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"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil]

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MessageSujet: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Mar 18 Avr - 22:42

La première chose qui frappa Basil quand il ouvrit les yeux ne fut pas la luminosité effarante de la pièce mais plutôt son mal de crâne terrible. Il cligna plusieurs fois les yeux avant d’essayer de comprendre où il était. Devant ses yeux se succédaient différents visages, certains calmes d’autres affolés. Il lui semblait aussi entendre des cris, mais il ne savait pas bien. Il ne discernait plus rien d’autre que ses cheveux qui tombaient sur son front et qui le dérangeait. On lui prit le visage sans ménagement pour lui pointer une lumière dans les yeux, mais Basilius Carrow étaient déjà bien loin. La tête tombante, il s’était évanouis.

Ce ne fut pas un bruit extérieur qui le réveilla mais bien son propre gémissement dans son rêve. Il ouvrit les yeux, et avec plus de discernement que lorsqu’il s’était réveillé au Musée dédié aux Moldus, le bureaucrate comprit immédiatement où il était. Il était à l’hôpital, il avait toujours un puissant mal de crâne lui qui sciait la tête en deux. Ses yeux bruns à peine entre-ouverts, Basil revoyait tout. Toute la scène, il la revivait dans la tête, il sentait encore la baguette pointée sur sa tempe, Aaron qui était arrivé et qui, même s’il avait essayé de l’aide, l’avait surtout traité de minable. Ça, Basil s’en rappelait. Mais il ne saurait dire exactement ce qui lui était arrivé pour qu’il finisse évanouis comme une masse dans la salle. Il essaya de bouger sa main mais la seule qu’il sentit furent ses crampes. Combien de temps était-il resté là ? Des heures, des jours ?

Il essaya de tourner sa tête au prix d’un effort considérable et vit qu’il y avait quelqu’un dans l’autre lit. Mais il n’arrivait pas à voir qui c’était. Il n’avait pas la force de parler, il avait mal partout. Les médecins, jamais là quand il fallait. Brusquement pourtant, ses pupilles s’ouvrirent. Sa baguette !
Il se redressa en arrachant un gémissement de douleur et regarda la table de chevet. Elle n’y était pas. OU ÉTAIT SA BAGUETTE ? Prit d’une panique qui le rendait malade, Basil se rallongea, le bide au bord des lèvres. Quel con il avait été de s’être relevé comme ça… Et ce mal de crâne qui le quittait pas ! N’était-ce même pas pire ? La porte de la chambre s’ouvrit et il ne sut pas très bien qui il espérait voir. Il ne voulait voir personne, il voulait dormir. Un médecin en blouse s’approcha et Basil aurait pu maugréer s’il en avait eu la force. Pourquoi n’était-ce pas une infirmière ? « Monsieur Carrow, ravi de vous avoir parmi nous » commenta-t-il. Ah ce ton nasillard, Basil lui ferait bien bouffer son calepin. « Un plafond s’est effondré sur vous » dit-il comme si c’était évident. Comme pour se couper du monde, le commercial ferma ses yeux sombres. Il avait momentanément oublié sa baguette. Sauf que cela restait sa préoccupation première et elle revint à la charge. Au diable le plafond, les mangemorts, la Ministre qu’ils aillent tous dans le CUL DE MERLIN. « Ma baguette » dit-il d’une voix qu’il pensait vive mais qui était au contraire rauque et désagréable au possible. « Disparue » répondit-il comme si ce n'était pas grave.

Les envies de meutre, Basil connaissait. Mais cet infirmier il avait envie de l’assassiner sur place. Parce qu’il représentait toutes ses peines, il était en colère d’avoir mal à la tête, de voir qu’un homme s’occupait de lui, qu’il lui disait simplement que sa baguette était disparue et qu’il lui apprenait qu’un plafond lui était tombé sur la gueule. C’était comme s’il était responsable de tout cela. « Parte » dit-il sans réaliser qu’il avait mal parlé. « Ah oui un mal de crâne pas vrai ? Normal normal, je m’en occupe » répondit-il sans comprendre que l’ancien Gryffondor ne voulait juste plus le voir. Il soupira, le don de se mettre dans les pires situations. Du Carrow tout craché.




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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Mar 18 Avr - 23:30


Elliot n’avait pas été vengé.

Je ne comprenais rien à ce qu’il m’arrivait. J’avais l’impression d’être sous l’emprise d’une drogue ou je ne savais quelle potion, empêtrée dans quelque chose de moelleux, difficile de s’en défaire. Comme si… J’étais dans du coton et que je ne pouvais plus bouger. Je sentais une douleur atroce le long de mon dos, et le moindre mouvement entraînait une grimace sur mon visage. J’avais vécu bien pire comme douleur physique. Le simple souvenir de ma grand-mère me suffisait à raviver cette vieille flamme ennemie enfouie au fond de moi. Toute cette torture vécue pendant mon enfance… Cela m’avait fait construire une carapace dure comme fer autour de moi, pour me protéger. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui, tout avait changé. Mon moral s’était brisé. Je n’étais qu’une coquille vide et sans âme. On pouvait bien se moquer, me railler. Plus rien ne me touchait, à présent. Une simple phrase avait suffi à tout faire s’écrouler autour de moi. Tout ce que j’avais bâti durant toutes ces années… Balayé, comme un château de cartes. Plus rien n’avait d’importance.

Elliot n’avait pas été vengé.

Je gardais les yeux fermés et restais cloîtrée derrière ce mur sombre et noir. Comme si je ne voulais pas affronter la réalité. Ou plutôt, comme si elle était trop dure à affronter. Ironique façon de parler pour une Auror qui combattait le danger jour après jour. Mais je ne trouvais plus la force d’avancer. Tout m’était insupportable. Le monde tournait autour de moi sans que je puisse en saisir le sens. Il me semblait qu’on faisait glisser le lit sur lequel j’étais sur le sol, tandis que l’on criait à droite à gauche. Je sentais le mouvement et l’agitation autour de moi. L’énervement, le stress, l’angoisse, la tristesse et le déchirement. Mais je n’étais qu’une simple spectatrice silencieuse de tout ce brouhaha. Ma tête se balançait doucement sur mon oreiller. Je ne contrôlais plus rien. Simple pantin dont les ficelles avaient été coupées.

Elliot n’avait pas été vengé.

Le lit s’immobilisa alors et j’entendis des pas s’éloigner de moi. Je ne bougeais plus, comme bien des minutes auparavant. Je n’en avais pas le courage. Je savais que l’on m’avait transporté à Ste Mangouste au plus vite. Les chambres devaient être pleines, à l’heure qu’il était. J’avais encore la vision de tous ces corps à terre. Ceux de sorciers sans défense, sans leurs baguettes à leur côté. Un autre lit vint alors se positionner à quelques mètres de moi. Je le sentais. Une petite conversation commença alors entre le patient et le médecin. Tout allait bien jusqu’à ce que je tique sur un mot. Sur un nom. Carrow. Par Merlin. Il ne manquait plus que lui. Il y avait des centaines de chambres à Ste Mangouste, et il avait fallu qu’il tombe dans la mienne. J’ouvris les paupières et la lumière du jour m’aveugla momentanément les yeux. Le plafond blanc ne m’aidait pas.

Avec une petite crispation, je remis ma tête droite et fixai ce qu’il y avait au-dessus de moi. C’est-à-dire, rien. Et je continuais à entendre Carrow se plaindre de son sort. Il était… Affreusement ridicule. Certains avaient péri, durant cette inauguration. Et lui, tout ce qu’il trouvait à dire… C’était à propos de sa baguette. Une voix intérieure lui criait que sa baguette n’était pas la priorité, pour le moment. Mais je n’en avais même plus la force. Pas besoin de tourner la tête vers lui pour entendre le médecin partir. Un long silence s’installa alors, silence que je pris le soin de briser.

« Comme on se retrouve, Carrow, murmurai-je, à bout de souffle. À croire que le destin ne veut pas nous séparer. »

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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Mer 19 Avr - 0:04

On disait les yeux sombres les plus expressifs. À cet instant, même le plus idiot du monde comprendrait que Basil était plein de rage. Le type de rage qui explosait sans qu’on ne s’y attende, le type de rage qui parcourait les rangs de sa famille depuis des siècles. Emblème Carrow ou non, tous les fils avaient tendance à être particulièrement colérique. Si Basilius avait eu plus de force, il aurait traité de tout l’interne. Il le vit reculer et à voir sa sale tête, il n’avait pas saisi les pensées sombres du bureaucrate. Il le suivit des yeux jusqu’à ce qu’il fût dehors, et se renfonça dans son coussin. Il n’avait plus qu’à prier pour que son voisin de chambre ne soit pas… « Comme on se retrouve, Carrow, à croire que le destin ne veut pas nous séparer ». Bavard.
Un soupir.
Pourquoi ?
Pourquoi Basilius Carrow était de si mauvaise humeur, pourquoi tout cela arrivait, pourquoi avait-il perdu sa baguette en bois d’aubépine, pourquoi était-il allé à cette inauguration ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Parce que son salaud de père lui avait demandé de représenter la famille en sachant pertinemment qu’il y aurait une attaque. Il le voulait mort mais il ne voulait pas le dire comme ça. Malheureusement pour sa camarade de chambre, la haine de Basil pour son géniteur se reporta sur elle : « Je me contrefou du destin, je devrais être mort et vous aussi ça nous aurait fait du bien » siffla-t-il. Il ne sut même pas comment il avait fait pour dire cela. Il avait dit cela avec une voix tellement faible que cela devait être particulièrement pathétique. Il ne savait pas si du gravas lui avait percuté la tête, mais il entendait perpétuellement un sifflement dans son oreille droite et cela lui tapait furieusement sur le système, autant à peu près que la femme qui était dans cette pièce avec lui. « On ne peut pas faire disparaître ce son à la con là… » dit-il pour lui-même en plaquant ses mains qu’il découvrit bandées sur ses oreilles. Il voulait la paix. Qu’on l’oublie, qu’il dorme. Qu’il devienne amnésique ce serait tout aussi bien.
Basilius n’était tellement pas dans son état normal que cela ne lui venait même pas à l’idée de s’inquiéter pour Aaron, qui lui aussi c’était pris un plafond sur la courge. Il se fichait de l’état de Raven, si elle avait assez de forme pour engager un duel verbal tant mieux. Carrow, par esprit de contradiction allait forcément réagir au quart de tour, et sans doute sera-t-il plus sec, plus tranchant, plus mauvais que d’habitude. Il aurait voulu qu’elle meure là-bas comme cette femme qu’il avait enjambé dans un état second. Cette volonté morbide, le bureaucrate ne l’avait jamais eu. Il ne l’avait jamais eu alors même qu’il l’a détestait. Qu’elle aile rejoindre son idiot de mari.

