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"Visite préventive" [Allie&Basil]

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MessageSujet: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mar 11 Juil - 11:52

Visite préventive
Basil se sentait impuissant. Voir son neveu Evan partir pour la Roumanie dès la fin des cours ne lui plaisait pas du tout. Il ressassait sans cesse la conversation qu’il avait eu avec lui à la Tête de Sanglier, et il était certains que le jeune homme allait outrepasser ses conseils de prudence. Ne pas avoir de voix dans l’éducation du garçon le frustrait beaucoup, considérant qu’il avait bien plus fait office de père que Laomédon. Mais non, il ne pouvait rien dire. Déjà parce qu’il n’était que son oncle et en plus parce qu’il était dramatiquement mal vu. Il avait bien une petite idée de ce qui allait se passer en Transylvanie et c’était justement ça qui l’inquiétait. Qu’ils pervertissent l’esprit d’Evan le mettait en rage. Qu’ils puissent avoir autorité sur lui et le punir le mettaient en rage aussi. Il n’approuvait pas ce voyage, mais ne pouvait rien y faire.
Néanmoins, il avait appris qu’une autre de ses cousines était de la partie. Étonné, il l’était assez. Savoir qu’Aliénor Fawley était embrigadée dans cette cruelle histoire ne lui plaisait pas plus que ça, bien qu’il ne soit pas du tout proche de la jeune fille, en comparaison avec l’héritier Rosier. Basil avait donc décidé de son propre chef d’aller voir la jeune fille en personne. Voir ce qu’elle en pensait pouvait être assez intéressant. Il lui semblait bien qu’Aliénor était un peu comme lui, à la même époque. Si ce n’est que lui-même n’avait pas dû aller en vacances familiale pour y torturer des choses.

Basil transplana directement chez les Fawley qu’il connaissait déjà. Ils étaient de lointain cousins et il avait pris soin d’annoncer sa visite dans une lettre. D’après ce qu’il avait compris, Aliénor serait seule. Il passa les grilles du portail menant au charmant manoir de la famille. Trois coups secs à la porte, et quelques secondes plus tard, elle s’ouvrit. Le bureaucrate salua sa cousine d’un air un peu raide. Non pas qu’il n’était pas à l’aise juste qu’il avait la vague impression qu’elle ne l’appréciait guère. Etonnant, considérant qu’elle était à Gryffondor comme lui l’avait été, et qu’elle semblait globalement prendre le même chemin que lui. Seulement voilà, elle partait en Roumanie. « Bonjour Miss Fawley, je suis ravi que vous ayez accepté ma visite » lui dit-il d’un air poli. Le contraste entre le respect teinté de familiarité avec son neveu et le respect coincé qu’il exprimait avec elle, était saisissant. Mais il préférait ne pas trop se concentrer dessus. « Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vu » commenta-t-il encore, presque davantage désireux de se mettre à l’aise que de paraître poli. Il observa l’intérieur du charmant manoir dans lequel il était venu quelques années auparavant, lors d’un dîner familial. Rien ou presque n’avait changé à ses yeux, c’était intéressant. « Je suppose que vous ne connaissez pas le motif de ma visite ? » lui demanda-t-il en croisant ses mains dans son dos, comme pour se donner une certaine prestance. Il fallait bien admettre que le motif pour lequel il se déplaçait pouvait paraître assez… Etrange. Incongru. Surtout dans leur sphère familiale. « Je vous demanderai de garder pour vous notre entrevue » lui dit-il. Nul besoin que toute la famille soit au courant de ce dont il allait lui parler, c’était déjà assez gênant comme cela.


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Dernière édition par Basil Carrow le Mar 11 Juil - 13:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mar 11 Juil - 13:09

