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As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Sam 6 Mai - 17:18

Basil faisait bien attention aux mots qu’il choisissait d’employer. Wyatt sans doute aurait été envoyé à Serpentard s’il avait fait ses études à Poudlard. Il lui semblait d’ailleurs avoir son âge ou celui de ses frères, en tout cas, il n’avait ni dix ans de plus, ni dix ans de moins. Le commercial n’avait pas l’impression que ses paroles puissent laisser entendre quoi que ce soit. Mais parfois il fallait se méfier de la perspicacité la mieux cachée derrière un air poli. Il n’avait pas trop l’habitude de cela, mais bien d’avantage d’une hypocrisie largement visible et facile à contrer. Néanmoins, Basil n’avait pas envie de se méfier de lui. Il ne pouvait s’en empêcher, parce qu’il était de nature méfiante, mais Monsieur Allister n’avait pas une tête de manipulateur. L’homme en face de lui répondit à sa phrase en buvant un verre comme si ce n’était pas important.
Basil avait tenu à rajouter quelque chose, montrant qu’il ne jugeait certainement pas cet homme. Il ne jugeait pas ceux qui essayaient de fuir leurs familles. Il ne pouvait pas les juger parce que lui-même rêvait de faire pareil. Il avait tenu à utiliser le ton le plus neutre de son large panel. Mais Wyatt lui sembla piqué et répondit qu’il ne rendait de compte à personne. Le bureaucrate hocha la tête signifiant simplement qu’il avait entendu ses paroles. Pendant un moment, personne ne pipe mot.  Tous les deux sans doute réfléchissant à ce qui convenait le mieux de dire par la suite et quels mots utiliser pour cela. Basil passa une main distraite sur son visage, en ayant brusquement hâte de retourner à son appartement. Il était lessivé. Néanmoins avant qu’il ne puisse penser à autre chose, la voix basse de Wyatt l’interrompt dans son fil continue de pensées. Lorsqu’il lui dit que sa famille était l’une des plus connues des Etats-Unis, Basil ne fit aucun geste. Aucun mouvement. Et lorsque l’Américain arriva à la fin de sa phrase, le bureaucrate ne réagit pas non plus. Sans doute y avait-il au fond de sa pupille une lueur malicieuse, comme si brusquement il voyait là une chance. « Pourquoi me dîtes-vous cela ? » demande brusquement Basil, un sourire narquois posé sur ses lèvres humides par la bière. Pourquoi lui en parler en sachant la réputation de sa famille ?

Voulait-il une confirmation ? Se doutait-il de quelque chose ? C’était impossible. En vingt-cinq ans son propre père n’avait rien vu. Comment un homme avec qui il discutait depuis quinze minutes pouvait-il avoir compris sa psychologie ? Wyatt lui demande s’il va le traiter comme un traître. Basil émet un léger rire, presque en écho à celui plus nerveux de l’Américain. S’il était vraiment sadique, oui il l’aurait déjà congédié, juste pour s’amuser un peu. Mais il n’a pas envie de jouer à cela aujourd’hui et le cadet décide donc d’avoir un élan de sincérité : « Vous savez moi je ne juge un homme que sur sa valeur et non sur son sang ». Un simple commentaire accompagné un rire. Il attend un peu avant de continuer : « Cependant, veillez à faire attention à qui vous dîtes ce genre de choses. Pas tout le monde est aussi… Compréhensif que moi » continua-t-il en effaçant son sourire. Basilius voulait faire comprendre au langue-De-Plomb que c’était un cadeau qu’il lui faisait là. Et que d’autres bien sûr, ne seraient pas aussi poli qu’il ne l’était.




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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Dim 14 Mai - 22:20

La psychologie des hommes est assez intéressante et je ne cesse d’en apprendre de jours en jours. Parfois, mes cibles sont assez décevantes et je ne peux rien faire de leur esprit médiocre. Ainsi, je les laisse croupir dans leur coin en attendant que la mort les emporte. Je jette alors mon dévolu sur d’autres, repère les grosses proies en les observant de loin, tapis dans l’ombre en attendant le bon moment. Mais parfois, ce sont eux qui viennent à moi. Les personnes que j’intrigue sont en général plus qu’intéressantes. Elles ont toujours quelque chose à dire et, si elles ne dévoilent pas tout dès les premières minutes de la discussion, comptez sur moi pour lui faire cracher le morceau. Tourner les phrases de manière à avoir les rênes de la discussion, observer jusqu’au moindre détail, la moindre intonation dans la voix, le moindre signe suspect. Et à la moindre faille, c’en était fini. Je le tenais. Il ne fallait plus qu’à patienter un petit peu, argumenter davantage et appâter le petit poisson.

« Pourquoi me dîtes-vous cela ? »

Il se méfie. C’est bien. Il me toise avec ce sourire aux lèvres, nullement intéressé. Mais j’imagine qu’il l’est, bien au contraire. Avec ce type de caractère, je ne m’attends pas à ce qu’il me tombe dans la main dans les prochaines secondes. Mais c’est là que tout devient intéressant. Plus corsé, certes, mais des situations semblables nous paraissent tellement plus simples, après. Je m’enfonce dans mon siège, la mine pensive, avant de le regarder droit dans les yeux.

« J’ai l’impression que je peux vous faire confiance. »


Soudainement, je me redresse et me penche en avant, comme pour garder la conversation secrète.

« Vous n’êtes pas comme les autres, Mr. Carrow. Je l’ai senti dès que nous avons commencé à parler. Quelque chose me dit que… Nous ne sommes pas si différents que ça. »

Par « les autres », j’entendais bien évidemment les autres familles de sang-pur aux idéologies dignes de ce que j’attendais d’elles. Certaines étaient des traîtres à leur sang, comme cette Fawkes qui semblait soutenir la cause moldue, contrairement au reste de sa famille. Mais les plus nobles, comme les Travers ou les Avery, certainement les plus redoutées et craints de la Grande-Bretagne… Celles-là avaient ce qui était l’équivalent de mon respect.

« Vous savez moi je ne juge un homme que sur sa valeur et non sur son sang. »

Il rit. Insouciant. C’est exactement la réponse que je voulais entendre. Le bureaucrate rentre petit à petit dans ce piège qui se referme à pas de loup sur lui. Il ne voit rien venir. Tant mieux. Toujours aussi parfait, Allister. Ta mécanique fonctionne à merveille et, comme d’habitude, rien ne t’échappe. Tu t’améliores de jour en jour. Je suis maître en la matière, pas besoin de me le rappeler. J’hoche simplement la tête à sa réponse, les yeux perdus dans le vague. Dans une autre vie, je pense que j’aurais pu être acteur. Etre manipulateur relève du jeu du comédien après tout, non ? Faire semblant d’être quelqu’un d’autre, éprouver d’autres sentiments. Bon, là, en revanche, je n’éprouve nul autre sentiment que celui d’une pleine et entière satisfaction.

