La plume à papote



 
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Je ne vois rien que le soleil qui poudroie | CASSIOPEIA

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SERPENTARD
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MessageSujet: Re: Je ne vois rien que le soleil qui poudroie | CASSIOPEIA Mar 13 Juin - 12:07

Plier Azelma à sa volonté ? Ce n'était pas réellement une action difficile à accomplir. Si la jeune Travers avait une certaine force de caractère, Cassiopeia savait pour sa part manipuler ceux qui lui ordonneraient d'agir en ce sens, tel Niclas, ou le paternel Travers. Néanmoins, elle reservait sa réponse, qu'elle vienne ou non, elle souhaitait qu'Evan soit hanté dans ses rêves et ses nuits par le doute. Ainsi, elle lui adressa un sourire énigmatique en réponse, avant d'ajouter du bout des lèvres :

- J'y songerai, la sauvegarde des hiboux est un argument de poids.

Elle appréciait ce jeu, dont ni elle ni Evan ne semblaient tenir les rennes, et qui lui permettait de cerner la psychologie du jeune Rosier mieux qu'une biographie écrite dans un livre obscur. Aurait-elle un jour pensé être courtisée par lui ? Pour dire vrai, non. Elle avait cessé de regarder les garçons lorsqu'elle avait compris, qu'elle ne pourrait pas les choisir. De plus, elle se refusait à abandonner cette dernière parcelle de liberté qu'elle conservait, celle de repousser les hommes dont elle ne voulait pas. Longtemps, elle avait regardé Niclas, puis momentanément le jeune Gideon Prewett, après cela, elle n'avait cessé de repousser la moindre avance, plus ou moins rapidement. Elle avait parfois pris plaisir à jouer avec les jeunes Serpentards qui venaient tenter leur chance, pour mieux rendre leur défaite cuisante. Cassiopeia n'était pas de celles qu'on séduisait à la sortie d'un cours, avec quelques compliments génériques. Elle désirait plus, et elle savait qu'elle pouvait l'obtenir. Cassiopeia n'avait jamais eu de difficultés pour séduire un garçon, mais ce dernier valait rarement la peine, elle avait perdu l'innocence et la naïveté de ses camarades et par conséquent elle ne pouvait se contenter d'une banale amourette sans envergure.
Elle avait déjà vu Evan par le passé, mais elle n'avait pas arrêté son regard sur lui, plus par habitude que par réel désintérêt. Il était beau, on pouvait le lui reconnaître, mais elle ne l'avait jamais assez fréquenté pour goûter à sa conversation. Et pour dire vrai, il n'était pas le seul chez les serpentards à posséder un physique avantageux, néanmoins elle n'avait pu échapper aux conversations de dortoirs, où les plus jeunes vouaient un culte au jeune Rosier et à ses talents de joueur de Quidditch.
Par opposition, Cassiopeia n'avait donc jamais accordé beaucoup d'attention à Evan, elle préférait se dire que c'était parce qu'elle ne souhaitait pas suivre cet effet de mode, mais la vérité était qu'à force de rester enfermée entre les étagères de la bibliothèque, elle n'avait pas vraiment eu de temps à consacrer à une quelconque attirance, à part peut être celle qu'elle éprouvait pour les runes.
La botanique, et la serre avait été aussi un endroit où elle avait passé de longues heures, y trouvant une solitude studieuse qui lui plaisait. D'une main, elle tapota un pot en céramique vernie, qui contenait l'année dernière une tentacula pourpre; Tentacula purpura; qui avait tenté de l'agresser à de maintes reprises, mais quelqu'un semblait lui avoir réglé son compte, car désormais s'y épanouissait une jeune mandragore un peu rondouillarde. Elle reporta son attention sur le jeune Rosier, qui prenait une longue inspiration en préparant sa réponse. Souhaiter aller là où sa famille ne l'attendrait pas, était une ambition que Cassiopeia ne pouvait qu'apprécier et partager. Evan lui sembla honnête, et elle réserva sa réponse, ménageant un silence songeur tandis qu'elle méditait sur cette idée. A quel point l'héritier Rosier pouvait-il s'éloigner des sentiers battus de sa famille ? Partageaient-ils tout les deux se mêmes désir de revanche et d'autonomie ? Elle laissa paraître un léger sourire sur ses lèvres, qu'elle ne chercha ni à contrôler, ni à utiliser, se contentant de répondre d'une voix compréhensive et douce :

- C'est un projet difficile, et qui ne manque pas d'ambition. Mais je le partage. Elle passa une main dans ses cheveux, vérifiant certaines épingles, avant de poursuivre : Les anciens chemins sont parfois lassants. Faire du neuf avec de l'ancien, est à mes yeux une chose nécessaire dans notre monde, sans pour autant renier nos valeurs.

