Poudlard est officiellement de retour ! Bonne rentrée à tous !
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Jeux d'enfants | SUJET CLOS

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MANGEMORT
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MessageSujet: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Sam 22 Avr - 13:01

Azelma et Evan avaient toujours été amis - de ceux qui communiquent plus par piques que par douceurs - jusqu’à ce jour. Il lui semblait pourtant avoir bien fait les choses en rompant leur fiançailles car il avait demandé à son père d’adresser un courrier à celui de son amie. Un sourire malveillant avait éclairé son visage tandis qu’il observait la digne plume de son père glisser sur le parchemin. Laomédon Rosier qui redoutait les nombreux caprices de son fils avait un instant lever sa plume pour réfléchir. « Pourquoi déjà ? » lui avait-il demandé sans un regard. Il ne pouvait certes pas répondre à son père que c’était par envie de brutaliser à la fois son cousin Tsadkiel et son amie Azelma car il aurait condamné son jeu puérile. « Caractérielle » avait-il simplement expliqué. Son grand-père Thanatos qui contemplait le parc depuis la haute fenêtre s’était retourné pour toiser son petit-fils de son regard sévère. Il ne le croyait pas. Mais quel choix avait-il ? Evan avait maintenu son regard. Il était l’héritier du nom des Rosier et grand mal prendrait à celui qui s’y opposerait. Son grand-père avait finalement quitté le bureau en l’insultant. « Un trait que vous partagez ». La porte avait claqué. Le sceau dont l’emblème était une rose lui avait répondu en scellant le courrier et leur destin. Il gagnait. Ils perdaient. Tous.

La colère d’Azelma avait été mémorable lorsqu’ils s’étaient retrouvés à la rentrée, jamais il n’avait vu la jeune fille rougir d’autant d’émotions, et il fallait bien avouer que cette couleur la rendait tout à fait délicieuse. Evan ne pouvait s’empêcher de parer sa douce fougue avec sa cruelle hilarité. Était-elle donc trop sotte pour se rendre compte que la rupture de leur ancestrale union était le plus beau cadeau qu’il pouvait lui offrir ? Sans doute l’avait il surestimé ces dernières années. Elle était certes intelligente, mais pas plus qu’une femme ne pouvait décemment l’être.

L’héritière Travers avait trouvé bon de l’ignorer depuis et l’héritier Wilkes avait trouvé convenant de se rapprocher d’elle. Rosier n’appréciait guère cette nouvelle alliance qui se profilait mais ne se serait jamais exposé sous le faible jour d’un jaloux. Il ne disait mot et ne se trahissait d’aucun regard. Les seuls qui lui échappaient parfois étaient ceux concupiscents qu’il adressait à celle qui avait bien failli être sa délicate rose mais qu’il avait préféré laissé grandir dans son sauvage jardin. Il la trouvait plus belle ainsi entourée de ses épines sur lesquelles il brûlait de se piquer. Il veillait tard ce soir dans la salle commune tandis qu’il lisait un bouquin recensant les plus étonnantes stratégies de quidditch. Sa famille qui avait toujours souhaité l’écarter de son rang d’héritier ne lui avait pas donné le goût de la lecture et il n’y avait bien que des récits de matchs qu’il pouvait lire sans être pris de sommeil. La salle commune des serpents était silencieuse et calme ce soir et Evan levait de temps en temps un œil de son ouvrage pour observer les élèves les plus studieux de leur maison quitter la salle les uns après les autres. Si bien qu’il ne resta bientôt plus que Azelma, attablée un peu plus loin, et lui. Seul le craquement d’une bûche qui finissait de se consumer dans l’âtre de la cheminée contrariait le silence. Il referma finalement son livre et l’observa longuement de son œil de faucon en jouant à faire passer la baguette entre ses doigts. Sans se lever du confortable fauteuil dans lequel il s’était lové, il s’amusa finalement à la déranger en jouant un sortilège de lévitation informulé du bout de sa baguette pour soulever la mèche de ses cheveux châtains qui recouvrait son doux visage de porcelaine. Ne voulait-elle pas jouer aussi un peu avec lui ? Il s’ennuyait de sa compagnie.

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Dernière édition par Evan Rosier le Mar 21 Nov - 19:58, édité 2 fois
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PRÉFET SERPENTARD
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Dim 23 Avr - 21:31

Plongée dans son devoir de Potions, Azelma n'avait pas vu la salle commune des Serpentard se vider de ses occupants. Les moments de concentration de la benjamine Travers étaient rares, mais ils étaient en général suffisamment intenses pour que la jeune fille fasse complètement abstraction du monde qui l'entoure. Depuis quelques semaines, elle s'était réfugiée dans le travail. Ce qui était particulièrement étrange, car elle n'était pas vraiment connue pour être un rat de bibliothèque : sorcière raisonnablement douée, Azelma n'avait pas de temps à perdre à faire ses devoirs, et parvenait facilement à convaincre d'autres de s'en charger pour elle. Son elfe de devoirs préféré était Saul Funestar, un Serdaigle étrange, qu'elle adorait exploiter car il était exagérément gentil, et que cela rendait la traîtresse Ollivanders complètement dingue. Cette dernière était peut-être parvenue à faire rentrer dans la tête de Saul qu'Azelma ne l'aimait pas et qu'il devait cesser de l'aider, car la Serpentard voyait beaucoup moins le Serdaigle depuis quelques semaines. Il devait l'éviter. Qu'importe, depuis le début de l'année 1975, Azelma avait pris de nouvelles résolutions, au termes de pénibles heures d'introspection. Qui était-elle ? Que désirait-elle faire ? Qu'allait-elle devenir ? Telles étaient les questions qui l'avaient maintenue éveillée maintes nuits depuis que son futur tout tracé avait volé en éclats. Evan Rosier avait rompu leurs fiançailles, et avec elles, Azelma avait perdu ses certitudes, ses moindres repères, sans même parler de sa confiance. Fini, le radieux futur de Mme Rosier, mère de l'héritier Rosier. Elle avait été élevée dans ce seul but : être digne de lui, digne de prendre son nom. Et à présent, il avait rompu les fiançailles, sans qu'elle n'ait la moindre idée des raisons ayant motivé cette décision. Ou plutôt si, elle avait une idée, du moins elle connaissait assez bien Rosier pour savoir qu'il était capable de tous les retournements de situation, et que personne ne parviendrait jamais à lui faire faire ce qu'il ne voulait pas faire. Rosier décidait de tout, tout le temps. Rosier avait décidé de prendre à Azelma son futur : la formidable fureur qui avait été celle de la jeune fille avait depuis quelques semaines laissé la place à une rage froide, associée à une grande détermination. Son futur, personne d'autre qu'elle n'allait plus l'écrire. Toute sa vie, elle avait obéi sans poser de question. Subi les décisions des autres, même les plus arbitraires. Elle-même s'était reposée sur les convictions qui lui avaient été inculquées, sans jamais les remettre en question. Elle n'était que l'ombre d'elle-même, un pantin entre les mains de tous, une pâle copie de celle qu'elle était destinée à devenir. Qui était-elle ? Azelma n'en avait aucune idée, mais elle était bien décidée à le découvrir, et à construire une image d'elle qui la rende fière. Et parce que sa mère lui avait toujours répété que pour une sorcière de son rang, la scolarité n'avait que peu d'importance, Azelma s'était plongée dans le travail. Ce qui dans le même temps l'avait maintenue à distance d'Evan, dont elle évitait la présence dans la mesure de ses moyens. Etant plus âgé qu'elle, ça n'était pas si compliqué, et vu qu'elle passait le plus clair de son temps avec Thomas et Mulciber, ils ne s'étaient pas retrouvé seuls tous les deux depuis la rupture des fiançailles. Cette trêve cependant allait prendre fin ce soir : quelques secondes passèrent avant que la jeune fille ne comprenne qu'elle n'imaginait pas cette étrange sensation. Elle porta distraitement la main à sa tête, à la recherche de la bestiole qui lui grattait le crâne, et ses doigts rencontrèrent une mèche de cheveux qui n'aurait pas dû être là. Surprise, Azelma redressa la tête et croisa le regard de Rosier, qui la fixait, la baguette dirigée vers elle.
— Trouve-toi quelqu'un d'autre à emmerder, lui conseilla-t-elle froidement en posant sa plume pour rassembler ses affaires. Elle venait de réaliser qu'ils étaient seuls dans la salle commune, et elle ne désirait pas que cela se produise, ni maintenant, ni plus jamais. Azelma comptait bien faire honneur à sa maison, et faire preuve de son courage légendaire en fuyant vers son dortoir sans se retourner. Elle savait fort bien qu'en cas de confrontation, elle finirait par perdre. Personne ne gagnait jamais contre Rosier.


