Venez découvrir et commenter la Gazette de Mai 1975, ici !
C'est les vacances, sur ATDM ! Au programme, croisière autour du monde et camp de vacances version Sang Pur en Transylvanie. Plus d'explications ici ! Vous retrouverez Poudlard à la rentrée, passez un bon été !
Un premier atelier a été ouvert par Mrs Lerouge pour les Sang Pur en Transylvanie. Au programme : entraînement aux sortilèges impardonnables. Vous êtes attendus juste ici !
Venez vous inscrire pour le premier match d'Aquaquidditch de cette croisière !
Pour les nouveaux adultes, n'oubliez pas de nous signaler vos changements de bannières.

Partagez|

Enfin seuls [Basil]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 225
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Enfin seuls [Basil] Mer 28 Juin - 22:09

Soyle était une jeune femme charmante qui avait un tas de qualités appréciables. En revanche elle avait aussi le don d’attirer une certaine malchance par moments. Ses deux parents perdaient la vie dans le même accident, elle arrivait à se faire attaquer pour noël, et d’autres petites situations peu agréables mais néanmoins souvent moins graves. Cette journée semblait ne pas pouvoir faire exception. Elle avait déjà eu le bol de choisir de fréquenter un homme qui ne pouvait pas parler d’elle. Et donc inversement. Devoir se cacher pour vivre une histoire peut être amusant mais c’est aussi un sacré casse tête. Il fallait faire attention aux endroits où ils se voyaient, à ceux qui étaient présents pour ne rien laisser passer pouvant indiquer que leur relation était plus qu’amicale (et encore), et tout un tas d’autres paramètres. Tout devait être calculé. Et ce jour-là, il y avait eu un écart dans leurs calculs. Un écart appelé Alexandre Rozen. Un élève qu’elle connaissait déjà un peu pour l’avoir dans sa salle de classe. Elle ne tenait pas tellement à le retrouver dans sa vie privée, chez son… son amant ? Son petit ami ? Son compagnon ? Son aventure ? Peu importe, chez Basil. Et pourtant il était bien là. En fait, même Basil semblait surpris qu’elle soit là également. Pourtant, c’était lui qui avait décidé de l’heure du rendez-vous.

- Soyle ! Tu es en…

En ? En avance sans doute. Oui, il avait oublié. Ou en tout cas pas surveillé l’heure. Elle en aurait sans doute plaisanté si ils avaient été seuls. Mais elle se contenta de le regarder en tordant ses lèvres sur le côté, attendant qu’il comprenne. Ce qui ne saurait sans doute pas tarder puisqu’il jetait un œil à l’horloge.

- Non, tu es à l’heure

La belle appuyée contre le mur porta une main à ses lèvres pour cacher un sourire amusé. Le pauvre, il avait oublié de surveiller l’heure. Mais elle laissait un peu faire. Elle n’était de toute façon pas très sûre de ce qu’elle pouvait faire pour réagir. En revanche sa question à Alexandre était un peu… et bien un peu sortie toute seule. Il l’avait d’ailleurs salué comme il le faisait d’habitude.

- Bah en fait...

- Il m’a demandé des cours d’occlumencie et j’ai accédé à sa demande. Il est temps pour toi de partir Alexandre.

Basil qui avait tout de même laissé un magnifique sourire prendre son visage. C’était dans ce genre de moments qu’il pouvait la faire craquer. Il avait un charme assez fou comme ça. Les deux hommes étaient donc passé devant elle sans qu’elle ne bouge si ce n’est pour se coller un peu plus au mur pour leur laisser de la place.

-Bonsoir Mr Rozen.

Elle le saluait au moins, c’était le minimum. Elle avait compris qu’elle ne devait pas en faire plus et attendre. Au moins il ne lui demandait pas de repasser plus tard. Alors elle attendait, patiente rouquine qu’elle était. Heureusement, après une porte claquée, il était de retour vers elle. Maintenant qu’ils étaient seuls, elle pouvait sourire à son tour.

- Désolé, ce n’était vraiment pas prévu

Sans rien dire, elle s’était approchée en souriant, tirant un peu sur cette cravate qui lui allait si bien même si sans doute un peu serrée, avant de poser un baiser sur ses lèvres.

-Maintenant je te pardonne.

Soyle lui prit les mains pour les poser sur ses hanches toujours dans un sourire, avant de passer les sienne dans le cou de Basil.

-Alors comme ça tu me pique mes élèves ? Tu sais que si tu les regarde tous comme ça ils vont fuir et revenir vers moi quand même ?

Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 421
| AVATARS / CRÉDITS : Colin Farrell by vintage phonic
| SANG : Pur, bien entendu.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Son père
| PATRONUS : Une panthère
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil] Jeu 29 Juin - 11:51

"Enfin seuls"
Se débarrasser d’Alexandre n’est pas compliqué en soi. Se débarrasser de son malaise par contre, c’est une autre histoire. Aussi à l’aise que Carrow peut l’être, il n’est pas à l’abri de la gêne ou d’autres sentiments désagréables. Et oublier Soyle provoque chez lui une gêne certaine. Ils ne se voient déjà pas très souvent, si en plus il arrive à oublier qu’elle doit passer… Heureusement, le bureaucrate était passé maître dans l’art de cacher ses sentiments, aussi il n’affiche à la vue de la jeune femme qu’un sourire éblouissant. Basil se demandait, depuis six mois, ce qui lui avait pris d’embrasser Soyle Hoover chez elle. Il avait compris qu’il avait été pris d’une pulsion soudaine mais en règle générale, il arrivait plutôt bien à se contrôler. Non pas qu’il regrette, parce que n’était absolument pas le cas. Il suffit d’un coup d’œil à sa jolie robe blanche pour savoir que non, il ne regrette pas du tout son geste. Cette femme allait le rendre fou. Il préfère s’excuser de la situation dans laquelle il vient de les mettre et se laisse faire lorsque Soyle prend ses mains pour les mettre sur sa taille. Définitivement, elle allait le rendre fou.

