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Le progrès tue | SUJET CLOS

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MessageSujet: Re: Le progrès tue | SUJET CLOS Sam 3 Juin - 19:18

Evan Rosier & Basil Carrow... mots ▬ dialogue en italique
"Le progrès tue"

Basil trempait depuis sa plus tendre enfance dans la magie noire. Bien avant que ses premiers signes de magie apparaissent, et bien avant qu’il ne fasse sa première rentrée à Poudlard. Par le biais de démonstrations ou simples punitions, il avait déjà de bonnes bases en arrivant à l’école de sorcellerie. Les deux étaient fréquents. Les démonstrations, parce que son père se faisait un devoir de préparer ses fils à devenir de parfaits psychopathes comme lui, avaient lieux environs trois fois par semaines. Les punitions quant à elles étaient inconstantes, variaient selon les bêtises des jumeaux qui se répercutaient inlassablement sur Basil, qui était bien vite devenu la tête de turc d’Ollender. Il le croyait coupable de tous les maux de la maison.
Il en avait bavé avec ses frères, il avait été plus souvent punit qu’eux. Forcément, la question innocente (ou pas complètement qui sait ?) de son neveu ramenait de violents souvenirs dans l’esprit du bureaucrate, qui, assit à cette table entendait encore ses propres hurlements de gosse dans ses oreilles. Inconsciemment, il répondit donc en toute honnêteté à Evan, avant d’avoir pu réagir pour empêcher les mots de franchir ses lèvres : « J’en ai trop souvent été victime pour l’utiliser pour mon bon plaisir ». Quand il réalisa ce qu’il avait dit, Basil tourna la tête vers le bar et regarda le serveur s’affairer à satisfaire un client mécontent. Il les voyait sans vraiment les voir. Ollender Carrow avait été suffisamment violent avec son cadet pour le marquer de plusieurs cicatrices. Mais les cicatrices psychologiques étaient les pires, c’étaient celle qui faisaient le plus souffrir Basil. Sa claustrophobie en était d’ailleurs, la démonstration la plus significative. Il n’avait pas forcément honte de ce petit problème psychique. Ce n’était pas de sa faute, et il gardait bien cela en tête à chaque fois qu’il faisait une crise. Bien sûr, celles qui avaient lieu dans un endroit public pouvaient s’avérer gênante si elleq étaient violentes. Mais il n’avait aucun contrôle dessus.

L’évocation de la mère d’Evan ne dérangeait pas Basil plus que cela. Il savait que le garçon, même s’il ne se l’avouera jamais, manquait d’une présence féminine aimante dans sa vie. Lui-même, avait ressenti une espèce de vide avec une mère effacée par le tempérament fougueux de son paternel. Il avait pris sa revanche en passant régulièrement dans le lit de femmes différentes. Et son neveu, qui n’avait jamais pu connaître la douce Cassandra, prenait le même chemin que le cousin de cette dernière.
Du mieux qu’il le pouvait, Basil défendait maintenant les sang-mêlé, parce qu’il se sentait tristement proche de leur sort. Evan se moqua d’eux, mais il se garda de réagir à cela. Ne pas se trahir. Cette phrase résonnait toujours dans son esprit méticuleux de diplomate lorsqu’il s’adressait à un autre membre des autres familles. Il s’était permis de déjouer les propos d’Evan quelques fois parce qu’il était assez proche du Serpentard pour avoir confiance en lui, mais il préférait ne pas aller plus loin. Il y avait déjà assez de soupçons sur ses amis sang-mêlés, puisqu’il avait déjà été surprit à quitter le Ministère en compagnie d’Aaron. Aussi, il leva les yeux au ciel, désespéré au possible de l’attitude du jeune homme, irrattrapable. Sur la question de l’égalité dans la nature, le cadet des Carrow pouvait se permettre une objection : « Ne sommes-nous pas l’espèce la plus évoluée ? Pourquoi se fier à des règles primaires puisque nous avons une attitude civilisée ? ». Basil nota cependant que son neveu n’avait pas répondu clairement à sa question mais il ne lui en tînt pas rigueur. Son silence était suffisamment équivoque pour qu’il n’en rajoute pas une couche. Il avait l’habitude de ces silences, cela montrait qu’il avait remporté la conversation avec des arguments logiques et humains. Ce que ne possédaient pas le trois-quarts des sang-pur de la haute société britannique. C’était assez triste quand on y réfléchissait bien. S’enfoncer dans une idéologie si violente au point de sortir les vieux arguments recyclés depuis deux cents ou trois ans. Triste.

Mais heureusement, ce type de débat n’occupait jamais complètement leurs longues conversations. Tous les deux pouvaient facilement parler des heures. Basil considérait Evan comme son fils et il ressentait un élan paternel envers lui. Malheureusement, il n’avait pas pu être réellement présent dans l’éducation du jeune homme. Mais il l’avait suffisamment été pour lui permettre d’avoir les mêmes vices que lui. Il était néanmoins surpris que son neveu ne fût pas au courant pour sa professeure. Étonné, il acquiesça mais alors qu’il allait répondre, l’hériter Rosier continua sur une plaisanterie sur Dumbledore qui fit sincèrement sourire Carrow. « Apparemment oui, c’est la prof d’astronomie, ou un truc comme ça. Miss Dratsena » commenta-t-il en remuant le liquide au fond de son verre. « Ne parlant pas un mot de russe j’ai eu besoin de son aide puisque je devais régler une affaire avec son clan. Même si ça a été un échec cuisant pour mon égo elle m’a invité à aller passer du temps en Russie pour voir comment un clan de dragonnier fonctionne » continua-t-il. Il s’autorisa un sourire amusé avant de lancer : « Promis s’il y en a des jolies, je t’y emmène en Octobre prochain ». Il fallait bien parfaire l’éducation de son neveu non ? Il continua d’ailleurs sur les vacances en affirmant qu’il allait faire un détour par l’Allemagne pour y prendre du bon temps. Les compliments de son neveu lui firent plaisir et sa dernière question, sourire. « Qu’est-ce que je faisais pendant les vacances lorsque j’étais élève ? Outre le fait que j’essayais d’échapper à tes deux oncles, je relisais principalement mes cours de l’année d’avant, pour être sûr d’avoir tout acquis » dit-il tout à fait sérieusement. « Je sais que mes excellentes notes aux ASPICs dépendaient aussi de mon talent, mais le talent ne fait pas tout » se targua-t-il avec un sourire devenu narcissique.

