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Et c'est une bonne situation, ça, Auror ? | RAVEN

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MessageSujet: Et c'est une bonne situation, ça, Auror ? | RAVEN Sam 8 Avr - 20:20

Caradoc n'avait pas vraiment de plan, aujourd'hui. Emily était en cours, et lui-même était las de sa semaine de travail : par conséquent, s'énerver lors de son jour de congé, c'était complètement exclu. Le Médicomage avait vaguement promis à son frère Phoebus qu'ils iraient voir Cooper aux Trois Balais, mais cela ne serait qu'après la journée de travail de son jumeau terminée. Caradoc avait donc toute la journée devant lui pour paresser sur son canapé. Mais ça, c'était sans compter sur la chèvre argentée qui fit soudain irruption dans son salon, et commença à lui parler avec la voix de sa collègue Andy : « Doc, ramène-toi tout de suite, il s'est passé un truc, les urgences sont bondées de blessés, on a besoin de tous les Médicomages ! ». Son message délivré, le Patronus s'évapora sans attendre de réponse. Il n'en avait pas besoin : Caradoc était déjà parti enfiler un pantalon, et transplana directement depuis sa chambre.

Il se matérialisa dans le Hall de Sainte-Mangouste, dans lequel régnait un désordre indescriptible : partout, des sorciers couraient, certains blessés, certains à la recherche  d'un proche, et les infirmiers avaient visiblement bien du mal à contrôler la situation. Caradoc, ébahi par cette scène, sursauta lorsqu'une poigne solide lui attrapa le bras : « Merlin merci, te voilà ! » La cheffe de service de Sainte-Mangouste, le Médicomage McCarthy, entraîna Caradoc au coeur de la foule affolée. « Mais il se passe quoi ici ? » bafouilla le jeune homme, complètement dépassé par les événements et effaré par les blessures qu'il pouvait voir tandis qu'ils traversaient le Hall pour rejoindre les services. « Ces fichus Mangemorts, cracha sa supérieure, ils ont attaqués le Musée moldu, c'était l'inauguration aujourd'hui. Un carnage. Il y a des morts. » Un frisson parcourut l'échine de Caradoc, tandis qu'il discernait une enfant en pleurs, prise en charge par un guérisseur. Il attrapa au passage une blouse, qu'il enfila tant bien que mal tandis qu'il essayait de suivre McCarthy : « Et vous m'amenez où, là ? » s'enquit-il tandis qu'ils laissaient derrière eux le flot des blessés. « Tu vas m'aider avec les Aurors. Ils sont peu nombreux, mais on doit s'occuper d'eux le plus rapidement possible. Le Ministère a besoin d'eux. » Caradoc à cet instant réalisa que ses amis Frank, King et Alice faisaient peut-être partie des victimes, et accéléra le pas. Il entra dans la première chambre que sa supérieure lui indiqua, mais aucun de ses amis Auror ne s'y trouvait : à la place, il se retrouva en présence d'une Auror aux longues boucles brunes, consciente, qui le fixait depuis la pile d'oreillers sur laquelle elle reposait. « Madame bonjour, merci de votre patience. Je suis le Médicomage Dearborn, je vais m'occuper de vous. » Il s'approcha du lit de l'Auror, et s'empara de la fiche d'entrée qui était posée au pied de celui-ci : « Madame Fawkes, la salua-t-il en croisant son regard, un sourire aux lèvres, pour des brûlures, et une lésion au dos, c'est bien cela ? »


Dernière édition par Caradoc A. Dearborn le Ven 21 Avr - 20:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et c'est une bonne situation, ça, Auror ? | RAVEN Sam 8 Avr - 23:11


Je ne comprenais plus rien. Le monde tournait autour de moi sans que je puisse réellement y faire quelque chose. J’étais la spectatrice de mon état ainsi que celui des autres. Je ne pouvais rien faire. L’attaque au Musée m’avait fait plus de mal que toute ma carrière. Aujourd’hui, j’avais été brisée physiquement mais aussi mentalement. Ces deux Mangemorts à qui j’avais eu affaire… Jamais je n’oublierai leurs voix porteuses de mauvaises nouvelles. Des nouvelles qui m’avaient détruite à jamais. Elliot… Pardonne-moi. Je n’ai pas su te venger correctement et je m’en veux tellement, si tu savais… Quelle idiote j’ai été de penser que mon professionnalisme allait m’aider à résoudre cette enquête concernant ton assassinat. Même avec mes années d’expériences, cela n’aura pas suffi, et il fallait que ce soit ce Mangemort qui me trouve et qui m’annonce cela… Alors que je venais tout juste de me prendre un Diffindo dans le dos. Quelle vie. Comment en étais-je arrivée jusqu’à-là ? Au Musée, je m’étais demandée durant une seconde si mon parcours allait s’arrêter là. Si la vie allait quitter mon corps. Mais si j’étais ici, c’était que la réponse était négative.