« Cependant, veillez à faire attention à qui vous dîtes ce genre de choses. Pas tout le monde est aussi… Compréhensif que moi. »

Nouveau hochement de tête.

« Entendu. »

Je prends ma chope de bière et la porte à mes lèvres. Le goût de la victoire, le goût d’une partie gagnée. Comme d’habitude, n’est-ce pas. Je le regarde de nouveau sans sourire cette fois-ci.

« Vous me voyez soulagé d’être tombé sur une personne compréhensive, dans ce cas. »

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mar 23 Mai - 11:49

La conversation prenait un tour tellement intéressant que le commercial ne voyait absolument pas le temps passer. Les deux hommes se toisaient, se jaugeaient et sans doute essayaient-ils se voir la valeur de l’autre. Sans se départir de ce sourire qu’il se plaît à porter, Basil lui demanda simplement pourquoi Wyatt lui confiait cela. Le mot « confiance » sonnait étrangement dans la bouche de l’homme. Il avait l’impression que ce n’était pas naturel. Mais combien de fois s’était-il promit d’être moins méfiant ? N’était-ce pas l’occasion ou jamais ? « Je vois » commenta-t-il simplement. Mais l’américain continua sur sa lancée.

Il avait donc l’impression qu’il pouvait lui faire confiance. En effet, son instinct ne le trompait pas. Il y avait bien une liste de personne qui ne pouvaient pas faire confiance à Basilius Carrow. Mais justement, ce dernier ne l’avait pas encore apposé sur cette liste. Donc pour l’instant, le langue-de-plomb pouvait en effet lui faire confiance. « Nous sommes tous différents les uns des autres, dans une moindre mesure » affirma Basil sans effacer son sourire. Il se plaisait beaucoup à le contredire. Wyatt Allister devait être un homme joueur. Et cela tombait plutôt bien, puisque Basil lui-même adorait jouer au chat et à la souris. S’il avait concédé un aveu bien simple, loin de lui l’idée d’affirmer ses idées progressistes alors que c’était la première fois qu’ils se parlaient. Le bureaucrate n’avait conservé le secret qu’en tournant sept fois la langue dans sa bouche. Son envoie à Gryffondor avait été une épine dans son pied et il n’avait jamais pu s’en débarrasser complètement. Mais il avait bien joué, il avait suffisamment manipulé ses proches pour vivre tel qu’il le désirait. Alors oui, il s’était largement privé de sortir avec Aaron et Carolyn comme ils le voulaient à Poudlard, mais maintenant qu’il était dans la vie active, il était beaucoup plus facile pour lui de se déplacer avec eux. Il était plus libre, sans l’être complètement non plus. Certains se doutaient de cette amitié chez les Carrow et souvent des oncles et tantes sceptiques lui avaient fait des réflexions. Réflexions auxquelles il avait bien sûr répondu avec brio. Alors, il ne comptait pas se faire manger par un américain arriviste, aussi gentil puisse-t-il paraître.
Wyatt Allister se contenta de hocher la tête, calmement, en totale maîtrise de lui-même. Tout cela n’échappait pas au bureaucrate. L’observation. L’observation l’avait maintenu en vie pendant trente-cinq années. L’Américain le taxa d’un adjectif bien gentil. « Compréhensif ». Basil l’était. Mais joueur, il corrigea : « Disons plutôt que vous avez de la chance de tomber sur un homme sachant garder des secrets ».
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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Jeu 25 Mai - 15:00

Nous ne sommes pas si différents l’un de l’autre, lui et moi. Même si je le domine dans nombre de domaines. Les autres ne sont que… débutants, amateurs. Je ne suis pas vieux, mais j’ai l’âme d’un vétéran. Qui sait beaucoup de la vie, à force d’observer et de guetter. J’ai expérimenté grand nombre de choses, et ce depuis mon plus jeune âge. On ne peut pas dire que j’ai eu une enfance normale. Ou du moins, commune à tous les autres enfants. Est-ce que je regrette ? Absolument pas. Après tout, qu’est-ce que la normalité ? Que peut-on considérer comme étant normal ou anormal ? Les règles, le conformisme, ces normes… Ne sont-elles pas là pour protéger les plus faibles ? Créées par des faibles et pour les faibles ? Pour se protéger de ceux qu’ils appellent méchants ? Dans ce cas, je suis un méchant. Qu’est-ce que je fais peur.

Ma démonstration des sentiments ne semble pas le toucher. Je n’en attends pas moins de lui et je le devine coriace. Il l’est. C’est un Carrow, après tout. Quelle famille de sang-pur n’est pas un tant soit peu manipulatrice et joueuse ? Nous nous cherchons, nous nous titillons et nous nous lançons des perches. Il en est ainsi depuis le début de notre conversation. La Reine avance, le fou part en diagonale pour protéger le Roi. Son Roi. Son secret, ce trésor qu’il garde profondément caché en lui. Et lorsque le Roi tombera, la partie sera terminée. J’aurais gagné, comme toujours. Je suis plutôt confiant sur la tournure que prend cette conversation. Il a l’impression de la mener, c’est en effet ce que je lui laisse croire. Je ne sais pas encore ce qu’il pourrait m’apporter, mais peu importe l’après. Tout ce qui importe ici est le présent. C’est un gros poisson, une grosse proie. Le faire tomber dans mon piège, lui, un homme aussi brillant aussi fin d’esprit serait une véritable victoire. Une réussite, un record. Il figurerait sur mon tableau de chasse déjà bien remplis des noms de ceux que j’ai berné. Le premier sang-pur d’Angleterre. Une fierté.

« Nous sommes tous différents les uns des autres, dans une moindre mesure. »

Je réponds à son sourire par un sourire en coin. Il est drôle. Il se joue de moi et transforme mes petites confidences en une moquerie dissimulée. Il me provoque, me contre. Mais cela ne m’atteint pas. Les choses m’ont rarement atteint car je suis imperméable à tout ce qu’il se passe autour de moi. Je ne suis pas expressif. Enfin, si. Plutôt bipolaire. Excentrique. Riant à la volée, sérieux la seconde qui suit.