Si Evan avait été franc, elle pouvait se permettre de l'être. Ainsi l'avait-elle été. Elle ne souhaitait pas qu'être « Sang-pur » perde son sens et son importance, mais elle était la mieux placée pour voir l'immobilisme social et culturel qui gangrenait leur société. Quelque part, elle pouvait comprendre les traîtres-à-leur-sang et les sangs-impurs, le monde moldu offrait une ouverture sur l'avenir que ne possédait plus depuis longtemps le sien. Se contenter de tuer ceux qui s'en écartait, était contre productif, et tout à fait inutile à ses yeux. Si l'on voulait que les sangs-purs soient respectés, il fallait qu'ils soient respectables, et non qu'ils ne paraissent pour des vieux fous patriarcaux et consanguins. Elle même, percevait bien que l'écroulement de son monde la desservirait, pour qu'il y ait une classe de dominant, pour qu'il y ait une élite, il fallait qu'il y ait une classe inférieure. La solution des Mangemorts était néfaste par là même, car après cela, que signifiera être sang-pur si tout le monde l'est ?    
Elle répondit à son sourire complice par un sourire qui l'était tout autant, elle était pourtant partagée entre la surprise de voir qu'Evan pouvait avoir des rêves d'enfants encore vivaces, et d'un autre côté par le constat que sa passion pour le Quidditch était bien vivace.
Y-rêvait-il vraiment ? Elle n'aurait su le dire, son regard rêveur s'effaça bien vite après que les mots eurent franchi ses lèvres, et un instant, elle douta de les avoir entendus. Pour dire vrai, l'idée ne lui déplaisait pas tant, car elle ne pouvait que se délecter en imaginant le visage terrifié des membres de sa famille qui l'apprendrait. Les Yaxleys avait beaucoup de présupposés sur le monde et de jugements sur les choses, et la tradition avait voulu que toujours les patriarches finissent au Ministère de la Justice Magique. Ainsi, elle pouvait se douter qu'il s'agissait pour la famille Rosier d'un espace dédaigné et qui n'avait pas été exploré, et pour le côté populaire, elle même ne pouvait nier qu'elle avait un regard similaire sur ce sport. Par éducation, elle avait toujours trouvé ce sport très « commun » pour ne pas dire vulgaire, et de toute façon, on lui avait toujours interdit d'approcher d'un balais. Ce n'était pas une activité pour une fille de son rang, et encore moins pour une Yaxley. Ainsi, avec une petite moue délicate, qui représentait assez bien son air dubitatif, elle prononça sa réponse :

- Seul Merlin le sait, je n'ai jamais touché un balais de ma vie. Les Yaxleys n'autorisent pas beaucoup d'activités sportives à leurs filles. Sa voix n'était pas contrariée, elle gardait le calme plat de la constatation. Elle rajouta ensuite, cette fois ci d'un ton plus enjoué : Tu tiens là peut être la solution. Je doute moi aussi, qu'un membre de nos familles respectives n'ait jamais envisagé une carrière sportive.

Elle ponctua la fin de sa phrase d'un doux rire, celui ci s'adressant à l'excentricité de leurs familles pleines d'interdits. Ces interdictions l'avaient tôt enfermées entre les livres et l'entretien de son apparence, choses qu'elles appréciaient, mais elle aurait voulu plus. Elle aurait voulu avoir accès à tout ce qui l'aurait intéressé, sans ressentir les bornes de son enclos bien délimité. Pour son avenir, elle souhaitait ce qu'elle n'avait pas obtenu en étant plus jeune. Cassiopeia se sentait tout à fait capable d'assumer son devoir, et de mener ses projets et ses ambitions à terme, et ce n'était pas le jeune Rosier qui l'en empêcherait, à côté de son père il lui semblerait d'un calme et d'une douceur quasi parfaite. A l'écoute de sa réponse, elle resta interdite un instant. Elle ne s'était jamais autorisée à rêver à quoi que ce soit. Elle tapota ses doigts sur le pot à ses côtés, songeant aux possibilités qu'elle pouvait envisager. Pourquoine ne pas rejoindre le Magenmagot ? Tout les hommes de sa famille y avait siégé, mais pas une seule femme Yaxley.

- Je pourrais envisager de faire une carrière dans le justice, et rejoindre le Magenmagot. Je pense qu'aucune femme de ma famille ne l'ait fait. Commença-t-elle d'un ton songeur, avant d'ajouter avec un rire et un ton empreint de dérision : Enfin cela dit, les femmes de ma famille n'ont pas fait grand chose, ça me laisse beaucoup d'opportunités pour m'écarter des chemins battus.

