C'est la rentrée sur ATDM, tous à bord du Poudlard Express !
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Te revoir ... (Raven Fawkes)

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MessageSujet: Te revoir ... (Raven Fawkes) Mer 1 Mar - 15:33

C'était le retour des vacances de Février et comme promis, Raven Fawkes, son ancienne amie, devait venir lui rendre visite. L'auror était en convalescence, mais n'aimant pas rester sans rien faire, venait au château participer à un cours du Professeur Funestar. Sans aucun doute, son intervention éveillerait de nouvelles vocations parmi les élèves. Peut-être aussi serait-ce l'occasion d'évoquer avec eux ce qui se passait en dehors de l'Ecole de Sorcellerie. Dans tous les cas pour Asterion, c'était le moment à la fois attendu et redouté de revoir son amie et de revivre avec elle certains souvenirs longuement enfouis.
Sur le quai, le Professeur attendait patiemment assis sur un banc en fer forgé. Il regardait toutes les minutes sa montre à gousset comme si ce geste allait faire venir le train plus vite. En réalité, c'était un mouvement machinal qui avait pour objectif d'apaiser son angoisse. Les deux anciens élèves avaient correspondu depuis plusieurs mois et le moment de la rencontre sonnait enfin lorsque le train s'ébranla. Asterion se leva tandis que les portes s'ouvraient sur les élèves impatients de revenir. Grâce à sa taille, il pouvait aisément balayer la foule des adolescents pour repérer Miss Fawkes. Il la chercha du regard sans la trouver et se fraya un chemin jusqu'à un wagon lorsque …


Dernière édition par Professeur Funestar le Sam 4 Mar - 15:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Te revoir ... (Raven Fawkes) Mer 1 Mar - 18:16

Un aperçu de comment elle est habillée Wink:
 


Le jour J était enfin arrivé. Les vacances scolaires étaient terminées et, même si je n’avais pas eu de vacances, être en convalescence était pratiquement la même chose. J’avais bien tenté de retourner travailler quelques jours, mais j’ai dû me faire à l’idée que ce n’était peut-être pas la bonne solution. En effet, après être rentrée de chez les Rozen où j’avais eu une discussion forte intéressante avec le cadet de la famille, Alexandre, mon dos n’avait fait que m’élancer. Un hibou rapidement envoyé et je restais chez moi bien sagement, même si je m’ennuyais de pied ferme. Cependant, je devais être en forme pour les jours qui allaient suivre étant donné que je devais intervenir à Poudlard dans l’un des cours d’Asterion Funestar, un ancien ami. Échanger avec lui par courrier ces derniers mois m’avait rappelé beaucoup de souvenirs, bons comme mauvais. J’appréhendais quelque peu ces retrouvailles, mais il fallait bien passer par là un jour ou l’autre.
Je n’avais pas trop su comment m’habiller pour l’occasion, aussi vêtis-je des vêtements que je portais tous les jours. J’avais relevé mes cheveux en chignon que j’avais entouré d’un chouchou noir et rouge et, en un coup de baguette, fermé ma valise. J’étais fin prête pour le départ. J’enfilai ma veste dont le col était en velours, rajoutai rapidement de jolies petites boucles d’oreille et m’observai un instant dans le miroir, valise en main. Cela faisait des années que je n’avais pas quitté cet appartement pendant quelques jours. Revoir Asterion chamboulait quelque peu les habitudes que j’avais prises depuis le décès d’Elliot. Bon. Le train m’attendait. Sans attendre, je transplanai, direction Gare King’s Cross ! Manquait plus que ça, que je sois en retard et que je loupe le Poudlard Express…

