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As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL

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MessageSujet: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Dim 9 Avr - 17:24

Les anglais sont exaspérants, c’est une plaie. Je me demande quelle idée m’a pris de venir sur ce territoire pas vraiment digne d’intérêt. Je me dis qu’ils sont niais, avec leur petite tasse de thé et leur école médiocre, déprimants avec ce temps lugubre qui ne laisse passer aucun rayon de soleil. Je ne vais pas me plaindre, moi qui déteste la luminosité. Ce sont les ténèbres qui envahiront tout, ne laissant aucune place à quelque espoir qu’il soit. Voilà sûrement la raison qui m’a poussé à atterrir ici. Il faut dire que la renommée du Lord ne fait que croître. Cela ne fait que quelques mois que je suis sur le territoire anglais. J’attends encore de voir si je peux avoir une place intéressante au sein de leur parti si je m’engage réellement. Après tout, c’est toi qui a voulu partir, hein Wyatt ? Les Allister ne t’ont rien ordonné de faire. Cela reste ta décision. Je ricane.

Je suis assis dans un pub que les anglais appellent Chaudron Baveur. Je n’y viens pas souvent, et pourtant je peux parfois y croiser des personnalités intéressantes. Je reste dans mon coin, dans l’ombre, à l’abri des regards, passant inaperçu mais guettant le moindre mouvement, comme un serpent prêt à attaquer. Je porte ma chope de bière à mes lèvres, scrutant les alentours. On ne sait jamais qui peut arriver. Je rabats mon manteau par-dessus mon torse. En ce mois d’octobre, il fait plutôt froid. Il fait toujours froid dans ce foutu pays.

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Lun 17 Avr - 13:58

Basilius, même s’il ne buvait pas, aimait bien aller au Chaudron Baveur après une bonne journée de travail pour lire son journal. Il recevait la Gazette le matin, la laissait sur un coin de son bureau toute la journée, et veillait bien à ne pas jeter un seul coup d’œil à la page principale pour ne pas être prit de curiosité et la lire avant l’heure.
Une fois sa journée finie, ou en tout cas bien avancée, il venait ici prendre un café, lire, et repartait environs soixante-cinq minutes plus tard direction le Ministère qu’il ne quittait finalement que très tard dans la nuit. Basil avait ses habitudes et il ne fallait pas les lui enlever. Il se levait tous les jours à la même heure maudique, dormait exactement le même nombre d’heures toutes les nuits, mangeait à la même heure, allait chercher un café fort à la même heure, saluait toujours de la même manière ses collègues de bureau, avait les mêmes manies depuis ses quinze ans passés au Ministère. Enfin voilà, Carrow était un homme d’habitude mais cela ne lui faisait pas de mal parfois de déroger un peu à la règle. Ainsi, il lui arrivait d’aller plutôt à Pré-Au-Lard, à la Tête de Sanglier voir Cooper. Il n’aimait pas trop les Trois Balais, trop de monde pour son caractère solitaire. Mais il y avait des têtes que l’on voyait tout le temps : elles ressortaient partout. Au Ministère, dans une rue londonienne, dans le journal, au Chaudron Baveur.
Et justement, il y avait là une tête sur laquelle le regard brun de Basil s’était immédiatement arrêté en rentrant dans le pub. Il faisait froid, mais heureusement, la cape du bureaucrate qu’il aimait tant le gardait au chaud. Le commercial était d’une humeur étonnement bavarde ce jour-là. Et cette fameuse tête qui l’intriguait, il l’avait déjà vu au Ministère. Rares étaient les gens qui ne connaissaient pas les Carrow là-bas et rares étaient les gens qui étaient inconnus de la famille. Alors forcément, ne pas connaître le nom de l’homme déplaisait fortement à Basil. Il n’y avait plus aucune place à une table libre, et ce n’était donc que par un pur hasard qu’il demanda de sa voix courtoise s’il pouvait s’asseoir en face de lui : « Je peux ? ».
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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mar 18 Avr - 15:12

Un homme rentre et me fixe longuement. Je ne sais pas qui il est, et pourtant je l’ai déjà vu quelque part. Mémoire visuelle. C’est un visage que l’on n’oublie pas. Je pose mes coudes sur la table et le fixe de la même manière. Il m’a l’air d’être un gars intéressant, et je semble être digne de son intérêt également. Le sorcier regarde autour de lui et, voyant que les places sont pleines, se voit contraint de se diriger dans ma direction.

« Je peux ? »

Je le considère quelques instants et l’autorise à s’asseoir devant moi d’un signe de tête. Il s’installe donc et je profite de son mouvement pour boire une gorgée de ma bière.

« À qui ai-je l’honneur… ? »

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mer 19 Avr - 21:54

Miraculeusement ou non, l’homme que Basilius avait avisé semblait aussi intéressé par lui qu’il ne l’était lui-même. Allez savoir pourquoi. Il y avait des têtes qui nous inspiraient plus ou moins et qui nous donnaient envie d’aller leur parler. Grand bien nous fasse ou grand mal. On pouvait aussi bien tomber sur des personnes merveilleuses que sur des cas. Là, Carrow ne savait pas très bien mais il n’arrivait pas à attribuer de mauvais attraits à l’homme.
Il le considéra un instant avant de l’enjoindre d’un signe de tête à s’asseoir. Basil posa son journal proche du bord, tira sa chaise et s’assit dessus. Poli, il le laissa boire sa bière avant de lui tendre sa main, en guise de salut et livra sa réponse : « Basilius Carrow ». Il attendait bien évidemment une réponse de la part de l’homme, il serait bien mal vu de ne pas se présenter à son tour. Il se réajusta sur son siège et ouvrit son journal avant de lancer sans regarder son interlocuteur : « Votre visage m’est familier, vous travaillez au Ministère, il me semble ? ». Basil jouait bien la comédie et il s’agissait là d’une fausse désinvolture parce qu’il était réellement intéressé par le garçon qui se tenait en face de lui. Un bien curieux personnage qui détonait par rapport aux autres gens présents.