Alors qu'elle terminait sa réponse, elle sentit quelque chose effleurer son bras. Elle tourna son regard vers la plante qui venait la caresser, et un instant faillit saisir sa tige pour la contrôler. Mais ce qu'elle avait pris pour une énième tentacula vénéneuse n'était en fait qu'une branche d'un rosier en fleur, qu'un autre Rosier agitait contre son bras. Elle souhaita un instant que ce ne soit pas l'instrument de son bras mais sa paume elle-même qui vint toucher sa peau pour la parcourir. Un frisson parcourut le bras de Cassiopeia, et elle ferma momentanément les yeux, feignant de prendre un air songeur. Elle n'était pas exempt de désir, et Evan savait comment le susciter chez elle.
Tout en rouvrant ses paupières et en déposant ses prunelles dans les iris du jeune Rosier, elle lui demanda d'une voix douce et aux intonations volontairement séduisantes

- L'année prochaine, si ta demande venait à être acceptée … Il serait intéressant que nous nous voyons, disons lors des vacances ? Cassiopeia fit sa proposition, accompagnée d'un regard purement innocent, avant d'ajouter : Nous pourrions nous réserver quelques jours ?

Elle avait conscience d'avoir laissé entendre que sa demande de fiançailles pouvait être acceptée, mais elle comptait bien exacerber le désir d'Evan. Elle savait qu'encourager ses efforts, ferait qu'il lui serait peut être plus attaché. De plus, c'était une vraie question, une fois que leur relation aurait pris un caractère un peu plus institutionnel, ils leur faudraient trouver du temps l'un pour l'autre.
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MessageSujet: Re: Je ne vois rien que le soleil qui poudroie | CASSIOPEIA Ven 16 Juin - 12:25

Cassiopeia ne répondrait pas si tôt à sa sollicitation et Evan lui sourit d’un air magnanime. Il était lui-même partagé sur la réponse à accorder à cette invitation de la part d’Azelma mais pressentait que sa famille l’aurait moins facilement laissé y échapper qu’à leurs fiançailles. Disparaître avec ses meilleurs amis le temps d’un été pour s’entourer de puissants mages noirs intéressait forcément le garçon curieux qu’il était. Mais il n’était pas crédule et trouvait le présent trop beau pour qu’il ne constitue pas un appât. Il espérait encore que la question de son ralliement au cercle des mangemorts ne se pose pas avant sa sortie de l’école. La présence de Cassiopeia aurait sans douté éloigné de son esprit ces sombres conceptions car, à son âge encore relativement naïf, il préférait courir après ses jupes qu’après son linceul.

Mais comme sa dulcinée le souligna si bien rien pour un héritier de sang pur n’est plus difficile et ambitieux que d’échapper au destin que trace habilement pour lui sa famille. Evan qui avait longtemps été écarté du reste de ses cousins et de leur éducation aux théories puristes et à la magie noire aurait-il pu y échapper ? Il se sentait parfois animé d’un féroce sentiment de liberté exacerbée par son égo démesuré et la petite voix de la gloire lui susurrait à son oreille qu’il était le monstre de sa propre création. Mais d’intenses crises de colère auxquelles s’invitait la paranoïa le rattrapait aussitôt et il se mettait à farouchement soupçonner son grand-père de l’avoir écarté de cette éducation dorée pour n’exploiter que mieux son caractère de chien fou. La triste vérité était qu’il n’était qu’un gosse perdu qui aurait voulu savoir où il se situait pour mieux savoir où aller. Il n’avait reçu aucune autre trace d’éducation que celle que lui concédait son oncle Basil lors de visites trop rares et, hormis ce jour où il avait souffert du doloris après avoir rendu son cousin agoraphobe en se débarrassant de lui dans une foule, personne ne lui avait jamais imposé aucune limite. La seule règle qu’il avait tiré de son éducation était donc celle qui l’enjoignait à respecter et préserver sa famille, alors la seule chose que lui tenait pour acquise dans son désir d’émancipation, était qu’il faudrait bien en détruire quelques uns de ses membres les plus précieux. Il entendait déjà les funestes sabots de son cavalier noir galoper tandis que Cassiopeia rejoignait ses mots sans connaître la pensée extrémiste qu’ils dissimulaient. Il lui adressa un sourire sincère car il la trouvait adorable à vouloir « faire du neuf avec de l’ancien » comme si elle avait voulu enfiler de manière originale des perles de vieux bijoux de famille brisés. Il sentait malgré tout chez elle une optimiste fièvre pour la vie qu’il aurait secrètement aimé être contagieuse. « Et toi ? Comment penses-tu t’émanciper de ta famille ? » la questionna-t-il naturellement en retour en éloignant autant qu’il en était capable le sarcasme de son ton car son statut de femme le poussait naturellement à la sous-estimer. C’est que, dans la société qui était la leur, les femmes n’avaient toujours été que bonnes à préserver la pureté de leur lignée. Hormis peut-être sa cousine Black mais il pouvait déjà affirmer après ce premier rendez-vous que Cassiopeia n’avait rien d’une Bellatrix.

