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Occlumencie lessons: Chapter 2: « It goes Wrong » • Basil & Alexandre

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MessageSujet: Re: Occlumencie lessons: Chapter 2: « It goes Wrong » • Basil & Alexandre Lun 10 Juil - 23:29

Si Evan n’avait pas été à ce point enragé, il aurait ri de la position défensive que choisit d’adopter Alexandre. Il ne l’invitait pas poliment à livrer un duel et la pensée si scolaire du quatrième année démontrait une fois de plus toute sa naïveté. Tout comme la question qui accompagnait son geste. La parenté d’un Carrow et d’un Rosier n’avait rien de surprenant dans leur monde. Ne se rendait-il pas compte qu’il était le seul intrus que renfermait le salon ? Les impurs ne se doutaient pas de la guerre qui se préparait et des ennemis qui les attendaient au porte de leur école. Avec quelle facilité les mangemorts écraseraient leur insignifiante vie … Rosier voulait entendre sa proie hurler toute son impureté hors de son âme avant de se satisfaire de la vision de son corps inerte retombant sur le tapis. Il voulait l’abattre comme un elfe de maison trop vieux pour travailler. Pour lui faire comprendre plus sommairement le fond de sa pensée, l’héritier avança d’un pas tranquille pour enfoncer le bout de sa baguette contre la carotide battante de l’impur. Cette proximité avec sa proie décupla encore sa folie, il était aussi affamé qu’un détraqueur se nourrissant de peur, aussi déterminé qu’un prédateur que l’odeur du sang affriolait. Ses pupilles se dilatèrent et sa baguette crépitait d’impatience. Il ne respectait plus aucune règle et n’aurait eu qu’à tordre le bras que l’idiot pointait faiblement vers lui pour prononcer les deux seuls mots qui constituaient le funeste impardonnable qu’il avait récemment appris à maîtriser. Si facile … pensait-il.

Mais Basil intervint et Alexandre ne se rendrait sans doute jamais compte des heureux intervenants que la providence plaçait ainsi sur son crâne chemin. Ce ne fut que lorsque son oncle l’intima à respirer que Rosier perçut le bruit sifflant de son irrégulière respiration. Il n’était pas dans son état normal. Le sang lui battait aux tempes et son corps brisé par le doloris n’obéissait plus à sa raison. Seule sa sanguine et cruelle passion le dominait. Exterminer Rozen. « Il n’est pas ce qu’il prétend être, ce n’est qu’un impur … » cracha-t-il comme une insulte sans lâcher le rebut de ses yeux clairs et fous. Il connaissait la faiblesse de son oncle pour les êtres inférieurs mais la tradition exigeait tout de même qu’un impur ne puisse entrer et sortir indemne de la fière demeure d’un Carrow. Basil l’intima une nouvelle fois au calme et Evan contracta douloureusement sa mâchoire, il avait cru que ses molaires éclateraient en les serrant sous la baguette de Lerouge. Son bras tendu pointant fermement le bois de bouleau céda sous la pression du poing à la fois douce et forte de son oncle mais à peine fut-il baissé qu’il utilisa son autre bras pour enserrer avec puissance la gorge de Rozen. « C'est loin d'être fini ... » fit-il mentir son oncle en regrettant que l’impur ne soit pas un moineau dont il puisse faire jaillir les yeux hors de la tête en l’étranglant un peu plus fort. Sa voix était profonde et grave et sortait du fond de ses tripes. Il ne la reconnaissait pas et sut que l’être versatile qu’il était venait de prononcer la première promesse de son existence. Il respectait son oncle et ne salirait pas son tapis en y versant une goutte de son sang impur. Ils se retrouveraient bien assez vite au château … Il relâcha son cou aussi brusquement qu’il s’en était emparé et s’essuya sa main avec une grimace de dégoût dans un mouchoir qu’il sortit de sa poche. Avec les morceaux de verre enfoncés dans sa main, il avait abîmé le cou de Rozen et craignait que leur sang aient pu insidieusement se lier.

