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c'est pas moi j'ai rien fait ! - moran | TERMINÉ

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PRÉFET SERPENTARD
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MessageSujet: Re: c'est pas moi j'ai rien fait ! - moran | TERMINÉ Jeu 8 Juin - 17:26

Moran était tout à fait sérieux quant à ses avertissements concernant Rogue. Il aurait pu perdre son bras à cause de ses bêtises. Mais après tout, il prévenait Andrews, c’était déjà louable. Le Serpentard, contrairement à nombre de ses congénères, n’était pas sadique. Voir Maya avec le bras en charpie comme il l’avait eu ne lui ferait pas plaisir. Surtout que son silence était un avertissement. S’il arrivait quelque chose à la Serdaigle, indirectement, ce serait la faute du futur septième année. Il n’était pas certain d’être prêt pour de la culpabilité. « Si tu savais tout ce que tu ne sais pas sur tout le monde, Andrews » répondit-il en haussant les épaules. Elle pouvait toujours courir pour qu’il lâche le morceau. Moran avait fait une promesse à Severus Rogue ce jour-là. S’il avait la langue bien pendue, c’était un garçon d’honneur. Il respectait toujours ses promesses, mêmes les moins arrangeantes pour lui. « Mais ne crois pas que je me fais du souci pour toi » ajouta-t-il. On ne sait jamais. L’esprit divagant de la Bleue pouvait l’amener à penser qu’il s’inquiétait. Il s’inquiétait plus des problèmes qui pourraient lui tomber dessus que ceux qui pouvaient tomber sur Maya au fond. Il était assez indifférent quant à sa situation, même s’il ne voulait pas qu’il lui arrive une mésaventure comme celle qu’il avait vécu.
Tous les deux continuaient de se lancer des piques, et Maya avait décidé d’être particulièrement théâtrale ce soir. Comme lui. N’étaient-ils pas beaux, tous les deux perdus dans ce couloir à se jeter des piques comme s’ils étaient sur une scène ? « J’espère le briser encore plusieurs fois » railla le jeune homme d’une voix mauvaise. Ce n’était pas comme si elle avait vraiment le cœur brisé après tout. Ils continuaient tous les deux de s’avancer dans les couloirs sombres et pendant un instant, Moran redouta de croiser encore un épouvantard. Il n’avait pas digéré cette fameuse soirée où il était encore une fois flanqué de la bleue et où il était tombé sur le cadavre de son oncle. « Tu aurais dû décrocher le premier rôle dans la pièce de McKinnon » nota-t-il pour penser à autre chose qu’à ses propres démons.

Lui-même ne s’était pas présenté parce que vraiment, faire le guignol sur scène n’était pas pour lui. Non pas qu’il n’avait pas de talent d’acteur, en fait il n’en savait rien, mais il préférait rester au fond de la salle voire même ne pas assister du tout au désastre. Une pièce orchestrée par cette folle de Marlene McKinnon ne pouvait pas bien se terminer. Surtout vu certains figurants… « Il y a des choses que je ne préfère pas imaginer. Moins je pense à toi et mieux je me porte, tu sais ? » dit-il en posant sa question rhétorique. Il était d’humeur tranchante maintenant, c’était son côté un peu lunatique, probablement. « Je suppose que si nous étions coopératifs, nous pourrions bien nous entendre » continua-t-il avant de laisser un léger sourire égayer ses lèvres, « mais tu n’es pas capable d’être coopérative, je me trompe ? ».
Il avait fini sur un ton de défi. Il n’imaginait pas Maya mettre de côté ses mauvais sentiments pour lui. A l’inverse, il était persuadé que s’il devait faire des efforts, il en serait capable. On voyait toujours plus la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans notre propre œil, après tout…



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MessageSujet: Re: c'est pas moi j'ai rien fait ! - moran | TERMINÉ Dim 11 Juin - 12:15

