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Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS

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MANGEMORT
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MessageSujet: Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS Jeu 6 Avr - 21:19

Sujet flashback
Manoir Travers, Février 75 ~

Bien que l'après-midi touchait à peine à sa fin, la luminosité avait déjà baissée depuis un moment. Le mois de février, aussi clément qu'il puisse être, n'était pas encore décidé à laisser place aux prémices du Printemps, et sur le Manoir Travers planait l'ombre vaporeuse d'une brume annonçant un orage certain.
L'immense parc qui bordait l'édifice et jouxtait la forêt environnante était étrangement calme, ponctué occasionnellement de quelques croassements de corbeaux, paisible et comme figé dans le temps, dans un décor de ouate et de nébulosité.
Le Manoir était silencieux, seules les vieilles boiseries qui le constituaient chuintaient lors du passage d'un de ses occupants, seuls quelques volets claquaient sous la houlette du vent qui venait de se lever.
Dans l'aile qui leur avait été dédiée suite à leur mariage il y a quelques mois de cela, Niclas jouissait d'un moment de solitude dans le living qu'ils avaient aménagé. La pièce n'était éclairée que par une poignée de chandeliers, plongeant la salle dans une apaisante semie-obscurité. Nick avait passé la majeure partie de sa journée au repaire du Lord, lorsqu'il n'était pas en visite au Ministère dans le bureau de son père afin de « parler affaire ». A ce moment de la journée, il n'aspirait plus qu'à une chose : le silence.
Dans l'âtre, il avait allumé d'un sort informulé un feu qui rougeoyait et projetait d'intrigantes ombres sur son visage. Enfoncé dans le confortable fauteuil club en cuir qui peu de temps auparavant encore faisait l'apanage de sa garçonnière — cette époque où il n'était encore qu'un jeune sorcier scolarisé à Poudlard, pas un homme marié —, il avait étendu ses jambes face aux braises, les talons reposant sur le bord de la table basse. Dessus trônait la Gazette, ouverte au hasard sur des nouvelles qu'il avait lues en diagonale, en étant d'ores et déjà parfaitement informé. Dans sa main tournait distraitement un verre de Whisky Pur Feu.
Le début de soirée s'annonçait délicieux. Fluvia devait être dans leur chambre supposait-il, à vrai dire il ne l'avait ni vue ni entendue depuis qu'il était rentré. Tout était tranquille. Peut-être même un peu trop. Massant son front et ses sourcils, Nick sentait ses paupières se faire lourdes, de plus en plus lourdes. Et presque se fermer.
Puis il y eut un bruit sourd et mat. Comme celui que faisait un objet se brisant sur le sol. Les minutes s'égrènent.

Puis un cri.

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MessageSujet: Re: Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS Mer 12 Avr - 23:27

Dès son réveil, au matin, après que Nick fut parti vaquer à ses occupations, Fluvia avait senti que ce serait une mauvaise journée. Elle se sentait la tête lourde, les jambes rigides et quitter le lit fut une épreuve.
Elle devait se rendre à l'école supérieure de Magie, mais renonça en se rendant compte que, debout, elle tenait à peine sur ses jambes. Elle avait donc passé la journée dans l'immense lit qu'elle partageait avec Niclas depuis leur mariage. Tantôt elle grelottait et réclamait de Goly qu'elle fît ronfler le feu dans la cheminée, tantôt elle avait chaud et repoussait la couette, le corps recouvert d'une mince pellicule de sueur. Dans les brumes qui enserraient son esprit, la jeune épouse songeait qu'elle avait attrapé froid à cause de l'hiver vigoureux. Ça lui apprendrait à vouloir mener une vie de femme du monde avec un enfant en route.
Pourtant, les potions que lui donna Goly furent sans effet, bien que réconfortantes. Fluvia dormit une bonne partie de la journée, de ces sommeils écrasants, de plomb, qui vous font perdre tous vos repères temporels.

Parfois, elle avait des éclairs de lucidité, et donnait à Goly tout un tas d'ordres concernant l'intendance, puis, tout aussi soudainement, elle replongeait dans ses oreillers.

En début de soirée, la blonde Fluvia avait entendu Niclas rentrer et s'affairer dans le salon. Elle aurait bien voulu l'appeler pour qu'il montât à son chevet, mais n'avait plus de force pour quoique ce soit. Même convoquer Goly était devenu au dessus de ses forces. Tôt ou tard, Niclas viendrait la voir... C'était certain...
Fluvia sombrait de nouveau dans sa torpeur, se déconnectant de la réalité.