Il ne se défit pas de sa baguette mais la rangea dans sa poche en même temps que le mouchoir rougi de leur sang. Bien que son oncle soit en cet instant la seule personne qu’il puisse être susceptible d’écouter, il jeta vers lui un regard farouche. « Qu’est-ce qu’il fait chez vous, mon oncle ? ». Il ne comprenait pas quel coup du sort avait conduit le chemin d’un homme aussi respectable et d’un garçon aussi misérable à se rencontrer. Il laissa retomber son corps exténué dans le fauteuil qui se tenait par chance juste derrière lui dans un soupir de lassitude. Il porta à son front une main qui tremblait avec de plus en plus de virulence pour s’essuyer la moiteur de son front. Il était traversé de coup de chaleur et de coup de glace. Il n’était pas bien et ignorait ce qui dysfonctionnait dans son corps brisé. Il n’était pas prêt à voir sa foi en son oncle se morceler pareillement. La présence d’Alexandre Rozen chez Basil Carrow n’était pas uniquement intolérable mais cruellement blessante. Il haïssait sa famille. Il haïssait les mangemorts. Il n'était pas prêt à haïr le seul homme qu'il avait jamais considéré.

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MessageSujet: Re: Occlumencie lessons: Chapter 2: « It goes Wrong » • Basil & Alexandre Mar 11 Juil - 2:42

La folie. Voici ce que je vois dans le regard d'Evan Rosier. J'ai toujours pensé que ce garçon n'était pas saint d'esprit à la base. Mais à ce point, je ne m'étais pas imaginé. Mes yeux alternent entre son regard fou et sa main ensanglantée. Mon coeur bat à tout rompre. Rosier se rapproche de moi et il bat de plus en plus fort. Je n'ose pas faire un mouvement, je n'ai toujours pas baissé ma baguette. C'est comme si le moindre geste brusque pourrait me mener à ma perte. J'ai peur, pris au piège. Je sens mes membres trembler. Je ne peux que l'avouer.  Mais je ne panique pas, je ne m'agite pas. Je me sens incapable du moindre mouvement. Mourir maintenant serait bien embêtant vis-à-vis de mes proches. Mais qu'y puis-je ?
Quand Rosier se rapproche beaucoup trop près de moi, je baisse ma baguette et il place le bout de la sienne sur mon cou. Je déglutis. « Tu veux me tuer ? » trouvé-je le courage de demander, la gorge nouée, la voix tremblante. Je sens Mr. Carrow s'approcher alors que j'ai le regard fixé sur mon assaillant. Je ne vais pas mourir aujourd'hui. Je n'accorde pas d'importance au dialogue qui s'opère entre l'oncle et le neveu. Je me tiens prêt à me défendre, à attaquer si besoin. J'ai tellement peur. Pas peur de mourir. Mais peur de la souffrance physique qu'il semble prêt à me faire endurer. Je veux juste fuir. Ce n'est pas une bonne idée. Sous la pression de Mr. Carrow, Rosier baisse son bras. Mais tout à coup mon souffle est coupé par son autre main ensanglantée. Je lâche un petit gémissement en sentant des bouts de verre s'enfoncer dans la chair de mon cou. Mon coeur s'excite d'avantage. J'ai du mal à respirer. J'ai lâché ma baguette sous le choc. Je porte mes mains à celle de Rosier dans une tentative de le faire desserrer son emprise, par réflexe.
En cet instant, Rosier me terrifie. Ce garçon qui ne m'inspirait que de la crainte, contraint à me soumettre à ses volontés. Là c'est différent. Sa voix grave et basse me donne froid dans le dos. Ma respiration est saccadée. Brusquement, il me relâche et je tousse. Je sens un liquide chaud couler le long de mon cou pour venir tâcher ma chemise blanche. J'y porte deux doigts et voient qu'ils ont pris une teinte rouge. Du sang. Ma main tremble. Je n'entends pas les mots que s'échangent Rosier et Mr. Carrow, j'ai l'impression de voir trouble. Je ne peux qu'entendre mon professeur déclarer que la leçon d'aujourd'hui était finie. Je m'en serais douter.