Mes pieds touchèrent à nouveau le sol et, lorsque je rouvris les yeux, je faisais face au Quai destiné aux moldus. Il fallait que je retrouve le Quai 9 ¾… Revenir ici me faisait rappeler tant de souvenirs, toutes les fois où j’avais foulé ce sol. Ah, le fameux passage se tenait à présent devant moi. Le fixant d’un air décidé, je marchai d’un pas vif et traversa le mur pour atterrir juste devant le Poudlard Express. J’aurais pu transplaner directement aux alentours de Pré-au-Lard, mais je vous avoue que je voulais vivre de nouveau la sensation de monter dans ce train. Certains adolescents me regardèrent intrigués, comme s’ils se demandaient ce qu’une femme comme moi faisait là à prendre le train normalement réservé aux élèves. Ce transport était rarement emprunté par des adultes. Prochaine étape : tenter de me trouver une cabine où je pourrais être seule de préférence. Non pas que faire le voyage avec des enfants me dérangeait, mais plutôt que je voulais me reposer un petit peu avant d’arriver.
Après avoir observé quelques instants les élèves monter dans le train et dire au revoir à leur parents, je rentrai à mon tour. C’est drôle, j’aurais pensé les couloirs un peu plus larges… Peut-être parce que j’avais grandi, depuis. 18 ans que je n’avais pas remis les pieds ici. J’avançai doucement, jetant des regards à droite à gauche pour voir si un compartiment n’était pas disponible. Il me fallut atteindre l’arrière du train pour pouvoir trouver un compartiment où il n’y avait pas personne. Les étudiants avaient sûrement la flemme de marcher jusqu’à-là et se contentaient de la première moitié du train. Très bien, au moins j’allais pouvoir être tranqu…

« Excusez-moi, vous ne vous êtes pas trompées, miss… ? »


Je fis volte-face pour savoir à qui je devais répondre et me retrouvai nez-à-nez avec un monsieur qui s’occupait très certainement de s’assurer que tous les élèves avaient trouvé une place. Je lui souris.

« Miss Fawkes, Auror. J’interviens dans un cours du Professeur Funestar, j’ai voulu emprunter le Poudlard Express exceptionnellement. Cette cabine est-elle réservée ? »

L’homme, prit au dépourvu, balbutia en disant que non, je pouvais rester ici si tel était mon souhait, qu’il me souhaitait un bon voyage et un bon retour à Poudlard, qu’il ne se trouvait pas loin si j’avais besoin de quelque chose et qu’il était vraiment désolé du dérangement. Je le remerciai en le rassurant sur ce dernier point, et mon interlocuteur s’empressa de refermer la porte. Pauvre petit homme, il avait l’air paniqué. Je soupirai de satisfaction et utilisai un Sortilège Informulé pour glisser ma valise au-dessus de moi. Mon dos m’élançait encore parfois, le moment était mal choisi pour tenter quoi que ce soit. Je m’installai confortablement quand le son du sifflet retentit. Il était temps. Quelques minutes après, je m’étais assoupie.

Le trajet était presque terminé lorsque j’ouvris à nouveau les yeux. Cette petite sieste m’avait fait un bien fou et j’étais à présent en pleine forme. Le train s’arrêta et, de la même manière qu’à l’aller, je fis léviter mon bagage qui vint se ranger à mes côtés. Je sortis de mon compartiment et vis tous les élèves qui sortaient en trombe des leurs, impatients et surexcités à l’idée de retourner à Poudlard. Voilà un détail qui différenciait l’école magique de l’école moldue. Le château, avec tous ses mystères et sa magie, donnait envie d’y retourner à chaque fois que l’on quittait l’établissement. Je n’étais pas sûre que ça soit le même cas chez nos confrères non-magiques. J’attendis un petit peu pour éviter de me faire embarquer par la foule d’élèves et, quand il y eut un petit moins de monde, pris une sortie pour descendre du train et tombai nez à nez avec… Asterion qui s’arrêta net. Et bah, pour une coïncidence ! Moi qui pensais le voir lorsque j’allais arriver à Poudlard… Il avait l’air plutôt préoccupé et nerveux, au vu de ses traits sur le visage. Un léger silence se fit pendant lequel je descendis complètement du train, laissant le loisir à chacun de s’observer pendant quelques instants. Il n’avait pas changé, si ce n’était quelques rides en plus. Il possédait toujours ce charisme incroyable qui s’était même renforcé au fil des années, ces mêmes yeux, ces mêmes traits… Cela me faisait bizarre de le revoir après tant d’années.