Basil avait toujours été un élève studieux, et en tête de classe en cours de Défense Contre les Forces du Mal, même s’il se partageait la place de meilleur élève avec Raven Fawkes. Sinon dans les autres cours, il était globalement plutôt bon, même s’il avait bien sûr quelques difficultés par-ci par-là. Juste pour cela, il n’aurait pas pu être un Serdaigle. Mais sinon, il a obtenu tous ses ASPICs et plusieurs « Optimal ». Ses notes lui avaient ouvert une voie royale pour l’école supérieure de Magie où il s’était finalement dirigé plutôt dans la diplomatie. Cela dit, il n’avait rien perdu de ses réflexes, contrairement à ce que Fawkes pouvait croire. « Tu devrais faire la même chose, les ASPICs sont plus difficiles que les BUSEs » dit-t-il en posant ses coudes sur la table pour être plus stable en regardant son neveu. Evan avait du potentiel, c’était évident. Mais il doutait pour autant qu’il aille faire des études supérieures, ça ne lui ressemblait pas trop. Mais bon, on peut toujours se tromper.




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MessageSujet: Re: Le progrès tue | SUJET CLOS Mar 13 Juin - 12:32

Quand Basil lui avoua avoir déjà été victime de sortilèges de magie noire, Evan se remémora finalement les blessures qu’il tirait de son passé. Son oncle n’avait jamais apprécié s’épancher sur ce sujet mais l’entendement du vert n’avait jamais eu besoin d’un exposé illustré. Chaque grande famille portait sa marque de fabrique : les Rosier inspiraient la défiance avec leurs manigances, les Lestrange s’illustraient par leur sadisme, les Carrow avaient la réputation d’être particulièrement violents. Pour avoir déjà croisé l’épaisse stature d’Ollender et son sombre regard, Evan pouvait affirmer qu’il préférait encore être oublié de tous les Rosier plutôt que de recevoir une éducation de Carrow. Le garçon n’avait subi qu’une seule fois le sortilège endoloris de la baguette de sa tante Phaedra. Elle en avait porté la requête auprès de Thanatos qui avait avalisé cette décision. C’était bien le seul jour où sa famille avait pris la peine de vouloir l’éduquer, et quelle peine … Le souvenir intense de cette douleur le hantait encore aujourd’hui. Il ne savait pas comment son oncle Basil avait pu l’endurer. C’était une chose de subir le doloris une fois, c’en était une autre de savoir qu’on allait le subir encore mille autre fois. « Il faut vraiment y prendre du plaisir n’est ce pas ? Pour que le sortilège fonctionne ? » demanda Evan en rebondissant sur la dernière partie de sa réflexion. Cette conception de la magie noire interrogeait beaucoup l’adolescent. La magie noire nécessitait d’écouter le sombre cavalier noir que l’on portait tous en soi. Son usage lui paraissait plus primitif et naturel, n’était-ce pas la répression de cet instinct qui était plus difficile à contrôler ? « Vous ne pourriez pas l’utiliser ? Même face à votre père ? » continua-t-il. Lui savait qu’il lui aurait suffi de repenser au sourire malsain de sa tante qui pointait vers lui sa baguette pour éprouver du plaisir à l’entendre hurler en retour …

D’une certaine façon, Basil se faisait le défenseur de l’état de droit et de la civilisation face aux règles primaires de la nature. « Vous avez raison » concéda finalement Evan qui ne pouvait décemment pas défendre tout en restant crédible la primauté de l’état de nature aussi séduisant puisse-t-il être par certains de ses aspects. « Mais quitte à préférer la civilisation et l’état de droit, je préfère autant des règles qui nous favorisent nous les sorciers de sang pur » répondit-il plus habilement en dissimulant son étroitesse d’esprit sous le masque du pragmatisme. « Quelle égalité pensez-vous que les sang mêlés souhaitent créer ? Êtes-vous sûrs que ce concept même d’égalité existe ? Je n’y vois rien d’autre qu’un échange de l’exercice de l’autorité entre notre aristocratie pure et quelques arrivistes mêlés qui ont pu se payer une éducation … » cracha-t-il avant de boire une nouvelle gorgée de son verre qui paraissait à moitié vide face à celui à moitié plein de son oncle. Basil s’était amusé à pousser à l’extrême ses arguments et Evan décida finalement de suivre l’exemple de son oncle à ses propres fins. « Ou si nous voulons la véritable égalité, alors rendons l’enseignement à Poudlard gratuit tiens. Et puis invitons les créatures magiques aussi, attablons gobelins et elfes de maison libérés à nos côtés… Si vous voulez l’égalité mon oncle, je vous en prie, embrassez celle vraie et pure de la dégénérescence que vous semblez vouloir appeler progrès ». Du point de vue d’Evan - farouchement inculqué par sa famille depuis ses dix-sept dernières années - les rapports de pouvoir étaient en train de s’inverser. Et comme chaque fois qu’une autre caste prétend arriver au sommet en menaçant celle qui s’y trouve déjà, une révolution se met en marche, celle des mangemorts en l’occurrence. Pourquoi aurait-il voulu aller contre ceux qui défendaient la primauté de son statut princier ? Mais il n’y avait pas que le pragmatisme politique qui dictait ses opinions car il était également farouchement révulsé par les êtres différents. Il ne pouvait par exemple jamais s’empêcher de grimacer en croisant leur demi-géant de garde-chasse lequel était issu d’une impie union entre un sorcier et une géante. L’idée que le monde puisse se transformer en un gigantesque freak show le révulsait.

Fort heureusement, son oncle préféra parler d’une jolie professeure plutôt que du garde-chasse et Evan sourit enfin tandis que se dessinait dans son esprit la silhouette certes moins épaisse et plus charmante de Madame Dratsena. C’est qu’il n’y avait que peu de professeures séduisantes dans leur école alors forcément les quelques unes que comptaient la grande table faisaient jaser les élèves. « Elle a failli me convaincre de prendre astronomie en option … » concéda l’adolescent amusé avant de se rappeler que la professeure d’arithmancie n’avait après tout rien à lui envier. « Et vous connaissez notre professeure d’étude des moldus je crois ? » digressa-t-il avec une petite idée derrière la tête en se remémorant un article paru dans le magazine de l'école avant les vacances de Noël. « On dirait que Dumbledore essaie de remplir ces classes les plus absurdes en appâtant les élèves avec une vitrine de jolies professeures … » lança-t-il mi amusé et mi blasé en levant les yeux au ciel avant de finir son verre de drambuie. « Vous auriez été un élève beaucoup moins sérieux si vous aviez eu nos professeures ! » s’amusa-t-il finalement d’un rire tandis que son oncle lui avouait qu’il passait ses vacances d’été à potasser les cours de l’année précédente pour parfaire son niveau.