« Vraiment ? »

C’est une question qui n’attend pas vraiment de réponse. Ni le quittant pas de mes yeux, je prends une gorgée de bière qui me réchauffe la gorge. Pas trop mauvaise. La meilleure se trouvait bien entendu aux États-Unis, mais je peux bien me contenter de ce que je trouvais là. Pas le choix, de toute façon.

« Disons plutôt que vous avez de la chance de tomber sur un homme sachant garder des secrets. »

Sachant garder des secrets. Oh que oui, tu en gardais des secrets, mon ami… Mais tu n’allais pas tarder à tous me les révéler. Tes plus sombres angoisses, et tes peurs aussi. Je souris, l’air de rien, et m’enfonce dans mon siège.

« Je suis persuadé que vous ne me trahirez pas. Me trompe-je ? »


Je sais que je ne me trompe pas et qu’il ne dira rien. Du moins, si je fais confiance à mon flair. Toujours suivre son instinct. C’est le sens le plus fidèle à mes yeux. Oh, la vue, aussi. L’instinct et la vue. Ces deux choses qui permettent de survivre dans ce monde d’idiots.

« Je suppose que si vous jugez les hommes sur leur valeur et non sur leur sang… Votre famille ne doit pas être tout à fait d’accord avec vous. Je me justifie rapidement. Les Carrow ne sont pas réputés pour avoir la main tendre. »

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Ven 26 Mai - 18:37

Basil n’avait pas l’habitude de tomber sur quelqu’un d’aussi acharné que Monsieur Allister. Entendez par-là, quelqu’un de coriace. L’égo surdimensionné des sang-purs anglais les rendait vulnérables au possible à la manipulation de leurs pairs. Si certains savaient se montrer digne de leur rang et ne se faisaient pas avoir, ils étaient rares. Les autres s’essayaient à la manipulation tel qu’on le leur avait appris. Mais il y avait bien une grande différence entre les leçons pendant les vacances et la véritable pratique. On apprenait sur le terrain et uniquement sur le terrain. En manipulant les autres, en faisant attention à ne pas être manipulé non plus. Le commercial était de ces hommes-là. De cette trempe. Il manipulait son père depuis ses onze ans et il en était plutôt fier. Son influence sur lui avait une limite bien sûr, mais c’était suffisant pour lui accorder un certain bien être.
Le Langue-De-Plomb en face de lui mit quelques secondes à répondre au bureaucrate. Et c’est un sourire aux lèvres qu’il a décidé de revêtir. Car Basil ne doutait pas une seule seconde que chaque geste, chaque expression du visage était millimétré, choisi avec le plus grand soin et utilisé avec la plus belle finesse. Monsieur Allister avait de l’avenir à Londres. Sa réponse ne constituait qu’un seul mot mais était suffisante pour deviner le scepticisme de Wyatt. Les voyait-il tous comme des gens du même gabarie ? Comme des hommes avec le même caractère ? Comme des… Victimes ?  « J’en suis persuadé » commenta-t-il simplement. Pourquoi en dire plus ? Patient, le bureaucrate attendit la suite. Il finit par lui avouer qu’il ne pensait que Basil allait le trahir. Bien sûr qu’il n’allait pas le trahir. Pourquoi trahir le seul potentiel allié qu’il avait parmi les sang-purs ? Quelqu’un qui pourrait avoir le même avis que lui ? Oui, son neveu était au courant de ses idées mais il n’était pas son allié véritable. Pas alors qu’ils avaient tous les deux ces joutes verbales ! « Vous verrez par vous-même » murmura Basil d’un air confidentiel. Il ne fallait pas que Wyatt se croit tout acquis. Pour l’instant, il n’avait que son respect. C’était pas mal. C’était un début. Jouer avec Wyatt était amusant.

La suite de ce qu’il dit poussa Basil à s’enfoncer dans son siège parce qu’il ne s’attendait absolument pas à une attaque si frontale d’un serpent tel que lui. Son sourire s’envole, pour arborer un air froid. Monsieur Allister devait mieux tenir sa langue. C’était bien un américain. Ce soupçon de dédain devait être visible au fond des pupilles du commercial. « En effet nous ne sommes pas tendre » dit-il d’un ton sec, « lorsque vous rencontrerez mon père, Ollender, ce qui finira par arriver, vous verrez par vous-même s’il juge un homme sur sa valeur ou sur autre chose. Ou sur les deux ».
Ollender était un salaud. Un vrai, un pur, un dur. Il jugeait sur le sang, bien sûr. Mais il accordait aussi beaucoup d’importance à la valeur d’un homme. Un sang pur stupide et ingrat tel que celui qui se tenait potentiellement devant le cadet des Carrow pouvait ne pas  trouver grâce à ces yeux. Il pouvait le nier autant qu'il voulait, mais Basil tenait ça de son père. Il jugeait sur la valeur, comme lui. Juste qu'il n'avait pas la même idéologie. « Je vous conseille de vous fier à son jugement » finit-il sans chaleur.



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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Lun 29 Mai - 22:46

Mr. Carrow est un personnage intéressant. Complexe, torturé, patient, calme. Quoique, pas tellement lorsque l’on parle de sa famille. Une légère vibration de haine est nettement palpable et me suis empressé de miser là-dessus. Toujours faire confiance à son instinct, telle est l’une des nombreuses devises qui me définissent. Alors j’avance mes pions, mes rangées se brisant progressivement pour se placer stratégiquement à des cases intelligentes. Le roi adverse finira par être piégé. Il l’est toujours autre, d’une quelconque façon. Lorsque j’ai un but, je l’atteins. Point final. Je peux rencontrer des obstacles difficiles, mais au final, le résultat reste le même : j’ai ce que je veux. N’est-ce pas jouissif que d’avoir ce que l’on veut ? Au prix d’efforts considérables, je me dois bien ça.

« Vous verrez par vous-même. »

La voix du bureaucrate se résume à un murmure. Je sais qu’il ne me trahira pas. J’ai bien vu cette lueur briller au fond de ses yeux lorsque j’ai laissé entendre ma soi-disant haine envers ma famille. Il me coûte légèrement de prétendre cela. Non pas que je les aime, car c’est un sentiment qui me reste inaccessible, mais salir les nom des Allister ainsi que leur prestige… Cela me coûte. J’hoche simplement la tête en guise de réponse.
Cependant ma question ne semble pas lui plaire et c’est donc avec un air légèrement refroidi qu’il me répond.  