« Asterion, le saluai-je avec un grand sourire, ou plutôt devrais-je dire professeur Funestar, à présent ? »

Professeur Funestar. Des mots bien étranges pour quelqu’un que je connaissais depuis des années.

« Comment allez-vous ? Je ne pensais pas vous voir avant mon arrivée à Poudlard, voilà qui est une agréable surprise. »


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Dernière édition par Raven Fawkes le Sam 4 Mar - 18:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Te revoir ... (Raven Fawkes) Sam 4 Mar - 17:09

Lorsqu'il tomba nez à nez avec Raven. Un peu perturbé, il ne sut pas comment la saluer. Une poignée de main ? Une étreinte ? Une bise à la française ? Quel était le code dans ce genre de retrouvailles ? Il amorça un mouvement vers elle puis se retint lorsqu'elle parla. Un peu gêné, il bredouilla, puis s'éclaircit la gorge avant de reprendre :

- Bonjour Raven …

Il sourit timidement lorsqu'elle l'appela par son titre et compléta : « Asterion c'est très bien ».
Avant de se baisser pour lui porter sa valise, le Professeur en profita pour détailler son visage. Comme la dernière fois qu'il lui avait rendu visite lorsqu'elle était assoupie à Ste Mangouste, il la trouva semblable à l'image qu'il en avait gardé. Dans sa mémoire et sur les photographies. Seuls ses yeux bleus perçants et scrutateurs semblaient avoir pris en âge et en maturité, celle des épreuves traversées de la vie. Il saisit à pleine main la valise de Raven et commença à marcher vers les diligences qui menaient au château :

- Je voulais simplement vous accueillir à la sortie du train. Nous aurons un peu de temps pour bavarder sur le chemin du château.

Asterion s'arrêta un instant pour l'aider à monter, posa la valise sur le coffre et monta à son tour. Lorsqu'il était élève, il n'avait jamais prêté attention aux sombrals qu'il ne voyait pas. Il croyait comme tous les innocents que les diligences avançaient magiquement. Aujourd'hui, chaque fois qu'il les empruntaient, il se remémorait la raison pour laquelle il les voyait. Tandis que la leur se mit en marche, Asterion entama :

- Je me porte bien. Il resta évasif et demanda pour changer de sujet : Mais je devrais plutôt vous demander à vous votre état de santé ?
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MessageSujet: Re: Te revoir ... (Raven Fawkes) Ven 10 Mar - 22:57

Un aperçu de comment elle est habillée Wink:
 


Cela me faisait tout drôle de revoir cet ancien ami. C’était comme si je me tenais éveillée dans un rêve. Comme si je retournais vraiment à Poudlard et que nous nous retrouvions avec Elliot, Asterion et sa femme. Sauf que cela se passait bien des années après. Et avec deux personnes en moins. L’air de rien, ça faisait beaucoup. Autrefois de jeunes adultes tout justes sortis de l’adolescence, aujourd’hui matures et adultes responsables, nous nous faisions face avec calme et sérénité mais non sans une légère nervosité. Chacun possédait son trophée personnel de cicatrices à l’intérieur de l’âme. Chacun savait ce que l’autre avait traversé durant les années où ils ne s’étaient plus adressé la parole. Je ne savais pas vraiment quoi faire. Pour la première fois depuis bien longtemps, j’étais loin d’être sûre de ce que je faisais, malgré mon attitude confiante.

