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L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT

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SERPENTARD
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MessageSujet: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Mer 28 Juin - 20:55

Quand le glas du dernier cours de l’année scolaire avait tinté, Evan ne s’était pas joint au reste de ses camarades pour se réjouir des vacances estivales. Il était entouré de ses meilleurs amis et de ses sbires et se sentait loin du contrôle de sa famille quand il arpentait les couloirs du château. Depuis qu’il avait rejoint la calme demeure familiale sur les hauteurs de Gloucestershire, il comptait les jours le séparant de l’invitation à rejoindre Azelma Travers et le reste de leur amis pour pratiquer la magie noire hors des frontières trop strictes de leur pays. Il redoutait malgré tout que ce futile rassemblement d'adolescents ne cache de plus sombres perspectives d’avenir. Héritiers de sang pur autant que de grands noms, ils pouvaient tous sentir la marque des ténèbres flotter au-dessus de leur tête. Et Evan, aussi séduit puisse-t-il être par les manoeuvres du grand lord dont tout le monde parlait sans pourtant oser prononcer le nom, ne l’était guère par la perspective de partager le même groupe que son cousin Achilles. Il ne tolérait déjà pas de ne pas être le seul porteur du nom de Rosier dans l’absolu alors relativement au cercle réduit des mangemorts ? Qu’il meure ! Voilà la meurtrière pensée qui traversait l’esprit d’Evan tandis que son cousin Achilles franchissait plus joyeusement que lui la porte de la boutique de Wyatt Allister. « Tu verras - lui avait-il continuellement répété depuis qu’ils avaient rejoint l’allée des embrumes - Wyatt gagne vraiment à être connu ! ». Evan était encore sceptique car il ne se doutait encore pas à quel point son cousin avait ironiquement raison.

Evan avait salué l’homme plus mûr que lui d’un hochement de tête poli qui brillait par sa neutralité et avait aussitôt faussé compagnie à Achilles pour s’éloigner dans les allées de la boutique les plus dissimulées. Il entendait d’une oreille distraite son cousin converser avec son nouvel ami. Il profitait de cette distraction pour avancer discrètement dans les allées d’un port princier et les mains glissées derrière le dos. Un mot à connotation morbide attirait parfois son œil sur l’étiquette d’une potion exposée et il se penchait vers l’étagère pour en admirer la couleur avec un sourire malin. Evan qui se laissait progressivement absorbé par la contemplation du travail du potionniste comme s’il avait été un maître d’art n’écouta bientôt plus du tout la conversation qui continuait à se dérouler plus loin. Mais après tout, il est vrai, dans leur hypocrite milieu, qu’on peut se vanter de connaître davantage un homme en regardant ses créations qu’en écoutant ses babillages. Rosier qui ne parlait lui-même que pour professer des mensonges et manipuler ses interlocuteurs pour obtenir ce qu’il souhaitait d’eux en savait bien quelque chose … Il finit bientôt d’errer le long des différentes allées et retrouva les deux hommes au comptoir avec un visage plus séduit que celui défait qu’il arborait en passant la porte. Il s’accouda au comptoir et emmena la conversation là où il lui plaisait sans s’encombrer d’autres fioritures que les louanges qu’il offrit au potionniste. « Mon cousin m’avait trop vanté l’art de vos conversations mais pas assez celui de vos potions. Je ne connais que la moitié des potions qui sont exposées ici, j’imagine que l’autre moitié est de création originale ? ». Car si tel était bien le cas, le potionniste forçait la rare admiration de l’adolescent qui ne considérait rien de plus sacré que l’art de la guerre et de la souffrance. C’était une sacrée armada de cet art que Wyatt exposait là !

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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Ven 30 Juin - 12:53

La fin de l’année scolaire. Que je déteste voir ces adolescents puérils se balader dans les rues en se croyant tout permis. Si le reste de l’année est aussi calme, c’est bien parce que les élèves sont en cours. Maintenant qu’ils sont partis pour deux mois de vacances… Londres ne risque pas d’être aussi « calme » qu’auparavant. Mais je commence à avoir l’habitude. Heureusement pour moi, je suis au Ministère toute la journée. De quoi éviter de croiser quelques mauvais garnements et viles petites créatures. Lorsque je rentre, il est déjà très tard et je me lève aux alentours de 9h. Je ne vais pas me plaindre de mes horaires sachant que j’ai mon week-end.

Je sirote d’un air pensif mon café, les yeux dans le vide, avant de reposer la tasse brutalement sur la table. Il est temps d’aller un peu dans la boutique. Ce samedi s’annonce… Chaudement caniculaire. Je déteste ça. L’été, il fait beau, il fait chaud. Trop chaud. Qui aime transpirer comme un scroutt à pétard, sérieusement ? Je soupire et passe ma main dans les cheveux avant de me lever. Je passe rapidement devant le miroir, remets quelques mèches en place et m’observe en souriant. C’est parti.