Il lança néanmoins un regard admiratif et un peu envieux à son oncle quand celui-ci lui rappela ses excellents résultats aux ASPICs. Les deux modèles paternels du garçon - le premier naturel et le second emprunté - partageaient un point commun qui pouvait être pour lui assez déstabilisant. Laomédon comme Basil étaient de brillants étudiants auxquels on avait déroulé une voie royale à la sortie de l’école. Et Evan se passa une main un peu embêté dans la nuque car il ne s’était jamais senti à la hauteur ni de l’un ni de l’autre en la matière. Il était un élève studieux dont les professeurs félicitaient régulièrement le sérieux mais il n’avait rien d’un major de promotion pour autant. Il avait appris très tardivement à lire - à l’initiative de son oncle d’ailleurs qui avait été outré d’apprendre qu’il n’avait toujours pas de précepteur à sept ans contrairement au reste de ses cousins - mais trop tardivement sans doute pour qu’il en développe le goût. Il avait beau depuis mettre toute sa concentration dans ses études et lectures, il s’ennuyait toujours plus rapidement qu’un autre et finissait souvent par reposer d’un air abattu les écrits des auteurs que leur professeur leur demandait d’étudier. « J’essaie » répondit-il sincèrement en serrant les mâchoires car c’était là un terme qui déplaisait farouchement à son égo. « Je sais qu’il faudrait que je commence déjà à préparer les ASPICs mais la fin de la sixième année n’incite pas aux études. Je profite davantage du beau temps pour me remettre à niveau en quidditch que pour préparer ma sortie de Poudlard … » avoua-t-il finalement en réalisant que, contrairement au reste des étudiants du château, il était touché par un manque d’ambition concernant les études supérieures. Il ne s’était fixé aucun but professionnel qui l’encourageait à redoubler d’efforts.

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Dernière édition par Evan Rosier le Sam 17 Juin - 12:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le progrès tue | SUJET CLOS Mer 14 Juin - 17:32

Evan Rosier & Basil Carrow1625 mots ▬ dialogue en italique
"Le progrès tue"

Ollender Carrow, sans qu’on ne sache réellement pourquoi, avait toujours jugé bon d’être particulièrement exigent et violent avec ses fils. Pour être bien vu des autres familles en ayant des progénitures irremplaçables, des garçons qui ne pouvaient que s’inviter dans la haute société aristocratique. Le pire sans doute, c’était les méthodes de punition du patriarche, qui étaient, malgré toute sa haine envers eux, particulièrement proches de celles des moldus. Enfin, en plus violent. A la suite d’une malheureuse provocation de Basil en deuxième année, le garçon maintenant devenu homme gardait tous les stigmates de la plus violente punition qu’il eut jamais reçu. Et forcément, il n’aimait pas s’épancher sur le sujet, avec n’importe qui. A bientôt trente-six ans, il lui arrivait encore de cauchemarder de cet homme austère qu’il devait appeler « père ». Evan vouait, aux yeux du bureaucrate, une curiosité dérangeante pour les sortilèges de magie noire. Mais il pouvait difficilement lui en vouloir, vu le train de vie et la ligne d’éducation qu’il avait. Il suivait les traces familiales, et même si Basil s’en était éloigné, il ne pouvait pas exiger de lui la même chose. Il n’était pas son père, il était tout juste son oncle, souvent mis de côté par les Rosier à cause de leur méfiance. Les questions que lui posèrent le jeune homme rappelèrent à Carrow à quel point son propre père prenait du plaisir à l’emmener à la cave pour le punir. D’un air pourtant patient et pédagogue, il répondit donc : « C’est exactement ça. Quelqu’un avec un cœur vraiment pur ne pourra sans doute jamais torturer quelqu’un. Si tu veux, on lance le sortilège mais il ne fait pas effet, au mieux, il repousse un peu la personne. Mais il n’a aucun effet et la victime ne ressent aucune souffrance ». Il fit une pause plus ou moins longue pour réfléchir à sa propre expérience. Il y avait des fois où son père prenait sa baguette pour le punir et Basil devait bien admettre qu’il préférait les Doloris à ce qu’il lui faisait habituellement. « En fait, tout vient de la personne qui lance le sort. Il peut être de plusieurs intensités, selon ce que veut faire ressentir celui qui le lance » continua-t-il avant d’enchaîner finalement, « je vois difficilement comment on peut prendre plaisir à torturer quelqu’un ». Le concept même, l’idée de la chose, le dépassait complètement. Ses tempes poivres et sel étaient assurées de devenir complètement blanches s’il devait utiliser ce sort contre quelqu’un. Mais la question que posa son neveu ensuite ne le prit pas de court. Il n’était même pas étonné qu’il demande, Evan connaissait la douloureuse relation de Basil avec Ollender. Le diplomate avait longtemps rêvé d’une vengeance dans le sang. Faire couler le sang d’Ollender Carrow sur le même sol de la cave qui l’avait accueillie comme un linceul dans ses heures de torture. Le Basil adolescent, jeune adulte, y avait souvent songé. Il avait fantasmé sur le plaisir qu’il prendrait à entendre son propre père le supplier d’arrêter. Il y avait pensé, il pensait le vouloir, mais il savait au fond de lui en être incapable : « Je ne pense pas, même si cela doit faire parti de mes plus gros fantasmes » répondit-il de façon flegmatique. « Envers et contre tout, il reste mon père ». Et ça lui coûtait de l'admettre.

Leur opposition politique était aussi radicale que la rivalité entre les joueurs de bavboules et de Quidditch. Evan concéda qu’il avait raison et sur le coup, Basil crut avoir mal entendu. Et forcément, ce qui suivit détruisit ses rêves. Le Serpentard en face de lui n’était pas prêt de sortir du joug des Rosiers. Son idéologie risquait de l’entraîner sur des chemins glissants et dangereux. Le diplomate ne supportera pas qu’un malheur touche son neveu, uniquement à cause de son idéologie. Il était encore tôt pour s’en préoccuper, mais ces problèmes avaient leur place dans un des tiroirs de l’esprit de Basilius Carrow. Il cracha son venin avant de s’arrêter pour boire un coup. Et il continua, utilisant des exemples plutôt pertinents… Mais qui ne touchaient guère le bureaucrate. « Pourquoi pas ? » demanda Basil, plus provocateur que jamais lorsqu’Evan eut finit son discours sur l’égalité pure et nette. Il se fichait bien de faire dresser les cheveux sur la tête du garçon : « J’ai fait toute ma scolarité aux côtés de sang-mêlés et de sang-de-bourbe sans jamais avoir aucun problème » dit-il en utilisant volontairement l’insulte courante dans leurs familles respectives, « je n’étais pas jeté d’un canapé parce que j’étais un Carrow et que je n’avais rien à faire dans la Tour de Gryffondor ». Il marqua une pause et continua : « Par ailleurs, les créatures que tu cites ont, pour certaines une intelligence humaine. N’est-ce pas une domination archaïque des sorciers en général que de leur interdire l’usage d’une baguette ? » demanda-t-il en sachant pertinemment que beaucoup de sorciers, purs ou non seraient horrifiés par ses paroles. « Les centaures par exemple n’ont qu’un derrière de cheval, ils sont à moitié-humains, au fond. Ils ont une intelligence humaine et peut-être, supérieure encore à la nôtre. Néanmoins, nous ne faisons pas parti de la même espèce. Il serait déraisonnable de les accueillir dans une école comme Poudlard. C’est notre domination d’un autre âge qui créée des barrières que nous croyons parfois naturelles et donc intouchables. Comme les barrières que tu penses voir entre les sang-pur et les nés-moldus ». Basil n’en était pas encore non plus à soutenir les unions sorcières avec des moldus, du moins, pas publiquement. « Alors bien évidemment que la société telle qu’elle est aujourd’hui m’avantage et que je ne crache pas sur cet avantage » tempéra-t-il en tournant son verre devant lui, « parce que je suis rentré beaucoup plus tôt au Ministère que j’aurais dû et que j’en suis bien content, mais j’imagine que si j’étais à la place d’autres, ça me tuerait de voir ça. Mets-toi à leur place, comment te sentirais-tu ? ». C’était, à ses yeux, le meilleur moyen de lui faire comprendre son point de vue.  