Elle avait un peu de mal à comprendre Moran. C'était sympathique de sa part que de la mettre en garde sur Severus mais elle le trouvait mignon ce petit bout et puis heureusement qu'il était là sinon son niveau scolaire en la matière n'aurait pas été aussi glorieux. Bon, il était légèrement menaçant et lui faisait un peu de chantage, et des fois il était un peu agressif, et puis il avait tendance à arriver en retard et à quand même lui réclamer toujours plus d'ouvrages MAIS il devait bien avoir un fond gentil le pauvre enfant. Après, même s'il avait tord sur ce compte, jamais elle ne viendrait voir le garçon pour lui dire qu'il avait raison, jamais ô grand jamais. Autant se lancer un sort contre elle-même ça revenait à la même chose. "Hep hep hep, ça se trouve je sais plein de choses que toi même tu sais pas. On dirait pas comme ça mais je sais quand même bien me tenir au courant." Elle avait répliqué dans l'unique but de répondre au garçon. A aucun moment elle ne possédait de sources ultra secrète et en vérité, n'essayait pas de suivre toutes les histoires du château, il y en avait bien trop.

Jamais elle n'aurait cru que le garçon s'inquiétait pour elle, ils n'étaient pas amis, loin de là, au contraire, ils se contentaient d'échanger quelques vacheries à l’occasion. Pourtant, le fait qu'il fasse cette remarque était fait exprès pour qu'elle renchérisse sur ça, non ? Enfin elle, elle le voyait comme ça. "Oh à d'autres Momo, je sais que t'es au bord de la crise de nerfs intérieur parce que tu sais que je passe plus de temps avec lui qu'avec toi." Elle suivit sa réplique par un rire franc tellement ses mots étaient ridicules. A y réfléchir, elle s'amusait plus à se prendre la tête et se taquiner avec Moran qu'avec certaines de ses copines. Du moins en ce moment où ses relations amicales battaient un peu de l'aile.

Oh. Elle mima de nouveau son cœur en train d'être brisé. "Tu es vraiment le pire des personnages sur terre." Elle fit semblant de sangloter avant de reprendre l'air neutre qu'elle parvenait avec difficulté à conserver en la présence du garçon.

En ce qui concerne la pièce de Marlène, elle prit comme un compliment la remarque du serpentard même si elle savait qu'il ne le pensait pas. Du tout. "Je voulais pas éclabousser et briser le rêve des futures Julieta avec mon talent tu comprends." Elle s'imagina un instant en vedette du spectacle. "Et toi dis donc ? T'as passé le casting pour être un arbre figurant et on t'a refusé ?" Ah. Ah. Ah. Que son humour était splendide.

Moran se plaisait donc aussi de la relation qu'ils entretenaient, tant mieux, elle n'était pas sûre d'être prête à perdre un amusement pareil. "Je te laisse croire ce que tu veux, moi je crois que dès que tu penses à moi ça te met de bonne humeur !" Ou pas. En tout cas elle, quand elle avait l'image de Moran en tête c'était forcément lié à un problème ou une complication. Il enchaîna en parlant de coopération. Quitte à le décevoir, elle était obligé d'avouer qu'elle ne pourrait jamais expliquer la haine qu'il lui procurait et encore moins la mettre de côté. En plus, il y avait toujours la métamorphose et aucune chance pour lui laisser la moindre chance. "Eh bah pour une fois que tu tapes dans le mille !"
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MessageSujet: Re: c'est pas moi j'ai rien fait ! - moran | TERMINÉ Lun 12 Juin - 17:03

