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"Guerre Froide au milieux d'un couloir" [Gardenia & Moran]

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PRÉFET SERPENTARD
Mieux vaut ruse que force.

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MessageSujet: "Guerre Froide au milieux d'un couloir" [Gardenia & Moran] Lun 17 Avr - 23:20

Moran, même s’il se promenait le soir pour ses petites entreprises personnelles, tenait à son rôle de préfet. Il prenait à cœur le fait de faire respecter le règlement de l’école alors que lui-même ne le respectait pas. Mais au moins, il le connaissait sur le bout des doigts. Il s’était mis d’accord avec Luzia pour s’occuper des étages trois quatre et cinq, ainsi que de la tour est. La gentille Poufsouffle s’occupera des étages inférieurs et de la tour ouest. Heureusement que la plupart des préfets cette année étaient cools. Ce soir-là, il n’avait rien prévu. Ni travail sur la métamorphose, ni rendez-vous avec sa chère et tendre. Une soirée banale, il comptait bien boucler vite sa ronde pour aller roupiller. Logiquement, il ne devrait croiser aucun élève. Logiquement. La logique ahah, quelque chose qui n’était pas très fiable. Le jeune homme n’avait jamais vraiment croisé d’élèves, par contre Luzia en avait croisé quelques-uns. Cela l’amusait, il évitait toujours les cas. La preuve, la pauvre jaune était tombé sur Fabian. Le Serpentad aurait bien voulu tomber sur lui.
Sa baguette dans la poche arrière de son jean, Moran passait dans les couloirs et de temps en temps il entrait dans une salle vide. Quelques torches étaient encore allumées et lui permettaient de ne pas utiliser sa baguette en bois de sorbier. Néanmoins, et il le savait, le couloir du quatrième étage était toujours, absolument toujours dans le noir. Prévoyant, le Serpentard sortit sa baguette et murmura le sortilège. La douce lumière se refléta sur les tableaux qui tournaient la tête et râlaient. Amusé de les voir râler comme ça, Moran s’arrêta face à un tableau d’une vieille dame qui caressait un cheval : « Bah ! Inutile de faire la tête à cause de la lumière, madame. Il n’est pas si tard, et un peu de lumière trente seconde dans la soirée, ce n’est pas si terrible, pas vrai ? Puis ne faîtes pas comme si vous étiez innocente hein, je sais que vous vous promeniez aussi la nuit dans les couloirs. Vous alliez voir votre Apollon, peut-être ? ». Le jeune homme n'attendait aucune réponse, il faisait un monologue complet. Moran était chiant s’il le voulait. Sans attendre de réponse il fit un clin d’œil à la dame et partit. Il était de bonne humeur, il allait se coucher tôt tout ira bien.

Mais Moran ne se doutait absolument pas que sa soirée allait prendre un tour presque dramatique en tournant à l’angle du couloir qui le menait au quatrième étage. Il percuta de plein fouet quelqu’un et il fit un bon en arrière, autant par peur qu’à cause du choc. Il leva sa baguette et… « Garde… Ollivander » se reprit-il d’une voix sèche. Forcément que sa soirée était trop belle pour le rester. S’il avait pu imaginer penser un jour cela d’elle, Moran se serait baffé. Enfin, il n’aurait pas le même talent pour le faire que la jeune fille. Se mettant bien droit, le préfet des Serpentard la toisa d’un masque absolument froid : « Je peux savoir ce que tu fais hors de ton dortoir alors que le couvre-feu est passé ? » demanda-t-il. Quel hypocrite, lui qui avec elle, Dowey et Fabian sortaient si souvent dans les couloirs. Enfin, quand ils se parlaient encore. Quand ils se parlaient encore, à une époque où les hostilités n'étaient pas déclarés. Maintenant entre eux, c’était le Pôle Nord, la Sibérie, l'Alaska, c'était la Guerre Froide.