Basil finalement, préférait parler travail que de se quereller avec son neveu sur un sujet où ils avaient des points de vue si dramatiquement opposés. A l’évocation de Miss Dratsena par le garçon, il sourit. En effet, sans dire qu’elle avait un physique merveilleux, elle avait un côté sauvage qui pouvait plaire à certains. « J’avais pris Astronomie en option à ton âge. Ça m’avait beaucoup plu » commenta-t-il. Il avait appris beaucoup de choses sur les étoiles, les constellations et il trouvait vraiment cela passionnant. Il aurait bien voulu prendre Etude des Moldus mais il préférait franchement éviter de se faire punir par son père. On choisissait les options en troisième année, et le souvenir de la punition qu’il avait reçu quelques mois auparavant était encore trop fraîche dans sa petite tête brune pour pouvoir se permettre un tel écart de conduite. Mais il n’avait pas regretté. La question d’Evan sur la prof d’Etude des moldus étonna Basil. Comment savait-il cela ? « Oui » commença-t-il, « Soyle est une femme charmante ». Utiliser son prénom, comme familiarité n’était pas la chose la plus intelligente qu’il ait dite dans toute la conversation. Il préférait faire comme si rien n’était et il préférait surtout ne pas imaginer la réaction d’Evan s’il lui disait qu’il entretenait une relation beaucoup plus intime avec elle depuis Janvier.

Sa réflexion sur les jolies professeures fit sourire son oncle qui se replongea un peu dans ses souvenirs… Sa prof d'astronomie à l’époque, c’était quelque chose ! « Détrompe-toi, ma prof d'astronomie à l’époque était… Franchement je crois que tous les jeunes hommes en âge de s’intéresser à leur intimité rêvait de sortir avec. Pourquoi crois-tu que je m’intéressais à la matière ? » plaisanta-t-il. Oh, depuis le temps, il avait passé ce stade-là de simple gamin rêvant de sa jolie professeure. Il était passé au stade supérieur et sortait avec une prof, maintenant.

Il savait pourtant que les jolies professeures n’incitaient pas Evan à être studieux pour autant. Il n’avait rien à envier à d’autres étudiants aux yeux de Carrow, qui n’était peut-être pas complètement objectif non plus. Mais le garçon partait avec le handicap d’avoir appris à lire assez tard. Il était trop tard pour l’intéresser aux ouvrages. D’autant plus qu’il fallait qu’un parent s’y intéresse un minimum pour lui donner envie de lire. Basil aurait pu être ce parent, s’il avait eu l’occasion de passer plus de temps avec son neveu quand il était enfant. Le bureaucrate eut une bouffée de remords. Quand Evan était né, il avait dix-neuf ans. Il était à l’école supérieure de magie et il pouvait difficilement se libérer pour aller le voir souvent. Trois ans plus tard il était diplômé et entrait au Ministère avec un emploi du temps trop chargé pour qu’il puisse se permettre d’élever réellement garçon, tel qu’il le méritait. Il se rendait compte qu’il était peut-être passé beaucoup trop à côté de son devoir d’oncle et cela lui faisait de la peine. Il n’était pas normal que ses propres erreurs empoisonnent la vie déjà difficile de son neveu. « Ce n’est pas grave » tempéra-t-il en lui adressant un sourire sincère mais légèrement triste, « nous n’avons pas tous les mêmes goûts en matière d’études. Tu pourrais être joueur de Quidditch que je serais quand même fier de toi » dit-il en faisant référence au début de leur conversation. Il importait assez peu à Basil de savoir que son neveu faisait partie de l’élite sorcière au Ministère de la Magie. Il voulait surtout qu’il soit pleinement heureux. Ce qu’il n’était lui-même pas.



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MessageSujet: Re: Le progrès tue | SUJET CLOS Sam 17 Juin - 12:05

Existait-il une pareille personne dont la pureté du coeur ne puisse être corrompue par la laideur du monde ? Rosier chassa le sourire de sa mère de ses pensées par crainte qu’elle ne les adoucisse. Il préférait se penser le fruit pourri de l’excroissance d’une branche pourrie car il aurait été bien honteux de faire partie de la divine race de ceux qui ne sont capables d’user de magie noire. Evan n’avait jamais levé sa baguette vers un autre être pour incanter l’endoloris mais lui avait l’impression de pouvoir deviner sans mal le sentiment de jouissance que l’on pouvait tirer de la souffrance d’un autre. Il avait déjà souhaité faire souffrir et supplicier nombre de personnes dont il avait croisé le chemin dans sa famille ou encore à l’école et seules les règles retenaient alors sa main. Quand Basil confessa l’incapacité dans laquelle il se serait trouvé à infliger un acte de torture à son père, Evan fut surpris et un peu déçu également car il n’aimait pas trouver chez un oncle qu’il chérissait ce qu’il appelait volontiers des faiblesses d’âme. Alors quoi ? Son père lui avait coupé les griffes ? Il resterait prostré et abattu dans son ombre jusqu’à la fin de sa vie ? Evan dont le respect pour son aîné l'empêchait d’avancer sur ce terrain serra les mâchoires en même temps que son poing autour du verre vide sur lequel il avait baissé les yeux. « Il mériterait pourtant ce sort » trancha-t-il simplement. Evan souhaitait plus que toute autre chose s’émanciper de sa famille qui lui avait inculqué comme seule règle de ne pas nuire à ses membres. Il était honni de sa famille depuis sa naissance matricide et n’avait été puni par elle que le jour où il s’en était pris à son petit cousin Tsadkiel. Il ne connaissait que cette règle chez les Carrow et Rosier - aux membres de ta famille, tu ne nuiras point - mais que valait-elle prononcée de la bouche de ceux qui torturaient et soumettaient leurs propres enfants aux sortilèges les plus infâmes ? Evan fantasmait d’être celui qui ferait couler leur sang et il n’y avait aucun représentant de sa famille sinon son oncle Basil qu’il n’avait jamais rêvé de détruire.