Je sors de mon appartement en refermant soigneusement derrière moi et descend les escaliers qui mènent à ma boutique et, parallèlement, à mon laboratoire. Je pénètre dans mon antre et suis assez ébloui par les reflets que provoquent mes potions éclairées par le soleil. Cela forme comme des vagues de couleur sur les murs. C’est assez beau, en fin de compte. Je me mets derrière le comptoir et range quelques papiers qui traînent. Je déteste le désordre. Chaque chose doit être à sa place. Soudainement, j’entends la porte qui s’ouvre et qui se ferme, suivit de bruits de pas. Je ne relève pas la tête, préférant avoir la surprise de mon ou mes visiteurs. Mon regard remonte alors pour aller se planter dans celui de mon… ami ? Achille. Mon faciès s’éclaire en un grand sourire. Un autre jeune homme qui l’accompagne me salue brièvement et part se balader dans les rayons. Je le suis un instant des yeux avant de reporter mon attention sur l’héritier Rosier.

« Achille ! je le salue en contournant mon comptoir pour venir me planter devant lui. Que me vaut l’honneur de ta visite ? »

Je lui flanque une tape sur l’épaule. Futur Mangemort, sang-pur, cruel et violent, tout ce que j’aime. Il me semble l’avoir connu pratiquement dès mon arrivée en Angleterre. Nous avons fait connaissance exactement au même endroit, dans ma propre boutique. Il n’est pas un si bon potioniste que ça, mais sa personne me plaît. Il pourrait avoir un avenir brillant au sein de la communauté du Seigneur des Ténèbres.

« Je t’amène mon cousin, Evan. Il est encore à Poudlard, mais il fallait qu’il te rencontre. »

Mon sourire s’élargit. Je sais ce jeune homme très attaché à moi. Il m’apprécie beaucoup. Mais vous me connaissez. Pour que j’apprécie réellement quelqu’un en étant sincère, il faut vraiment que cette personne en vaille la peine. Achille… Achille est trop normal. Trop prévisible.

« Tu m’en vois flatté, mon ami.
-Les affaires marchent ?
-Elles marchent, je lui réponds avec une petite moue de la bouche. Et puis, comme tu le sais, je me débrouille toujours pour m’occuper. »

Avant qu’il puisse me répondre, son cousin nous a rejoints. Il a une aura mauvaise. Intrigante. Un certain sadisme se dégage de sa personne. Les ondes Rosier. Il s’accoude paresseusement au comptoir et me fixe avec un certain intérêt. Je me tourne vers lui en croisant les bras, un sourire en coin.

« Mon cousin m’avait trop vanté l’art de vos conversations mais pas assez celui de vos potions. Je ne connais que la moitié des potions qui sont exposées ici, j’imagine que l’autre moitié est de création originale ? »

Je tourne un instant la tête vers Achille puis reporte mon attention sur l’élève. C’est qu’il n’a pas l’air bête, celui-là. Je me demande bien ce qu’il me veut, avec cette question… Sans plus tarder, je lui réponds avec un air indifférent.

« En effet. Des créations, des tests, des commandes. Vous intéressez-vous à l’art des potions ? »


Dans ses yeux brille une lueur d’ingéniosité. Mais quelle étrange créature m’a donc amené Achille… ?

Nymeria. Double jeu.


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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Mar 4 Juil - 20:14

Les pupilles du Rosier le plus jeune brillaient d’intérêt tandis que se déployaient dans son imagination toutes les possibilités que renfermaient les mille flacons de Wyatt Allister. Il était un bon élève de sa classe et particulièrement en cours de défense contre les forces du mal - on notera l’ironie - mais l’art des potions lui restait opaque quand il était trop poussé. Le plus grand talent d’Evan avait toujours été de savoir fédérer. Il reconnaissait les personnes parfois illustres par leur nom parfois brillantes dans leur art et savait très bien les réunir autour de lui. C’est ainsi qu’il avait pris sous son aile dès sa rentrée au château un garçon solitaire répondant au nom de Severus Rogue. Il imaginait d’ailleurs facilement son jeune esprit s’éveiller dans une pareille antre. « Les potions m’intéressent plus que mon niveau ne le supporte - admit-il avec un fin sourire magnanime en ignorant le rire railleur de son cousin qui partageait pourtant son niveau en la matière - et assez pour que je sache reconnaître un expert quand j’en croise un » conclut-il habilement.

La marque des ténèbres l’appelait et ils étaient nombreux dans sa famille, parmi lesquels Achilles, à lui vanter les méthodes des mangemorts. Il aurait pu se laisser extasier par leurs combats frontaux si le récit n’en avait pas été gâté par les paroles d’un cousin que toute sa chaire haïssait parce qu’un même sang pur les traversait. L’héritier fantasmait de moins en moins secrètement de se débarrasser de ce bête cousin mais le lustre de leur rang autant que la pureté de leur sang retenait un geste impulsif qui aurait été réprimé par sa communauté. Les potions offraient un gage de discrétion qui lui plaisait énormément et le regret que Achilles l’ait devancé une fois de plus en se liant d’amitié à Wyatt Allister le traversa. Il sortit avec flegme un mouchoir en tissu de sa poche et s’essuya son front qui perlait de la moiteur de la canicule. « Comment définiriez-vous un crime parfait ? » interrogea-t-il finalement le potionniste au-delà de son art car il se doutait que ce n’était pas un hasard que la devanture de sa boutique ait trouvé sa place dans la sombre allée. « Par sa violence ! » répondit Achilles qui s’amusa de ce jeu en abattant son poing sur le comptoir pour faire démonstration de sa force autant que de sa fièvre. « La violence d’un seul crime marque tous les esprits et tue l’espoir chez ses ennemis » se justifia-t-il comme le bon mangemort qu’il était. Mais Evan ne s’intéressait toujours pas à lui. Il ne pouvait regarder son cousin sans le haïr. « La discrétion » répondit-il à son tour en regardant l’homme séparé de lui par son bureau. « Si un seul crime clinquant ramenait l’ordre dans les rangs et retenait la main de ceux qui entendent s’éliminer, je suppose que ce serait une drôle de paix sociale peu propice à vos affaires Wyatt ? ». L’homme piquait la curiosité de Evan qui aurait aimé connaître les moyens d’assassiner discrètement qu’il aurait pu lui conseiller. Aucune préméditation de meurtre ne pervertissait encore pour l’heure les pensées de l’adolescent. Mais s’il se confrontait d’aventure à un problème trop gênant pour être toléré, il était réconfortant de savoir qu’il existait des solutions à la portée de sa bourse. Et si aucune solution pour un crime discret n’existait dans cette boutique c’est qu’il n’en existait certes nulle part ailleurs.