Il y avait de tout : des buveurs invétérés, des femmes bourrées, des jeunes pas encore en âge de commander quelque chose de plus fort qu’un jus de citrouille, des parents et même un… Le bureaucrate ne savait même pas si c’était un homme ou un animal. Enfin bref, il détourna le regard pour le porter sur la première page de son journal. Un meurtre. Agacé il le ferma vivement et le posa sur sa table en levant la main pour attirer le serveur. Marre de ces nouvelles pourries.
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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Jeu 20 Avr - 23:00

Il me tend la main. Je n’hésite pas un seul instant et la lui serre en lui souriant. Je ne sais pas faire de vrais sourires. Ils sont toujours un peu… Je ne sais pas, crispés. Peut-être parce que mon être n’est pas fait pour la lumière et que, de ce fait, une étape me reste inaccessible.

« Basilius Carrow. »

Mes yeux s’illuminent alors d’une lueur mauvaise que mon interlocuteur ne peut pas voir puisqu’il déplie son maudit journal et commence à le lire. Je l’observe de ma position et constate que son air de déni n’est qu’une façade. Ou alors il est pris dans les engrenages des Carrow. Car oui, qui ne connaît pas cette famille de sang-pur dont les membres sont tous aussi cruels qu’ils sont fidèles au Lord ? En cinq ans, j’ai eu le temps de me renseigner sur toutes les familles de sang-pur vivant en Angleterre. Ne me restait plus qu’attirer leurs faveurs. Et voilà que je rencontrais le plus jeune d’une fratrie de trois enfants : Basilius Carrow.

« Wyatt Allister. »

Pas besoin d’en rajouter plus. Je porte la chope de bière à mes lèvres en l’observant discrètement de mes yeux marron. Basilius Carrow était un étrange personnage. J’avais la forte impression que notre conversation allait prendre une tournure plutôt intéressante.

« Votre visage m’est familier, vous travaillez au Ministère, il me semble ? »

Sa bonne mémoire m’étonne. Nous devons être une bonne centaine à être employés au Ministère, et la seule fois où ce bureaucrate a dû me croiser, il arrive à me reconnaître dans une simple taverne. Impressionnant. D’autant plus que je ne monte que très peu au Niveau de l’Atrium ou aux étages supérieurs. L’obscurité m’est plus familière, je m’y sens… plus en sécurité, disons. Le sorcier ferme son journal, plutôt exaspéré par ce qu’il y trouve. En même temps, la Gazette du Sorcier n’est pas réputée pour ses informations pertinentes et… intéressantes. Mais de toute façon, tu les lis quand-même, hein Wyatt ? Tu ne peux pas t’empêcher de lire les dernières nouvelles, d’analyser la psychologie des gens et faire le lien avec d’autres situations.
Je lui lance un petit rictus et plonge mon regard dans la surface lisse de ma boisson.


« En effet. Département des Mystères, Salle des Cerveaux. Un Niveau assez tranquille si l’on y compare au reste du Ministère… »

Je lui jette un regard, l’œil amusé, le détaillant de haut en bas. Bien habillé. Cravate, tailleur mis parfaitement en place, pli ne dépassant pas le millimètre. Je reste un instant pensif avant de lancer en souriant.

« Bureaucrate, n’est-ce pas ? Et à en voir votre costume, je dirais… Commerce international. Ou bien Services Administratifs du Magenmagot. »

Je laisse le silence planer un instant. Nouveau rictus.

« Je me trompe ? »

Mon attitude peut parfois paraître déconcertante. On me l’a souvent reproché. Je n’en fais qu’à ma tête et me permets de juger les gens alors que je ne les connais pas. Et ? Je ne vois pas où est le mal. On se plaint que les personnes ne sont pas honnêtes, et lorsque l’on est, cela devient un défaut. L’être humain est assez paradoxal, et je ne peux m’empêcher de penser que je suis bien au-dessus de tout ça.
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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Ven 21 Avr - 23:32

Wyatt, comme il l’avait prévu semblait être quelqu’un de très intéressant. Il ne se fit pas prier pour lui serrer la main et lui retourner son nom, que le bureaucrate prit soin de graver dans sa mémoire. Un curieux nom pour un curieux personnage. « Americain, n’est-ce pas ? » demanda-t-il pour avoir confirmation d’un doute qui n’en était pas forcément un tant il était sûr de lui. Il n’avait de toute façon pas une tête d’anglais, lui. Ni le ton qu’il employait, ni sa manière d’observer le monde. Parce qu’il n’était pas forcément très discret aux yeux du commercial. Il délaissa son journal, dégoûté par les nouvelles du jour qui n’en étaient pas puisque c’étaient les mêmes chaque jours depuis quelques temps déjà.
Il informa Basil qu’il travaillait au département des Mystères, c’était donc un Langue-De-Plomb. Très très intéressant, les Langues-De-Plomb étaient peu et c’était un métier mystérieux. On ne savait pas en quoi cela consistait si on ne l’était pas soi-même c’était assez passionnant, bien différent de la diplomatie dont devait faire preuve Carrow chaque jour. Il acquiesça, ajouta d’un air distrait : « particulièrement intéressant », et continua de fixer le serveur qui se rapprochait. « C’est vrai que cela bouge plus chez les Aurors » rajouta-t-il. Il parlait d’expérience il était souvent passé pour récupérer Aaron afin qu’ils finissent tous les deux dans un bar et il voyait à quel point c’était insupportable chez eux.