Dernière édition par Azelma R. Travers le Ven 7 Juil - 16:07, édité 1 fois
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MANGEMORT
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Mar 25 Avr - 13:46

Cela faisait un long moment maintenant que Azelma colorait le parchemin de son écriture, écrivait-elle désespérée à son père une liste de tous les héritiers qui pourraient le remplacer ? Elle perdait son temps ! Evan ne s’imaginait absolument pas qu’elle puisse être en train de faire un devoir car ce n’était pas une habitude qu’il connaissait à la quatrième année. Il lui adressa un sourire charmant et se retint de rire quand elle se redressa avec surprise après avoir remis sa mèche en place. Il la taquinait ainsi depuis qu’ils étaient enfants et s’amusait encore aujourd’hui du moindre rien avec elle. Et il ne put finalement réprimer un petit rire quand elle l’invita, de sa manière bien à elle de se montrer délicate, à la laisser en paix. Si une infime partie de son âme aurait aimé accéder à sa sage demande, reculer était malheureusement - pour elle comme pour lui - tout à fait impossible. Il laissa danser sa baguette d’une porte à l’autre pour les sceller de manière informulée car son amie semblait prompte à vouloir lui fausser compagnie. « Personne ne tolère ma présence aussi bien que toi … » mentit-il d’un air désolé et fataliste. Des camarades dont il s’amusait à empoisonner l’air, il y en avait à vrai dire des tas, y compris au sein de leur maison. S’il voulait autrement se divertir, il lui suffisait de rejoindre l’impur préfet qui partageait son dortoir et d’écouter des chants écossais sur un vinyle pour le réveiller et lui rappeler en même temps sa honteuse appartenance à un peuple colonisé. Mais il gardait ce plaisir pour un peu plus tard. Car la triste vérité c’était que même torturer Moran Powell était un peu moins drôle sans sa partenaire des mauvais coups et mauvais jours pour s’associer à lui.

Il se sentait l’âme d’un chef d’orchestre ce soir et dirigea ensuite sa baguette sur son parchemin avant qu’elle ne le range - il était très curieux d’en lire le contenu - et il le fit danser dans les airs autour d’elle. « Quel crime de lèse-majesté ai-je encore commis pour que tu me bannisses de tes amis ? » se défendit-il en feignant la grandiloquence comme s’il n’était que son humble troubadour. « Ne me dis pas que c’est encore à cause de cette mauvaise blague ? » s’amusa-t-il plus sincèrement car il se doutait bien que sa froideur n’avait d’autre cause que la rupture brutale de leur future union. Il se demandait bien comment le père Travers avait accueilli la nouvelle. Il aurait trouvé ça très amusant qu’il accuse sa petite fille d’avoir un sale caractère tout comme il en était accusé dans sa famille. Il lui semblait que leurs parents n’étaient pas fâchés et maintenaient une illusion d’amitié hypocrite comme il était de coutume entre beaucoup de grandes familles. Azelma n’était-elle donc plus capable de jouer à ce jeu ? L’avait-il blessée à ce point ? Il aurait beaucoup aimé qu’elle s’épanche sur son épaule, il aurait même pu résister à l’envie de verser du sel sur ses blessures, la noirceur de son âme autant que son égo se seraient plu à les contempler religieusement. Il n’avait pas lâché sa baguette et cessa de narguer Azelma en agitant son devoir autour de sa tête. Il le fit léviter jusqu’à lui suffisamment haut pour que Travers ne puisse toujours pas le lui reprendre. Il tentait de l’attirer comme on attire un chat avec un bout de ficelle. Il se vantait de bien la connaître et il l’avait toujours trouvé plus prédatrice que souris et espérait ainsi qu'elle tomberait dans sa ruse.