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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Dim 9 Juil - 2:49

Le jeune homme que m’a ramené Achille semble avoir un esprit vif et intelligent. Bien loin de ce piètre jeune homme qui a osé se présenter dans ma boutique il y a de cela quelques mois. Je ne sais même pas son prénom et n’a, de toute façon, aucune envie de le connaître. Ce n’était qu’une misérable petite créature distrayante perdue loin de sa maman. L’élève qui se tient devant moi n’a rien à voir. Il dégage presque un certain… Charisme. Mais pas dans le bon sens du terme. Ou du moins, dans le sens qu’entendent les sorciers du côté du bien. Pour moi, c’est plutôt dans un bon sens. Enfin. Vous m’aurez compris.

« Les potions m’intéressent plus que mon niveau ne le supporte. »

Il a au moins l’intelligence de reconnaître son niveau misérable en la matière. Ce que n’a pas été capable de faire l’autre bouffon d’adolescent. Mais je sens que ce n’est pas là qu’il veut m’emmener. Juste pour voir et pour m’amuser un peu, je me laisser guider, telle une barque sur une rivière. Voir là où le cousin de mon… ami souhaite me diriger.

« Et assez pour que je sache reconnaître un expert quand j’en croise un. »

Regardez-le, avec son air malicieux. Il sait pertinemment ce qu’il fait. Tout cela… N’est qu’une entrée en la matière. Pour obtenir la réponse finale. J’attends tout simplement qu’il me pose la question avant d’y répondre. Face à son compliment, je penche naturellement la tête pour le remercier. Parfois, les mots sont inutiles pour exprimer ce que l’on ressent. Un simple geste suffit.

« Comment définiriez-vous un crime parfait ? »

La voilà, la question. La fameuse que j’attendais. Un crime parfait, donc. Je m’en délecte le cerveau juste en entendant ce mot. Pour en avoir maintes et maintes fois fait l’expérience, c’est un geste qui m’est devenu familier. Cependant, il me tarde de savoir ce qui trotte dans la tête de ce gamin. Il m’a l’air tout réfléchi. Un peu comme moi. Mais pas dans le même domaine. Cette question n’a pas été posée au hasard. Sans étonnement, Achille répond, rapide comme une flèche. Nous n’avons pas vraiment la même vision des choses. Lui préfère la violence pure et dure. Rapide, aussi. Moi, c’est l’inverse. La discrétion. La lenteur de voir le corps de la victime s’agiter de soubresauts comme pour se raccrocher à la vie sans succès. Le jeune Rosier, Evan de son prénom donc, ne lui prête même pas un regard. À vrai dire, je ne sais pas s’il attend réellement une réponse puisqu’il continue sur sa lancée.

« La discrétion. »

Excellente réponse, mon garçon. À croire que tu lis dans mes pensées.

« Si un seul crime clinquant ramenait l’ordre dans les rangs et retenait la main de ceux qui entendent s’éliminer, je suppose que ce serait une drôle de paix sociale peu propice à vos affaires Wyatt ? »

J’esquisse un sourire et le regarde longuement. Ce garçon me plaît. Tout dans la subtilité et dans la finesse. Sans un mot, je fais un tour du comptoir, dépasse les deux jeunes hommes et me mets face à toutes ces fioles brillantes, éclairées par le soleil. Leurs reflets finissent sur moi et je suis bientôt luisant de couleurs rougeâtres et bleues. Pensif, je croise mes mains derrières mon dos, conscient qu’ils se trouvent derrière moi. Je ne vais pas répondre à sa question rhétorique. Car ma réponse, il la connaît autant que moi. Non. Autant aller droit au but.

« Les potions possèdent l’avantage de mener à bien n’importe quel crime qui soit. Qu’il soit violent, je place ma main gauche en l’air, ou discret, » pareil de la main droite.

Je fais alors volte-face, mes deux bras en l’air, et fais retomber mes deux membres le long de mon corps. J’ai perdu tout mon sourire et fixe avec une sombre passion le jeune Evan.

« Un crime discret, lent et surprenant est à mon avis beaucoup plus jouissif que n’importe quel autre crime. »

Je sens du coin de l’œil qu’Achille n’est pas d’accord et qu’il se renfrogne. Mais je ne fais plus attention à lui. Mon intérêt se porte entièrement sur son cousin que je juge bien d’avantage d’intérêt.