Basil voyait bien qu’il était source d’amusement chez cet homme qu’il n’avait même pas prévu de rencontrer. C’était vrai que c’était un homme soigné : il parlait bien, utilisait habilement ses mots, s’habillait très bien aussi, notamment avec sa traditionnelle cape qu’il revêt tout le temps. Peut-être était-ce là, son amusement ?
Le suspens fut vite levé lorsqu’il lui demanda s’il était commercial ou bien dans les services administratifs du Magenmagot. Non seulement il avait raison, mais en plus de ça, sa deuxième proposition n’était pas complètement fausse : « Je suis bel et bien commercial, en charge des relations avec l’Espagne et l’Allemagne » dit-il. Il en était particulièrement fier, après tout il parlait trois langues, en apprenait une autre, tout allait bien pour lui. « Mais mon frère travaille au Service Administratif du Magenmagot vous êtes particulièrement perspicace. Je présume que cela ressort sur ma façon de me tenir, de m’habiller et éventuellement la manière dont je vous ai abordé ? » demanda-t-il de but en blanc. Provocateur, il rajouta : « Je me trompe ? ». Basil savait qu’il avait raison, ou il en était en tout cas presque sûr. Les commerciaux avaient presque une espèce de code vestimentaire, ils avaient la même façon d’embobiner les autres pour les faires signer des contrats fantasques.
Le serveur s’approcha et Basil lui commanda d’un ton bien sec une bierraubeurre. Oui parce qu’il n’aimait pas l’alcool, voilà. Il n’en avait pas honte, d’ailleurs. Le monde ne partait pas du petit pub, les gens sans doute se sentaient plus en sécurité lorsqu’il y avait du monde autour d’eux. Depuis l’épisode du Musée, le bureaucrate savait qu’il n’y avait absolument aucune sécurité à être entouré de gens et pire, cela les rendait encore plus vulnérable. Il s’en souviendra encore longtemps de ce plafond qui s’était effondré sur lui.



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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Dim 23 Avr - 19:30

« Americain, n’est-ce pas ? »

Je souris. Futé, le petit anglais. Ainsi, même après cinq années passées ici, je n’ai toujours pas perdu mon accent américain. Tant mieux. Cela me réconforte. J’ai déjà du mal avec la population anglophone, le comble serait que j’adopte la même manière de vivre qu’eux. Et cela m’est impossible. Les Anglais sont trop… je ne sais pas, tasse de thé, petite cravate, caractère poli et réservé. Les Américains ne sont pas comme ça. Cela peut paraître très cliché, mais c’est la réalité. Charismatiques, la plupart du temps, extravertis et n’ayant pas peur de dévoiler leurs opinions. C’était un peu ce que j’étais. Cependant, je ne dévoilais jamais ce que je pensais réellement. Mes pensées véritables, je les gardais pour moi. Homme du mystère un jour, homme du mystère toujours.

« En effet. Même après cinq années passées ici, mon accent me trahit toujours, » je fais.

L’homme m’avoue alors qu’il semble me reconnaître du Ministère. Sans vraiment me méfier de cette question, je lui réponds en toute honnêteté. Le Département des Mystères semble être un endroit parfait pour mon profil. Qui dit mystères du mystérieux, et c’est bien un mot que je maîtrise à la perfection. Les sorciers que j’y rencontre sont particulièrement intéressants et tout autant  mauvais que ma personne. L’un d’entre d’eux, Augustus Rookwood, possède une personnalité que je trouve digne de mon intérêt. Fin manipulateur, comme moi. Peut-être simplement quelques degrés de sadisme en moins, un terme que j’assume totalement puisqu’il entièrement partie de mon être.

« C’est vrai que cela bouge plus chez les Aurors. »

J’hoche la tête. Les Aurors de chez nous ont également beaucoup de travail, même si le Seigneur des Ténèbres n’est pas sur le sol américain. Ses fidèles n’en sont pas moins nombreux, et depuis le passage de Grindelwald, un sorcier dont j’admire la force de ses idées, beaucoup aspirent à rejoindre celui qui se fait appeler Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Personnellement, je n’ai pas encore choisi. Mon souhait serait de rencontrer le Lord en personne, or je sais qu’il se montre rarement si l’on n’a pas rejoint ses rangs. Mais il y a cet homme, Selwyn… Peut-être bien qu’il pourrait me conduire jusqu’à lui. S’il se montre clément. Je sais qu’il ne porte pas dans son cœur, et ceci est bien réciproque. Il faudrait que j’en parle à sa femme, Lyssa. Nous avons l’air de mieux nous entendre, après tout.
Je me permets ensuite de deviner son métier. Tout, dans sa manière de parler, de s’habiller, même d’aborder les personnes, me font rappeler ces commerciaux aux discours insupportables. Eux aussi, sont d’habiles manipulateurs. Mais je ne prendrai pas au jeu. À celui-là, j’en suis le roi. Et je gagnerai.


« Je suis bel et bien commercial, en charge des relations avec l’Espagne et l’Allemagne. »

Je souris, en mon plus fort intérieur. Et une victoire de plus, Allister, une. Après tout, qui t’a appris l’art de la manipulation si ce n’est ta famille ? Plus particulièrement, ta mère ? Réel masque de froideur, sourire quasi inexistant, c’est elle qui t’a presque tout enseigné. Quant aux potions, le mérite revient à ton père. Le premier poison qu’il t’avait montré avait tué un gros chat presque instantanément. Et tu n’en es pas peu fier.

« Mais mon frère travaille au Service Administratif du Magenmagot vous êtes particulièrement perspicace. Je présume que cela ressort sur ma façon de me tenir, de m’habiller et éventuellement la manière dont je vous ai abordé ? »

Je souris au compliment. En effet, je le suis. Je l’ai toujours été. Le comportement des personnes révèle tellement leur vie au quotidien, leur personnalité. Et j’ai ici, en face de moi, quelqu’un qui sait particulièrement tenir tête.