Joueur, il fait passer ses mains dans ses reins pour la rapprocher encore de lui tandis qu’elle l’embrasse. Il compte bien lui rendre son baiser mais elle s’éloigne. C’est qu’elle le provoque, non ? Tous les deux peuvent bien ne pas être aussi proches qu’un couple normal doit l’être, il doit bien admettre qu’il adore passer du temps avec elle. La preuve en est, il n’arrive pas à effacer le sourire de son visage. Elle en profite pour plaisanter en lui disant qu’il lui vole ses élèves et fait un petit commentaire sur sa mine grise lorsqu’elle l’avait surpris avec Alexandre. Il a une espèce de ricanement un peu gêné avant de répondre : « Je n’ai jamais prétendu être un bon pédagogue ». C’était vrai. Basil après tout, était commercial, pas professeur : « C’est plutôt ton domaine, ça » continue-t-il. Le diplomate se décale pour ne garder qu’un bras dans son dos et commence à s’avancer vers le salon. Il n’aime pas trop rester dans le couloir. Il avait beau avoir choisi son appartement à cause de ses grandes pièces illuminées par le ciel gris de Londres, il n’avait rien pu faire pour son couloir, qui lui donnait une désagréable sensation d’enfermement. « Tu veux quelque chose ? » demande-t-il tandis qu’ils entrent dans la grande pièce dont la fenêtre donnait sur une rue peu fréquentée à cette heure-ci. Il l’avait enchanté pour que personne de l’extérieur ne puisse le voir et c’était particulièrement agréable de pouvoir observer le monde sans être analysé par celui-ci.

« Je ne pensais pas que ce garçon était ton élève » dit-il enfin, en réalisant qu’elle avait un Serpentard dans son cours d’étude des moldus. « Il est vraiment particulier, bien différent de son père » explique-t-il comme s’il expliquait l’importance d’un dossier à un intermédiaire. Il n’apprécie pas le jeune homme. Pas en tout cas, après tout ce qu’il avait vu dans sa tête. Et pas non plus face à son regard courroucé qui donnait l’impression qu’on venait de pêcher un poisson qui ne désirait que nager dans l’eau salée. Il esquisse un petit sourire qu’il adresse à la rouquine. Il préfère vraiment sa présence à celle du Serpentard.

Codage par Libella sur Graphiorum



Dragées:
 


Dernière édition par Basil Carrow le Ven 30 Juin - 11:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 225
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil] Jeu 29 Juin - 15:30

Bien qu’elle ait tendance à être assez tactile, Soyle essayait toujours de faire attention à la personne que cela pouvait concerner. De toute façon, étant professeur, elle ne pouvait pas se permettre d’être familière très souvent. Seulement ses amis, ses amis proches. Des amis elle en avait, mais avec lesquels elle pouvait se permettre d’être si à l’aise, pas tant que cela au final. Seulement voilà. Avec cette toute nouvelle relation, cette nouvelle façon de vivre une relation avec une personne, cette nouvelle catégorie toute particulière qui ne contenait d’ailleurs qu’une seule personne, et bien voilà qu’elle trouvait également une nouvelle façon d’agir. Plus tactile encore que jamais. C’était assez difficile à expliquer, mais Basil était comme irrésistible. Une fois face à lui, elle avait presque besoin d’être près de lui, ou plutôt même contre lui. Si au départ elle s’était posé quelques questions, notamment pourquoi il avait tenté ce baiser au départ, au final ça n’avait plus tellement d’importance. Tant qu’il ne changeait pas d’idée (et cela n’avait pas l’air d’en prendre le chemin à la façon dont il la regardait), elle serait satisfaite.

Et il n’était pas le seul à visiblement être sous le charme. Mis à part le fait que Soyle faisait clairement attention à elle, même après ces quelques mois elle avait encore parfois ce sourire un peu béat et admiratif. Cet homme avait des yeux magnifiques lorsqu’un sourire tout aussi charmant venait éclairer son visage. La belle savait que son interlocuteur était considéré par beaucoup comme froid et austère. Le jeune Rozen pourrait sans doute dire la même chose avec le regard que lui lançait Basil quand la jeune femme était arrivée. Mais la rouquine avait aussi eu la chance de rencontrer Basil dans un contexte tout à fait particulier. De ce fait, elle l’avait vu sous un jour assez agréable dès le départ. Cela avait peut-être aidé, au moins un peu. Ne serait-ce que par le fait qu’elle ait eu droit directement à ce sourire de tombeur.

Il avait peut-être oublié sa venue, même si il faisait illusion elle l’avait deviné. Mais elle ne lui en voulait pas. Il était toujours très occupé. Il oubliait sans doute les choses de temps en temps. Soyle ne lui en voulait pas. Et comment en vouloir à un regard pareil en même temps. Elle avait donc profité rapidement de sa présence pour venir contre lui. Ce qui ne semblait pas lui déplaire puisqu’il l’avait rapproché un peu plus encore. De vrais gosses, ils jouaient tous les deux, se cherchaient sans arrêt. Vraiment, comme des gamins. Preuve en était avec cette petite pique qu’elle lui lançait. Mais c’était toujours gentil, elle ne se permettrait pas d’être blessante avec lui. Elle n’en avait d’ailleurs pas la moindre envie.

- Je n’ai jamais prétendu être un bon pédagogue. C’est plutôt ton domaine, ça

De fait, c’était plutôt son truc à elle, puisqu’elle en avait fait son métier et toute sa vie. Chacun son truc. Mais elle se moquait, très gentiment.

-C’est vrai… Et tu devrais d’ailleurs être heureux que je ne mette pas le nez dans tes dossiers, ça serait une catastrophe !


Soyle Hoover en commerciale, ça risquerait de ne pas se passer au mieux. Elle serait mal si elle devait négocier quelque chose. Trop gentille comme elle l’était, elle serait rarement celle à y gagner dans l’affaire. La belle se laissa guider par Basil, non sans apprécier ce bras dans son dos. Il fallait avouer que cet appartement, en plus d’être bien plus grand que le sien, était d’un tout autre style. Très lumineux entre autres. Ce qui était agréable. Une fois dans la pièce, Soyle était comme souvent allé vers la fenêtre. Elle savait que l’extérieur ne pouvait pas les voir. Ça avait quelque chose d’assez satisfaisant et de protecteur. Ils étaient tranquilles, seuls. Soyle était bien ici, calme, toujours le sourire aux lèvres.