Mystérieuse Entrevue



Il y a quelques jours, une lettre nous était parvenue. Ou plutôt, m’était parvenue, chose assez étrange pour être relevée. Un elfe de maison était venu de l’apporter au beau milieu de ma séance de violon et, trouvant le fait que je reçoive une lettre ici bien trop inhabituel, je lui avais demandé si mes parents ou même Aurélius en avait eu vent. Peut-être s’agissait-il d’un mot de Nate et je ne pouvais courir le risque que notre relation soit découverte. Ce ne fut que lorsque la serviable créature m’eut réponse par l’affirmative que je me décidais à l’ouvrir, le cœur battant de lire l’écriture de mon beau lion.
Déception.
Ce n’était pas Nate mais Basilius Carrow. Qu’est-ce que ce cousin éloigné pouvait-il bien me vouloir ? Je lus sa lettre avec attention et appréhension. Par Merlin, ce n’était pas une lettre pour me courtiser comme il en arrivait bien trop souvent sur le bureau de mon père en ce moment. Il demandait à me voir, seule. Il ne précisait pas le sujet de son entrevue mais ses mots étaient lourds, me laissant croire à une visite importante. J’avais beau ne pas l’apprécier, je ne pouvais lui refuser sa demande. Nous nous rencontrerions dans trois jours, à 21 heures au Manoir. Ce soir-là, Père et Mère assistaient à une réception et Aurélius travaillerait tard. Mattheus n’était pas un problème, je lui dirai de jouer dans sa chambre et de ne surtout pas nous déranger, ni d’en piper mot à nos parents.

Le soir convenu, j’attendis fébrilement que mes parents se rendent à leur gala ou que sais-je et lorsque ce fut fait, je m’assurai que Mattheus ne nous trahirait pas. Je me préparais un peu plus convenablement, arrangeant notamment mes cheveux du mieux que je pus et descendis attendre mon invité dans un des nombreux salons du Manoir.
Durant les trois derniers jours, je n’avais cessé de me demander ce qui pouvait bien mener mon lointain cousin à me rencontrer dans de telles circonstances. Lui que je considérais à peine mieux que tous les autres n’avait a priori aucune raison évidente pour venir me parler en s’entourant d’autant de mystères. J’avais beau tourner le problème dans tous les sens imaginables, il restait insoluble.

Alors que j’étais assise dans un grand fauteuil, plus tendue que jamais, trois coups secs retentirent, réussissant à me raidir plus encore. C’était lui, j’allais enfin avoir mes réponses. Ayant formellement interdit aux serviteurs d’aller ouvrir, je me levai avec une certaine grâce et allai accueillir mon invité.
- Bonsoir Mr. Carrow, lui dis-je avec un sourire de circonstance, fin mais glacial. Je vous en prie, entrez.
Raide comme un manche de balai, je restai de longues secondes silencieuse alors que Basilius observait avec attention la décoration séculaire du Manoir.
- Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vu, lança-t-il sur le ton de la conversation.
J’inspirai profondément. Il fallait se détendre. J’avais beau ne pas l’apprécier, il ne semblait pas être là pour quelque motif déplaisant. Respire, Alie. Tu devais te montrer à la hauteur de ton hôte.
- C’est vrai. Le temps passe bien trop vite, répondis-je en m’efforçant de paraître sereine. Voulez-vous me suivre, nous serons plus à l’aise pour discuter dans un des salons.
Ainsi le menais-je jusqu’au salon où je l’avais fébrilement attendu quelques instants auparavant. Je l’invitais à s’asseoir mais il n’en fit rien. Pas pour le moment en tout cas.

- Je suppose que vous ne connaissez pas le motif de ma visite ?
- Je dois avouer que j’ai cherché longtemps. Sans en trouver la raison, répliquais-je en essayant de me montrer maître de moi-même alors que j’étais surprise qu’il commence ainsi de but en blanc. Nerveuse, je me tournais vers la commode où je savais que mon père entreposait certaines de ses bonnes bouteilles.
- Je vous demanderai de garder pour vous notre entrevue.
- Ne vous inquiétez pas, j’ai pris les dispositions nécessaires. Nous ne serons pas dérangés par qui que ce soit, le rassurai-je tout en comprenant que bien sûr, nous n’étions jamais trop prudents. Je suis sers quelque chose, peut-être ?
Ce ne fut qu’une fois qu’il m’eut répondu que je m’installai dans un fauteuil en l’invitant une nouvelle fois à s’asseoir.
- Alors que me vaut la visite de mon cher cousin ? lâchais-je en appuyant mes deux coudes sur mes genoux, me penchant légèrement vers lui.