Je me trouvais dans un lit d’hôpital, à fixer le plafond de mes yeux cernés. J’étais épuisée. Tous mes collègues et autres sorciers l’étaient. Pour ceux qui avaient combattus, cela avait été une rude bataille. Un sorcier sans baguette était vulnérable. C’est cela qui avait causé la perte de certains. Mais même avec une baguette magique, certains avaient tout de même trouvé la mort. Je ne comprenais pas. Tout s’était passé tellement vite. Je savais que cette inauguration avait été une mauvaise idée. J’avais eu un mauvais pressentiment depuis le début. Mais non, on ne m’avait pas écoutée. La direction prenait parfois des décisions tellement irréfléchies que l’envie me prenait souvent de vouloir être à leur place, juste pour qu’ils se rendent compte, un peu. Je voulais être en colère contre eux, mais je n’y arrivais pas. Toute ma force s’en était allée et je n’étais plus qu’un corps immobile sans expression.
J’entendis alors des voix survenir à ma droite et tournai la tête pour voir qui approchait. Oh, un médicomage. Je ne le connaissais pas, mais il m’avait l’air très jeune et énergique. Il avait dû être appelé à la dernière minute. Après tout, les locaux de Ste Mangouste n’avaient pas prévu d’accueillir autant de monde d’un seul coup.

« Madame bonjour, merci de votre patience. Je suis le Médicomage Dearborn, je vais m'occuper de vous. »

Je ne lui répondis pas et me contentai de le regarder s’approcher de moi et se pencher pour prendre un petit calepin sur lequel il y avait des informations à mon sujet, sûrement.

« Madame Fawkes. Pour des brûlures, et une lésion au dos, c'est bien cela ? »

Il était souriant, le Dearborn, et il avait l’air gentil et serviable, comme ça. Mais je n’avais pas la force de faire un mouvement pour sourire gentiment, moi. Je ne pouvais plus, je n’arrivais plus à faire des efforts pour tenir debout. Il fallait… Je devais demander ma démission au Bureau dès que je serais sortie de cet hôpital. Je ne pouvais plus continuer ainsi. Pas après ce que j’avais appris aujourd’hui au Musée. J’hochai simplement la tête en regardant à nouveau le plafond.

« Cette femme ne m’a pas loupée. Un Diffindo alors qu’elle était derrière moi. Je ne l’avais pas vue. Le moindre mouvement m’incendie le dos, c’est pour dire. »

J’avais l’impression que ma bouche était pâteuse et qu’articuler me demandait un réel effort. Mais le pire était ma voix. Aussi audible qu’un bruissement de feuille. Je ne savais pas si le médicomage m’avait entendue. Il avait peut-être l’habitude de patients comme moi.

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MessageSujet: Re: Et c'est une bonne situation, ça, Auror ? | RAVEN Ven 21 Avr - 21:22