- Tu veux quelque chose ?

Ils n’étaient pas aux pièces ils avaient le temps. Ils pouvaient faire beaucoup de choses tous les deux, certes, mais ils avaient le temps. Alors elle acceptait son offre avec plaisir.

-Je veux bien un thé si tu en as.


La belle se retourna un peu vers la fenêtre, regardant passer le peu de monde qui s’aventurait dans la rue à cette heure. Elle laissait faire Basil avant de revenir vers lui pour récupérer sa tasse. La belle s’était ensuite installée sur le canapé, attendant qu’il la rejoigne pour s’appuyer contre lui. Entre le lieu, le thé, et sa présence rassurante, elle se sentait à l’aise et détendue. Elle était bien contre lui.

- Je ne pensais pas que ce garçon était ton élève.


Soyle sourit légèrement. Alexandre Rozen était en effet assez surprenant de se trouver dans ce cours. Il n’était pas le profil type et le seul de sa maison. Soyle elle-même avait été plutôt surprise, mais contente malgré tout de cette ouverture. Bon, ça n’avait pas forcément duré et quelques petits différents étaient venus, mais dans l’ensemble elle n’avait pas non plus à réellement s’en plaindre.

-Alexandre est assez surprenant. Le seul de sa maison dans ma classe, tu t’en doutes. Mais il a de très bons résultats. Trop peu bavard mais attentif. J’ai l’impression qu’il en cache beaucoup mais il n’a pas l’air décidé à en parler.

La belle avait déjà essayé de lui parler. Il n’avait osé dire (et encore, à peine) que certains camarades prenaient mal son choix de matière. La jeune professeur n’était pas tellement en position d’en demander plus. Si il avait envie de se confier elle serait là… ce qui ne semblait pas être prêt d’arriver !

- Il est vraiment particulier, bien différent de son père.

Le père Rozen, Soyle n’en savait pas grand-chose. Sa profession, comme beaucoup d’autres parents d’élèves. Alexandre n’ayant pas eu de problèmes, elle n’avait pas eu à le convoquer… En bref, elle ne le connaissait pas trop. Haussant les épaule, elle souffla sur sa tasse avant de prendre une gorgé.

-Je ne sais pas, jamais vu. Tu le connais bien toi ?
Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 421
| AVATARS / CRÉDITS : Colin Farrell by vintage phonic
| SANG : Pur, bien entendu.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Son père
| PATRONUS : Une panthère
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil] Jeu 29 Juin - 19:35

"Enfin seuls"
La présence de Soyle égaye sans aucun doute la journée de Basilius Carrow qui a bien mal commencée. Outre le fait qu’il s’est levé à cinq heure du matin, est arrivé au Ministère à six, et n’a rien fait d’autre de sa journée que de signer des documents et répondre à des missives, il a en plus dû rentrer chez lui et donner des cours d’occlumencie à un gamin qui n’y comprenait rien. En effet, sa journée avait mal commencé. Mais comme à chaque fois que la charmante et délicieuse prof d’étude des moldus est dans les parages, le bureaucrate réagit comme un gamin dont les hormones sont portées à ébullition. Etonnant considérant le fait qu’il est plus proche de devenir quadragénaire que d’être un adolescent. Sentir son doux parfum dans l’appartement redonne un peu de chaleur dans ce lieu que tous jugent impersonnel. L’appartement de Basil est plus là pour lui permettre d’avoir un endroit où dormir que pour lui permettre d’y vivre réellement.

Preuve en est, il était toujours en déplacement, un peu plus d’une semaine par mois généralement, et cela n’allait que s’aggraver dès lors que son collègue en charge des relations avec la France prendrait sa retraite. Son positionnement dans la hiérarchie au sein du Commerce International, son expérience ainsi que ses réussites mais également ses progrès phénoménaux pour la langue de Molière le mettaient en pôle position pour obtenir une promotion. Mais comme à chaque fois que la rouquine était là, il n’était pas question de travail. « Je crois que ce serait particulièrement amusant de te voir négocier… Mais ça, on peut toujours le faire tous les deux » lance-t-il en se permettant un sourire rusé. Il l’entraîne tout de même vers le salon, bien loin de son envie initiale de l’emmener dans sa chambre. Poli, il lui demande si elle veut quelque chose et la jolie rouquine lui répond qu’elle voulait bien un thé, s’il en avait.
Il s’accoude dans l’encadrement de la porte du salon, pile en face de celui de la cuisine fait un geste vague avec sa baguette en direction de cette petite pièce où il ne met jamais les pieds. Basil ne l’admettra pas à voix haute, mais il avait acheté du thé uniquement pour satisfaire la rouquine, qui préférait cela au café, grand désespoir pour lui. Il en profite pour se faire un double-expresso sans sucre tandis que la bouilloire s’agite patiemment derrière lui. Il observe la professeure qui se poste devant la fenêtre. Une chance que personne ne puisse les voir. Parfois, il s’inquiétait en voyant des passants fixer sa vitre, mais un coup d’œil le matin en partant travailler suffisait pour le rassurer. Son sortilège était parfait.

Il fait léviter les deux tasses qu’il dépose sur la table, avant de venir prendre celle de Soyle pour la lui tendre. Il en profite pour glisser un commentaire pour lui faire part de son étonnement de savoir qu’elle est la professeure de son cancre particulier. Desserrant sa cravate d’un geste négligeant, il prend son propre café fumant pour le porter à ses lèvres sans grimacer et va s’asseoir à ses côtés. Il aime bien l’écouter parler. Soyle a une voix douce et mélodieuse qu’il se plaisait beaucoup à entendre. Elle a un formidable effet calmant sur son tempérament souvent impétueux, marque de fabrique des Carrow. « C’est ce qu’il me semble aussi » commente-t-il en posant sa tasse vide sur la table basse pour passer un bras autour des épaules de la jeune femme : « Je pense que ses relations avec ses camarades de maisons sont… Tendues. Cela n’est pas très étonnant ». Le désintérêt qu’il a concernant les problèmes du garçon transpirent dans ses mots. Bien à l’opposé apparemment, du tempérament de la rouquine. « En tout cas, il m’énerve. Il n’a aucun talent, ne sait même pas faire fit de la douleur pour essayer de se concentrer. C’est assez pathétique » continue-t-il, le feu brûlant de son agacement dans ses cordes vocales. Dire tout ça à voix haute rendait l’incapacité du jeune homme plus réelle et triste encore. Bien entraîné à résister à la douleur grâce à son père violent, Basilius n’avait eu aucun problème à ignorer le mal de crâne qui lui fendait la tête quand son professeur essayait de la lui pénétrer. Pire encore, cela ne lui faisait pas si mal que ça. Il finit en lui disant qu’il était différent de son père et la jeune femme marque un intérêt qui lui plaît vis-à-vis d’Hans Rozen.

