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Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha

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MessageSujet: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Sam 17 Juin - 17:35

Potion désastreuse



Décembre 1970 -

Cela faisait déjà trois mois que toi et Finn avaient rejoint les rangs de l’École de magie et de sorcellerie de Poudlard. Puisque le Choipeau avait décidé de vous répartir, il avait bien fallu que tu t’adaptes. Tu n’osais pas le dire mais tu avais du mal à accepter d’être ainsi séparé de ton jumeau par un vulgaire chapeau. Votre mère vous avez vanté l’incroyable sagesse de l’objet mais pour un garçon de onze ans qui avait séparé de son frère sans avoir son mot à dire, c’était difficile à croire. Oui, tu étais frustré et heureusement que tu n’aurai plus jamais à faire face au Choipeau …
Mais heureusement, en trois mois, tu avais réussi à te faire des amis, notamment à Poufsouffle. Pour dire vrai, en moins d’une semaine, tu connaissais déjà un bon nombre d’élèves de ta Maison et, qu’ils soient de la même année que toi ou non, ils étaient tous amicaux et prêt à venir en aide à n’importe qui. Tu adorais cet état d’esprit et regrettais seulement que Finn ne soit pas de la partie, préférant les murs froids des cachots qui menaient à la salle commune des Serpentards.

D’ailleurs, ce jour-là, tu devais t’y rendre. Non pas chez les Serpents mais dans les cachots. Tu avais cours de Potion avec les Gryffondors. Tu aimais bien le professeur Slughorn, il avait toujours fière allure et son ventre bedonnant lui donnait un air de gentil bonhomme. Et puisqu’il t’avait déjà confondu avec Finn, tu savais aussi qu’il était très intéressé par son potentiel, te laissant entendre qu’il avait de nombreuses capacités. Loin de te comparer à ton frère, tu préférais te dire que le professeur était là pour veiller sur lui et ça tu aimais bien.

Mais ce jour-là, tu allais beaucoup moins l’aimer.
Comme dans tout bon cours de potions qui se respecte, il y avait des plantes, d’autres ingrédients et des chaudrons à foison. Et qui dit chaudrons, dit feu pour porter le mélange à température. Depuis ce qui t’était arrivé au début de l’été, tu ressentais une boule au ventre à chaque fois que tu t’approchais d’un feu, qu’il soit dans un âtre (surtout à cette période de l’année) ou sous un chaudron. Tu avais tellement peur de te brûler encore une fois.
Mais heureusement, tu t’étais trouvé un camarade de Poufsouffle avec qui tu formais un bon binôme -comprendre que tu t’occupais des ingrédients et que lui s’occupait de surveiller le chaudron. Puisque ce cours ne dérogeait pas à la règle, il y allait encore falloir s’occuper du feu. Alors, comme d’habitude, votre petit binôme se mit en branle. Tu t’occupais de trancher, écraser, moudre tandis que ton ami s’affairait à ajouter, touiller, surveiller.
Jusqu’à ce qu’il eut la tête ailleurs.
Un autre élève lui posa une question au moment fatal où il ne fallait surtout pas s’arrêter de mélanger la potion. Grand mal lui en prit ! Le breuvage se fait à mousser et à rapidement s’échapper de son contenant, tombant sur le feu. Là où tout autre mélange aqueux aurait amoindri les flammes, celui-ci les activa et, ce fut plus fort que toi, bien plus fort, tu laissas échapper un bruit à mi-chemin entre la suffocation et le cri d’effroi. Ton ami réagit à la hâte, enlevant le chaudron du feu le plus rapidement possible alors que tu restais tétanisé. Alerté par ton cri, le professeur Slughorn ne tarda pas à arriver pour maîtriser la situation. Une fois que tout fut réparé, il ne put s’empêcher de lâcher à ton égard :
- Eh bien Mr. Forks, quand votre potion fait des siennes, il ne faut pas la regarder s’échapper. A croire que vous avez peur du feu !
Et tu fus incapable de faire autre chose que de le regarder comme un enfant apeur, la bouche ouverte sans qu’un mot n’en sorte. Évidemment, tout le monde dans la classe avait entendu et ton cri et la remarque du professeur. Dont Bertha Jorkins qui ne tarda pas à te héler à la fin du cours comme tu te hâtais de rejoindre ta salle commune, rasant les murs, la tête basse.  

