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"Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil]

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MessageSujet: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Sam 24 Juin - 13:26

624 mots
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"An expected fail"
Basil se tenait patiemment dans son bureau, assit sur sa chaise en cuir, raturant des titres de dossiers désormais bouclés, en pause ou simplement abandonnés par son Département, celui du Commerce International. Il y avait des fois où des dossiers, qui pourtant étaient en haut de la liste finissaient irrémédiablement par être abandonnés. Par ordre, la plupart du temps. Il n’y avait jamais eu un seul dossier que le bureaucrate ait dû abandonner à cause de son incompétence. La raison était simple, il n’était pas incompétent. Il était doué pour manier les mots, pour la manipulation, la séduction, aussi. Peut-importe la langue, il arrivait toujours à ses fins ou à un arrangement. Il y avait plusieurs moyens d’y parvenir : la négociation pure et dure entre deux êtres humains tenaces qui refusaient obstinément de faire un pas en arrière avant l’autre (c’était plutôt rare, Carrow avait la formidable capacité de se rendre particulièrement imposant à ses interlocuteurs), l’arrangement qui permettait de trouver une sortie honorable aux deux partis (ce qui arrivait le plus souvent), et l’écrasement de l’autre, le préféré de Basilius Carrow. Cet écrasement, sans machisme, arrivait le plus souvent lorsque ses interlocuteurs étaient en fait des interlocutrices. C’était là qu’il pouvait les éclabousser de son charme, de son sourire et de ses regards équivoques. Entre autre, « l’écrasement » se concluait par un accord très honorable pour lui, et généralement, il parvenait en plus à se glisser dans le lit de ses homologues. Ça n’arrivait pas souvent, mais ce n’était pas rarissime non plus. Sur une échelle de dix, cela devait arriver trois fois. C’était un homme qui arrivait toujours à ses fins, même s’il fallait emprunter une voie peu conventionnelle.

Cette après-midi-là d’ailleurs, Basil comptait bien avoir ce qu’il désirait. Alexandre Rozen devait venir le voir pour que le bureaucrate lui enseigne l’occlumencie. Il avait été tellement insistant lorsqu’il était en Allemagne qu’il n’avait pas pu lui refuser cela. Oh il ne décelait pas de talent particulier chez le pauvre garçon, des résultats corrects mais pas médiocres, pas exceptionnels non plus, magré une volonté tenace qui pourrait s’avérer utile. Basilius Carrow n’était un homme doux qu’avec les femmes, les individus de sexe masculin n’avaient pas autant de chance, à l’exception de certains qu’il appréciait particulièrement. C’est lorsqu’il eut fini de barrer une date d’un dossier et d’écrire « Dossier clôt » que la sonnette retentie. Sans guère se presser parce qu’il ne fallait pas exagérer, il jeta un coup d’œil à sa montre. Le garçon était pile à l’heure. C’était un bon point. Le bureaucrate était un homme de rigueur et il y avait des principes auxquels il tenait particulièrement. Comme à son habitude, Basil était bien apprêté, habillé à la mode anglaise. Calculateur, il laissa la porte de son bureau ouverte. Il traversa un long couloir dans lequel dominait des tons beiges. Son appartement était particulièrement impersonnel. Pas de photos, des meubles, quelques tableaux, le tout d’une propreté impeccable à laquelle il veillait lui-même. Pas un grain de poussière dans la grande pièce illuminée qui lui servait de salon et dans lequel en fait, il ne passait que peu de temps. Ses pièces favorites au fond, étaient le bureau et sa chambre. Le reste n’était pas utilisées avec la même fréquence. Il ouvrit la porte sur le jeune Allemand, qu’il salua cette fois en anglais. C’était lui qui menait la danse : « Bonjour, entre ». il ne fit aucun commentaire appréciatif sur sa ponctualité, il jugeait tout à fait normal que l’on arrive à l’heure à un rendez-vous. Pas avant, pas après. Le bureaucrate autorisait un dépassement de trois minutes. Au-delà, c’était soit trop tôt, soit trop tard. Sans le savoir, le garçon venait de bien se faire voir.
ft Alexandre



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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Sam 24 Juin - 14:58


« Maman, j'y vais ! » annoncé-je en allemand à ma mère en finissant d'enfiler mes chaussures.
Je lui ai dit que j'allais faire les magasins avec Bertha. C'est un mensonge. Je prends mon sac en bandoulière et le met sur mon épaule tandis que ma mère me dit qu'elle ne serait certainement pas là que je rentrerais. Elle travaille de nuit ces temps-ci. Quand je sors de chez moi, la chaleur m'étouffe déjà. J'ai revêtu un jean noir avec une chemise blanche manches courtes à rayure grise que j'ai piqué à mon père. J'ai essayé d'adopter un look passe partout et qui ne déplairait pas à Mr. Carrow. Je vais essayer de lui faire bonne impression sans pour autant être inconfortable.
Pour aller jusqu'à Londres, je prends le magicobus. J'essaye de bien me tenir à la barre pour ne pas tomber. Le conducteur conduit comme un taré ! Comme d'habitude, il y a beaucoup de monde. Mais au moins, le trajet est moins long qu'en bus moldu et j'arrive rapidement à destination, là où je dois prendre le métro. Je n'ai pas confiance au magicobus dans la capitale. C'est les heures creuses pour les moldus, donc je ne tarde pas à me trouver un strapontin. Je jette un coup d'oeil à ma montre. J'arriverais avec de l'avance. J'ai le visage qui sue, c'est insupportable.

Quand j'arrive, j'ai 10 minutes d'avance. Ça ne se fait pas d'arriver autant en avance, surtout chez quelqu'un qu'on ne connait qu'à peine. Ce n'est pas plus mal, en attendant, je m'assois sur les marches du perron, je sors un miroir de poche (eh ouais j'avais prévu le coup) et m'essuie le visage avec un mouchoir. J'arrange aussi mes cheveux. Me voilà un peu plus présentable. Je regarde les gens passer dans la rue.
Je dois avouer que je suis un peu anxieux à l'idée de ma première leçon d'occlumancie. Plein de questions me viennent à l'esprit. Est-ce que je vais y arriver ? Quel genre de prof est Mr. Carrow ? Est-ce que ça fait mal quand on pénètre notre esprit ? Je triture mes mains et mes doigts avec automatisme. J'avais envie de prendre ma baguette qui est dans la poche de mon jean pour jouer avec mais il y a des moldus. Ils n'y verront qu'un bout de bois, certes. J'ai l'impression d'être tout petit à être assis comme un malheureux à regarder ces touristes, ces hommes d'affaire, ces étudiants...

Je regarde de nouveau ma montre. C'est l'heure. Je me lève et vais toquer à la porte. J'attends. Mr. Carrow prend son temps ! Quand il ouvre la porte, j'ai l'impression d'avoir attendu plusieurs minutes. Il me salue et m'invite à rentrer et je le salue à mon tour: « Bonjour... » dis-je en entrant. Je regarde autour de moi. On peut dire une chose, c'est clean. Et luxueux. Pourquoi j'ai l'impression d'être encore tout petit ? C'est très spacieux, aucun encombrement. Rien ne traîne sur les surfaces planes ni par terre, aucune photos... C'est une atmosphère très impersonnelle qui je dois avouer me déplaît un petit peu. C'est froid et ça semble sans vie. Cela me rend un peu mal à l'aise. Je ne sais pas où je dois poser mon sac ou même si je dois vraiment le poser. Par politesse, je ne vais pas explorer plus loin que la pièce dans laquelle je suis.
J'ai hâte de commencer la leçon mais en même temps j'appréhende. Je ne peux m'empêcher de bouger frénétiquement les genoux en regardant Mr. Carrow qui est habillé très élégamment. « Alors on commence ? » demandé-je en évitant de montrer un excès de confiance que je n'ai plus autant qu'avant. J'ai un peu peur, c'est pour ça.

