La plume à papote



 
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Une blairelle égarée | LUZIA

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SERPENTARD
Mieux vaut ruse que force.

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MessageSujet: Une blairelle égarée | LUZIA Mer 14 Juin - 10:17

Aussi douce et charmante puisse être la jeune Mademoiselle Pomfresh, Evan commençait à se lasser de leurs rendez-vous récurrents. C’est qu’elle était devenue bien bougonne avec lui au cours de cette année. « Quelle idée de remonter déjà sur votre balais, Monsieur Rosier ! ». Le dit Monsieur Rosier serra la mâchoire de contrariété pour toute réponse et n’osa répondre que ce sport se trouvait être le point d’orgue de sa futile vie. Son éducation avait été négligée par un père absent et une famille défiante alors le jeune Evan s’était bâti tout seul à travers le Quidditch. Quand l’ensemble de ses cousins se réunissait autour du précepteur de la famille, il avait pris l’habitude, plutôt que de les observer d’un œil envieux de l’autre côté de la vitre, de monter sur un vieux balais qui traînait dans la remise pour faire des tours dans le jardin. Sa convalescence suite à l’humiliante blessure lors du premier match de la saison qui opposait les serpents aux aiglons l’avait privé de son niveau d’antan. Il avait dû faire montre de toute son hypocrisie avec cette idiote de Romansky pour qu’elle le laisse jouer ce dernier match. Et alors qu’il se réjouissait de pouvoir fièrement faire ses nouvelles preuves, il avait été fauché par un cognard de sa propre équipe. Moran Powell en plus d’être son colocataire se trouvait en effet être son coéquipier et une féroce animosité les séparait depuis autant de temps. Evan qui ne souffrait partager son illustre blason vert et argent avec un profil aussi peu serpentard aurait certes préféré que le batteur n’attende pas le dernier match de la saison pour essayer de lui prouver par sa fourberie sa juste appartenance à leur maison. Surtout que concernant Evan, on pouvait bien tricher et s’employer aux coups bas partout dans la vie sauf au Quidditch ! Il comptait bien faire payer cet outrage à son camarade et ne se contenterait pas cette fois de le réveiller toute une semaine à quatre heures au son de la cornemuse de sa patrie pour lui rappeler son statut de colonisé. « Ravalez votre air contrarié et retirez de suite votre maillot qu’on vérifie l’état de vos côtes. Deux côtes brisés la dernière fois, vous vous rappelez ? » le rabroua-t-elle tandis qu’il s’exécutait mollement. Il plissa les yeux par-dessous son maillot d’entraînement car au moment où il en retirait le col il lui sembla deviner dans le lit à côté la chevelure brune de la batteuse des blaireaux et amie, comme tous les bourbes et mêlés de cette école semblait-il, avec Moran Powell. Le rideau avait été tiré entre leur deux lits. Il se souvenait autant de l’affreux craquement de sa cage thoracique que de la douleur éprouvée à chaque respiration et savait qu’il n’avait pas les côtes brisés mais il ne souhaitait pas renoncer au plaisir de voir leur infirmière vérifier par elle-même alors il la laissa faire en bon patient. « Je n’ai rien d’autre que l’avant-bras fracturé mais puisque vous êtes décidée à vérifier par vous-même … » lui lança-il avec un regard que leur infirmière eut l’intelligence d’ignorer avant de s’éloigner en murmurant quelque chose à propos de sa bêtise dans son tablier amidonné.

Et aussitôt que Mademoiselle Pomfresh lui eut tourné le dos pour partir à la recherche de quelque potion et bandage dans la remise, il tira à l’aide de son bras valide le rideau qui le séparait de la présence solaire de Luzia Ozores pour la saluer d’un charmant sourire en faisant fi du désagréable picotement qui lui traversait son autre bras. « Me voir au tapis rend sans doute la défaite plus supportable, je m’en voudrais de te priver du spectacle ! » s’amusa-t-il à la provoquer en lui présentant sa piètre personne dont le visage était recouvert de traces de boue et les cheveux encore en bataille. Mais ses yeux luisaient eux encore de la fièvre du match et de la victoire. « Beau match ! » tempéra-t-il finalement en bon joueur car il avait toujours été meilleur vainqueur que perdant. « Même si j’aurais préféré me faire allonger par toi plutôt que par Powell … » précisa-t-il enfin d'un air magnanime car il était d’humeur à converser avec la préfète et particulièrement si cela lui permettait d’enfoncer leur connaissance commune.