« En effet nous ne sommes pas tendre. Lorsque vous rencontrerez mon père, Ollender, ce qui finira par arriver, vous verrez par vous-même s’il juge un homme sur sa valeur ou sur autre chose. Ou sur les deux. »  

Je ne réponds pas et le laisse continuer de parler. J’ai visiblement abordé un sujet sensible. Je suis actuellement sur un fil au-dessus du vide. Un faux pas et je tombe. Une mauvaise action et ma reine meurt. Je dois mieux placer mes pions. Ne fais pas n’importe quoi, Allister. Ça serait dommage de perdre la partie en aussi bon chemin. D’autant plus que ça serait la première partie depuis plus de vingt ans que tu perdrais. Alors fais attention.

« Je vous conseille de vous fier à son jugement, » il finit sèchement.

Je ne dis rien pendant quelques instants et me contente de le regarder avec cette impassibilité qui me caractérise tant. Puis, avec un raclement de gorge, je prends une gorgée de bière, l’air de rien, réfléchissant à ce que je vais bien lui dire. Le chemin se corse. Mais je ne suis pas du genre à me laisser faire.

« Votre père n’a pas l’air d’être un tendre. Merci pour votre conseil. Cependant… »

J’humecte mes lèvres du bout de la langue avant de le regarder de nouveau en me rapprochant légèrement.

« Écoutez. Peu m’importe le jugement que me portent d’autres. Je n’écoute que moi. Moi et mon instinct. Si cela ne plaît pas, tant pis. »


Je reprends alors ma place au fond de mon siège et tourne la tête vers la droite pour regarder à travers la fenêtre.

« Cette façon de faire a été un combat de toute une vie. Raison pour laquelle je suis venu m’installer sur le sol britannique en quittant les États-Unis. »

Au diable son air froid et son ton aussi chaud que la banquise arctique. Je me sens à l’aise, libre à lui de prendre le même chemin ou non. J’entrelace mes doigts au-dessus de mon ventre et le fixe de nouveau d’un air détaché.

« Les remarques désobligeantes de votre père, s’il ne me porte pas dans son cœur, ne m’atteindront pas. Je ne suis pas fait pour être sentimental. »

D’un geste rageur, je porte la chope de bière à mes lèvres, la finit d’une traite et lève la main pour en quérir une autre.

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mar 30 Mai - 23:42

A la grande déception de Basilius Carrow, Monsieur Allister ne semblait pas ennuyé par ses menaces. Enfin, ses pseudos-menaces. Il fallait bien dire que si elles étaient réelles, il ne les aurait pas évoqués. Cela aurait été un impair, et une démonstration flagrante d’arrogance. Non, le bureaucrate avait plus dit cela en le taquinant et le langue-de-plomb avait très bien saisit le jeu, puisqu’il s’employait à renvoyer constamment la balle. Mais comment avait-il pu saisir le jeu ? Avait-t-il noté la remarquable intelligence de son interlocuteur et se méfiait donc de ses mots ? Ou Basil s’était-il trahi d’une manière ou d’une autre ? Ces interrogations continuaient de planer dans l’esprit du bureaucrate qui devait déployer de gros efforts pour empêcher une ride soucieuse d’apparaître sur son front. Son simple hochement de tête était déroutant. Sans doute Wyatt ne s’en rendait-il pas compte. C’était possible, voire même probable.
La réaction de Basil face aux propos sur sa famille l’avait mis dans un état qu’il n’aurait pas pu soupçonner lui-même. L’impulsivité… Il devait la travailler. Il était trop sanguin. Encore un trait de caractère de son géniteur. Le sujet était sensible et il le montrait à la manière d’un débutant. S’il n’avait pas été si en colère, il l’aurait compris de suite et se serait calmé. La voix sèche de Basil avait fini par s’éteindre laissant les deux individus dans un silence pesant. Il était absolument impossible de voir les sentiments de l’homme. Il ne laissait rien paraître. Comme un serpent. Leur sang-froid les préservait de leurs adversaires. D’une manière ou d’une autre, Wyatt Allister s’avançait tel un serpent. Le bureaucrate l’avait-il laissé entrer trop loin dans sa propriété ? Comment un homme pouvait-il le dérouter autant ?

Il le remerciait pour son conseil ?

Sérieusement ? Son jugement ne lui donnait pas plutôt envie de fuir ? Quel type d’homme était-ce ?

Le diplomate le vit se rapprocher de lui, légèrement. Comme pour le mettre dans une position confortable, ou comme s’il voulait lui murmurer confidence. Basil au contraire, ne bougeait pas d’un pouce et acquiesçait paisiblement, sa colère au point mort. Il avait raison de ne se fier qu’à lui-même. Allister se renfonça dans son siège avant d’ajouter que cela avait été le combat de toute une vie : « Un combat louable » nota Basil d’un air sage, la voix plus calme qu’auparavant.
Basil ricana un peu quand il lui dit qu’il n'était pas un homme sentimental : « Il faut savoir ajuster l’appât au poisson » répondit-il, ses paroles plus vraies qu’il ne pouvaitl’imaginer. A l’image de Wyatt, le bureaucrate portait sa chope à ses lèvres. Ils finirent la leur en même temps, la coïncidence était amusante. Néanmoins, il n’en désirait pas une autre. Il détourna les yeux quelques instants. Puis, il prit finalement sa décision : « Je dois dire que je suis admiratif qu’un homme comme vous puisse penser par lui-même ». Ce n’était pas une critique. Pas du tout. Il lançait peut-être là le seul signal de la conversation, un signal indiquant à Monsieur Allister qu’il le soutenait, au moins un peu. A lui de le comprendre, ou non.



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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Jeu 1 Juin - 21:40

J’ai la nette impression que plus nous avançons, plus la partie avance, et plus son nombre de pions se réduit, me laissant alors la place afin d’obtenir mes chances de gagner. Je ne doute pas de mes capacités, mais il faut dire que cet homme-là est coriace. Je réfléchis un peu plus que d’habitude mais c’est bien, c’est comme ça que l’on progresse. S’attaquer à de grosses proies en vaut parfois la peine. Je ne sais pas encore ce qu’il pourrait m’apporter, mais déjà la seule et unique fierté serait d’avoir réussi à le piéger. Lui, un bureaucrate et surtout commercial aussi talentueux que lui, se faire berner par un arriviste, qui l’aurait cru ? Certainement pas lui. Il ne sait pas à quoi s’attendre, d’autant plus qu’il ne me connaît pas, et je compte bien jouer là-dessus. La surprise. Le pauvre petit sera très mal, dans le futur. Cela le blessera. J’aime voir mes proies anéanties après avoir compris que je les bernais depuis le début. Je trouve cela tellement… Réjouissant.