« Asterion c'est très bien. »

Mes lèvres s’étirèrent en un fin sourire tandis qu’il se penchait pour ramasser ma valise. En tout cas, il n’avait pas perdu le sens de la galanterie. À vrai dire, j’aurais pu le faire moi-même en la faisant léviter, mais puisqu’il se proposait… Je n’allais pas refuser une aide aussi gentille que la sienne. Les traits de son visage s’étaient affirmés et avaient mûri. Asterion était loin du jeune adulte que j’avais vu pour la dernière fois. Il avait changé… Tout en restant le même. Le professeur était un paradoxe à lui tout seul, c’était dire.
Cependant, je ne m’étais pas attendue à le voir de sitôt. En effet, je prévoyais me balader un peu dans les rues de Pré-au-Lard puis d’arriver tranquillement au château. Sa présence à la Gare était une véritable et agréable surprise. Nous nous dirigions, en suivant le mouvement de foule des élèves, vers les diligences qui allaient nous mener à Poudlard. J’aperçus, en s’approchant, que ces diligences n’étaient dirigées par nul autre que des Sombrals. Stupeur. Je n’en avais jamais vu auparavant. La mort d’Elliot était survenue bien après la fin de ma scolarité et… Je savais très bien pourquoi je pouvais les voir, à présent. Je n’avais pas encore fait mon deuil. Même après six ans.
Assez gênée, je m’aperçus qu’Asterion m’avait parlée. Quelle idiote, je n’avais même pas écoutée.

« Excusez-moi, je… Je n’avais jamais vu de Sombrals avant aujourd’hui, » avouai-je en scrutant le mouvement de ces bêtes à l’apparence noire et squelettique.

Je pris la main que mon ami me proposait et montait à bord de la diligence. Il posa ma valise dans le coffre et monta à son tour. Bientôt, nous nous mîmes en marche et Asterion commença à parler en répondant à la question que je lui avais posée quelques minutes auparavant.

« Je me porte bien, fit-il sans rentrer dans les détails, mais je devrais plutôt vous demander à vous votre état de santé ? »

Je lui souris tout en posant mes mains sur mes genoux. En ce mois de février, il ne faisait pas très froid, heureusement que je n’avais pas mis une veste tenant trop chaud !

« Je vais mieux, beaucoup mieux. Mon dos m’élance moins et s’habitue petit à petit à la blessure. Je suis retournée il y a de cela quelques jours au Ministère afin d’aller m’entraîner sur des mannequins. De quoi aurai-je l’air devant les élèves si je perds la main ? » lui répondis-je sans me départir de mon sourire.

Puis, je repensai à cette inauguration au Musée et mon visage redevint sérieux. Une catastrophe. Cet événement avait été une catastrophe et avait causé la mort de bien de personnes. La Ministre était sûre de ne pas avoir obtenu la confiance de ses compatriotes, suite à cela. Ni celle de ses employés, soit dit en passant. Je me méfiais davantage de mes supérieurs et de leurs décisions, à présent. Parfois, ils signaient des contrats d’intervention et de protection sans même réfléchir aux conséquences. Et lorsque l’on évoquait le sujet d’une éventuelle attaque, on nous tapait sur les doigts en disant que nous n’étions sûrs de rien. Comme Vince à la réunion qui avait précédé l’Inauguration du Musée.

« Je savais que cette inauguration était une mauvaise idée. J’avais comme une sorte de mauvais pressentiment. Vous me connaissez, j’ai tendance à vouloir anticiper ce qu’il va arriver et… »

Je laissai ma phrase en suspens. Asterion avait très bien compris ce que j’entendais par là. Depuis que nous étions jeunes, j’avais toujours aimé prévoir les choses en avance, planifier. L’organisation, encore une fois. J’avais besoin que les choses soient dans l’ordre et non pas toutes éparpillées. Dans ma tête, chaque chose était à sa place. Cela se voyait tout simplement dans mon bureau où pas une feuille ne dépassait. Dans mon petit appartement londonien, même si je recevais peu de visites, les pièces étaient comme neuves. On aurait pu me traiter de femme rigide, stricte sans aucune souplesse, c’était ainsi. Au moins, j’avais le mérite d’être organisée dans ma vie.
Je pris soudainement une mine légèrement sombre en repensant à ce qu’il s’était passé, le jour de l’inauguration. Cet homme masqué, tout d’abord. Je ne savais pas qui il était, mais sa voix allait être restée gravée dans ma mémoire. Sa voix porteuse de cette vérité douloureuse. Pendant toutes ces années, la mort d’Elliot n’avait pas été réellement vengée. Elle l’avait été… À moitié. Et ce Mangemort qui venait m’annoncer que c’était lui qui avait été derrière tout ça, au moment même où je tentais vainement de me remettre sur pieds après l’attaque d’un autre ennemi. Une femme, cette fois-ci.