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mar 11 Juil - 13:45

Visite préventive
L’attitude d’Aliénor Fawley était, comme l’avait prévu Basilius, assez glaciale. Forcément, la dernière fois qu’ils s’étaient parlés, cela l’avait été tout autant, il ne pouvait pas s’attendre à davantage de chaleur, même quelques années après. Il comprenait aussi que cette froideur venait de sa visite surprise et sans aucun motif apparent. La pauvre avait peut-être eut peur qu’il vienne lui proposer d’être son épouse ou quelque chose dans ce genre-là, et que Merlin la garde, il ne se risquera pas à une proposition aussi indécente. Elle lui répondit d’une manière bien simple, sans fioritures et l’invita à aller dans un des salons. Silencieux comme un bloc de glace, il la suivit. Il se demandait bien qu’elle allait être sa réaction lorsqu’elle allait apprendre le pourquoi du comment. Clairement, tous les deux n’étaient pas proches, Basil n’avait aucune raison de venir la voir, surtout concernant les vacances en Transylvanie. Mais il avait un faible pour les éléments dissidents et il savait qu’elle en était un, un électron libre tel qu’il l’avait été, traversant les même difficultés et péripéties.

Il avait fini par apprendre au fur et à mesure d’années passées au Ministère à négocier, et parlementer qu’il était souvent mieux d’engager directement la conversation sur le sujet dont nous voulions parler. Entretenir un faux-suspens était dramatiquement hypocrite et un poil cruel. La jeune femme lui dit qu’elle s’était interrogée sur le motif de sa visite et un fin sourire éclaira son visage d’homme à l’idée qu’elle ait cogité là-dessus. Aliénor le rassura en lui disant qu’elle avait pris les mesures nécessaires pour garantir le caractère secret de leur entrevue. Il s’amusa un instant à imaginer la tête de Fawley Père s’il apprenait qu’un des fils Carrow était venu voir sa progéniture pendant la soirée. « J’accepterais volontiers de l’eau » lui dit-il le plus simplement du monde. Mieux valait pour le bureaucrate d’avoir l’esprit clair pour manœuvrer correctement la conversation. Il lui offrit un sourire agréable lorsqu’elle lui donna son verre, but une gorgée avant de le poser sur la table basse. Aliénor lui demanda enfin ce qu’il faisait-là et il passa négligemment une main dans ses cheveux bruns. « Je ne sais pas si vous vous en rappelez, Miss Fawley, mais nous avons eu une discussion tous les deux il y a de ça quelques années » commença-t-il en croisant ses bras sur sa poitrine. Une telle attitude hélas, héritée d’habitudes au bureau des commerciaux, lui donnait un air franchement austère. Guettant son attitude, il décida de continuer : « J’ai compris depuis longtemps l’élément dissident que vous êtes, mais à l’inverse vous doutez toujours de l’élément dissident que je suis ».

Il marqua une pause sans lâcher du regard l’héritière Fawley : « Mon neveu Evan que vous connaissez sans doute m’a parlé du séjour en Transylvanie que tout bon enfant sang-pur se doit d’effectuer cet été » lâcha-t-il de but en blanc, sans guère prendre de pincettes pour la ménager. « Et c’est pour vous parler de cela que je suis ici ce soir » finit-il en plissant légèrement ses yeux sombres pour guetter sa réaction. Il décroisa ses bras, et saisit son verre avec aisance pour le porter à ses lèvres, attendant patiemment la réaction de la jeune femme. Il pouvait presque entendre les pensées et questions qui s’entrechoquaient dans sa jolie tête blonde. Basilius n’avait jamais dit que le motif de sa visite serait très logique ou très pertinent. Mieux valait ne pas s’engager sur ce genre de pistes-ci et en tant que diplomate, il le savait mieux que personne.
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mer 12 Juil - 12:01

Mystérieuse Entrevue


Un simple verre d’eau en disait long. Il était aisé de comprendre, par la demande de Monsieur Carrow, qu’il voulait garder les idées claires et les mots justes pour manœuvrer une conversation qui s’annonçait clairement comme étant délicate. Et je devais bien avouer que cela piquait plus encore ma curiosité et, alors que je n’appréciais guère mon cousin, il me tardait de connaître le motif de sa visite, aussi extravagant soit-il.