Mari qu’il avait apprécié pourtant et dont la mort l’avait touché .
Le commercial n’était pas dans son état normal, il était farouchement atteint et il voulait la paix.
Le médecin rentra dans la pièce avec une fiole verte qui semblait à Basil être un poison qui peut-être le délivrerait de sa souffrance : « Je vois que vous avez fait connaissance ! ». « Mais la ferme » pensa furieusement l’ancien Gryffondor. Il allait lui en coller une de connaissance. « Une potion pour la tête, à base de fleurs du Népal» dit-il en posant ses doigts ignobles sur son front. Basil, lui aurait bien donné une tape dessus mais il n’avait pas assez de force. Il lui fourra le liquide dans la bouche et il n’eut même pas la force de s’étouffer. Il ne le regarda pas, ne le calcula pas. Qu’il parte.



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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Mer 19 Avr - 16:21


Je sentais la mauvaise humeur de mon ancien camarade de classe. Sa colère, son anxiété, sa haine peut-être. Mais je n’étais pas là pour m’en soucier. Qu’il reste dans sa bouse de Sombral. Je ne voulais pas m’occuper de lui. Pas aujourd’hui. Pas demain. Jamais. Qu’il ne me parle plus. C’était peut-être mieux ainsi. Mes yeux fixaient le plafond sans vraiment y faire attention. Je voulais m’en aller. Partir de cet hôpital. M’en aller loin, loin de tout. Sans ce poids qui me plombait le cœur. Sans avoir à me confronter à d’autres. Je voulais être égoïste, pour une fois. Cesser de penser à quelqu’un, mais penser  à moi. Et pourtant… Pourtant, je restais ici, allongée dans ce lit d’hôpital qui m’empêchait de faire tout mouvement. J’étais bloquée ici.
Je ne fis même pas attention à ce qu’il me répondit. Qu’importait. Son existence était sans importance à mes yeux. Nous nous étions fait la guerre depuis trop d’années maintenant, je ne voyais pas comment cela allait changer. Il avait toujours été ainsi. Colérique. Le sang chaud. Je le connaissais presque autant qu’il me connaissait. Chacun avait subi les côtés négatifs de l’autre. Dans une autre vie, nous aurions pu nous entendre. Mêmes amis, même lieu de travail, même potentiel. Quelle ironie… Le destin ne nous laissait pas bien le choix. Il ne nous avait jamais donné le choix, de toute façon. Des personnes à perdre ou à gagner. J’avais maintenant l’impression que tout était écrit d’avance. Que nous n’avions plus de libre arbitre. Oui, moi, aujourd’hui blessée, demain guérie, je réfléchissais au sens de la vie. C’était bête, n’est-ce pas ? Mais je ne réfléchissais plus très bien. Une des  conséquences de l’attaque, sûrement. Seulement une… C’était sans compter ce vide, ce trou béant à l’intérieur de moi.

Il me semblait que le médecin avait donné une potion à Carrow pour son mal de crâne. Ou pour son bruit à ses oreilles. Peu importait. Je ne le regardai même pas. Il ne méritait même pas que je m’intéresse à lui. Je ne voulais pas lui parler. Je ne voulais parler à personne. Je ne voulais que l’on m’approche. Qu’on me laisse crever en silence. J’expirai longuement. Je ne maîtrisais plus rien. Ni mes pensées, ni même mon corps. Je ne sentais même pas les larmes silencieuses qui coulaient le long de mes joues. Je n’étais que l’ombre de moi-même. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas vue comme ça. Mes yeux étaient cernés et ma respiration haletante à cause de ma douleur au dos. Je n’avais plus la force de parler, même pour riposter. Six ans. Cela faisait six ans que je n’avais pas été dans cet état. C’était drôle comme un rien pouvait nous ramener dans le passé. Comme si… Comme si, à chaque époque, nous faisions les mêmes erreurs qu’autrefois. Comme si tout cela n’était qu’un cycle perpétuel qui ne faisait que recommencer chaque fois qu’il se terminait. Carrow avait intérêt à se la fermer. Je n’étais pas de taille à l’affronter, aujourd’hui.

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Je compte sur toi pour la ménager un petit peu =P Wink

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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Mer 19 Avr - 21:41

ft. ... & ...
Votre résumé.

"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?
Basilius avait avalé la potion plus de force que par envie, il suffisait de la lui proposer pour qu’il accepte de la boire seul, pas comme s’il était un nourrisson de trois jours. Oui, il avait quand même passé ce stade-là, à trente-cinq balais. Le silence de sa compagne de chambre lui semblait plus annonciateur de mauvaises nouvelles qu’autre chose. Depuis quand Fawkes se la fermait-elle ? Sur qui donc l'Auror apparemment si respectée était-elle tombée ? Hélas, avant que le bureaucrate ne réalise qu’il n’avait rien dit à propos de ces sons qu’il entendait dans son oreille droite, l’interne était sorti. Non mais quel abruti ! L’interne, hein pas lui, qui était toujours sonné. Il avait mal partout, c’était comme si son corps n’était que muscles endoloris et bleus énormes.
D’ailleurs, il sentait une douleur aigue sur son front qui devait être bouffé par un beau bleu. Il leva sa main la moins bandée, mais encore un peu à l’Ouest, son geste n’eut absolument rien de délicat et il jura. « Je vais finir par devenir fou, je vais devenir fou, c’est obligé, fou » murmura-t-il pour lui-même sans réaliser que Raven pouvait tout entendre parce qu’il n’était pas discret. « Je vais finir par les tuer tous les trois, ils n’auront que ce qu’ils méritent les salauds, je suis sûr qu’ils y étaient ».
Trente-cinq putains d’années que Basil subissait tout cela. Trente-cinq putains d’années qu’il attendait de fuir, de partir de vivre sa vie. Au fond, son calvaire aurait pu bien se finir, et très tôt s’il n’était pas aussi avare de vengeance. Il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même, mais il ne pouvait pas voir les choses de la même manière. Et aussi mauvais pouvait-il l’être au summum de sa haine il savait très bien qu’au fond de lui, il n’avait pas les tripes de tuer quelqu’un, surtout pas son père. Parce qu’il représentait sa peur et qu’il était loin d’être prêt à l’affronter. Carrow était quelqu’un de courageux, mais il n’était pas courageux au point de retirer une vie, aussi minable soit-elle.

Les degrés de haine qu’il ressentait pour sa famille variaient néanmoins selon les personnes, même s’il les détestait tous les trois. Basil haïssait son père parce que c’était lui qui l’avait torturé en étant gamin et dont l’ombre planait encore sur sa vie d’adulte. Après venait Morfin, cette espèce de cafard qui n’est bon qu’à mettre le désordre sans assumer ses conneries. Enfin venait Merrick qui n’était qu’une pâle copie de son frère, physiquement et mentalement, et qui n’avait aucun esprit de leader. Il suivait son jumeau et cela avait toujours été ainsi. Pour ce qui était de la mère de Basilius, c’était simple, il ne la considérait pas assez pour éprouver un quelconque sentiment à son égard. « Qu’est-ce qui vous est arrivé ? » demanda-t-il. C’était sans doute la seule fois en plus de vingt ans de connaissance que Basil c’était adressé si poliment à Raven Fawkes. Il n’était pas certain de réitérer l’expérience. Il avait l’impression que sa haine, son agacement allait et venait, comme s’il était bipolaire. Peut-être parce qu’il était dans un endroit qu’il remarquât comme étant clôt ? « Pourquoi il a fermé la porte lui aussi ? » gémit-il en jetant un regard paniqué à la porte. A cet instant, Basilius se foutait bien qu’elle se moque de lui, qu’elle le raille, qu’elle lui demande de se la fermer. Tout allait mal pour lui. Absolument tout.



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Dernière édition par Basil Carrow le Mer 19 Avr - 23:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Mer 19 Avr - 23:18


C’était une étrange situation que celle-ci. Lui dans un lit à quelques mètres de moi, et moi dans un autre, silencieuse. Lui, râlant sur le médecin, et moi ruminant mes pensées. Rares étaient les fois où une dispute n’éclatait pas entre nous deux lorsque nous étions dans la même pièce. Il y avait toujours cette étincelle, cette lueur de provocation qui faisait tout exploser. Les railleries, les moqueries, les tons ironiques et les perches que chacun tendait à l’autre. Notre réserve personnelle était inépuisable et nous savions à chaque fois quoi dire pour essayer de toucher l’autre. Et en général, cela se finissait plutôt mal. Pour l’un ou pour l’autre. Carrow devait encore se souvenir de sa défaite cuisante dans  l’ascenseur où je l’y avais abandonné. Cela aurait presque été à contrecœur si notre dispute n’avait pas dégénéré quelques instants auparavant. Néanmoins, même si on essayait de faire des efforts en la présence d’autres personnes, ce conflit avait toujours persisté et n’était jamais parti.

Mais pour le moment, rien n’avait encore explosé entre nous. Peut-être parce que je ne m’en sentais pas le courage. Ni la force.

« Je vais finir par les tuer tous les trois, ils n’auront que ce qu’ils méritent les salauds, je suis sûr qu’ils y étaient. »

Je le voyais du coin de l’œil tourner la tête à droite à gauche, porter la main à son oreille, pestiférer contre le médecin probablement. Mais il ne devait pas y avoir que ça. Je savais que Carrow avait eu une enfance particulièrement dure, un peu comme moi. Il suffisait de voir ses frères. Je me souvenais encore d’un, Merrick, qui m’avait attrapée au détour d’un couloir pour me féliciter d’être la rival de son cadet. Et que j’avais du mérite, pour une Poufsouffle. Un vrai malade, celui-là. Comme l’autre, Morfin. Même s’il se faisait plus discret, je le savais tout aussi dérangé mentalement. Après tout, les Carrow étaient non seulement connus pour leur famille de sang-pur, mais aussi pour leur psychologie quelque peu… Décalée. Sa famille et la mienne se seraient bien entendu, dans ce cas. Car si je savais que ma grand-mère n’avait jamais fait partie des partisans du Seigneur des Ténèbres, je connaissais en revanche son penchant pour ses idées obscures. Les moldus moins que rien, les sang-de-bourbe à exterminer…  Les trois dont il parlait devaient certainement être ses deux frères et son père. Mais quand Basil supposa qu’ils y étaient… Cela fit ding dans ma tête.