« Je connais Hans depuis… » commence-t-il avant de marquer une pause, les yeux fixés sur sa table basse, « très longtemps. Plusieurs années même, c’est un homme de qualité, particulièrement agréable et un homme de confiance. Je n’ai pas du tout cette impression avec son fils. D’autant plus qu’il n’est pas dans la même maison que son père et que cela me déplaît ». Il coule un regard vers elle et ne peut s’empêcher de constater qu’elle est délicieuse. Il a l’impression de réaliser cela à chaque fois qu’il la voit et cela l’agace particulièrement parce qu’il n’a jamais été comme cela avec personne. Sauf peut-être avec Audrey… Et encore. Mais ce n’est pas le moment de ressasser ses vieilles conquêtes, même s’il se maudit souvent de s’être embarqué dans une histoire avec une prof. Eh oui, les profs qui restent dormir dans leur école, on ne peut pas les voir très souvent. Et Carrow réalisait un miracle de rester fidèle et pire encore de se languir de la venue de la jeune femme. Mais sans doute n’est-ce pas assez, puisqu’il a réussi à oublier leur rendez-vous particulier. « Son père m’a par ailleurs aidé à rencontrer le remplaçant d’un collègue allemand… C’est là-bas que j’ai connu Alexandre ». « Et je regrette de l’avoir rencontré » pense-t-il fortement. Ce jeune homme lui tape tellement sur le système qu’il se demande comment elle arrive à le supporter. Mais elle est plus calme que lui, plus douce, plus agréable. « Une chance que tu sois aussi patiente avec lui qu’avec moi… » murmure-t-il finalement, les lèvres fendues d’un sourire qui ne s’éclipse plus de son visage.

Codage par Libella sur Graphiorum


Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 225
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil] Ven 30 Juin - 22:42


Il est vrai que l'appartement dans lequel vivait Basil n'était pas spécialement décoré ou même chaleureux. Lumineux, certes, mais classique et sans grande excentricité. Pourtant la belle rousse s'y sentait assez bien. Voire même y trouvait un certain confort. Une certaine chaleur même. Certains diraient que c'était elle qui amenait ce sentiment avec elle. La rouquine répondrait seulement que le sourire de Basil rayonnait dans tout l'endroit. De ce simple geste, tout son visage se transformait en une lumière charmeuse au possible et rendrait sans doute n'importe quel endroit confortable comme un palace. Ce n'était pas non plus inconfortable au départ comme endroit. Simplement un peu froid, comme son propriétaire pouvait parfois l'être aussi d'ailleurs. Difficile de savoir si c'était une coïncidence, sans doute pas, mais au final Soyle s'en moquait un peu. Ils passaient un nouveau moment ensemble et elle s'en contentait dans toute sa simplicité.

Simplicité si il n'y avait pas eu le jeune Rozen bien sûr. Petit imprévu, grain de sable dans leur rouage, vite écarté ceci dit. Basil lui donnait donc des cours. Intéressant. Mais il était évident que leurs méthodes différaient pas mal à tous les deux. Et la belle s'était permis une petite plaisanterie. Elle serait bien mauvaise à sa place à lui, tout comme elle semblait sentir qu'il n'était pas un très bon professeur en fait. Chose qu'il semblait confirmer. Amusant. Ils ne passaient pas que des moments agréables par leur attrait physique, ils savaient aussi parfois faire preuve d'un minimum d'esprit et de conversation.

-Je crois que ce serait particulièrement amusant de te voir négocier… Mais ça, on peut toujours le faire tous les deux


Négocier tous les deux ? Certes, mais sur quoi ? Oh elle avait bien une petite idée et cela se lit dans son regard. Un brin malicieux à la limite de l’aguicheur, elle n'avait pourtant pas tellement poussé la provocation. Se prêtant au jeu, elle répondit tout de même.

-Tu risquerais d'avoir l'avantage, n'est-ce pas un peu de la triche Mr Carrow ? Vous qui en avez fait un métier, comment pensez-vous que je pourrais rivaliser ?

L'air faussement indignée, elle l'avait pourtant volontiers suivi jusqu'au salon où elle s'était permis de lui demander du thé. La belle savait qu'il était plus friand du café, mais visiblement il en avait tout de même. L'idée qu'il l'ait acheté uniquement pour elle avait beau l'avoir effleuré, elle n'y avait pas trop fait attention pour autant. Le tout était qu'il lui préparait très gentiment.

Une fois assise, la tasse dans les mains, Soyle avait doucement soufflé dessus alors qu'ils recommençaient à échanger sur le cas Rozen. Elle eut une petite seconde d'arrêt pour le regarder desserrer sa cravate (Merlin qu'il était craquant comme ça!) et puis elle avait enchaîné. Ce gosse la surprenait parfois, il était particulier et un poil étrange même à certains moments. Elle avait partagé son sentiment à son sujet et Basil semblait avoir lui-même un avis assez tranché.

-Je pense que ses relations avec ses camarades de maisons sont… Tendues. Cela n’est pas très étonnant.

C'était en effet ce qu'elle avait compris. Ce qu'il avait bien voulu lâcher après qu'elle ait longuement insisté. Le regard un peu dans le vide alors qu'elle terminait sa tasse doucement, Soyle s'était calée dans les bras de Basil qui était assis près d'elle. Et décidément c'était un des sentiments les plus agréables qu'elle connaisse. Hochant simplement la tête, pensive, elle l'écoutait alors qu'il reprenait.