La douleur arriva brusquement, aussi aiguë et brutale que si on lui avait plongé une lame dans le ventre. Sa respiration se bloqua et son visage devint aussi pâle que les draps - des étoiles dansèrent devant ses yeux. Clouée par la douleur sur son matelas, Fluvia ne comprenait pas ce qui lui arrivait car elle n'avait jamais ressenti cela. Songeant au bébé, qui devait forcément avoir mal, lui, aussi, elle passa une main sur son ventre arrondi, comme si elle voulait le rassurer, lui indiquer que tout irait bien.
Mais un nouvel élancement fit comprendre à la jeune femme que, non, cela n'irait pas bien. Le front trempé de sueur, le souffle erratique, elle cherchait en vain assez de force pour appeler à l'aide.

Puis elle eut une violente envie de vomir qui la força à se lever. D'un bond, Fluvia se dressa sur ses jambes, posa aléatoirement les pieds sur le sol, avançant de guingois vers la salle de bain, le regard trouble, et la respiration haletante. Elle heurta la commode avec force, fit tomber quantité d'objets qui se brisèrent en touchant le sol, mais elle poursuivit vaille que vaille sa course.
Cependant, ses jambes faiblirent et Fluvia tomba devant la porte de la salle de bain, en proie à un violent tournis. Elle s'adossa au mur.
L'envie de vomir avait disparu, elle pouvait donc rester un peu reprendre des forces avant de se relever. Tandis que le sang pulsait dans ses tempes, Fluvia laissa son regard errer autour d'elle.

Quand elle vit sa chemise de nuit tâchée de sang au niveau des jambes, elle poussa un énorme cri avant de perdre complètement connaissance...

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MessageSujet: Re: Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS Ven 21 Avr - 13:27

Nick ne se rendit compte que ses yeux s'étaient fermés que lorsque le cri déchira le silence comme un coup de couteau dans une toile de peinture.
Ses paupières si lourdes quelques minutes auparavant s'ouvrirent soudainement et sa main, comme par automatisme, se faufila vivement jusqu'à sa baguette, à laquelle elle s'agrippa fermement.
Il lui fallut quelques secondes pour resituer l'environnement dans lequel il se trouvait, comme s'il émergeait d'un long sommeil alors qu'il ne s'était reposé qu'une poignée de minutes pourtant, mais lorsque Goly se matérialisa devant lui, petite chose tremblotante et agitée, se tordant les mains et gémissant à fendre l'âme, Niclas fut à nouveau tout à fait maître de ses esprits.
Poussant brusquement l'elfe, qui glissa sur le parquet qu'il avait si assidûment ciré, il se leva d'un bond et quitta le living, Goly sur les talons. Le Manoir était certes grand, mais l'aile dans laquelle ils avaient pris leurs quartiers ne possédait que quelques pièces, bien moins nombreuses que celles qui constituaient le corps du bâtiment principal.
Aussi ne lui fallut-il pas bien longtemps pour rejoindre leur chambre à coucher. Fluvia n'y était pas.
Il y avait des traces de sang sur le sol. Le sorcier se raidit, aux aguets.
Leur lit était défait, les draps étaient froissés, comme si quelqu'un avait dormi dedans toute une journée entière durant. Une vague odeur de renfermé flottait dans la chambre, et les traces au sol le guidèrent jusqu'à la salle de bains, d'où provenait une faible lumière.
Pénétrant dans la pièce, la vision qui l'assaillit le cloua sur place. Il eut un moment de blanc, durant lequel il fut incapable de quoi que ce soit, avant que le sang n'irrigue à nouveau son cerveau et le pousse logiquement à s'agenouiller près de sa femme, inerte sur le sol, qu'il secoua jusqu'à ce qu'elle revienne à elle.
— Fluvia... Fluvia ! Sa robe de nuit, maculée de sang à l'entrejambe, l'horrifiait. Instinctivement, il se douta qu'il y avait un problème avec l'enfant.
Leur enfant. Ses yeux noirs de jais étaient exorbités tandis qu'il portait sur son épouse un regard hébété. Mais... Qu'est-ce que tu as fait ? Demanda-t-il d'une voix blanche.

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MessageSujet: Re: Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS Jeu 27 Avr - 19:51

Flottant, son esprit ne ressentait plus rien. Puis il eut la vague sensation d'un tourbillon, de quelque chose qui se répétait en boucle, de plus en plus distinctement.
Fluvia... Fluvia... Fluvia...