Sans broncher, je ramasse ma baguette sans un regard aux deux hommes. « Au revoir... » réussis-je à lâcher avant de partir. Je m'éclipse aussi vite que je le peux du bureau, puis de l'appartement en prenant mon sac au passage. Je ferme la porte derrière moi et vient m'appuyer contre la rambarde du perron, pris de vertige. La pression retombe, mais pas la peur. En prenant garde de ne pas tomber en m'accrochant à la palissade, je m'assois sur les marches pour reprendre mon souffle. J'ai envie de vomir. Je me sens vidé de mon énergie.
La scène se rejoue en boucle dans ma tête. Je me sentais impuissant face à la folie de Rosier. J'étais comme paralysé. J'avais levé ma baguette, mais j'aurais été incapable de l'attaquer en premier, ce qui m'aurait donné un sérieux avantage. J'avais peur d'entamer un duel, de me mettre en position d'attaque. J'ai toujours été plus à l'aise dans celle de défense. Je ne suis pas courageux. Je suis incapable, lâche.


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MessageSujet: Re: Occlumencie lessons: Chapter 2: « It goes Wrong » • Basil & Alexandre Mar 11 Juil - 20:46

"Occlumencie lessons: Chapter 2 : "It goes wrong"

Voir Evan entrer dans son bureau était déjà étonnant en soit. Le voir débarquer dans cet état de démence, les mains en sang, les yeux exorbités, l’était encore plus. Il semblait au bureaucrate qu’une rage folle s’était emparée de lui, provoquée sans doute sous les coups des doloris. Chacun avait sa propre réaction à ce sortilège de malheur. Si lui par exemple avait tendance à se recroqueviller dans un coin pour bouger le moins possible, il semblait qu’Evan avait besoin de violence pour évacuer sa souffrance. Lorsqu’il avait pointé sa baguette sur le cou d’Alexandre, à un endroit stratégique de surcroît, Rozen avait cru judicieux de lui demander s’il voulait le tuer. Basil aurait pu répondre à sa place que oui, à en voir le regard démentiel que lui jetait son neveu, il voulait le tuer, et pas de la plus douce des manières. Ce garçon était complètement intimidé par son aîné, mais la seule manière pour laquelle il aurait pu se délecter de la situation, aurait été qu’il ne soit pas le fils de son ami. Il se devait d’intervenir.

Basil posa la main sur celle, armée du garçon qui ne voulait pas l’abaisser. Evan voulait exterminer Alexandre, faire disparaître chaque parcelle de son existence. Des pensées si violentes et choquantes ne l’étonnaient pas, même si elles venaient de lui.  Oh Basil était beaucoup trop habitué aux pensées sombres et mauvaises pour pouvoir être choqué par celles de son neveu. « Il n’est pas ce qu’il prétend être, ce n’est qu’un impur … » lui dit-il, sans doute incrédule. Un soupir sorti de la bouche de Basil qui ne s’écarta pas du jeune homme pour autant. « Je sais » lâcha-t-il d’un ton presque coupable. Ces deux petits mots furent les seuls qu’il dit. Sans qu’il ne sache par quelle grâce de Merlin cela arrivait, Evan finit par abaisser sa baguette. Mais comme c’était trop beau pour être vrai, il enserra violement le cou d’Alexandre et le diplomate ferma les yeux quelques secondes, comme affligé de sa réaction. La phrase lancée par l’héritier Rosier fit lever les cheveux de Basil sur son crâne, tant elle était empreinte d’honnêteté. Si le jeune Alexandre s’en sortait indemne aujourd’hui, il n’était pas certain que ce soit le cas la prochaine fois qu’ils se verraient. Il préférait lui-même ne pas y penser. Il y avait de ces promesses qui faisaient froids dans le dos, parce qu’on savait que celui qui les avait faîtes allait les tenir. Basil ne doutait pas que celle d’Evan faisait partie de cette catégorie-là. Dès qu’il l’eut lâché, le bureaucrate congédia le jeune homme qui ne se fit pas prier, et il se rapprocha de son neveu pour étudier ses mains lorsque le son d’une porte claquée résonna à ses oreilles. Il regarda Evan se nettoyer, comme pour éviter que le sang du garçon ne touche le sien. Le jeune homme ne répondit pas à sa question sur la magie sans baguette et Basil décida de s’occuper de ses mains sans son consentement. Les siennes, étaient tâchées du sang de son neveu, mais il n’y fit guère attention en se relevant les manches, ce qui les tâcha. Alors qu’il allait lui prendre une main pour s’en occuper, Evan lui jeta un regard farouche qui le blessa plus qu’il n’aurait pu le croire.