Sans pour autant que je réagisse. Je me sentais si impuissante…

« Qu’est-ce qui vous est arrivé ? »

Stupéfaction. Choc, même. Depuis quand cet homme s’intéressait ne serait-ce une seconde à ce qu’il se passait dans ma vie ? Depuis quand s’en souciait-il ? Oh, je pense qu’il demandait ça simplement par politesse, mais cela relevait tout de même de l’extraordinaire. De l’exploit. Mon visage restait neutre, je pouvais même sentir la trace sèche que mes larmes avaient laissée derrière elles. Je devais être dans un piteux état. Néanmoins, par politesse également, je n’allais pas l’ignorer et passer à autre-chose. La moindre des choses était que je lui réponde.

« Un Mangemort a eu la bonne idée de me lancer un Diffindo dans le dos. J’en suis à ne plus pouvoir bouger. »

Ma bouche était pâteuse et ma voix, faible. Je me sentais tellement ridicule, mais en même temps je n’en avais rien à faire. Carrow pouvait se moquer autant qu’il le voulait, je ne l’y empêchais même pas. Bien entendu, ce n’était pas cette blessure au dos qui justifiait mon état. Non.

Elliot n’avait pas été vengé.
Les Mangemorts que j’avais envoyé croupir en prison à peine deux ans auparavant n’avaient été que des pions, dirigés par une tête pensante. Et cette tête pensante m’avait bien précisé le jour de l’attaque qu’il avait été derrière l’assassinat de mon époux. Et cela… Une seule phrase avait suffi pour tout faire écrouler en moi. À détruire les barrières que j’avais érigées autour de moi. Cette façade qui me protégeait. Aujourd’hui, j’étais vulnérable. Plus que jamais. Quelque part, j’espérais que le bureaucrate allait se contenter de ma réponse pour justifier mon état. Mais le connaissant, lui et sa perspicacité, nul doute qu’il allait vouloir en savoir plus. Quoique…

« Et vous ? Un mauvais sort aussi ? »

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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Jeu 20 Avr - 0:01

ft. ... & ...
Votre résumé.

"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?
Basil à cet instant ne faisait pas attention à tout ce qu’il lâchait dans sa barbe. Il s’en fichait, il pouvait aussi bien dire que ses frères étaient des mangemorts qu’il n’en aurait rien à faire, sur le coup. Après, une fois les ennuis au pas de sa porte et son esprit au bord du suicide, il commencerait à se préoccuper de la situation. Il était à bout, et il avait envie de faire une bonne crise de nerfs. Nerfs qu’il n’arrivait jamais à maîtriser. Mais sa fierté l’empêchait là d’agir comme un homme immature. Raven ne devait pas le voir trop faible non plus. L’épisode de l’ascenseur, un dramatique incident, lui avait dévoilé trop de faiblesses. Des fois, Basilius avait pensé à se suicider. Il y avait pensé en tant que gosse, après une énième correction. Il y avait pensé une fois qu’il avait intégré Poudlard et qu’il avait vu les différences flagrantes entre lui et les autres. Il y avait pensé lorsque son père l’avait fiancé à une gosse de quinze ans alors qu’il en avait vingt-cinq. Il y pensait maintenant. Il en venait à se demander quand il sautera le pas, quand il allait faire preuve d’un vrai courage pour se donner la mort.

Plus que jamais, la tentation de se tuer était présente dans sa tête et faisait son bonhomme de chemin. Ne serait-ce pas mieux pour tout le monde, au final ? Il en aurait fini de toutes ces préoccupations. Enfin. Il serait libre de ce fardeau, de ce nom de famille qu’il détestait tant. Les yeux dans le vague, il lui avait demandé ce qui lui était arrivé, parce que finalement il avait changé d’avis, il avait un peu envie de parler. Étaient-ce les potions qui le faisaient changer d’humeur ainsi ? Raven lui avait poliment répondu et Basilius sur le coup, n’avait rien dit. « Dans le dos, forcément » dit-il plus comme un crachat qu’autre chose. S’il y avait bien quelque chose que l’ancien Gryffondor détestait, c’était la lâcheté. Et même s’il n’appréciait pas Raven, savoir qu’elle était ici à cause d’un abruti lâche, agaçait fortement le cadet. Mais cependant, l'esprit tourmenté de Basil remarqua qu'elle était quand même sacrément perturbée pour quelqu'un de blessé. Enfin, c'était normal d'être perturbée mais quelqu'un avec un caractère si fort, cela étonnait passablement le bureaucrate. « Est-ce là la seule raison de votre air cadavérique ?».
Elle lui retourna la question et la mauvaise humeur du Carrow revînt au galop. Aaron… Il n’y pensait même plus quel con. Comment pouvait-on le vouloir comme meilleur ami. Il se demanda s’il devait en parler à Raven. Il se demanda si c’était une bonne chose, s’il n’allait pas être jugé. Il pouvait râler tant qu’il voulait, elle restait son ami (à Aaron, bien entendu). « Je me suis retrouvé avec une baguette sur la tempe » commença-t-il comme s’il racontait la dernière histoire des Contes de Biddle le barde, « Aaron a essayé de m’aider mais un sortilège à rebondit je ne sais pas c’est flou… Apparemment je me suis prit un plafond sur la gueule » finit-il avec un vocabulaire qu’on lui connaissait bien peu. Basil avait l’habitude d’être particulièrement poli et avoir un langage si fleuri n’était pas très commun. « Je ne comprends pas pourquoi on nous a retiré nos baguettes » commenta-t-il. Parce que oui, il ne comprenait toujours pas quel était l’imbécile qui les avait privé de leur seul moyen de défense. C’était comme lâcher des agneaux en face d’une tanière de loup, carrément débile !


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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Jeu 20 Avr - 23:56


La lâcheté, j’en connaissais quelque chose. Durant toute mon enfance, j’en avais payé les frais. Car qui s’en prend à plus faible que soi devient le lâche, non ? C’était le cas de ma grand-mère. Avec cette maudite interdiction d’utiliser notre baguette en-dehors de Poudlard, je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas me protéger. Je ne pouvais pas lui montrer ô combien j’étais forte, en réalité, peut-être même assez pour porter le poids de ce maudit nom des Fawkes. Ces opportunités qui auraient pu changer mon destin, je ne l’ai avait pas eues. Ce Diffindo, en soi, ne m’avait pas tant affectée que ça. Le sort avait simplement ravivé une douleur qui était ancrée en moi depuis maintenant trop longtemps. Une souffrance que j’avais pensé avoir enterrée au plus profond de mon être et qui continuait de me narguer au moment où j’en avais le moins besoin. Comme si… Comme si ce que je venais d’apprendre à propos d’Elliot n’était pas suffisant pour que cette maudite sorcière en rajoute une couche.
La réponse de Basil, sans vraiment me réconforter, m’appuya tout de même, dans le sens où lui aussi voyait la lâcheté comme une mauvaise chose. Malgré nos différences de Maisons, nos valeurs pouvaient être rapprochées. Les lions, téméraires et audacieux, ne reculaient devant rien mais avaient le sens du devoir. La lâcheté était la dernière des choses qu’ils souhaitaient. Quant aux blaireaux, eux avaient le sens de la loyauté et de la franchise. Pareillement, cette manière d’agir n’était pas dans leurs principes. Le bureaucrate ne faisait pas exception à la règle.

« Une femme, d’autant plus. Grande. Une voix mauvaise que je ne suis pas prête d’oublier, croyez-moi. »

Ah ça que non. Elle allait même devenir ma priorité lorsque je serais remise sur pieds. Si je ne démissionnais pas avant… Car oui, j’y avais songé. Si je n’avais pas réussi à venger mon époux, alors mon expérience était remise en question. Il était hors de question que je continue à travailler avec un poids aussi lourd à porter. Je n’en pouvais plus, de faire tous ces efforts pour au final, ne cueillir que misère et souffrance.

« Est-ce là la seule raison de votre air cadavérique ? »

Je préférai ne pas lui répondre et lui demanda en retour ce qu’il lui était arrivé. Non pas que je voulais lui manquer de respecter, car ce n’était pas ma préoccupation en ce moment. Simplement… Que je ne m’en sentais pas la force, ni le courage. Pas pour le moment. Un peu après, peut-être. Mais pas maintenant. On pouvait dire que j’étais presque décédée mentalement. Marre de cette foutue vie. Je ne me demandais pourquoi cette Mangemorte ne m’avait pas achevée, qu’on en finisse. Au lieu de cela, elle m’avait laissée vivre alors que j’aurais pu rejoindre Elliot. Quelle ironie…

« Je me suis retrouvé avec une baguette sur la tempe. »

Je m’en souvenais. Enfin, pas totalement, mais j’avais quelques images de lui se faisant attraper par un Mangemort tandis que je courais en direction des salles derrières.

« Aaron a essayé de m’aider mais un sortilège à rebondit je ne sais pas c’est flou… Apparemment je me suis prit un plafond sur la gueule. »

J’haussai mentalement un sourcil. Sur la gueule, vraiment ? Voilà qui m’étonnait fort de Basilius Carrow. Lui qui, d’habitude, employait un vocabulaire plutôt correct, apte au langage des commerciaux, il parlait maintenant le jargon des adolescents. Il devait être sacrément remonté pour que cela ait un tel effet. Néanmoins, je passai outre cette petite bévue et soupirai en fermant les yeux.

« Vous n’y êtes pour rien. Tout s’est passé si vite… Navrée qu’un tel mastodonte vous soit tombé dessus. »

Simple formule de politesse. Je ne m’intéressais guère à sa situation, même si se prendre un plafond n’était pas forcément très plaisant. Après tout, cela avait toujours été une guerre de bon enfant entre nous, non ? Depuis quand l’un se préoccupait de l’autre ? Voilà. Vous aviez votre réponse.