« Avec les potions, tous les effets et modes de souffrance peuvent être créés. Il suffit juste… De passer commande. »

Je lance un signal. Clair et précis. Voyons ce que veut réellement le jeune Rosier…

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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Mar 11 Juil - 23:03

Si Evan conserva son coude ancré au comptoir de la boutique, son regard était complètement hypnotisé par le charisme de son gérant. Les fioles de potions éclairaient Wyatt Allister de leur lumière chatoyante comme autant de vitraux colorés. L’adolescent nota avec amusement que la main de la violence qu’il tendit était rougi par un reflet tandis que celle de la discrétion se colorait d'une aura bleue. Evan avait toujours préféré la plus froide des deux car vous conviendrez que, en matière de cadavres notamment, cette couleur tend davantage à rassurer le meurtrier qui se penche au-dessus de sa victime pour vérifier son état de viande une fois le méfait accompli. Le potionniste ajouta d’autres qualités à la liste d’ingrédients du crime parfait et aucun de ceux qu’il choisit précautionneusement ne déplut à son futur client. Il lui suffisait de passer commande. « Vos affaires agissent-elles aussi discrètement que vos potions ? » voulut-il savoir avec une certaine sagacité. Il ne suffisait pas à son sens que l’arme du crime soit discrète et indétectable pour parfaire le crime. Il fallait aussi que ces qualités s’appliquent au fournisseur.

Achilles que la sérieuse conversation ne manquait pas d’ennuyer rappela finalement sa présence d’un soupir pour mieux s’excuser de son départ pour une affaire qu’il avait à régler chez Gringotts. Evan ne fut pas mécontent de le suivre du regard jusqu’à le voir passer le seuil de la porte dans l’autre sens car il ne souhaitait pas davantage trahir ses intentions à l’égard de son cousin. Ce n’était pas pour écraser des moldus ou écarter des impurs que la discrétion d’une potion qui frappait dans l’ombre lui serait utile. Lorsqu’il était un enfant non encore doué de pouvoirs magiques, il avait déjà tenté lors d’un jeu qui avait mal tourné d’attenter à la vie d’Achilles. Il avait une autre fois tenter d’égarer son plus sage cousin Tsadkiel au coeur d’une cohue. Il avait appris à ses dépends qu’on ne touchait pas impunément à ceux de son sang. C’était sans doute la seule règle consacrée chez les Rosier et c’était bien dommage car les représentants de sa famille étaient en tout point haïssables. Il resserra la mâchoire. Wyatt était ce qui se rapprochait le plus d’un ami pour Achilles. La porte de l’infini des possibles qui s’offrait à lui se referma en même temps que la porte de la boutique. Il tourna paresseusement son regard vers Wyatt pour tenter de déceler chez l’homme s’il avait une once d’éthique dans ses plus cruelles affaires … « Vous connaissez Achilles depuis combien de temps ? » demanda-t-il encore pour jauger leur degré d’amitié à sa durée. Il souhaitait déterminer si le potionniste considérait davantage son cousin comme un frère de baguette qu’il protégeait ou comme un elfe de maison à la fois utile et divertissant. Il aurait été peu habile de la part d’Evan de continuer à poser dans leur conversation les pavés d’un parricide en ignorant la loyauté du serpent qui lui faisait face. Evan était assez manipulateur et était doué pour guetter certaines émotions qui pouvaient traverser le visage de ses pairs. Il savait déceler la crainte et la colère par dessus tout et observa attentivement la moindre expression du joueur de poker dragons qui lui faisait face. « Mon cousin est - d’une manière assez curieuse et naïve - sincère quand il s’agit amitié et je crois qu’il vous apprécie très honnêtement ». Rosier parlait avec détachement et lenteur car il s’agissait d’une science à laquelle il n’entendait rien. L’amitié n’avait pour lui aucun sens. Il savait tirer bénéfice de la compagnie qu’on lui offrait parfois soit pour sa propre gloire soit pour l’amour du jeu. Mais le véritable attachement il n’était pas certain de l’avoir jamais éprouvé pour personne d’autre que son oncle Carrow.

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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Ven 14 Juil - 17:41

Ce jeune m’intrigue bien plus que ce que je veux bien avouer. Il possède cette lueur de malice qui me satisfait profondément. Ils deviennent de plus en plus cruels et de plus en plus justes, et ce n’est pas pour me déplaire. L’éducation des familles de sang-pur n’a pas changé, encore heureux, et les effets en sont décuplés. Cet Evan ne doit pas dépasser la majorité sorcière. Je dirais même qu’il doit avoir autour de 16 ans. Seize années et déjà tout plein de choses dans la cervelle. Déjà une grande cruauté. Je me demande s’il connaît Lys. Sûrement, s’ils sont à Poudlard. Il doit être de Serpentard, lui aussi. De toute façon, toutes les grandes familles se connaissent entre elles, ce n’est pas étonnant. « Vos affaires agissent-elles aussi discrètement que vos potions ? » Je souris. Voilà une question… Surprenante. Et non moins lourde de sens. Il a finalement attrapé la perche que je lui ai tendue, et s’en sert avec brio. J’enlève un petit grain de poussière qui s’était déposé sur mon épaule et le regarde à nouveau en souriant. « Bien sûr, je fais comme si c’était évident. On m’aurait renvoyé aux États-Unis, autrement. » C’est bien sûr grâce à ma discrétion que les autorités ne m’ont pas découvert. Je trouve toujours le moyen de leur faire mettre leur petit nez ailleurs. Comme ça, pas de problèmes.