©️ GASMASK


Citation :
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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Mar 25 Juil - 11:12

Il n'y avait pas pire lieu pour moi que ces cachots. Alors non, je n'avais rien contre les serpentards, au contraire, j'admirais particulièrement leur ruse et malice qui habitaient aussi mes veines. Je n'avais rien non plus contre le cours de potion, bien que le professeur ne m'accorde pas l'importance nécessaire pour appartenir à son petit club sélecte, la matière ne me dérangeait pas en elle même. Mais les couloirs étaient oppressants et à la limité de l'insalubrité, en plus à cette période on s'y gèleaient les pieds. Heureusement que mes parents avaient crée un lion sinon je n'aurai pas pu m'empêcher d'y passer un ou deux coups de balais. D'ailleurs je ne comprenais toujours pas que quelqu'un n'ait pas eu envie de rajouter un peu de gaieté dans ces lieux hostiles.

En tant que gryffondor, et surtout de première année, je savais que c'était une zone à éviter seule. De ce côté aucun risque, Astrid était souvent, tout le temps, avec moi. Notre amitié s'était produite comme une évidence, un regard, un sourire, le même dortoir et déjà nous étions partis pour passer nos plus belles années l'une avec l'autre.

Capes sur le dos, nous marchions en riant vers notre cours de potions. On s'installa directement sur une des paillasses du fond de la salle, le sourire malicieux. Je me mis à tripoter les plantes qui étaient sur la table, bizarrement ici tout avait l'air beaucoup plus intéressant qu'à la maison où j'aurai pu manipuler tout plein de choses avant d'arriver ici. Mais non. Poudlard avait le don de tout rendre magique.

Même si on était plutôt joueuses avec Astrid, on décida quand même de s'y mettre sérieusement, pour cette fois-ci. Ça n'avait pas l'air si compliqué, c'était comme faire un gâteau, on lisait la recette et on s'exécutait. On se bagarrait un peu pour savoir qui allait s'occuper du feu, ce qui était entre autre, la plus grande responsabilité du cours d'aujourd'hui. Je lui proposais qu'on la joue au "Mage, Druide, Sorcier" pour éviter qu'on débatte pendant des heures. Je n'aurai pas du.

Je jettais un coup d’œil de temps en temps sur le chaudron de mon voisin de devant et bizarrement son contenu ne ressemblait pas du tout au mien. "Psssssssst" Le poufsouffle qui semblait accorder une attention minutieuse à sa potion se retourna. "T'as tout suivi à la lettre ou pas ?" Je regardais de nouveau notre liquide qui commençait à prendre une teinte verdâtre, étrange. "Fallait la mettre en entière la tentacule ?" Il n'eut même pas le temps de me répondre qu'un cri nous surprit s’accompagnant de dégâts irréparables, de flammes, de la venue du professeur. "Oups." Je grimaçais en direction du jaune, qui passait de sa potion gâché à moi l'air contrarié.

Ewan dont j'avais vaguement entendu parler, des jumeaux ne passaient pas inaperçus, et qui était le binôme de mon nouvel ami, ne sortit de son état de panique qu'aux remontrances du professeur. Quelque chose semblait l'avoir bloqué et j'étais prête à mettre ma main au feu (lol) que les immenses flammes créées par la potion y étaient pour beaucoup.

Tant pis pour la potion, de toute façon c'était déjà foutu d'avance. Après avoir nettoyé les vestiges de nos essais, je partis aux devants prétextant avoir une envie pressante. Je vis rapidement le garçon qui me paraissait au plus mal. Ma curiosité me brûlait même s'il me faisait un peu de peine. "Salut." J'essayais de paraître gentille et rassurante. "Désolée hein pour la potion, je pensais pas que vous en étiez à cette étape." Partie 1, le mettre en confiance.

hors rp:
 


Dernière édition par Bertha Jorkins le Mar 24 Oct - 22:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Dim 22 Oct - 15:08

Potion désastreuse


Il ne t’avait pas fallu longtemps pour ranger tes affaires et quitter l’atmosphère étouffante de la salle de classe.
Tu rasais les murs du cachot en espérant être de retour rapidement dans ta salle commune. La tête basse, le pas pressé, tu cherchais à t’éloigner le plus possible des autres élèves qui, déjà, tu le savais, gloussaient et se gaussaient en moqueries. Des serpentards pour la plupart, ça ne faisait aucun doute. Tu espérais simplement que ton frère n’y prenait pas partie et que demain, en te réveillant, tout cela ne soit qu’un mauvais souvenir tout en sachant très bien qu’on entendrait parler encore longtemps du petit blaireau qui avait peur du feu.
A cette pensée, ta gorge se serra, les larmes menacèrent de dévaler tes joues. Non, tu n’avais pas le droit de pleurer, pas là, au beau milieu d’un couloir sombre. Tout serait pire. Tu accéléras le pas, il te fallait rejoindre la salle commune au plus vite.