-En tout cas, il m’énerve. Il n’a aucun talent, ne sait même pas faire fit de la douleur pour essayer de se concentrer. C’est assez pathétique

Voilà qui était un peu plus étrange. Ou en tout cas qui ne collait pas avec sa vision à elle de voir les choses. Fronçant très légèrement les sourcils à cette remarque où elle sentait une réelle colère, Soyle avait pourtant un peu de mal à le saisir. Elle avait cru comprendre que la vie de son interlocuteur n'avait pas toujours été agréable et que son enfance avait été assez particulière. Elle avait pourtant du mal à ne rien dire lorsqu'il s'agissait de l'un de ses élèves. Ils étaient particuliers pour elle, comme encore sous sa responsabilité.

-Tu sais, Alexandre est encore jeune et... enfin... je ne suis pas sûre moi-même de pouvoir faire face à une certaine douleur sans réagir de la même façon.


Bon, elle ne prendrait pas plus position pour l'un ou l'autre. Elle savait d'ailleurs de quoi elle parlait. Niveau douleur, la rouquine avait très mal fait face à celle qu'elle avait rencontré pour noël. Cette rencontre l'avait plutôt changé dans un sens peu agréable et elle n'avait pas très bien réagi à tout cela. Mais même si elle n'était pas le sujet, c'était plus fort qu'elle, il lui fallait défendre un peu son élève. Ils étaient ensuite passé à autre chose. Le père du jeune homme plus précisément.

-Je connais Hans depuis… très longtemps. Plusieurs années même, c’est un homme de qualité, particulièrement agréable et un homme de confiance. Je n’ai pas du tout cette impression avec son fils. D’autant plus qu’il n’est pas dans la même maison que son père et que cela me déplaît.


Ainsi il connaissait Hans Rozen. Comme quoi, le monde était petit au final. Soyle posa sa tasse vide à son tour avant de revenir entre les bras de Basil, prenant dans la sienne la main qui était au niveau de son épaule.

-Pourquoi cela t'inquiète-t-il tant ? Il n'a pas l'air bien méchant, juste un peu... renfermé.

Ce n'était qu'une tentative. Soyle avait tendance à voire le bien partout. Même lorsqu'il n'y en avait pas d'ailleurs...

-Son père m’a par ailleurs aidé à rencontrer le remplaçant d’un collègue allemand… C’est là-bas que j’ai connu Alexandre .

Forcément, lui qui voyageait beaucoup, elle n'était même pas tellement surprise. Souriant de nouveau, elle leva son regard vers le sien.

-Tu ne fais pas de rencontres en Angleterre parfois toi ? Entre lui en Allemagne et moi en Pologne, c'est ta méthode ?

Maintenant qu'elle le regarde, d'humeur taquine, elle finit de lui retirer sa cravate qu'elle trouve bien trop sérieuse encore. Défaisant au passage un bouton de sa chemise, il était... encore plus séduisant en plus ! L'amour rend aveugle on dit, elle ne savait pas si c'était de l'amour mais Soyle pensait que de toute façon il serait exquis en toute situation.

-Une chance que tu sois aussi patiente avec lui qu’avec moi…

Patiente ? Oui elle l'était. Beaucoup même. Et avec presque tout le monde au final. Y compris effectivement avec Alexandre qui avait pourtant bien peu encouragé sa démarche. La rouquine passe alors sur ses genoux, face à lui, une jambe de chaque côté de ses hanches.

- Effectivement, je suis patiente avec vous. Peut-être trop même. Qu'est-ce que tu en penses ?
Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 421
| AVATARS / CRÉDITS : Colin Farrell by vintage phonic
| SANG : Pur, bien entendu.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Son père
| PATRONUS : Une panthère
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil] Sam 1 Juil - 10:29

"Enfin seuls"
Basil est un homme avec une certaine expérience. Une expérience dans à peu près tous les domaines possibles et imaginables. Il touche à tous, est presque comme un caméléon qui prend aussi bien la couleur de l’écorce que d’une feuille verte. Mais, il n’a pas vraiment d’expérience dans le professorat pour autant. Ça, c’est un sujet qui le dépasse, qui est hors des balises qui marquent son chemin. Il sait qu’il n’est pas toujours une personne agréable. Le bureaucrate est un homme soigné, appliqué. Au Ministère, il veille à garder une façade froide, presque austère. Il ne reste guère avec ses collègues, et préfère largement s’enfermer dans son bureau pour avoir la paix. Certains osent parfois le déranger, souvent pour lui amener le journal qu’il oublie de prendre. D’autres fois, ils lui donnent juste un dossier, un accord, et même certains passent juste la tête dans l'encadrement de sa porte pour le saluer. Cette façade distante a tendance à rester sur son visage de plus en plus longtemps. Elle fait au final partie de lui, il ne s’est jamais forcé à l’arborer. Alexandre n’avait donc vu qu’une partie de lui-même, cette partie froide et sans doute désagréable. Mais il ne peut garder cette apparence lorsque la rouquine vient lui rendre visite. Il n’y arrive tout simplement pas, il est obligé de sourire devant son visage délicat et son sourire doux. Soyle est tellement à l’opposé de lui qu’il le redécouvre à chaque fois qu’il la revoit. Et comme il est à l’aise en sa présence, il se permet toujours quelques plaisanteries, souvent d’humeur taquine. Elle fait mine d’être offensée en lui répondant. Basil trouve ça mignon. « Je crois que tu as largement les armes pour rivaliser » lâche-t-il en lui jetant un regard de débauché. C’est qu’il était facilement asservi à elle, mine de rien. Ses atouts physiques indéniables ne l’ont jamais laissé indifférent, cela ne va pas commencer aujourd’hui. Comme toujours, il veille à ne pas laisser tomber le jeu du double-langage. C’est toujours amusant de parler avec des double-sens, voir ce que l’autre comprend et comment il prend la chose. Il ne se permet ce genre de chose qu’avec les gens qu’il connaît parfaitement. C’est-à-dire qu’il y avait bien peu de monde : Aaron et Carolyn, bien entendu, Soyle mais aussi son neveu Evan qui a les mêmes vices que lui.