Achilles bâille un coup et sort en prétextant un rendez-vous à Gringotts. Je lui fais un bref signe de tête et reporte mon attention sur son cousin. Celui-ci semble être dans ses pensées, bien loin de la boutique où nous nous trouvons. Je peux presque voir un petit rictus déformer le coin de sa bouche, s’alliant avec l’aura mauvaise que dégage son être. Nous sommes sur la même longueur d’onde, j’ai l’impression. Ou presque. Le jeune homme sort brusquement de sa rêverie et tourne doucement la tête pour planter son regard dans le mien. « Vous connaissez Achilles depuis combien de temps ? » Et on revient sur son cousin. Achilles semble l’intéresser bien plus que la normale. Et ce n’est pas pour des raisons pacifiques, vu son regard brillant. Mon visage est neutre malgré le sourire qu’arbore mon visage. C’est un sourire… de présence. Pas de vérité. Mon sourire n’a jamais renvoyé autre-chose que l’ironie, l’ennui ou la satisfaction. Pas de joie ou de bonheur chez moi. Ce sont des mots qui ne signifient rien, à mes yeux. « Depuis mon arrivée ici, en vérité, il y a 5 ans. C’est lui qui est venu me trouver dans ma boutique. » Je rajoute avec ironie en levant les yeux au ciel. « À l’époque il avait déjà besoin de ma personne. » Je fais alors volte-face et attrape une bouteille qui traînait non loin. Un des derniers cadeaux de mes parents. Je prends un plateau sur lequel plusieurs verres sont installés et le ramène vers moi. En levant la bouteille, j’entends mon interlocuteur me dire sur un ton d’ennui. « Mon cousin est - d’une manière assez curieuse et naïve - sincère quand il s’agit amitié et je crois qu’il vous apprécie très honnêtement. » Je laisse la bouteille en suspens. « Vraiment ? » Avant de finir mon geste. Le liquide rougeâtre tombe au milieu de mon verre et le remplit. Je le prends dans ma main et lui fais face à nouveau. « Ce n’est guère étonnant. Les gens ont tendance à m’accorder leur confiance trop facilement. » Je porte le verre de cristal à mes lèvres et prends une gorgée de vin. « Et ça ne les sert pas beaucoup, au final » je déclare, pensif. Je lève alors la bouteille. « « Un peu de vin ? »
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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Lun 17 Juil - 17:06

L’étrange amitié de cinq années qui s’était tissée entre Wyatt et Achilles intriguait tout à fait le jeune Rosier. Quelque chose chez le potionniste jurait avec ce concept franc et pur. Evan n’aurait su dire quoi. Ce n’était pas la lueur de malveillance tapie dans son regard ni le sourire le plus ironique qu’il affichait. C’était une impression plus générale. L’héritier Rosier avait trop le sentiment de croiser dans certains des traits et gestes de Wyatt le reflet de sa propre personne pour qu’il ne lui inspire pas de défiance. L’homme lui semblait dénué de compassion et comment donc pouvait-on prétendre être l’ami d’un autre sans être doté de cette qualité prétendument noble ? Evan essaya de lire autre chose derrière ses mots et se dit que Achilles n’était peut-être rien de plus pour son interlocuteur qu’un client fidèle. Peut-être sa fidélité s’accompagnait-elle au mieux d’une caresse pour l’égo. Evan ne savait que trop bien comme il pouvait être agréable d’avoir un pouvoir sur un nécessiteux entourage.