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Ven 7 Juil - 17:03

Une lueur de rage scintilla dans le regard de la benjamine Travers lorsqu'elle discerna le bruit caractéristique d'une porte qui se verrouille. Une fois. Deux fois. La salle commune des Verts ne comptait que deux portes, l'une menant vers les dortoirs, l'autre vers la sortie : ils étaient à présent enfermés. La jeune fille sentit son rythme cardiaque accélérer légèrement, tandis qu'elle réfléchissait déjà à une échappatoire en continuant de rassembler ses affaires pour garder une contenance — et gagner un peu de temps. Elle entendit la voix plaintive de Rosier, prétendant qu'elle était celle qui tolérait le mieux sa présence, et ignora la lame glacée qui lui traversait le coeur. Elle aurait tant aimé entendre cette phrase sur un autre ton. Elle aurait tant aimé que cela soit vrai ! Et Rosier le savait bien, il le savait même pertinemment. Azelma se désintéressa finalement de ses affaires et soutint sans sourciller le regard de Rosier
— Alors tu es maintenant condamné à rester seul, je le crains, lui rétorqua-t-elle avec une placidité qu'elle était loin de ressentir, car je passerais plus volontiers du temps avec l'ignoble Poppy plutôt qu'avec toi.
Sur cette légère provocation, Azelma reprit le rangement de ses affaires, mue par l'espoir que la conversation était close. Mais au moment où elle allait se saisir de son devoir pour le glisser dans son sac, le parchemin s'éleva dans les airs et ses doigts se refermèrent dans le vide. Le masque de tranquillité de la Serpentard se fissura : elle inspira profondément en fermant les yeux, et se redressa.
— Arrête ça ! lui ordonna-t-elle froidement en essayant une première fois de saisir au vol son devoir, qui voletait autour d'elle. D'un léger coup de poignet, Rosier l'envoya un peu plus haut dans les airs, et Azelma resta bredouille. Tout en la narguant avec ce maudit parchemin, Rosier lui demanda les raisons de son ire, s'il lui en voulait toujours de cette « mauvais blague ». La Serpentard se figea sur place, abasourdie.
— Une blague ? répéta-t-elle comme si elle n'en croyait pas ses oreilles. Elle soutint sans sourciller le regard du Serpentard, comme pour sonder l'âme de son interlocuteur. Une blague, ça n'était donc que cela pour lui ? Azelma sentit le dégoût l'envahir tandis qu'elle réalisait qu'effectivement, tout ceci n'était qu'une énième farce, une énième torture de la part de son ancien fiancé. Il trouvait cela drôle. Elle avait envie de vomir.
— Tu trouves ça drôle hein, cracha-t-elle avec mépris, t'es vraiment un pourri Rosier. Son cœur battait la chamade, mais ses yeux étaient noirs comme le charbon : Azelma était tout à la fois furieuse et terrorisée. Jamais elle n'avait véritablement parlé ainsi à celui qu'elle considérait comme son âme sœur, jamais elle n'avait parlé ainsi à une personne qu'elle respectait. Elle redoutait sa réaction autant qu'elle l'espérait : il ne pouvait pas vraiment lui faire de mal, ici, avec tous leurs camarades autour, pas vrai ? Si elle hurlait, quelqu'un finirait forcément par venir. Sans doute Wilkes, qui était prêt à faire des pieds et des mains pour lui plaire. Elle était en sécurité. Azelma reprit un peu le contrôle de ses émotions, et fit un pas en direction de Rosier, la main tendue : Rends-moi mon devoir maintenant.


Dernière édition par Azelma R. Travers le Mar 11 Juil - 9:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Sam 8 Juil - 1:20

La solitude était une peine bien réelle que l’héritier avait appris à adopter durant son enfance mais pas au point de s’en amouracher. Evan avait grandi fils unique élevé par une silencieuse silhouette - car son père incarnait mieux que quiconque l’absence - dans un manoir dont la grandeur ne lui rappelait que trop sa petitesse. Et si à Poudlard il n’évoluait que rarement seul, ce sentiment d’isolation ne le quittait jamais. Sauf quand il était avec Azelma. Sa présence non consentante à ses côtés ce soir l’exaltait et elle aurait pu le supplier qu’il ne lui aurait pas permis de s’éloigner. La quatrième année le connaissait assez pour que le moindre de ses mots ait un impact qui éloigne de lui la morne torpeur. Il s’amusa d’un rictus faussement dissimulé de l’épine visant sa traître cousine dont il n’aimait pas qu’on lui rappelle l’existence. « Tu te respectes trop pour ça ». Il l’espérait du moins car lui ne l’aurait pour sûr plus du tout estimée si elle s’était mise à frayer avec sa cadette et sa racaille d’amis bourbes et impurs.

Le plaisir d’une conversation avec sa camarade plaisait à l’adolescent car elle le lui avait trop longtemps ôté. Mais la benjamine Travers restait distante autant dans les mots qu’elle choisissait que dans le ton qu’elle maniait si habilement. Il trouva un subterfuge pour garantir sinon sa présence mentale sa présence physique. Et plus Azelma se révoltait contre lui d’une voix aigüe, plus il riait d’un rire grave. Mais voilà que dans la plaisante mascarade qu’il mettait en scène pour ses jolis yeux charbonneux, il finit par glisser la provocation de trop. Il n’aurait pu sans mentir lui répondre que cette situation ne revêtait aucun caractère comique. Il avait un côté sadique - qui lui plaisait d’ailleurs quand elle n’en était pas le sujet se remémorait-il avec nostalgie - qui le poussait à s’amuser de la peine qu’il pouvait créer autour de lui. Son vice naturel le conduisait même à trouver son jeu bien plus amusant quand l’indocile jeune fille en était la victime. Mais tout cela il se garda bien de le lui avouer car il n’avait malgré tout pas la volonté de s’attirer toutes ses foudres en une seule soirée. Il se perdit à la place dans le survol du parchemin de potions qu’elle était en train d’écrire et pointa immédiatement sa baguette sur son écriture appliquée pour articuler « revelio » et écarter l’acte de magie auquel elle avait dû procéder … mais aucun secret ne se révéla. Il leva vers elle un regard diablement surpris pour l’interroger du tac au tac. « Tes elfes de devoirs font grève ? ». Merlin en soit témoin, on avait jamais vu sa camarade perdre son précieux temps d’héritière sur un devoir obligatoire. Son manque de sensibilité naturel l’empêcha de se pencher sur la psychologie changeante d’Azelma et il profita de la main qu’elle tendit vers lui pour la saisir par le poignet et la faire tomber sur ses genoux. Ils avaient toujours été plutôt sages du temps où ils étaient fiancés et elle l’attirait cruellement maintenant que sa personne était détachée de toute obligation ennuyeuse. Il enfonça son regard le plus doux dans l’espoir d’adoucir le sien qui était certes plus contrariée et ses lèvres s’étirèrent finalement en un sourire moqueur. « C’est le livèche et non le lierre qui entre dans la composition du philtre de confusion, même un troisième année sait ça … » la rabaissa-t-il plutôt que de se la jouer bon prince pour lui offrir son aide.