« Salut. » Tu t’arrêtas net. Tu aurais préféré que ce ne soit pas à toi qu’on s’adresse mais la voix était bien proche pour que ce ne soit pas le cas. Tu restas figé. Tu aurais voulu t’enfuir ou bien pleurer. T’enfuir et pleurer en même temps. Peut-être que si tu ne répondais pas, elle te laisserait tranquille. Dommage pour toi, faire le mort ne marchait pas. « Désolée hein pour la potion, je pensais pas que vous en étiez à cette étape. »
Tu finis par te retourner sans pour autant oser la regarder dans les yeux. C’était la fille, celle qui avait déconcentrer ton binôme et qui avait, d’une certaine manière, provoquer toute cette catastrophe. Tu te fichais bien qu’elle veuille s’excuser, tout ce que tu voulais c’était qu’elle te laisse tranquille.
Tu tremblais. De froid ? Non car tu avais incroyablement chaud. De stress, oui, c’était plutôt ça. En quelques minutes, tu avais subi bien trop d’émotions pour arriver à les contenir. Quelques instants encore et elles finiraient par se déverser d’elles-mêmes, achevant de faire de toi la risée de toute l’école.
« Je … bafouillas-tu tant il t’était difficile de retenir tes larmes. C-c’est pas g-grave. »
C’était vrai, ce n’était pas grave. Rien n’avait été cassé, personne n’avait été blessé. Alors pourquoi te sentais-tu tellement coupable et tellement honteux ? Quel enfant de onze ans aurait pu réagir comme toi s’il avait vécu ce que tu avais vécu ? Tous, sans aucun doute. Et pourtant, tu avais l’impression d’agir comme un bébé. Oui, un bébé qui chouinait parce qu’il avait eu peur.

Tu n’avais pas bougé. Planté devant la gryffonne qui devait te regarder d’un air empli de pitié, tu fixais tes pieds, serrant fébrilement de ta main marquée par les flammes ton livre de potions et tes parchemins. Un fugace éclat argent alla s’écraser sur le sol pavé, suivi d’un deuxième. Tu n’avais su retenir tes larmes plus longtemps et fus bientôt agité par d’incontrôlés soubresauts. Tu étais bien pathétique, petit blaireau qui avait peur du feu.

©️ GASMASK


Citation :
OMG j'ai beaucoup trop honte No Désolé du retard Cry j'espère que ça te plaira quand même GOSH

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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Lun 23 Oct - 21:19

Jaseuse. Commère. Bavarde. Cancanière. Pipelette. Potinière. Indiscrète. Depuis que j'avais mis en route l'horrible machine à ragots qu'était ma petite personne j'en avais entendu des vertes et des pas mûres. Et je m'en fichais. Presque complètement. Certes parfois il était compliqué de me justifier, d'expliquer ce besoin de tout savoir, de tout amplifier, de tout modifier, de dévoiler aux yeux de tous les faces cachées des icebergs qu'ils représentaient, de leur faire avouer, et pire, assumer. J'avais appris à passer au dessus de ça d'autant plus que la plupart de mes antagonistes étaient bien content de profiter de toutes ces petites histoires. Je réservais un mot tout spécialement pour ceux-là : pathétiques. J'imaginais bien le nombre de claques qu'on avait voulu me mettre, le nombre de sorts que j'avais peut-être inconsciemment évités mais tant pis, j'avais les épaules larges.

Ewan, il me faisait pas mal de peine quand même mais sa réaction avait été bien trop disproportionné pour m'échapper, il y avait forcément botruc sous montagne. Son manque de réponse à mon interpellation ne faisait que confirmer cette hypothèse, il cachait quelque chose. Voyant qu'il n'était pas très éloquent je pris les devants. Pas de conclusion hâtive mais il me semblait quand même que le tremblement de, genre, l'intégralité de son corps ce n'était pas bon signe.