« Je ne comprends pas pourquoi on nous a retiré nos baguettes. »

En revanche, je le rejoignais sur ce point. Un sorcier sans sa baguette était vulnérable et était réduit à la même situation qu’un moldu. Je comprenais que les Aurors aient gardé leur baguette, ceci était normal, mais les invités… Leur peur d’une infiltration ennemie avait été plus forte que tout et n’avait finalement pas empêché que cela se produise.

« Rassurez-vous, je n’ai pas compris non plus. Toutes leurs maudites précautions n’ont servi à rien. Je redoutais une attaque de ce genre. Bien entendu, ils n’ont rien voulu savoir à la réunion. Les décisions de mes supérieurs deviennent de plus en plus… Exaspérantes. Et dangereuses pour notre communauté. »

J’avais lancé cette longue réplique de ma voix toujours aussi  pâteuse qui semblait pourtant s’éclaircir un peu. J’expirai longuement. J’essayais de faire le vide dans ma tête, mais je n’y arrivais pas. Peut-être que… Peut-être que si j’en parlais, si je lui en parlais, cela allait aller mieux, je ne savais pas… Après long moment de silence, je décidai de me lancer.

« Vous devez vous souvenir d’Elliot et de comment il a trouvé la mort. J’ai le souvenir que vous vous appréciez bien. »

Cela me coûtait de le dire. Pas leur amitié. Mais de parler de lui. De parler de lui au passé alors que j’aurais tant voulu qu’il se tienne là, à mes côtés.

« Il y a deux ans, j’ai envoyé de mes propres mains ses assassins à Azkaban. Je l’avais enfin vengé de la torture qu’il avait subite avant de rendre l’âme. »

Parler devenait de plus en plus difficile et je m’arrêtais pratiquement à chaque mot pour tenter de me contrôler. Tout cela était ridicule. Je n’aurais jamais dû commencer à parler. Je pouvais presque prévoir sa réaction après tout ça. Et si Carrow savait bien une chose, c’était que je restais vulnérable sur ce sujet. Plus qu’aucun autre. Je n’avais pas encore accepté le départ de mon ancien époux. Cela allait m’être fatal, un jour. Comme ça avait failli l’être au Musée.

« Alors que j’étais à terre, le dos ensanglanté, un autre Mangemort s’est approché de moi et m’a tout dit. C’était lui. Depuis le début. Ceux qui sont à Azkaban n’avaient été que des pions. Lui seul était le responsable de l’assassinat d’Elliot. Lui… Depuis toutes ces années. »

Ma voix se brisa, mes poings se serrèrent, peu importe la douleur que cela provoquait, elle n’était que superficielle. Car la vraie souffrance se trouvait dans mon âme, là où aucune potion ne pouvait accéder pour guérir ce poison. Je fermai les yeux, sentant les larmes venir et crispai ma mâchoire. Ce n’était pas beau à voir. Je luttais contre moi-même. Contre cette rage soudainement venue d’ailleurs. En cet instant, j’avais envie de tout exploser. D’exploser tout court. De laisser libre court à cette haine trop longtemps enfermée. Je rouvris soudainement les yeux, affrontant le plafond blanc presque avec insolence.

« Je ne sais pas qui il est. Mais si je le retrouve, Carrow, croyez-moi sur parole, je le tuerai sans hésitation. Je le tuerai pour ce qu’il m’a fait endurer ces six dernières années. Je le tuerai. Je le tuerai… »

Ma voix n’était devenue qu’un souffle, peut-être épuisée par toute l’énergie que j’avais dépensée pour sortir cette phrase pleine de détermination. Pleine de mauvaises intentions, et pourtant si vraie. Si un jour je me retrouvais face à lui, c’est sans hésiter que lui ôterais la vie comme il l’avait prise à Elliot.

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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Ven 21 Avr - 18:27

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"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?
Basilius ne savait pas du tout où allait les mener cette conversation. Il n’était pas, pour ainsi dire, habitué à échanger des paroles si aimables avec Raven Fawkes. D’habitude, ils se seraient déjà sautés à la gorge, essayant de faire plier l’autre avec des sarcasmes et des moqueries. Mais là non, ils se racontaient leurs mésaventures comme deux voisins de chambre tout à fait normaux, et qui ne se connaissaient pas. C’était assez déroutant. Raven promit de ne jamais oublier la voix de la femme qui l’avait attaquée et un léger rictus se dessina sur les lèvres du bureaucrate qui se dit que cette mangemorte n’était pas sortie de l’auberge. L’Auror allait la traquer et la retrouver et ça, Basil n’en avait aucun doute. A force, il commençait à la connaître.
La question du commercial sur son air cadavérique fut complètement ignorée de l’Auror mais il ne s’en formalisait pas. De toute façon, ce n’était pas comme s’ils étaient proches. Il y aurait toujours une distance, respectueuse comme maintenant ou non, entre eux. Il lui raconta ses problèmes et la phrase qu’elle lui répondit le blessa. Il ne savait pas du tout comment le prendre mais elle lui donnait l’impression que son « accident » était ridicule en comparaison du sien. Du coup, il ne répondit rien. Inutile de déclencher un conflit maintenant, inutile. Parfois, l’ancien Gryffondor savait faire preuve de discernement, et étonnement c’était lorsqu’il était le moins lucide qu’il y arrivait.
Mais maintenant que le sujet des baguettes était sur le tapis, Basil ne pensait plus à son mal de crâne, à son bruit dans les oreilles et à son bleu énorme sur le front. Quand elle lui dit qu’elle non plus n’avait pas compris, Basil s’agaça un peu plus. Pas contre elle, contre le Ministère et ses ordres débiles ! Leur institution partait vraiment dans tous les sens et parfois c’était à se demander si tout n’était pas fait pour aider le Lord. « La Ministre, si elle a survécu, ne fera pas long feu après cet incident » commenta-t-il. Ses opinions politiques n’étaient absolument pas secrètes et pas mal l’avaient déjà entendue cracher sur la Ministre. Il ne supportait pas cette femme. Une idiote en puissance qui là, avait eu la merveilleuse idée (ou avait adhéré à la merveilleuse idée proposée par un tiers) de retirer leurs baguettes aux sorciers. Basil ne pensait pas que Raven allait continuer. Et si elle continuait selon lui ce serait pour lui parler du Ministère. Mais non, la voix pâteuse de l’Auror concernait son défunt mari.
Elle lui dit qu’il devait se souvenir de lui et Basil acquiesça alors même qu’elle ne devait même pas le voir. Pour bien faire, il ajouta de lui-même : « Oui, je l’appréciais beaucoup en effet ». Il n’avait même jamais comprit comment Eliott avait pu supporter une telle énergumène, m’enfin il n’allait pas dire ça à voix haute maintenant ! Basil continuait de l’écouter dans un silence religieux tout en fixant le mur. Étonnant qu’elle parle de son mari à un homme qu’elle déteste pourtant. Mais le bureaucrate ne voulait pas se battre. Il savait qu’elle était fragile sur ce sujet, et d’ailleurs il ne l’avait jamais attaqué dessus. Il ne voulait pas utiliser un drame tel que celui-là pour lui faire du mal. Il pouvait être salaud, mais ils y avaient des limites infranchissables pour sa conscience. Elle lui promit qu’elle le tuerait et s’il avait pensé un jour croire Raven Fawkes sur parole, Basil vous aurait ri au nez. Mais là, il savait qu’elle était sérieuse, et que c’était ce qu’elle désirait. Aussi, il répondit simplement : « Il l’aura mérité ».  

Pendant un temps, il ne rajouta rien.

Il réfléchi au sens des paroles qu’il pourrait dire. Ne paraîtraient-elles pas trop gentilles ? Trop sèches ? « Vous n’y êtes pour rien dans la mort d’Eliott. C’était un meurtre, et seul un heureux hasard aurait pu le sauver. Vous vous êtes battu pour envoyer ses assassins en prison et même si ceux qui y sont n’étaient que des pions ils ne sont pas blancs comme neige pour autant. Néanmoins maintenant vous savez que le vrai coupable est dehors. Maintenant vous savez que vous n’avez pas fini votre travail, vous n’avez fait que remettre à plus tard quelque chose. Vous retrouverez cet homme et vous lui donnerez la mort qu’il mérite. N’ayez pas honte de vos envies morbides » compléta-t-il. Ça, les envies morbides, Basil connaissait et d’ailleurs cela devait s’entendre un peu au ton de sa voix qui n’était ni trop concernée ni pas assez. Il adressait la parole à Raven comme si au fond il lui parlait pour la première fois. Non il n’y avait aucune illusion, ce qui se passait dans cette chambre entre eux n’était qu’un passage, une bulle dans leur quotidien de haine. Il avait de la compassion pour elle. Parce qu’il essayait toujours d’imaginer ce que cela ferait de savoir que pendant qu’on était à la maison quelqu’un qui nous était proche était assassiné. Il avait un peu vécu cela avec Soyle. Pendant qu’il l’attendait dans une rue de Pré-Au-Lard, elle se faisait attaquer dans une autre. Mais à ce moment-là, ils n’étaient pas forcément très proches non plus. Ce n’était pas comparable à des années de vie en ménage. Mais il comprenait son besoin de vengeance, il adhérait même à ses pensées. Eliott était un homme bien qui ne méritait pas une telle mort. Il comprenait qu’elle veuille se venger de sa souffrance. C’était ce que lui-même recherchait avec son père. Peut-être pas la mort, parce qu’il trouvait cela trop gentil pour lui.
Basil désirait sincèrement le faire souffrir psychologiquement, comme si cela réparerait les erreurs qu’il avait commis avec lui, comme si cela allait changer l’homme qu’il était maintenant.

Si Basil était si froid, animé d’une impulsivité agaçante, d’une méchanceté parfois froide et mesquine, c’était à cause d’Ollender. Il l’avait façonné à son image comme un garçon insensible. Basil pouvait voir beaucoup d’horreur sans se sentir mal, sans ressentir de peine. Il avait du mal avec la compassion. Et c’était ça le plus étonnant avec Raven : il avait vraiment de la peine pour ce qui lui était arrivé. Ni elle, ni Eliott ne le méritaient. Tout comme lui, en tant que petit garçon ne voulant que vivre dans la candeur de l’enfance, il n’avait pas mérité les coups, les hurlements, la torture. Il ne l’avait pas mérité mais pourtant il l’avait subi. On subissait parfois des choses qui nous traumatisaient, qui restaient mais qui pourtant tout animait jusqu’à la fin de nos jours. Raven aurait-elle eut un véritable but sans la mort de son mari ? N’était-ce pas une étape nécessaire pour qu’elle accomplisse ce qu’elle devait accomplir ? Et lui ? Son enfance malheureuse ne le destinait-elle pas à quelque chose de plus grand ? Le destin était une notion à donner un mal de crâne. Il jeta un coup d’œil à Raven. C’était comme s’il la voyait pour la première fois. Il leva son avant-bras pour le mettre sur son front, et détourna ses yeux vers le plafond : « J’espère qu’Aaron va bien ».