Paisiblement, ils se retrouvent tous les deux au salon, l’une sirotant un thé et l’autre un café qui d’ailleurs, ne fait pas long feu. Le cas Alexandre est particulier. Ce garçon est indéniablement bizarre. Basil après, a sa propre conception du « bizarre ». Lui, avait été élevé avec des dogmes stricts et traditionnaliste, tout ce qui sortait de ce qu’on lui avait enseigné était donc étrange. On lui avait appris à être digne, poli et assez bavard, ou du moins, avec les gens qui le méritaient. Tout ce qui n’entrait pas là-dedans, ou qui au contraire avait beaucoup trop ces traits de caractère était considéré comme étrange. Même s’il ne l’attend pas spécialement, la jolie rouquine essaye de défendre un peu Alexandre ce qui aurait pu vexer Basil outre mesure. Mais il veut bien comprendre. C’est son élève et même en dehors de l’école, il reste quelqu’un qu’elle croise souvent. « Je sais qu’il est jeune » répond Basil d’un ton plus sec que prévu. Alexandre l’agace à un point inimaginable. « Je ne voulais pas lui donner de cours pour cette raison » continue-t-il en modérant sa voix qu’il veut plus douce pour s’adresser à la jeune femme, « mais sérieusement, tu arrives à oublier un mal de crâne, non ? Je ne lui demande pas de s’infiltrer au Département des Mystères ! ». Ignorer un mal de tête n’est pas impossible à faire. Lui qui a vécu tellement pire entre les griffes de son père, cela le fait halluciner. Comment aurait réagi Alexandre dans sa situation ? Il se serait donné la mort, à coup sûr. Déjà qu’il avait presque les larmes aux yeux la veille…

Si au début, Basil s’était dit que parler de Hans allait le calmer, il ne pensait pas que Soyle allait lui demander aussi frontalement ce qui l’inquiétait. Lui-même a du mal à poser sa pensée là-dessus. Avec le fils Rozen, c’est presque… Instinctif. Les gens renfermés sont les plus durs à saisir. Avoir du mal à lire dans les yeux de quelqu’un lui déplaît particulièrement. « Les gens renfermés ont des choses à cacher. Et puis, il est à Serpentard » répond-t-il simplement. Ce dernier argument est le plus important aux yeux du diplomate. Il n’a jamais fait confiance aux Serpents. Le seul qui entre dans ses grâces, c’est son neveu. Cependant, il n’est pas fou non plus. Il sait que l’héritier Rosier n’est pas un tendre. Mais il est comme la figure d’un père pour lui et il le considére comme son fils. Cela lui suffisait pour lui faire confiance. Elle continue en plaisantant sur le fait que ses connaissances sont toutes étrangères. Cette constatation étire un peu plus le sourire de Basil : « Et tu ne connais pas toutes mes connaissances. J’en ai beaucoup en Espagne, en France aussi. Mais je dirais que les plus délicieuses sont de Pologne » dit-il en coulant ses yeux bruns vers elle. La jeune femme à ses mots finit de lui retirer sa cravate et de lui déboutonner un bouton de sa chemise. Une phrase supplémentaire pour la provoquer encore et elle grimpe à califourchon sur lui.
Basil est un homme joueur. Il aime ce type de jeu de provocation qui ne font que faire durer le plaisir. Il n’aime pas que les choses soient vite réglées, il est tout, sauf brutal. Toujours avec ce même regard provocant, il glisse doucement ses mains sur les cuisses nues de la jeune femme et pour le coup, il aurait presque voulu qu’elle porte une chemise pour lui en défaire progressivement les boutons. Elle lui demande son avis et il repose sa tête sur le canapé, ayant pour seule vue le visage de la rouquine. « Peut-être un peu trop… » commence Basil avant d’esquisser un sourire, « mais là, c’est moi qui fait preuve de patience, tu ne trouves pas ? » demande-t-il. « Je suppose que c’est grâce à toi ». Il finit par glisser ses mains dans ses reins pour la rapprocher brusquement de lui, tel qu’il l’a fait plus tôt. C’est cette fois-ci à son tour de lui donner un doux baiser.
Toujours désireux de ne pas mettre la charrue avant les bœufs, il recule sa tête et lui demande paisiblement : « Que comptes-tu faire de tes longues vacances ? ». C’est si drôle de jouer avec elle, de la faire patienter. C’est aussi amusant que ce qui va incontestablement suivre, au final.

Codage par Libella sur Graphiorum


Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



PERSONNEL
Le travail est l'aliment des âmes nobles.

PERSONNELLe travail est l'aliment des âmes nobles.
| HIBOUX POSTÉS : 225
| AVATARS / CRÉDITS : Simone Simons
| SANG : Mêlé


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Un gouffre, sans fond, sombre...
| PATRONUS : Un ocelot
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil] Mer 19 Juil - 18:49

Soyle était très clairement une femme sociale. Elle avait besoin de voir du monde, d’interagir avec ses congénères, de vivre pleinement dans son espèce. La magnifique espèce humaine en laquelle elle mettait encore tant d’espoir. Sans doute des espoirs de trop et qui seraient rapidement déçus. Il était même surprenant que cela ne soit pas déjà le cas, mais elle était optimiste, voilà tout. Un peu trop sans doute. Voire beaucoup trop. Elle était pleine de bonne volonté et avait peut-être des idées trop idéalistes. Basil ne faisait pas exception à la règle, bien au contraire. Elle lui faisait parfaitement confiance et appréciait beaucoup sa compagnie. Elle aimait être près de lui et sa conversation était très agréable. La rouquine venait donc régulièrement le voir et c’était toujours un bon moment. Son côté un peu taquin aidait beaucoup. Ça la détendait et elle était elle-même assez enfantine avec lui. Enfin, sauf à certains moments où le mot « enfantin » n’était clairement pas approprié. Ils avaient ce jour-là plaisanté sur les capacités de chacun à enseigner et négocier. Elle ne se pensait pas à la hauteur mais lui semblait avoir un avis un peu moins tranché.