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Dernière édition par Alexandre O. Rozen le Dim 25 Juin - 11:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Sam 24 Juin - 23:38

1012 mots
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"An expected fail"
Basil ne savait pas à quoi s’attendre en ouvrant la porte. Peut-être s’attendait-il à rien. Peut-être qu’inconsciemment il attendait quelque chose de particulier. Il ne put s’empêcher de détailler le jeune homme qui le salua poliment en entrant dans l’appartement du cadet Carrow. Une chemise, plutôt simple comme habit. Il l’analysa sans le montrer. Les habits reflétaient beaucoup la personnalité. Et il avait l’impression très vague que le garçon cachait ses véritables penchants. La chemise était imparfaitement repassée. Un côté bordélique, peut-être ? Lui-même était au contraire tel qu’il l’était toujours. Propre sur lui, son suit parfaitement ajusté à sa carrure imposante. Il dépassait le garçon en taille et son pantalon lui allait bien mieux à lui qu’à Alexandre. Il lui semblait que son jean était un peu long. Les couleurs de la chemise du garçon lui semblaient affreuses mais après tout, chacun ses goûts. Comme le démontrait l’appartement de Basil, le bureaucrate privilégiait les couleurs claires, unies. Sans motifs. La chemise de l’enfant Rozen ne remplissait pas ce critère. Impatient d’ailleurs, il lui demanda s’ils pouvaient commencer et Carrow marqua un temps d’arrêt. Il ferma la porte complètement et la verrouilla. « Tu peux laisser ton sac à côté de la porte » l’informa-t-il, désireux de ne pas laisser cette espèce de toile ambulante s’introduire dans son bureau. Sans l’attendre, il pénétra dans le couloir et enjoignit le jeune homme à le suivre : « Suis-moi ». Il n’avait pas besoin de meubler la conversation. Basil avait ses humeurs pour bavarder. Même si cela ne le dérangeait pas de s’occuper d’un adolescent sans doute trop ambitieux pour son niveau, il n’avait pas forcément envie de faire la conversation en plus de cela. Il traversa le couloir, qui n’avait bien évidemment pas bougé depuis qu’il l’avait traversé, trois minutes quarante-cinq auparavant. La porte du bureau était bien sûr ouverte et il entra dedans, sans regarder derrière lui pour voir s’il suivait sans se perdre.
L’appartement n’était pas un labyrinthe, il était dans la longueur, impersonnel. Les rares tableaux qu’il possédait représentait des natures paisibles, qui étaient là pour le calmer le plus possible. Pas de mer déchaînée, une mer calme. Pas de tempête de sable, une dune paresseuse. Pas d’ouragan mais une légère brise dans les arbres.

Avec toute la prestance qu’il possédait, il s’assit dans son fauteuil en cuir et invita Alexandre à s’asseoir dans un fauteuil en face de lui, derrière son bureau, beaucoup moins confortable. La pièce était totalement différente du salon et de l’entrée. C’était un endroit lumineux bien sûr, mais dans lequel le bureau trônait au milieux, en face de la porte, encadré par deux bibliothèques à trois mètres du dit bureau, en bois de liège. Il sortit sa baguette et la pointa sur ses dossiers qui s’envolèrent vers des étagères. Il préférait avoir de la place. « Ne ferme pas la porte derrière-toi » dit-il. La claustrophobie du bureaucrate le poursuivait même chez lui. Sur les murs se trouvaient des photos du diplomate avec des intermédiaires, avec son supérieur Selwyn et plus anciennement avec Ian Talbott, à qui il serrait énergiquement la main du haut de ses vingt-trois années. Il avait l’impression que cela faisait un siècle que cette scène s’était déroulé. Il n’avait pas de tempes grisonnantes à cette époque-là. Il y avait environs une dizaine de cadres, marquant les réussites de Carrow. Tous, bien en face de la porte. Peu de monde entrait dans cette pièce, c’était son espace personnel de travail. Voir en entrant ces visages souriants qui avaient cru en lui, lui rappelait à quel point s’investir était important. « Tu es stressé ? » demanda-t-il finalement, un léger sourire au coin de ses lèvres. Basil n’avait pas forcément pour but de l’angoisser, mais il ne pouvait s’empêcher de donner un aspect sérieux à ce qui allait se dérouler. « Bon, je suppose que tu connais tout de l’occlumencie théorique, je ne vais donc pas te torturer pendant les deux prochaines heures là-dessus. Néanmoins, je souhaite attirer ton attention sur le fait que se faire rentrer dans la tête, ce n’est pas agréable du tout, ce sera peut-être même douloureux, selon ton ressenti. Tu vas te crisper, gémir et ce ne sera pas beau à voir. On ne choisit pas les souvenirs que le légilimens voit. Tu vas subir mon intrusion, et la seule chose que tu pourras faire c’est essayer de me repousser » prévînt-il. Mieux valait prévenir que guérir, non ? Il ne voulait pas de reproches d’un adolescent plein d’hormones, ça ne ferait que l’agacer et mieux valait ne JAMAIS agacer Carrow. Basil croisa ses mains en face de lui, comme s’il était au travail et qu’il discutait de l’arrivage de terreau de bouse de dragon. « Pour construire une protection mentale, tu dois diriger toute ta concentration sur un mur. Essaie de visualiser un mur dans ta tête, et comprends bien qu’il s’agit de quelque chose d’abstrait, une protection mentale contre quelqu’un de physique » conseilla-t-il encore. Les conseils étaient tous bons à prendre, mais il fallait du temps pour se figurer la chose.  

Il saisit sa baguette qu’il fixa un moment, la faisant tourner entre ses longs doigts. Pensif, il se demandait comment son élève allait s’en sortir. Allait-il être doué ? Un cas ? Se faire une idée dès la première séance allait être quelque chose d’ardu. Pendant de longues secondes, il resta muet avant d’ouvrir enfin la bouche pour parler : « Je doute que tu me bloques pour le premier cours, et inutile de pointer ta baguette sur moi, tu peux simplement la garder à la main, pour canaliser ton énergie. Un mur mental doit être une protection permanente dans ta tête, il est assez peu probable qu’un individu se tienne en face de toi avec un immense sourire en essayant de voir tes souvenirs ».
Il l’observa pendant un instant encore avant de pointer sa baguette en bois d’aubépine sur lui : « Prêt ? ». À peine son approbation était-elle sortie de la bouche du garçon que l’héritier Carrow lança : « Legilimens ! »
ft Alexandre



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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Dim 25 Juin - 1:46


Mr. Carrow est froid. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit chaleureux mais j'ai l'impression qu'il est la personnification même de son appartement. Il ne réponds même pas à la question que j'ai posé oralement. Non. Il répond à celle que je n'ai pas posé. Je fais comme il me le recommande, je pose mon sac près de la porte d'entrée. Il m'invite ensuite à me suivre. Je m'exécute sans discuter. On traverse le couloir et on passe par le salon pour aller dans son bureau. Je ne peux m'empêcher de regarder autour de moi. Cet intérieur me fait penser à une pièce témoin dans les magasins de meubles et de décoration. En version luxe. Je ne lâche pas Mr. Carrow d'une semelle jusqu'à ce que nous entrions dans son bureau.
Alors que je m'apprête à refermer la porte, mon nouveau professeur m'en défend. Je laisse donc la paroi de bois telle quel. On voit que c'est du bois de bonne qualité, le genre de matière qui ne laisse passer aucun son. Bien qu'il n'y ai pas beaucoup de monde pour entendre quoi que ce soit dans cet appartement froid. Je me retourne face au bureau et je regarde les photographies qui tapissent partiellement les murs. Ce ne sont pas des clichés très personnels comme on pourrait voir chez moi. Il n'y aucune photo de classe ou de vacance. Est-ce que ce gars prend des vacances même ? Je vois également un fauteuil en cuir qui trône fièrement derrière le bureau en bois. Combien de pauvres bêtes sont mortes pour faire ce fauteuil ? C'est pour cela que je boycotte les produits faits de peau ou fourrure animale. Si j'ai des vestes en cuir dans ma garde-robe, c'est que c'est du faux cuir.
Je lève finalement mon regard vers Mr. Carrow qui me demande si je suis stressé avec un petit sourire en coin. « Non pas trop, ça va... » réponds-je vaguement. Cette pièce sent les produits ménagers et la paperasse à plein nez. J'observe une plume posée sur le bureau, parfaitement parallèle à une autre plume. Le gars ne serait-il pas un peu psycho-rigide ? J'ai envie d'incliner la plume, juste pour voir sa réaction.