Caradoc fut frappé par la détresse lancinante qu'il lisait dans le regard de l'Auror : il connaissait ce regard, pour le voir malheureusement souvent à Sainte-Mangouste. Ce regard, il ne le trouvait pas dans les yeux de ses patients, mais dans celui de leurs proches, ceux qui ne souffraient pas dans leur chair, mais dans leur âme. Ceux qui venaient de perdre un être cher, ceux qui venaient d'apprendre une nouvelle affreuse. Comme eux, Raven Fawkes avait l'air brisée de l'intérieur, et le Diffindo qui l'avait frappée n'avait rien à voir là-dedans. « Je vais commencer par m'occuper de ce Diffindo. Je vois qu'un de vos collègues a réussi à contenir le sortilège avant qu'il ne fasse plus de dégâts, c'est impressionnant. Vous avez eu de la chance. » Ce sortilège n'était pas à proprement parler une incantation de magie noire, mais cela ne l'empêchait pas de faire des dégâts considérables. Un Auror aguerri était en mesure d'agir pour contenir l'hémorragie que cette attaque entraînait, mais seul un Médicomage était capable de réparer un corps humain découpé magiquement, comme celui de Raven Fawkes. « Je suis vraiment désolé, mais je vais vous aider à vous retourner, j'ai besoin de voir votre dos. » annonça-t-il avec une grimace désolée. Caradoc avait encore de grands problèmes d'empathie : sa perception intense de la douleur de ses patients l'empêchait de faire preuve du recul nécessaire à tout bon Médicomage, et il lui arrivait encore parfois de se retrouver submergé par ses émotions, au détriment de son art. Tel n'était cependant pas le cas en ce moment, car sa patiente faisait preuve d'une telle maîtrise d'elle-même que le Médicomage savait qu'il serait déplacé de sa part de laisser paraître plus d'émotion qu'elle. Il aida précautionneusement l'Auror à se retourner sur le ventre, rabattit les draps sur elle jusqu'en bas de son dos, et écarta les pans de la blouse d'hôpital dont avait été vêtue Raven Fawkes à son arrivée, pour découvrir son dos sanguinolent. La blessure n'était vraiment pas belle à voir, et Caradoc sentit poindre une grande admiration pour sa patiente : celle-ci devait souffrir le martyr, et ne pipait mot. Caradoc à l'inverse pensait à son jumeau Phoebus, qui hurlait à la mort à chaque fois que son orteil percutait le pied de la table basse... « Ça va prendre un moment, et ça risque de ne pas être très agréable, prévint-il sa patiente en approchant sa baguette magique du dos de Raven, tout en se remémorant la combinaison complexe de sortilèges nécessaires à la guérison de ce sortilège. Il est d'usage de proposer à nos patients un sortilège d'euphorie, histoire de rendre le moment moins désagréable, vous aider à vous détendre, est-ce que cela vous dit ? » s'enquit-il en se penchant vers le visage de la jeune femme, pour être sûr d'entendre sa petite voix.
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MessageSujet: Re: Et c'est une bonne situation, ça, Auror ? | RAVEN Dim 23 Avr - 23:18


Tout s’était passé tellement vite. Même si, au fond de moi, j’avais senti que quelque chose de pas net allait se passer durant cet Inauguration, j’avais tout de même eu cette lueur d’espoir. Comme quoi tout allait, tout pouvait bien se passer. Et en plus, tout se déroulait à merveille, au début ! Audrey avait plaisanté. Gideon et Ariena s’étaient tenu prêts, en bons apprentis Aurors. Ces deux-là en prenaient de la graine et, à coup sûr, allaient faire de redoutables Aurors une fois leur diplôme en poche. Mais l’événement qui s’était déroulé aujourd’hui leur montrait malheureusement ce qu’il pouvait se produire lorsque de mauvaises décisions étaient prises par la direction. Des décisions et des choix contestables qui, pourtant, n’étaient pas ou peu contestés par notre Département. Car après tout, ils étaient nos supérieurs. Et ils étaient censés prendre les meilleures décisions pour notre population. Or, ce n’était pas le cas. Et c’était bien ça le problème.

« Je vais commencer par m'occuper de ce Diffindo. Je vois qu'un de vos collègues a réussi à contenir le sortilège avant qu'il ne fasse plus de dégâts, c'est impressionnant. Vous avez eu de la chance. »  

J’hochai doucement la tête sans quitter le plafond des yeux. Une carcasse vide. Voilà ce que j’étais. Un corps sans vie, un visage sans expression, un regard vide. Je n’arrivais plus à sourire, à rire. Mon aura d’autorité semblait être détruire, réduite à néant. Je devais avoir une sacré tête, en ce moment.  D'autant plus que mon dos… N’en parlons même pas. Un geste et ma blessure m’incendiait. Une véritable torture. Je ne me souvenais pas vraiment qu’un de mes collègues m’ait aidée à stopper les effets du Diffindo. À vrai dire, je m’étais déjà évanouie avant même que l’on s’occupe de ma personne et m’étais réveillée dans un lit d’hôpital. Pathétique, vraiment. Je n’étais qu’une moins que rien, incapable de sauver et protéger ses proches.

