La plume à papote



 
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L'une peut apprendre à l'autre [Raven]

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Le travail est l'aliment des âmes nobles.

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MessageSujet: L'une peut apprendre à l'autre [Raven] Jeu 11 Mai - 19:10

En général, pour les professeurs comme pour les élèves, les vacances étaient une période attendue. Alors forcément, la reprise l’était beaucoup moins. Pour Yelena c’était un peu différent. Elle ne prenait pas tellement de vacances, elle se contentait de changer d’activité. En effet, cette fois encore, elle était retournée en Russie. Revoir sa mère lui avait fait du bien en premier lieu. Comme toujours en même temps. Mais plus le temps passait, plus elle appréciait de la revoir. Cette femme n’était pas encore grabataire, mais les années commençaient à marquer son visage et elle ne pouvait plus tout faire comme avant. Ajoutez à cela les traces qu’avaient laissé la douleur il y a dix-neuf ans, à la disparition d’Ivan. La pauvre femme était marquée et Yelena ne pouvait que le voir et s’en attrister. Katherine Dratsena ne s’occupait plus des animaux depuis plusieurs années déjà, elle aidait de l’arrière. Elle vivait seule, malgré le clan. Parce qu’elle l’avait choisi. Sa fille avait toujours le cœur un peu serré en arrivant là-bas. Elles ne parlaient pas d’Ivan mais toutes deux y pensaient toujours. Katherine portait d’ailleurs sa chevalière en pendentif, mais elle la cachait sous ses vêtements. Par pudeur, par tristesse, ou simplement pour l’avoir un peu pour elle.

Yelena aimait retourner au clan, retrouver ses animaux, ceux qui étaient pour elle comme une famille. Mais elle avait pourtant toujours ce retour de pensées qui la rendaient si triste. Son frère lui manquait. Il manquait à tout le monde là-bas. Et aussi maladroit que cela puisse être, ils ne pouvaient pas s’empêcher de lui rappeler qu’il n’était plus là et depuis bien longtemps. Ils ne cherchaient pas à l’affecter mais ils se souvenaient, parlaient de lui. Retrouver l’école après être resté là-bas un moment était donc assez reposant au final. Sans compter que c’était bien moins dangereux.

La belle brune était, une fois encore, revenue un poil amochée. Rien de bien grave, un reste de griffure à l’épaule. Elle faisait avec, portait son sac de l’autre côté et puis voilà. Plus personne n’y prêtait trop attention maintenant quand elle revenait blessée. Elle la première. Parfois elle faisait un moment trop brusque avec le mauvais bras et s’en souvenait, laissant échapper un petit gémissement avant de passer à autre chose. Les griffure c’était le plus pénible. Elle préférait les brûlures à ce niveau. Déjà c’était plus simple à soigner. Et puis la douleur était un peu moins vive. Mais les griffure laissaient de belles marques. Ils avaient pour habitude de laisser les plus belles au clan. Il arrivait que lors de soirées un peu arrosées ils comparent leurs traces. Histoire de fierté. Ils racontaient des histoires par elles, se souvenaient de leurs bêtes (et inversement). Certains diraient que c’était une culture quelque peu barbare mais elle n’écoutait pas ce genre de remarques. Ils ne comprenaient pas.

Arpentant les couloirs du château, Yelena avait voulu se rendre à la salle des professeurs. Elle avait son journal, et elle espérait trouver l’une de ses collègues devenues des amies. Une petite conversation matinale ne lui ferait pas de mal. En arrivant devant la porte, elle fut assez contente d’entendre la voix de l’une d’elles. Soyle Hoover était professeur depuis moins longtemps qu’elle, mais son caractère pétillant contrastait tellement avec le sien qu’elles avaient fini par s’entendre et se compléter. En entrant la belle marqua un arrêt de surprise. Soyle n’était pas seule. Logique me direz-vous, puisqu’elle parlait un peu plus tôt. Elle n’était pas encore folle au point de se parler seule. Mais Yelena ne connaissait pas son interlocutrice du moment. Et comble, elles étaient seules. La dragonnière avait donc songé faire discrètement demi-tour quand Soyle la remarqua.

-Yely !

Dommage… Bon, sans ajouter un sourire à son visage pour autant, elle avança lentement vers les deux femmes qui avaient l’air de pourtant bien se débrouiller seules, sans elle. Les renforts en métal des lourdes bottes de l’enseignante cliquetaient à chaque pas et sa lourde robe balançait à peine avec son mouvement. Oui, toujours ce style si particulier, surtout en rentrant de Russie ! Inutile cenpendant d’être un grand détective pour deviner qui était avec son amie. Astérion faisait participer une Auror à ses cours. Sans doute une bonne chose, elle ne s’en occupait pas trop. Il devait s’agir de la fameuse Raven Fawkes. Yelena venait de revenir, elles ne s’étaient donc pas encore croisées.