Il ne put s’empêcher de rire devant l’air dubitatif qui naquit sur le visage de Cassiopeia car c’était bien la première fois, après six années de scolarité commune, qu’il lui semblait la voir jouer ce nouvel air tout à fait charmant dans sa délicate collection de partitions. Sa réponse le surprit moins et il lui plut de recevoir un semblant d’aval de sa part car il n’avouait pas à n’importe lequel de ses camarades ses ambitions enfantines de joueur de Quidditch. C’était un aveu qu’il s’était autorisé à lui faire tandis qu’elle s’était défait d’une part de sa froideur et il aurait été assez triste qu’elle s’en revêtisse à nouveau pour lui répondre avec condescendance. Il se plaisait à séduire Cassiopeia autant qu’il se plaisait à être séduit par elle et oubliait, au fil de leur plaisante conversation, la motivation de ses cruelles intentions à l’égard de son amie Azelma et de son cousin Tsadkiel. Il se surprit même à vouloir l’observer sur un balais pour lui découvrir de nouveaux airs qu’il ne lui connaissait pas encore. « Si je veux être le premier Rosier à entreprendre une carrière de sportif, je crains que tu ne doives être la première Yaxley à monter sur un balais ». Il lui adressa un sourire taquin pour mieux la provoquer en inversant le temps d’une phrase leur situation. « Je ne peux décemment pas devenir l’époux d’une femme qui n’a jamais touché un balais … ». Et son rire se joignit au son plus doux du sien car il n’était plus qu’à moitié sérieux et ne pensait pas sa futile invitation de nature à pouvoir être acceptée par la fille de Canopus Yaxley. Mais le rire d’Evan fut vite soufflé par la surprise de constater que les aspirations de Cassiopeia dépassassent de loin celle de poursuiveuse de souaffle du dimanche. Le seul élément qu’il crut volontiers dans le conte de ses ambitions fut qu’aucune femme de sa famille n’ait jamais rejoint le Magenmagot car il s’agissait, au-delà du prestige qui accompagnait un tel objectif, d’un parcours très chronophage qui accompagnait mal la profession principale de femme au foyer qui était celle de toute épouse de sang pur. L’activité principale de pareilles épouses, une fois qu’elles s’étaient employées à la conception de nouveaux héritiers, était en effet de leur offrir une éducation du même standard que celle qu’elles avaient antérieurement reçues. Les plus intrépides d’entre elles joignaient parfois cette activité à une autre plus mondaine consistant à organiser de fastes réceptions pour briller aux yeux de leurs rivales les plus farouches. La perspective de carrière de Cassiopeia laissa ainsi l’héritier Rosier davantage sceptique que réellement interdit et il ne lui répondit que par la politesse d’un fin sourire. Il était obnubilé par l’envie qu’il avait de faire sienne la jeune femme et ne rêvait pour l’instant au-delà de la possession charnelle que chacun de ses soupirs et sourire lui inspirait et les suites de leur mariage lui paraissaient trop lointaines pour l’empêcher de rêver à la sensualité présente. « C’est une carrière difficile à laquelle je n’oserais moi-même pas penser, mais je ne vois aucun obstacle de nature à t’en empêcher … » répondit-il finalement sans s’embêter à étayer davantage ses mensonges. Il s’amusa à la caresser avec les pétales d’une rose pour la distraire de ses pensées les plus sérieuses et le plaisir qu’il tirait de la lecture des moindres expressions de son visage s’intensifia encore.