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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Ven 21 Avr - 23:30


J’en avais plus qu’assez du Ministère. De la structure en général, mais aussi de ceux qui étaient haut placés. Je ne comprenais pas leurs décisions. On aurait dit qu’ils avaient un bandage devant les yeux ou des bouchons dans les oreilles, qu’importait, mais ils ne semblaient pas se rendre compte que les choix qu’ils prenaient devenaient dangereux pour la communauté sorcière. Je savais à quel point leur position était mise sous pression, mais tout de même. Ils étaient censés être les plus compétents pour être à la tête de tous les événements, et pourtant tout cela nous menait vers la perte. Plus d’un avait perdu la vie lors de cette inauguration et certains allaient porter des séquelles tout le long de leur vie. Comme moi, par exemple. La blessure que j’avais au dos allait laisser une belle cicatrice pour marquer son passage. C’était le genre de choses que même la magie ne pouvait guérir, malgré toutes les potions et les sortilèges que les Médicomages connaissaient.
C’était ce genre d’incidents dramatiques qui arrivaient à cause de la Ministre, mais aussi à cause du Directeur de notre Département, à cause d’autres Directeurs qui avaient organisé cet événement. Un événement plus que risqué en ces temps sombres et troubles. Une très mauvaise idée, point que j’avais bien sûr soulevé lors de notre réunion, mais Vince m’avait fait très bien comprendre que cette remarque n’était pas la bienvenue. Alors quoi ? Les Aurors devaient se contenter de suivre bêtement les ordres sans rien dire, même s’ils avaient des avis différents ? Alors à quoi servions-nous si nous ne pouvions même pas mettre nos capacités de déduction et de logique à leur service ? Je me sentais de plus en plus impuissante face à tout cela.

« La Ministre, si elle a survécu, ne fera pas long feu après cet incident. »

Carrow ne supportait pas la patronne du monde magique, ceci était bien connu. Mais pour une fois, j’étais d’accord avec lui. Sa décision avait été une erreur. Une erreur qui lui avait été fatale et qui signait l’arrêt imminent de son mandat. De toute manière, elle n’avait pas été bien appréciée. J’avais préféré, et de loin, l’ancien Ministre. De meilleures décisions, une meilleure considération de tout ce qu’il se passait dans le monde sorcier britannique. Malheureusement, la majorité était allée à Jenkins, pour notre plus grand malheur. Drôle de démocratie…

« Elle l’aura bien mérité, après tout, » trouvai-je la force de dire.

Mais notre sujet de conversation dériva sur tout autre-chose. Quelque chose de plus… Délicat. De plus profond. De plus douloureux. Elliot. Il devait avoir honte de moi, là-haut. Honte parce que je n’avais pas su le protéger malgré toutes mes capacités, malgré la formation de combattant que j’avais reçue et toute l’expérience que j’avais accumulé depuis toutes ces années. Tout était de ma faute. Je n’avais pas été capable de faire mon boulot, de protéger celui que j’aimais. Et cette faute avait failli me faire perdre mon bon sens et ma clarté d’esprit.
Basil confirma ce que je lui dis. C’était bien ce que je me disais. Ces deux-là s’étaient très bien entendus. Je m’étais toujours demandé pourquoi, d’ailleurs. Pourquoi un être aussi gentil qu’Elliot arrivait à trouver un terrain d’entente avec un nuisible comme Carrow. Cela restait un total mystère à mes yeux. Mais pour l’instant, mes pensées divaguaient sur autre-chose. À peine je fermais les yeux que je réentendais cette voix grave, cette voix masculine et charismatique de cet homme sadique, sans aucune pitié, m’annonçant cela avec une telle délectation… Oui, il prenait plaisir à faire souffrir les autres. L’espace d’un instant, je revoyais ma grand-mère. Je m’étais souvent demandée si elle avait pris plaisir à me torturer. Si cela avait été un jeu, pour elle. Sûrement, puisque ce traitement régulier n’avait jamais cessé jusqu’à sa mort. Sa mort… Même cela n’était pas assez suffisant. Son fantôme continuait à me hanter, jour après jour. À 35 ans, vous y croyez, vous ? Etre à ce point-là torturé par son enfance ? J’en étais pourtant la preuve. Rien ne disparaissait vraiment. Surtout pas nos vieux démons et nos pires hontes.

J’avais laissé entrevoir ma haine et mon désir de vengeance à un homme que je n’appréciais pas. Et pourtant, en cet instant, je lui parlais calmement, lui exposant mes envies alors que je me contrôlais beaucoup plus, d’habitude. J’avais fini ma phrase à bout de souffle, comme après un duel. Cette démonstration de colère m’avait exténuée plus que je ne l’aurais voulu.

« Vous n’y êtes pour rien dans la mort d’Eliott. C’était un meurtre, et seul un heureux hasard aurait pu le sauver. Vous vous êtes battu pour envoyer ses assassins en prison et même si ceux qui y sont n’étaient que des pions ils ne sont pas blancs comme neige pour autant. Néanmoins maintenant vous savez que le vrai coupable est dehors. Maintenant vous savez que vous n’avez pas fini votre travail, vous n’avez fait que remettre à plus tard quelque chose. Vous retrouverez cet homme et vous lui donnerez la mort qu’il mérite. N’ayez pas honte de vos envies morbides. »

Alors là. Je n’en revenais pas. Est-ce que je délirais ou Basil Carrow me réconfortais dans ma douleur ? C’était à peine croyable. Même dans mon état second, j’étais capable de voir ça. C’était dingue. C’était fou. C’était du jamais vu. Cela méritait presque qu’on lui offre un diplôme, un prix, je ne sais pas. Je ne savais qu’il pouvait être aussi… Réconfortant. Je tournai la tête vers lui, ce simple geste m’arrachant une grimace de douleur et lui fis un mince sourire qui devait paraître ridicule sur mon visage semblable à un cadavre aux joues creusées.

« Jamais je n’aurais pensé vous dire ça un jour, mais… Merci. »

Mon regard se porta de nouveau sur le plafond. Cette situation était vraiment étrange. Lorsque nous allions sortir de cet hôpital, tout allait redevenir comme avant. Cette lutte infantile entre nous. Ces répliques cinglantes, ces tacles légendaires. La vie allait reprendre son cours. Ce moment n’était qu’une parenthèse, un instant de désespoir dans lequel chacun montrait du respect envers l’autre. Et puis, nous allions faire comme si rien ne s’était passé.

« J’espère qu’Aaron va bien. »

À l’évocation de notre ami commun, je réussis un peu à dépasser cet état de mollusque dans lequel j’étais depuis quelques minutes pour me concentrer sur celui d’Aaron. Il était vrai que je n’avais pas eu de nouvelles de lui après l’attentat. En fait, j’avais eu peu de nouvelles de mes collègues en général. J’avais appris le décès de certains, dont Eden. Je ne savais pas comment la nouvelle allait être annoncée à la jeune Gardenia, encore élève à Poudlard. Mais je n’allais pas être celle qui allait pouvoir le faire. J’étais condamnée à rester bloquée ici.

« Je l’espère aussi. Je n’ai reçu aucune nouvelles de lui. Après quelques instants de silence, je continuai en murmurant. Certains de mes collègues ont perdu la vie, au Musée. Après son père, une jeune élève de Poudlard que je connais aura perdu sa mère. Quelle tragédie… »

Je n’en rajoutai pas plus. Nous savions tous deux ce que cela signifiait. Elle allait devenir orpheline, allait habiter dans un foyer ou chez sa famille. Le métier d’Auror était tellement dangereux…

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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Sam 22 Avr - 18:10

ft. ... & ...
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"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?
Basil était ravi de trouver en Raven quelqu’un qui semblait partager son avis sur la Ministre. Elle appuya ses paroles, et il détourna sa tête d’un air dédaigneux. Il était de ceux qui s’adressaient plus sèchement à elle, lui faisant largement comprendre que sa présence était indésirable. Heureusement, il n’avait pas souvent eu l’occasion de croiser un si odieux personnage. Il n’était pour l’instant pas assez important. Oui, il avait un salaire plus élevé que certains de ses collègues, mais combien d’ancienneté en plus ? Des années que Basil était commercial, et il grimpait petit à petit les échelons. Là, il apprenait le français avec l’objectif de pouvoir diriger la Triade Espagne – France – Allemagne. Il espérait y arriver avant ses quarante ans, quand même.  Après, il comptait bien briguer le poste de Chef Européen. Ceux qui disaient que le cadet Carrow n’avaient pas d’ambitions ne le connaissaient tout simplement pas assez bien pour pouvoir le savoir.

Basil pensait toutes ses paroles réconfortantes qu’il lui avait dit. Il les pensait parce qu’il la comprenait, il comprenait son impuissance, sa tristesse, sa haine et ses remords. Et il préférait une Raven en excellente forme physique pour pouvoir se chamailler avec elle. Elle le remercia et il ne répondit pas. Il n’en attendait pas moins d’elle, il savait qu’elle n’allait pas répondre sèchement alors qu’il faisait pour une fois preuve de bonté d’âme avec elle.
Le bureaucrate avait partagé ses inquiétudes quant à Aaron en espérant au fond avoir des nouvelles de lui grâce à Raven. Mais elle n’en savait rien non plus. Dès que cet idiot d’interne allait revenir il allait lui demander. Penser à cet homme remit le commercial d’une humeur de chien. Qu’il était sensible, aujourd’hui ! L’Auror lui dit qu’une élève de Poudlard allait se retrouver orpheline, et il tourna la tête vers elle : « Qui donc ? » demanda-t-il, se sentant sincèrement concernée par le sort d’une gamine qu’il ne connaissait sans doute pas.
Ça lui faisait presque de la peine, mais c’était la dure loi d’être Auror : « Elle était la fille d’une Auror, et toutes les deux connaissaient les risques d’un tel métier. C’est dramatique, mais c’était probable ». Il se tut un instant. « Ce qui est plus triste, c’est plutôt qu’elle ait perdue la vie à cause d’une erreur de sécurité débile et non en mission » lâcha-t-il, pensif. Il se dit que lui, méritait plus de mourir qu’elle sans doute, et qu’il avait eu beaucoup de chance, parce que sans baguette, il ne valait plus grand-chose. Basil et les combats moldus, c’était trop pour lui et ses capes de qualité.