Evan regarda d’un œil suspicieux le filet rouge couler entre eux tout comme s’il avait été dans un abattoir et qu’on lui offrait un morceau de viande soupçonneux. Quand Wyatt l’invita finalement à partager du vin, Evan résista à l’envie qu’il avait d’étudier le fond de son verre et le fit simplement glisser vers le potionniste sans le quitter des yeux. Il avait le sentiment que, si le potionniste avait décidé de lui faire une sombre farce, il était suffisamment doué dans son art pour qu’une tromperie se décèle plus aisément dans ses yeux que dans son breuvage. « Vos interlocuteurs vous accordent-ils leur confiance de leur plein gré ou se sentent-ils obligés par la politesse ? » demanda-t-il avec un petit air ironique tandis que le vin coulait dans son verre et que son coeur battait un peu plus rapidement qu’il ne l’aurait souhaité. Le potionniste lui semblait être un homme raisonnable avec le sens des affaires et l’adolescent doutait qu’il s’amuse à empoisonner ses nouveaux clients. Le seul intérêt qu’il aurait pu avoir aurait pu être motivé par son amitié avec Achilles. Son cousin était peut-être moins fougueux - il ne se souvenait d’ailleurs pas qu’il ait jamais menacé son intégrité physique - mais il n’en était pas moins haineux que lui. Les deux cousins mâles se haïssaient depuis leur plus tendre enfance. Ils partageaient seuls leur nom de Rosier et si Evan était héritier légitime par les droits du sang, Achilles l’était par son éducation classique. Le patriarche de la famille s’était toujours amusé à attiser la haine qui opposait les deux garçons pour mieux pouvoir les contrôler et les tenir sous sa coupe. Mais la corde s’étirait et s’effilochait. Evan avait le sentiment qu’elle ne tarderait pas à se briser et que soit lui soit son cousin se retrouverait le nez dans la poussière. Si Achilles avait la même lecture que lui des récents évènements, il aurait pu prendre la sage décision d’en finir aussi simplement que cela avec le cadet. Tout reposait donc sur le sentiment d’amitié qui liait les deux hommes. Et Evan se fia à son instinct le plus prédateur pour s’amuser à porter la coupe sous ses yeux. Wyatt n'était pas l'ami de Achilles décida-t-il. il agita le contenu de sa coupe devant un fond blanc pour en admirer la robe claire et brillante qui lui indiquait un âge jeune. Il agita ensuite la coupe sous son nez comme n’importe quel connaisseur de vin et respira le premier bouquet puis le second. Il sourit à Wyatt et se délecta finalement d’une première gorgée. « C’est le premier vin américain que je découvre … » expliqua-t-il enfin avec une lueur d’amusement dans le regard. « Et l’un des meilleurs » trancha-t-il enfin en pensant sincèrement que les chauvins français n’avaient rien à envier à leurs concurrents outre-atlantique. « Mais rien ne remplacera jamais pour moi un bon verre de scotch, j’espère que vous en avez aussi apporté dans vos bagages pour notre prochain commerce ». Il s’éloigna dans les allées sans quitter sa coupe des mains et demanda finalement. « Aujourd’hui, je n’aurais besoin que d’un puissant veritaserum, en avez-vous en stock ? » demanda-t-il d’un air presque innocent en détaillant le contenu de l’étagère. C’est qu’il avait besoin d’une franche discussion avec son cousin avant de décider de la meilleure solution à apporter à leur problème. Il but tranquillement une seconde gorgée de ce vin qu'il appréciait.

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La méchanceté s'apprend sans maître.

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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Mar 18 Juil - 17:21

Le vin que je propose au jeune homme semble le satisfaire. Il me fait passer son verre en ne me lâchant pas des yeux, et je peux sentir une certaine méfiance qui me sonde l’intérieur de l’âme. Je n’avais même pas pensé à l’empoisonner, pour une fois. Pour le coup, je suis même plutôt sincère. Enfin, pour l’instant. Rien ne reste bien stable, chez moi. Que ce soit dans mes actes ou dans mes pensées, un élément perturbateur vient toujours changer mes plans. Mais je m’adapte et utilise plutôt ces matières contestataires pour les tourner à des fins plus cruelles plutôt que de les ignorer alors qu’elles pourraient me servir. Tu viens à point à qui sait s’attendre, comme dirait l’autre. « Vos interlocuteurs vous accordent-ils leur confiance de leur plein gré ou se sentent-ils obligés par la politesse ? » Je souris à sa remarque intelligence et fine. Je suis persuadé qu’il ne l’a pas placé là au hasard et qu’il cherche à me cerne. Mais cela ne me dérange pas. Il est rusé, ce garçon. Presque autant que moi. Et j’en suis plutôt satisfait, c’est comme si… Ce garçon était mon reflet. Alors, pendant que je lui sers son verre de vin, je lui réponds. « Je fais en sorte d’avoir leur confiance de leur plein gré. Pour mieux m’en servir ensuite. » Je soupire en lui tendant son verre, ennuyé. « Les gens sont tellement simples d’esprit qu’ils ne font attention à rien et donnent leur confiance à tout ce qui bouge. Mais ce n'est pas pour me déplaire. » Evan semble perdu dans ses pensées, et je l’examine attentivement. Il n’a pas l’air d’être un garçon chouchouté par ses parents, ni d’un enfant pourri gâté. Je dirais plutôt qu’il a l’air d’un élève à l’attitude noble qui a eu l’éducation que tout le monde devrait avoir. Je souris intérieurement. Peu de personnes arrivent à susciter mon intérêt. Personne de cet âge-là, tout du moins. Peut-être connaît-il Lys ? Certainement. Il doit être à Serpentard, au vu de son attitude et de son caractère. Je me demande s’ils s’entendent bien.

Je le vois humer la surface du vin, me sourire, puis en prendre une gorgée. « C’est le premier vin américain que je découvre … » Ce n’est pas étonnant. « Vraiment ? » Je fais mine d’être surpris. Question rhétorique, bien entendu. « Et l’un des meilleurs » Je lui souris, sentant sa franchise dans sa voix mais également un désir de bien se faire voir. Seulement, il a raison. Les produits américains sont, de toute manière, excellents. Rien à envier de la Grande-Bretagne, ni de quoi que ce soit d’autre. « Mais rien ne remplacera jamais pour moi un bon verre de scotch, j’espère que vous en avez aussi apporté dans vos bagages pour notre prochain commerce. » J’émets un petit rire, amusé. Il pense déjà au futur, excellent. Ainsi, nous rentrons dans le vif du sujet. « Bien entendu, mon cher Evan. » Je le vois qui se déplace royalement, son verre à la main, pour venir se positionner juste devant les potions. « Aujourd’hui, je n’aurais besoin que d’un puissant veritaserum, en avez-vous en stock ? » Pour qui me prend-il ? Bien évidemment que j’en ai. Et ce, en grande quantité. « Suivez-moi. » Mon verre à la main également, je lui montre le chemin dans l’une des allées de ma boutique. Je suis le nom des étiquettes du doigt en marmonnant le nom de la potion et, une fois que je la trouve, mon visage s’éclaire. Une petite fiole noire, aussi grande que mon majeur, se trouve à présent entre mes doigts. « Incolore et indolore. Quelques gouttes suffisent. » Je tourne alors ma tête en sa direction, les yeux brillant de passion. « Mais rien ne vous empêche de vider le flacon entier. Les effets n’en seront que meilleurs. » Nous retournons alors vers le comptoir pour encaisser et je le pose entre nous. « Cela fera 8 Gallions*, je vous prie. » Il me donne l’argent, en pendant que je rentre tout ça dans la caisse, je lui fais d’un air indifférent. « Je suppose que cela est en lien avec votre cousin Achilles, n’est-ce pas ? » Question dont je me doute de la réponse, mais ne sait-on jamais. Sa question par rapport au lien qui m'unissait avec le Mangemort n'était pas posée au hasard.
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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Dim 23 Juil - 7:15