« Je suis vraiment désolé, mais je vais vous aider à vous retourner, j'ai besoin de voir votre dos. »

Sans un mot, je mis mon corps en mouvement pour me positionner sur le ventre, tentant d’ignorer cette déchirure physique et douloureuse. Heureusement, le Médicomage m’aida à me retourner et je serrai mes dents pour compenser. Je le sentis rabattre la couverture jusqu’au bas de mon dos et ouvrir ma blouse d’hôpital. L’air frais sur ma blessure me fit fermer les yeux et crisper ma mâchoire. Mais aucun son ne sortait de ma bouche. Malgré la douleur, je n’avais pas oublié celle des Doloris de ma très… charmante grand-mère, une douleur beaucoup plus ancrée en moi et qui me faisait relativiser cette souffrance.

« Ça va prendre un moment, et ça risque de ne pas être très agréable. »

Oh, je le savais bien. Je n’avais pas la blessure de mes propres yeux, mais je me doutais qu’elle n’était pas belle à voir et que la convalescence allait être longue, dure et douloureuse. Et ce, dès le début.

« Il est d'usage de proposer à nos patients un sortilège d'euphorie, histoire de rendre le moment moins désagréable, vous aider à vous détendre, est-ce que cela vous dit ? »

Mon regard devint un instant fixe et pensif. Mon esprit était ailleurs mais était présent en même temps. Un sortilège d’euphorie ? Mais pour quoi faire ? Pour m’aider à avoir moins mal ? Mais ce n’était pas la douleur physique qui me mettait dans cet état, par Merlin. C’était dans mon âme. C’était à l’intérieur de moi. Et ce sortilège d’euphorie n’allait rien y changer. Il n’allait pas faire disparaître toute cette incompréhension en moi. Il n’allait pas faire taire cette envie suicidaire qui avait pointé le bout de son nez dans ma tête. Ce sort n’allait rien arranger du tout, si ce n’était une douleur superficielle.

« Faites sans, ne vous donnez pas du mal. Je suis capable de survivre à ça, » trouvai-je la force de murmurer.

Ma voix devait être semblable à un sortilège informulé. Je me demandais s’il m’avait entendue, mais tant qu’il ne me demandait pas de répéter… Alors je n’allais pas répéter.

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MessageSujet: Re: Et c'est une bonne situation, ça, Auror ? | RAVEN Sam 8 Juil - 20:21