Ahhh ! J'avais réussi à lui arracher quelques mots, et voilà que j'étais motivée à nouveau. "Bien sûr que c'est pas grave" J'y allais sûrement trop brutalement. "Enfin non c'est pas ce que je voulais dire mais t'as compris, enfin y'a pas eu de gros gros accidents quoi juste vous aurez sûrement une mauvaise note mais il est pas rancunier ce prof là je pense que vous allez vous rattraper". Est-ce que finalement j'étais du genre à éprouver quelques remords ? En soit ce n'était pas totalement ma faute ? C'était juste la mauvaise réplique au mauvais moment, voilà. "Non vraiment, je suis désolée, je m'attendais pas à ce que ça parte dans tous les sens comme ça." Des petits gestes de bras pour appuyer mes propos, la base. "C'est la faute de Slughorn aussi ! Il a mit un temps fou à intervenir, ça doit faire un moment qu'il a pas eu un contrôle de l'inspection pédagogique sorcière, c'est moi qui te le dit !" Sans m'en rendre compte je m'étais légèrement laissé emporté par la culpabilité de me justifier. C'est le silence qui attirait mon attention désormais, et à bien regarder le visage de mon poufsouffle préféré, des petites larmes d'humidités semblaient avoir trouver refuge sur ses joues. "Olala mais tu pleures !". Eh oui, toujours très perspicace la Berty. Les autres élèves commençaient à apparaître dans le couloir et je n'avais pas vraiment envie que le malheureux soit vu dans un état pareil. Lui attrapant le bras sans lui demander son avis, je fonçais dans la première salle qui se présentait, vide heureusement pour nous.

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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Jeu 26 Oct - 15:13

Potion désastreuse


Tu aurais donné n’importe quoi pour que Jorkins te laisse tranquille. N’importe quoi. Alors que les larmes menaçaient dangereusement de s’échapper sur tes joues, elle continuait encore et encore, ne cessant jamais de parler, de blablater, de tantôt te culpabiliser plus encore en soulignant le fait que vous alliez certainement vous en tirer avec une note catastrophique ou de tantôt rejeter la faute sur l’un ou sur l’autre, sur elle, sur ton binôme, sur Slughorn. Elle parlait encore et encore alors que tu te fichais véritablement de savoir ce qu’elle en pensait ou même de savoir ce qu’elle en pensait. Tu voulais simplement qu’elle te lâche, que tu puisses remonter dans ton dortoir et enfouir ta tête profondément dans ton oreiller pour pouvoir pleurer sans que personne ne te voie.

Mais elle n’en finissait pas et les autres élèves commençaient à se faire voir au bout du couloir.

Inévitablement, tu fus incapable de retenir tes larmes plus longtemps. D’abord léger cours d’eau dévalant tes joues, ton visage devint rapidement le lit d’un torrent furieux, secouant tout ton être. Il ne fallut pas longtemps à Jorkins pour s’en rendre compte.
« Olala mais tu pleures ! » nota-t-elle avec la perspicacité d’un grand détective privé.
Tu te sentis devenir plus rouge encore que les braises d’un âtre et d’un geste rageur, tu tentas d’éponger le flot de tes larmes d’un coup de manche bien inutile.
« N-non ! J-je … » Tu voulus te justifier mais à quoi bon ? Il n’y avait rien à justifier et de toute façon, tu en étais incapable, ta voix se brisait sous le coup de l’émotion. Tout allait très mal. C’était certain maintenant, aux yeux de Jorkins, tu serais catégorisé comme un gamin pleurnichard et si tu ne t’enfuyais pas tout de suite, ce ne serait pas qu’aux yeux de la commère que tu le serais. Bientôt, toute l’école serait au courant du petit blaireaux qui a peur des fourneaux …
Une solution ? Il ne te restait plus qu’à t’enfuir, c’était encore la meilleure des échappatoires. Jorkins en pensera ce qu’elle voudra mais tu refusais de t’exposer ainsi aux moqueries des autres élèves qui se rapprochaient inexorablement.