Wyatt avait une vision des relations humaines que Evan partageait généreusement. Il comprit ainsi que son interlocuteur était aussi peu digne de confiance que lui. L’adolescent se rapprochait rarement d’une personne avec une autre motivation que son intérêt personnel. Est-ce qu’il avait déjà eu de véritables amis sans considération du lustre ou du divertissement qu’ils pourraient leur apporter ? Il pensa à Azelma et ne regretta pas de l’avoir sciemment écarté de son chemin. La sensation d’être touché ne ressemblait que trop pour lui à celle d’être vulnérable et affaibli. Sa vision de la violente société le poussait naturellement à penser que l’homme était un loup pour l’homme et que ceux qui accordaient aveuglément leur confiance à leur semblable finissaient dévorés comme son père. Ainsi Evan s’amusa-t-il à mimer la méfiance en étudiant le contenu de son verre avant de le porter à ses lèvres et d’évoluer comme un prince dans la boutique du gérant qui avait, comme tout potionniste qui se respecte, un flacon de veritaserum sur ses étagères. Les effets de la précieuse concoction avaient tôt démenti l’adage in vino veritas. Une lueur malsaine brilla dans son regard quand l’élégante fiole lui fut présentée et il glissa dans la main de celui qu’il espérait voir devenir son futur associé huit gallions dorés.

Le nom désagréable de son cousin lui écorcha alors une nouvelle fois les oreilles et l’héritier fronça curieusement les sourcils en s’interrogeant avec une rare sincérité sur la réponse complexe que pouvait susciter une pareille question. « Achilles est davantage mon frère que mon cousin - concéda-t-il douloureusement - et c’est bien ce qui me dérange ». Evan qui était fils unique de Laomédon et petit-fils de Thanatos était désigné comme le premier héritier de la famille par la suprême loi du sang des grandes familles. Seulement, Achilles fils du cadet Thanatos, avait profité de son droit d’aîné pour lui voler la digne éducation qu’il aurait dû recevoir. Evan qui était un compétiteur et avait le désir brûlant d’être le premier et le meilleur en toute matière ne tolérait pas la longueur d’avance que son cousin avait constamment sur lui. Il l’avait oubliée ces trois dernières années après son départ de Poudlard, il avait connu la beauté d’un tableau dans lequel il figurait seul Rosier. Mais il avait le pressentiment que ce temps ne durerait pas. L’étendard des partisans du sombre lord flottait déjà au-dessus de sa tête tendue par la main de son cousin qui en était le porte parole. Alors il était primordial qu’il connaisse tous ses projets pour prendre plaisir à les faire échouer. Il n’était plus un gamin maladroit uniquement capable de se défendre de ses poings. Il avait dix-sept ans, il avait le droit d’utiliser sa baguette, il avait le droit d’accéder à son coffre de Gringotts. Et il connaissait déjà au fond de lui, sans complètement se l’avouer, quelle serait sa première et fatale décision en tant qu’adulte. « Avez-vous des cousins ou des frères Wyatt ? » lui demanda-t-il en s’interrogeant sur sa capacité à comprendre le fardeau de partager son nom.

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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Jeu 27 Juil - 16:55

L’héritier Rosier me verse mes huit Gallions dans la main que je lui tends, et je m’empresse de ranger cet argent dans ma caisse. C’est cher payé contrairement à d’autres boutiques de potions, mais que voulez-vous. Toute fabrication de ma part mérite salaire digne de ce nom. La monnaie n’est pas quelque chose que je chéris plus que ça car je suis déjà riche sans avoir besoin de travailler, mais disons que j’apprécie un minimum de récompense. Je trouve ça justifié. La question que je pose semble peu lui plaire, mais je sens que je ne suis pas loin de la réponse. Ce garçon possède un don pour faire mener l’autre en bateau, et je me demande jusqu’à où il est capable d’aller. Il faudrait que je rencontre sa famille. En cinq ans, j’ai bien sûr entendu parler du nom des Rosier sans pourtant en croiser un seul de ses membres. Des familles de sang-pur que j’ai pu rencontrer, il y a bien sûr Mr. Carrow, homme que j’ai bientôt dans ma petite poche, les Malefoy, peut-être la seule famille capable d’avoir mon estime, et les Rosier, à présent. J’imagine qu’ils se connaissent tous. Les cercles mondains sont tellement peu nombreux que toutes les familles se côtoient, enfants comme parents. « Achilles est davantage mon frère que mon cousin Je hausse un sourcil, attendant patiemment la suite. et c’est bien ce qui me dérange » Je reste un instant sans rien dire, baisse la tête pour fermer le cahier sur lequel je viens de noter l’achat de mon client, avant de la relever. « Je vois. » Je réponds tout simplement. Ce qu’il vient de dire prouve beaucoup de choses. Premièrement, qu’il n’apprécie pas beaucoup son cousin. Voire pas du tout. Deuxièmement, qu’ils partagent le même nom de famille et que cela ne lui plaît pas. Ce qui nous fait arriver à la troisième chose : il souhaite être le seul héritier des Rosier. Voilà comment une simple phrase peut s’avérer intéressante et éclairer sur la personnalité de l’interlocuteur.