Si Maya ne prenait pas en compte les avertissements du garçon c’est qu’alors elle était plus idiote qu’il ne le pensait. Car si un garçon qui ne l’aimait pas et qu’elle n’aimait pas elle-même, prenait la peine de la mettre en garde contre quelqu’un, c’est que la réalité devait être bien sombre. Ou qu’il lui faisait une blague. Mais l’air sombre qui se promenait dans les yeux de l’écossais devait être plutôt équivoque. Il ne se permettrait pas de plaisanter là-dessus. Cependant, il ne comptait pas non plus lui dire tout en détail, car après tout cela ne la regardait pas. Tout comme les affaires qu’elle avait avec Severus ne le regardaient pas. « J’en doute fortement » répondit-il à son objection, « tu te fais rouler dans les dragées par un enfant, c’est surtout ce que je crois ». Il ne voulait pas spécialement être vexant, mais les paroles les plus percutantes étaient celles qui restaient le plus ancrées dans le crâne. Un jour, le petit Serpentard allait lui faire une crasse, assurément, et ce jour-là elle ne pourra pas nier avoir été prévenue. Par ailleurs, il n’était pas certains que de simples ragots sur Rogue seraient suffisant. Parce qu’ils étaient souvent faux, et qu’il n’allait pas s’en soucier sans doute. Le concret marchait mieux, mais ce n’était pas Moran qui allait lui donner de la matière.

Elle continua en plaisantant, le provoquant et le garçon se décrispa pour lui répondre avec une blessure feinte : « Hélas ! Je ne saurais accepter que ta présence me soit encore enlevé ». Il ajouta quand même : « admets-le, je suis un meilleur intermédiaire que lui ». Il n’était pas question d’une compétition entre son camarade et lui, en fait il essayait aussi de voir jusqu’où elle voyait le Serpentard auréolé de bonté divine. Elle continua en disant qu’il était le pire personnage sur terre, et avec un cynisme qui n’était pas feint, il répondit : « A n’en point douter ». Le compliment, lâché à demi-mot était aussi à demi-sincère. Maya surjouait la comédie avec lui, comme il le faisait avec elle, mais avec de l’entraînement, peut-être qu’elle aurait pu avoir sa chance. La Serdaigle affirma qu’elle ne voulait pas éclabousser la scène de son talent, et Moran répondit du tac au tac « De ton narcissisme, je crois plutôt ». Elle lui répondit par une pique qu’il accueillit avec un sourire : « Je ne risque pas de m’humilier devant toute l’école » affirma-t-il, cette fois-ci sincère. Se représenter devant tout le monde, ce n’était pas du tout pour lui. Il ne comptait même pas y assister, parce que glorifier un projet de McKinnon ne l’enchantait guère. « Je pense par ailleurs que tu pourrais faire un one-woman show vu ton humour décapant ». Ah. L’Ironie.

La suite était un peu bizarre, parce que tous les deux continuaient d’affirmer que l’autre l’appréciait et ce n’était pas le cas. Moran restait persuadé que le problème venait d’elle et elle sans doute, était persuadé qu’il était le problème. Comment faire coexister des gens aussi bornés et opposés ? « Je crois que tu confonds bonne humeur et humeur exécrable » répondit-il paisiblement. « Mais je suis forcément celui qui te met ce sourire sur ton visage » affirma-t-il toujours sur le même ton.
Elle lui dit qu’il avait raison, en effet elle ne pourra jamais être coopérative avec lui, elle avait un esprit beaucoup trop tourné vers la contradiction. Aussi, il dit : « Eh beh. Six ans et demi pour que tu admettes la vérité de la chose ! », avant de reprendre : « C’est fou comme une seule matière ça sépare ».

Ils continuaient d’avancer dans les couloirs que Moran trouvait drôlement lugubre au fond, en pleine nuit. S’ils venaient à croiser brusquement un… « AAAH » s’exclama-t-il en se touchant le buste. Il venait de tourner à l’angle d’un couloir et avait traversé un fantôme. C’était dégueulasse. Il regardait d’un air de coq échevelé le Moine Gras qui venait de le traverser, lui, être vivant et élève à Poudlard : « V’devriez aller vous coucher » marmonna le fantôme avant de s’envoler. Touché dans sa fierté comme un enfant, Moran continua d’un pas rageur son chemin pour raccompagner cet Aiglon insupportable.  