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PRÉFET POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Re: Une blairelle égarée | LUZIA Ven 16 Juin - 19:40

Quand on était batteur, on avait moins de chance de se prendre les cognards. Si l'un d'entre eux vous prenait en chasse, ou si un batteur de l'équipe adverse vous visait, vous aviez toujours une batte pour renvoyer la balle folle plus loin.
Luzia Ozores, qui jouait dans l'équipe depuis sa troisième année, avait donc jusqu'ici évité les chocs avec les cognards - du moins n'avait-elle jamais été vraiment blessée. Il suffisait d'une fois. Eanna avait dévié sa trajectoire pour ne pas se prendre un cognard lancé par Moran. Luzia, qui ne quittait pas des yeux les deux attrapeurs poursuivant le vif d'or, avait reçu le cognard dans l'épaule. Le craquement, horrible et sonore, ne laissait aucun doute planer sur le diagnostique : sa clavicule était cassée.
Elle avait donc terminé le match en luttant contre la douleur, dirigeant son balai à une main et s'en voulant à elle-même de n'avoir pas été attentive. L'attrapeur des Verts avait gagné, ce qui était presque une bonne nouvelle.

Voilà pourquoi elle se trouvait à l'infirmerie, allongée sur un des matelas, essayant d'oublier la douleur et tentant pour cela de respirer avec le ventre. Madame Pomfresh lui avait administré une potion soud'os, il ne restait plus qu'à attendre qu'elle fît de l'effet. À présent, l'infirmière auscultait Rosier, dont le bras avait été cassé par un cognard - Luzia était presque sûre qu'il ne s'agissait pas d'un des siens.
Elle essayait de ne pas écouter les paroles échangées par Madame Pomfresh et par Rosier, de l'autre côté du rideau. Les autres joueurs n'avaient pas eu le droit d'entrer à l'infirmerie et la jeune Ozores en était résolue à prendre son mal en patience. Dans quelques heures, elle pourrait retrouver Hazel, Marlene et Maya pour le repas du soir.
Aucune position n'est confortable quand on se casse la clavicule et bouger réveillait la douleur... Ces heures promettaient d'être longues, d'autant plus que son compagnon de douleur ne lui était absolument pas sympathique.

Mais alors qu'elle broyait du noir, le rideau fut tiré, révélant le visage - agréable, il fallait dire, mais Luzia ne voulait pas se l'avouer - du Sixième année. Curieuse, elle tourna doucement la tête vers lui, s'attendant à recevoir une volée de bois verts parce qu'il avait son bras fracturé.
Il n'en fut rien. Madame Pomfresh avait regagné son bureau et, pourtant, Rosier lui adressa la parole de façon... aimable.
Me voir au tapis rend sans doute la défaite plus supportable, je m’en voudrais de te priver du spectacle !

Tout comme elle, il n'avait pas pris la peine de se changer et avait gardé son équipement de quidditch. Troublée par l'affabilité du Serpentard, Luzia ne sut que répondre. Elle parvient à sourire faiblement quand il fit remarquer qu'ils avaient partagé un beau match - il avait raison.
Même si j’aurais préféré me faire allonger par toi plutôt que par Powell, conclut-il.

Ah, c'était bien ce qu'elle pensait - ce n'était ni elle ni Dowey qui l'avaient blessé. Ouf, cela lui éviterait de passer un sale quart d'heure. Avec son épaule en vrac, Luzia ne se sentait pas de jouer la préfète.
L'Espagnole sentait que c'était à elle de parler. Déconcertée, elle devait quand même rester prudente.
On oublie plus facilement à quel point un cognard fait mal quand on est batteur, parvint-elle à dire. C'est donc Moran qui t'a eu ? Que s'est-il passé ?

Ce devait être une erreur, probablement. Aucun batteur normalement constitué ne défonçait ses coéquipiers !