« Avez-vous des cousins ou des frères Wyatt ? » Je souris à cette question et croise mes bras sur ma poitrine, le regard pensif. Oh que oui, j’ai bien une sœur. Dahlia. Un joli nom de fleur pour une jolie personne. Nous ne nous sommes jamais aimés, mais nous ne nous sommes jamais détestés non plus. Entre nous, c’est plus du respect mutuel ainsi qu’une grande considération. Au niveau du caractère, elle est le portrait craché de notre mère. Mère qui a déteint sur tous ses enfants, d’ailleurs. Si j’ai une partie de son caractère, dont la manipulation des mots et la manipulation tout court, je possède les dons en potion de mon père. Ce savoir ancestral s’est toujours transmis de père en fils. « En effet. Il existe entre ma sœur et moi un respect qui n’a rien à voir avec l’amour fraternel. Étant donné qu’elle est une femme… J’hausse les épaules. Je n’ai pas à m’en faire concernant mon héritage. Je suis le seul homme. » Une manière de lui faire comprendre que j’ai bien compris qu’il voulait avoir son héritage pour lui tout seul et que son cousin était un obstacle pour y accéder. Il doit deviner aisément qu’il ne se trouve pas devant un imbécile de première classe.
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MessageSujet: Re: L'air lourd et empoisonné de la canicule | WYATT Lun 14 Aoû - 12:32

Pour toute famille, Wyatt évoqua une sœur. Et si l’américain provenait d’un milieu similaire au sien - une noblesse certaine se dérageait de sa personne - Rosier ne doutait pas que la dite sœur ait été aussi insignifiante que toutes les autres femmes de leur monde. Evan avait toujours sous-estimer les femmes dans leur genre davantage que dans leur individualité car rares étaient celles qui s’émancipaient du carcan de leur famille pour accomplir de hauts faits dans leur société. La seule héritière qu’il connaissait qui n’avait pas effacé son statut de femme pour le remplacer par celui de mère était sa cousine Bellatrix. Et comment s’était-elle émancipée ? En se faisant tatouer la marque des ténèbres comme un homme. Les femmes n’héritaient de rien dans leur monde hormis d’un nom d’épouse. Elles n’étaient élevées que pour perpétrer la lignée d’une autre famille. Avec celles de sa famille, Evan avait toujours eu un comportement à la fois protecteur et dirigiste. Il n’aimait pas voir sa cousine envoyée chez les blaireaux si mal tourner. Wyatt avait de la chance de pouvoir respecter sa sœur et la famille Allister lui semblait présenter une jolie photographie qu’il se surprit à envier. Il lui adressa un fin sourire. « Chérissez cette chance ».

Evan savait que le nom de Rosier qui avait longtemps incarné l’élégance d’une noble société n’était déjà plus ce qu’il était. Il représentait le spasme infâme d’une société en train d’asphyxier. L’existence de son cousin n’y changeait foncièrement rien et pourtant l’envie de le voir sous ses yeux devenir l’allégorie de ce triste tableau était pour lui obsédante. « On est moins tenté de ternir son nom quand on est le seul à le porter » ajouta-t-il d’un ton plus grave sans défausser son regard ni cacher son jeu derrière un sourire en éventail. Il souleva à hauteur de son œil la petite fiole au liquide aussi transparent et limpide que de l’eau et répéta les mots du potionniste en susurrant entre ses lèvres « Incolore et indolore ». Il resserra son poing autour de sa nouvelle acquisition avant de le glisser dans sa poche et de déposer la paume de sa main sur le comptoir contre lequel il s’appuya une nouvelle fois. « Un bon début à nos affaires que je souhaite aussi transparentes que votre veritaserum » glissa-t-il. Evan savait qu’il en avait beaucoup dit - peut-être trop même - à l’ami de son cousin ennemi. Il espérait férocement que Achilles sous-estimait la fidélité de Wyatt autant qu’il espérait ne pas sur-estimer son sens des affaires. Il se fiait dans cette attente à son instinct qui l’avait rarement trompé. Et sur ses mots, il adressa un regard entendu et un sourire franc au gérant avant de lui tendre la main pour la lui serrer avant de quitter sa boutique. Il ne doutait pas au vu de la juste popularité de sa boutique qu’il avait autant d’affaires à gérer que lui en cet après-midi caniculaire. Administrer une potion était encore plus rapide que de la préparer.

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