« Je me trompe ? »

Bingo. Encore gagné. Je le considère un instant, un sourire en coin et, ne le quittant pas des yeux, porte la bière à mes lèvres. Je repose la chope un instant après et lui réponds.

« C’est en effet ce qui m’a interpellé. Les commerciaux possèdent un code vestimentaire très strict et facilement reconnaissable. Fin observateur, je vois, » je rajoute avec un sourire.

Je me racle la gorge et réfléchi à ce que je vais bien pouvoir lui dire. Après tout, ce n’est pas les sujets de conversation qui manquent. Et étant donné la famille dont il provient, il est clair que je pense savoir quoi dire. D’autant plus que je suis Américain et que même après cinq ans, un étranger a toujours besoin d’aide…n’est-ce pas ?

« Tous ces codes… Ce mode de vie. Ceux des États-Unis sont diamétralement opposés, et je ne suis pas du genre à m’adapter facilement. Vous m’excuserez d’avance si je vous dis que je trouve votre thé… infect. »

Jouer carte sur table. Dès le début. Montrer que l’on honnête avec l’autre, même si je ne l’étais pas du tout. Bon, excepté le thé. À mon goût, cette boisson était horriblement… anglaise. C’était tout.

« Je ne suis pas encore à l’aise avec le territoire anglais. J’imagine que c’est un peu comme avoir le mal du pays. »

Si, pour lui, je me sentais si mal en Angleterre même après toutes ces années passées, il allait sûrement me demander pourquoi diable avais-je voulu quitter mon bon sol américain pour un pays que je n’appréciais pas. C’était là que tout allait se jouer.

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mar 25 Avr - 17:39

Basilius avait la vague impression que son esprit plaisait à son interlocuteur. Il était perspicace, et comme il maniait plutôt bien les mots il séduisait souvent grâce à eux. Et grâce à son sourire, aussi. C’était un homme intelligent, qui savait peser le pour et le contre, mais qui demeurait parfois un peu impulsif. Il essayait toujours de réfléchir avant de prendre une décision mais malheureusement il lui arrivait de passer complètement en travers. Ça arrivait, mais pas ce jour-là. Non, ce jour-là il discutait avec un Américain qu’il venait de rencontrer, essayait de faire preuve de courtoisie comme de perspicacité, ce que l’homme d’ailleurs, Wyatt de son vrai prénom, lui rendait plutôt bien.

L’homme commenta que c’était son accent qui le trahissait et Basil fit non de la tête : « Non, honnêtement il faut tendre l’oreille pour l’entendre. Je dirais plutôt que c’est votre façon d’être, et ce n’est pas une critique » compléta-t-il. Il ne le connaissait pas, peut-être risquait-il de mal interpréter ses mots. Clairement, il n’avait pas une tête d’anglais, ni un style d’anglais, ni une façon de parler anglaise, enfin bref. Il était tout sauf anglais, selon Basilius. Il suffisait de faire le contraste en l’air décontracté de Wyatt et la façon de se tenir sur chaise de Carrow, le dos bien droit, comme s’il était concentré sur quelque chose alors que pas du tout.
Wyatt hocha la tête à ses propos sur les Aurors, mais il ne relança pas la conversation. Lui non plus d’ailleurs, il considérait la parenthèse comme close. Il était bien dans son département calme, paisible. La paix, c’était tout ce que désirait Basil. Qu’on ne lui cherche pas de noises, et qu’on le laisse faire son travail de commercial en paix. L’indépendance, c’était tout ce qu’avait toujours cherché le cadet.
Il ne sut pas si le Langue-De-Plomb en face de lui était ravi de s’être fait « démasqué » ainsi. Mais peut lui importait, il portait sur lui son statut de commercial. Il le savait. Tous les mêmes mimiques, tournures de phrases, tous les mêmes fringues, le même sourire avenant qui mettait à l’aise. Tous pareil, un code ? Non plutôt des clones, seules les langues qu’ils parlaient différaient. Basil était fier d’être un commercial, il aimait son métier et il se jugeait suffisamment important dans le monde magique pour que cela satisfasse son égo. Ainsi, Basil hocha la tête à la réponse de Wyatt, de manière poli. Il sourit aussi au compliment. Le cadet jugeait toujours les gens au premier coup d’œil et dans 90% des cas, il avait raison et ne se trompait pas. Il fallait savoir qui on avait en face avant de parler. Alors oui, à force on voyait toujours les mêmes têtes, on s’habituait. Mais bon, quand il y en avait de nouvelles, mieux valait être un observateur. Il faisait ce travail sur absolument tous les individus qu’il rencontrait.

La remarque sur le thé fit sourire Basil qui compléta : « Je suis d’accord avec vous, le thé, quel qu’il soit, d’ailleurs, est ignoble ». L’homme continua sur un possible mal du pays, et Carrow n’eut aucune réaction sur le coup. Voulait-il l’amener quelque part, désirait-il parler de quelque chose en particulier ? Il trouvait ça étrange qu’un homme apparemment si réservé se permette une remarque telle que celle-là, alors il prit cela sur un air plaisantin : « Vraiment ? Vous devez alors être plus attaché à votre pays que je ne le suis avec le mien. Je ne me sens jamais aussi bien que lorsque je suis en déplacement ».  Il accompagna sa remarque d’une gorgée de bierraubeurre, comme s’il venait de parler du temps dégueulasse qui régnait sur Londres.  