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Mar 11 Juil - 10:53

Azelma haussa les épaules de manière désinvolte lorsque Rosier affirma qu'elle se respectait trop pour oser se montrer avec Proserpine. C'est parfaitement vrai — la jeune fille n'imaginait même pas la Beuglante que son père lui adresserait si elle osait se salir à ce point —, mais elle préférait laisser planer le doute. Même si le fait que Rosier hésite ne serait-ce qu'un court instant la vexait assez profondément : depuis quand la pensait-il capable d'une telle infamie ? Jamais sa conduite n'avait laissé planer le moindre doute à ce sujet : Azelma détestait tout ce que Poudlard comptait de sang impur, c'est-à-dire beaucoup de monde, sans compter les traîtres à leur sang. Comment Rosier pouvait-il, ne serait-ce qu'un instant, la croire quand elle prétendait préférer passer du temps avec sa traîtresse de cousine ? Azelma préférait cent fois la solitude.
— Plutôt mourir, reconnut-elle finalement, pour éloigner de son amour le moindre doute à ce sujet. Furieuse contre lui ou non, elle était bien incapable de se résoudre à s'abaisser à ce point : qu'il ne veuille plus d'elle, c'était une chose. Mais elle n'allait pas prendre le risque de s'attirer le courroux de son père et de Niclas, et de tout le reste de son monde pour récupérer son fiancé, d'autant que cela n'avait qu'une chance minime de fonctionner.
Le regard ébahi que Rosier leva vers elle en réalisant que ce devoir était de sa main lui valut un sourire goguenard, et Azelma se détendit légèrement. S'ils en venaient à parler des cours, cela devait bien signifier que le pire était passé : Rosier était manifestement complètement distrait par cette nouvelle somme toute extraordinaire, Azelma Travers travaillait !
— Ollivander est parvenue à faire comprendre à mon elfe Funestar que je ne l'aimais pas, maugréa-t-elle en levant les yeux au ciel, ce qui n'était pas complètement vrai. Certes, cela faisait des semaines que la traîtresse à son sang cherchait à convaincre Saul qu'il devait arrêter de faire ses devoirs pour Azelma, mais elle n'y parvenait pas vraiment puisque la benjamine Travers multipliait les attentions envers le Serdaigle pour que ce dernier ne lui échappe pas. Ça n'était pas tant que Funestar ne voulait plus faire ses devoirs : c'était plutôt Azelma qui désirait les faire elle-même. Car trouver un autre elfe de devoirs, c'était simple, surtout quand on s'appelait Travers. La jeune fille connaissait une demi-douzaine d'élèves susceptibles , pour des raisons différentes, d'accepter de réaliser pour elle ce genre de services, à commencer par cette verrue de Rogue. Mais tandis qu'elle se perdait dans l'identification de ces elfes potentiels, Rosier l'attira vers lui : avant même d'avoir pu amorcer un mouvement de recul, la Serpentard se retrouva collée contre Rosier, plus proche de lui qu'elle ne l'avait jamais été, et le souffle lui manqua quand elle croisa le regard qu'il posait sur elle... Sa mauvaise humeur rejaillit pourtant une seconde plus tard, lorsque le jeune homme retrouva son masque moqueur et souligna une erreur importante dans son devoir. Le regard d'Azelma se fit dur, et elle se maudit d'avoir cru pendant une seconde qu'il allait l'embrasser. Elle ne se dégagea cependant pas de l'étreinte du jeune homme — pourtant très inconvenante ! —, et chercha plutôt à se recomposer une contenance, comme s'il était tout à fait normal pour elle de se retrouver sur les genoux d'un garçon.
— Merci à toi Ô Maître des potions, mais je ne t'ai rien demandé, lui rétorqua-t-elle en s'emparant vivement de son devoir, profitant d'une seconde d'inattention du jeune homme. Elle chercha ensuite vaguement à se relever, tout en priant intérieurement Merlin pour que Rosier la retienne... et se maudissant pour cette faiblesse !
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Ven 14 Juil - 13:04

Que Azelma souhaite le punir de son comportement en flirtant avec son elfe de faire-valoir de Wilkes, l’héritier Rosier pouvait l’entendre en se retenant de lever son regard le plus blasé vers le plafond. Mais qu’elle fréquente sa traîtresse de cousine ? C’était irréel. Evan sourit davantage amusé que soulagé quand la jeune fille écarta cette possibilité d’un rapide revers. Dès que Proserpine aurait ouvert la bouche pour lui parler de ses chanteurs moldus préférés, Azelma lui aurait incendié la chevelure. Mais la petite dernière de la fratrie Travers qui avait plus d’un atout dans sa délicate main trouva aussitôt un nouveau moyen de le surprendre en lui révélant un côté studieux de sa personnalité qui mettait sa crédulité à lui à rude épreuve. Il retourna encore deux fois dans sa main le parchemin qui n’avait voulu dévoiler son secret au bout de sa baguette. L’explication intervint heureusement avant qu’il ne devienne fou. L’excentrique Ollivander était donc en cause. Lui-même faisait parfois appel à des sous-fifres pour exécuter ses devoirs dans les matières qui l’intéressaient le moins et il trouvait la manœuvre de la jeune fille à la chevelure déroutante très basse. Il ne résista pas et attira une Azelma fâchée contre lui là où il souhaitait qu’elle se trouve. Sa timide proximité et son discret parfum lui avait manqué et il avait l’impression de quitter un monde spectral à ses côtés. Il trouvait affreusement dommage qu’ils aient été fiancés l’un à l’autre aussi jeunes car il était persuadé qu’ils auraient accompli de grandes choses ensemble loin de leur carcan familial. L’ombre d’un sourire un peu triste le traversa tandis qu’il la fixait de ses yeux clairs sans aucun détour. « On peut s’arranger pour faire comprendre à Ollivander que personne ne l’aime … » l’invita-t-il à jouer en retrouvant un sourire carnassier qu’elle lui connaissait mieux. Il ignorait en réalité si la traîtresse comptait des amis et qui se trouvait parmi eux mais cela ne lui importait guère. Si elle était entourée à l’heure actuelle, la pédance de Rosier le persuadait qu’aux côtés de Travers, il aurait pu aller jusqu’à lui ôter la fidélité d’un elfe de maison. Leurs jeux d’enfants lui manquaient. « Qui supporte sincèrement la triste discussion des orphelins de toute façon ? On rendrait service à son entourage ... » poursuivit-il par une assertion d’enfoiré dont il pensait chaque mot. Il savait d’expérience que son ami et rivale Fabian Prewett était devenu triste à mourir depuis que ses parents s’étaient fait massacrés. Les orphelins étaient généralement poussés vers un apitoiement qu’il n’avait pas la sensibilité de tolérer.