Caradoc se redressa, les lèvres pincées. Il n'était pas étonné outre-mesure, mais la réponse de sa patiente le contrariait malgré tout : il n'y avait pas de honte, même pour une Auror, à réclamer un peu de soulagement. Pour en avoir déjà soigné beaucoup (à commencer par son copain Kingsley !), il avait remarqué que ces sorciers étaient souvent complètement indifférents à la douleur, voire considéraient qu'il était de leur devoir de la ressentir... Un tissu d'inepties pour le Médicomage, qui pourtant se retrouvait impuissant face à cette conviction idiote. Il n'était pas autorisé à pratiquer sur elle des sortilèges sans son accord, aussi n'insista-t-il pas et se replaça face au flanc de la jeune femme, prêt à commencer. Elle avait, après tout, de longues minutes de traitement, bien assez pour avoir le temps de changer d'avis. « Bon, je vais commencer par désinfecter la blessure. » Il avait pris l'habitude d'expliquer à ses patients les actes qu'il réalisait, car cela avait selon lui quelque chose d'effrayant de laisser quelqu'un agir dans son dos... Au sens physique du terme ! Caradoc commença à marmonner une première incantation, et un filament argenté s'extirpa de sa baguette pour envahir la plaie, qui gagna en luminosité. Ce premier sortilège n'était pas douloureux, mais il n'apportait aucun soulagement non plus. Au bout de quelques secondes, le filament disparut, signe que la plaie était nettoyée : il pouvait à présent commencer à réparer les tissus déchirés par le sort, avant de refermer la blessure. Les choses sérieuses débutaient. « Bon, je vais à présent corriger le Diffindo, et vérifier qu'il n'y a pas de risque d'hémorragie. Ça va pas être agréable, vous pouvez toujours changer d'avis. » Il insista bien sur ce dernier point, en espérant que Mme Fawkes comprenne bien qu'il faisait allusion au sortilège d'euphorie. Face au silence de cette dernière, il eut un petit soupir et entreprit sa grande opération de réparation : il s'agissait pour lui de sonder chaque organe, chaque tissu, chaque muscle, susceptible d'avoir été touché par le sortilège. La médecine moldu n'avait en ce sens rien à envier à la médecine magique... de grandes connaissances anatomiques étaient nécessaires ! Caradoc se concentra en premier lieu sur les organes vitaux, afin de limiter les dégâts. Sa patiente avait déjà perdu beaucoup de sang, et n'était pas encore vraiment sortie d'affaire. Coeur, poumons, foie... Un à un, ils étaient examinés par le Médicomage, ce qui, à en croire les patients, était très désagréable, un peu comme si l'organe était subitement plongé dans un seau de glace... Cela ne durait qu'un instant toutefois, juste le temps pour Caradoc de s'assurer qu'il n'y avait aucune lésion. « C'est moins grave que ce à quoi je m'attendais, annonça-t-il finalement à sa patiente sans cesser de travailler, l'un de vos reins a été touché, mais pour le reste le sortilège n'a pas touché d'organe. Ça va devenir désagréable, essayez de ne pas bouger. » Caradoc commença à marmonner une nouvelle incantation, et la sueur commença à perler à son front : il était épuisant de réparer un corps, surtout un corps mutilé par un sortilège. Le Diffindo n'était pas en soi un sortilège compliqué à contrer, mais il prenait du temps et de l'énergie, et toute Médicomagie requérait de la concentration et de la rigueur. Caradoc était entièrement focalisé sur la blessure, soucieux de ne pas faire la moindre erreur : il savait qu'à cet instant, il infligeait à sa patiente une douleur insupportable, comparable à celle d'une brûlure. Tel un forgeron, il soudait à présent les bords de la déchirure de son rein, processus à la fois long et douloureux. Il en vint cependant à bout, et se laissa tomber sur une chaise à côté du lit de sa patiente, éreinté. « Est-ce que ça va ? lui demanda-t-il en s'essuyant le front, on fait une petite pause, vous ne craignez plus rien. Je peux même vous proposer un verre d'eau. » Après cet intermède de quelques instants, le Médicomage se remit au travail : il fallait à présent réparer les muscles du dos de la jeune femme, puis les tissus. C'était déjà un travail moins stressant, et Caradoc, poussé par la curiosité, n'y tint plus : « Je suis désolé d'avoir à vous le demander, mais... Que s'est-il passé ? »
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MessageSujet: Re: Et c'est une bonne situation, ça, Auror ? | RAVEN Jeu 13 Juil - 15:28


Suite à ma réponse, le Médicomage ne répondit rien pendant quelques instants. Il devait certainement avoir l’habitude de patients comme moi. Des Aurors. Peu de mes collègues acceptaient de se faire anesthésier. Nous étions comme devenus insensibles à la douleur. Nous avions tellement l’habitude que ce genre de blessure nous était devenu supportable. Même si là, en l’occurrence, je pouvais sentir chaque muscle de mon dos se déchirer à chaque respiration. C’était atroce. Si mon esprit n’avait pas été occupé ailleurs, peut-être que j’aurais demandé cette anesthésie. Mais là… Là, non. Je ne faisais même pas attention à ce qu’il faisait, à ce qu’il disait. J’avais l’impression d’être déconnectée à la réalité. Il me sembla que le Médicomage Dearborn m’avait parlé, mais je n’avais pas bien fait attention. À ce moment-là, dans mon esprit se trouvait le moment où j’avais retrouvé Elliot, décédé dans son magasin. Comment je l’avais tenu dans mes bras, comment mes collègues étaient arrivés trop tard. Comment le monde s’était effondré autour de moi. Et le vide béant qu’il avait laissé dans mon cœur.

« C'est moins grave que ce à quoi je m'attendais, l'un de vos reins a été touché, mais pour le reste le sortilège n'a pas touché d'organe. Ça va devenir désagréable, essayez de ne pas bouger. »

Je ne répondis rien et me contentai de le laisser finir son travail. Je l’entendis murmurer un sort et se concentrer. La seconde d’après, une douleur aussi vive qu’un brûlure fit son apparition et je serrai vivement les dents, contractant tout mon corps, avant de me relâcher. Ça n’allait pas durer bien longtemps, après tout. Il fallait que je lutte. J’avais survécu à pire que ça. À mon avis, les douleurs mentales étaient bien pires que les blessures physiques. Pour ces dernières, il pouvait certes avoir des séquelles. Mais avec la magie, il y en avait rarement. Les blessures au cœur, elles, étaient indélébiles. Même au gré des potions et des philtres sortis de je ne sais où, rien ne pouvait enlever la vérité. Il fallait juste être assez fort pour tourner la page. Et je ne l’étais pas. J’y avais cru, à ce mythe, j’avais cru en ma force. Mais au bout du compte, je me rendais compte que je n’en avais pas. Peut-être que Kathleen, ma grand-mère, avait raison, au final. Que je n’étais qu’une faible. Que le monde se serait bien passée de ma personne.
Je sentis la douleur s’atténuer et le Médicomage s’asseoir en soufflant bruyamment. Ils faisaient un travail extraordinaire et je les félicitais pour cela. Ce métier était épuisant, autant pour les nerfs que physiquement. Aurors et Médicomage. Ces deux postes étaient différents, mais tellement similaires…