Elle rouvrit finalement ses yeux noisettes et il lui sembla qu’ils avaient détourné leur regard l’un de l’autre trop longtemps. Il ne voulait plus détourner le sien sauf si l’abandon de ce plaisir se substituait à celui de leur premier baiser. Elle insuffla une nouvelle force à son orgueil qui se souleva si intensément dans sa poitrine que sa personne entière se redressa à son tour. Il quitta la table à laquelle il était longtemps resté appuyé et réduisit la distance qui les séparait en se postant face à elle pour la dominer de sa grande taille. Il l’incitait du regard à ne pas interrompre la douce phrase qu’elle prononçait et qui semblait jouer en sa faveur. Si elle n’avait pas été de si bonne famille, sans doute ne se serait-il pas embêté des codes de leur société qui protégeait son innocence, pour céder au désir que sa position de faiblesse faisait naître chez lui. Cassiopeia se trouvait à sa merci dans cette serre à la chaleur étouffante, coincée uniquement entre une table et son corps. Ce n’était pas dans la nature de Rosier de demander aux femmes leur autorisation avant de plaquer ses lèvres brûlantes de désir sur les leur et il n’en avait d’ailleurs jamais trouvé aucune qui avait eu à se plaindre de l’expérience. Mais Cassiopeia si sauvage et docile, Cassiopeia si prude et sensuelle … Cassiopeia avait un pouvoir sur lui qu’il n’avait encore trouvé à aucune femme. Il ne la respectait pas plus qu’une autre - peut-être même l’énervait-elle suffisamment pour qu’il la respecte bien moins - mais il craignait qu’elle n’attende de sa part la hardiesse de ce geste comme un prétexte pour le fuir. Elle l’avait prévenu dès les préliminaires de leur jeu que ses prétendants étaient nombreux et que d’un mot elle pouvait les rendre époux ou éconduits aux oreilles de son père. Il retint avec difficulté ce que lui soufflait le plus naturel de ses instincts et égara, avec une douceur à laquelle il s’enjoignait avec difficulté, le bout de ses doigts à courir sur ses bras à la blanche pureté. Plutôt que de quitter son regard pour presser ses lèvres contre les siennes, il les rapprocha de son oreille pour murmurer une demande avec une docilité que personne n’avait encore jamais attendu chez lui. « Pourquoi attendre l’année prochaine ? ».

dragées:
 
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MessageSujet: Re: Je ne vois rien que le soleil qui poudroie | CASSIOPEIA Jeu 22 Juin - 15:14

L'idée de rejoindre le château des Travers lui semblait au premier abord un projet d'une inconsidération folle, elle savait pertinemment ce qu'elle trouverait là-bas, et ce qu'on leur demanderait. Mais elle savait que pour une fois, son sexe et son sang lui serait un recourt salutaire. Qui irait reprocher à une faible femme son incapacité à tuer ? Personne de son milieu, bien entendu. Mais qu'on ne s'y méprenne pas, elle était tout à fait capable de tuer quelqu'un, seulement que contrairement aux autres extrêmes de son temps, elle ne comptait n'avoir à le faire que le moins possible et dans les limites de la nécessité ou de la vengeance. Ce qu'ils prendraient pour de la faiblesse, elle voyait cela comme la valeur qui les séparait. Néanmoins, elle se décida à accorder une réponse positive à la lettre d'Azelma, elle voulait voir de ses propres yeux ce dont pouvaient être capable la jeune fille, et ses amis partageant les mêmes idées délétères. Et puis, si elle pouvait se faire une idée de la « radicalité » du jeune Rosier, c'était profitable.
Au fonds, elle était peut être bien la seule à croire qu'il y avait un avenir pour le monde des sangs-purs. Les Mangemorts voulaient un retour au passé, et les autres la disparition totale de cette société. Elle-seule imaginait qu'on pouvait encore sauver les meubles, qu'on pouvait s'adapter et évoluer dans des cadres nouveaux en conservant ce qui faisait la valeur de leur monde et l'éducation qu'ils valorisaient. Cassiopeia n'arrivait pas à déceler le point de vue d'Evan sur ce sujet, elle espérait qu'en le séduisant elle pourrait lui faire rejoindre ses idées.
Les mots du jeune Rosier résonnèrent à ses oreilles avec un bruit assourdissant. Était-ce seulement possible pour elle de s'émanciper réellement de sa famille ? La seule façon pour elle d'obtenir cette liberté, était d'en prendre la direction, et une fois maîtresse de celle ci, elle en serait paradoxalement émancipée. Ce projet se heurtait à deux obstacles, Corban, et Canopus. Son oncle quant à lui était trop jeune et trop volage pour s'intéresser à ses histoires de famille, et par son sexe et sa place d'héritier secondaire, il avait pu s'éloigner des siens jusqu'au Canada. Mais pour les deux autres, les choses étaient moins simples. Elle pouvait toujours espérer que son frère finisse à Azkaban avant d'avoir pu procréer, et au vu de son adoration pour le Seigneur des ténèbres, cela arriverait bien assez tôt. Quant à son père, tout dépendrait de sa bonne volonté.
Quoiqu'il en soit, son émancipation serait faite dans la douleur, le sang, et la peine. Si Evan l'aiderait à s'extraire des siens, elle ne pouvait pas non plus se permettre de tomber sous sa coupe. Sa volonté de liberté et d'indépendance en faisait sans doute une personne plus dangereuse que les autres, puisqu'elle refusait de se soumettre à une autorité quelconque, que celle ci soit pour « le bien » ou pour « le mal », cela lui importait peu.
Alors qu'elle sortait de ses pensées elle prépara sa réponse, en revêtissant un sourire joueur et amusé, elle répondit d'un voix douce :