L’adolescent était bien plus enjoué par la perspective de l’aider à tuer socialement l’une de leurs camarades plutôt que dans son devoir de potions. Elle lui reprit le devoir et devinant qu’elle lui échappait à nouveau, il la retint brusquement par le bras qui tenait son parchemin. Il se pencha vers elle et glissa dans son cou sa barbe naissante pour lui souffler à l’oreille avec le venin d’un fourchelangue. « Reste » ordonna-t-il. La pression qu’il exerçait sur son bras se fit plus douce et il remonta doucement la paume de sa main jusqu’à son poignet farouchement accroché à son devoir pour commencer à le froisser. « Rogue s’en chargera … » lui promit-il sans parvenir à la laisser s’emparer de l’indépendance qu’il lui avait pourtant offerte en renonçant à leurs liens sacrés. Il se sentait bien tandis qu’il la sentait contre lui et qu’ils œuvraient ensemble au malheur d’une traîtresse à son sang. Ne pouvaient-ils donc plus jouer sans autre souffrance que celle de leurs ennemis comme au bon vieux temps ?

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Dim 23 Juil - 15:54

Le petit cœur de pierre d'Azelma Travers eut un soubresaut lorsque Rosier utilisa le pronom "on" pour parler d'eux. Tous les deux, ils pouvaient faire de la vie d'Ollivander un enfer. Ensemble, ils pouvaient reprendre leurs petits jeux malsains, ces petits jeux qu'elle aimait tant, et qui n'avaient pas la même saveur lorsqu'elle les réalisait avec Thomas ou Lys. Ces petits jeux qui ne pouvaient plus être, car Rosier avait décidé qu'il ne voulait plus d'elle !
— Y'a plus de "on", Rosier, le rembarra-t-elle, aussi bien heureuse de le contredire, que dépitée de le reconnaître. Je m'en chargerai seule, de cette ratée. J'ai pas besoin de toi pour ça.
Il lui plaisait de lui parler ainsi. Cachée derrière cette assurance qu'elle était bien loin de ressentir véritablement, Azelma se réjouissait que Rosier s'intéresse à ses affaires, et cherche à s'en mêler. Cela devait bien vouloir dire qu'au fond, elle ne lui était pas indifférente. Sinon, pourquoi lui proposerait-il de faire revivre cette alliance qu'ils avaient autrefois conçue pour faire régner la désolation sur Poudlard ? Cela n'avait pas de sens. Il devait s'ennuyer d'elle, s'ennuyer avec la douce et calme et charmante Cassiopeia Yaxley, sa cousine ! Elle le savait ! C'était évident, en y réfléchissant. Il s'ennuyait, donc il revenait vers elle. Mais c'était sans compter sur la fierté des Travers, qui poussa Azelma à récupérer son devoir, et à tenter de se dégager de l'étreinte de Rosier. Elle fut tout à la fois ravie et excédée de sentir qu'il la retenait, et tenta de refréner le frisson qui la parcourut lorsque son cher aimé fit lentement glisser sa joue rugueuse contre la peau tendre de son cou, tout en lui enjoignant de ne pas bouger. La jeune fille, totalement intimidée par la douceur de Rosier, résista faiblement lorsque le Serpentard commença à froisser son devoir.
— Non, protesta-t-elle platement, Evan, pourquoi tu... elle soupira et, sous la pression exercée par les doigts de Rosier sur sa main, laissa tomber le parchemin par terre. Ce dernier voleta un court instant, avant d'aller se loger sous un canapé, inaccessible. Une nouvelle fois, Rosier gagnait. Il gagnait tout le temps, Azelma n'était plus vraiment étonnée. Juste déçue d'être si faible dès qu'il s'agissait de lui. Elle ne savait plus trop quoi faire de sa main qui venait de la trahir, de son petit corps en ébullition, trop avide du contact de Rosier. Elle soupira de nouveau, complètement découragée, et plongea son regard blasé dans celui du garçon : C'est bon, tu es content ? lui demanda-t-elle, la provocation de cette question démentie par la voix morne avec laquelle elle la posait.


Dernière édition par Azelma R. Travers le Ven 8 Sep - 22:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Lun 31 Juil - 6:45

Evan leva un regard à la fois vaincu et blasé vers le plafond lorsque sa comparse refusa la cruelle invitation à laquelle il l’invita d’une manière pourtant tout à fait galante. Azelma était différente à bien des égards des autres filles de leur maison. Sa force et son indépendance de caractère l’avaient toujours séduit et elle était bien la seule à qui il acceptait de montrer le meilleur comme le pire de sa personnalité. Aussi voulut-il bien la croire quand elle l’informa qu’elle n’avait pas besoin de son soutien. C’est qu’il lui semblait que la jeune fille n’avait jamais eu besoin de l’aide de personne pour réussir quoi que ce soit. Il ne lui en dit rien car inspirer un sentiment de confiance, même à ceux qu’il considérait comme ses plus proches amis, n’était pas dans sa nature de Rosier. « Tu t’ennuieras » affirma-t-il simplement d’un ton péremptoire en reprenant la supériorité d’une position de juge qui condamne sans appel. Il s'agissait pourtant davantage de l’aveu d’un coupable. Depuis cette rentrée où son ancienne fiancée s’était mis à le fuir ardemment comme l’incarnation du mal, l’adolescent arpentait les couloirs du château d’un pas qui n’était guère rassurant. Il était devenu plus cruel avec son colocataire, plus séducteur avec les naïves qui croisaient son chemin, plus manipulateur qu’il n’aurait sans doute dû avec une Cassiopeia qu’il sous-estimait autant qu’il pouvait parfois surestimer Azelma. Il se perdait avec une compulsion nouvelle dans des jeux sadiques dont il ne tirait plus le même plaisir.

La proximité envoutante de la jeune fille lui inspirait l’envie de brûler le monde et quiconque aurait eu le malheur de pénétrer dans la salle commune en cet instant. Pourquoi il ? Parce qu’elle avait cet étrange et intriguant pouvoir de savoir lui manquer. Elle ne lui serait jamais acquise comme il considérait avec pédance que sa cousine pouvait déjà l’être. Même lorsqu’il la maintenait contre lui et que ses yeux semblaient lui dire oui, ses lèvres lui disaient non. Azelma, qui ne pouvait plus se cacher derrière le parchemin qui avait abandonné sa main, se défendit alors d’une question qui lui fit hausser des sourcils surpris et tordit ses lèvres en un sourire diablement amusé. « Pas tout à fait » concéda-t-il. Evan baissa les yeux vers la bouche d’Azelma qui dessinait une moue de gosse blasée et devina la facilité avec laquelle il pouvait lui voler un baiser. Ils avaient été fiancés pendant plus de dix années mais les conventions sociales leur avaient toujours interdit de s’embrasser. Ce n’était pourtant pas cette vieille règle qui le faisait hésiter car, en matière de femmes, il était bien loin de l'image du gentleman. Azelma n’avait beau être qu’une adolescente de quinze ans, elle l’intimidait plus que toutes les autres femmes qu’il avait séduit dans son adolescence décousue. Il releva finalement un regard froid vers elle tandis que son coeur s’emballait. « Et toi ? » souhaita-t-il la déconcentrer. Il ne lui laissa pas le temps de répondre et la pressa contre lui d’une main glissée en bas de son dos avant de s’emparer fougueusement de ses lèvres pleines. Mais plutôt que de les brutaliser comme son attitude prédatrice pouvait le laisser penser, il les considéra avec douceur et docilité. Il ne souhaitait pas la malmener. N'était-ce pas son premier baiser ?