Alors que tu faisais volte-face pour prendre tes jambes à ton coup, tu sentis une main t’agripper le bras et te tirer dans une salle inoccupée. C’était Jorkins, bien évidemment. Mais plutôt que de te montrer reconnaissant ou même de l’incendier pour t’avoir ainsi trainé de force, tu te mis à pleurer de plus belle.
« Q-qu’est-ce que t-tu veux ? chouinas-tu en restant planté en plein milieu de la salle de classe. L-laisses-moi tranquille … S’il-te-plait, » ajoutas-tu d’une petite voix. A présent, tu ne voulais tout simplement plus revenir dans ta salle commune. Tu voulais tout bonnement rentrer chez toi, être loin de cette gamine trop curieuse et de ce maudit feu. Mais Bertha ne te voulait aucun mal et il te faudrait encore quelques minutes à nager en plein désarroi pour t’en rendre compte.

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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Ven 27 Oct - 17:08

C'était une situation de crise, beaucoup trop gênante pour la personne que j'étais. De base déjà, je n'aimais pas trop les gens qui pleuraient, ce n'était pas contre eux mais la capacité de réconforter quelqu'un ne m'avait pas été donné à la naissance. Ni même à l'enfance ou à l'adolescence et ça ne risquait pas d'arriver à l'âge adulte. Je n'aimais pas, ça me mettait mal à l'aise. Il bégaya des petits mots mais je n'écoutais pas, mes yeux restaient braqués sur les gouttes salées de ses joues. C’était peut-être stupide de ma part et j’imaginais bien que ça le gênait plus qu’autre chose mais pourtant même avec la plus grande volonté du monde je n’aurai pas pu. Je ne savais pas d’où venait cette insensibilité profonde qui parcourait mes veines, mes parents ne m’avaient pas surprotégé, quoique ma mère un petit peu, mais il ne m’avait pas non plus traumatisé avec la faiblesse. Non, je n’avais aucune raison plausible pour expliquer ce trait de caractère. Heureusement que les élèves arrivaient, cela me permit au moins de me réveiller de mon état de choc. J’étais maintenant dans la compassion, mon instinct de peste me poussait à le laisser ici en détresse pour ne pas être associé à un gamin qui pleure mais d’un autre côté cet acte aurait été d’une trop grande cruauté pour que je puisse en fermer l’œil cette nuit. En espérant que cette faille de bonté ne me perde pas.

Nous étions maintenant seuls dans la classe, l’heure serait aux confidences. Enfin, j’espérais. Après tout, on ne se connaissait pas et il serait légitime pour lui de ne pas se confier mais j’avais vraaaaaaaaaaiment envie de savoir. Ça me tenait à cœur.

Non non non non non. Il me mettait des bâtons dans les roues. Le voilà maintenant qui pleurait à chaudes larmes et moi penaude toujours désarmée. Bon, allez Jorkins. Il voulait que je le laisse ? Très bien, ce n’était pas du coup ce que je comptais faire. Je n’étais pas du genre à prendre le risque qu’il aille se perdre dans les couloirs avec des idées saugrenues plein la tête. « OK, clairement je ne peux pas te laisser. » Il me détesterait sûrement mais tant pis, j’étais une personne responsable. « Pas comme ça. ». J’avais prononcé ces mots d’une voix douce qui me surprit moi-même. Il m’inquiétait, et ça n’avait rien avoir avec la curiosité.

Il était toujours planté au milieu de la salle et dans un geste réfléchi, je fis en sorte qu’il aille s’assoir sur l’une des chaises de la salle. Une fois chose faite, je m’accroupis pour me retrouver à sa hauteur. « Qu’est-ce qui t’arrives Ewan ? » J’espérais bien qu’utiliser son prénom agirait sur lui comme un électrochoc, ne savait-on jamais. « T’es persécuté ? Quelqu’un te menace ? Te tape ? C’est ton partenaire de cours ? » Si c’était ce sale gosse qui rendait mon nouveau copain aussi triste, il allait m’entendre. « Si tu veux je peux aller lui parler ! » Ou inventer une rumeur comme quoi il fait encore pipi dans son lit. L’attaque aurait le même impacte. « Faut pas que tu te mettes dans des états comme ça, je suis sûre qu’on peut arranger le truc. » J’étais remonté mais contre quoi ?
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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Mar 31 Oct - 15:06