Quand l'adolescent préféra déverser sa bile sur leur société plutôt que sur leur famille qu’il ne pouvait décemment avouer rêver de voir brûlée, il fut surpris d’entendre son oncle le prendre une nouvelle fois à contre-pied. Pourquoi pas ? Etait-il sérieux ? Evan soupçonnait Basil de le prendre pour un idiot et manqua de le suivre dans son jeu pour lui répondre que son col amidonné et parfaitement repassé lui aurait sans aucun doute manqué si les elfes en venaient à suivre une éducation de sorciers. Il leva son verre sous ses yeux et regretta avec un soupir que le fond en soit déjà vide. Il finit par lâcher le verre en même temps qu’un rire ébahi devant le non sens du reste des propos  de Basil car il lui semblait encore heureux à lui qu’un fils Carrow ne se soit pas fait poussé d’un canapé par une bande de créatures dont il jugeait l’ascendance plus proche des véracrasses que de l’illustre Merlin. « Donner une baguette à ces animaux ? » reprit-il finalement en laissant s’exprimer toute sa décontenance face à une pareille idée tandis que son oncle qui n’avait pourtant pas abusé de son breuvage semblait davantage heurté par le souci logistique de la chose et s’inquiéter que les chaises ne soient pas assez larges pour accueillir des croupes de chevaux. Evan dut se passer une main sur le visage pour nettoyer autant de stupides propos qui le souillaient et conserva ses deux mains jointes en pyramides par le sommet de ses doigts devant sa bouche pour retenir l’hilarité que suscitait chez lui une pareille image. « Il n’y a rien de discriminant à traiter différemment des êtres différents » précisa-t-il une fois qu’il eut chassé de son visage son sourire troublé. Quand Basil lui demanda finalement de se mettre de l’autre côté de la barrière, Evan n’eut à faire appel à aucun stratagème pour dissimuler le fond d’une pensée qu’il assumait parfaitement. « Je me sentirais sans doute mieux dans l’enclos qui est le mien ! Demandez à vos amis les centaures, je suis sûr que la forêt sied mieux à leurs sabots qu’une chaise à leur croupe … ». Evan avait grandi dans un terrain ouvert sans aucune règle d’éducation pour limiter sa pensée et il était à un âge où il aurait dû savoir où il se situait afin de mieux savoir où aller. Alors il lui semblait pouvoir tout à fait vanter le mérite des barrières. Que chaque dragon reste derrière son enclos et il n’en sera que mieux gardé comme on dit dans le jargon populaire …

De pareils propos de la bouche d’une autre personne que son oncle Basil auraient sans doute suscité une toute autre réaction de sa part … Evan joua distraitement avec son verre vide et refusa d’un geste poli l’invitation du serveur à lui servir une nouvelle rasade de drambuie. C’est que le feu de cette discussion continuait à brûler dans sa poitrine et lui donnait envie de creuser une piste vers laquelle il n’avait encore jamais osé s’aventurer et il était important qu’il conserve pour cela la clarté de sa pensée. Et ce n’était pas celle des étoiles qui déployaient leur voie lactée en astronomie dont il était malheureusement question. Evan Rosier avait eu le déplaisir de lire en même temps que ses camarades railleurs - dans ce torchon qu’était depuis devenu le magazine de leur école à ses yeux - une bien triste fréquentation de son oncle. Il avait farouchement défendu son oncle auprès de ses camarades en liant la dite accointance avec le honteux professeur à son agression qui était intervenu quelques semaines plus tard. Ainsi sa réputation brillait de ce mensonge aux yeux de ses camarades car il avait trop craint que la vérité ne la souille. « Vous continuez à la fréquenter depuis son agression ? J’espérais vous voir son escorte pendant le bal de noël car il était plutôt triste de ne lui voir pour seul cavalier qu’une béquille de vieux grabataire … » demanda-t-il sans parvenir à dissimuler entièrement son sourire amusé car il avait bien ri de voir la traîtresse danser au bal de noël avec des béquilles. « Elle a un peu perdu de son charme depuis ! » confessa-t-il dans un froncement de nez de sale gosse en guettant la réaction de son oncle. La conversation fut habilement détournée de nouveau vers leur professeur d’astronomie et Evan rit joyeusement, sans pour autant perdre le fil de sa vile pensée, devant le tableau d’un oncle plus jeune et un peu moins sérieux que celui qu’il avait toujours dépeint. « Je ne sais pas … votre côté rêveur sans doute … » dit-il encore sans lâcher le morceau de chair pendue à sa mâchoire d’orque.

Mais sa mâchoire finit pourtant par se desserrer et le goût du cruel jeu le quitta tandis qu’il se souvenait que c’était son oncle et non un ennemi qui lui faisait face. Il passa une main embêté et un peu honteuse dans sa nuque et regarda brièvement par la fenêtre noircie par la suie de la cheminée qui n’était plus en service depuis les premiers rayons de soleil du printemps. Son oncle semblait lui porter une affection inconditionnelle quels que soient ses choix de carrière et d’idéologie. Le jeune Rosier se sentait à la fois touché par la douceur de ce sentiment et piqué de ne pouvoir si bien le rendre à son aîné. Il aurait aimé lui répondre qu’il l’aurait accueilli à la tribune de chacun de ses matchs qu’il soit accompagné de son ami sous-chef des aurors ou de sa dernière amourette impure et que son bonheur primait sur toute autre considération. Mais il ne pouvait décemment affirmer cela sens mentir et une partie de lui avait honte de cette absence de compassion qui le caractérisait. Alors pour toute réponse, il adressa à son oncle un fin sourire désolé plus proche de celui qu’il avait étant enfant que de l’adolescent qu’il était aujourd’hui devenu.

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MessageSujet: Re: Le progrès tue | SUJET CLOS Dim 18 Juin - 21:20

Evan Rosier & Basil Carrow... mots ▬ dialogue en italique
"Le progrès tue"

La psychologie de Basilius Carrow était particulièrement tordue.