Basilius était un homme droit et calme. Une certaine froideur émanait de lui et je ne pouvais lui en vouloir mais il était appréciable de pouvoir discuter avec quelqu’un de censé et de réfléchi, tout à l’inverse d’un Aurélius au caractère aussi bouillant qu’effusif. Je savais que, quel que soit la raison première de la venue de Basilius ici, l’entrevue serait constructive.
- Je ne sais pas si vous vous en rappelez, Miss Fawley, mais nous avons eu une discussion tous les deux il y a de ça quelques années, débuta-t-il en prenant une posture aussi austère que renfermée.
J’hochais la tête. Oui, bien sûr que je m’en souvenais. Il avait essayé de me convaincre que lui et moi étions pareils. Des « éléments dissidents » comme il le dit si bien. Pourtant, j’avais vu et voyais toujours bon nombres de différences entre lui et moi.
- J’ai compris depuis longtemps l’élément dissident que vous êtes, mais à l’inverse vous doutez toujours de l’élément dissident que je suis, continua-t-il d’un air que je trouvais bien trop désapprobateur. Je me renfonçai dans mon fauteuil et posai mes coudes sur les accoudoirs, les mains croisées au creux de mon ventre.
- Il faudra, un jour, que nous en rediscutions mais je doute que c’est à ce sujet que vous vous êtes déplacé jusqu’ici, n’est-ce pas ? C’en était même évident. Il était certes plus aisé de discuter de cela en privé mais il n’avait nul besoin de venir jusqu’à Oxford pour m’en entretenir. Il y avait bien d’autres endroits discrets où nous pouvions nous rejoindre. Non, il avait autre chose à me dire, un sujet dont nous n’avions encore jamais conversé et qui était assez important qu’il demande une entrevue ici-même.

- Mon neveu Evan que vous connaissez sans doute m’a parlé du séjour en Transylvanie que tout bon enfant sang-pur se doit d’effectuer cet été. Je plissai les yeux, sans pour autant le lâcher du regard, dans une attitude qui paraissait intriguée. De l’extérieur, je paraissais aussi froide que la glace mais mon esprit était assailli de questions. Ne pas laisser paraître mon désarroi était une véritable épreuve de maîtrise de soi. Et c’est pour vous parler de cela que je suis ici ce soir.
Première question : Comment savait-il ? Réponse évidente mais non moins déplaisante : Rosier.
Deuxième question : Pourquoi ? Étais-je un tel « élément dissident » pour qu’il s’en inquiète ?
Troisième question : Que pouvait-il y faire ?
S’il m’avait fourni une réponse pour la première d’entre elles, je n’arrivais pas à en trouver pour les deux suivantes. M’efforçant de trouver des raisons valables, j’en avais oublié mon attitude glaciale, laissant Basilius apprécier son désarroi. Mon regard était à présent perdu quelque part sur l’épais tapis que foulaient nos pieds et mon visage alternait entre une absence totale d’expression et un froncement erratique de sourcils.
- Pourquoi ? soufflai-je à mon attention, perdue dans mes pensées. Je finis par me reprendre et me reconcentrer sur mon invité. Puisque vous semblez bien informé, je ne vais pas vous mentir. Père a décidé de m’envoyer en Roumanie, oui, et j’ai reçu une lettre d’un des leurs. Il est évident qu’ils entendent faire de moi la bonne fille que j’aurai toujours dû être. Mais que voulez-vous, je ne peux pas tenir tête à mon père sur ce point. Ce serait crier haut et fort ce qu’ils se refusent à entendre depuis si longtemps. Et honnêtement, que voulez-vous y faire ? lui dis-je en étouffant un rire hystérique. Croyez bien que j’apprécie que vous souciez de moi mais je doute que vous puissiez m’être d’une quelconque aide à ce qui concerne ce séjour au soleil …

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mer 12 Juil - 18:05

Visite préventive
Dire que Basilius n’était pas satisfait de la mine étonnée qu’afficha Miss Fawley serait complètement faut. Sans doute la jolie héritière s’attendait-elle à tout, sauf à cela. Et il avait réussi à obtenir de ce charmant visage un air surprit en seulement quelques minutes, sans tenter de ménager un quelconque suspens. Il était satisfait. Elle fixa un moment le tapis, et sans doute pesait-elle les paroles qu’elle allait dire ou bien réfléchissait-elle à la raison de la venue du dernier fils Carrow à cette heure-ci pour lui parler de cela. Il croisa les mains devant lui, un éclair fugace de satisfaction passa dans ses yeux bruns lorsqu’elle releva la tête pour lui répondre qu’elle ne comprenait pas en quoi il pouvait l’aider.