Mr. Carrow commence à s'expliquer ce qu'il va se passer quand il va rentrer dans ma tête alors que je prends place sur le fauteuil en tissus en face de son bureau. Ce qu'il me dit me fait assez peur. J'écarquille un peu les yeux, j'ai envie de déglutir. Je ne trouve aucun commentaire à faire et je le laisse continuer son petit speech. C'est la partie la plus intéressante. Il m'explique comment faire barrière à ses attaques. Ça semble tout con, tout simple. Mais ça ne l'est pas. C'est vraiment très abstrait, comme le dit Mr. Carrow. J'écoute attentivement la suite, je bois littéralement ses paroles. A la fin de ses explications, il me regarde. Je le regarde.
« Prêt ? »
« Ouais, je crois que je- » J'ai à peine sorti ma baguette que Basil m'attaque à mon esprit. Je lâche une exclamation de surprise et surtout de douleur. Je n'ai jamais eu autant mal à la tête. C'est insupportable. Putain ! Je gémis lamentablement en me tenant la tête avec mes deux mains, ayant lâché ma baguette. Mais la douleur n'est pas le plus insupportable... Ce sont les souvenirs qui défilent.

Souvenir 1:
 

Mon corps tremble comme une feuille. Ce souvenir n'est pas le pire qui puisse refaire surface... C'est néanmoins insupportable...

Souvenir 2:
 

C'est trop la honte là... -T'avais voulu faire le malin...-

Souvenir 3:
 

Le souvenir s'estompe à ce moment là. Encore heureux, parce qu'après j'ai limite menacé Marlene... Je n'en peux plus. Je continue de gémir. « Arrêtez s'il vous plait ! » supplié-je presque. C'est tellement douloureux. Je n'ai même pas eu le temps de me protéger... C'est horrible...

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Dim 25 Juin - 14:07

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Basil ne savait pas du tout ce que ce cours allait donner. Il priait sincèrement pour avoir une bonne surprise mais malheureusement, il en doutait. Sciemment, il n’avait rien proposé au garçon, pas d’eau pas de café. Il savait que dès la première intrusion dans sa tête, il allait être totalement pantelant, à bout de souffle, sans doute. Il l’avait fait suivre sans guère se soucier des regards curieux qu’il jetait ici ou là. Il savait que son appartement ne plaisait pas à tout le monde et pour être franc, même lui ne l’appréciait pas trop. Carrow n’était pas un homme très chaleureux à la base, et rares étaient ceux qui pouvaient se targuer d’être dans son cercle privé. Il n’y faisait pas rentrer n’importe qui, seulement des gens qui avaient une vraie valeur à ses yeux. Alors forcément, il n’y avait aucune photographie de ses amis disponible à la vue de tous. Et encore moins des photographies de sa famille.

Une fois le jeune homme assis sur la chaise, Basil décida de prendre le taureau par les cornes pour tout lui expliquer, comme ça, de but en blanc. Le garçon avait l’air effrayé mais le bureaucrate préférait ignorer cet air choqué sur son visage. Il n’allait pas admettre qu’il avait peur de toute manière, tout comme il n’avait pas admis qu’il était stressé. Rozen Junior puait le stress à mille kilomètres. Il en avait peut-être honte, peut-être que Basil aussi était un peu intimidant. Il s’en fichait un peu en réalité, de ce que le garçon pensait. Il avait demandé son aide pour apprendre l’occlumencie et c’était ce qu’il allait faire. Mais cela n’allait pas être une partie de plaisir et le diplomate voulait que le garçon en soit pleinement conscient avant de se jeter corps et âme dans ce douloureux apprentissage. À peine avait-il acquiescé que le bureaucrate était rentré dans sa tête. Sans prévenir, sans faux-semblant. Quelqu’un qui pénétrait un esprit, surtout aussi jeune n’allait pas prendre de pincettes. Comme à chaque fois qu’il entrait dans la tête des gens, une explosion de souvenirs se présenta sous ses pupilles brunes. Basil n’avait même pas fait attention à l’exclamation de douleur d’Alexandre. Il se retrouvait dans une automobile, un Alexandre enfant avec une petite fille. Basil se fit immédiatement un avis sur elle : « C’est une petite peste, celle-là » lâcha-t-il à voix haute, autant pour informer le garçon de son avis que pour se le figurer à voix haute. La scène continuait et rien, absolument rien n’empêchant le bureaucrate de voir ce qui se passait dans la tête du garçon : « Contrôle-toi Alexandre ! » s’exclama-t-il, agacé d’avoir si peu de résistance. Le garçon n’essayait même pas, il subissait son intrusion comme un arbre devait subir la cueillette de ses fruits.

Lorsque Basil disait qu’il ne le pensait pas assez mature, c’était aussi à cela qu’il pensait. Il fallait une certaine force d’esprit pour se contrôler, pour passer outre la douleur et envoyer ses pensées faire barrages à une intrusion intempestive. Pour quelqu’un qui semblait n’avoir jamais vécu la souffrance, ce devait être particulièrement difficile. Alexandre était incapable de maîtriser sa douleur. Basil jugeait bien facilement, parce qu’il avait été assez simple pour lui d’outre-passer le mal de crâne saillant que provoquait une intrusion telle que celle-ci. Habitué aux châtiments physiques, il arrivait à maîtriser ses nerfs. Le premier souvenir disparaissait comme une brume et il se retrouva cette fois-ci sur la patinoire à regarder le garçon faire le malin pour tomber misérablement sur les fesses. Cette fois-ci, il ne fit aucun commentaire, mais il lâcha un ricanement moqueur.
Mais forcément, le ballet de souvenir continua inexorablement de se dérouler devant les yeux de Basil qui assista cette fois-ci à un souvenir plutôt récent et… Malheur ! Marlene McKinnon ! À peine eut-il aperçut la jeune fille qu’il comprit qu’elle était de toute évidence sa cavalière pour le bal. Ça lui rappelait bien des souvenirs. Les bals de Poudlard étaient toujours particulièrement intéressants, mais l’ancien Gryffondor avait malheureusement peu de choix de cavalière. Il se rappelait être attiré par une Poufsouffle avec des cheveux blonds comme les blés. Mais la sachant impure, il ne pouvait pas se risquer à se rapprocher d’elle. Ses frères ne l’auraient pas loupé. Alors soit il y allait avec une Serpentard hautaine mais à l’ascendance honorable, soit il n’y allait pas du tout, au grand dam d’Aaron et Carolyn.  Il n’avait pu profiter des beaux cheveux de la jeune fille et lorsqu’il s’était enfin décidé à aller lui parler, une fois que ses frères avaient quitté Poudlard, il s’était rendu compte qu’elle était malheureusement prise. « Je constate que tu as bien mauvais goûts en matière de cavalière » lâcha-t-il d’un air suffisant qui n’était en fait pas du tout destiné à Alexandre mais bien à la petite peste qu’il voyait dans ses souvenirs. Basil ne revînt à la réalité que lorsque le garçon l’implora – oui oui – d’arrêter le massacre. Dans un soupir, Basil rompit le sort et agita sa baguette pour faire apparaître un verre d’eau sur la table. Il la posa ensuite parallèlement aux deux plumes présentes à sa droite.