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« OK, clairement je ne peux pas te laisser, décréta Jorkins sur un ton résigné alors que tu venais de lui demander gentiment de te laisser tranquille. Pas comme ça. »
Abasourdis par ce qu’elle venait de te dire, tu la regardas avec un air de vieux hibou tant tes yeux étaient grands ouverts. Pendant un instant, tu ne pleurais plus et tu révélas à la fouineuse des yeux rougis et des joues inondées par les larmes. La voix chevrotante, tu voulus protester mais elle t’invita -ou plutôt te força- à t’asseoir. Tu te laissas faire alors que tu aurais préféré te coucher sur ton lit plutôt que de rester dans cette froide salle de classe, assistant à ce qui ressemblait de plus en plus à un interrogatoire.

Visiblement peinée et soucieuse de savoir ce qui n’allait pas, Jorkins s’accroupit face à toi et t’adressa un regard bienveillant. Elle voulut alors s’enquérir du problème sur un ton tout aussi maternel. Tu ne pleurais plus. Tu l’écoutais, tout simplement, étourdis par tout ce qu’elle était en train de s’imaginer.
« T’es persécuté ? Quelqu’un te menace ? Te tape ? C’est ton partenaire de cours ? Si tu veux je peux aller lui parler ! »
« Hein ? Non. Non ! t’exclamas-tu en agitant tes mains face à elle pour protester. Comment pouvait-elle s’imaginer de pareilles choses ? Joe n’y est pour rien, j-je t’assure ! Il a rien à voir là-dedans. »
A dire vrai, même si ton binôme n’était pas la cause de ton malheur, il en était tout de même en partie responsable. S’il n’avait pas accordé autant d’attention à Jorkins, votre chaudron n’aurait pas débordé alors que tu étais affairé à écraser et réduire en purée des graines.

Tu fus soudainement terriblement gêné que Bertha puisse penser que tu sois maltraité ou même mal dans ta peau. Bon certes, en ce moment, tu n’étais pas très bien mais ça n’avait rien à voir avec qui que ce soit à Poudlard.
Nerveux, ne sachant pas trop comment lui expliquer la chose, tu te perdis dans tes pensées. Et inconsciemment, tu te mis à gratter les nombreuses cicatrices qui parsemaient ton avant-bras et ta main droite. Elles étaient nombreuses, déformant la peau de ton bras, prenant parfois des formes étranges comme les dépôts de marc de café au fond d’une tasse que les étudiants utilisaient pour la noble mais hasardeuse discipline de la divination. Une fois qu’on avait prêté attention à ton bras grêlé, il était difficile de l’ignorer et pas un seul instant tu n’avais pensé que Bertha puisse se rendre compte de ces cicatrices qui te remplissaient tout de même de honte.
« J-j’ai eu peur, expliquas-tu d’une petite voix, les yeux perdus quelque part sur le parquet grinçant. Peur que les gens se moquent de moi parce que … parce que j-j’ai peur d-du … Tu déglutis. Il t’était difficile de prononcer ce mot pourtant si flamboyant alors que pour toi, il ressemblait la face la plus sombre de tes peurs. Feu, finis-tu par lâcher dans un murmure à peine audible. »
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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Lun 6 Nov - 15:13

Ma bonne âme me tuerait. Mais être gentille n'était pas particulièrement dérangeant. Enfin, c'était quelque chose de supportable. J'allais presque envisager de faire un effort un peu plus souvent mais déjà je sentais la petite voix en moi dire que c'était une idée scandaleuse. En plus de ça, que Miss Potins soit sympathique provoquerait une incrédibilité que mon naturel curieux ne pouvait accepter.

J'avais bien aussi envie de lui tendre un mouchoir mais :
-1. Je n'en avais pas sur moi.
-2. J'étais incapable d'en faire apparaître un.

Il faudrait que j'apprenne un sort de ce genre, ça pouvait paraître élémentaire mais c'était bien pratique. La preuve.

Tandis que j’énumérais les différentes raisons de ces petites larmichettes, je me demandais comment est-ce que j'aurai pu réagir si jamais on m'avait persécuté. Certes, j'avais subi quelques moqueries des plus grands, mais quel première année n'en n'avait pas été victime ? Je parlais de vrais règlement de compte, d'acharnement, de harcèlement peut-être. Jamais je n'aurai pu laisser une chose aussi horrible m'arriver, Dumbledore en aurait été le premier informé et mes parents forcés de régler ce genre de soucis. Papa était haut placé au Ministère après tout. Je devenais presque une militante contre les pourchasses des moins forts bien que continuellement à l'affût des petits détails. Étais-je si cruelle que mes nouveaux antagonistes ?