Je vois à son regard qu’il ne s’attendait pas du tout à une telle réaction de ma part. Je dois être le premier homme de cette trempe qu’il rencontre. Car si le nom des Carrow peut en faire frémir plus d’un, il me laisse insensible. Les familles de sang-pur anglaises sont certes respectables, mais elles manquent de… quoi ? Charisme ? Par rapport aux familles américaines. Elles devraient se rencontrer, un jour. Pour qu’elles voient le niveau que possède le pays d’en face. Qu’ils s’évaluent, se jugent. Se respectent, s’estiment et s’allient. Cela ferait un beau mélange. Tout en gardant la qualité et l’unicité du sang, bien entendu.

« Un combat louable. »  

Je ris intérieurement. Un combat louable, dit-il. Combat qu’il n’a même pas eu l’audace de gagner. Comment peut-on être faible d’esprit à ce point ? Son père n’a pas dû énormément l’aimer pour qu’il porte une haine aussi farouche envers sa famille. Je ne peux pas parler en connaissance de cause, puisque mes parents ne m’ont jamais détesté même s’ils ne m’ont pas non plus énormément aimé. Disons que nous sommes dans un respect mutuel sans que cela tourne dans le sentimental. Ainsi fonctionnent les Allister. Mes parents ne sont pas cruels. Ou du moins, ils le cachent énormément, ce que je fais également. J’hoche la tête pour le remercier et enchaîne en lui disant que je ne suis pas fait pour être sentimental. Cela ne  provoque que le rire chez mon interlocuteur. Mais mon visage reste impassible en l’attente de sa réponse.

« Il faut savoir ajuster l’appât au poisson. »

Oh, il ne croit pas si bien dire… S’il savait à quel point sa phrase était véridique. Surtout en ce moment-même. Car c’est lui, le poisson. Un gros poisson. Digne des océans. Je dirais même, le roi des océans. Non. N’abusons pas. Le prince. J’ai un adversaire plutôt redoutable au Ministère que je considère comme un égal plutôt qu’un ennemi. Augustus se débrouille sacrément bien pour son âge. Qu’en sera-t-il, plus tard ? Ce garçon a de l’avenir.

« Je suis d’accord avec vous. Et il faut savoir se servir de cet appât, je dirais même. »


Ne rien dire qui pourrait le froisser. Le mettre à l’aise, dans la confiance absolue. Ou du moins, si je n’arrive pas à avoir sa totale confiance, au moins lui mettre le trouble afin qu’il reparte en réfléchissant à notre discussion. Mais nul doute que nous nous reverrons. Je n’ai aucune hésitation là-dessus.

« Je dois dire que je suis admiratif qu’un homme comme vous puisse penser par lui-même. »

Tout naturellement, je lui souris. Cette phrase signifie beaucoup. Carrow n’est pas idiot, j’ai conscience qu’un message se cache derrière ces mots et je ne vais pas les ignorer. Cela serait bête, en aussi bon chemin. Car si je sens son soutien à travers sa parole, je sens surtout le goût de la victoire s’approcher paresseusement, enfin convaincue qu’il n’y a pas d’autres moyens que de se soumettre à moi.

« Je ne cherche pas à susciter l’admiration d’autrui mais plutôt à être une espèce de preuve vivante qui prouve que l’on peut réussir. Il suffit de sauter le pas. Idée difficile lorsque l’on pense aux conséquences que cela peut avoir, mais cette impression est bien vite soulagée quand vient la libération. »

Là aussi, un message se cache. À lui d’en percevoir le sens, mais je le sais assez intelligent pour capter mon sous-entendu. Libre à lui d’en faire ce qu’il veut. Mais je sais que je le tiens enfin, et de mieux en mieux. Le piège est presque refermé.

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Dim 4 Juin - 19:32

Il était tout à fait agaçant pour un homme comme Basilius Carrow, un diplomate avec de l’expérience donc, de ne pas savoir de quelle manière aborder un être humain.

Les êtres humains étaient au cœur du métier que Basil exerçait depuis des années. Le social, c’était ce qui le poussait aussi à se donner corps et âme dans son travail. Il aimait la confrontation, celle d’un homme contre un autre, il aimait les combats difficiles à remporter. Il aimait analyser l’autre, les mimiques, les regards, les sourires. Il aimait amener un individu à un point précis, que lui-même aurait définit. C’était au cœur de son métier et son habileté à remporter des batailles lui avait valu très tôt une place importance dans le secteur du Commerce International. Fort des trois langues qu’il parlait et de la quatrième qu’il apprenait assidument, Basil Carrow s’était fait une place dont il était fier. Mais un américain arriviste était en train de mettre à mal tous ses beaux efforts et surtout, il mettait à mal l’égo de l’ancien Gryffondor. La fierté était quelque chose qui risquait de le perdre, et justement, il sentait la conversation glisser entre ses doigts comme de la fumée. Ça le dérangeait énormément. Et pire encore, il n’arrivait pas à être réellement en colère contre son interlocuteur de malheur, pourtant responsable de tous ces doutes dans son esprit fin de bureaucrate. Il n’arrivait pas à lui en vouloir, parce qu’il était (bien que cela lui déplaise) profondément admiratif du tempérament qui habitait le langue-de-plomb, assit paisiblement en face de lui.
Bien qu’il crût à certains moments mener la conversation, il venait de se rendre compte, au fil de réponses simples et courtes que non, il ne menait absolument pas la conversation. Pas tel qu’il aurait dû la mener en tout cas. Dans le meilleur des cas, ils menaient tous les deux un bout de conversation chacun. Mais Basil craignait au contraire que Wyatt Allister n’ait toutes les cartes en main pour le mener par le bout du nez. Réaliser cela rendait Basil méfiant. Mais forcément pour couronner le tout, Monsieur Allister ne semblait pas être quelqu’un de mauvais. Il ne portait pas le mal sur lui. Et c’était un vrai problème. Il ne rajouta rien sur sa première réplique, mais la seconde que lui dit Basil, une métaphore tout à fait bien trouvée, fit réagir l’américain, qui lui dit qu’il fallait savoir utiliser l’appât. Le bureaucrate était à deux doigts de lui demander s’il n’utilisait pas un double langage. Sans réagir de quelque manière que ce soit, Basil ne répondit pas. Il ne réagit pas, non plus. Pour quoi faire hein ? Que dire à l’évidence même ? Un bon pêcheur savait trouver son point d’eau, sélectionner le meilleur ver à mettre à mort, et savait remonter efficacement l’hameçon. Point barre.