Il savait qu’un jour peut-être on allait lui annoncer la mort d’Aaron. Il redoutait cela et il redoutait aussi la réaction de Carolyn qui ne méritait pas de voir son second mari mourir. Il avait beau accorder énormément de respect aux gens qui faisaient ce métier, il les considérait comme des têtes brûlées. Lui-même avait eu le niveau, fut un temps pour entamer des études et devenir Auror. Il aurait pu, s’il l’avait voulu et s’il avait été dans une autre famille. A la base, Ollender le destinait à devenir Langue-De-Plomb. On ne voyait pas assez le monde avec un métier tel que celui-là donc Basil s’était redirigé vers le Commerce International, même si son père avait ensuite tenté de le faire changer d’avis pour lui faire faire du droit. Mais pour une fois, il avait écouté son fils, et l’avait pistonné pour qu’il soit accepté dans cette branche du Ministère par Talbott.

Oh il aurait fini par y entrer, à n’en point douter, il avait d’excellentes capacités de discussion, il était manipulateur, c’était un métier qui lui allait comme un gant. Et il s’y amusait beaucoup plus là-bas que s’il avait été derrière un comptoir du Tribunal à écouter l’histoire misérable d’un condamné. Il n’était pas assez mauvais pour aimer voir la détresse et la souffrance des gens qu’il ne connaissait pas. Il savait que certains étaient envoyés à Azkaban à cause d’erreur et son salaud de père votait souvent pour qu’ils finissent en prison, justement. Tout en sachant leur innocence. Une raison de plus pour le détester. Pensif, il se demanda ce qui avait amené Raven Fawkes à vouloir faire ce métier. Outre ses excellentes notes, ce qu’il n’allait pas préciser d’ailleurs. Peut-être le fera-t-elle d’elle-même. Peut-être qu’elle avait juste voulu suivre Aaron, peut-être qu’elle avait besoin d’action, peut-être qu’on l’avait dirigé là à cause de ses notes sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi. Basil aimait bien cette idée-là, ça la plaçait presque comme une idiote. « Pourquoi avoir voulu devenir Auror ? » demanda-t-il finalement.
Elle allait sans doute lui sortir un truc bien héroïque et la seule réaction qu’il allait avoir serait de lever ses yeux bruns au plafond blanc de leur chambre. Ce le ne l’étonnera pas d’elle, parce qu’elle ne manquait pas d’audace et de courage, même s’il ne le lui avait jamais reconnu. Il ne lui avait en fait jamais reconnu grand-chose, à part une formidable capacité à se rendre aussi insupportable qu’un oiseau. Il soupira en levant ses mains bandées devant ses yeux pour les voir. Revoilà son sifflement dans les oreilles. Comme quoi il suffisait de ne pas y penser pour l’oublier. C’était comme avec la douleur, il avait si souvent dû penser à autre chose pour oublier les coups de son père. C’était dur, mais à force, on devenait immunisé contre les plus petites choses. Il préféra se concentrer sur la voix de Raven qui lui répondait. Cette conversation polie entre eux n’avait plus aucun sens. Depuis quand étaient-ils deux adultes raisonnables, depuis quand LUI était-il mature ? Oui non parce qu’il fallait bien admettre que Basil n’était pas le plus mature des deux, il était encore un peu gosse dans sa tête. Il rattrapait peut-être une enfance qu’il n’avait que trop peu eut. D’où sa liberté sentimentale (qui avait pourtant prit fin depuis qu’il était avec Soyle). Un sentiment étrange que d’être enchaîné à quelqu’un. Ça ne lui ressemblait pas, mais il était heureux, pour l’instant. Il se sentait bien à s’amuser, sans penser aux conséquences, à insulter Raven dès qu’il l’a voyait, à voyager sans se soucier de retrouver qui que ce soit à son retour. Basil tenait à cette liberté, cette presque candeur, il aimait cela plus que tout. Mais oui, il n’était pas le plus mature des deux. Mais jamais il ne l’admettra.



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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Lun 24 Avr - 12:00


J’étais vraiment triste pour la jeune Gardenia. Vivre sans un de ses parents depuis l’enfance était douloureux, difficile, presque insurmontable. J’en savais quelque chose. Et elle avait dû mettre du temps à se reconstruire, la pauvre petite. Eden avait été détruite par la perte de son mari, mais elle savait qu’il ne s’était pas battu en vain et que c’était un des risques du métier. Ma collègue s’était vite ressaisie, essayant de faire taire cette douleur au fond d’elle et avait continué à avancer, gardant sa bonne humeur habituelle. En ça, je l’avais énormément admirée, car après le décès d’Elliot, je n’avais pas réellement réussi à faire de même. Je m’étais plutôt renfermée sur moi-même, avais camouflé ma peine du mieux que je l’avais pu. Je l’avais caché aussi longtemps que possible, la laissant à découvert lorsque j’étais seule. Au reste du monde, je restais la même Raven qu’ils connaissaient.
Mais maintenant, c’était Eden qui nous avait quittés, laissant sa fille seule. Je n’étais pas en état d’aller lui annoncer la nouvelle, c’était donc sûrement à l’un de mes autres collègues à qui revenait cette charge difficile. Car non seulement le dire était compliqué, mais voir la réaction de la personne en face de soi… Cela devenait insupportable, parfois. Mais à force de le faire, les Aurors savaient maîtriser leurs émotions. Parfois, on les pensait insensibles, or ce n’était pas le cas. Cette élite avait un cœur comme le reste, mais ils devaient simplement le protéger pour ne pas sombrer dans la folie et la dépression.

« Qui donc ? »

J’hésitais à lui dévoiler son nom. Après tout, c’était des informations qui devaient rester confidentielles et la jeune Gardenia n’allait sûrement pas apprécier que je dise à tout le monde qu’elle était à présent orpheline. Néanmoins, je savais que je pouvais faire confiance à Carrow, même si cela m’écœurait de me l’avouer.

« La nièce de Garrick Ollivander. Elle se retrouve à présent orpheline… »

Mais au moins, elle avait une famille aimante chez qui aller. Les Ollivander ou les Potter. Elle avait le choix et Gardenia allait pouvoir continuer à grandir dans une bulle pleine d’amour, comme dans ce quoi elle avait été élevée depuis toujours. Je ne voulais pas me plaindre sur mon sort. Je ne voulais pas parler de moi. Mais je n’avais pas eu le choix. On m’avait imposée une éducation par une personne cruelle et froide, sans aucun amour pour ses petits-enfants. J’en voulais tellement à ce destin qui ne m’avait pas laissée décider de comment vivre ma vie. J’avais l’impression que tout mon parcours n’était qu’une suite d’obligations. Il n’y avait eu qu’Elliot et mon choix de devenir Auror qui me réconfortaient un peu.

« Ce qui est plus triste, c’est plutôt qu’elle ait perdue la vie à cause d’une erreur de sécurité débile et non en mission. »

J’hochai doucement la tête. Oh que oui. J’aurais mille fois préféré qu’Eden meure dignement au cours d’une mission que là, dans une Inauguration au bilan désastreux. Sur le terrain, nous étions beaucoup plus performants. Dans notre élément. Et tout était soigneusement ordonné. Ici, les Mangemorts avaient eu une longueur d’avance sur nous et avaient préparé l’attaque depuis le jour où ils avaient appris qu’une Inauguration aurait lieu. Ils étaient venus en nombre, n’épargnant aucun sorcier. Mais ils étaient aussi lâches que sans pitié, comme le témoignait ma blessure au dos. Leur masque était d’un ridicule… Pourquoi se cacher le visage ? Nous allions finir par les démasquer, de toute manière.

« Ce genre de décisions leur coûteront chez, un jour… » murmurai-je.

J’en avais ras les chaudrons de tous ces décrets, ces lois que votaient nos supérieurs pour, au final, aboutir à ce genre de résultat. Si le Bureau des Aurors venait à disparaître, alors c’était la fin des hippogriffes. Sans nous vanter, nous étions un élément important voire essentiel pour le Ministère contre cette lutte face au Seigneur des Ténèbres. Nous étions les plus qualifiés pour faire face à cette menace grandissante. Ils ne pouvaient pas se permettre de mettre nos vies encore plus en danger qu’elles ne l’étaient déjà. Nous étions peu nombreux et le Bureau manquait de recrues. Ce n’était pas le moment que certains d’entre nous perdent la vie à cause d’erreurs stupides, comme le disait si bien Carrow – pour une fois.

« Pourquoi avoir voulu devenir Auror ? »

À cette question, toutes mes pensées s’envolèrent. Ce choix… Oh, il n’était que significations dans mon douloureux passé. Quand j’y repense, c’était une décision, une voie qui m’avait paru comme évidente. Après tout, c’était un métier synonyme de force, dans tous les sens du terme. Autant mental que physique. Mais pour moi, ce choix de métier n’avait pas été juste un hasard. Ceux qui connaissaient mon histoire, comme Aaron, Caroyln ou Asterion, savaient que cela ne s’arrêtait pas simplement à ça. Carrow ne l’avait jamais su, pensant certainement que ce métier s’était imposé à moi juste pour satisfaire mon excellent niveau en magie. C’était peut-être le moment de lui prouver que non, je n’étais pas qu’une idiote en mon genre.

« Pour pouvoir prouver à ma grand-mère que je n’étais pas si faible qu’elle le pensait. »

Une espèce de revanche, de preuve. Malgré tout, son fantôme continuait à me hanter jour et nuit. Chaque parole, chaque geste et fait me la faisait rappeler. Elle n’était qu’un souvenir, mais pas des moindres. Un souvenir que j’aurais préféré oublier et qui semblait ne pas vouloir me lâcher prise. Je repensais encore cette torture qu’elle m’avait infligée depuis toute petite. Je n’avais jamais réussi à la pardonner, tout simplement parce que je n’avais jamais compris son geste. Rien qu’au son d’un Doloris… C’était bien le seul sortilège qui me faisait frissonner à ce point.