Sa conscience perça alors le plafond de verre de l'inconscience. Fluvia sentait qu'on la secouait, elle reconnut la voix de Niclas, y percevant une note de panique. Elle ouvrit les yeux.
Cela lui suffit à se souvenir de la situation : elle était allongée sur le carrelage froid de la salle de bain, avec une douleur sourde au niveau du bas-ventre.
Mais... Qu'est-ce que tu as fait ?, demandait Niclas aussi blanc que le carrelage.

Fluvia posa une main tremblante sur son ventre rebondit. Des larmes perlèrent à ses paupières tandis qu'elle peinait à articuler.
Je crois... je perds le bébé...

De son autre main, elle cherchait à s'accrocher à Niclas, comme s'il était le moyen de se raccrocher à quelque chose, comme si elle était plongée dans un cauchemar et qu'il représentait la réalité. Une réalité sereine, dans laquelle elle ne perdait pas leur enfant, sans douleur. Mais au fond d'elle-même, Fluvia savait que la réalité vraie était celle qu'elle vivait. Péniblement, elle se redressa sur un coude. C'est avec effroi qu'elle se rendit compte que les tâches de sang s'étaient élargies, et que au niveau des jambes, sa chemise de nuit était trempée.
Je vais gérer, dit-elle, haletante, à son mari. Laisse-moi seule.

Elle ne voulait pas que Niclas assistât à tout cela, car ça risquait de n'être pas beau à voir. Fière, elle considérait que c'était sa galère et ne supportait pas que quelqu'un, même son époux, la vît dans un tel état de faiblesse.
Goly, ordonna-t-elle en grimaçant sous le coup d'un regain de douleur, vas me chercher Kretina. Vite.
Niclas hésitait à s'en aller.
Amène-moi ma baguette et reste dans ma chambre. Tu n'as pas à supporter ça.

Une fois sa baguette dans les mains, la jeune Travers se fit couler un bain d'eau chaude. Kretina apparut alors dans un craquement sonore.
Maîtresse Fluvia, Goly m'a dit...
Tais-toi et aide-moi simplement, siffla-t-elle.

Trois quarts d'heure plus tard, la porte de la salle de bain s'ouvrit. Kretina, l'elfe de Maison de Tiberius, finissait de nettoyer la pièce. Fluvia, bien que débarrassée de son vêtement souillé, et lavée à grande eau, était en piteux état. Les yeux gonflés par les larmes, elle traversa sa chambre en se tenant aux meubles, comme si elle craignait de tomber en syncope une nouvelle fois.
Elle rejoignit Niclas, s'asseyant précautionneusement sur un des fauteuils.
C'était un garçon, lâcha-t-elle en fixant le tapis de laine.

À ces mots, son sang froid s'envola et elle éclata en sanglots, ses mains plaquées sur son visage défait.
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MessageSujet: Re: Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS Sam 29 Avr - 22:50

Fluvia revint à elle, comme dans un demi-sommeil, baignant dans du coton entre réalité et songe. Niclas était blanc comme un linge, n'osait plus bouger, comme pétrifié par un échange de regard avec un basilic, immobile comme une statue. S'il n'y avait son torse qui se soulevait et s'abaissait au rythme de sa respiration saccadée, on l'aurait put croire aussi immuable qu'un bloc de marbre.
« Je crois... je perds le bébé... » Quelque chose, au fond de lui, explosa. Quelque chose d'étrange, de tout à fait inédit, quelque chose dont il n'avait jamais eu conscience auparavant, qui était vivant, palpable, palpitant. D'un coup, il eut la sensation d'être tout à fait adulte, d'être vieux, même, et d'avoir perdu quelque chose d'important. Son cœur manqua un battement, sa gorge était sèche, un poids lui pesait sur le plexus solaire, l'empêchant presque d'inspirer et d'expirer normalement. Mais il ne bougeait pas, il ne pouvait rien faire. Il portait sur Fluvia un regard indéchiffrable et lorsqu'elle lui demanda de la laisser seule, lui affirmant gérer la situation, sa bouche s'ouvrit, se referma, se rouvrit, sans qu'aucun son, ni même une onomatopée, n'en sorte.
Goly reçut l'ordre d'aller chercher Kretina, la fidèle elfe de Fluvia, qui à nouveau réclamait qu'il s'en aille, ne voulant pas qu'il supporte la scène.
Lui non plus ne le voulait pas.
Comme un automate, il se leva, les yeux rivés sur l'auréole sombre que formait le sang sur le vêtement de sa femme et au sol, sur son visage au teint de plus en plus gris. Ses jambes le menèrent jusqu'à leur chambre, mais il ne vit rien du trajet. Elles le guidèrent jusqu'à leur lit défait, sur lequel il se sentit s'asseoir, sa main frôlant les draps froissés comme n'osant pas les toucher. Il n'aurait pas du la laisser seule avec ses deux incapables de serviteurs, mais était incapable de se lever et de la rejoindre dans la salle de bains.
Les minutes passaient, interminables, et lui était assis sur leur lit, droit comme un « i », les yeux braqués sur la porte close en face de lui, d'où il entendait le fébrile brouhaha de l'eau qui coulait, des elfes qui s'affairaient et de Fluvia qui pleurait. Il avait envie qu'elle sorte, et en même temps rechignait à la voir.
Que se passait-il ? Comment tout cela était arrivé ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi à eux ?
Au bout de ce qui lui sembla être plus d'une heure, la porte s'ouvrit enfin sur le fantôme de son épouse. Livide, bouffie, les cheveux mouillés, elle s'assit dans un fauteuil, stoïque.  