- Je crois que tu as largement les armes pour rivaliser

Des armes ? Contre lui ? Sans doute oui. Et pas qu’une effectivement. Soyle était tout à fait consciente qu’elle avait sur lui un pouvoir bien particulier. Il n’était pas insensible à ses charmes. Mais en même temps, elle était sensible aux siens également. Elle aime son regard langoureux qui semble même la déshabiller du regard. Et c’était des plus agréable de se sentir à ce point désirable et appréciée. Ce pour quoi elle lui avait répondu par son propre regard.

Mais pour le moment, ils se retrouvaient dans le salon, tranquilles sur le canapé. Ils parlaient de leur élève commun. Soyle était un peu surprise par les méthodes de Basil qui étaient très différentes des siennes. Il était plus dur et avait des attentes supérieures. Soyle prenait son temps et suivait le rythme de ses petits protégés. Après tout, elle faisait cela pour eux.

- Je sais qu’il est jeune. Je ne voulais pas lui donner de cours pour cette raison.


Au final ça se tenait comme réflexion… à peu près… de toute façon elle n’avait pas grand-chose à redire, elle l’écoutait, voilà tout. Il avait l’air sincèrement agacé par le jeune homme. Soyle était plus patiente, à n’en point douter. Mais ce n’était pas tellement important au final.

-mais sérieusement, tu arrives à oublier un mal de crâne, non ? Je ne lui demande pas de s’infiltrer au Département des Mystères !

La belle eut un léger rire. Basil avait vraiment des méthodes à part. Ou en tout cas différentes des siennes. Qu’importe, il l’amusait presque en fait comme ça. Mais elle cherchait à comprendre et continuait dans ses interrogations. Ce qui semblait particulier pour Basil au final. Elle était comme ça, elle cherchait à comprendre.

-Les gens renfermés ont des choses à cacher. Et puis, il est à Serpentard

Soyle était habituée à ce genre de réactions face aux différentes maisons et plus simplement face aux élèves un peu discrets comme Alexandre. Sans compter que Basil semblait être naturellement méfiant. Par les temps qui couraient rien de très surprenant. Elle devrait sans doute s’y mettre aussi d’ailleurs.

-Tu sais, les maisons ne disent pas tout. Les gens peuvent nous surprendre !

Elle avait déjà connu des élèves qui semblaient être tombés dans une maison on ne sait trop comment. Il lui était arrivé plusieurs fois de se demander ce que pouvait bien prendre le Choixpeau parfois. Et puis, parfois les gens changeaient après l’école aussi. Elle avait ensuite plaisanté sur ses connaissances étrangères. Elle aussi en avait mais sans doute pas aussi éparpillées.

-Et tu ne connais pas toutes mes connaissances. J’en ai beaucoup en Espagne, en France aussi. Mais je dirais que les plus délicieuses sont de Pologne

Cette dernière partie faisait sans aucun doute référence à sa propre personne. Petit flatteur. Elle ne s’en plaignait pas non plus. Elle avait donc continué sur sa lancé à lui en lui retirant sa cravate et déboutonnant sa chemise. Et comme pour jouer encore un peu, il avait plaisanté sur sa patience. Soyle l’était, en effet. Mais pas non plus trop. Alors la belle lui avait fait comprendre en venant se lover contre lui, sur ses genoux. Il avait passé les mains sur ses cuisses. Cela lui donnait toujours des frissons, de sentir se peau contre la sienne, sa chaleur. Enivrant comme sensation. Basculant la tête en arrière, il avait l’air de l’admirer. La belle lui accordait un sourire malicieux et amusé. Il est vrai qu’il devait avoir une belle vue.

-Peut-être un peu trop…mais là, c’est moi qui fait preuve de patience, tu ne trouves pas ?


Oui, effectivement. Comme quoi, quand il voulait…

-Tu apprends vite alors.

Un jeu, même à leur âge, cela restait un jeu. Et appréciable qui plus est. Soyle en tout cas aimait ce jeu. Avec Basil uniquement d’ailleurs.

-Je suppose que c’est grâce à toi


La rouquine allait répondre lorsqu’elle fut interrompue par surprise. Tirée à lui par surprise, elle se laisse pourtant largement faire et répond à son doux baiser. Ses cheveux passent de ses épaules à elle à celles de son partenaire alors qu’elle est penchée vers lui. Plein de bonnes intentions, il se recule et semble vouloir parler encore un peu. Elle accepte, mais sans quitter son perchoir pour autant.

-Que comptes-tu faire de tes longues vacances ?

Elle avait quelques idées oui. Tout comme elle en avait pour lui qui arriveraient sans doute avant. Ce que semblaient indiquer ses mains qui terminaient de libérer sa vue en ouvrant sa chemise. Décidément, quel homme…

- Et bien il y a cette croisière qui me semble assez sympathique. Autrement je vais sans doute prendre le temps de faire un tour en Pologne et de profiter tout simplement. Et toi ? Es-tu seulement en vacances à un moment ?


Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



COTÉ DU BIEN
On n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.

COTÉ DU BIENOn n'emporte avec soi que le bien qu'on a fait.
| HIBOUX POSTÉS : 421
| AVATARS / CRÉDITS : Colin Farrell by vintage phonic
| SANG : Pur, bien entendu.


Caractéristique du sorcier
| EPOUVANTARD : Son père
| PATRONUS : Une panthère
| POINTS DE COMPÉTENCE :

MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil] Mer 19 Juil - 20:20

"Enfin seuls"
Lorsque Basil est sur sa lancée, il est difficile de l’arrêter. Il n’est pas foncièrement sociable tout comme il n’est pas non plus foncièrement réservé, il sait trouver le juste équilibre, celui généralement qu’il utilise pour travailler. Mais avec Soyle Hoover, il est quand même beaucoup plus ouvert à la discussion, plus ouvert même, à la critique. Il est important de le souligner, considérant que Carrow est un homme très sensible à celle-ci. Il n’aime pas être critiqué et remit en cause, or la rouquine ne se gêne pas pour sous-entendre que ses méthodes sont médiocres. Elle ne fait que le sous-entendre, mais en tant qu’homme intelligent, il est capable de saisir toutes les légères variations de tons et toutes les idées cachées à travers les mots. Elle n’est encore une fois pas d’accord sur ses dires concernant les maisons. De sa propre expérience, il y avait des maisons poubelles celles desquelles on ne peut guère en retirer quelque chose de bon. Alexandre Rozen fait partie de cette « maison poubelle » à ses yeux : « Je doute fortement qu’il soit un exemple contraire, surtout lorsque je vois certains de ses souvenirs » commente-t-il comme s’il parlait de l’allocution du Premier Ministre.