Dans un bain de sang ... Paraît-il que c'est bon pour la peau et que ça confère un teint de porcelaine. Elle accompagna sa phrase d'un petit rire, avant de préciser ensuite d'une voix plus franche et avec un sourire plus sincère : En jouant leur jeu, mieux qu'ils ne le font. En tant que femme, je n'ai pas vraiment d'autre choix à ma porté.

Si lentement elle avait laissé tomber son masque au cours de leur discussion, elle faisait apparaître à l'instant même une phrase d'une importance capitale. Celle ci résumait si bien ses positions et son comportements depuis qu'elle était née, qu'elle aurait pu être son blason. Elle avait revêtu les
apparats de son milieu, l'éducation de celui ci, mieux que n’importe qu'elle autre. Et son mariage apporterait le même but, couvert des plus parfaites conventions et des valeurs de leur société, il cacherait le but final de son émancipation et du renversement du pouvoir absolu de son paternel. Qui pourrait lui reprocher ses actions si parfaites et si convenables ? Personne.
Elle accompagna le rire d'Evan suivant sa proposition, avant de conserver un sourire intrigué. Qu'est ce qui l'empêchait de monter sur un balais ? On lui l'avait tant interdit que cette activité prenait la couleur d'un délicieux péché. Si le vol était le dernier fort du patriarcat de sa famille, c'est parce que les autres étaient tombés les uns après les autres. Il y avait à peine un siècle, la famille Yaxley continuait à être de celles qui empêchaient ses filles de rejoindre Poudlard et d'acquérir une baguette. Le ministère comme avec bien d'autres pratiques avaient fini par les faire plier,et sa grand tante Margaret avait été la première à rejoindre Serpentard. Alors après tout, pourquoi ne pas donner le coup de grâce à cette différenciation sexiste qui voulait que les filles Yaxley jamais ne touche à ce qu'on avait trop longtemps considéré comme l'apanage des hommes ?  Finalement, à sa propre surprise, elle acquiesça et répondit positivement à sa question dont il n'espérait sans doute pas une réponse :

Très bien. Je monterai sur un balais, et je compte sur toi pour m'apprendre à ne pas en tomber. Sa voix était posée, et franche. Elle était sincère, et comptait bien qu'il le comprenne.

Elle ne fut cependant pas étonnée de voir passer dans le regard du jeune Rosier la surprise de connaître ses ambitions futures. Cassiopeia se doutait que peu de femmes avait eu ce projet de carrière, et encore moins parmi celles de son milieu. Mais qu'importe, elle se savait assez intelligente et assez douée pour mener de front un poste au Magenmagot et la gestion de sa progéniture. Par dessus tout, elle ne souhaitait pas que ses enfants puissent grandir face à un modèle antique, et si elle devenait une autre de ses fades femmes au foyer, comment s'étonner ensuite si ses filles suivaient son modèle, et que ses fils exigent le même comportement de leurs épouses ?
Il sembla l'approuver dans son projet, mais à dire vrai son approbation ou sa désapprobation lui importait peu. Lorsqu'elle décidait quelque chose,et qu'elle s'en savait capable, les obstacles qui osaient se présenter sur son chemin ne faisaient pas long feu.
Ses pensées furent distraites par le toucher des pétales d'une rose au parfum subtil, et un sourire fleurit sur ses lèvres sans qu'elle n'ait cherché à le contrôler ou à le maîtriser.  Le jeune homme se redresse pour se rapprocher d'elle, se rapprocher tant que seulement quelques prudes centimètres les séparaient désormais. Un instant, Cassiopeia se félicita d'être une femme de « grande taille » car face à celle d'Evan, elle semblait déjà petite. Elle aurait eu quelques pouces de moins, qu'elle aurait paru pour une gobeline. La proximité du garçon éveilla en elle un tourbillon de désirs et le malaise de se sentir s'y proche de lui. Le fait qu'elle ne disposait pas d'un échappatoire lui semblait une faiblesse une cruelle ironie. Elle avait rarement été aussi proche physiquement d'un homme, et que celui ci soit aussi attirant et séduisant ne lui facilitait pas les choses. Si elle manquait d'expériences « pratiques » des relations amoureuses, elle avait lu tant de livres et avait tant repoussé et joué avec les sentiments de certains de ses camarades, qu'elle en avait extrait une certaine connaissance des choses de l'amour et de la séduction. Mais une chose était sûre, elle ne souhaitait pas lui donner son premier baiser à leur premier rendez-vous. Il attendrait au moins le prochain. Si sa raison lui enjoignait de faire ainsi, son regard était déjà perdu dans les iris du jeune Rosier, et alors qu'il se penchait vers elle, et que ses mains glissaient sur ses avant-bras, elle doutait seulement d'avoir jamais eu la volonté de lui résister. Sa voix douce et docile vibra dans ses pensées, et un frisson parcourut l'échine de son dos. Oui, elle n'avait pas envie d'attendre l'année prochaine.
Alors qu'elle se sentait sombrer dans ce doucereux poison, et que ses désirs et que sa passion semblaient prendre possession d'elle, elle réussit dans un sursaut de conscience à reprendre le contrôle de son esprit. Néanmoins, elle désirait toujours autant Evan, et toute la force de sa raison et de sa conscience ne pouvait empêcher son corps de rechercher sa proximité. Elle aboutit à un compromis, et approcha ses lèvres de la joue du  jeune aventurier. Du bout de celles ci, elle lui murmura d'une voix aussi douce que délicate :