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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mer 26 Avr - 22:45

J’ai pensé à tout, sauf tomber sur un Carrow. Il faut que ce n’est pas ça qui manque ici, les familles de sang-purs. Certaines sont réellement intéressantes, d’autres moins. Certains pourraient m’apporter des choses, d’autres non. Comme c’était le cas avec cette Fawkes qui salissait le nom de sa famille. Enfin, passons au spécimen qui se tient devant moi. Et dire que c’est lui est venu. À croire que j’attire toutes les personnalités intéressantes. Cela tombe bien, c’est ce que je cherche. Je pianote machinalement sur le bord de la table du bout de mes doigts. Un espèce de tic quand je m’ennuie. Le sorcier me répond que ce n’est pas mon accent qui me trahit, plutôt ma manière de me comporter. Tiens donc. Cela doit être mon air décontracté, que sais-je. Je suis toujours à l’aise avec les gens. Rarement mal à l’aise, je dirais même. Voire jamais. Le terrain de la discussion est l’endroit où je suis roi. Je ne vois pas pourquoi je pourrais me sentir mal. Il n’y a que les faibles qui se sentent mal.

Je ne réponds pas à sa remarque. À quoi bon ? Je ne réponds que lorsque cela est nécessaire. Le reste n’est que broutille, là pour planter le décor, amuser la galerie. Mais je ne suis pas là pour perdre mon temps, même si cela fait cinq années que je patiente dans ma caverne sombre et silencieuse. J’obverse, j’étudie. Un homme vient de rentrer dans le bar. Il semble fin connaisseur des lieux et s’installe directement devant le serveur en quête d’une boisson qui allègera sans doute le poids de sa journée. De l’autre côté de la salle, une dame demande l’addition. Ici et là, le mouvement de la vie, le chemin vers la mort. Pathétique. Tous des abrutis.

Je me focalise de nouveau sur mon interlocuteur. Il me sourit. Je ne sais même plus de quoi on parle. Ah si. Le thé. Une pure abomination. Indigeste boisson. Les inventions anglaises m’exaspèrent. Toutes aussi irréfléchies les unes que les autres. J’aimerais parfois leur étaler ma science pour leur ouvrir les yeux, mais je ne suis pas comme ça… Si ?

« Vraiment ? Vous devez alors être plus attaché à votre pays que je ne le suis avec le mien. Je ne me sens jamais aussi bien que lorsque je suis en déplacement. »

Belle analyse, mon garçon. Je souris et caresse du bout des doigts ma chope de bière, pensif. Oh que oui. Mon beau pays. L’Amérique. N’est-ce pas tous ces hommes et femmes du monde entier qui rêvent d’y vivre ? Les États-Unis deviennent une telle puissance qu’il est difficile d’y résister. Vivre dans un tel pays puis finir en Angleterre… Il n’y a rien de plus ridicule. On peut dire que je suis l’exception à la règle, puisqu’avec moi, rien n’est ridicule.

« En effet. Mais  voyager permet aussi de faire de nouvelles rencontres, de perfectionner son expérience… Ce que vous faites en-dehors de l’Angleterre, je présume. »

Je m’arrête de parler un instant, toujours aussi pensif. Je fronce les sourcils et tourne légèrement la tête.

« Dites-moi. Cela pourrait paraître indiscret, mais j’ai entendu dire que les Carrow font partie du registre de Nott. En faites-vous partie ? »

Je n’aime pas vraiment tourner autour du pot, alors je pose ma question de but en blanc. Après tout, il faut bien parler de choses concrètes, un moment. Je plonge mon regard dans le sien pendant un moment, hausse les épaules d’un air nonchalant et prends une gorgée de bière.

« Vous n’êtes pas obligé de me répondre. Cela ne me concerne pas, après tout. »

Je joue l’indifférence, or je ne le suis pas. Son cas m’intéresse au plus haut point. Fin manipulateur en bon commercial. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il n’y a qu’une case pour le roi, dans ce jeu. Et je gagne toujours.
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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Ven 28 Avr - 17:27

Comme quoi, dans une après-midi froide, on n’était pas à l’abri de croiser quelqu’un d’intéressant. Wyatt Allister était un homme intéressant. Etrange. Singulier. Américain. Mais intéressant. Assez pour attirer le regard sombre de Basil qui l’avait de suite identifié comme quelqu’un travaillant au Ministère. Sa mémoire photographique l’avait grandement aidé à se souvenir d’où il avait cette impression de déjà-vu. Le bureaucrate remarque bien vite que son interlocuteur ne répond que lorsqu’il se sent intéressé par un sujet, ou bien lorsque c’est utile. C’est mieux. Basil préfère cela aux bavardages inutiles qui devenaient une manie chez les gens qui travaillaient dans son bureau. « Tient, on t’a payé le journal » « Merci » « Tu as vu les nouvelles ? » « Oui » « Triste hein » « Bien triste » « Clark m’avait dit que ça arriverait, j’pensais pas que ça serait aussi rapide » « En effet ». Basil bien évidemment était celui qui parlait le moins. Il s’entendait bien avec ses collègues, mais ce n’était pas pour cela qu’il leur parlait de la pluie et du beau temps tous les jours. S’épancher sur un meurtre, alors qu’il y en avait des dizaines tous les jours, c’était stupide, et agaçant.

Basil l’observe caresser sa chope de bière d’un air pensif. Les Américains et leur pays ! Après on parlait de la fierté anglaise ! Mais qu’ils le veuillent ou non, beaucoup d’Américains étaient Européen à la base, eh oui ! C’est en se faisant cette réflexion qu’il se demanda pourquoi cet Américain justement travaillait au Ministère de la magie anglais et non au MACUSA. Le langue-De-Plomb émit des hypothèses que le bureaucrate reçu avec un sourire entendu. « Entre autre » répondit-il simplement. Brusquement, la conversation changea de sujet et Carrow observa pendant de longues secondes l’Américain en face de lui, qui lui dit qu’après tout s’il ne voulait pas répondre, ce n’était pas très grave. Il sourit. Il faisait l’homme qui n’était au courant de rien, mais le commercial avait la très nette impression qu’il en savait plus qu’il ne voulait bien l’admettre : « Les Carrow font bien parti du registre des Nott. Et j’en fais naturellement parti comme mes frères, mon père et tout autre Carrow qui se respecte » lâcha-t-il. Il avait l’impression de sortir là un discours mâché par Ollender. C’est que Basil se fichait bien du registre, lui !

