu besoin de cet électrochoc. J’espère qu’il s’en rendait compte.


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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Dim 5 Mar - 11:51


Tes mots étaient peut-être durs, d’autant plus que tu parlais sans savoir. Toi, tu avais toujours tes deux parents et même des grands-parents en pleine forme, alors comment pouvais-tu imaginer la situation dans laquelle se trouvait Fabian. Et même, si tu pouvais tenter de le comprendre, de te représenter sa douleur, ce serait toujours à mille lieues de ce qu’il ressentait vraiment. Lui faire la morale ? Lui prodiguer des conseils ? C’était totalement idiot venant de quelqu’un comme toi qui ne savait rien. Mais à vrai dire, c’était tellement toi ça, parler pour ne rien dire, ou penser dire des choses censées alors que ça ne l’était pas le moins du monde. Cette fois, si Fabian avait voulu te frapper, il aurait eu raison. Et ça aurait été totalement justifié. Non mais sérieusement, tu n’avais jamais été aussi exaspérant.

Pourtant, lorsque Fabian releva le nez, tu pus lire dans ses yeux quelque chose de différent, une lueur qui n’avait rien à voir avec la colère. C’était autre chose. Quelque chose que tu n’arrivais pas à définir mais, au fond de toi, tu savais que Fabian n’allait pas te frapper, qu’il y avait renoncé. Tes mots l’avaient-ils touché ? Ça y ressemblait bien. Incroyable ! Toi-même, tu avais du mal à y croire.
- T’as raison, mec.
A nouveau, tu hochas la tête. C’était ça que tu voulais entendre depuis le début. Certes pas pour te gausser d’avoir raison mais parce que ça voulait tout dire. Cette fois, Fabian ne rejetait pas tout en bloc, finissait par accepter qu’autre chose était possible, que de se lamenter n’était pas l’unique solution. C’était déjà un énorme pas en avant. Le premier peut-être mais certainement pas le dernier.
- Il faut que je me recentre sur le quotidien, que je me trouve un objectif pour essayer de tourner la page.
C’était exactement ça. Il avait tout compris, ne restait plus qu’à le mettre en œuvre. Tu avais déjà des idées derrière la tête, comme par exemple se concentrer sur ses ASPICs, mais ce n’était pas à toi de décider pour lui ou même de lui donner des conseils. Tu avais fait ce que tu pouvais pour l’aider, pour lui ouvrir les yeux en quelque sorte, mais ce devait être à lui de faire le reste du chemin.

Fabian posa la main sur ton épaule, t’assurant ainsi qu’il avait compris et qu’il voulait, qu’il allait se relever. Tu lui souris sans pour autant dire quelque chose. Il avait déjà un peu meilleure mine que lorsque tu l’avais surpris dans son alcôve.
- Merci, Ewan.
Tu te relevas alors et lui tendis ta main pour l’aider à se relever. C’était un geste amical car non, tu ne t’imaginais pas une seule seconde qu’il puisse avoir besoin d’aide pour ça.
- J’ai pas fait grand-chose mais … de rien, dis-tu en lui souriant gentiment. Tu avais envie de lui dire quelque chose mais tu craignais qu’il puisse croire que tu pensais que cette simple conversation avait été suffisante pour faire de vous des amis. Tu savais très bien que ce n’était pas le cas, même si tu espérais qu’avec le temps, vous pourriez l’être. Finalement, tu te lanças. Et … Si jamais tu … t’as envie de parler, je suis là, hein.



Citation :

Je pense qu'on peut s'arrêter là, non ?

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MessageSujet: Re: 'Cause lions sometimes cry ft.Fabian Lun 13 Mar - 19:14


Ewan se releva et me tendit la main pour m'aider à faire de même. Je l'attrapai et me remis sur pieds, les yeux encore un peu perdus dans le vague.

« J’ai pas fait grand-chose mais … de rien. »

Il me lance ça en souriant et je lui réponds par un sourire. Il a l'air quand-même gentil, ce type. Il avait certes manqué de tact au tout début, mais il avait tout de même fait un effort pour se rattraper et avait tenté tant bien que mal de me remonter le moral. Face à une tête de mule comme moi, c'était courageux. Mais en fait, j'étais fatigué de lutter. Fatigué aussi parce que je n'en dormais plus la nuit, que j'arrivais en cours les yeux explosés, pouvant à peine lancer un sort comme il faut. Et c'était un problème. Il fallait que je me ménage, il ne fallait pas que cette situation traîne. Et ça, sans lui pour me mettre deux claques dans la tronche, je ne l'aurais pas compris. Il n'avait pas été trop dur. Il aurait pu être pire, mais je sentais que ce n'était pas dans sa nature. De toute façon, dire à quelqu'un qu'il fallait que je me trouve des objectifs pour avancer dans la vie m'aidait déjà beaucoup. Il devait être la première personne à qui je le disais réellement, de but en blanc.

« Et … Si jamais tu … t’as envie de parler, je suis là, hein. »

Je lui souris de nouveau. Les Poufsouffle étaient vraiment gentils, en fait. Contrairement à certains, je n'avais pas clichés ou d'à priori par rapport à cette Maison. Je prenais les gens comme ils venaient. Serpents ou Lions. Aigles ou Blaireaux. Après tout, ce n'était pas la Maison qui dictait le comportement d'une personne, mais bel et bien le caractère.

« T'es vraiment un type bien, Ewan. »

Et voilà, c'était dit. Après tout, il fallait bien que le remercie d'une manière ou d'une autre, non ? Autant que cela soit fait maintenant. Je me passai la main dans les cheveux en soupirant.

« Vraiment désolé de t'avoir dérangé. T'as sûrement d'autres-choses à faire et... Par Merlin ! m'écriai-je soudainement, le devoir de McGo ! Je ne l'ai même pas commencé ! »

J'émis un léger râle de frustration. C'était vraiment mal barré pour prendre un nouveau départ. En plus, je détestais les devoirs écrits. La théorie tout ça... Ce n'était pas mon fort, et malgré toute ma bonne volonté, je ne pouvais contredire ma nature. C'était ainsi. Mais bon, tout avait un début, n'est-ce pas ?

« Merci encore mec, c'est grâce à toi cette prise de conscience. »

Je lui fis une tape amicale sur l'épaule et m'élançai en courant dans le couloir. Le château était vaste et quelques élèves traînaient encore dans les couloirs, mais je m'en fichais pas mal. Je ne faisais même pas attention à leur présence et réfléchis tout le long du trajet à la discussion que j'avais eue avec le blaireau. À partir d'aujourd'hui, j'allais commencer une nouvelle vie. À partir d'aujourd'hui, j'allais rendre mes parents fiers de moi. À partir d'aujourd'hui, l'ancien Fabian laissait place au nouveau.

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Je te laisse clôturer si t'as envie de faire un dernier post !

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