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SERDAIGLE
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MessageSujet: Re: "Guerre Froide au milieux d'un couloir" [Gardenia & Moran] Mar 18 Avr - 23:48


❝ Guerre froide au milieu d'un couloir . ❞
- Evan & Nia -
J'ai pas envie de me prendre la tête avec toi ce soir... Alors laisse-moi, tu veux ?
Détruite. Elle était détruite, complètement. La journée ne pouvait décidément pas être pire que celle de la veille. Huit ans. Ça faisait huit scroutt à pétard d'années que son père était mort, et seulement quatre qu'elle avait réussi à s'en sortir, qu'elle avait réussi à oublier, qu'elle s'était ouverte aux autres, que ses amis l'avaient sortis du gouffre. Et le destin s'acharnait sur elle, encore. Elle se souvenait encore du Patronus de l'Auror lui demandant de quitter la Grande Salle en plein milieu du repas. Du regard plein de pitié qu'il lui avait adressé. De son visage se décomposant. Des larmes ? Aucune. Elle avait cru à une blague avant de se rendre compte que cela n'en était pas une. Elle se souvenait être rester au sol un long moment après son départ, elle y avait peut-être passée quelques secondes, une poignée de minutes, des heures ? Elle ne savait plus, elle était redevenue la petite fille de hui ans à peine, venant de fêter son anniversaire. Le pire jour de sa vie était un jour de naissance, mais aussi un jour de mort.

Elle se rappelait de l'air inquiet de Gabin, il était sorti de la Grande Salle pour venir la chercher. Elle se souvenait s'être cramponné à lui comme jamais, jamais elle n'avait eu autant besoin de lui. Elle n'avait eu besoin que d'un mot pour qu'il comprenne : « Maman ». Elle se souvenait qu'il l'avait accompagné jusque dans les dortoirs des Pouffys et seulement là elle avait pleuré, ils avaient pleuré tout les deux, toute la nuit. Le lendemain matin, ils étaient restés dans le lit à regarder le plafond. Sans rien faire. Jusqu'au soir où elle avait enfin réussi à faire s'endormir Gabin, elle était sortie du dortoir en regardant au sol, les yeux bouffis, les cheveux en bataille et le mascara au large. Elle se souvenait du regard insistant de Dowey, d'Ewan et des autres garçons se posant des questions. Elle n'y avait pas prêté attention, elle ne savait même plus si elle avait croisé quelqu'un dans la salle commune. Elle avait marché, longtemps, elle n'était plus que l'obscurus d'elle-même : telle un cadavre.

L'heure du couvre-feu était passé, il n'y avait plus un chat dans les couloirs, ou du moins pas celui dans lequel elle marchait, elle avançait à tâtons, les yeux dans le vide, il faisait noir, elle ne savait pas où elle était et elle s'en fichait. Elle voulait juste... Tout arrêter. Ne plus rien ressentir. Pourquoi la vie devait elle être si dure ? Elle n'en savait rien, elle ne voulait pas le comprendre. Elle déambulait. Un tableau l'aborda, et là, elle craqua. Elle lui lança son regard le plus noir, elle ne voulait pas parler avec cette femme vêtue de rose bonbon. Elle eut l'air de comprendre puisqu'elle partit, "Tant mieux...", pensa-t-elle avant de reprendre sa route, à moitié affalée sur le mur. Jusqu'à ce qu'elle tombe par terre, sans comprendre pourquoi, le couloir était devenu soudain plus clair, elle releva les yeux sans conviction. "Powell.", pensa-t-elle. Elle se releva tant bien que mal, appuyée sur le mur, elle avait tout sauf belle allure, elle ressemblait à un vampire au bord du gouffre.