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Dim 27 Aoû - 16:05

Azelma eut la sagesse de ne rien répondre lorsque Rosier affirma qu'elle risquait de s'ennuyer, sans lui. De fait, elle s'ennuyait déjà tant de sa présence à ses côtés que tourmenter Ollivander ne l'intéressait même pas. Elle ne comptait pourtant pas s'abaisser à le reconnaître, peu soucieuse de laisser voir à son aimé l'étendue de son ascendant sur elle. Il lui fallait prétendre qu'elle allait fort bien, et qu'elle n'avait pas besoin de lui, quand bien même au fond de sa poitrine son cœur se lamentait et clamait haut et fort le contraire. Azelma garda donc sa délicieuse petite bouche hermétiquement close, et s'il était parvenu à franchir le barrage de ses cils, Rosier aurait même discerné dans son regard une lueur de défi.

Elle s'empêcha même de manifester le moindre intérêt lorsque son bien-aimé reconnut qu'il n'était pas entièrement satisfait. Telle une poupée de porcelaine, elle resta muette et immobile sur les genoux de Rosier, désireuse de ne pas rentrer dans le jeu du garçon. Poser une question ? Il risquait de l'envoyer bouler d'une remarque désagréable. Prendre ses aises ? C'était pour elle le meilleur moyen de se retrouver assise par terre. Non, au contact des hommes de sa vie, Azelma avait appris les vertus de la prudence, et ne plus prendre d'initiative était devenu pour elle une seconde nature. Elle s'épargnait ainsi bien des tourments, et bien des désillusions... Mais Rosier, et Niclas avant lui, étaient bien trop imprévisibles pour elle. Dès lors qu'il s'agissait d'eux, Azelma n'avait aucune certitude, elle ne pouvait jamais savoir si elle faisait le bon choix. Car en fin de compte, c'était eux qui décidaient des conséquences de ses actions. Par conséquent, Azelma ne faisait plus rien, elle attendait, éloge ou foudre ? Le mystère était complet... « Et toi ? » s'enquit Rosier, qui voulait savoir si elle était satisfaite de la situation. Azelma, surprise, leva le menton pour tenter de croiser le regard du Serpentard, mais déjà les lèvres de ce dernier fondaient sur les siennes, et ses mains la serraient plus étroitement contre lui. Plus que la soudaineté de cette action, c'est la douceur que Rosier mit dans son baiser qui acheva de perdre Azelma, qui sentit la tête lui tourner et posa sa main sur l'avant-bras du garçon pour garder son équilibre. Pourtant inexpérimentées, ses lèvres s'entrouvrirent légèrement sous la caresse, et la benjamine Travers se laissa complètement aller aux délicieuses sensations de son premier baiser. Elle n'avait pas l'intention d'être celle qui le romprait !
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Lun 28 Aoû - 13:54

Les alliances et les amitiés étaient nombreuses entre les enfants de leur rang mais rares étaient ceux qui pouvaient prétendre se connaître comme Azelma et Evan. Ils avaient grandi ensemble. Ils avaient rencontré leur famille qui entendaient unir leur nom et leur sang. Ils savaient ce qui constituait leur force comme leur faiblesse. Pourtant, lorsque l’héritier Rosier s’empara des lèvres de celle qui avait si longtemps été sa fiancée, les chances lui paraissait égales qu'elle lui rende son baiser ou l’interrompe d’une gifle. Il avait depuis longtemps perdu l’habitude de s’interroger à son sujet pour simplement agir avec elle comme son désir le commandait. Azelma Travers ondulait divinement entre l’indocilité de son nom et l’innocence de son âme. Il ne s’interrogea pas plus lorsqu’elle prolongea son baiser. Son coeur marqua une embardée et il remonta la main qu'il avait déposé sur son dos contre sa joue. Ses cheveux châtains avec lesquels il avait précédemment joué se trouvaient coincés entre son visage et sa main. Son baiser se fit plus impétueux tandis qu’il commençait à regretter de ne pas avoir davantage fatigué ses lèvres du temps de leur union. Ils jouaient avec la bouche de l’autre comme ils avaient toujours joué ensemble depuis leur enfance et il fallait bien convenir que leur complicité était restée intacte depuis les évènements des vacances de noël. Il renonça non sans peine à la saveur de leur premier baiser et maintint son front quelques secondes posé contre le sien. Il n’éprouvait pas, comme avec ses précédentes conquêtes, les prémisses de la lassitude qui accompagnaient le sentiment de la victoire. Son désir pour leurs jeux d’enfants avait toujours été insatiable tout comme il devinait que celui qu’il éprouvait pour des jeux plus adolescents le serait. Ils jouaient ensemble et non l'un contre l'autre « Maintenant je suis satisfait » put-il lui répondre avec une rare sincérité tandis que son coeur battait toujours dans sa poitrine avec la même férocité.

Il éloigna son front de quelques centimètres pour observer ses lèvres rougies et ses yeux charbonneux et caressa doucement sa joue de porcelaine. Elle était terriblement séduisante. « Tu embrasses vraiment comme une maîtresse » ajouta-t-il tandis que ses lèvres s’étiraient en un sourire doucereux et provocant. De la part de l'homme volubile qu’il était, il s’agissait pour dire vrai d’un redoutable compliment. Mais il n’était pas certain que l’éducation qui avait été inculqué à la benjamine Travers lui en offre la même lecture. Cela l’amusait tout à fait de contrarier sa si bonne éducation. Azelma n’était définitivement pas faite à ses yeux pour le destin vers lequel sa famille cherchait à l’élever. Elle avait la trempe d’une femme indépendante qui le dépassait et il espérait bien qu’elle lui permette encore de goûter à son entièreté. Il la surprit encore en l'attirant d'un mouvement brusque plus près de son corps et leva vers elle son visage pour s’emparer de ses lèvres et reprendre leur irrésistible baiser. Bienheureux d’avoir finalement retrouvée son adorée, il la maintint plus fermement contre lui.