Ce n’était pas le même style que tous ceux qui se targuaient d’être des aristocrates sang-pur. Non, c’était bien différent, plus sombre. Enfant, le désormais bureaucrate était doux, docile, plein de bonne volonté. Il était gentil, souriant. Il essayait de faire du mieux qu’il pouvait pour impressionner son papa. Il voulait qu’il soit fier de lui, fier de son dernier fils, plus que des deux autres. Il voulait des câlins, des mots doux, il voulait se sentir aimé. Mais Basil n’avait reçu en retour que des coups et des insultes. Son père avait tué dans l’œuf ce qui aurait pu faire du garçon un très grand homme. Il avait le potentiel pour l’être mais sa nature psychologique fragile, l’empêchait au fond de réellement avancer. Mais même en ayant pris conscience de cela, même avec tout ce qu’il ressentait pour Ollender Carrow, Basil savait au plus profond de lui qu’il était totalement incapable de faire ramper son père devant lui, à plat ventre. Il le savait. Comme lorsqu’il était enfant, il avait espoir que son père soit fier de lui. Qu’il s’excuse, se rende compte de ce qu’il avait créé. Il était l’artisan d’un monstre qu’il craignait. Il ne pourra jamais exhausser son plus gros fantasme. Il ne fera jamais ramper Ollender Carrow face contre terre. Jamais. Ce furent les paroles de son neveu qui le ramenèrent brusquement à la réalité. Comme ne pas être d’accord avec ces paroles crachées ? Bien sûr qu’il le mériterait. Evidemment. Marqué au fer rouge sur sa peau claire, le diplomate gardera toujours les stigmates de ses punitions violentes. Ollender était un pourri mais il n’avait pas complètement perverti son dernier fils. Parce que ce dernier avait une nature profondément gentille. Cette même nature l’empêchait de se rebeller pleinement. Pour l’instant, en tout cas. « Il mériterait tellement plus que ça » lâcha-t-il, la face fermée comme une frontière. Une ride sur le front, une ride d’inquiétude, une ride provoquée par des souvenirs trop violents. Ses amis avaient une idée assez précise de ce qu’il avait vécu, mais il était le seul à tout savoir. Il n’avait jamais fait de livre autobiographique pour dire avec tous ses sentiments d’adolescent et maintenant d’adulte, ce qu’il ressentait et avait ressenti vis-à-vis de sa torture morale et physique.

Cette ride ne disparut pas complètement sur le sujet suivant, hélas. La tête pleine d’idées progressistes, Basil se plaisait à exposer son point de vue, particulièrement choquant il le savait, pour les oreilles vierges d’Evan Rosier. Il répondit avec véhémence, mais il était las de se battre pour lui faire entendre une opinion qui de toute manière, n’était pas vraiment la sienne. Les sorciers, et plus particulièrement les sang-pur, avaient décidément un égo surdimensionné. S’en était dramatique. Pourtant, lui-même n’était pas un exemple parfait de modestie. « Tu fais de la discrimination et tu le sais très bien » objecta le bureaucrate, en omettant la première question rhétorique du garçon. Lui faire entendre que non, les centaures n’étaient pas complètement animaux mais pas non plus complètement humain, semblait impossible. Les sorciers, idiots, avaient eu peur de ces créatures. Ils en avaient eu peur et les avaient parqués ailleurs, les avaient sous-estimés, développant une farouche haine de la part de ces mi-hommes mi-chevaux. « Je n’ai jamais dit qu’il fallait les parquer à l’école, mais qu’il fallait revoir leurs droits. Nous exerçons sur eux une domination d’un autre âge » dit-il, las. Il commençait à fatiguer. L’épisode du Musée l’avait, mine de rien, beaucoup affaibli. Il avait parfois du mal à tenir longtemps une conversation constructive avec quelqu’un. C’était pour cela qu’il ne reprenait le travail que doucement. Légèrement plus avachi que lorsqu’il était arrivé, il but une gorgée de bière pour se donner du courage. En rentrant de toute manière, il allait devoir écrire des missives, des notes, étudier, encore et toujours… Ses vacances, Basil les attendait impatiemment.

Même s’il avait le moral à zéro, Hoover avait au moins le mérite, outre de le divertir, de lui faire vraiment penser à autre chose. De l’aider à se ressourcer. De l’aider à oublier que son salaud de père l’avait envoyé en pâture. Il avait du mal avec cette idée-là, le fait qu’il l’ai encore provoqué, encore trahi. Les médecins de St Mangouste lui avaient beaucoup trop posés de questions sur ses marques dans le dos. Mensonges, encore et toujours. Depuis le tragique évènement, Basil était lessivé mentalement et physiquement. Alors la réponse à la question de son neveu lui paraissait évidente. Il allait lui répondre tout à fait simplement, mais s’arrêta brusquement à la suite de la phrase du garçon. Les mains à plat sur la table en bois, le bureaucrate resta silencieux comme une tombe, encore plus lorsque le garçon lui dit qu’elle avait perdu de son charme. Etant un homme impulsif, il était souvent difficile pour lui de se contrôler. Mais face à Evan, il avait mine de rien l’habitude. Il le connaissait depuis qu’il était en couche-culotte, donc il pouvait bien encaisser cela. Pour passer son agacement, il passa une main molle dans ses cheveux noirs qu’il décoiffa légèrement, lui donnant un air de mauvais garçon : « Bien évidemment. Je trouve même que c’est normal que je la fréquente encore après ce qui lui est arrivé ». Il ne fit aucun commentaire sur le bal. Il avait bien envie de lâcher un mot bien senti au garçon, mais il n’en fit rien. Basil savait que son neveu n’était pas un crétin, et qu’il se doutait du genre de relation que tous deux entretenaient. Mais il n’allait pas confirmer ses doutes à voix haute, même s’il avait l’impression de le trahir.
Avec un sourire carnassier sur le visage, le Serpentard évoqua le côté rêveur de son oncle. Ce commentaire, contrairement à ce qui était peut-être attendu, fit sourire Basil qui répondit : « Ma prof n’était guère plus âgée que moi… A ma sortie de Poudlard, ce n’était plus un rêve ». Un simple sous-entendu, pour montrer à Evan que si le bureaucrate voulait quelque chose, il l’avait.  

Mais là où il espérait un sentiment plutôt doux de la part du garçon, il n’eut qu’un silence gêné, un sourire désolé et une main passée dans la nuque. Il n’était définitivement pas à l’aise avec les relations humaines, il pouvait comprendre. Il n’y avait en fait, qu’avec lui que Basil était si prévenant et paternel. Il ne parvenait pas à être désagréable avec lui, à lui en vouloir pour ses propos violents. C’était étonnant, lui qui pourtant, n’était pas habitué à ce genre de sentiments.