« Je peux savoir ce que tu fais hors de ton dortoir alors que le couvre-feu est passé ? » Elle décida de ne pas y porter attention, elle voulait juste rentrer dans son dortoir, faire sa valise et partir de ce château le plus vite possible. Se faire la malle. Fuir. "Préparer l'enterrement.". Elle ne voulait pas pleurer devant lui. Surtout pas. Elle l'ignora et tenta de le contourner, ce qu'elle aurait pu facilement faire si il ne lui avait pas attraper le bras. Les larmes menaçaient de quitter le navire. Elle ferma les yeux et se concentra pour que sa voix ne tremble pas, ou du moins elle tenta de le faire. « J'ai pas envie de me prendre la tête avec toi ce soir... Alors laisse-moi, tu veux ? » dit-elle d'une voix qui aurait pu être convaincante si elle parlait à quelqu'un d'autre que celui qui la connaissait mieux qu'elle-même.
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MessageSujet: Re: "Guerre Froide au milieux d'un couloir" [Gardenia & Moran] Mer 19 Avr - 22:37

Moran s’attendait plus à la rigueur à croiser Alexandre Rozen que Gardenia Ollivander. Peut-être aussi parce qu’il aurait préféré croiser son abruti de comparse Serpentard plutôt que la Bleue et Argent. Ils ne s’étaient pas reparlés depuis l’incident, depuis la dispute qui les avait tous deux séparés. Ils n’avaient pas dit un mot, et le jeune homme ne pensait pas devoir faire face à la jeune fille de sitôt.
Néanmoins, il ne vit là qu’une épave. Il ne s’agissait pas de la jeune fille pleine de vie qu’il avait toujours connue, il revoyait presque là, la petite première année avec qui il passait tout son temps. Avant tout ça. Elle essaya de l’esquiver et pendant un instant, le préfet se demanda si elle l’avait vraiment vu. Il lui saisit le bras, et si son geste pouvait être perçue comme brusque au début, il relâcha presque immédiatement l’emprise de sa main si bien que l’on pouvait plus comparer ce mouvement à une caresse qu’autre chose. Elle lui dit d’un air d’outre-tombe qu’elle ne voulait pas de conflit avec lui ce soir.

En soit, cela l’arrangeait parce qu’il ne voulait pas se disputer à nouveau avec elle. Mais son âme de garçon compréhensif, gentil et soucieux des autres reprit le dessus sur ses ressentiments envers elle. Oui, il lui en voulait toujours. Oui, il n’avait pas digéré la comparaison qu’elle avait faite. Oui, il n’oubliait pas les gifles. Mais Moran n’oubliait surtout pas les six années d’amitié qui avaient précédé leur seule et unique dispute. « Qu’est-ce qui se passe ? » demanda-t-il d’une voix plus douce qu’il ne le voulait au départ.
Il posait la question mais en fait, il se doutait de la réponse. Il savait pour sa mère, bien sûr. Il l’avait appris quelques jours après l’évènement. Arthur Powell, en tant que bon secrétaire avait suivi avec entrain la Ministre, il avait assisté au carnage, il avait frôlé la mort. Il avait rassuré son fils bien évidemment. Il lui avait parlé de morts, beaucoup de morts, de la mort d’Auror. Moran en avait entendu parler. Et s’il n’était pas certain de l’identité de la femme, parce qu’après tout Gardenia restait particulièrement joyeuse après le drame, il s’était dit que non, ce n’était pas elle. Jusqu’à ce qu’un patronus apparaisse dans la Grande Salle. Le jeune homme avait ressenti une bouffée de peine pour son ancienne amie. Il ne pouvait pas imaginer ce que cela faisait. Gardenia se retrouvait complètement orpheline, seule. Pour lui qui était quand même proche de son « clan », il ne pouvait pas imaginer. Il ne le voulait pas. D’où le ton particulièrement doux qu’il avait utilisé, ne voulant nullement la brusquer. « Je dois te raccompagner à ta salle commune » dit-il plus pour l’informer qu’autre chose. Il comprendrait parfaitement si elle ne voulait pas qu’il parle, qu’il dise quoi que ce soit. La perspicacité de Moran semblait parfois n’avoir aucune limite. Le Serpentard n’avait toujours pas lâché son bras. Ils pouvaient recoller les pots cassés maintenant. Il était plus que jamais ouvert à une réconciliation, surtout vu l’état de la jeune fille. Mais justement, sa fierté à elle n’allait-elle pas la rattraper ?