« J’attends simplement avec impatience le jour où je me retrouverai face à cette femme à qui je dois ma cicatrice au dos. Elle n’a pas trouvé plus lâche que de m’attaquer par derrière, » sifflai-je de ma voix médium.

Ma voix faisait ressentir la tension qui faisait crisper mes mains. Il y avait en moi cette lutte inlassable qui me déchirait l’âme et qui, pourtant, était à l’origine de ma force. Néanmoins, je plongeai mon regard bleu dans le sien et esquissai un léger sourire.  

« Cela me fait du bien de vous revoir, Asterion. »

Je m’en rendais compte, à présent. Mon ami m’avait manquée.

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MessageSujet: Re: Te revoir ... (Raven Fawkes) Lun 13 Mar - 12:52

Tandis que leur diligence avançait, Raven lui répondit sur son état de santé. Le Professeur fut soulagée d'apprendre qu'elle allait mieux malgré la douleur dorsale qui demeurait et lui offrit un sourire bienveillant. La suite de son discours ne l'étonna pas. L'auror était une combattante, elle faisait face quoiqu'il arrive avec courage et détermination, celui-la même qui l'avait réparti à Poufsouffle. Il douta tout de même qu'elle perde la main sans entraînement, Raven avait toujours été douée en DCFM, ne pas exercer quelques jours n’enlèverait en rien ses capacités. Il songea surtout que sa vieille amie ne pouvait pas rester se reposer à ne rien faire dans son appartement. Tandis qu'elle changea de sujet, Asterion perçut très bien l'allusion que son interlocutrice faisait. Bien sur que cette inauguration était une mauvaise idée. Comme elle, il avait pressenti les choses et c'était pour cela qu'il ne s'y était pas rendu, contrairement à ce qu'il lui avait annoncé dans sa lettre. Oui cela et son agoraphobie probablement. Et comme elle, il aimait tout anticiper et prévoir la suite des choses, en bon expérimentateur qu'il était. Bien sur lors de son travail, il appréciait être surpris ; mais dans la vie réelle ce n'était pas du tout le cas. Sans réfléchir il termina sa phrase doucement :

- … et à tout planifier à l'avance .. Vous n'avez pas changé …

Raven prit soudainement un air plus grave comme si elle repensait intensément à ce soir là et le visage d'Asterion lui fit écho. Elle évoqua la cause de sa blessure. Une femme. Aussi lâche que son maître. A ces mots, le Professeur serra instinctivement les poings et répondit la première citation qui lui vint :

- « La lâcheté commence là ou cesse la puissance ... »

Asterion avait pour défaut de prendre toujours de la distance en citant les auteurs qu'il avait lu. Pour lui, toute parole était inutile si celle-ci avait déjà été prononcée. Il y avait des citations pour tout... Cela l'aidait car il manquait cruellement de spontanéité dans ses rapports humain. Pour rebondir sur ces propos il ajouta tout de même :

- Ce jour viendra, Raven...


Ses mots se perdirent dans le silence qui fut alors rompu par les siens. Lui aussi était heureux de la revoir. Du moins cela lui faisait du bien. Après toutes ses longues années, c'était comme se replonger dans les souvenirs, ils étaient simplement plus âgés, plus meurtris. Il lui répondit d'un simple sourire sincère,  incapable de mettre des mots, mais sachant pertinemment qu'il n'en avait pas besoin. Le reste du trajet se fit dans un silence entendu, comme si chacun profitait de la présence de l'autre, sans avoir à en parler. Lorsqu'ils arrivèrent devant la grille du château, Asterion prit finalement la parole en l'aidant à descendre :

- Nous y voici …Il la laissa contempler le château et continua...  Si vous le souhaitez, nous pouvons faire un détour par le parc … A moins que vous ne soyez un peu fatiguée par le voyage ...