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MessageSujet: Re: Le progrès tue | SUJET CLOS Ven 23 Juin - 12:40

Rares étaient les membres de leur illustre famille à ne jamais s’être essayés à la magie noire et adonnés à de cruels sortilèges. Ceux qui auraient mérité de se voir infliger ce qu’ils avaient eux-mêmes déjà infligé étaient nombreux. Ollender, Morfin et Merrick chez les Carrow. Thanatos, Hypnos et Achilles chez les Rosier. Basil et Evan entretenaient à leur égard les mêmes sombres fantasmes mais là où l’oncle craignait qu’une vengeance sanguinaire ne les conduise à se transformer en ces mêmes monstres, le neveu se laissait excité par l’idée de perdre le dernier reste de son innocence. On l’avait trop souvent écarté de son nom et traité en même temps de meurtrier dans son enfance pour qu’il ne souhaite pas violemment s’emparer de son titre légitime. Il était le digne et unique héritier du nom de Rosier et il comptait bien le faire réaliser à tous ces pantins avant qu’ils ne crachent leur dernier souffle … Evan attendit de croiser le regard éperdu que son oncle n’avait que lorsqu’il parlait de son enfance et voulut lui insuffler de la force à travers le sien brûlant de folie. « Ils l’obtiendront » lui promit-il en transformant ce singulier en pluriel car si monstre il y avait, il n’était qu’une hydre dont les têtes étaient nombreuses à devoir tomber.

La haine que l’héritier Rosier éprouvait était si virulente qu’elle ne se cantonnait jamais au brasier familial et finissait toujours par s’étendre à la forêt de leur société et par toucher ses êtres les plus innocents. Il rejeta en bloc les idées les plus progressistes de son oncle en s’amusant à les déformer et à les rendre plus grotesques qu’elles ne l’étaient réellement pour avoir la volonté de s’en défendre ardemment. Sa réaction sembla peiner son oncle qui avait entendu lui mettre ainsi en tête quelque trace de bon sens. Evan sourit légèrement d’un air magnanime quand Basil rappela à son discernement le fond des propos qu’il venait de tenir. Il avait cette infime conscience de faire ainsi de la discrimination car purs et mêlés étaient suffisamment physiquement semblables pour que les crimes qui touchent ces derniers ne soient pas sans l’interroger. C’était les discours qu’il entendait depuis toujours lors des dîners de famille qui lui rappelaient qu’ils étaient différents. Un véritable ennemi, comme ils disaient, n’aurait-il pas eu un jour moins séduisant ? Il fallait combattre cette idée qu’ils appartenaient à une même race et il fallait conserver farouchement en tête la seule véritable distinction qui importait et qui était celle de la pureté de leur sang. Et lorsque le postulat de leur différence naturelle était admise, alors la discrimination n’était plus … Mais Evan commençait lui-même à fatiguer et n’avait pas envie, après s’être lancé dans un féroce débat sur la place des sang de bourbe et impurs dans leur société, de se jeter dans un nouveau concernant cette fois la place des centaures. C’est que ces créatures vivaient loin d’eux dans la forêt et qu’il ne connaissait de toute manière par leur mystique motivation. « Qu’ils finissent en animaux de trait ou bien en steak - commença-t-il en épuisant la dernière once de provocation qui lui restait - je me moque du sort des centaures comme de la révolution gobeline de 1612 ». Il était persuadé que son oncle, s’il croyait en l’intelligence de ces créatures, n’en faisait lui-même pas si grand cas.

Car la lubie de Basil Carrow n’avait jamais été les centaures mais bien les sangs impurs depuis aussi longtemps qu’il pouvait s’en souvenir. Il avait beau dissimuler ses idées au sein de leur famille sous de nombreux prétextes comme le désir d’enrichir le débat (car un bon débat est toujours étrangement apprécié lors des rassemblements familiaux) ou bien le désir de se prémunir d’eux (connaître ses ennemis pour mieux s’en défendre) mais ses membres et notamment Evan n’étaient pas dupes à son sujet. Voilà pourquoi l’héritier Rosier était aussi curieux de connaître la nature de la relation que son oncle entretenait avec le professeur d’une matière qui était encore plus vaseuse à son sens que la divination. Evan avait tenté de le provoquer en ce sens en raillant l’état convalescent de l’intéressée mais son oncle resta parfaitement affable. Il plissa ses yeux de faucon pour tenter de déceler la moindre trace de faiblesse dans son regard mais n’en trouva aucune. Il fallait soit penser que son oncle n’avait rien à se reprocher avec cette impure soit qu'il était trop aveuglé par son fanatisme pour éprouver le fallacieux sentiment de ne rien avoir à se reprocher. Evan ouvrit la bouche et voulut pousser le jeu plus loin en soufflant entre ses lèvres une brûlante et jouissive vérité - je connais son agresseur - mais se retint pour conserver cette pensée inavouée et la sceller d’un simple sourire. Soit Basil fréquentait le Professeur Hoover de manière innocente en quel cas cette conversation ne relevait aucun intérêt à être poursuivi. Soit Basil conservait à l’égard de son neveu un secret, alors pourquoi lui-même n’aurait-il pu en avoir pour son oncle ? Dans tous les cas l’intelligence de Rosier le conduisit à ne pas pousser plus loin la provocation et il conserva le même silence que son aîné. Evan aimait trop son oncle pour soutenir l’idée que celui-ci ne lui dise pas tout et balaya finalement ses doutes d’un rire sincère quand la conversation revint sur la plus intéressante enseignante d’astronomie … Il haussa des sourcils impressionnés et acquiesça du chef car il trouvait que c’était un sacrément beau challenge que de coucher avec l’une de ses anciennes professeures. La porte battante du bar que deux élèves de son école venaient de franchir pour sortir lui rappela finalement le temps qui s’écoulait et il jeta un coup d’œil à l’horloge figurant derrière le comptoir. « Je crois que je ferais mieux de partir avant de succomber définitivement à votre triste influence … » dit-il avec un fin sourire en laissant volontairement planer quelques secondes un double sens qu’il maniait aussi bien que son aîné. « J’étais enfin motivé à réviser mes ASPIC et vous m’apprenez que mes professeures les plus jolies sont de nature à se laisser séduire … » précisa-t-il finalement dans un léger rire en se dégageant de sa place avant de lever les paumes de ses mains vers le plafond avec fatalisme. « Mes dernières chances de succès s’évanouissent avec cette conclusion ! » s’amusa-t-il heureux du prétexte que son oncle lui fournissait pour qu’il sorte définitivement le nez qu’il rebutait déjà à plonger dans ses ouvrages scolaires.