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MessageSujet: Re: "Guerre Froide au milieux d'un couloir" [Gardenia & Moran] Ven 12 Mai - 8:48


❝ Guerre froide au milieu d'un couloir . ❞
- Evan & Nia -
J'ai pas envie de me prendre la tête avec toi ce soir... Alors laisse-moi, tu veux ?
Pouvait-on réellement dire que toutes les actions passées s'oubliaient facilement en temps de peine ? Allez savoir. Mais la seule personne qu'elle aurait aimé ne pas voir ce soir était avec elle, dans ce couloir. Pire, il venait de lui agripper le bras et même s'il l'avait relâché aussitôt: il l'avait fait. Pourquoi avait-il fait ça ? Elle n'en savait strictement rien. Personne n'était au courant de ce qu'elle traversait, elle voulait seulement partir, être tranquille. Qu'est-ce que ce geste signifiait ? Elle se posait la question, après tout elle avait été odieuse avec lui, tout comme il l'avait été avec elle. Plus durement peut-être. Les réponses arrivèrent avant même qu'elle n'ai eu le temps de continuer son chemin, elle était prise dans une discussion à laquelle elle ne voulait pas participer. Elle s'était figée d'un seul coup, il s'inquiétait pour elle, du moins c'est ce qu'elle avait déduit du ton qu'il avait employé.

Ce qu'il s'était passé ? Etait-il sérieux ? Il lui demandait ça, maintenant. Elle fixait l'obscurité lointaine lui faisant face, déchirée par le sentiment qui lui intimait de fuir et celui qui lui donnait envie de s'écrouler sur place. Aux mots de celui qui avait été son meilleur ami pendant plus de 6 ans, elle repensa douloureusement à chaque évènement s'étant déroulé depuis la veille. Puis à chacun des moments passés avec sa mère. Regret. C'était le mot qui les caractérisait. Elle voulait tout recommencé, lui dire qu'elle l'aimait, passer plus de temps avec elle, faire plus de chose pour elle.

« Je dois te raccompagner à ta salle commune. »
Fierté. Raison. Coeur. Fierté. Raison. Coeur. Qu'allait-elle choisir ? Avait-elle ne serait-ce qu'envie de choisir ? Elle-même n'en savait rien. Moran avait toujours été là pour elle, toujours. Et même si elle ne voulait pas l'avouer elle tenait toujours à lui plus qu'à n'importe qui d'autre, exepté Ewan peut-être. Il avait été son meilleur ami, son frère pendant plus de 6 ans, et ça ne pouvait pas s'arrêter à cause d'une soirée ayant mal tourné. Mais elle ne l'avouerai certainement jamais. L'envie de retirer son bras était forte, la dernière personne l'ayant tenu comme ça devait être... sa mère, les larmes remontèrent. La dernière fois qu'elle l'avait vu elles s'étaient disputées. Même si sa fierté était plus forte que tout, elle craqua. Complètement. Les mots n'étaient pas nécéssaire, elle se retourna vers le Serpentard, ses yeux rencontrant les siens, et elle su.