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MessageSujet: Re: c'est pas moi j'ai rien fait ! - moran | TERMINÉ Mer 14 Juin - 13:48

Elle avait bien envie d'écouter les conseils de Moran, même si elle avait mûri ces derniers temps et n'était plus aussi naïve qu'elle avait pu l'être, mais elle trouvait Severus trop mignon. Et puis il était simplement en quête d'agrandissement personnel, il devait être influencé par ses plus grands camarades de maison et se rendrait bien compte, tôt ou tard, des bons choix qu'il faudrait faire. En plus, elle prenait les conseils du serpentard comme un affront et une méprise : il voulait juste lui montrer une fois encore qu'il avait réponse à tout. "Justement Momo, tu le dis toi-même, c'est un gamin." Gamin, c'était un signe d’innocence alors si Severus se servait d'elle c'était forcément sans arrière pensée, non ? "Il se cherche c'est tout." Pauvre enfant, sa voix n'avait pas encore mué qu'il était déjà engagé dans des hypothèses absurdes. Elle se promit intérieurement de garder, malgré ça, ses distances avec Severus, le plus possible du moins en continuant de lui rendre service et inversement. De toute façon, elle n'aurait jamais été pleurer dans les robes de sorcier de Moran, donc c'était réglé.

Elle aimait bien le petit jeu qui s'était établi entre eux, finalement. Elle ne pouvait pas lui avouer non plus mais elle avait prit goût à ça et contre sa volonté qui plus est. Bon, il ne fallait pas qu'elle oublie que les 3/4 du temps il l'a mettait hors d'elle et l'a rendait exécrable mais le dernier quart était nettement plus positif, grand bien leur fasse. "Et pourtant il le faut." Elle essuya une fausse larme sous son oeil. "Je peux toujours m'arranger avec Sean pour que vous échangiez vos rondes..." Quoique, Sean lui ferait certainement la tronche qu'elle le lâche pour Moran. Elle rigola un bon coup avant de faire la grimace. Elle allait faire une crise d'angoisse, rien que de s'imaginer passer ses soirées avec le vert, enfin au moins dans ce cas-là elle l'aurait choisi. "Je dirai pas meilleur.... plutôt plus distrayant !" Severus était mignon mais leurs conversations étaient souvent limitées aux potions et aux listes d'ouvrages. Pas plus.

Et le voilà qui assumait pleinement la "fausse" critique de la bleue. "Mais t'es content en plus ? Là tu devrais être en train de me supplier de te pardonner !" Evidemment, elle ne s'attendait absolument pas ce qu'elle le fasse, le ton de la discussion était humoristique et une fois encore elle se surprit à penser qu'il n'était pas de si mauvaise compagnie. Beurk. Elle était en train de baisser sa garde. Beurk. Beurk.

Elle s'imaginait déjà vedette de la prochaine pièce organisée dans Poudlard quand Moran lui brisa ses rêves.  Elle n'était pas narcissique, simplement réaliste. Niveau humiliation, les deux jeunes avaient bien compris qu'éviter la scène était bien la meilleure chose à faire. Pas qu'elle ne soutenait pas les projets de sa meilleure amie, au contraire, elle les saluait et admirait sa volonté et son investissement, mais tant qu'à faire elle préférait être dans l'ombre. "Avec ce que t'as sur la tête, l'arbre aurait été bien touffu." Elle lui sourit narquoisement se retenant avec grande difficulté à ne pas passer sa main dans les cheveux du garçon, mais vraiment juste pour vérifier s'ils étaient démêlés. "Je pense que je vais me lancer, t'es pas le premier à me soumettre l'idée !" En effet, avec toutes les blagues, pourries certes, qu'elle et Saul avaient pu échanger, ils étaient prêts à monter s'humilier devant un public étendu.