« À l’époque où ils étaient encore des sang-purs, la famille Fawkes n’était pas connue pour ses méthodes douces. »

En Australie, ils avaient été l’une des familles les plus craintes du pays. Ils avaient ensuite immigré un peu partout dans le monde, mais je n’avais jamais eu connaissance de n’importe quel cousin, cousine, tante ou oncle. En réalité, je ne connaissais pas ma famille. Pas un seul membre. Et c’était peut-être mieux ainsi.

« Et vous ? Pourquoi le commerce ? »

Il est vrai que c’était étonnant pour un sorcier aussi talentueux –hum hum, de finir dans un bureau à dialoguer dans différentes langues alors qu’il aurait pu devenir comme Aaron et moi, en réalité. À représenter le Bureau et son élite.

Fiche de RP (c) Miss Yellow


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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Lun 24 Avr - 17:06

ft. ... & ...
Votre résumé.

"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?
Basil entendit plus qu’il ne vit l’hésitation de Raven à désigner le nom de la pauvre orpheline. Si elle le lui disait, ce serait une marque de confiance qu’il n’était pas prêt d’oublier. Cela ne changera peut-être rien de leur relation, parce qu’on effaçait pas plus de vingt ans de haine juste par une révélation, qui en fait, était mineure pour la vie de Basilius. Parce que, que l’on soit d’accord, il ne demandait que par pure curiosité, apprendre l’identité de l’orpheline n’allait certainement pas changer le court de sa petite journée merdique. Enfin, elle leva le suspense et il n’eut aucune réaction. Le commercial n’était pas proche des Ollivander, parce que sa famille ne l’était tout simplement pas. Mais il savait qu’elle figurait sur le registre, c’était une grande famille, affiliée aux Potter si ses souvenirs étaient exacts. Il était dur de garder le compte des mariages, arrangements et naissances dans le monde des sang-Pur. Ce monde-là avait beau être fermé à toute petite personne extérieure, il y avait quand même pas mal de remous chez eux. Dans sa famille, c’était assez calme et lui-même avait échappé au désastre avec un mariage arrangé.
Il lui livra le fond de sa pensée, agacé que des erreurs de débutants soient faites par des hommes et des femmes censés protéger la population magique sorcière. De toute évidence, ils faisaient mal leur travail. Il n’était pas question de la capacité des Aurors à les protéger, mais plutôt des directives qu’ils recevaient de la part d’individus bloqués dans leur petite bulle. A la grande surprise de Carrow, elle lui répondit que ce genre d’erreurs allaient leur coûter cher et il espérait sincèrement que cela allait être le cas. Quelques têtes méritaient de tomber au Ministère, et la première était celle de la Ministre.

À la fin, comme pour essayer de changer de sujet, Basil lui avait demandé avec une voix étonnement polie pourquoi elle avait voulu devenir Auror. Le sujet de conversation restait proche, mais au moins, ils pouvaient penser à autre chose. Il attendait sa réponse encore plus que sa propre sortie de l’hôpital. C’était un pan de la vie de Raven Fawkes que Basilius Carrow ne connaissait pas et il était plus désireux d’en savoir plus qu’il ne le laissait paraître. Contrôler ses émotions n’avait jamais été quelque chose de facile pour le bureaucrate mais c’était un bon acteur malgré tout donc il s’en sortait toujours. Il avait plus de mal à contrôler sa colère parfois aussi dévastatrice que celle de son père. Mais la curiosité, oui, il la cachait habilement. Elle lui dit quelque chose qui étonna le bureaucrate à tel point qu’il tourna la tête vers elle.
Il y avait beaucoup de choses que Basil reprochait à Raven : sa stupidité, son égocentrisme, sa fierté insupportable, son contrôle d’elle-même. Mais jamais une seule fois il n’avait pensé qu’elle était faible. Il ne la considérait pas comme cela, il ne l’avait jamais vu ainsi. Idiote, oui. Dôté d’un demi-cerveau de botruc, sans aucun doute. Mais pas faible. Elle était tout sauf cela et même si c’était très dur pour lui de l’admettre c’était pourtant la vérité. Comment quelqu’un avait-il pu un jour penser que Fawkes était une femme faible ? Il la jaugea pendant un long moment, jusqu’à ce qu’elle lui dise que les Fawkes avaient des méthodes assez particulières. Et là, Basil tira de gros yeux ronds.

Se pouvait-il, par un merveilleux hasard, que Raven ait vécu la même enfance misérable que lui ? Il se reprit bien vite, avec l’espoir fou qu’elle n’ait pas vu sa réaction. Se pouvait-il qu’elle sache, ou qu’elle se doute de ce que lui-même avait enduré en étant gamin ? « Je vois ce que vous voulez dire » commenta-t-il sans s’étendre plus sur le sujet. Ça leur ramenait de mauvais souvenirs à l’un, comme à l’autre, ce n’était pas sain.
Finalement, elle lui retourna la question et Basil eut pendant un instant un sourire ironique sur le visage. « Même si j’avais voulu devenir Auror, ma famille ne m’aurait jamais autorisé à me diriger là-dedans » dit-il comme s’il lisait dans ses pensées, « c’était déjà assez épouvantablement humiliant que j’ai été réparti dans une maison différente de celle de mes glorieux ancêtres ». C’était vrai. Et pire, pire que tout il avait été envoyé à Gryffondor. Une infamie, un scandale qui avait éclaté dans la famille comme une bombabouse lancée par Peeves.

Basilius se sentait lancé pour faire une courte biographie de sa vie après Poudlard. « Mon père voulait que je sois langue-De-Plomb, mais je ne pouvais pas supporter l’idée de rester au Ministère ou à Londres. Je suis allé dans le Commerce pour pouvoir voyager, découvrir de nouveaux pays, apprendre de nouvelles langues, pour discuter avec de nouvelles têtes, aussi. J’avais besoin de changement. Et même si mon père a finalement bataillé ferme pour que j’intègre le Magenmagot, j’ai réussi à le convaincre de faire du Commerce » dit-il avec une voix sans ton.
Il fit une pause avant de reprendre : « L’avantage c’est que je suis plus souvent en déplacement que dans mon bureau, et je suis plus souvent hors de ce pays et loin de ma famille ». Il s’étonna lui-même de cette confidence, lâchée à demi-mot. Il faisait par-là comprendre d’une manière assez peu discrète que ses relations avec sa famille n’étaient pas les plus amicales du monde. S’il y avait bien un endroit où l’on pouvait voir et ressentir les sentiments de Basil c’était dans ses yeux bruns. On pouvait voir toute cette rancœur, même toute cette haine à travers ses yeux. Il essayait de cacher cela du mieux qu’il pouvait en présence de ses frères, de son père et de sa mère. C’était dur et parfois il y arrivait mais il bénéficiait surtout du fait que les Carrow n’étaient globalement pas des gens très clairvoyants. Il eut envie de rajouter qu’être Commercial était la meilleure chose qui lui soit arrivé même si c’est vrai qu’il avait longtemps voulu être Auror. Ses ambitions en avaient pris un coup en sixième année, quand il avait compris qu’il n’allait pas sortir du giron de son père en même temps que sa sortie de Poudlard. Il avait un métier paisible, et même si parfois il manquait un peu d’action, il avait une vie confortable. Ça valait bien le reste, non ?



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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Lun 24 Avr - 23:38


Je n’avais jamais compris pourquoi ma grand-mère m’avait infligée tout ça. Pourquoi à moi, surtout. Ma sœur… Melody avait été épargnée de ce traitement par je ne sais quel miracle, et même si elle restait ma sœur, il n’y avait que les liens du sang. Notre relation était semblable à un iceberg, et rien ne pouvait nous rapprocher si ce n’était le goût pour la mode et le sens de la justice. Kathleen Fawkes avait tout changé, dans cette famille. J’aurais pu, avec ma sœur, être très proche car Merlin savait que pour moi, les liens familiaux étaient très précieux. Il en avait eu la preuve avec Elliot. J’aurais pu être complice avec Melody, nous aurions pu passer nos week-end ensemble chez Madame Guippure à admirer les dernières nouvelles collections. Mais non. Kathleen avait tout détruit, même l’amour qu’elle avait porté envers son fils, mon père. Tout ça pourquoi ? Parce qu’il avait « osé » engendrer des enfants avec une née-moldue. Il n’y avait rien de pire à ses yeux. Elle s’en était donc pris à des enfants, à une enfant qui n’avait rien demandé, qui  plus est, avait peu connu ses parents et aurait voulu avoir une grand-mère tendre, douce, aimante et compréhensive. Je n’avais rien eu de tout cela. À la place, j’avais eu une grand-mère autoritaire, charismatique mais sans pitié, sans une once d’amour dans ses yeux. Et elle m’en avait fait voir des belles…

« Je vois ce que vous voulez dire. »

Alors là, j’étais plus que surprise. J’étais sur le cul, comme on dirait. Il semblait tellement… Comprendre ce que j’avais vécu. Dans cette simple phrase, les mots signifiaient tout. Peut-être que je me faisais de fausses idées, mais avec une famille comme la sienne, il y avait des chances pour qu’il ait vécu la même chose que moi. Mais tout de même, cela m’étonnait. Jamais je n’aurais pensé que Basil aurait un passé semblable au moins ou, si ce n’était pas le cas, du moins une enfance tout sauf joyeuse. Puis, par politesse, je lui demandai quelles avaient ses motivations pour devenir un bureaucrate au service du Commerce International. Un métier que j’aurais été incapable de choisir. Parler toute la journée sans bouger ? Non merci. Il me fallait de l’action, des casse-têtes à résoudre, même si cela pouvait vous donner un sacré mal de crâne à force de se retrouver dans un labyrinthe sans issue, mais j’aimais ça. C’était un métier dont j’étais prête à en défendre les qualités. Malgré les dangers mortels dont il était fait.

« Même si j’avais voulu devenir Auror, ma famille ne m’aurait jamais autorisé à me diriger là-dedans. »

Véritable dictature familiale, donc. Ma foi, j’avais l’impression d’être confrontée à ma propre « famille », celle qui m’avait torturée, qui m’avait humiliée et qui m’avait fait me sentir faible durant toute mon enfance. Carrow n’avait pas dû avoir la vie facile, étant plus jeune.