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MessageSujet: Re: Le progrès tue | SUJET CLOS Sam 24 Juin - 10:19

Evan Rosier & Basil Carrow1114 mots ▬ dialogue en italique
"Le progrès tue"

Ce qui était le plus étonnant, chez les Sang-Pur, c’est que l’on veillait toujours à tuer la mauvaise herbe à la racine. Pendant son enfance, lorsqu’elle grandissait et qu’elle était le plus malléable. Cette éducation était le triste terreau qui faisait se répandre les ronces piquantes à travers toute la société magique. Basil Carrow avait été éraflé par ces ronces, prit entre elle, et même s’il s’était bien dégagé d’elles, elles continuaient de lui agripper vicieusement les pieds. Tout ça, grâce à l’éducation qu’il avait reçue et dont il ne parvenait que difficilement à se défaire. Les cicatrices de ces épines continuaient de le faire souffrir et pourtant, il faisait tout pour ne pas perdre son intégrité. Hors de question de devenir lui-même une ronce mauvaise qui allait attraper un autre membre de la famille. En ce sens, sa ligne directrice avec Evan avait toujours été très claire : il n’était pas son père, et il ne pouvait donc pas le juger sur ses points de vues politiques. Là où il risquait d’être plus sévère, c’est s’il apprenait ses agissements à l’intérieur du château. Mais en tant que bon négociateur, Basil savait que poser la question frontalement serait le meilleur moyen de le braquer et de le faire mentir. S’il voulait savoir qui était réellement le garçon, il fallait attendre de trouver une source extérieure. Mais en attendant, il était au moins satisfait de voir qu’il ressentait la même envie de brûler toutes les mauvaises herbes de leurs familles. Sans qu’il ne le montre, le soutient de son neveu l’aidait beaucoup. Comme avec sa mère avant lui, il se sentait moins seul. Davantage comprit. La promesse qu’il lui fit provoqua un léger sourire sur le visage de trente-cinq années. Si ce n’était pas lui qui détruisait ces plantes envahisseuses, ce serait Evan, et inversement. Savoir qu’il restait une autre chance s’il lui arrivait malheur le mettait dans une étonnante situation de bien-être.

Mais si les ronces n’avaient fait qu’attraper Basilius Carrow par les chevilles, Evan semblait être davantage prit aux hanches et la réflexion qu’il fit sur les centaures amusa le bureaucrate, qui devait bien reconnaître que son neveu avait un humour noir qui lui plaisait drôlement. Lui-même parfois s’adonnait à quelques blagues douteuses, mais heureusement ses amis avaient tendance à être bon public, ou à ne pas s’offusquer de certaines plaisanteries. Evan cita la guerre gobeline et Carrow fut impressionné qu’il se soit souvenu de la date, considérant que l’Histoire de la magie était souvent une matière détestée des élèves. « Au moins, tu connais la date » commenta-t-il, une ride malicieuse apparaissant aux coins de ses yeux sombres. Lui-même avait mis quelques années à vraiment s’intéresser à l’Histoire, mais après coup, il trouvait que c’était quelque chose de particulièrement intéressant pour comprendre leur société moderne et il avait fini par s’y mettre. Malheureusement, les livres d’Histoire de la bibliothèque Carrow étaient loin d’être l’équivalent de ceux de la bibliothèque de l’école, puisqu’ils traitaient principalement de la domination sang-pure sur les autres « races » inférieures à eux. Désespéré par ces ouvrages débiles, le diplomate évitait le plus possible de se rendre dans cette pièce de la maison qui aurait pu constituer son refuge contre son paternel violent. Mais il ne désirait pas retrouver de la violence dans des ouvrages, mais bien la réalité, les faits, tels qu’ils s'étaient déroulés.

Ce manque d’intérêt pour les ouvrages familiaux et ceux de la ségrégation avait souvent interpelé sa famille, son père principalement qui lui en avait fait bavé pour qu’il lui dise la vérité. Mais Ollender Carrow avait bien dû se rendre à l’évidence que son fils, s’il mentait, était animé d’une franche volonté de préservation, ce dont il doutait furieusement. La même version sortait toujours de la bouche de l’adolescent, qui se défendait à chaque fois avec véhémence de sa proximité avec des sang-de-bourbe et de l’intérêt qu’il portait aux moldus. Il préférait se concentrer sur les ouvrages de l’école pour ne pas humilier un peu plus leur famille, disait-il, retournant volontairement le couteau dans la plaie de son admission traîtresse dans la maison de Godric Gryffondor. Subir sans jamais rien lâcher pendant toutes ces années lui avait sauvé son siège à la table des Carrow et lui permettait d’attendre le bon moment pour faire exploser la bombe qui, il l’espérait, allait rendre son père chauve, à défaut de lui donner une crise cardiaque. Considérant tout ce travail qu’il menait depuis des dizaines d’années, il ne pouvait pas dire à son neveu qu’il fricotait avec la prof d’étude des moldus. D’autant plus qu’Evan avait pris soin d’enfoncer la pauvre femme dans toutes ses phrases. Basil n’avait pas honte de Hoover. Mais ce n’était pas le moment de tout faire sortir. C’était trop tôt et il ne savait pas combien de temps il allait rester avec elle. Était-ce une amourette de quelques mois à peine ? C’était fort probable considérant le caractère coureur du bureaucrate qui commençait déjà à sentir les durs effets de l’abstinence. Il préférait donc parler de ses exploits avec sa prof de l’époque, Mafalda de son prénom, une femme toute à fait charmante qu’il avait encore revu avant qu’il se mette avec une autre prof. Le secret du bon amant était d’entretenir convenablement ses maîtresses, après tout, même dans le temps. Carrow devait avoir un truc avec les professeurs. Il les appréciait beaucoup parce qu’il s’agissait de gens vivant à Poudlard, possédant une culture assez phénoménale et intéressante, et qui n’étaient pas stressés comme les gens guindés du Ministère. Il n’y avait aucune ambition trop haute pour Basil et il comptait bien faire comprendre cela à son neveu. Les obstacles après-tout étaient fait pour être franchis. Deux élèves entrèrent dans le pub ce qui sonna l’heure de départ du garçon, qui évoqua à juste titre sans doute la triste influence de son oncle. Amusé qu’il utilise aussi bien que lui au moins le double sens, Basil ne répondit rien, en attendant qu’il finisse : « Il n’y a pas d’obstacle qui soit assez haut pour nous empêcher de le franchir » dit-il en faisant références aux professeures en particulier, « si on veut quelque chose, on met tout en œuvre pour l’avoir ». Sur ces paroles sages, il passait à nouveau une main brusquement lasse dans ses cheveux, en lâchant deux gallions sur la table pour satisfaire le restaurateur, et sorti dehors avec son neveu : « Tu me rappelles que j’ai encore des choses à faire. Je te souhaite une bonne semaine et si tu veux remettre ça, envoie-moi un hibou ». Sur ces belles paroles et sur un dernier sourire un peu complice, Basil transplana. Sa journée n’était pas terminée.




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