« Est-ce que ça va ? »

J’hochai doucement la tête sans un bruit, veillant à ne pas trop ménager mon dos.

« On fait une petite pause, vous ne craignez plus rien. Je peux même vous proposer un verre d'eau. »

Le Médicomage m’aida à boire et relevant légèrement ma tête. Je buvais sans boire, voyais sans voir. C’était une sensation assez étrange et, actuellement, je devais ressembler à un zombie aux cernes creux et au teint pâle. Charmante vision. Le sorcier se remit au travail et, pendant que sa baguette magique effectuait sa tâche, il me posa une question.  

« Je suis désolé d'avoir à vous le demander, mais... Que s'est-il passé ? »

J’étais prise de court. Je n’allais pas ne pas lui répondre, c’était fort impoli. Je ne savais pas quoi faire. Tout lui dire ? Je ne le connaissais même pas, il me connaissait à peine, si ce n’était via mon dossier médical. Et si… Et si cela allait me faire du bien, d’en parler ? Je ne savais pas. J’étais encore trop sous le choc pour tenter quoi que ce soit. Mais il fallait bien que je tente, non… ? Alors avec un grand effort, j’ouvris ma bouche afin de tout lui dire.

« Tout s’est passé si rapidement… »murmurai-je

Je lui décris tout. Le début de l’Inauguration, l’arrivée de la Ministre. Puis le discours du Ministre moldu. Comment cela avait engendré l’effroi dans le cœur de chaque sorcier présent. L’arrivée des Mangemorts, la cacophonie dans les salles, les gens qui courraient de partout sans pouvoir trouver une issue. Et dire qu’ils avaient été tous sans baguette magique, sans arme pour se défendre. Je lui dis que j’avais soupçonné une attaque de ce type. Que j’avais soulevé l’hypothèse d’un potentiel attentat à la réunion et que notre chef, Vince, m’avait crachée à la figure. Que les membres de la direction n’étaient que des incapables, ainsi que la Ministre (car c’était elle qui avait tout préparé), et qu’ils menaient juste la population à la mort, que j’étais heureuse que quelqu’un d’autre allait être à la tête de la communauté sorcière. Et enfin, je lui décrivis l’attaque. Comment cela s’était déroulé. Que j’avais couru en direction des salles à l’arrière et que j’avais croisé un Mangemort. Et alors que j’avais engagé un combat avec lui, un autre Mangemort, une sorcière cette fois-ci, m’avait lancé de Diffindo. De dos. Comme une lâche. Que je ne supportais pas ce genre de personnes à attaquer par derrière. Que ces Mangemorts étaient tous des lâches. Tous, sans exception. Le masque qu’ils portaient en était la preuve. Que j’avais essayé de me battre, même avec le sang qui dégoulinait partout le long de ma colonne vertébrale. Et comment j’avais fini par m’écrouler par terre, à bout de souffle, tenant avec force ma baguette. Vint alors le moment où le Mangemort était venu se pencher chuchoter à mon oreille. Comment il avait parlé de mon mari, Elliot. Comment il s’était délecté de l’avoir envoyé à la mort et comment il s’était délecté de me voir envoyer ses pions  à Azkaban pendant que lui se la coulait douce. Comment j’avais senti le monde s’écrouler à nouveau et mon cœur se briser plus qu’il ne l’était déjà. Tout ça, avec ma voix qui ne tenait qu’à un fil, tremblante sous l’émotion, les larmes manquant de couler.

« Cet homme, monsieur Dearborn, est le véritable assassin de mon mari. Je ne sais pas qui il est, et pourtant lui me connaît. »

Puis, j’ajoutai, la voix encore plus basse.

« Et il m’a tout pris… »
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