Wyatt n’avait peut-être pas réalisé d’impair, mais sa question indiscrète permettait indirectement à Basil d’en poser une tout aussi désagréable. Non pas qu’elle ait été désagréable, disons plutôt surprenante. Il porta son verre à la bouche, fit rouler ses lèvres d’un air presque calculateur, avant de se lancer : « Vous ne m’en tiendrez pas rigueur si je vous pose une question potentiellement indiscrète à mon tour, je présume ? » demanda-t-il en lâchant un léger rire. Sans vraiment attendre sa réponse, il lui dit : « Pourquoi le Ministère de la Magie anglais et non le MACUSA ? ». Il fit une longue pause où il jaugea son compagnon de table avant d’ajouter, taquin : « Enfin, cela ne me regarde pas, si vous ne voulez pas répondre… ». Nouvelle gorgée. Nouveau sourire. Etrange conversation.



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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Ven 28 Avr - 19:43

En d’autres circonstances, j’aurais déjà congédié l’homme me faisant face. Ou je serais partie. Mais je reste bien là, face à lui, à l’observer. Je sais qu’il doute de quelque chose. Qu’il se méfie, également. Qu’il sent que je peux tramer quelque chose. Et il n’est pas au bout de ses surprises, bien au contraire. Notre conversation est juste le commencement d’une grande histoire. Évidemment, il ne se doute de rien. Qu’il se contente de rentrer dans mon petit jeu, nous verrons par la suite. J’ai déjà ma petite idée derrière la tête, mais je ne veux pas aller trop vite. Ceux qui me disent que je suis visionnaire n’ont pas totalement tort, cependant ils se trompent. L’une de mes qualités n’est pas de prévoir ce qui va arriver, mais de prévoir tout ce qui pourrait arriver. Il y a une légère différence, mais je ne pense pas que vous saisissiez ce concept. Peut-être… Trop complexe pour les mécanismes basiques de votre cerveau anglais ? Mmmh. Cela, sûrement.

« Les Carrow font bien parti du registre des Nott. Et j’en fais naturellement parti comme mes frères, mon père et tout autre Carrow qui se respecte. »

Quelque chose me dit qu’il n’est pas tout à fait convaincu par ses paroles. Comme un écho de mépris qui résonne dans sa voix. Me trompe-je… ? Rarement. Ma foi, nous verrons bien ce que cet homme nous réserve. Dans tous les cas, je suis à présent sûr que le sorcier qui se tient devant moi est bel est bien un Carrow du registre de Nott, et pas n’importe quel autre se vantant d’en faire partie. Voilà qui est encore mieux. Je le vois qui prend une gorgée de sa boisson et j’en profite pour lui glisser un petit :

« Je vois, merci pour cet éclairement. »

Cependant, il semble préparer d’avance ce qu’il va dire, alors je me contente de l’observer bien sagement, installé sur ma chaise les doigts entrelacés en l’attente d’une suite. Qui ne tarde pas à arriver. Une question indiscrète ? Je lui autorise d’un signe vague de la main, mais il ne semble pas s’intéresser véritablement à ma réponse. Une attitude de nonchalance qui me fait sourire. Une personnalité intéressante, ce garçon.

« Pourquoi le Ministère de la Magie anglais et non le MACUSA ? »

Personnalité intéressante, question intéressante. Je n’en attendais pas moins de lui. Alors que mes yeux sont fixés sur ma bière, il répète ma dernière phrase et mon sourire s’élargit encore plus. Utiliser le mimétisme afin d’intimider l’interlocuteur, lui montrer que l’on se prête au jeu et que l’on n’est pas totalement idiot. Parfait. Un jeu qui se corse n’en est pas moins intéressant. Je continue de caresser ma chope pensivement, le sourire soudainement envolé. J’utilise le mépris de sa voix qui a résonné jusqu’à mes oreilles. Le roi s’avance sur la case blanche.

« Pour échapper aux prérogatives familiales, sans doute. »

Avec cette simple phrase, son esprit de bureaucrate devrait être capable d’y saisir le sens caché. Je porte la chope à mes lèvres et sens la bière couler lentement dans ma bouche. La bière américaine me manque, si j’ose dire. Je resserre mon manteau contre mon corps. Il fait toujours froid, dans ce foutu pays. Puis, je le regarde. À l’autre joueur d’avancer son pion.

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Dernière édition par Wyatt Allister le Mar 2 Mai - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Dim 30 Avr - 21:34

Wyatt Allister semblait être un homme au tempérament particulier. En tout cas, c’était comme cela que Basilius le sentait. Il n’arrivait cependant pas à déterminer si c’était bon ou mauvais et il n’aimait pas être face à des individus comme ceux-là. Ceux que tu ne sais pas manier, ceux où tu ne sais pas vraiment comment mener la conversation. Oh, il avait compris que l’Américain essayait de le mener quelque part, éventuellement essayait de mener la conversation et Carrow était donc avertis. Il ne fallait pas qu’il se laisse aller à faire de trop grosses confidences, il ne devait pas se laisser à aller à dire n’importe quoi, à montrer qu’il était malléable. C’était agaçant de savoir toutes ses paroles prises par des pincettes, analysées… C’était déstabilisant, surtout parce qu’il s’en rendait compte. Qu’il le veuille ou non, avec sa fierté Américaine, les anglais étaient plus discrets que cela. A moins qu’il veuille justement qu’il s’en rende compte ? Basil était complètement paumé entre ce qu’il pensait être et ce qu’il était réellement.