Le garçon semblait en nage, et cela le faisait un peu sourire. Il se rappelait être lui-même passé par-là. « Qui était cette petite fille dans le premier souvenir ? » demanda-t-il, désireux de mettre fin à ses interrogations intempestives. Il observait Alexandre comme s’il était une bête de foire dont il était intéressant d’étudier la réaction en cage. « Tu te concentres trop sur la douleur » nota le bureaucrate, impitoyable, « tu dois faire fit d’elle, l’ignorer autant que tu peux pour diriger tes pensées vers la formation d’un mur pour m’empêcher de passer ». Il marqua une pause plus ou moins longue. C’était amusant de le voir l’implorer. Sans dire que cela lui donnait un sentiment de puissante, il se sentait surtout supérieur, parce que lui-même avait plutôt bien réussit cette première étape dans l’apprentissage. Ignorer la douleur pour créer une protection correcte. « Beau saut, belle chute, au passage » dit-il, railleur. Il préférait ne pas se moquer du dernier souvenir, qui avait dû être assez pénible pour Alexandre. Inutile d’en rajouter une couche. Le diplomate ne s’attendait cependant pas à voir cette peste dans la tête du garçon. « A un moment j'ai senti comme une vibration » continua-t-il, pensif. «Mais je ne pense pas que tu t'en sois rendu compte ». Il préférait ne pas lui dire que c’était particulièrement pitoyable. Mieux valait le laisser reprendre son souffle avant de commencer un nouvel assaut.
ft Alexandre



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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Dim 25 Juin - 15:35


Comme si le moment n'était pas assez pénible, Mr. Carrow estime bon de faire des commentaires sur ce qu'il voit. Il faut que je le supplie pour qu'il arrête. Quand tout cela cesse, je ressens un immense soulagement. Je suis à bout de souffle, j'ai la tête lourde et à la fois vide. Mon professeur fait apparaître un verre d'eau aux côtés de ses plumes. Je le saisis. « Merci... » dis-je d'une petite voix avant de boire une gorgée d'eau. J'ai l'impression que mes gestes sont mous. J'essaye de reprendre mes esprits. Bon il n'a rien vu de grave... Des chamailleries, un saut raté et ma cavalière pour le bal de début d'année... Rien de bien méchant. Mais j'avais tellement l'impression qu'on était entrain de violer mon intimité. J'ai l'impression d'être mis à nu. C'est plus insupportable que la douleur. Je n'ai pas les mots, je regarde la surface de l'eau de mon verre.
Mr. Carrow me demande alors qui était la petite fille dans le premier souvenir. Je bois une gorgée d'eau avant de répondre. « C'est ma cousine par alliance... » réponds-je en levant mon regard vers lui. La nature de ma relation avec Astrid ne l'intéressera pas plus que ça donc je ne m'étends pas sur la question. Il me dit alors que je me concentre trop sur la douleur et me dit que je dois l'ignorer. C'est plus facile à dire qu'à faire. Il le sait. En plus c'est mon premier cours, il doit bien se douter que je ne vais pas faire des miracles ! Il me demande l'impossible ! En plus il pénètre mon esprit comme un véritable bourrin ! Enfin je sais pas... Il aurait être plus doux pour la première fois. « Quand même, vous n'y avez pas été de main morte... » marmonné-je à l'égard de Basil. C'est un reproche.
Il commente ma chute du deuxième souvenir d'un ton railleur. J'ai toujours eu du mal à la réception de mes sauts. Ce n'est pas si facile que cela en a l'air. Tout comme ignorer la douleur. « Merci. » le remercié-je tout de même. J'étais quand même fier de ce saut ce jour-là.

Il me fait alors savoir qu'il a ressenti une petite vibration. Je ne sais pas ce que c'est sensé dire. C'est une bonne chose ou une mauvaise chose ? Il rajoute que je ne l'ai probablement pas senti. Et c'est vrai. Je laisse sa phrase en suspens. Je commence à retrouver mon souffle. Je ne peux m'empêcher de me dire que ma performance était mauvaise. -C'est pas faux.- Je finis mon verre d'eau et le repose sur le bureau. « C'était mauvais hein... ? » dis-je pour rompre le silence. Je n'ai pas espoir qu'il me dise quelque chose de positif. Juste qu'il me confirme que c'était très mauvais. Ma respiration est très proche d'un rythme normal et régulier. Je me sens presque prêt à retenter. Je me lève pour ramasser ma baguette tombée au sol et me rassois.

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Dim 25 Juin - 20:42

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"An expected fail"
Basil préfèrait ne pas montrer qu’il était déçu. En fait, il ne savait pas trop quoi penser. Il savait en s’engageant que cela ne serait pas une partie de plaisir et que la première séance allait être laborieuse. Mais il ne s’attendait pas à ce que Rozen Junior l’implore d’arrêter à cause d’un mal de crâne. Il avait l’impression que le garçon était fait de papier mâché et ça le dépassait. Il n’était pas très doux parce qu’il fallait que le jeune homme sente sa présence au début pour la bloquer, d’autant plus qu’il ne s’en rendait peut-être pas compte, mais la legilimenie pouvait être utilisée comme torture. La façon dont on pénétrait l’esprit de quelqu’un et les souvenirs que l’on faisait ressortir provoquaient de la douleur et du malaise. Ce n’était pas très agréable, Basil devait bien le concevoir. Bien évidemment, chacun avait un ressenti différent. Lorsque lui-même avait appris l’occlumencie, il avait ressenti des picotements désagréables, ou en tout cas, il assimilait la douleur à cela. Alexandre par contre, semblait ressentir beaucoup plus de douleur. Le bureaucrate inclina la tête quand le garçon le remercia pour le verre. Il avait l’impression de le voir lessivé.

Les mains croisées devant lui, Basil réfléchissait à ce qu’il pouvait lui dire concernant sa performance. Pour se donner du temps, il lui demanda qui était la petite fille du premier souvenir, et Alexandre lui répondit qu’il s’agissait de sa cousine éloignée. Soit. Intéressant, il lui semblait bien que Hans n’avait pas de deuxième fille. Le commentaire que fit le garçon après fit hausser un sourcil à Basilius qui resta muet pendant quelques longues secondes insupportables, essayant d’évaluer la réaction qu’il convenait d’avoir : « La première fois est toujours la pire » lança-t-il finalement en utilisant un double-langage qu’il se plaisait beaucoup à utiliser. « Cependant, tu dois sentir ma présence pour essayer de la bloquer. Avec le temps tu vas être de plus en plus sensible aux intrusions dans ton esprit. Il y aura des gens qui voudront te faire du mal et qui pénètreront dans ta tête avec violence. Mais d’autres encore, ne voudront pas se faire sentir, c’est par ailleurs souvent le cas des legilimens naturels, qui ne se contrôlent pas toujours. Avec l’apprentissage, tu seras capable de ressentir les plus discrets, mais tu dois, au préalable endurer une certaine douleur, qui est admets-le raisonnable, pour avoir les bonnes bases » expliqua-t-il avec un air paisible, presque ennuyé.
Il jugea préférable de faire un commentaire sur son saut raté pour détendre une atmosphère qu’il sentait tendue. A l’inverse de lui, qui était parfaitement serein, sachant comment tout allait se dérouler ensuite. Il avait jugé bon de lui faire savoir qu’il avait senti une légère vibration. Il l’espérait un peu plus forte pour un premier cours, mais il y avait aussi des gens qui ne produisaient rien du tout, et qui restaient des victimes jusqu’au bout de la séance. C’était très aléatoire et ne voulait pas dire grand-chose pour la suite. Le garçon lui coupa l’herbe sous le pied en lui demandant si c’était si mauvais que ça.