Que l'humeur soit bonne ou exécrable, elle n'en avait que faire, Moran venait d'admettre que lui aussi pouvait être agacé par son comportement. Elle n'était donc pas la seule à ne pas réussir à rester dans ses gonds et ce, même s'il avait plus de facilités à l'avouer. La préfète ne répondit pas au garçon heureuse d'avoir envie pu percer un petit peu sa carapace. La rivalité habitait la relation qui s'était créée, ils en étaient tous les deux coupables. "Si t'étais moins doué en méta, on serait peut-être... amis." Elle prononça ce dernier mot avec dédain, c'était un scénario presque impossible. Sans s'en rendre compte, elle venait de lui faire un compliment, et pas des moindre.

Ils marchaient dans les couloirs, et la préfète commençait à reconnaître les tableaux proches de sa salle commune. Bizarrement, elle n'était plus si pressé que ça, comme si quelque chose avait changé. Elle savait bien qu'ils continueraient à être taquins et mesquins mais elle avait l'impression que ce serait maintenant plus léger. Ou pas. Moran lâcha un cri digne de la plus grande virilité existante. Il venait de traverser un fantôme et elle était bien heureuse qu'ils n'aient pas échangé leur place durant la balade. Ce petit événement avait fait faire à l'ambiance une dégringolade et Momo n'avait plus l'air d'humeur. "Tu feras gaffe je crois que y'a ta fierté qu'est resté par là-bas." Elle fit un geste de la main en direction du couloir où il venait d'avoir cet horrible échange espérant en vain qu'il ne lui ferait pas un caca nerveux.
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MessageSujet: Re: c'est pas moi j'ai rien fait ! - moran | TERMINÉ Ven 16 Juin - 14:23

Maya, Maya, Maya…

Moran n’en pouvait plus de cette fille. Sans dire qu’elle constituait sa bête noire (parce que n’était pas le cas, ce titre était occupé par le fastueux Evan Rosier), elle représentait assurément tout ce qu’il n’aimait pas. La naïveté insupportable, les réponses à tout, la stupidité, éventuellement. Car penser que Severus Rogue était un garçon tout à fait inoffensif parce que c’était un « gamin » c’était faire preuve de stupidité. Même un première année aurait l’instinct de ne pas s’approcher de ce dit « gamin ». Sérieusement. Moran avait aidé Rogue dans une période sombre, il l’avait aidé à se défendre des Maraudeurs pour être finalement remercié en se faisant outrageusement charcuter le bras. Et tout ce que Rogue avait fait c’était le soigner avec un flegme désolant. Alors non, ce n’était pas juste un gamin, s’il en avait les airs, il était beaucoup plus avancé que ceux de son âge : « Il a l’air d’un gamin, et son âge montre que s’en est un. Mais je t’assure que ce qui bouge dans sa boîte crânienne s’apparente plus à du contenu d’adulte qu’à du contenu d’un garçon de quatorze ans ». Il fit une pause. Après tout, tant pis pour elle : « De toute façon, tu ne pourras pas dire que je ne t’ai pas prévenu » trancha-t-il agacé de devoir se remémorer la douloureuse sensation de son bras charcuté.

Au fond, si tous les deux n’avaient pas de relation cordiale, c’était surtout parce qu’ils ne le désiraient pas, et qu’ils appréciaient plus que tout se lancer des vacheries au visage. Quelle déception en début d’année de voir qu’elle était, comme lui, préfète… Elle lui proposa faussement de faire échanger sa ronde avec celle de Sean, et le jeune batteur fit mine de réfléchir : « Je m’en voudrais de priver Sean de ta présence… D’autant plus que je n’ose pas imaginer ce qu’on ferait si on se retrouvait tous les deux seuls dans un couloir tous les soirs » lâcha-t-il, avec, il fallait le dire un certain air pervers sur le visage. Bien évidemment sa phrase n’était dite que dans le but de la déstabiliser. Plutôt mourir immédiatement que de fréquenter la jeune fille.
Leurs petites provocations étaient infantiles, immatures, mais ça lui plaisait bien. Faire comme s’ils voyaient les meilleurs sentiments chez l’autre alors qu’ils s’agaçaient mutuellement. Un jeu bien curieux, mais ça faisait passer le temps, il fallait bien l’admettre : « Je ne veux rien me faire pardonner de toi… Je ne veux plus avoir de dette » dit-il de son air toujours paisible. Sans doute l’heure avancé de la soirée le calmait-elle un peu.