- Raven Fawkes, Yelena Dratsena. Yely est notre professeur d’astronomie.

Yelena avança le bras pour serrer la main de cette mystérieuse interlocutrice qui semblait être au moins aussi détendue et conviviale qu’elle. Forcément, par réflexe, c’était le mauvais bras. Elle réprima donc une légère grimace avant de porter son autre main sur son épaule douloureuse. Non sans avoir été au bout de son geste auprès de Raven, tout de même, question de principes !

-Bon, Mesdames, ce n’est pas que je n’apprécie pas votre compagnie, mais je dois vous laisser. J’ai des étudiants à décevoir par ma présence !

Du grand Soyle. Yelena se contenta de sourire à sa phrase, lui faisant un signe de tête lorsqu’elle quitta la pièce. Bon, et bien c’était raté pour le soutien de la rouquine. Yelena alla se servir une tasse de thé avant de revenir autour de la table où était encore l’invitée de son collègue. Elle allait devoir lancer la conversation. C’était son devoir dans cette situation. Mais revenait cet éternel problème d’accent qui la gênait fortement. Son visage toujours assez fermé, elle s’efforça de trouver vaguement les formules habituelles pour ce genre de choses qu’elle ne maîtrisait décidément pas. Yelena n’était pas impolie, elle n’était simplement pas toujours très distinguée. A quoi ça lui servirait face à un Dragon hein ? Et bien voilà, c’était ça sa base !

- J’espère que vous vous sentez bien au château. Combien de temps devez-vous rester parmi nous ?

Si elle avait été plus sensible elle aurait sans doute rougi. Elle n’était définitivement pas très à l’aise. Mais elle tiendrait son rôle. Soufflant doucement sur son thé, elle s’assura tout de même que son interlocutrice avait ce qu’il fallait. En baissant les yeux elle reconnut encore les attentions de sa collègue. L’auror avait une tasse chaude devant elle et Soyle avait (encore) fait quelques pâtisseries. Cette petite polonaise l’amusait vraiment à jouer les mamans pour tout le monde. Mais il fallait reconnaître que c’était sympathique.

- Connaissiez-vous mon collègue personnellement pour qu’il vous demande d’intervenir dans ses cours ?

Son ton pouvait paraître un peu sec pour une oreille non habituée. Yelena était simplement nerveuse. Et certaines mauvaises langues diraient que tout paraissait agressif avec un accent slave si prononcé…

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MessageSujet: Re: L'une peut apprendre à l'autre [Raven] Sam 13 Mai - 22:59


C’était étrange que d’arpenter de nouveau tous ces longs couloirs interminables, d’effleurer les murs du bout des doigts en observant le plafond immense comme si c’était la première fois. Lorsque l’on revenait à Poudlard, cela faisait toujours la même impression. Celle de découvrir quelque chose que l’on n’aurait pas remarqué les fois précédentes. C’était ça aussi, la magie de cette école. On s’y sentait tellement en sécurité que quitter cet endroit était plus que difficile. Sept ans à fréquenter les mêmes personnes, sept ans à vivre sous ce toit, à y dormir, à y vivre de multiples expériences pour, au final, du jour en lendemain, ne plus revoir cet environnement. C’était cruel, mais c’était ainsi. Les choses qui nous étaient chères… Ne restaient jamais bien longtemps. Elliot et mes parents en étaient une preuve vivante. Enfin, façon de parler puisqu’ils n’étaient plus.

J’avais eu le grand plaisir de retrouver miss Hoover, jeune sorcière que j’avais sauvée d’une mort certaine il y avait quelques mois de cela. Cela me faisait plaisir de la voir en aussi bonne forme, la dernière fois que nous nous étions croisées n’ayant pas un excellent bilan puisque la jeune femme s’était évanouie sous mes yeux. Mais je l’avais laissée entre les… Hum. Bonnes mains –il me le coûtait de le dire- de Mr. Carrow qui, visiblement, n’avait pas eu autre-chose à faire que de me suivre même dans un appartement perdu au milieu de Londres. Du Basil tout craché. Il se trouvait tout le temps là où j’étais, c’était quand-même dingue. Néanmoins, après notre longue et cordiale, oui, vous avez entendu, conversation, il s’avérait que le regardais d’un œil différent. Oh, rassurez-vous, il y avait toujours ce mépris et ce certain dédain que je ne réservais qu’à sa personne, mais en voyant que nous avions eu un passé pas si différent que ça l’un de l’autre, je ne pouvais m’empêcher de le comprendre et de savoir que c’était un sujet à ne pas attaquer. Lui aussi l’avais compris, je le savais. Nous nous étions découvert des points communs étonnants durant cette entrevue à l’hôpital. Mais cela n’améliorait en rien nos relations conflictuelles.