Sa réponse sur le Registre, bien sûr, Basil ne la pensait pas du tout. Wyatt lui répond par une phrase bien simple qui finit d’achever le commercial. Était-il déjà désintéressé par la conversation ? Était-ce vraiment un point de détail qu’il voulait éclaircir ? Il avait de la chance de lui avoir demandé cela à lui, le cadet rejeté de la famille : s’il avait posé cette question à Ollender, le patriarche se serait enflammé et aurait sans doute planté un couteau dans la table en lui disant de revoir ses classiques. Avec lui, il valait mieux toujours montrer que nous savions la valeur de sa glorieuse famille. Alors forcément, presque dans une idée revancharde, Basilius c’était permis de lui demander de lui poser sa fameuse question. LA question dont il espérait une excellente réponse. Après tout, même s’il n’avait été que trois fois dans sa petite vie aux Etats-Unis, il avait été subjugué par l’atmosphère qui régnait au MACUSA. Ca le transcendait, bien plus que le Ministère de la Magie Anglais. Le Ministère était froid, impersonnel. Le MACUSA ressemblait à un vivier, à une usine. Il y avait rencontré un homologue sur un contrat très important qui faisait coopérer les Etats-Unis, l’Angleterre et l’Allemagne et ils avaient tous convenus de se rencontrer aux Etats-Unis. Et Basil n’avait pas regretté sa visite. Il s’était très bien entendu avec son homologue américain et pour sa dernière visite, il admettait volontiers qu’il aurait accepté immédiatement un poste là-bas.

La réponse que lui donna le langue-De-Plomb fit poser la chope de Basil sur la table. Il l’observa pendant de longues secondes. Il ne connaissait pas sa famille, il ne savait pas donc pas quel était son sang, tout comme il ne savait pas leurs orientations. Il fronça les sourcils, intrigué par sa réponse mais se garda de pousser la réponse plus loin : « Intéressant » commenta-t-il en feignant l’indifférence la plus totale. Se pouvait-il qu’il ait trouvé quelqu’un à sa taille ? Quelqu’un comme lui ? Il devait sans doute trop en demander. Non ?



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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Lun 1 Mai - 17:20

Mr. Carrow semble intrigué par ma réponse, j’émets donc un petit rire nerveux. Curieux mais sans vouloir paraître impoli, hein. Ces anglais, alors. Toujours sur la réserve. Je n’ai jamais compris pourquoi sont-ils aussi… Je ne sais pas, simples d’esprit ? Cela doit être ça. Certains ont de réelles qualités, mais leur caractère inutile ne fait que les stopper. Regardez-moi. Doué en potions, je le sais. Fin manipulateur, je le sais. Éternel gagnant au jeu du mensonge, j’en ai conscience. Maître de la complexité, aussi. Et j’en joue, au sens littéral du terme. Et j’aime ça. Je peux vous dire qu’à force de pratiquer, un petit palmarès se forme autour de mes performances. Je progresse de jour en jour en m’attaquant à des cibles de plus en plus grosses. Et ce Carrow en fait partie, comme n’importe qui pourrait en faire partie. Après tout, cela n’est qu’un jeu, n’est-ce pas ? Un jeu où l’on gagne et où l’on perd.

« Intéressant. »

Il montre une totale indifférence que, je pense, cachant quelque chose d’autre. Une envie d’en découvrir plus, peut-être ? Mais il en saura plus, si seulement il m’en disait davantage lui aussi. Et je sens qu’au fil de la discussion, quelque chose va se dévoiler. Mais d’abord, laissons l’interlocuteur de mettre à l’aise. J’appuie finalement mon dos contre mon siège et le fixe du regard, un sourire au coin des lèvres.

« J’ai comme l’impression que ce simple mot n’exprime pas le fond de votre pensée. »

J’ai raison. Je sais que j’ai raison, comme toujours. Il me cache quelque chose, et j’ai bien l’intention de le découvrir. J’hausse les épaules.

« N'ayez aucun gêne avec moi. Allez droit au but. »

D’une traite, je finis ma bière et lève la main pour que le serveur m’en serve une autre. Il accourt immédiatement et échange ma chope contre une autre. Je le remercie d’un signe de tête et reporte mon attention sur le sang-pur.

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mar 2 Mai - 15:56

Basilius a la vague impression d’être relié à cet Américain par un fil rouge. Comme s’ils avaient des points communs qu’ils peinaient tous les deux à affirmer, à assumer, éventuellement. Le bureaucrate en était venu à cette idée là quand Monsieur Allister lui avait affirmé être ici à cause de raison familiale. Vivait-il aussi une pression forte de sa famille ? En réalité, avoir quelqu’un qui peut-être avait vécu des choses similaires à lui, donnait envie à Basil de l’imiter et de partir. A qui manquera-t-il, hein ? Aaron, Carolyn et c’est tout. Le champ de connaissance du commercial avait beau être particulièrement étendu, celui de ses amis proches était ridiculement petit.