Basil fronça les sourcils à la question du jeune homme. Il avait l’impression qu’il le tenait pour coupable de la présence du garçon, si tant est que l’on puisse être coupable pour la présence de quelqu’un d’extérieur dans sa propre maison. Sa réaction lui fit mal, et il eut l’impression d’être indigne de lui. Peu habitué à regretter quelque chose, il décida de lui répondre, de manière plus froide que voulue : « Son père est un très bon ami à moi. Alexandre m’a demandé des cours d’occlumencie et j’ai accepté de lui en donner. Mais j’aurais dû m’en garder, c’est un piètre élève qui me laisse entrer dans sa tête sans aucune barrière ». Il leva ses yeux sombres vers ceux plus clairs de son neveu et il lui attrapa la main malgré tout avec délicatesse. Hors de question de lui faire mal, même s’il était vexé qu’il s’adresse ainsi à lui. Il tourna la paume de sa main vers le plafond et mit la sienne quelques centimètres à peine au-dessus de celle du garçon pour laisser la magie envahir ses doigts afin de la rediriger vers les tristes morceaux de verre échoués dans sa chair.  Petit à petit, il leva sa main tandis que les morceaux de verres suivaient pour sortir de la paume du garçon. « Qui t’a fait ça ? » demanda-t-il en levant la tête pour le regarder, alors qu’il était agenouillé devant lui qui était affalé dans un fauteuil. Bien évidemment, il ne parlait pas de ses mains, mais plutôt de son état général que Carrow jugeait inquiétant. « Qui a osé lever la main sur toi ? » redemanda-t-il cette fois avec la très vague idée d’aller botter les fesses à celui qui avait osé le torturer de quelque manière que ce soit. Il observa un moment son visage, éprouvé par sans doute ce qui avait dû être une dure journée. Les bouts de verres étaient enfin sortis de sa main et il sorti un mouchoir pour les mettre dedans, précautionneusement. Il passa sa main sur celle du garçon pour fermer les vilaines coupures qui lui entravaient la paume. Il se releva, tapota le mur de son appartement avec sa baguette d’aubépine pour effacer les traces de sang qu’avait laissé Evan en entrant brutalement dans la pièce. « Je savais que ça allait mal tourner en Transylvanie » lâcha-t-il davantage pour lui-même que pour le jeune homme. Il s’en voulait. Basil n’avait eu aucun pouvoir de décision concernant son envoie en Roumanie, et c’était normal. Mais se savoir aussi impuissant face à des gens qui n’hésitaient pas à lever la main sur lui le rendait dramatiquement malade et coupable. D’un autre côté, il était plutôt flatté qu’il soit venu chez lui et non pas chez un autre. Cela montrait au-delà des mots l’attachement du garçon envers son oncle et il l’avait bien comprit. Cela lui fit plaisir.
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MessageSujet: Re: Occlumencie lessons: Chapter 2: « It goes Wrong » • Basil & Alexandre Sam 15 Juil - 11:05