La Salle des Professeurs était la même que dans mes souvenirs, si ce n’était quelques meubles déplacés ici et là. Il était étrange de se trouver à présent de l’autre côté du miroir, même pour quelques jours seulement. J’avais suivi la jolie rousse et celle-ci avait entreprit de me glisser un bon thé chaud comme je les aimais entre les mains, et présenta à moi ses délicieuses pâtisseries polonaises. Comme un air de déjà-vu, me direz-vous. J’avais gardé d’excellents souvenirs de ses gâteaux lors de mon passage à son domicile, et il n’était pas étonnant que miss Hoover fasse profiter de ses talents culinaires à ses collègues. Cela devait un peu détendre l’atmosphère qui se faisait pesante à l’extérieur. Il fallait de tout pour un monde, n’est-ce pas ! Nous étions dans une grande discussion lorsque mon interlocutrice interpella une personne. Je tournai aussitôt la tête et découvris une femme au style vestimentaire assez particulier. Elle s’avança vers nous avec un sourire et Soyle nous présenta l’une à l’autre. Mais dans ma tête, son nom de famille me fit tiquer. Dratsena. Se pouvait-il que… Il n’était pas impossible qu’elle soit la sœur ou la parente de l’un de mes dossiers, Ivan Dratsena. Et auquel cas, cela devait faire des années que la professeure d’Astronomie devait attendre les avancements de ledit dossier. Une éternité, même, puisque ce dossier avait été commencé bien avant le début de ma carrière. Mmh. J’espérais ne pas être trop embêtée par le sujet.
Miss Dratsena tendit le bras, visiblement le mauvais puisqu’elle réprima une grimace de douleur, avant de me tendre son autre main que j’entrepris de serrer, un sourire cordial aux lèvres.

« Enchantée de vous rencontrer. »

La phrase d’échappatoire qu’annonça miss Hoover me fit sourire et je me contentai de la suivre du regard lorsqu’elle quitta la Salle des Professeurs. Elle devait être une sacré bonne professeure et les élèves devaient grandement l’apprécier. En tout cas, je l’espérais pour elle. Faire ce métier, mais surtout enseigner cette matière était très difficile en ces temps troubles, la preuve de décembre. Les enseignants n’étaient pas à l’abri des dangers, bien au contraire. L’air de rien, Poudlard ne ressemblait plus vraiment à un havre de paix. Mais je comptais bien sur Albus et les professeurs pour protéger les élèves qui étudiaient dans ce château. C’était même primordial. Je tournai de nouveau la tête vers mon interlocutrice, interpelée par le son de sa voix.

« J’espère que vous vous sentez bien au château. Combien de temps devez-vous rester parmi nous ? »

Je lui souris et allai m’asseoir sur un fauteuil tout en lui répondant. Je fus surprise par la matière confortable du meuble qui, à première vue, n’avait pas semblé si accueillant que ça…

« Parcourir les couloirs du château et fouler le même sol que celui de mon adolescence est une sensation plutôt étrange et nostalgique. Mais revenir ici me fait grandement plaisir, bien sûr. Je m’interrompis un instant pour souffler sur mon thé chaud. Je reste à Poudlard quelques jours, tout au plus. »

Vint ensuite la fameuse question que j’attendais au moins de la part de quelqu’un en arrivant ici. Il est vrai qu’il était rare de voir une professionnelle intervenir dans des cours académiques, mais ce n’était pas moins intéressant, bien au contraire. Je trouvais dommage que les élèves n’aient pas plus de rencontres que ça avec des adultes qui leur parlaient de leur métier. Certains appréhendaient beaucoup cette question de l’avenir, et avoir des témoignages en temps réel et en vrai ne pouvait que mieux les aider. C’était l’une des raisons pour laquelle j’avais proposé mon intervention. Le ton sec de la collègue de Soyle me fit légèrement sourire. Je ne savais pas si c’était voulu ou non, mais elle n’avait pas l’air bien à l’aise. Son léger accent russe imperceptible mais pas assez pour tromper mes oreilles, sans doute. Une parente du regretté Ivan Dratsena, sans aucun doute.

« J’ai connu Asterion sur les bancs de Poudlard, nous avons étudié ensemble et nous faisions partie du même cercle d’amis. Nous nous sommes perdus de vue quelques années avant de reprendre contact récemment. »

Je lui souris poliment, soufflai de nouveau sur mon thé avant d’en prendre une gorgée. Succulent. Les elfes de Poudlard savaient vraiment comment allécher les papilles. Je posai la tasse sur mes genoux, la chaleur se propageant dans tout mon corps.

« Qu’est-ce qui vous a poussé à enseigner à Poudlard ? »

L’Angleterre était bien loin de la Russie. J’avais une petite idée de la réponse, et quelque chose me disait que j’étais en train de m’engager dans quelque chose de compliqué…

Fiche de RP (c) Miss Yellow


Citation :
• 1000 mots ▬ 4 dragées ▬ Sans le nom du perso ▬ 2 dragées
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