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Ven 8 Sep - 19:29

La main de Rosier remonta le long de sa mâchoire, traça une ligne de feu sur la peau de la benjamine Travers, qui ne savait déjà plus très bien où donner de la tête. Ce baiser lui faisait l'effet d'un incendie, comme si la vie se déversait avec violence dans ses veines telle un torrent de lave, propulsée par les battements incontrôlés de son cœur. Jamais elle n'aurait cru qu'une telle intimité était possible. Il ne s'agissait que d'un baiser, et cependant la Serpentard avait l'impression que celui-ci remettait en cause jusqu'aux fondements de son être : il se diffusait, partout, brûlant, depuis la racine de ses cheveux jusqu'à la pointe de ses orteils. Était-ce ainsi pour tout le monde ? Un soupir incrédule lui échappa lorsque Rosier rompit finalement le contact, mais garda son front posé au sien. Azelma, ébahie par ce qui venait de se passer, garda le silence lorsqu'Evan lui avoua qu'il était à présent satisfait. Trop occupée à réapprendre à respirer pour lui répondre ! D'autant plus qu'elle ne savait pas trop si elle était satisfaite, elle. Assurément, ce baiser avait été extraordinaire. Assurément aussi, ce baiser était mal. Evan était à présent quasiment engagé avec sa cousine, et Azelma était déterminée à ne pas occuper une place de second rang dans la vie de qui que ce soit. Cette détermination flanchait sérieusement lorsque le diabolique Serpentard la regardait comme il la regardait à cette instant, en faisant doucement glisser ses doigts sur la courbe de sa pommette. Comme un chat, Azelma chercha à lover son visage dans la main de Rosier, et ferma les yeux de bien-être. Jusqu'à entendre ce mot honnis. Maîtresse.
— Je ne suis la maîtresse de personne, tu entends, gronda-t-elle, soudain toutes griffes dehors, en rompant le délicieux contact de sa joue contre la main tant aimée. Elle avait 15 ans, elle était pure, et avait l'intention de réaliser un somptueux mariage digne de son rang. Rosier avait plutôt intérêt à ne pas l'oublier ! Il venait de rompre la magie du moment avec autant de délicatesse qu'un troll dans un magasin de porcelaine, et Azelma, enivrée d'amour un instant plutôt, se sentait soudain emplie de haine. Il gâchait tout, il gâchait toujours tout ! Le Serpentard cependant semblait deviner que le vent tournait et qu'il perdait son avantage, car il tenta de reprendre le contrôle de la situation en lui faisant perdre de nouveau la tête : il l'attira plus étroitement encore contre lui, fondit de nouveau sur ses lèvres, et Azelma se sentit de nouveau fondre à son contact. Moins doux que son prédécesseur, ce second baiser était sans doute plus à leur image, exigeant et passionné. Une sorte de lutte délicieuse semblait s'instaurer entre eux, à qui aurait l'avantage sur l'autre. Emportées par la fougue, les mains d'Azelma se firent plus aventureuses et partirent se perdre l'une dans les cheveux de Rosier, l'autre contre sa nuque, comme pour mieux l'empêcher de rompre le contact. Elle avait pourtant quelque chose à dire, aussi rompit-elle elle-même ce baiser, les joues rougies et les yeux brillants.  
— C'est la première et la dernière fois, lui promit-elle en posant ses doigts contre la bouche de Rosier, telle une frêle barrière de protection contre cette fougue qu'elle n'était pas certaine de pouvoir repousser seule.
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Dim 10 Sep - 11:43

Evan ne voulait pas que Azelma soit la maîtresse de personne, pas plus qu’il ne désirait qu’elle devienne la fiancée de tout le monde, il voulait qu’elle soit à lui, simplement et uniquement à lui. Sans attache. Il se laissa grondé par elle car il était davantage concentré sur le mouvement de ses lèvres que sur le son irritant qui pouvait en sortir. Leur second baiser fut encore plus sublime que le premier. Elle jouait avec la même ardeur que lui et il fut tout à fait tenté de la laisser gagner cette lutte voluptueuse quand elle lui ébouriffa les cheveux. Il lui abîma les lèvres de sa barbe mal rasée en réponse mais avait déjà le sentiment qu’elle gagnerait … et de quelle cruelle manière. Quoi ? C’était la dernière fois ? Evan rit contre la barrière de ses doigts avec laquelle elle entendait les empêcher de se répéter leur passion. Il avait l’air aussi fou avec ses cheveux ébouriffés qu’elle avait l’air sauvage avec ses lèvres rougies et il se laissa avachir dans le fond du fauteuil. Elle était toujours assise sur lui et il conserva son regard levé vers elle trouvant leur position plus naturelle que son actuelle fiancée ne l’aurait sans doute considéré si elle avait poussé la porte de leur salle commune. « Pour une fois que tu es douée pour quelque chose Zelle, je ne peux que t’encourager à poursuivre ! ». Aussi fort pouvait-il adorer Azelma, Evan ne pouvait jamais s’empêcher de la rabaisser à chacun de ses mots. Il s’empara de sa délicate main pour qu’elle ne le musèle plus du tout et que le flot de ses propos venimeux puisse continuer à couler librement. « Je ne suis pas jaloux - mentit-il - je ne te demanderai même pas l’exclusivité ! ». S’il n’y avait qu’un péché qu’il aurait fallu attribué à Evan, la luxure aurait été un choix sûr. Il avait toujours mené une vie amoureuse décousue et aucune femme ne le poussait à remettre en cause ce choix de vie pourtant tout à fait impropre à l’héritier d’un grand nom. Il était pour l’instant à Poudlard, loin du regard perçant de son grand-père Thanatos, et entendait bien en profiter jusqu’à la fin de sa septième année. Son comportement d’adolescent capricieux et son étroite fréquentation avec son oncle Basil ne laissait néanmoins déjà planer aucun doute sur ses faiblesses d’homme au sein de sa famille. Mais il ne s’agissait que d’un élément de plus pour le désavouer au profit de ce brave et fidèle Achilles … Il aurait aimé que Azelma soit un peu plus comme lui. Mais elle semblait diablement sérieuse pour conserver ses principes de jeune fille bien éduquée. Avait-elle vraiment souhaité l’épouser et faire un heureux mariage ? Il avait l’impression que oui et se mit une nouvelle fois à rire. « Ne me dis pas que tu souhaites réellement devenir une parfaite petite épouse de sang pur plus tard ? Tout mais pas ça ! » s’indigna-t-il avec amusement tandis qu’il souhaitait plus que jamais la détourner du droit chemin que sa famille avait si précieusement tracer pour elle.