Lui-même avait très envie de fouler le sol du parc et de conduire Raven sur leurs lieux favoris où ils refaisaient e monde avec Elliott et Marianne. Mais il respecterait bien entendu le choix de l'auror si elle éprouvait le besoin de se rafraichir ou de manger quelque chose...
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MessageSujet: Re: Te revoir ... (Raven Fawkes) Lun 3 Avr - 20:42

Un aperçu de comment elle est habillée Wink:
 


- … et à tout planifier à l'avance .. Vous n'avez pas changé …

Je lui fis un petit sourire triste. Et non, j’étais bel et bien restée la même. Peut-être avais-je mûri, avais-je pris de l’âge. Mais au fond, la même âme m’habitait. Les épreuves du temps m’avaient simplement consolidée et rendue plus rigide. À qui cela n’arrivait-il pas ? Parfois, il suffisait d’un rien pour que notre univers entier s’écroule. Il suffisait de la perte d’une seule personne pour se sentir impuissant face à n’importe qui, à n’importe quoi. Mon métier avait été le seul refuge que j’avais trouvé pour me donner cette impression d’être utile, de ne pas faire les choses pour rien. Une manière de me consoler.
J’évoquai alors l’attaque de cette femme, au Musée. Un acte bien lâche, ignoble, infâme, que je condamnais plus que tout. Et les serviteurs du Lord qui se disaient combattants efficaces, voulant préserver les valeurs sorcières des nobles familles de sang-pur. Cette lâcheté ne l’avait pas démontrée, et cela me remontait davantage. Parfois, j’avais envie de croire qu’on les avait simplement leurrés, qu’ils avaient été trompés et qu’un moment ou un autre, ils allaient finir par se réveiller. Mais non. Certains pensaient réellement que les moldus et les nés-moldus étaient des moins que riens. Même les sang-mêlé étaient à la limite de l’inacceptable. Toute cette histoire de race, de sang… Au final, nous étions tous des sorciers, non ?

- « La lâcheté commence là ou cesse la puissance ... »

Nouveau sourire. Mon ami n’avait pas perdu cette habitude de mélanger des citations à ses propres phrases. Sa culture immense m’impressionnait toujours autant. Je me souvenais encore, lorsque nous étions plus jeunes. Son cerveau avait une telle capacité que, parfois, il connaissait la réponse avant le professeur lui-même. Mais il était toujours resté dans une discrétion qui lui donnait un air aussi sage et respectueux.

« Gérard Klein, n’est-ce pas ? Elliot avait quelques-uns de ses livres… Il lui arrivait de m’en lire des passages. Je vous ai apporté quelques ouvrages qui pourraient vous intéresser, d’ailleurs. »

Il y avait notamment ce livre qui parlait du temps qui passe. Un livre qui m’avait semblé tellement empreint d’une douce poésie que je m’étais décidée à le prendre. Elliot n’aurait pas dit non. Après tout, Asterion était son vieil ami, à lui aussi. Il n’aurait pas été contre que nous nous revoyions. Bien au contraire. Elliot aurait voulu que j’avance dans ma vie et que je reprenne un nouveau départ. Même si ce nouveau départ, cela faisait 6 ans que je l’attendais.
Après quelques paroles échangées, le reste du chemin se fit sans aucun bruit de  notre part. J’observais le paysage que nous traversions, dévisageais de temps en temps le professeur sans pour autant paraître indiscrète. La forêt, cette diligence… Cela me faisait vraiment bizarre de revenir mais de l’autre côté du miroir, cette fois-ci. Soudain, notre moyen de locomotion s’arrêta et je levai la tête. Nous étions arrivés. Le trajet m’avait semblé bien court… Asterion m’aida à descendre et m’annonçant que nous étions arrivés. Juste devant moi, le château imposant brillait dans toute sa splendeur. Je n’avais pas les mots et contentais d’observer en silence, le souffle coupé. Il faisait toujours autant sensation. Ça aussi, ça n’avait pas changé. J’avais l’impression de me revoir, quelques années en arrière. Mais à l’époque, je ne mesurais pas vraiment l’effet que cela faisait. De faire face à ce monument gigantesque. Revenir après tant d’années… C’était comme venir ici pour la première fois.