Evan connaissait les idées farfelues de son oncle sur l’égalité des races et des sangs pour en avoir souvent discuté avec lui. Mais à l’instant où il avait posé le regard sur son camarade de maison, tous ces mots avaient quitté le champ de la théorie pour prendre le corps infâme d’un fils de traître au sang impur se tenant dans le salon de Basil Carrow. Et le neveu ne pouvait plus prétendre que son aîné parlait par provocations maintenant qu’il avait constaté l’évidence de l’anormalité de son comportement. Evan était affligé par les sentiments contradictoires auxquels le soumettaient cette situation. Basil avait toujours fait figure de modèle paternel pour lui mais jusqu’à quel point ? Il haïssait la cruauté avec laquelle les mangemorts le traitaient, mais il haïssait plus encore la faiblesse de son oncle. Il ne pouvait s’empêcher de penser - sans être capable de formuler sa pensée - que lui aurait dû subir le doloris à sa place. C’était lui le traître qu’il fallait redresser plus violemment et plus souvent encore que ne l’avait déjà essayé son paternel. C’était la première fois qu’il ne pouvait révéler le fond de la pensée à son oncle. Il était démuni. Il le laissa lui guérir les mains avec tristesse et docilité - comme il avait déjà pu le laisser faire enfant après une mauvaise chute de balais - et confronta son regard avec tristesse pour recevoir des explications dont il savait qu’elles ne pourraient le satisfaire. Une partie de lui sentait que le moment de sincérité et de complicité familiale qu’ils partageaient présentement serait le dernier. Evan retournerait en Transylvanie tout comme son oncle retournerait à ses douteuses amitiés. Il l’écouta sagement en ne répondant rien mais en serrant les mâchoires. La seule chose qui le satisfaisait était de savoir que le cinquième année était un piètre occlumens et, s’il n’avait pas été à ce point répugné rien qu’à l’idée de pénétrer dans sa tête, sans doute aurait-il formulé à cet instant le désir d’apprendre quant à lui la legilimancie.

Il avait lui-même le désir de se tourner vers ces deux apprentissages et regrettait de ne pouvoir s'adresser à son oncle. Cet abruti d’impur lui en avait ôté le désir car il ne tolérait de rien partager avec ce dernier et sûrement pas le même tuteur. Quand Basil l’interrogea sur le nom de la personne qui lui avait fait subir ce triste sort Evan hésita. Il n’avait pas prononcé de serment inviolable mais se doutait qu’une règle tacite de ses vacances devaient être que ce qui se passait au château Travers devait y rester. « Lerouge » prononça-t-il simplement car il respectait encore suffisamment son oncle pour lui rendre vérité pour vérité. « Cette stupide femme croit bon de nous apprendre le doloris pour que nous nous protégions entre nous si nous tombons entre les mains d’ennemis. Son nom serait le second que je cracherais après celui de mon cousin … » confessa-t-il en baissant les yeux vers le spectacle hypnotisant des bouts de verre que sa chair rejetait. Il aurait aimé avoir le pouvoir d’appliquer le même soin à son oncle et ses étranges lubies. Il serra les poings et considéra ses mains pour constater que - hormis leur jointure toujours douloureuses après le doloris - celles-ci étaient au moins intactes en apparence. Il remercia son oncle d’un hochement de tête plus froid qu’il ne l’aurait souhaité. Quand Basil s’éloigna pour retrouver le spacieux salon, Evan lui lança un regard interrogateur tandis qu’il condamnait les évènements qui se déroulaient en Transylvanie. Est-ce que les choses tournaient véritablement mal ? Evan avait été rendu fou par la douleur autant que par l’humiliation du doloris mais était enorgueilli par le sentiment d’exaltation qui en était ressorti. Il avait failli tuer un impur de sang-froid - il savait qu’il aurait prononcé les deux funestes mots - car c’était bien la première fois qu’il s’en était senti l’envie autant que la capacité. Les mangemorts qui les formaient faisaient ressortir ses plus sombres sentiments et pensées. Il les haïssait naturellement pour cela comme un enfant blessé mais il aimait plus encore le sentiment de force et de puissance qu’il en tirait. Il n’avait jamais été aussi brillant dans des matières - sinon en métamorphose - que celles qui appartenaient au registre de la magie noire. Aux côtés de ce nouveau lord anglais, il deviendrait un autre homme suffisamment impitoyable pour écarter tout ceux qui le gênaient du chemin qu’il entendait se tracer. Comme son oncle. Il se leva à son tour du fauteuil sans le quitter des yeux. « C’est ici, dans notre pays, que les choses tournent mal mon oncle, à commencer par votre salon … Vous êtes un Carrow ! A-t-on jamais vu un Carrow s’enticher d’un ami qui engrosse des putains de moldues et diminue la pureté de toute une race ? » cracha-t-il avec violence. Il inspira un bon coup pour tenter, sinon de s’intimer au calme, à parler moins fort. Il n’aimait pas hurler comme cela contre un oncle qu’il ne pouvait considérer autrement malgré tout le désir qu’il en avait. « Je regrette … » commença-t-il plus douloureusement et la voix brisée sans parvenir à finir sa phrase dans une première tentative. « Je regrette que votre père ne vous ait pas mieux corriger car je préfèrerais quant à mois crever cent fois du doloris plutôt que de devenir comme vous … ». Il observa longuement son oncle avec l'impression que les mots terribles qu’il venait de lui adresser résonnaient encore dans son salon qui avait perdu pour lui leur caractère de refuge. Il baissa finalement ses yeux qui brillaient d’une émotion qui leur était rare pour observer autour de lui ce lieu empli de souvenirs qui le faisaient souffrir. Il fronça les sourcils avec cette étrange impression de perdre pied avec la réalité. Il n’avait jamais autant souffert de prononcer des mots et de blesser sciemment une personne et eut l’impression que la faiblesse de son oncle était en train de le gagner. Il fallait qu’il se détache de lui. Il fallait qu’il se détache de lui avant de devenir comme lui.