Elle continua en lui lançant une pique sur ses cheveux, ce à quoi il répondit d’abord en passant une main dans ses boucles blondes : « Je ne vois vraiment pas où est le problème avec mes cheveux » dit-il, sceptique. Elle n’était pas la première à lui faire une réflexion sur cette touffe de cheveux qu’il avait sur le crâne et pourtant, il faisait tout pour qu’ils ne poussent pas trop. Il avait la masse de cheveux de son père et les boucles de sa mère. Pas de chance. « J’ose espérer avoir une place au premier rang pour venir écouter ton sens de l’humour décapant » dit-il, railleur.
Mais la suite, l’émerveilla. Maya lui fit un compliment. Concédant qu’il était doué en Métamorphose. Sans essayer de se placer au-dessus de lui, non elle lui faisait un compliment gratuitement. Moran n’en revenait pas. C’était miraculeux, inespéré. Ce n’était surtout jamais arrivé en six ans. Il n’allait pas faire le mec lourd à lui demander de répéter, non il accepta le compliment en silence. « Tu devrais me dire plus souvent ce genre de compliments, je suis sûr que cela adoucirait notre relation » lança-t-il sans le lui retourner. Il ne fallait pas pousser, non plus.

Mais brusquement, il se fit traverser par un fantôme et Moran lâcha un cri très… Masculin. Touché dans sa virilité (ou du moins, celle qu’il croyait désespérément voir), il boudait. Littéralement. Et Maya l’avait bien noté, elle lui lança une pique avant qu’il ne réponde, les sourcils froncés : « Ton sens de l’humour est parti dans le même sens ». Pourquoi fallait-il qu’il leur arrive des péripéties lorsqu’ils se retrouvaient tous les deux ? Tomber sur un épouvantard n’était pas déjà suffisant ? Il fallait en plus qu’il se fasse traverser par un fantôme, et ce n’était même pas la jolie Dame Grise qui aurait dû se trouver ici, si proche de la salle commune des Serdaigle. Non, le Moine Gras. Il aperçut l’entrée de la salle commune au bout du couloir, mais il était bien déterminé à la raccompagner jusqu’au bout. Non pas pour entendre le mot de passe, parce qu’on disait qu’il changeait toujours, mais juste par principe. Pour une fois qu’il en avait un !


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MessageSujet: Re: c'est pas moi j'ai rien fait ! - moran | TERMINÉ Dim 18 Juin - 23:27

Elle écoutait les paroles de son collègue préfet, elle les écoutait, les prenait en note dans un coin de sa tête mais voulait se faire elle-même une idée de Severus Rogue. Alors oui, c'était sûrement une bêtise et une grossière erreur de débutante, elle en avait presque conscience mais avait mit un poing d'honneur sur la liberté de jugement et n'avait pas grand chose à lui reprocher actuellement, en dehors de sa curiosité inquiétante, évidemment. Et il n'avait, pour l'instant, ni eu de violence verbale ni eu de violence physique, juste un peu trop d'autorité. "C'est ça." Elle souhaitait mettre court à cette conversation de sourds, elle ne voulait pas en entendre parler pendant dix siècles. Tant pis pour elle. Tant mieux pour lui. Et si jamais il lui arrivait la moindre broutille, elle n'hésiterait pas une seule seconde à aller voir Moran et se plaindre du garçon. Par pure provocation. Elle entendait déjà ce qu'il lui dirait et s'en délectait d'avance, il la penserait idiote et fragile tandis qu'elle ne ferait que le mener en bateau. Severus et elle n'auraient jamais de différends, elle était bien trop passive pour qu'une dispute quelconque éclore entre eux. Et dans le cas inverse, il ne pourrait pas lui infliger la mort non plus, si ?