Sans que lui-même ne soit vraiment sûr de ce qu’il convenait de faire, il avait décidé de faire un pas dans sa direction en lui tendant une perche maquillée sous un compliment. Et bien sûr, comme il l’attendait, Monsieur Allister saisit avec brio la perche. En face de lui se trouvait un esprit critique et fin, un esprit qu’il ne fallait pas négliger… Au risque de s’y perdre lui-même. « Cela est vrai » acquiesça Basil en se disant que c’était une bien mauvaise idée, « mais il vaut mieux savoir anticiper les conséquences quand même ». Ne pas trop se mouiller, ne pas faire la souris naïve qui se fait attraper par le chat. Tout homme saint d’esprit aurait déjà écourté la conversation pour partir, mais le bureaucrate aimait sans doute se mesurer aux esprits les plus brillants de ce monde. Des esprits donc, qu’il n’avait guère l’habitude de fréquenter. « Il serait regrettable de mal les calculer » continua-t-il en regardant son verre vide d’un air pensif. « Mais de qu’elle libération parlez-vous, Monsieur Allister ? » se permit-il de demander. Il voulait l’entendre de sa bouche. Voir s’il avait le courage de le faire. Si tel était le cas, Basil consentirait peut-être à lui accorder un peu de sa confiance.



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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Mar 13 Juin - 22:54

Je sens son intérêt grandir petit à petit, comme un enfant curieux à qui on aurait mis une carotte sous le nez. Quel dommage. Moi qui pensais que la bataille allait être un peu plus difficile que ça. Finalement, au bout de peu de temps, Mr. Carrow se laisse avoir. Une carapace solide et impénétrable en apparence, mais lorsque les mots sont maniés avoir soin et intelligence, on se rend vite compte qu’il n’en est rien. Au final, il est comme les autres. Seul son nom le différencie de la multitude de gens que j’ai su entourlouper. Néanmoins, je me pose une sérieuse question. Comment son père, alors qu’il le connaît certainement bien mieux que moi, n’a-t-il pas réussi à décerner son hypocrisie ? Moi qui pensais que Carrow Senior était un homme méritant mon estime… Visiblement, je me suis bien trompé. Il me tarde de le rencontrer. Peut-être en aurais-je, prochainement, l’occasion. Je sens que Basilius va m’être utile. Jusqu’à ce que je le lâche comme un vieux chaudron.

Le bureaucrate sait en face de qui il se trouve. Il sait que je ne suis pas n’importe qui, et il n’a pas tort de raisonner ainsi. Car je ne suis pas n’importe qui. Je suis le maître sur ce terrain et aucun être humain ne peut me surpasser. Peut-être Augustus pourrait arriver à mes chevilles. Mais pas plus haut. Il ne faut pas abuser, non plus. Je veux bien admettre les qualités de quelqu’un, mais dire que cette personne est meilleure que moi, ça, non.

« Cela est vrai, mais il vaut mieux savoir anticiper les conséquences quand même. »

Je penche la tête sur le côté. Trop craintif, cet homme. Il y a quelque chose qui l’effraie. Je ne saurais mettre le doigt dessus car nous nous connaissons seulement depuis quelques dizaines de minutes seulement, mais je sais qu’en creusant plus, mon être sera illuminé par la vérité. S’il pense aux conséquences, c’est qu’il les craint un minimum, et donc il agit en contrôlant du tout au tout. Un homme mesuré qui ne fait pas de débordements au risque de le regretter après. Mais de quoi a-t-il si peur… ? Serait-ce lié à sa famille ? Cela ne serait pas étonnant, vu comment le bureaucrate en a parlé quelques instants auparavant.

« Anticiper les conséquences ne signifie pas se priver de nos envies. »

Mon sous-entendu est suffisamment clair pour qu’il le comprenne. L’air de rien, Mr. Carrow est un homme intelligent. Cela, je veux bien l’admettre. Idiot serait celui qui le nie. Mais quelqu’un d’intelligent n’est pas forcément futé. La preuve, puisqu’il tombe tout droit dans le piège que je lui tends depuis le début de notre conversation. Au final, peu importe le chemin que mes victimes prennent, qu’il soit plus ou moins long, leur arrivée reste la même. Ils finissent sous mon joug, bien malgré eux. Mais n’est-ce pas là la partie la plus réjouissante ?

« Mais de qu’elle libération parlez-vous, Monsieur Allister ? »

Je souris. Encore un pas et j’ai gagné. Plus qu’une ou deux cases, et le plateau de jeu se retrouve envahi par les pions noirs. Son Roi sera assassiné. Sa Tour, dérobée. Son Fou, pendu. Le cheval du Cavalier se verra coupé en deux, et les pauvres Pions n’auront qu’à se cacher sous la jupe de la Reine et implorer mon pardon. Mais il n’y aura pas de pardon. Par pour cette partie-là.

« Celle de pouvoir penser librement sans penser aux conséquences. Celle d’agir sans craindre d’éventuelles représailles. Celle de parler avec franchise sans redouter les punitions. »

Je plonge alors mon regard dans le sien. Je le tiens.

« Celle d’être qui nous sommes vraiment sans devoir nous cacher, Mr. Carrow. »

Échec et mat.

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Jeu 15 Juin - 14:00

Basil pouvait difficilement cacher l’intérêt qu’il portait à Wyatt Allister. L’homme en effet était porteur de mots d’espoir, des mots qui, juxtaposés les uns après les autres, représentaient tout ce qu’il recherchait auparavant. Mais il n’était pas non plus fou au point de sauter à pied joint dans le trou que venait de creuser son interlocuteur.

Si Basilius Carrow avait tenu trente-six années face à son géniteur, c’était grâce à sa méfiance. A son habileté à faire entrer des idées dans la tête des gens. C’était, en somme, de la manipulation pure et simple. Des courbettes, des mots simples qu’il lâchait pour ne pas se compromettre. Insulter les nés-moldus en compagnie d’Ollender ? Il l’avait fait plus d’une fois. Ne rien répondre aux provocations sur sa noble maison ? Basil le faisait toujours. Ne jamais rechigner à une punition ? Il l’avait toujours fait. La manipulation d’Ollender Carrow avait commencé à l’entrée de Basil à Poudlard, qui avait su discerner malgré son jeune âge l’opportunité qui se présentait à lui. La manipulation… Il n’en était pas dépourvu. Mais il n’était pas le meilleur, il ne s’était jamais revendiqué comme étant le meilleur, d’ailleurs. Il se fichait bien d’être le plus grand manipulateur que la Terre ait pu connaître. Lui, tout ce qu’il voulait, c’était de manipuler ceux qui le méritaient, ceux qui lui avaient fait du mal. Wyatt n’était pas forcément de ces gens-là. Tout ce qu’il faisait pour l’instant, c’était lui parler. Lui envoyer des signaux. Ceux-ci étaient-ils vrais ? Là était toute la question et le bureaucrate n’était pas certain de vouloir le savoir. La réponse qu’il lui donna sur l’anticipation fit réfléchir Basil.