« Réponds-moi... sincèrement... d'accord ? » dit-elle dans un élan d'espoir, la voix pleine de soubresauts. Elle ne voulait pas l'admettre. Son père devait avoir été sur les lieux, depuis combien de tepmps lui cachait-il . Pensait-il qu'elle savait ? Qu'elle le cachait ? Elle n'avait plus la force de rester dans l'ignorance. « Est-ce que... Est-ce que tu étais au courant ? »
C'était définitivement impossible...
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MessageSujet: Re: "Guerre Froide au milieux d'un couloir" [Gardenia & Moran] Ven 26 Mai - 15:38

Moran ne s’attendait sûrement pas à devoir s’expliquer avec la jeune fille si tôt. En fait, il ne pensat même pas devoir s’expliquer tout court. Ils se regardaient à peine depuis Janvier, et il avait tiré un trait sur elle, au moins publiquement. Personnellement, il continuait toujours de garder un œil sur Gardenia Ollivander, en dépit de tout ce qu’il lui avait dit et de sa propre volonté d’être enfin un égoïste en ne pensant qu’à lui-même. Lui parler ou non ne changeait pas grand-chose pour lui. S’il avait eut du mal à s’habituer au début, maintenant il s’y était fait. Sa vie était presque la même qu’avant, à quelques petites habitudes près, qu’il avait dû changer. Par exemple, il passait moins de temps avec Fabian et Dowey, pour la simple et bonne raison que la bleue était souvent dans les parages. Il avait tout fait pour éviter la situation actuelle. Il avait tout fait pour l’éviter, elle. Et Gardenia le lui avait bien rendu.
Mais est-ce que son état était propice pour des explications ? Voir la jeune fille dans cet état ne faisait pas plaisir au garçon. Il ne prenait jamais plaisir à voir la peine des autres. Il n’était pas comme ça. Et il pouvait encore moins se réjouir de l’état de la Serdaigle. Elle faisait peine à voir. Bien sûr que le ton qu’il avait utilisé était inquiet. Le préfet ne pourra pas se débarrasser de cette facette de lui en un claquement de doigt. Cette partie de lui-même d’ailleurs, ne disparaîtra probablement jamais. Il voulait sincèrement la raccompagner à sa salle commune. Outre le manque de tact flagrant dont il avait hérité et qui se montrait là, il lui offrait une porte de sortie pour qu’elle ne lui dise rien, si elle ne voulait rien dire. Dès lors, il fera comme si rien ne s’était passé et il savait qu’elle l’avait compris. Gardenia était dans la maison des érudits, bien sûr qu’elle avait compris. Et d’ailleurs, son hésitation dansait dans ses yeux bleus. Le Serpentard ne l’avait toujours pas lâché et il était soulagé qu’elle ne se soit pas elle-même dégagée. Ils pouvaient encore recoller les pots cassés… Elle se retourna vers lui, les yeux pleins de larmes et Moran se sentit mal de la voir ainsi.

Il blêmit sérieusement lorsqu’elle lui dit de répondre sincèrement. Il redoutait la suite comme un futur condamné à la guillotine. La simple phrase qu’elle lui donna lui fit lâcher son bras. Il avait donc eut raison. Comment répondre à cela ? Que répondre, même ? Que dire pour ne pas faire paraître les choses pires que ce qu’elles étaient réellement ? Le garçon se sentait prit au piège et l’envie de fuir comme un lâche lui parcouru les jambes. Mais Gardenia méritait la vérité. Ce n’était pas n’importe qu’elle fille, n’importe qu’elle Serdaigle. Elle avait été sa plus proche amie pendant six ans. « Je… » commença-t-il sans savoir ce qu’il pouvait dire par la suite, « Je n’en étais pas sûr. Je pensais que tu savais ». Mieux valait opter pour la vérité. « Mon père était présent et il m’a brièvement raconté mais il ne la connaissait pas… Je suis sincèrement désolé, Gardenia » finit-il d’une petite voix. Il n’osait imaginer être à sa place. Complètement seul. Elle avait perdu son père quand elle était enfant et cela l’avait suffisamment détruit. Pourquoi la vie s’employait-elle à lui retirer aussi sa mère ? Il voulut continuer comme pour se justifier d’avantage mais il n’y parvenait pas. Il n’arrivait pas à ouvrir la bouche, redoutant la réaction de la jeune fille. Il aurait dû lui en parler. Il avait été con, et maintenant, il allait devoir en payer les conséquences.





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