Si vous le souhaitez, nous pouvons faire un détour par le parc … A moins que vous ne soyez un peu fatiguée par le voyage ...

Je me tournai alors vers mon ami, sourire aux lèvres. Je mourrais d’envie d’aller dans le Parc. Cela faisait tellement longtemps… Et puis, je n’étais pas sûre d’avoir réellement le temps dès lors que je serais rentrée à l’intérieur de Poudlard. Autant profiter de la présence de mon ami maintenant. Il allait être trop tard, après.

« Retourner au Parc serait un réel plaisir, Asterion. »

Nous nous engageâmes alors sur le chemin, entourés par ce paysage verdoyant. Tout ici respirait la nostalgie et la mélancolie. Mais pas très loin, on pouvait entendre les cris et le brouhaha des élèves qui se retrouvaient, impatients de raconter comment s’étaient passées leurs vacances. J’avais presque envie de me joindre à eux, et pourtant je faisais à présent partie d’un tout autre monde que celui de l’apprentissage simple et bête.

« J’ai comme l’impression de nous y voir… » ne pus-je m’empêcher de murmurer.

Nous finîmes finalement atteindre un arbre sous lequel était disposé un petit banc en bois, usé par les années. Au début, aucun de nous deux n’osa s’y approcher, comme par peur de remettre un pied dans le passé. Je finis par me détendre et m’y approchai doucement. Un simple banc pour certains, mais pour moi il signifiait tout. J’y voyais encore la place que chacun prenait. Pendant un temps, cela faisait la brochette d’Elliot, Asterion, ma propre personne et Marianne. Marianne… Nous étions tellement proches, nous deux. Et puis après, lorsque les couples se formèrent, Elliot vint me rejoindre et Asterion prit place auprès de sa belle. Moi à l’extrême gauche. Lui à l’extrême droite. Je savais qu’il pensait à la même chose en ce moment même. Avec un regard qui en disait long, je m’assis là où j’avais l’habitude d’être. Je ne savais plus quoi dire. Un flot de sentiments divers et variés entraient à grands flots en moi sans que je puisse y mettre fin. Nostalgie. Tristesse. Douleur. Haine. Lassitude et désespoir. Doute et inquiétude. Et puis, je regardai en face de moi. Le Parc était vide, les élèves devant rejoindre l’intérieur du château. Tout était silencieux, comme si la nature nous permettait de nous replonger dans nos souvenirs. L’école nous faisait face et se remettait peu à peu en activité, après deux semaines de calme. D’autres élèves des nouvelles générations avaient peut-être pris notre place sous cet arbre. Comme d’autres générations allaient le faire après eux. Ainsi allait la vie…  

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MessageSujet: Re: Te revoir ... (Raven Fawkes) Mer 3 Mai - 13:06




Raven avait saisi l'allusion de sa citation et avait proposé les ouvrages de son défunt mari. Son vieil ami à lui. Il se contenta d'un pudique « Merci » et le silence se fit à nouveau jusqu'à la fin du trajet. Une fois arrivés devant la grille, l'auror choisit de retourner au parc. Son doux sourire fit écho au sien et les deux adultes prirent alors sa direction. A mesure qu'il s'approchait de leur arbre, de leur banc, le cœur d'Asterion s'alourdissait. Il ne voulait pas être là. Le souvenir de Marianne était si présent. Il entendit vaguement Raven murmurer quelque chose, puis elle s'assit à sa place. Le regard vide, l'homme resta debout un instant, hésitant à la rejoindre. Ce banc était comme un pierre tombale sur laquelle on vient se recueillir. Il ne manquait que les fleurs et l'épitaphe. Empli d'une émotion tout à fait intense, mêlée de tristesse et de douleur, il prit place là ou se tenait Marianne. Il passa délicatement la pulpe de son doigt dans une entaille du bois qui s'y était toujours trouvée, retrouvant une habitude perdue. Son regard bleu se posa sur la ligne d'horizon et il ne pouvait la quitter des yeux. Après de longues secondes, la douleur devenait telle qu'il saisit la main de son amie, entrelaça ses doigts et serra aussi fort que sa peine le lui dicta. Comme s'il se cramponnait à ce maigre réconfort dans cet océan de solitude et de désolation. De son autre main, il essuya furtivement une larme qui n'avait jamais pu couler. Les deux veufs restèrent là dans leur silence et Asterion se sentit s'effondrer. C'était comme si malgré les années, sa femme et son fils étaient morts hier et qu'il était inconsolable. Comment remonter la pente ? Comment renouer avec la vie ?
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MessageSujet: Re: Te revoir ... (Raven Fawkes) Sam 13 Mai - 22:18