Le faciès de Basil ne changea absolument pas, il se contenta d’observer le jeune homme calmement. « La vibration que j’ai ressentie ne veut pas dire grand-chose pour la suite, mais c’est un début de réaction. Il y a des gens qui se montrent prometteurs au premier cours et qui sont lamentable dès le deuxième. A l’inverse, certains sont d’une nullité exceptionnelle la première fois et des génies ensuite. J’avoue ne pas encore savoir où te placer, mais j’admets avoir espéré un peu plus qu’une légère vibration. Mais tu es sensible à la douleur, c’est dommageable » dit-il en nuançant ses propos pour ne pas le rendre complètement défaitiste. Il voulait lui faire comprendre qu’il y avait pire mais qu’il y avait assurément de meilleurs élèves. Le bureaucrate savait que le garçon allait encore faire une bien piètre performance mais c’est avec de l’acharnement que l’on parvenait à ses fins. Lui-même ne le savait que trop bien. Il le regarda se lever pour ramasser sa baguette, apparemment prêt à en découdre à nouveau. Un léger sourire s’étira sur les lèvres du diplomate qui prit lui-même la sienne en bois d’aubépine. « Au moins, tu es tenace » nota-t-il sans la moindre sonorité agréable dans la voix. Il pointa sa baguette sur le jeune homme : « Ne te focalises pas sur la douleur, Alexandre, oublie-la et concentre toi sur ta barrière ». À peine eut-il finit qu’il incanta : « Legilimens ! ».
ft Alexandre

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Dim 25 Juin - 23:53


Je n'aime pas le silence que ménage Mr. Carrow. J'ai toujours peur qu'il me dise que cela ne serve à rien que l'on continue. « La première fois est toujours la pire » Je fronce les sourcils. Je ne sais pas si je fais bien d'y voir un double sens ou si c'est seulement parce que je serais obsédé par ça. Ce n'est pas le genre d'homme à laisser place au hasard. J'écoute ses longues explications du pourquoi il a été si brutal. « Bah j'espère quand même être meilleur au lit que là... » Ce sera pas très compliqué de faire mieux, c'était tellement pitoyale.
Quand je lui demande si ma performance était si mauvaise que ça, Mr. Carrow reste parfaitement neutre. Aucun émotion ne se lit sur son visage. Il me parle de la "vibration" puis des différents types d'élève. Je ne sais pas du tout si je dois partir positif. Il me dit que je suis sensible à la douleurs. Ce n'est pas très encourageant, mes épaules s'affaissent l'espace d'une seconde mais je me reprends et vais chercher ma baguette gisant au sol. Je suis prêt à retenter le coup. Mr. Carrow me fait remarquer ma ténacité tandis que je me rassois sur le siège. « C'est peut-être ma seule qualité. » répliqué-je. Allez ! Détermination !
Mr. Carrow me fait des dernières recommandations pendant que j'inspire à grand coup. A peine a-t-il finit qu'il pénètre dans mon esprit. De nouveau, une vive douleur me vrille le crâne. Je gémis. Les souvenirs commencent à refaire surface...

Souvenir 1:
 

Je n'ai pas lâché ma baguette, je la serre plus fort que jamais. Mes jointures doivent être devenues blanches. J'essaye de résister. Je lutte, mais j'ai l'impression que ça ne sert à rien...

Souvenir 2:
 

J'avais de légers problèmes de prononciations à l'époque. Ce souvenir me rend tellement nostalgique... Insupportable. J'essaye de repousser Mr. Carrow de mon esprit mais je n'y arrive toujours pas. Je sens que je vais lâcher. J'essaye encore d'ignorer la douleur mais elle me vrille le cerveau. C'est horrible !

Souvenir 3:
 

Je n'en peux plus, je gémis d'avantage. Je laisse tomber ma baguette. Les larmes me montent aux yeux et je fais mon possible pour les contenir. Je me tiens la tête. J'essaye de me reprendre mais j'en suis incapable. « Stop... Arrêtez... » J'ai l'impression que je vais exploser.

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Lun 26 Juin - 13:35

1090 mots
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"An expected fail"
Basil avait beau penser Rozen Junior irrécupérable, ce n’allait pas être lui qui allait arrêter le garçon. Une fois qu’il aura compris qu’il n’était pas fait pour ça, il aura sans doute l’intelligence d’arrêter seul. Lui, il ne pouvait guère faire de miracles. Il lui disait comment faire. S’il saisissait toute la poésie de la chose et son aspect abstrait, il pouvait y arriver. Sinon, cela ne servait à rien et ces cours étaient des séances de torture. Alexandre, contrairement à l’air léger de son visage, n’était pas stupide. Mais il était tenace. Il mettra du temps à comprendre que ses efforts seraient vains. Le petit double-sens que Carrow avait utilisé avait fait mouche chez le jeune homme bourré d’hormones, qui répondit qu’il espérait être … Ah. Flûte. Alexandre devait être bien jeune pour être toujours puceau. Pour ne pas se laisser envahir par un fou rire monumental, Basil esquissa un léger sourire, qu’il espérait n’était pas moqueur.
Le jeune homme répondit que la ténacité était sans doute sa seule qualité. Basil hocha la tête négativement en répondant : « Je pense que tu es un garçon franc et que tu as indéniablement un certain courage pour oser te lancer si tôt dans l’occlumencie ». Il observa le jeune homme se mettre en place et pointa sa baguette sur lui en prononçant le sortilège. Comme précédemment, une explosion de souvenir apparu devant ses yeux, mais il se concentra sur les trois les plus nets et clairs. Les autres étaient plus brumeux et les conversations se chevauchaient c’était compliqué d’y comprendre quelque chose. Une fois encore, il ignorait les gémissements du garçon. C’était particulièrement désagréable d’entendre quelqu’un souffrir à cause de soi. Cette expérience, sans aller jusqu’à dire qu’elle le dérangeait foncièrement, le mettait un peu mal-à-l’aise. La douleur que ressentait le jeune homme était légère. Mais cela rendait encore plus inacceptable tout ce que son père lui avait fait subir en y prenant du plaisir. Si Basil se sentait un peu mal de lui faire du mal ainsi, il était évident qu’il ne pourra jamais lancer de doloris de sa vie. Carrow se retrouvait dans une salle de cours qu’il connaissait bien. Il la reconnaissait entre toute. Le bois du sol était semblable à celui de ses souvenirs et était bien différent de celui des autres salles. Il était dans le cours de Défense Contre les Forces du Mal. Seule la décoration changeait de son époque, et il eut un sentiment nostalgique en voyant cela. Il se tenait à côté d’un Alexandre qui apparemment échouait depuis un moment. Un juron vînt agrémenter son agacement tandis que le bureaucrate se faisait traverser par une Gazelle. Il resta concentré sur l’Alexandre du souvenir et lança : « Essaie d’avoir la même détermination qu’en cours de Défense Contre les Forces du Mal, Alexandre ». Il observa finalement le coyote apparaître devant le faux détraqueur et cela en disait beaucoup sur la personnalité du garçon. Les coyotes étaient opportunistes. Alexandre en quémandant son aide, avait fait preuve d’opportunisme pour arriver à ses fins.

Le second souvenir semblait joyeux. Une petite fille apparemment adorable se tenait avec Alexandre et lui offrait un cadeau de Noël. Basil faisait surtout attention au fait que l’Allemand n’avait rien en retour, plus qu’au cadeau lui-même qui ne le regardait pas trop. La petite fille avait l’air joyeuse et gentille, il se demanda s’ils étaient toujours amis. En entendant la proposition de la petite blonde et la réponse du garçon, le bureaucrate commenta immédiatement : « J’espère qu’elle l’a eu, sa danse ».