Je débattais avec moi-même pour rien, Ewan n'était pas persécuté. "Oh." J'étais presque déçue de ne pas pouvoir en faire des caisses et déblatérer un discours moralisateur à ce fameux Joe. "T'es sûr ?" Ça valait le coup de demander deux fois, ne sait-on jamais. "Parce que bon, je sais que ça peut être difficile de dénoncer, avec les représailles tout ça..." Bien loin d'avoir l'impression d'être lourde, même si je l'étais sûrement, j'insistais juste pour comprendre. Et optionnellement l'aider. Mon regard se posa sur lui, je l’espérais bienveillant mais il du vite changer d'émotion lorsque je m’arrêtai sur l'avant bras qu'Ewan était en train de gratter. "Qu'est-ce que c'est que ça ?" J'étais presque en colère désormais, et contre lui. Est-ce qu'il se scarifiait ? A son âge ? Je nous trouvais bien jeune pour ce genre de pratique et j'étais peut-être un peu trop fermé d'esprit pour ce sujet. En revanche, je ne trouvais aucun liens avec ce qu'il s'était déroulé quelques minutes plus tôt. "Ewan," J'avais parlé d'un ton que je voulais réconfortant et alors que les mots se préparaient à sortir de ma bouche, il me devança. Hésitant, je lui laissais le temps qu'il fallait et tendis fortement l'oreille pour le dernier mot.

Il avait peur du feu !

"Mais tu... enfin... je... Wow." Pas du tout ce à quoi je m'attendais. Plein de choses traversaient mon esprit, j'avais mille et une questions. "Comment ça t'es arrivé ?" Je désignai son bras de la tête. "C'est douloureux ?" Je ne pouvais pas me mettre à sa place mais je pouvais imaginer les séquelles qui en étaient ressorties. La scène du cours de potions, par exemple.
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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Dim 19 Nov - 18:49

Potion désastreuse


Tu te sentais véritablement honteux d’avoir fait croire à Bertha que tu étais victime de harcèlement ou quoi que ce soit d’autre à cause de tes soupirs et tes pleurs enfantins. A l’idée que Joe puisse avoir vent d’une telle histoire et surtout qu’il puisse t’en vouloir, tu te sentis plus idiot et plus penaud encore. Nerveusement, tu te mis à gratter son avant-bras sans même t’en rendre compte et sans même t’imaginer que Jorkins puisse voir les impressionnantes cicatrices qui le parcouraient.
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » te demanda-t-elle alors d’un ton à la fois horrifié et outré.
Tu mis un certain temps, la regardant avec des yeux ronds, avant de comprendre de quoi elle voulait parler. Décidément, cette fille avait bien trop d’imagination car, à en juger par le ton de sa voix, elle devait déjà être en train de s’imaginer les pires folies au sujet de ces cicatrices. Et en même temps, comment pouvais-tu lui en vouloir ? Ce n’était pas tous les jours qu’on rencontrait un gamin de onze ans avec un avant-bras couvert de marques plus torturées les unes que les autres, gamin qui, en plus, vous avez amené à penser qu’il était maltraité.

Alors, rouge de honte, tu dus lui expliquer la raison à tout, à tes cicatrices comme à ta réaction explosive en cours de potions. Et aussitôt, tout prit sens pour Bertha qui sembla avoir reçu un cognard en pleine poire tant elle semblait déstabilisée par tes révélations. Tu t’inquiétas de la voir passer par tant d’émotions et d’expressions aussi, lorsqu’elle finit par te poser des questions, tu eus à cœur d’y répondre du mieux que tu le pus bien que cela était pesant pour toi car le traumatisme était encore vivace.
« Non ça va, la rassuras-tu lorsqu’elle te demanda si c’était douloureux. J’ai encore un peu mal des fois mais les médicomages ont bien travaillé. Je dois encore aller à St-Mangouste quelques fois mais ils ont dit que d’ici quelques mois, tout sera rentré dans l’ordre. Enfin … sauf les cicatrices. Parler de l’espoir des spécialistes que tu retrouves toutes les sensations que tu avais perdues et surtout des progrès que tu faisais de jour en jour te rassura. Tu te sentis alors plus confiant pour lui raconter toute l’histoire. C’est mes pouvoirs qui ont fait ça, lui expliquas-tu d’abord avant de te rendre compte que ça n’avait rien de très explicite comme explications. C’était début juillet. Mes pouvoirs ne s’étaient pas encore manifestés et … et j’avais très peur de ne pas être un sorcier parce que tu sais … mon papa est un moldu. Un soir, Finn et moi on est allé dormir à la belle étoile, sur la plage à côté de chez nous et on a fait un feu. Je me suis réveillé en pleine nuit parce que j’avais froid. Il restait que des braises j’ai voulu rallumer le feu tout seul, sans briquet. Et … et puis voilà où j’en suis … »
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MessageSujet: Re: Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha Mer 22 Nov - 20:25