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Dernière édition par Evan Rosier le Lun 17 Juil - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Occlumencie lessons: Chapter 2: « It goes Wrong » • Basil & Alexandre Sam 15 Juil - 14:12

Basil soignait Evan avec un soin tout particulier. Il ne voulait pas lui faire de mal et il était aussi délicat qu’il lui était possible de l’être. Mais savoir que quelqu’un d’extérieur lui avait fait du mal le forçait à lui demander des explications, qu’il lui fournit fort heureusement. Entendre le nom d’Elise Lerouge n’était pas étonnant en soit. Cette espèce de folle était un danger. Il n’avait jamais vraiment eu de mauvaises pensées la concernant, même s’il la soupçonnait de la mort de son mari, mais savoir qu’elle se faufilait dans le lit de ses deux frères lui donnait envie de vomir. S’il croisait cette femme, elle allait l’entendre. Il finit par se lever pour repartir au salon, fustigeant ce séjour de torture en Transylvanie. Il s’inquiéta un instant pour sa cousine Aliénor, car s’il n’était pas étonnant qu’Evan se fasse torturer, cela l’était encore moins pour elle, pauvre lionne au milieux de ces serpents venimeux. Néanmoins, ses sombres pensées concernant sa cousine furent coupées par la voix sèche de son neveu qui cracha son nom de famille le fit se retourner alors qu’il était au beau milieux du salon, ses mains toujours tâchées du sang du garçon. Il lui jeta un regard sombre mais si cela n’avait été que la seule bavure, sans doute aurait-il passé l’éponge.
Mais ce que le jeune Rosier lui dit ensuite le blessa à un point incommensurable. Lorsqu’il était enragé, Basil pouvait être très méchant et Evan ne l’avait jamais vu ainsi. Mais sous-entendre que son père ne l’avait pas assez battu, ça le sidérait. Il savait qu’il avait été la tête de turc de son père et lui, se permettait cette réaction alors qu’il n’avait jamais subi un dixième de ce qu’il avait vécu. Il lui sembla qu’Evan avait compris sa bêtise, mais cela importait peu à Basil qui se rapprocha brusquement de lui pour lui lancer d’une voix mauvaise : « Il ne m’a pas assez bien corrigé dis-tu ? ». Il plaqua ses mains contre les tempes du garçon et laissa ses souvenirs l’envahir pour les partager avec son neveu. Il y avait beaucoup de flash. Des hurlements retentissaient de partout.