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Dim 17 Sep - 16:07

Evan se laissa soudain retomber contre le dossier de sa chaise, et Azelma tendit légèrement le bras pour ne pas perdre le contact de cette bouche adorée. Il était tellement beau, ainsi détendu avec sa barbe mal rasée qui lui donnait un air si viril, si... homme. Azelma ne parvenait pas à se séparer de cette légère toison qui pourtant lui irritait la pulpe des doigts : habituée à ne se draper que de tout ce qu'il y avait de plus doux, cette texture rugueuse l'étonnait et lui plaisait infiniment. Evan s'empara finalement de sa main, tout en l'insultant de plus belle. Pour une fois... Azelma le repoussa brutalement et se leva, écœurée par les propos du garçon. Était-ce donc à ce futur glorieux qu'il la destinait ? Une vulgaire gourgandine que personne ne respecterait, remisée dès les premiers signes d'âge apparus sur son visage indigne d'être aimé ? La jeune fille laissa sortir sa rage d'un cri perçant, et renversa une chaise qui avait eu le malheur de se trouver sur son chemin.
— Tu ne me demanderas surtout rien du tout, et tu n'obtiendras rien du tout ! cracha-t-elle en lui faisant de nouveau face, outrée par son propos. Merlin, tu me dégoûtes, murmura-t-elle en le dévisageant avec répugnance, avachi dans toute son insolente beauté.
Elle voulait partir, maintenant, mettre le plus de distance entre eux, après avoir tant voulu le serrer contre elle. Ses devoirs se trouvaient toujours près de lui, et elle ne voulait plus l'approcher. Les laisser derrière elle n'était pas si grave : elle pourrait effectivement demander à l'immonde Servilus de le faire pour elle, rien que pour cette fois. Il n'en restait pas moins que Rosier avait fermé les portes, et que sa baguette se trouvait dans son sac, près de lui... Elle leva les yeux au ciel lorsqu'il s'enquit de ses projets d'avenir, et lui tourna de plus belle le dos en se dirigeant vers la porte de la salle commune qui menait vers le dortoir des filles. Elle commençait à reprendre confiance en elle, maintenant que Rosier était à l'autre bout de la pièce.  
— Mais mon cher Evan, ce ne sont pas tes affaires, lui répliqua-t-elle en poussant la porte, sans succès. Et je me contrefiche de ton avis. Ouvre cette porte, maintenant, lui ordonna-t-elle en se tournant vers lui, le visage fermé. Tout son être se déchirait à l'idée d'abandonner sa baguette magique derrière elle, mais qu'est-ce que Rosier pouvait bien faire avec ? Elle parviendrait à la récupérer demain, ils étaient à Poudlard, elle trouverait bien un moyen de l'y forcer. Ou peut-être pas... Mais aucun autre plan ne lui venait en tête.
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants | SUJET CLOS Dim 24 Sep - 10:37

Azelma ne voulait plus jouer ni avec lui ni contre lui. Cela était dommage mais comme elle portait si bien le rouge de la rébellion, Evan pouvait pour l’instant se contenter du joli spectacle qu’elle lui offrait. Il s’amusa de son hystérie si féminine et se trouva en mince partie soulagé de ne pas être son futur époux. Son père aurait pu la mettre entre les mains d’un Lestrange qu’elle n’aurait rien perdu de la fougue qui la caractérisaient si bien. Vraiment, pensait-il, elle n’avait pas plus le pedigree d’une fille bonne à marier que lui d’un charmant époux. Alors que lui agissait toujours avec une nonchalante passivité, Azelma s’adonnait toute entière à une rage indocile. Il était aussi Rosier qu’elle était Travers en somme. Il la trouvait splendide et jalousait en même temps secrètement celui qui obtiendrait cette main qu’il avait relâché. Il répondit à son dégoût par un compliment digne de sa classe. « Tes insultes m’excitent, femme ! ». Il se plaisait à accueillir ses émois les plus violents avec indolence car rien n’échauffait plus la jeune femme que sa tiédeur. Il continuait ainsi à jouer avec elle qu’elle lui en donne ou non l’autorisation. Il s’agissait d’un plaisir auquel il ne pouvait si facilement renoncer.

Azelma se réfugia de l’autre côté de la salle comme une proie acculée et ce spectacle lui plut moins. Il n’aimait pas la savoir si distante car son coeur au fonctionnement si étrange en souffrait. Était-elle inquiète quand il était près d’elle ? Elle pouvait pourtant prétendre être la seule femme de ce bas monde qui ne craignait rien en sa présence. Il baissa les yeux en fronçant des sourcils curieux et remarqua alors la sacoche qu’elle avait abandonnée à ses pieds et de laquelle le bout de sa baguette dépassait. Pauvre sorcière réduite à l’incapacité d’un moldu qui ne pouvait plus s’échapper. Il comprit mieux son ordre lequel lui arracha un sourire tandis que l’idée d’un nouveau jeu naissait dans son esprit malsain. Il se pencha pour saisir le morceau de bois de la sorcière. Il le tordit un peu pour en tester la souplesse en dardant son regard d’acier dans celui de la plus jeune des Travers comme pour lui laisser deviner qu’il pouvait si facilement le briser. Il n’en fit évidemment rien et finit de contempler la branche d’aubépine aussi religieusement que s’il avait s’agit d’une partie du corps interdite de sa belle. Il devinait la nature conflictuelle de la baguette rien qu’en frôlant son bois du bout des doigts, il la fit tourner deux fois autour de son pouce avant de sentir qu’il était bien plus à l’aise avec la sienne d’humeur plus égale en bois de bouleau. Il se leva finalement du fauteuil avec une baguette dans chaque main, la sienne pointant dangereusement vers la jeune femme et celle de sa propriétaire lui offrant son manche gracile. « Fais le toi même ! » lui répondit-il en s’arrêtant juste en face d’elle. Elle pouvait s’emparer de sa baguette, si elle l’osait, car la sienne restait pointée dans sa direction. Ce jeu qui ressemblait à celui de la baguette russe l’excitait tout à fait. « Mais avant - précisa-t-il avant qu’elle n’esquisse le moindre mouvement de main et en faisant lui-même un dernier pas pour la piéger entre la porte et son corps - Avoue que tu m’aimes Azelma » supplia-t-il à son oreille avec son sourire de pervers narcissique sur les lèvres. Chacun était à bout portant de la baguette de l'autre. Il jouait avec le feu et ignorait qui d'entre eux il rêvait le plus de voir brûler.

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