Citation :
Longueur : 582 mots

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MessageSujet: Re: Une blairelle égarée | LUZIA Ven 23 Juin - 11:07

Luzia lui demanda le récit de ses blessures et Evan dissimula sa gaieté sous un air faussement surpris. C’est que la facilité avec laquelle il conduisait la blairelle là où il le souhaitait lui paraissait presque déconcertante. Mais croirait-elle le poison qu’il entendait distiller dans ses veines ? Il n’en doutait pas car la duperie était la spécialité des Rosier aussi sûrement que le sadisme était celle des Lestrange.

Evan se redressa un peu dans son lit à la force de son bras valide et serra les mâchoires en ramenant son bras blessé contre lui pour commencer par lui rappeler la souffrance qu’il endurait courageusement. Non pas qu’il feigne ici la douleur mais Nell Conway lui en avait infligé une bien pire lors de leur précédent match … Il adressa un sourire charmant à Luzia pour conclure sa courte comédie et lui répondit enfin. « Il faut croire que Moran est moins bon batteur que toi » commença-t-il par la flatter sur son jeu qu’il n’avait en réalité jamais pris la peine d’observer. Il guettait davantage les cognards que les batteurs adverses lorsqu’il évoluait sur le terrain et sans doute n’était-ce pas une erreur suite à la douloureuse expérience qu’il endurait en cet instant. « Ou bien qu’il n’a pas un aussi bon esprit d’équipe » suggéra-t-il plus amèrement en détournant finalement son regard pour froncer les sourcils en faisant mine de s’interroger. Evan était persuadé que Moran avait parfaitement calculé la trajectoire de son cognard car aussi insupportable puisse être son coéquipier il était loin d’être mauvais pour manier la batte. Depuis que Rosier tournait autour de Blackstone, il avait l’impression que l’adolescent cachait moins facilement l’envie qu’il avait de lui faire ravaler son sourire à coup de cognards. C’est qu’elles paraissaient être peu nombreuses les jeunes filles importantes dans la vie du batteur. Daisy Blackstone, Luzia Ozores, Maddison Abbot, Gardenia Ollivander peut-être ? Si Rosier refusait à approcher cette dernière car il était encore plus dégoûté par la couleur non naturelle de ses cheveux que par l'impureté du sang de son interlocutrice, il se demandait plus volontiers comment arriver à ses fins avec les trois premières pour que son camarade se retrouve enfermé dans une furieuse solitude. « On ne s’aime pas beaucoup lui et moi et il paraît que l’honneur n’est pas notre principale qualité chez les verts …  » confessa-t-il finalement avec un petit sourire désolé et un haussement d’épaules fataliste. « Il suffit d’observer la manière dont Powell use de son blason de préfet pour savoir qu’il n’échappe pas à cette règle » digressa-il avec un regard appuyé vers la préfète des jaunes qui semblait tout au contraire embrasser ses fonctions avec un grand sérieux.

Contrairement au reste de ses amis, Evan n’était pas connu pour faire de vagues à Poudlard et il n’avait pas eu à avoir souvent affaire aux préfets de leur école. Il n’avait le souvenir - et lointain car il était alors en deuxième année - de s’être fait coller qu’une seule fois avec Fabian Prewett après que les deux garçons se soient battus avant de partager une étrange et rivale amitié. Mais aussi intacte puisse être la réputation de Rosier, il n’y avait aucun mauvais coup dans sa maison dont il ne soit pas au courant. Depuis que Niclas Travers avait quitté leur école, il était devenu l’aîné des sang pur. Et quand il n’utilisait pas les plus jeunes et influençables élèves de sa maison comme instrument de ses manigances, il avait pris l’habitude de les entendre se vanter de leur plus viles actions. Alors il savait de manière tout à fait indirecte quel préfet il était bon ou mauvais de croiser lors de leur ronde et avait fini par faire le constat que les préfets qui exerçaient leur fonction avec sérieux n'étaient heureusement pas si nombreux. Luzia Ozores, digne descendante de la juste Helga Poufsouffle, étaient pourtant de ceux-là ... Alors Evan aurait été bien curieux de connaître son avis sur tout ce qu'il aurait pu lui raconter des pérégrinations nocturnes de son camarade de maison.

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