Basilius préfère largement les conversations légères, celle où les doubles-sens sont nombreux et les perches permanentes. Il aime l’effet que cela produit sur la jeune femme et la satisfaction qu’il en retire de ses réactions. Ainsi à califourchon sur lui, il ne peut s’empêcher de la provoquer d’avantage, histoire de voir jusqu’où elle ira avant de prendre les choses en mains, ou même de voir si elle va prendre les choses en mains. Généralement, le diplomate a l’habitude de se charger de ce genre de choses mais le changement n’est pas toujours synonyme de malheur et désolation. Il lui dit qu’il est patient et elle lui répond immédiatement qu’il apprend vite. Avec un sourire joueur il la rapproche brusquement de lui pour l’embrasser alors qu’il sent ses cheveux tomber sur ses épaules. Le bureaucrate frissonne un instant mais désireux de continuer sur sa lancée, il se recule. La patience est la mère de toutes les vertus. Elle finit de lui déboutonner la chemise et il baisse un instant les yeux sur celle-ci. L’impatience, n’est pas maîtresse de toutes les vertus, par contre. Il relève ses yeux malicieux vers elle mais ne fait rien de plus. Bien entendu, il veut savoir ce qu’elle va faire de ses vacances. Non pas pour la fliquer mais il aime bien savoir à quoi s’adonnent les gens lorsqu’ils ne travaillent pas. Il n’aime pas les vacances. Basil n’aime pas plus les fêtes, d’ailleurs. C’est une source de distraction dans le travail qui n’en mérite aucun. La jeune femme lui répond, paisiblement et il hoche la tête en l’écoutant, ses mains toujours bien en place dans son dos. « Ah oui, la croisière j’en ai entendu parler par Aaron. Sacré dispositif de sécurité en perspective » dit-il sans sourire, « il serait dommage que les évènements se déroulent sous le même modèle que l’attaque du musée ». Son dos a fini par oublier les séquelles mais pas son esprit. La sensation de sentir un plafond lui tomber dessus est particulièrement désagréable et renforce son petit problème de claustrophobie. C’est comme si son pire cauchemar devient réalité, que la pièce dans laquelle il se trouve s’effondre sur lui. Il ne se rappelle que trop bien les dramatiques évènements. Mal-à-l’aise de penser à quelque chose qui le met si mal, il tousse légèrement pour se redonner de la contenance et place une main sur son visage avant de la mettre dans son propre cou bouillant. « Mon supérieur en a marre de m’harceler pour des vacances, alors il a laissé tomber » ricane-t-il avant de reprendre, « le Ministère me doit plusieurs semaines puisque ma convalescence par rapport à l’attaque n’entre pas dans la catégorie vacances. J’ai pris deux semaines pour mon retour de Russie, c’est largement suffisant ».

Carrow et les vacances c’est toute une histoire. Ses parents lui avaient toujours dit que l’on ne trouve satisfaction que dans le travail bien accomplit et c’est sans doute la seule chose sur laquelle il veut bien les croire. Le travail est sa motivation à aller de l’avant, à ne pas s’attarder sur l’inutilité de l’existence. Oui, Basil a une vision assez pessimiste de celle-ci, mais son travail lui procure autant de satisfaction que de passer du temps avec la rouquine. « J’aurai déjà bien assez de mal à ne pas travailler pendant deux semaines, je me voyais mal en prendre plus… » lui dit-il d’un air pensif. Il n’a pas trop confiance en son remplaçant, aussi. Il lui était déjà arrivé d’avoir un dossier saboté à cause d’un petit incompétent, alors il s’arrangeait depuis, à toujours prendre ses congés lorsqu’il n’était en charge que de dossiers mineurs. Avec l’échec de celui sur les dragons, il n’avait plus grand-chose d’important ou en tout cas, plus rien qui ne puisse être saboté par un imbécile. « Je n’aime pas laisser mes dossiers à d’autres » conclut-il finalement en faisant courir ses doigts dans le dos de la jeune femme. Il ferme les yeux et respire lentement. Il aime la sentir contre lui et respirer son odeur. Soyle a l’incroyable capacité de le calmer. « Remarque, il n’y a pas que mes dossiers que je n’aime pas partager, crois-tu que je sois égoïste ? » lui demande-t-il en faisant la moue. Il l’a détaille bien longuement. En effet et comme tout depuis le début de la conversation il lui tend à nouveau une perche, à force de le fréquenter elle commence à avoir l’habitude. Certaines étaient décontenancées de son petit jeu au début et parfois elles ne s’y faisaient jamais. Mais la professeure d’étude des moldus s’était bien vite habituée au grand plaisir du bureaucrate qui s’amuse beaucoup de cela. Oh, elle ne se gêne pas non plus, elle est même plutôt douée, bien qu’elle ne le soit pas autant que lui à ses yeux. C’est qu’il a une longue expérience en la matière, le double-langage fait partie de ce qu’il préfère depuis des années, depuis ses années de collège en réalité. Heureusement qu’elle ne l’avait pas connu à cette époque, il était moins poétique.


Codage par Libella sur Graphiorum



Dragées:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Enfin seuls [Basil]

Revenir en haut Aller en bas

Enfin seuls [Basil]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» "Tous ensemble seuls 2 - Demain c'est aujourd'hui" (Everybody's alone 2 - Tomorrow is now)
» Qui veux rp avec moi ? Je ne mord pas (enfin pas toujours)
» Toi & Moi enfin réunis... [Pv Sweet Fire ♥] [{fini}
» les ennuis ne viennent jamais seuls (PV Jared)
» Enfin je t'ai trouvé ...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au temps des Maraudeurs :: Londres :: Hors Londres :: 
Les lieux d'habitations
-