Le troisième souvenir apparu immédiatement après cela et le diplomate se retrouva à côté d’un Hans passablement irrité. Le jeune homme avait revêtu un visage insolant et Basil observa la gifle qu’il se prit avec un léger sourire. « Ce n’est pas grand-chose » commenta-t-il davantage pour lui-même que pour le garçon. Jamais il ne lui serait venu à l’idée de répondre à Ollender Carrow. Rien que répondre sincèrement à ses questions était risqué. La différence d’éducation lui sauta aux yeux mais il préférait ignorer le sentiment de regret qui envahissait sa poitrine.  Encore une fois, ce fut la demande d’Alexandre qui lui fit couper le sortilège, à contre-coeur. Il n’y arrivait pas, comme un bon à rien. Basil soupira en posant sa baguette, regardant d’un air indifférent les yeux humides du garçon. Basil passa une main dans ses cheveux comme il avait coutume de le faire pour s’occuper les mains. « Tu vois, c’était de ça que je parlais en Allemagne » commença-t-il, indifférent à l’air blessé qui se lisait dans les yeux du garçon, « il faut de la maturité ou de l’expérience pour passer outre la douleur, l’ignorer, la combattre et ériger à l’aide de pensées abstraites une protection mentale ». Il marqua une pause et laissa ses yeux se promener dans son bureau impeccablement propre, puis reprit de sa voix toujours neutre : « Je ne pense pas que tu ais vraiment saisit l’idée de l’occlumencie, c’est quelque chose que l’on peut difficilement apprendre dans les ouvrages. La protection n’est pas physique, elle est mentale, mais elle agit comme un objet physique. Elle est permanente, une partie de toi l’alimente en boucle ou presque pour n’être jamais vulnérable. Ça deviendra naturel, mais il faut passer par de longues et douloureuses étapes ». Le verre d’eau n’était pas vide et de toute façon, le diplomate ne voulait pas le lui remplir. « Ton père t’a mis une belle droite » commenta-t-il ensuite, en passant une main dans son cou sans s’épancher sur le sujet. Rien que sa réaction montrait qu’il était fier et incapable de subir un châtiment physique… Ce souvenir montrait à quel point il ne pouvait pas se tromper le concernant. Alexandre n’avait aucune capacité exceptionnelle. Que ce soit en cours, ou mentalement pendant ces exercices. Il ne parvenait même pas à passer outre un mal de crâne ! « Fermer les yeux le plus fort possible n’a jamais aidé quelqu’un à construire un mur convenable, d’ailleurs. Il faut te détendre, être en paix avec toi-même, l’esprit calme et reposé. Tu pourras y mettre toute la volonté que tu voudras, tant que tu ne seras pas capable de passer outre une sensation désagréable, et d’ignorer les souvenirs qui remontent, tu ne feras pas de progrès » finit-il. Basil avait l’impression de parler à un gosse. Bien évidemment, Alexandre était un gosse de toute manière. Bon, après toute personne de moins de vingt-cinq ans était un gosse à ses yeux.
ft Alexandre

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Dernière édition par Basil Carrow le Lun 26 Juin - 18:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Lun 26 Juin - 17:20


Face a ma remarque sur la première fois, Mr. Carrow esquisse un sourire que je devine un peu moqueur. Qu'est-ce qu'il croyait ? Je n'ai que 16 ans. En plus, il me contredit. La franchise ne m'a jamais rien apporté de bon. Je ne suis pas toujours aussi franc. Et je ne suis pas courageux. Si je suis à Serpentard, c'est qu'il y a une raison.
Je réitère la tentative. Je veux réussir.
Encore une fois, ce fut douloureux. Je n'ai pas réussi à ignorer la douleur bien longtemps. Mr. Carrow avait l'air d'y être complètement indifférent. C'est peut-être mieux comme ça qu'autrement. Il soupire en posant sa baguette sur le bureau tandis que je m'essuie les yeux, encore essoufflé. Je sue quelque peu au visage. Je le déçois. Je lève mon regard vers lui quand il m'explique que je n'ai pas la maturité pour apprendre l'occlumancie. Je serre les poings et la mâchoire. Ce n'est que la première leçon ! Il faut me laisser le temps.  J'écoute la suite de ses explications. J'inspire un grand coup. « Je vais y arriver. » dis-je avec détermination en le regardant. Je veux qu'il comprenne que je n'abandonnerais pas. Ma respiration commence à reprendre un rythme normal. Je suis prêt à recommencer.
« Ton père t’a mis une belle droite » Je fronce les sourcils. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me dise ça maintenant. Je me rappelle que suite à cette gifle, je n'ai plus voulu parler à mon père pendant deux jours. Ce n'était pourtant pas la première fois. « J'ai eu la marque toute la soirée. » précisé-je avec indifférence. C'est alors qu'il se remet à parler méthode. C'est moi ou il change de conversation comme de robe ? Enfin bref, je m'en fiche. Je l'écoute encore attentivement. En gros il veut que j'apprenne à supporter la douleur. Ça tombe sous le sens. Je sais ce qu'il faut faire. « Ok, j'ai compris ce qu'il faut faire. »

Je me lève, récupère ma baguette et me rassoie. Je veux réessayer. C'est en échouant que l'on apprend. Je n'ai pas appris à faire des sauts au patinage artistique du jour au lendemain. Des centaines de fois, je suis tombé. Des centaines de fois, je me suis relevé. Des centaines de fois j'ai recommencé. Et je suis parvenu à mes fins. L'occlumancie, c'est comme le patinage. En plus difficile, très certainement. « Je veux réessayer. » dis-je laissant clairement transparaître ma détermination. Je bois le fond de mon verre d'eau. J'attends une quelconque réaction de la part de Mr. Carrow qui me regarde. « Alors ? » Tout à l'heure à peine je disais que j'étais prêt qu'il venait déjà pénétrer mon esprit comme une brute et voilà que quand je lui demande, il ne fait rien. -Tu es aveuglé par ta détermination, pauvre petit.-

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Lun 26 Juin - 18:56

624 mots
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"An expected fail"
Basil pensait sincèrement que le garçon était un Gryffondor. Bien qu’il ne veuille pas être Auror comme son paternel, il lui semblait évident qu’il ait suivit les glorieuses traces familiales dans la maison de Godric Gryffondor. Pourtant, il ne semblait guère convaincu par les paroles de réconfort. Carrow ne poussa pas plus loin ses interrogations. Il en apprenait assez sur le garçon avec ses souvenirs qui se présentaient à lui comme des images dans un livre ouvert.
La seconde tentative n’était pas plus glorieuse que la première, au grand dam du professeur improvisé, qui était profondément ennuyé par le niveau médiocre de l’Allemand. Comme quoi dire « scheisse » avec un accent parfait ne donnait pas certaines capacités. Il était convaincu qu’il allait y arriver alors que le bureaucrate était convaincu du contraire. Qui donc avait raison ? Assurément celui qui avait le plus d’expérience. Il n’avait pas pu s’empêcher de glisser la remarque sur la claque entre deux paragraphes de son propre raisonnement. Lorsqu’Alexandre lui dit qu’il avait eu la marque toute la soirée, la seule réaction du diplomate fut de lever les yeux au plafond. Pauvre enfant, si jeune et déjà traumatisé par une claque. Assez traumatisé pour que cela ressorte dans ses premiers souvenirs. Ce garçon ne devait pas aimer la violence, c’était tant mieux. Il ne continua pas sur ce sujet. Il risquait de s’emporter. Il continuait en lui disant qu’il n’arrivait pas à résister à la souffrance et que tant que ce serait le cas, il ne pourra pas créer de mur suffisamment fort pour l’empêcher de voir ses souvenirs.
La réaction d’Alexandre pourtant, l’étonna. Il lui dit qu’il savait ce qu’il avait à faire, et en première réaction, Basil leva un sourcil noir. Qu’est-ce que ce gosse pouvait avoir en tête ? « Explique-toi » ordonna-t-il sans ton autoritaire pour autant. Il était réellement intrigué. Intrigué qu’une lumière d’intelligence se soit allumée dans la lanterne « occlumencie » de la tête du jeune homme. Une fois encore, le garçon se lèva et ramassa sa baguette. Maintenant qu’il faisait le parallèle, Basil ne se rappelait pas avoir lâché sa baguette à cause de la douleur. Les réactions de l’Allemand étaient tellement différentes des siennes qu’il se sentait un peu largué pour l’aider convenablement. Apparemment, il voulait recommencer. Un élan masochiste, peut-être ? Cette pensée soudaine fit détourner les yeux de Carrow tandis qu’Alexandre finissait son verre d’eau pour insister. Sans bouger, Basil le regarda dans les yeux et répondit : « Cela suffit pour aujourd’hui ». Ce n’était pas négociable.