Un aperçu de comment elle est habillée Wink:
 


J’avais l’impression de retourner des années en arrière. La vue était la même. Le souffle du vent sur les arbres les faisait balancer de la même manière. Le ciel était peut-être aussi éclairci que celui-là. Le banc, toujours aussi lisse, sûrement plus abîmé avec le temps. La même ombre au-dessus de nos têtes. Un décor semblable, et pourtant la différence était comme un gouffre entre le passé et le présent. De quatre nous étions passés à deux. Les uniques rescapés des accidents de la vie. Les veufs cherchant à s’accrocher au train de la vie en ayant le cœur qui traînait du pied. Comme s’il refusait de quitter ce qui était parti. C’était nous. Asterion. Moi. Je le vis hésiter, sentis le doute s’insinuer dans ses yeux. Mais il finit par me rejoindre. Pendant un long moment, aucune parole ne fut échangée. Comme si l’un voulait respecter le silence de l’autre. Comme si l’on échangeait une prière silencieuse envers nos amours perdus. Il pensait à sa femme, à son fils. Je pensais à Elliot.

Je respirai bruyamment comme pour évacuer toute cette tension qui s’était engouffrée en moi, et fermai les yeux. Je ne savais pas si cela avait été une bonne idée que de retourner sur les lieux de notre enfance. Mais maintenant, nous étions là, et nous ne pouvions plus faire marche arrière. Peut-être que nous en avions besoin, après tout. De se confronter aux démons de notre passé. De les affronter une bonne fois pour toute jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que souvenirs. Peut-être était-ce la solution à adopter.

Je sentis alors la main d’Asterion saisir la mienne avec une telle force de désespoir que cela me fit brusquement rouvrir les yeux. Ce simple geste avait suffi rouvrir en moi cette blessure qui n’avait jamais été refermée. La mâchoire crispée, je fis de même et lui répondis en serrant davantage sa main. Qu’aurais-je été sans lui pour me soutenir ? Malgré les années sans se voir ni se parler, il était le seul à comprendre la peine que je ressentais. Je sentais une boule se former dans ma gorge et mon souffle se faisait court. Faire face à ce paysage semblable à mes souvenirs était plus dur que ce que je pensais. Je me rapprochai de mon vieil ami et fouillai dans ma poche gauche. Elle devait bien y être quelque part et… Ah, voilà. D’une main, je dépliai la photographie qu’il m’avait envoyée par hibou. Nous étions tous les quatre, au même arbre. Je la tendis face à nous et je penchai la tête en souriant tristement.

« Nous étions beaux, n’est-ce pas ? » murmurai-je.

Les sentiments prirent le dessus. Ma carapace éclata en mille morceaux et je sentis ce bouclier se briser une fois de plus, comme il s’était brisé au Musée. Ma main s’effondra, tenant toujours la photo, et mon visage fondit en larmes. Je n’avais pas pu m’en empêcher. C’était trop. J’étouffai un sanglot et tournai la tête pour ne pas qu’Asterion assiste à ce triste spectacle. Il allait falloir s’armer de courage pour réussir à pénétrer de nouveau dans Poudlard.

Fiche de RP (c) Miss Yellow


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