L’homme en face de lui comprit bien vite qu’il ne lui disait pas tout et qu’il en avait aussi derrière la tête. Mais Basil n’était pas complètement naïf non plus. Il ne comptait pas lui déballer sa vie alors qu’ils parlaient depuis quoi ? Dix minutes un quart d’heure ? Son attitude nonchalante fait uniquement sourire le cadet des Carrow. Il fait semblant de se désintéresser alors qu’il est intéressé. Basil savait reconnaître cela pour la simple et bonne raison qu’il venait de faire la même chose. Mais maintenant qu’il avait montré sa perspicacité, quels étaient les choix qui se présentaient au bureaucrate ? Dire la vérité n’était pas un choix envisageable, aussi il le repoussa bien loin au fond de sa tête. Mentir ? Non, ne pas commencer à jouer un jeu si dangereux. Pourquoi pas un mixe des deux ? Omettre des choses après tout, ce n’était pas mentir, n’est-ce pas ? « Je me disais que ce genre de raison étaient bien trop répandues de nos jours » dit-il avec un sourire, amusé par le personnage qui se trouvait en face de lui.
On disait les anglais plutôt agaçants, entendez par là qu’ils étaient réservés, mais les gens qui se croyaient supérieurs (les Américains, en somme) l’étaient tout autant. La faute sans doute aux ancêtres communs. Basil l’observe commander une autre bière, et il s’enfonce dans son siège, son dos néanmoins toujours droit démontrant une éducation particulièrement stricte sur la façon d’être et de se tenir. Seul quelqu’un de particulièrement avisé de ces pratiques saurait cela. « Néanmoins, si aujourd’hui, vous faîtes ce que vous voulez sans avoir de compte à rendre à votre famille, c’est tout à votre honneur » continua-t-il en tapotant distraitement la table de ses doigts. La prochaine réponse de Wyatt Allister allait sans doute déterminer toute la conversation future. Et c’était là où le bureaucrate voulait l’emmener. Il voulait l’emmener à un point où il pourrait déceler une certaine sincérité, parce qu’il avait tout à fait comprit que son interlocuteur était quelqu’un de manipulateur et coriace en plus de ça. Mais ce n’était pas grave. Basil avait l’habitude de ce type d’individus, il en voyait toutes les semaines à sa table quand il était gamin. Il allait devoir se renseigner sur cette famille. Le nom des Allister ne lui disait absolument rien. Rien.Du.Tout. En savoir plus sur son nom pourtant allait grandement l’aider. Il allait enfin comprendre à quel type de personne il avait à faire. Mais en attendant, il devait continuer d’entretenir la conversation poliment.



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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mer 3 Mai - 14:44

Je ne prends pas cet homme pour une simple distraction, comme c’est le cas avec beaucoup d’enfants. Bien au contraire. Pourquoi ? C’est un Carrow. L’utiliser pour son nom ? Oh, s’il vous plaît. Ne me dites pas que c’est mal, vous me ferez rire. Car qu’est-ce que le bien et le mal, au final ? Par quel critère distingue-t-on ces deux notions ? Le mal n’est qu’une excuse des faibles afin de se protéger des plus forts. Car ce qui les nuit est le mal, mais en somme, ce qui les dépasse et les bat n’est que supériorité face à leur petit être. Ces termes sont relatifs à la position dans laquelle nous nous trouvons, et pour moi, le mal se trouve être le bien où le bien n’y voit que le mal. Je vous vois déjà en train de réfléchir à ce que vous dites. Si seulement vous aviez la science des Allister…
Mes paroles ne font pas mouche, bien au contraire. Je vois ses yeux réfléchir, son cerveau remuer. Il prend consciente qu’il n’est pas face à n’importe qui. Car en effet, je ne suis pas n’importe qui, il faut dire. Ceux qui se l’admettent pourraient avoir mon estime, mais je pense qu’ils ne sont pas encore assez à la hauteur. Que voulez-vous, la recherche de l’excellence, mes amis, l’excellence. Or, c’est un terme que je fréquente régulièrement… Tous les jours, je dirais.

« Je me disais que ce genre de raison étaient bien trop répandues de nos jours. »

Je le regarde sans sourire, plutôt sérieux. Oh. Des hommes comme lui voulant se rebeller contre leur propre famille alors que les idéaux des sang-purs pourraient révolutionner le monde ? Quelle triste nouvelle. Mais cette phrase prouve bien qu’il est rentré dans mon jeu, dans un piège qui se referme petit à petit. Vaillant sorcier, piètre homme.

« C’est ce qu’on dirait, en effet, » déclarai-je en finissant mes paroles d’une gorgée de bière.

Chaque personne que je rencontre pense à chaque fois que je suis sincère. Comme ils se trompent. S’ils savaient au début dans quel pétrin ils se fourraient, en me parlant. Je ne suis que mensonge, il faudrait se méfier, mais non, j’attire tous les gros poissons telle une lumière hypnotisant les insectes. Et, à vrai dire, je prends ça plutôt bien.

« Néanmoins, si aujourd’hui, vous faîtes ce que vous voulez sans avoir de compte à rendre à votre famille, c’est tout à votre honneur. »

Ce n’est pas ironique, ce n’est pas moqueur. C’est un constat. Voire, une légère résonnance de provocation. Basil Carrow sait où il va. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il se dirige dans une direction que moi seul dirige. Et une fois qu’il aura compris cela, il sera trop tard. Pour le moment, voyons jusqu’où notre discussion peut l’amener…

« Je ne rends de compte à personne. »

Je reste un moment pensif. Cela est bien vrai. Un pur solitaire, goûtant à la vie dans les coins les plus sombres des ruelles, caché dans l’ombre. J’ouvre la bouche une fois, comme si j’allais dire quelque chose, puis la referme. Je regarde alors ma chope d’un air grave et reprends d’une voix basse.

« Les Allister sont l’une des familles de sang-purs les plus respectés aux États-Unis. Je pourrais vous en citer d’autres, comme les Duncan ou les Hamilton, mais disons que ma famille et moi… Ne sommes pas sur la même longueur d’onde. »

Je relève la tête et plante mon regard dans le sien. Je n’ai qu’une hypothèse pour l’instant, et je suis pratiquement sûr qu’elle est juste. Basil Carrow ne semble pas s’entendre avec sa famille non plus. Et c’est là que j’aurais un rôle dans son histoire. Trouvera-t-il en moi quelqu’un qui le comprend enfin ? Sûrement. Et je compte profiter de cette naïveté pour jouer un peu avec.

« Vous êtes un Carrow, je connais la réputation de votre famille. Temps d’arrêt. Allez-vous me traiter de traître à mon sang, également ? » terminai-je en un petit ricanement nerveux.

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