Jamais je n'aurais pu deviner que des cicatrices pareilles habillaient le bras du garçon. Je n'y avais jamais prêté vraiment attention avant qu'il ne se mette à les grattouiller, réaction nerveuse j'imaginais et surtout comprenais. J'étais parfaitement conscience que j'avais un comportement de folle un peu trop curieuse et il était bien gentil de ne pas m'envoyer paître et même d'accepter de me suivre dans une pièce. Enfin, il n'avait pas eu vraiment le choix. Mais tout de même, je ne m'y serai pas tenté avec un serpentard. Je n'étais pas si folle.

Quel soulagement ! Enfin, ça n'enlevait ni sa peur ni ses traces mais au moins psychologiquement il allait mieux qu'une personne voulant se faire du mal. Il avait peur du feu et ce dernier avait sûrement dû lui causer sa blessure. Toutes les pièces du puzzle prenaient place dans ma tête. A vrai dire, j'aurai pu faire le lien si seulement je ne m'étais pas jetée directement sur des conclusions hâtives qui devaient encore une fois me faire passer pour une aliénée. Mais voilà, j'aimais être idiote visiblement et pas sûre que cela change un jour, c'était bien malheureux.

J'écoutais ses paroles me retenant d'intervenir. C'était son moment, je le lui laissais. Il était déjà bien sympathique de répondre à mes interrogations. Il avait du m'arriver de me rendre à Ste Mangouste quelques fois mais je n'en avais aucun souvenir, je devais être bien trop jeune pour comprendre quoi que ce soit. Il y avait bien des marques de mes aventures sur mes genoux mais pas à l'image de celles qu'avaient Ewan. Ce n'était peut-être pas le moment de raconter la fois où je m'étais étalé dans l'escalier de la maison familiale et que j'avais planté deux dents de lait dans l'une des marches.

J’écarquillai les yeux, ses pouvoirs ? Ils avaient dû se manifester d'une manière étrange pour qu'il se passe un résultat pareil. Les miens étaient tout simplement apparus après une énième de mes crises de colère. Ma mère avait voulu laver Jo, mon ours en peluche et je n'avais pas trop apprécié 1) qu'elle le touche sans mon autorisation et 2) qu'elle lui enlève sa délicieuse odeur que j'aimais tant. Elle avait répliqué en disant que ce n'était pas la première fois et qu'en général je ne m'en rendais même pas compte. De quoi déclarer l'hystérique qui était en moi. Mes parents avaient fêté ça comme s'il avait été possible une seule seconde que je sois une cracmol.

Je ne savais pas quoi répondre. Il avait eu peur, voulu être un sorcier et voilà où il en était, c'était pas tellement juste surtout quand on voyait le nombre de né-moldu qui étudiait à Poudlard. Oula, les verts avaient donc une mauvaise influence sur moi."Quand même on est en 1970 et ils sont pas capables d'effacer des cicatrices." Le monde de la magie avait encore bien des progrès à faire, ne parlons même pas des moldus."Peut-être qu'un jour ils trouveront un sort ou une potion..." Je ne voulais pas lui donner trop d'espoirs non plus, si jamais aucune évolution n'apparaissait je me retrouverai bien sotte. Est-ce qu'il fallait que je dise que j'étais désolée ? C'était là ? Les mots me manquaient et j'avais peur en ouvrant la bouche de faire encore une boulette.

hors rp:
 
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Une question qui brûle les lèvres • ft. Bertha

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