« C’était déjà assez épouvantablement humiliant que j’ai été réparti dans une maison différente de celle de mes glorieux ancêtres. »

Alors là. J’étais vraiment surprise. Surprise de voir que nous avions eu les mêmes conditions familiales, ou presque. Savoir qu’il avait été, lui aussi, l’exception à la règle au milieu de tous ces, je présume, Serpentard. En y repensant, peut-être que ma famille et la sienne s’étaient rencontrés, dans le passé. D’origine, les Fawkes n’étaient pas anglais mais australiens (par pitié, pas les clichés des surfers et des kangourous…) et étaient énormément craints par les sorciers de ce pays. Ils n’étaient pas connus pour leurs méthodes douces, comme je l’avais dit au bureaucrate précédemment.

« Mon père voulait que je sois langue-De-Plomb, mais je ne pouvais pas supporter l’idée de rester au Ministère ou à Londres. Je suis allé dans le Commerce pour pouvoir voyager, découvrir de nouveaux pays, apprendre de nouvelles langues, pour discuter avec de nouvelles têtes, aussi. J’avais besoin de changement. Et même si mon père a finalement bataillé ferme pour que j’intègre le Magenmagot, j’ai réussi à le convaincre de faire du Commerce. »

J’en revenais de moins en moins. Depuis quand Basil se confiait-il sur son passé, sur son parcours, sur ses difficultés pour atteindre son but ? Néanmoins, je le respectais. Cela me brûlait les lèvres de le dire, mais je le respectais pour son parcours. Un père dictateur voulant décider du destin de son fils à sa place, il n’y avait rien de pire. Heureusement pour moi, Kathleen avait rendu l’âme avant que je termine ma scolarité à Poudlard, au tout début de ma septième année. Un intense soulagement que de ne plus sentir ces Doloris lancés quotidiennement. Carrow avait eu besoin de se démarquer du reste de sa famille. Langue-de-Plomb, ce n’était pas terrible, honnêtement. Quant au Magenmagot… Bon, j’avais déjà assisté à quelques séances car cela faisait aussi partie de mon métier, mais je n’aurais pas pu y passer mes journées. Cependant, le Commerce ne me tentait pas. Voyager, parler plusieurs langues… Ce n’était pas vraiment mon truc.

« L’avantage c’est que je suis plus souvent en déplacement que dans mon bureau, et je suis plus souvent hors de ce pays et loin de ma famille. »

Je haussai un sourcil. Et moi qui avais été persuadée que les commerciaux restaient sagement assis dans leur bureau à attendre que d’autres commerciaux d’autres pays viennent dans le leur, à parler gentiment de botruc, d’éruptifs à trois cornes ou que sais-je encore… Visiblement, je m’étais trompée sur leur compte. Mais ça, hors de question de l’avouer à lui. J’étais, par habitude et en bonne Poufsouffle, honnête avec les personnes autour de moi, admettant mes fautes et mes erreurs. Mais avec Carrow… Non, juste avec lui, j’avais de l’orgueil.

« Votre travail a l’air de vous plaire. Je ne vous aurais pas imaginé en tant que Langue-De-Plomb ou au Magenmagot, de toute manière. »

Je me tus quelques instants avant de reprendre.

« Votre famille était à Serpentard, n’est-ce pas ? Petit rire nerveux. Je n’attendais pas vraiment de réponse. C’est drôle comme cela me rappelle la mienne. Je n’ai pas bien connu mes aïeux, mais j’ai en revanche très bien… côtoyé… ma grand-mère. Et à l’époque, j’aurais voulu voyager comme vous le faites actuellement pour pouvoir m’éloigner d’elle. »

Mon sous-entendu était suffisamment clair pour qu'il comprenne que ça n'avait pas été une très bonne entente entre elle et moi. Cela me coûtait de le dire. Parler d’elle était parler de ce qu’elle m’avait fait subir. De ce qu’elle m’avait fait endurée. C’était étrange que d’en parler à Carrow. Comme si… Comme si nous étions dans un monde parallèle, en ce moment même. Comme si nous pouvions nous entendre, tout compte fait. Cela était vraiment… Inexplicable.

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MessageSujet: Re: "Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil] Mar 25 Avr - 20:37

ft. ... & ...
Votre résumé.

"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?
Ce qui se passait dans cette chambre d’hôpital était étrange. Sans dire que cela rapprochait les deux patients, rescapés du Musée de la Mort, cela les faisait mieux se comprendre. S’apprivoiser pour mieux se jeter après ? Possible. Probable. Mais pour Basil en tout cas, il n’utilisera jamais ce qui se disait dans cette chambre. Cela restait à part, un entracte dans leur relation destructrice. Il comprenait l’enfance qu’elle avait eu et il savait que c’était le triste miroir de son enfance à lui. Le monde finalement, c’était pas si petit. Les cas pas si isolés. Pas assez isolés pour se retrouver dans une même chambre d’hôpital, avec deux individus du même âge ayant partagés la même scolarité.
Basil, en réponse à ce qu’elle lui avait dit, avait déballé un peu son sac. Pas trop, pour ne pas se compromettre, mais assez pour lui faire comprendre que lui aussi essayait d’échapper à la main mise de son père sur sa vie. C’était pour ça aussi que cela ne le dérangeait pas de mourir. Sans dire qu’il attendait que ça, il avait déjà pensé au suicide et même si ses pulsions étaient passées, une fois, il avait été proche de sauter le pas. C’était comme ça.
Que Raven ne lui dise pas qu’il avait du mérite n’étonnait pas trop le bureaucrate. Parce que bon, ils n’étaient pas proches. De toute façon, il savait qu’il en avait. Combien avaient abandonnés devant la pression familiale ? Combien étaient-ils trop faibles pour suivre leur voie et restaient dans les jupons de leur mère ? Beaucoup. Beaucoup trop. Combien, pour avoir assumé leurs positions politiques avaient été radié de leur famille ? Beaucoup. Basil tenait ses idées politiques pour lui, sauf avec son neveu en qui il avait une totale confiance, malgré leurs désaccords sur la question. Chez les Carrow, il était juste réputé pour être plus doux que les autres. Pas aussi violent, et sanguin. Pas aussi sadique. C’était tout.

Elle lui confia qu’elle ne l’aurait pas vu Langue-De-Plomb ou au Magenmagot et il était ravi de voir qu’ils avaient le même avis sur la question. Le problème n’était pas le niveau ou les études, s’il voulait vraiment quelque chose, il l’obtenait. Mais c’était juste que cela ne lui correspondait pas. Il était né pour vendre, avec un faux air gentil sur le visage qui roulait dans la farine bien du monde. Basil savait jouer à l’innocent. Il avait appris, à force.  Mais il ne répondit pas, en ce moment, il avait plus tendance à écouter que répondre. Que ce soit avec elle ou avec d’autres. Elle lui demanda si ça famille était à Serpentard et avant qu’il n’ait pu acquiescer elle continua. Bien qu’il aurait voulut être désintéressé de cette conversation, Basil prenait du plaisir à échanger avec elle. Sans doute parce qu’il n’avait pas l’impression de parler à Raven Fawkes, sans doute parce qu’ils étaient tous les deux bourrés de potions. Abrutis par les médicaments, par le choc de l’attaque, aussi. « En effet, je n’ai pas souvenir qu’un de mes ancêtres ait échappé à la lourde loi de finir à Serpentard. Et si c’est le cas, il a dû être radié de l’arbre » dit-il comme s’il s’en fichait alors qu’il admirait le courage d’une personne qu’il ne connaissait pas, et dont il n’était pas certain de l’existence. S’il était le premier, alors il était fier de lui. « Oui, échapper aux punitions je présume. Les Doloris le soir, un regard de travers et on s’en prend un à tout bout de champ ? Les punitions physiques, avec baguette ou non, sans doute ? Les mots durs, l’impassibilité, et notre propre impuissance. C’est vrai que dans ces moment-là parfois, on préfèrerait ne pas exister ». Basil avait lâché ça d’une manière si décomplexée que lui-même s’en étonnait. Ne pas exister… Il aurait tellement voulu ne pas exister lorsque son père le traînait à la cave par les cheveux. Il aurait tellement voulu ne pas exister lorsqu’il entendait ses propres hurlements dans le sous-sol. Il aurait tellement voulu ne pas exister plutôt que d’être claustrophobe au point d’en avoir des flashs de souvenirs. Basil aurait tellement voulu exister dans une autre famille que celle-ci. « Il semblerait que nous ayons tous les deux eut une enfance similaire, c’est surprenant » dit-il sans la regarder un seul instant. Il était à des années lumières d’imaginer que Raven ait pu endurer ce que lui-même avait enduré. Qu’elle soit peut-être traumatisée tel que lui, l’était. Qu’elle ait pleuré à cause des coups, des punitions, comme lui. Qu’elle ait longtemps supplié sa tortionnaire, comme lui. Qu’elle se soit retrouvée seule au monde, à son image. Qu’elle ait finit dans une maison honteuse, comme lui. Pourdlard avait été une délivrance pour Basil, même si l’école lui avait mis un sacré coup de pression avec les Carrow. Mais il s’en était sorti. S’il avait la capacité de se mettre dans des situations improbables, Basil avait surtout le talent de s’en sortir souvent. Parfois il ne savait même pas comment il arrivait à s’en sortir, comme ça avait été le cas au musée. Mais avec ses parents, il avait longuement réfléchi à la réponse de la lettre que lui avait adressé son père deux jours après sa répartition terrible. Il avait longuement réfléchi aux tournures de phrases, à ce qu’il pourrait dire une fois rentré à Oxford. Basil avait tout bien préparé et il s’en était sorti, malgré les suspicions de son père.

Difficilement, le commercial se tourna sur le côté, en collant une main contre son oreille, essayant encore une fois de se déconcentrer du bruit incessant qui sifflait dans ses oreilles. Peut-être qu’un sortilège l’avait frôlé dangereusement et que le son lui restait ? Ce serait rassurant parce que cela voudrait dire que ce bruit à rendre fou allait disparaître. Par contre si c’était dû au choc et que ça lui avait abîmé le tympan… Basilius préférait ne pas y penser, et essayait de ne pas plus penser à ce qu’il croyait être ses côtes cassées. Quelques heures avant la tombée de du jour, il savait qu’il allait passer une bien mauvaise nuit.




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"Qui donc de nous deux a la situation la plus enviable ?" [Raven & Basil]

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