Elle imaginait tout à fait la tête de Sean s'il se retrouvait à se promener dans les couloirs ou organiser ses rondes avec Daisy Blackstone. C'était peut-être une expérience à tenter, même si elle aurait à subir Moran. Il y aurait facilement moyen de se fendre la citrouille. "Je m’en voudrais de priver Sean de ta présence…" Ah. Ah. Ah. Qui n'avait pas envie de partager, même un court instant, en sa compagnie ? Son dégoût n'apparut qu'à la suite de la phrase du préfet. Elle et Moran ? Beurk ! Déjà qu'ils n'arrivaient pas à passer plus de cinq secondes sans s'agacer mutuellement ou bien que l'idée d'être amis leur paraissait impossible, jamais en couple ils n'auraient pu être. Bon après tout, il était plutôt pas mal. Pas Arthur mais pas mal. Pour un serpentard, son physique n'avait pas été tant sali que ça par son vice. Il était d'ailleurs assez intelligent et finalement pas si méchant. "Mon pauvre Momo, si tu crois que t'as une seule chance avec la perfection que je suis." Il était amoureux d'elle c'était pas possible autrement. Elle fut heureuse qu'il ne surenchérisse pas, elle avait bien trop débattu pour la journée.

Elle rigola doucement. Bien sur qu'il n'avait rien à se faire pardonner, et l'un comme l'autre ne se devraient jamais rien. C'était ainsi et ça durerait aussi longtemps que l'animosité et la vacherie habiteraient leur relation. "On est sur la même longueur d'onde." Ils étaient simplement en train de faire un compromis, un deal où chacun y trouvait son compte et détenait une forme de protection bien utile.

Elle qui avait les cheveux tout plat et sans volume aurait bien voulu hériter des mêmes petites bouclettes que le garçon. "Y'a aucun soucis, aucun soucis." Elle leva les mains en signe de défense, c'était pas de sa faute si il y avait matière. Elle n'y pensait déjà plus et imaginait ce qu'aurait pu être un de ses spectacles si Moran s'était trouvé au premier rang. Un cauchemar. Elle aurait perdu ses moyens encore plus rapidement que dans les couloirs. "Si tu payes le double je pourrais m'arranger." C'était pas la fête non plus.

Elle grimaça d'horreur. Il venait de griller le malheureux compliment qui lui avait échappé des lèvres. Elle voyait déjà sa grosse tête prendre du volume, elle allait se souvenir de son erreur. "Y'a aucune relation entre nous." Autant calmer directement son égo surdimensionné. En plus, elle notait bien qu'il n'avait pas été aussi généreux qu'elle et qu'il y prenait un certain plaisir. Le sadique. Le fantôme servit efficacement à la préfète qui se replaçait à égalité du garçon niveau crédibilité. "Allez t'inquiète pas, je comprends que tu puisses rager." Dans le cas inverse, elle aurait pu lâcher une ou deux larmes plus par honte que par horreur. Saleté de fragilité. Ils étaient maintenant juste à l'entrée de la salle commune et elle ne savait plus si elle était dégoûtée ou un peu déçue. Elle écouta l'énigme, qui par chance n'était pas trop compliqué, et balança la réponse sans hésitation ni discrétion. Elle se moquait éperdument que Moran puisse l'entendre, si jamais il pénétrait dans la pièce, il serait certainement bien reçu. "Pschit du balai, t'inquiète pas que j'y rentre dans mon dortoir !" Sans un mot de plus elle pénétra dans cet espace si familier et sans plus penser au garçon franchit le peu de distance qu'il restait entre elle et son lit.

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