Alexandre commençait à lui taper sur le système et il n’était pas toujours un homme très patient. Il y avait des sujets et des gens avec qui il ne l’était pas. Il posa un coude sur la table en passant un pouce sur ses lèvres, pensif. « Tu as assez souffert pour la journée » décréta-t-il avant de poursuivre : « Reviens demain, pour voir si ça va mieux et essaie de réfléchir à l’occlumencie même. Tu peux t’entraîner seul dans ton lit, essayer de repousser tes pensées pour en faire quelque chose de mentalement compacte » finit-il, sans nuance de voix. Il se leva pour raccompagner le jeune homme. Il n’attendait bien évidemment aucune protestation…
ft Alexandre


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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Lun 26 Juin - 21:01


« Quoi ? »
Mr. Carrow refuse que l'on continue ? Il est sérieux ? Je suis là depuis à peine une demi-heure. Mais son ton est sans appel. Je cherche pas à montrer ma frustration. Comment ça j'ai assez souffert ? Très bien. Je ne vais pas me révolter. Je vais rester digne autant que je le peux. Il me dit de revenir demain matin et me fait quelques recommandations. Je me contente d'acquiescer. Je me lève en même temps que lui et il me guide jusqu'à la sortie. T'as cru qu'en l'espace de trente minutes j'avais déjà oublié le trajet ? Je sais que c'est par rapport à la bienséance. Moi-même je fais pareil (à part avec certaines personnes). Mais est-ce qu'il compte le faire tout les jours ? Arrivé à l'entrée, je reprends mon sac et j'ouvre la porte. « Bonne fin de journée et à demain. » dis-je le plus simplement du monde en lui adressant un signe de tête. Je sortis de l'appartement.
Sur le trajet pour rentrer chez moi, en tenant la barre du métro et en me regardant à travers la vitre, je repense à mon professeur. Enfin à sa vie. Je n'ai que ça à faire de toute façon. Mr. Carrow est tellement... élégant. On voit qu'il a eu une éducation stricte digne d'une famille de sang-pur. Un jour, je pourrais être aussi élégant et réfléchi que lui. J'ai toujours eu l'impression d'être en décalage avec les autres Serpentards de grandes familles. Pourtant la plupart du temps, je n'agis pas si différemment d'eux. En me regardant dans la vitre, je redresse mes épaules. C'est stupide d'essayer d'avoir l'air élégant et digne quand on prend le métro. J'ai hâte de passer mon permis de transplanage. Mais pour l'instant, je suis sur l'apprentissage de l'occlumancie. Et à la rentrée, je me concentre le plus possible sur le travail scolaire.

Me voici le lendemain. Je suis arrivé devant chez Mr. Carrow un peu plus tard qu'hier ce qui fait que je n'ai pas eu à attendre trop longtemps avant que je ne me permette de venir toquer. J'ai revêtu un jean blanc (nan je n'ai pas peur de me salir) avec une marinière manche trois quart. J'avais trop chaud hier avec la chemise. Et j'ai mis des converses noires. Je toque à la porte de chez Mr. Carrow. En rentrant chez moi hier, j'ai vraiment réfléchi et fait ce qu'il m'a dit de faire. Je ne me suis endormi qu'à trois heures du matin. J'ai de légères cernes mais ce n'est pas bien grave.
Comme hier, mon professeur met du temps à venir m'ouvrir. « Bonjour. » lui dis-je d'une voix neutre en entrant tandis qu'il m'invitait à le faire. Je juge inutile de lui dire que j'ai travaillé la veille. Ou cette nuit plutôt. Comme hier, je pose mon sac à côté de la porte d'entrée. J'appréhende encore la suite mais je me dis que c'est un mal pour un bien. J'espère juste que pour cette fois, Mr. Carrow sera un peu plus délicat. J'ai envie de lui faire la requête mais au final, je me dis que c'est préférable de ne pas le faire.

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Lun 26 Juin - 21:32

528 mots
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Alexandre semblait outré que Basilius Carrow ait décidé d’avorter le cours si tôt. Il était vrai qu’il n’était pas là depuis longtemps, mais le diplomate en avait vu assez pour être agacé. Il ne s’arrêta pourtant pas à ton air de brebis agacée et l’invita à quitter son appartement. Le garçon le suivit sans rien dire, mais il n'était pas content. Basil n'était pas là pour lui faire plaisir. Il était là pour être son professeur. En tant que tel, c'était à lui d’imposer les règles. Alexandre devait apprendre à se plier aux règles. Savoir s’écraser allait l’aider pour l’occlumencie. Poliment, le garçon lui souhaita une bonne fin de journée à laquelle l’ancien Gryffondor répondit plus par politesse que par envie : « Bonne journée ». Il préférait son père. La ténacité du garçon était louable et nécessaire. Mais son incapacité à faire le vide était particulièrement agaçante. Mais le jeune homme ne hanta pas ses pensées très longtemps, bien rapidement rattrapées par son travail qu’il continua en retournant au bureau. Il se fit apparaître une tasse de café qu’il sirota distraitement en regardant par-delà la vitre. Londres s’étendait à perte de vue mais il était las de cette horizon. Il finit bien vite sa tasse et s’assit sur son siège, fit léviter les dossiers qu’il avait envoyé dans la bibliothèque à l’arrivée d’Alexandre et les rouvrit pour continuer ce qu’il faisait le mieux : négocier.

Le lendemain, Basil ne se rappela qu’Alexandre devait venir que lorsque celui-ci sonna à sa porte. Un soupir, un coup d’œil à l’horloge pour constater que le garçon avait une minute trente-deux de retard, et il se leva pour aller lui ouvrir. Il répondit à sa politesse et le salua, puis reparti vers son bureau tandis qu’il le suivait. Comme la veille, il débarrassa son bureau d’un coup de baguette et se fit apparaître un café fumant : « Tu en veux un ? » demanda-t-il, poliment. Il observa l’accoutrement du garçon, comme la veille, il n’était pas forcément mal-sapé, mais pas parfaitement bien non plus. A l’image d’un gamin de seize ans. Pendant de longues secondes, Basil regarda le visage pâle du jeune homme et il lui sembla y voir des cernes sous les yeux. Mais il n’était pas sûr de lui, alors il ne fit aucun commentaire. Il espérait juste que c’était parce qu’il avait écouté ses conseils pour s’entraîner seul chez lui.  « Prépare-toi » lança-t-il en sortant sa baguette de sa poche avec une nonchalance qu’il adorait utiliser. Il attendit qu’il fut prêt pour lancer le sortilège et comme la veille, il se plongea dans les souvenirs du garçon. Comme la veille, il ne retînt pas son attaque. Et comme la veille, Alexandre eut du mal à supporter la douleur au grand désarrois de son professeur, qui mourrait d’envie de lui lancer d’une voix sèche qu’il lui faudrait quelques exercices de maîtrise de lui-même pour devenir un véritable occlumens. Mais il n’en fit rien. Le futur de ce garçon l’inquiétait bien peu, et il ne se tenait pas pour responsable s’il n’arrivait pas à son but. Ce n’était pas son fils, ce n’était pas son neveu. Alexandre n'était personne.
ft Alexandre

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Lun 26 Juin - 23:35

Très vite, nous rejoignons le bureau de Mr. Carrow. Rien a changé depuis la vieille. Les plumes sont toujours à leur place. C'est à se demander s'il s'en sert vraiment ou si c'est seulement de la décoration. Je sens une odeur de café parvenir à mes narines et mon professeur m'en propose un. « Un cappuccino s'il vous plait. Décaféiné. »   Je préférerais du lait mais je vais m'abstenir de demander. Il aurait réellement pensé que j'étais un gamin. Mr. Carrow me donne alors mon cappuccino. Je le remercie d'un geste de tête en le prenant puis je m'assoie sur le fauteuil en tissus. J'hume l'odeur qui s'en dégage. Je l'aurais préféré glacé quand même. -T'es pas chiant un peu ?- Je le bois quand même et... Oh putain il n'est pas sucré ! Je fronce très légèrement le nez. Je pose mon cappuccino sur le bureau.
« On peut commencer. » dis-je quelques secondes plus tard après m'être remis de mon mini choc gustatif décaféiné. Je sors ma baguette de ma poche quand Mr. Carrow me dit de me préparer. J'inspire un grand coup et tente de faire le vide dans mon esprit. Puis il lança le sortilège. Je lâche une petite exclamation de douleurs. Pourquoi ça fait aussi mal ? Allez Alex, pense à autre chose. Pense à autre chose.