- Alors, prévoyons un autre rendez-vous pour cette semaine. Pour nous donner l'assurance de notre intérêt réciproque. Tandis que les derniers mots résonnaient encore, elle déposa un baiser sur sa joue, ses lèvres s'y déposant furtivement, mais assez longtemps pour faire ressentir l'intensité de ce premier geste.

Il était temps désormais que ce rendez-vous prenne fin, si elle restait encore plus longtemps dans cette serre en compagnie d'Evan, elle ne pourrait bien plus contenir son désir. Et l'humidité aurait de toute façon bientôt raison de sa poudre et de ses cheveux. Ainsi, elle laissa courir en réponse ses paumes sur ses coudes, pour l'enjoindre d'une douce et suave manière à s'écarter.
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MessageSujet: Re: Je ne vois rien que le soleil qui poudroie | CASSIOPEIA Sam 24 Juin - 23:56

Confiez aux femmes une baguette et observez la génération suivante entretenir des rêves d’émancipation. La nature d’Evan Rosier le poussait naturellement à sous-estimer son entourage et les femmes plus encore. Cela ne le dérangeait pas de laisser Cassiopeia lui conter ses mièvres rêveries car la suavité de sa voix demeurait plaisante à son oreille. Une partie de lui trouvait même adorable qu’elle croit si honnêtement pouvoir s’émanciper de son père. C’est que dans leur société patriarcale, on ne renonce à son statut de fille de que pour embrasser celui d’épouse de. Elle le surprit néanmoins en parlant de bain de sang et il se réveilla de son discours qui le berçait jusqu’alors pour lever un œil intrigué vers elle comme si l’odeur pourpre avait doucement dérivé jusqu’à son nez de prédateur. L’habileté avec laquelle elle revint à des propos plus futiles l’ébahit si bien qu’il se surprit à se demander s’il l’avait bien entendue. Ce n’était pas une expression qu’il s’était attendu à voir glissée hors des lèvres d’une héritière de grande famille. La jeune Yaxley était finalement peut-être un petit peu réaliste si elle comprenait qu’une véritable émancipation ne pouvait intervenir pour elle sans que ne coule le sang de sa famille. « Ils ? » répéta-t-il pour savoir quels joueurs elle se plaisait à désigner. « D’autres ficelles que celles de ton père retiendraient-elles tes délicats poignets ? » souhaita-t-il naturellement savoir pour son propre intérêt. Il lui semblait qu’elle avait aussi un grand frère chez les mangemorts et se demandait quelle était la nature de leur relation. Cassiopeia lui semblait plutôt hâtive à vouloir s’éloigner des Yaxley et le moyen le plus évident et rapide qui était à la portée de ses bras était sans nul doute un mariage. Cette précipitation pouvait jouer en sa faveur. Quant à savoir si Cassiopeia gagnerait à ce changement de nom, Evan lui-même n’aurait eu la prétention d’y répondre. Il n’était absolument pas pressé d’être père et l’idée d’une marmaille bruyante l’ennuyait tout au contraire. Il ne projetait dans ce mariage que le plaisir qu’il prendrait à posséder la belle Cassiopeia sous l’œil jaloux de son cousin et de son ancienne fiancée. Ses pensées devaient bien être finalement plus futiles que les siennes.