Basil se trouvait chez lui et regardait ses frères décrocher le tableau de tonton Artemus pour le mettre dans les toilettes. Ses frères ne faisaient pas attention à lui. Quelques heures plus tard pourtant, ce furent eux qui l’accusèrent de l’avoir déplacé sciemment. Il avait cinq ans, et c’était sa première punition à la cave. Traîné par les cheveux il fut violemment jeté par terre où son père le punit pendant de longues minutes à coups de doloris. Et il n’avait rien fait.
Des souvenirs passèrent rapidement, tous liés à ce que son père lui faisait dans la cave sombre du manoir Carrow, et tout ce qu’on entendait, c’était ses hurlements.
Quelques années plus tard, il était de nouveau de retour dans la cave, après que ses frères aient brûlés une partie de l’arbre généalogique dans la chambre de leur père. Une fois encore, ils l’avaient accusé et Basil s’était fait punir. Tous les sentiments de ce jeune garçon de l’époque envahissaient l’esprit d’Evan et le bureaucrate n’y allait pas de main morte. Peur, incompréhension, tristesse, honte. Il avait honte de décevoir son père alors qu’il voulait si bien faire.
Un an plus tard il était réparti à Gryffondor, la missive de son père lui avait fait mal au cœur et il avait peur. Il était dévasté par la peur.
L’année d’après encore, on le revit disant à ses frères qu’il allait passer par une autre entrée du Poudlard Express, alors qu’il finit par tourner les talons avec sa valise, pour rater le train. Le souvenir d’après, il était encore à la cave, hurlant de douleur face à son père qui ne se retenait pas. Ses joues pleines de larmes, Basil hurlait à la mort. « Le premier qui l’aide finit comme lui ». La phrase de son père résonna dans leurs esprits et le Carrow passa à autre chose. Basil se traînait par la suite dans les escaliers, pour finir sur son lit le dos en compote et gémissant contre son oreillet alors qu'il était désespéremment seul. Toujours seul.  
Une autre fois encore, on voyait le jeune Basil dire avec fierté à son père qu’il avait obtenu cinq Optimal et Effort Exceptionnel. Le seul remerciement qu’il reçut fut une claque. Il avait honte, encore. Il partit dans sa chambre et se regarda dans le miroir. Torse nu, il voyait son dos meurtri. Il brisa brusquement le miroir d’un violent coup de poing. Des morceaux de verre pénétraient sa main. Les souvenirs se succédaient, impitoyables.
La tour d’Astronomie et sa première tentative de suicide. Cassandra était intervenue alors qu’il voulait se jeter dans le vide. Il désirait mourir et Basil savait qu’Evan le ressentirait très bien. Ce désespoir qui l’envahissait, cette peine mêlée à cette honte que sa cousine avait si facilement vue. Son affection pour elle aussi, il la faisait ressentir. Sa douce voix le calmait, mais elle était incapable de le calmer à cet instant.
Ensuite, la réaction d’Aaron en voyant son dos marqué par les cicatrices : « Mais c’est quoi ces marques ? » « Rien ». Il n’avait répondu que cela en s’enfilant un tee-shirt pour que personne d’autre ne les vois. Honte, encore, ce sentiment de malheur, il le ressentait toujours.
Plus tard encore, il était adulte cette fois-ci, fiancé de force à une Rowle qui était dix ans plus jeune que lui. Déception, tristesse encore de se voir ainsi attaché à une enfant. Il passa rapidement pour se retrouver dans l’ascenseur du Ministère avec Raven Fawkes. C’était l’année d’avant. Il pleurait par terre en position fœtale alors que l’ascenseur était bloqué. Claustrophobie. A ce souvenir, les flashs de la cave qui le procurait tant cette sensation de peur. Il gémissait par terre. Brusquement, une voix féminine. Il ne la discernait que très mal. « Visiblement, les espaces clos ne vous réussissent pas. Même pas fichu de tenir un sort... ».  Il s’étouffait par terre, par-dessus ce souvenir, un de lui plus jeune, dans la même situation dans le dortoir des Gryffondor.