Ne se privait-il pas, à cause de ses anticipations ? Il s’était privé toute sa scolarité, snobant Aaron et Carolyn dans les couloirs pour que ses frères ne lui fassent aucune réflexion. Encore aujourd’hui, il évitait de discuter trop publiquement avec ses meilleurs amis, surtout au Ministère. Il évitait beaucoup de choses, le Carrow. Tout ça à cause de cette anticipation que semblait détester son interlocuteur. « Il ne serait pas très avisé de ne pas évaluer toutes les possibilités » objecta-t-il. Il se garda de rajouter une phrase du type « du moins pour ceux qui ont un rôle à jouer ». Cela serait dangereux et cela signifirait surtout que lui-même jouait un rôle, il ne voulait pas en arriver là avec quelqu’un qu’il ne connaissait pas encore. C’était sa prudence qui lui valait d’être encore en vie. Nul doute que le jour où Ollender allait apprendre la traîtrise de son fils cadet, il allait essayer de le tuer. Evaluer toutes les possibilités, anticiper tout cela le maintenait en vie. Fou serait celui qui ne ferait pas cela. « Et je ne doute pas, malgré vos paroles, que vous êtes un homme qui évalue toutes les possibilités qui s’offrent à lui » continua-t-il en s’autorisant un léger sourire. Un signal, lui montrant que malgré les apparences, il avait peut-être saisi le jeu dangereux à lequel jouait Monsieur Allister. Mais cette prise de conscience n’effaçait en rien l’espoir qui se propageait dans le cœur de Basil comme une gangrène mortelle.  
Basil, volontairement, se faisait provoquant. Il était là question de pousser Allister à lui dire clairement le fond de sa pensée, au lieu de passer par d’innombrables petits chemins désagréables. « Celle de pouvoir penser librement sans penser aux conséquences. Celle d’agir sans craindre d’éventuelles représailles. Celle de parler avec franchise sans redouter les punitions. ». Une pause, pendant laquelle il le regardait dans les yeux avant de reprendre : « Celle d’être qui nous sommes vraiment sans devoir nous cacher, Mr. Carrow. ». Loin de s’emballer, Basil se contenta de le fixer sans rien dire, cherchant dans ses yeux bleus une trace de malhonnêteté. Comme depuis le début de la conversation, c’était ce qu’il cherchait. Il avait du mal à en trouver. Un rictus au coin des lèvres, il lança tout en se levant de sa chaise : « Vous jouez un jeu bien dangereux, Monsieur Allister ». Il sorti de sa poche trois gallion, ce qui était largement suffisant pour payer leurs boissons à tous les deux et laisser un pourboire à Tom. Mais malgré ce que laissait entendre sa dernière phrase, Basil était heureux. Il était heureux, parce qu’il était persuadé d’avoir trouvé un homme comme lui.

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Ven 16 Juin - 14:52

Mr. Carrow est un homme intelligent d’une grande finesse. Cependant, il possède un gros point faible qui pourrait, un jour, causer sa perte. Il se laisse trop emporter par les sentiments. Dans tous les sens du terme. Suffit que je lui parle de sa famille et que j’en dise du mal, ou bien que je lui fasse croire que je suis comme lui, et je l’ai dans la poche. Il devrait se méfier de moi, et je sens là un peu de méfiance, mais en même je me sais tentant dans mes paroles. N’est-ce pas le but de toute discussion ? Obtenir quelque chose à la fin ? Contre toute attente, je suis un peu déçu, finalement. Moi qui pensais me trouver un adversaire de taille… Derrière la façade de gros poisson se trouve en réalité un maigrichon petit vers de terre. Il s’est laissé avoir trop facilement. Ce n’était pas bien compliqué. Il y a juste son nom qui lui permet de remonter un petit peu dans mon estime. Mais à mes yeux, il n’est qu’un vulgaire objet sans valeur. Juste bon à être utilisé quelques jours avant d’être jeté au chaudron. Mais cela, il le comprendra bien plus tard…

« Il ne serait pas très avisé de ne pas évaluer toutes les possibilités. »

J’hausse les épaules de manière nonchalante. Heureusement, ou malheureusement pour lui, je suis un homme extrêmement avisé. J’anticipe tout, absolument tout. La moindre solution, la moindre sortie, la moindre réaction est déjà toute calculée d’avance. Il semble s’enfoncer davantage en me disant qu’une telle réaction ne serait pas avisée. Mais quelque chose me dit de ne pas trop me fier à cette phrase. Je laisse un instant planer le silence et prends de nouveau une gorgée de bière. Je me demande comment se porte le reste de ma famille. Je leur envoie un hibou, de temps ne temps, mais cela se fait de plus en plus rare. Il n’y a qu’avec ma sœur avec qui j’entretiens une grande correspondance. Nous avons 7 ans d’écart, et pourtant cela ne change rien. Même si nous ne sommes pas expressifs à propos des sentiments, nous savons quelle est la valeur de l’autre à nos yeux. N’est-ce pas le plus important ?

« Et je ne doute pas, malgré vos paroles, que vous êtes un homme qui évalue toutes les possibilités qui s’offrent à lui. »

Je relève alors la tête et lui souris. J’ai eu raison de ne pas me fier à ses dernières paroles. Mr. Carrow cache beaucoup de choses en lui. C’est un homme du secret. Un peu comme moi. Nous nous ressemblons un  peu plus que ça alors, finalement. Je ne sais pas si c’est une bonne chose. Car toutes les personnes qui renferment autant de secrets sont susceptibles de prendre ma place dans ce royaume que j’ai bâti. Je suis le seul roi du Mensonge, de la Trahison et du Secret. Nul autre n’a le droit de régner à ma place. À partir de là, Mr. Carrow devient un homme potentiellement éliminable. Et je n’aurais aucun scrupule à passer à l’acte.

« Vous n’avez pas tort, Mr. Carrow. Mais parfois, foncer dans le danger sans réfléchir, n’est-ce pas plus… paisible ? »

Je le laisse réfléchir avec ça. Même si je mène la conversation, c’est à lui de prendre la décision s’il veut continuer ou non. Dans tous les cas, même si je ne l’attrape pas totalement, j’aurais toujours semé le doute dans son esprit. Auquel cas, il reviendra vers moi. Je le sais. Car j’ai été digne de son intérêt. Et quelque chose me dit que lorsqu’une personne l’intéresse, il ne la laisse pas s’échapper aussi facilement…
Suite à mes belles fins de phrase, le bureaucrate me répond d’un regard fixe, tout d’abord sans dire un mot. Probablement en pleine réflexion existentielle. Il se lève alors et pose trois gallions sur la table. De quoi payer toute la tournée. Je souris et me lève à mon tour.