Evan sourit quand Cassiopeia accepta finalement son invitation à monter sur un balais. « Je ne te laisserais pas tomber » lui répondit-il d’une même voix posée et franche. Ce premier rendez-vous n’était pas vain et il lui semblait lire dans le désir d’émancipation de la jeune fille la clé pour obtenir sa main. Ce n’était pas la première femme de cette trempe qu’il courtisait. Nombreuses étaient les filles de bonne famille qui se défaisaient de leur apparat et de leur défense pour franchir l’interdit. Cassiopeia n’était pas différente de ses camarades en cela sinon sans doute que son nom à elle était plus illustre encore que celui de ses précédentes conquêtes. Il trouvait presque dommage que le mariage légitime ainsi la conquête à laquelle il entendait s’adonner. Il ne se souvenait pas avoir été jamais aussi gentleman avec une autre femme. Les choses seraient sans nul doute bien différentes et on pouvait s’attendre à ce qu’elles tournent en défaveur de la jeune femme quand elle serait devenue sienne mais ce n’était pas encore le cas et elle pouvait pour le moment se réjouir de cette cour qu’il lui accordait. Ils reparleraient plus tard de la carrière qu’elle souhaitait poursuivre et du sang qu’elle rêvait de voir couler pour la beauté de son teint. Sans doute lui concéderait-il plus facilement ce second fantasme qu’il pouvait partager.

Tandis qu’il faisait courir ses doigts joueurs sur ses bras blancs et qu’il se laissait séduire par la douce effluve de son parfum, il lui semblait pourtant qu’elle le dominait complètement. Il regrettait qu’elle ne soit pas uniquement l’une de ses stupides femmes qu’il possède et abandonne aussitôt. Sa nature passionnée l’emportait et menaçait son masque intègre. Il restreignit sa nature fougueuse pour se transformer en garçon docile et la questionna gentiment sur l’attente qu’elle semblait vouloir lui imposer. Cette voix ne lui ressemblait guère et il détestait cette sorcière de Cassiopeia pour la susciter chez lui. Il contemplait la perfection de sa coiffure et souhaitait lui arracher ses barrettes l’une après l’autre, celle de ses lèvres rouges qu’il aurait aimé voir s’abîmer au contact de sa barbe naissante. Son coeur marqua une embardée dans sa poitrine quand elle se pencha vers lui et il crut un instant recueillir précocement le fruit de ses avances. A la place, elle lui concéda un second rendez-vous qui ne suffisait guère à l’enfant capricieux qu’il était. Quand ses lèvres effleurèrent sa joue, il souhaita la surprendre en tournant la tête. Quand ses mains l’enjoignirent à reculer, il voulut enserrer ses poignées. Mais il ne resserra que la mâchoire et son front avança jusqu’au sien pour céder au contact qui lui paraissait le plus innocent. Puisqu’il ne pouvait décemment forcer ni ses lèvres ni son corps, il entendait bien forcer son regard et lui adressa un sourire indiscipliné. « Tes mots sont cruels car tu ne peux pas douter de mon intérêt … ». Après ce court instant d’abandon qu’il lui semblait avoir vu partagé, Evan ne doutait pas non plus de l’intérêt que Cassiopeia pouvait lui porter. Mais il recula de deux pas et s’amusa à lever ses deux mains en signe d’innocence pour ne plus se laisser ensorceler par aucun contact avec la jeune fille. Il acceptait volontiers sa peine sept jours pour le plaisir de jouer avec elle et de la voir jouer avec lui. Et il était dur de s’arracher à leur jeu fait de provocations. « Rendez-vous sur le terrain de quidditch alors ? » s’enquit-il d’un air amusé. « Si je suis complètement acquis à tes talents de femme, je n’oublie pas que je dois encore tester tes talents de future épouse de poursuiveur … ». Il savait sa tentative d’inverser leur rapport de force vaine et n’avait pu arriver au bout de cette phrase sans laisser échapper un fin rire ironique. Il savait bien que c’était à lui de faire ses preuves et son esprit compétiteur s’en retrouva instinctivement ragaillardi. Il arracha un fruit rond et violet à la branche d’un arbre et s’amusa à le faire bondir en l’air derrière son dos comme un souaffle avant de le rattraper habilement d’une main de l’autre côté de son épaule. Il ne s’était pas défait de son sourire ni du contact visuel de Cassiopeia pendant son numéro de jongleur. Et il fanfaronna encore comme un gamin en lançant le fruit dans un pot de fleur de l’autre côté de la serre. Il observa l’agrume rebondir sur le rebord du pot de terre avant de tomber du mauvais côté. Il ne donna pas suite à cet échec et se passa une main dans sa nuque en retrouvant le regard de Cassiopeia. « C’est plus facile dans un anneau … » se justifia-t-il avec un sourire magnanime.

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Je ne vois rien que le soleil qui poudroie | CASSIOPEIA

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