Basil décolla brusquement ses mains et se détourna d’Evan. « Ne t’avise plus jamais de dire qu’il ne m’a pas assez bien corrigé, il a créé seul la monstruosité que je suis aujourd’hui » lui cracha-t-il. « Dégage ».
Evan ne se fit pas prier, il disparut.
Basil jeta à travers la pièce le mouchoir plein des morceaux de verre qui s’explosa contre un mur. Revoir ces souvenirs était un mal pour un bien. Mais il n’était pas prêt à pardonner de sitôt à son neveu pour les paroles qu’il lui avait dites.



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MessageSujet: Re: Occlumencie lessons: Chapter 2: « It goes Wrong » • Basil & Alexandre Lun 17 Juil - 17:42

Basil était dans la retenue, la finesse, la décence. Il savait faire oublier autour de lui son nom de Carrow pour se construire en dehors. Evan ne se souvenait pas l’avoir jamais vu enragé ni énervé avec lui. Il avait pourtant tenu bon nombre de propos intolérables en sa présence mais jamais aucun qui ne le visât si personnellement. Le neveu ne venait pas juste de mettre son doigt là où cela faisait mal, il y avait flanqué un coup avec hargne. La couardise du garçon - plus que sa sensibilité avouons-le - lui fit instantanément regretter les mots qu’il avait prononcé. Lorsqu’il vit Carrow faire volte-face, il redouta un instant sa colère et craint qu’il ne l’expose au doloris. Ce qu’il lui fit partagé fut pire d’une certaine façon. Evan recula encore hébété par cette situation qu’il ne maîtrisait pas mais à peine son oncle eut-il posé ses paumes sur ses tempes que des cris intolérables l’assourdirent et lui firent perdre pied avec la réalité du confortable salon. Le flux des souvenirs était trop puissant pour que l’adolescent ne puisse le combattre et il se retrouva broyé sous leur cascade sans avoir suffisamment de force pour lutter et pouvoir leur échapper. Le jeune Basilius Carrow n’avait pas vécu cent fois le supplice que Lerouge lui avait infligé, il l’avait enduré mille fois. Mais pas assez - résistait encore fébrilement la vivace pensée de Evan. Il aurait simplement voulu partager ses idées et que rien ne les oppose. Il aurait voulu avoir une figure paternelle qui ne le révulsait pas comme le faible Laomédon. Il aurait voulu trouver une identité. La figure spectrale de sa mère Cassandra se glissa parmi ses souvenirs. « Non, noooooon ! » essayait-il de résister comme un enfant capricieux. Car si Basil ne parvenait plus à affaiblir suffisamment son âme, sa mère était encore douée de ce pouvoir. Elle ne calma pas plus les états d’âme que son cousin et de son fils dont le coeur s’emballait sans discontinuer. Il vit finalement son oncle claustrophobe et comprit pour la première fois cette affliction qu’il avait pour l’avoir partagée le temps d'un souvenir. Les paumes de Basil le relâchèrent et Evan eut un mouvement de recul instinctif pour lui lancer un regard défiant. Il leva un doigt tremblant de crainte autant que de rage vers lui et chercha son souffle pour lui intimer de ne plus jamais lui faire ce qu’il venait de lui faire. Evan préférait encore se sentir faible physiquement plutôt que psychologiquement. Il était en nage et ne parvenait plus à articuler aucun mot. Son oncle le menaça finalement le premier et d’une surprenante manière. La monstruosité qu’il était ? Pour Evan, seul était monstrueux son entourage de traîtres et de nés moldus ! Mais il ne se trouva toujours pas assez de courage pour répondre. Il serra les mâchoires et baissa finalement sa main. Quand son oncle lui cracha de dégager, il lui semblait déjà tristement qu’ils n’avaient plus rien à se dire. Alors il repartit vers le seul endroit auquel il savait au fond de lui-même qu’il appartenait véritablement. Il transplana dans un claquement de cape jusque dans le château Travers sans autre au revoir.

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