«Vous jouez un jeu bien dangereux, Monsieur Allister. »

Je mets mes mains dans les poches et lui lance un regard amusé. Un jeu dangereux… À qui le dit-il ? Les jeux les plus dangereux offrent parfois la plus grande récompense, je pense très fort. Il ne sait pas à qui il a affaire. Les Allister ne sont pas n’importe qui. Surtout moi, héritier de cette grande famille. Est-ce que je compte me marier ? Avoir des enfants ? Aucune idée. Mais il le faudra bien, au bout d’un moment. Pour que la lignée se perpétue. Que notre nom continue à briller de mille feux. Pour que notre renommée ne tombe pas dans l’oubli.

« Les jeux dangereux ne sont parfois qu’un chemin pour accéder à la vérité, Mr. Carrow. »

Quelle vérité ? À lui d’en décider. À lui de savoir prendre des risques. Mais peu importe où il décide de s’orienter, je serai toujours là pour l’attraper au prochain tournant…

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Dim 18 Juin - 17:22

Basilius ne paniquait pas. Il y avait même peu de choses qui le faisaient paniquer. Sa claustrophobie et éventuellement son père, étaient les seuls qui le faisaient paniquer réellement. Cet homme-là ne faisait pas paniquer Basil. Il n’était ni son père si son problème psychologique. Il n’était qu’une enveloppe corporelle agaçante mais qui répondait plutôt bien à ses attaques. Non, si Wyatt devait déclencher des sentiments chez lui, ce ne serait pas de la panique. De l’agacement, mais aussi et étrangement, de l’espoir. Les réponses de l’Américain, aux yeux de l’Anglais étaient particulièrement agaçantes d’ailleurs. Laconiques, secrètes… Alors que lui-même s’employait à faire cela.

Danger et paisible n’étaient pas des mots qui pouvaient aller ensemble. C’était impossible, c’était impensable, en tout cas pour Basil. Il avait trop souvent vécu le danger et sa vie, jamais, pas une seule fois, avait été paisible face à celui-ci. L’entendre donc dire cela le renforçait dans son idée que non, Wyatt Allister ne le comprenait pas. Il se perdit quelques instants dans ses pensées et se dit qu’il valait mieux pour lui de prendre congé de son interlocuteur. Il fallait qu’il mette en ordre ses pensées, en tout cas, avant de relancer le combat contre ce garçon. Un garçon opportuniste. Un garçon plutôt doué, il devait bien l’admettre. Mais un garçon surtout, en qui il n’avait pas complètement confiance encore. N’est pas ami avec Carrow qui peut.
Un peu provocateur peut-être, il lui répondit qu’il jouait un jeu dangereux. Il lui disait donc clairement qu’il avait compris, au moins un peu. Plus un peu que beaucoup, d’ailleurs. La vérité ? A qui le disait-il ? Lui qui enfouissait au fond de son crâne ses souvenirs les plus douloureux, lui qui cachait sa véritable nature à presque chaque personne ayant ses gènes : ses frères, ses parents, cousins… Seul son neveu avait une place prépondérante pour lui. L’homme parlait-il donc de cette vérité-ci ? Celle que seuls certains élus connaissaient ? Ou évoquait-il quelque chose de plus grand, quelque chose qui regardait cet homme-là, cet Américain ? Cachait-il les mêmes choses que lui, ou des choses plus sombres ?

Il préféra ne pas répondre. Il haussa simplement les épaules et lui lança un sourire poli, celui qu’il utilisait avec plaisir pour embobiner femmes et interlocuteurs. Ce sourire qui lui avait valu de conclure certains gros dossiers, ce même sourire qui avait fait de lui la figure presque incarnée de Dom Juan. « Je vous souhaite une excellente fin de journée, Monsieur Wyatt Allister ». Il avait pris soin de dire son nom en entier, comme pour lui dire que oui, il allait retenir son nom. Il y comptait bien. Allister ne devait pas être oublié. De toute manière, il lui semblait plutôt difficile d’oublier un tel personnage. Un homme particulier, un homme que l’on ne pouvait oublier et dont le physique aidait grandement à marquer les gens. Il racla sa chaise, fit un signe au tenancier et slaloma entre les derniers clients, pour sortir enfin, sans un regard pour cet homme qu’il pensait innocent.  

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MessageSujet: Re: As a snake, I'm waiting for the good moment ▲ BASIL Lun 19 Juin - 14:04

Il me plaît, ce Carrow, et je sens que nous allons nous revoir. Au Ministère, forcément, mais pas que. Se recroiser d’un verre comme nous venons de le faire à l’instant pourrait être une situation tout à fait probable. Je n’élimine aucune possibilité, même s’il est rare que je me balade dans les rues de Pré-au-Lard. Cet endroit plein de monde et d’enfants ne sied guère à mon tempérament. Vous commencez à me connaître, je crois. Les endroits reculés, sombres et dans l’ombre conviennent d’avantage à ma personne. Tout est dans la signification. L’interprétation. Tapis dans le secret et le silence, j’attaque telle une vipère. Mais le venin n’atteint pas tout de suite le cœur. Il arrive après. Il fait mal après. Généralement, bien après que la victime s’en soit rendu compte. Juste avant qu’elle meure ou sombre dans la folie. Ces petits regards de personne trahie… Cela fait plaisir à voir et me remplit de satisfaction.

Le bureaucrate ne réagit pas à ma pique et se contente de m’observer sans bruit. Puis, il se contente de me saluer en prononçant mon nom et mon prénom. Bien. Au moins, je suis sûr qu’il ne m’oubliera pas. C’était un peu le but. Je m’affale à nouveau dans mon siège et lève la main pour commander une nouvelle bière. Un bras posé paresseusement sur le dossier de la chaise, je porte la chope à mes lèvres et un rictus apparaît sur mon visage. Malgré son attitude et ses apparences, Basil est tenté par mes douces paroles qui le bercent autant qu’elles l’hypnotisent. Je ne me fie pas à ce qu’il renvoie. Mais plutôt à ce que je lis dans ses yeux. Et ce que j’y vois est intéressant et fort prometteur… Voyons donc ce que le futur nous réserve…

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