Et lâcha la bombe.

Nick la dévisagea d'un air grave, tandis qu'elle plongeait son visage dans ses mains. Un garçon... Leur enfant était un garçon. Et il était mort. Que lui avait-elle fait ?
Le mangemort sentit une sourde rage monter en lui par vagues. Tout doucement, tout doucement. Il ne se leva pas pour s'accroupir à ses côtés et la réconforter. Leur enfant était mort. Il ne voulait pas y croire. Il ne pouvait pas y croire. Il devait y avoir autre chose, forcément. Un goût de bile envahit sa bouche.
— C'était un garçon... Répéta-t-il, hochant gravement la tête, assimilant la nouvelle. Sa voix était dure et avait perdue quelques octaves, vaguement menaçante. C'est tout ce que tu trouves à dire, Fluvia ?

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MessageSujet: Re: Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS Ven 12 Mai - 20:27

Même assise, Fluvia avait les jambes qui tremblaient. Elle aurait bien voulu parcourir les quelques mètres qui la séparaient de Niclas, assis sur leur lit dont les draps étaient en vrac, mais c'était au dessus de ses forces.
Maintenant, les nerfs lâchaient. Elle pleurait sans discontinuer, mouillant les manches de son déshabillé qu'elle pressait contre son visage. Dire que leur enfant mort-né était un garçon, mettre des mots sur ce qu'elle venait de vivre rendait la chose terriblement réelle et fatale.

Un garçon. Leur enfant. La jeune Travers ne voulait même pas envisager ce qu'ils allaient faire de son tout petit corps. Repenser à l'image de ce qu'elle avait difficilement expulsé d'elle-même lui donnait la nausée.

Rien ne venait de la part de Niclas, posté plus loin. Fluvia aurait tellement voulu qu'il vienne près d'elle, qu'il l'entoure de son bras, qu'il lui dise que l'important était qu'elle aille bien, elle - qu'il pleure même avec elle. Mais elle savait qui elle avait épousé. Tout au plus, Niclas viendrait l'aider à se mettre au lit...
Se pourrait-il que cette tragédie le pousse à faire preuve de tendresse envers elle ? La jeune femme se dit qu'il devait être aussi abasourdi qu'elle. Ils étaient deux à avoir perdu un enfant, n'est-ce pas ? Et les larmes qui continuaient de ruisseler sans qu'elle n'eût la force de les retenir, de se contenir.

C'était un garçon - la voix de son mari était si grave qu'elle l'entendit à peine. C'est tout ce que tu trouves à dire, Fluvia ?

Cette dernière inspira profondément, ravalant une crise de larmes. Tournant la tête vers Niclas - offrant un visage rougi, défait, ravagé par le chagrin - elle parla difficilement :
Que veux-tu... que je te dise ? Tu as très bien compris que... ce qu'il s'est passé.

Sa voix se brisa tandis qu'elle se trouvait incapable de dire explicitement qu'elle avait perdu son enfant. Si Niclas avait eu un air moins sombre, elle aurait peut-être trouvé le courage de dire tout ce qu'elle avait sur le cœur : sa douleur morale, physique aussi, sa fatigue, son sentiment d'injustice. Voulait-il entendre tout cela ? Pouvait-il le faire ?

Fermant les yeux, Fluvia respira aussi profondément qu'elle pouvait. Un crac sonore lui fit comprendre que Kretina, après avoir terminé le nettoyage de la salle de bain, était repartie chez les Avery.
Serrant la mâchoire pour réprimer un sanglot, Fluvia se redressa et essaya de se calmer. Elle devait offrir un bien piètre spectacle...
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MessageSujet: Re: Never envy a man his lady. Behind it all lays a living hell. | FLUVIA TRAVERS

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