Souvenir 1:
 

J'essaye de rester stoïque, comme si de rien était. Comme si je n'avais pas mal. J'essaye de fixer ma tasse sans plisser les yeux, déjà, mais sans succès. J'essaye de juste suivre le fil des souvenirs qui défilent dans une vaine tentative d'oublier la douleur. Je gémis encore.

Souvenir 2:
 

Je ne suis pas très fier de ce souvenir. J'ai tellement honte d'avoir agis de la sorte, dorénavant. Mais j'avais mes raisons... Qui étaient relativement bonnes je présume. Raaah... Ma tête me fait mal... Je la tiens entre mes mains.

Souvenir 3:
 

J'en peux plus... Je tremble comme une feuille. Vide ton esprit Alexandre ! Vide ton esprit ! Oublie la douleur ! OUBLIE LA PUTAIN ! « Stop stop stop... » J'ai vraiment essayé. Pendant l'espace de quelques secondes, j'ai oublié la douleur. Juste quelques secondes...

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MessageSujet: Re: "Occlumencie lessons, chapter 1 : An expected fail" [Alex&Basil] Mar 27 Juin - 13:47

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"An expected fail"
Basil, par simple politesse avait proposé un café au garçon. Il fut étonné lorsqu’il lui demanda un capucciono et le fut doublement plus lorsqu’il précisa qu’il le voulait décaféïné. Mais d’où venait donc ce garçon pour avoir de tels goûts désastreux ? Lui-même ne buvait ses double-expresso sans un sucre et généralement très vite. Son quota était d’environ quatre à six cafés par jours, pouvant monter jusqu’à huit s’il se décidait à travailler de nuit. D’un geste de main, il fit apparaître son café sans plus se soucier de lui. Il pointa sa baguette sur le jeune homme et attendit qu’il lui donne le feu vert. Qui ne tarda pas à arriver. Sans plus de cérémonie, le bureaucrate pénètra la tête du gamin.

Le diplomate se retrouvait à côté d’un Alexandre plus jeune et d’un jeune homme un peu plus âgé. Plus mature et qui… semblait dévorer l’allemand du regard. Hum. D’accord. C’était assez gênant. Paisiblement, il tenait ses mains croisées dans son dos en observant l’échange. Apparemment, l’autre garçon voulait le faire boire, bien mauvaise idée, l’alcool était la décadence de la société. C’était surtout parce qu’il était désireux de ne pas en voir plus que Basil lança à l’attention d’Alexandre en haussant considérablement la voix : « Contrôle tes émotions et ta douleur, bon sang ! ». S’il fallait le secouer pour que ça marche, il n’hésitera pas à le faire. Finalement, alors que le souvenir s’effaçait, le bureaucrate ressentit la vibration de la première fois. Basil observa quelques secondes le garçon qui fixait sa tasse et intensifia son attaque pour passer en force. Il gémit. Cette fois-ci, il était de retour à Poudlard et … Malheur ! Alexandre était un Serpentard ?

Carrow ne fit guère attention au souvenir en lui-même pour observer plutôt le blason, bel et bien vert et argent qu’Alexandre arborait sur sa poitrine. Forcément qu’il ne voulait pas être Auror ! Ce gamin n’avait en fait pas une once de courage en lui ! Il reviendra volontiers sur ses précédentes paroles. Mais une fois le choc passé, il le vit argumenter de sa conduite avec une fille de Poufsouffle et le diplomate était pour le coup franchement déçu. Son attitude hautaine lui rappelait les mêmes Serpentard qu’il côtoyait dans sa scolarité, par obligation. « Tu es condescendant » nota-t-il sans que cela ne sonne comme une critique. Il dû se retenir de dire que c’était normal vu sa maison. Bien vite, le souvenir s’effaça comme tous ceux qu’il avait vu depuis la veille.

Le bureaucrate nota qu’Alexandre se tenait la tête dans ses mains, mais il ne demandait pas encore à arrêter. Il attendait toujours le troisième souvenir. Etait-ce son chiffre porte-bonheur ? Il valait mieux que ce ne soit pas le cas, parce que sinon, c’était un échec. Cette fois-ci, Basil se retrouvait entouré de petites ballerines, et l’allemand au milieux d’elles se faisait saluer bien mollement. Il avait franchement envie de rire. « Aussi gracieux qu’un cygne » lança-t-il, railleurs. Le résultat n’était pas là, mais c’était un réel plaisir pour lui de se payer la tête du jeune homme. Encore une fois, il s’était laissé envahir par la douleur : « Ne pense pas à ton… » commença-t-il avait d’être coupé par le jeune homme qui voulait arrêter. Il soupira et attendit encore quelques secondes avant de couper le sortilège. Ses yeux sombres agacés, Basil ne voyait pas l’intérêt de la chose si Alexandre ne parvenait pas à contrôler sa douleur. « Je ne comprends pas que tu n’arrives pas à passer outre la douleur » dit-il, sincère. Ça lui paraissait fou de ne pas arriver à contrôler quelque chose comme ça. Sans faire attention au garçon, Basil se leva et alla se mettre à sa vitre, en regardant les nuages qui s’amorçaient dans le ciel pour réfléchir. Ce garçon n’était pas du tout doué. C’était terrible. C’était frustrant. Ils ne pouvaient pas travailler correctement tout simplement parce qu’il se laissait envahir par un mal de crâne. Mais bien évidemment, il n’avait jamais reçu de correction assez forte pour qu’il doive détourner ses pensées de la douleur. Aussi irréaliste que cela soit, Basil ne comprenait pas. « Pour oublier la douleur » commença-t-il en continuant de regarder dehors, « tu dois penser à quelque chose de joyeux, je ne sais pas. Détourne tes pensées, rêvasse, sans te concentrer sur tes souvenirs que tu me laisses voir ! » finit-il en haussant la voix, agacé au possible.  Ça lui semblait tellement évident… « Tu as réussi à provoquer une vibration comme la première fois » nota-t-il sans passer par quatre chemin, « mais ce n’était pas assez puissant pour me bloquer, sachant que je te t’attaque pas avec autant de puissance que je le devrais ». Basil était un perfectionniste, un éternel insatisfait. Il était comme ça, toujours critique. Et il comptait bien utiliser tous les moyens qu’il avait à sa disposition pour faire réagir Alexandre, comme à la fin du premier souvenir que le bureaucrate d’ailleurs préférait oublier.  « C’était à la fin du premier souvenir, quand tu fixais ta tasse » continua-t-il. Des fois qu’il ne s’en soit pas rendu compte… Les mains derrière le dos, le bureaucrate se retourna pour fixer le garçon. C’était très agaçant de stagner ainsi. Ce garçon n’était pas fort. Physiquement ou mentalement, ça crevait les yeux. Il n’avait pas la force mentale suffisante. Cela ne lui arrivait donc jamais d’avoir mal quelque part, sans potion sous la main ? Que faisait-il, il souffrait le martyr en attendant que ça passe ? C’était d’un pitoyable. Lentement, Carrow revint à son bureau et prit sa baguette pour la faire tourner entre les doigts, en se demandant quoi faire de ce garçon. Le congédier tout de suite pouvait être une solution. Il n’était pas prêt, il avait eu raison. Pourquoi alors s’entêter ? Surtout que c’était désagréable pour eux deux de voir tous ces souvenirs. Certains étaient gênants (tel que celui avec le jeune homme à la peau hâlé) et Basil ne désirait pas voir de choses plus gênantes encore.

Mais malgré tout ce qui aurait pu le pousser à abandonner les rêves du garçon, Basil n’en fit rien. Et il continua d’observer Alexandre en se demandant quoi faire avec lui.
ft Alexandre

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Dernière édition par Basil Carrow le Mar 27 Juin - 15:50, édité 1 fois
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