Un léger sourire s’installa sur son visage ridé. Oh, il ne pouvait pas l’aider, c’était certains. Il ne pouvait déjà pas interférer dans le voyage de son neveu qu’il avait presque élevé alors une lointaine cousine ? Non non, et il ne souhaitait sûrement pas qu’elle prenne de risques inconsidérés pour marquer son désaccord. Ce ne serait pas assez subtil. « Je crois mais corrigez-moi si je me trompe, Miss Fawley, que vous n’avez pas vraiment idée de ce qui va se passer en Roumanie » dit-il paisiblement, comme s’il disait que la robe d’un cheval qui pâturait dans l’herbe fraîche était belle. Patiemment, il attendait sa réponse, celle qui allait lui confirmer ou infirmer (sait-on jamais) ses propos.
Cette fois-ci il ménagea le suspens pendant quelques longues secondes avant de continuer : « Mais je ne suis pas ici pour vous dire de vous rebeller, de montrer que vous n’êtes pas le même type de cheval que les autres. Vous êtes maître de votre destin Aliénor, et vous choisissez seule des actions que vous devez prendre ». Il prit son verre qu’il tourna entre ses doigts, méditant sur ses propos. Il avait prévenu Evan de faire attention, car il tenait à lui et parce qu’il connaissait malheureusement trop bien son tempérament impétueux qui pourrait (et allait sans doute) lui attirer de gros ennuis. S’il lui semblait qu’Aliénor était plus douce, il ne pouvait pas passer à côté de l’idée de la prévenir sur ce qu’elle allait voir et la prévenir aussi de ce qu’elle pourrait subir. Bien que leurs parents trempaient dramatiquement dans la magie noire, les jeunes n’étaient pas forcément réellement conscients de la vérité de la vie hors des murs de Poudlard. De la violence qui arrivait et avec qu’elle froideur on exécutait les ordres.

« En réalité je suis ici pour vous dire de faire attention à vous, et je vous dis là exactement la même chose que j’ai dit à Evan » dit-il en relevant ses yeux vers la jeune femme. Basil savait que cela faisait d’être un lion au milieux de serpents dangereux. Être pris au piège chez eux était la pire chose qui pouvait arriver à un Gryffondor. Et pire encore que pour son neveu qui avait tout de même la « chance » d’être à Serpentard, Aliénor voyait le risque de représailles augmenter singulièrement. Il serait si facile de la punir pour avoir été envoyé dans la maison traîtresse, profitant des leçons de magie noire qu’ils allaient lui enseigner. Car la jolie blonde n’allait pas passer son temps à coudre et apprendre à bien tenir une maison. Si ce n’était que ça, il ne serait même pas venu la voir. « Car il n’est guère facile d’être le seul lion entouré de serpents à sonnettes ».
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Jeu 13 Juil - 12:20

Mystérieuse Entrevue


Le sourire fugace, témoin d’une relative satisfaction, sur le visage de Basilius était extrêmement perturbant. Quel était son véritable but ? A cet instant, j’avais l’impression qu’il se délectait de la position dans laquelle il venait de me placer, accablée de doutes et de questions. Était-ce pour cela qu’il était venu ? Pour me faire savoir qu’il savait et me désarçonner plus que nécessaire ? Non, Basilius était un homme réfléchi. Il avait forcément une vraie raison de toquer aux lourdes portes du Manoir pour m’entretenir d’un tel sujet.
- Je crois mais corrigez-moi si je me trompe, Miss Fawley, que vous n’avez pas vraiment idée de ce qui va se passer en Roumanie, déclara-t-il sur le ton de la conversation, comme si nous discutions d’un séjour au soleil.
Néanmoins, la question était très bonne et des plus pertinentes. La lettre de LeRouge ne laissait guère de doutes quant à ce que nous allions pratiquer là-bas, à savoir de la Magie Noire, mais, par volonté de me protéger, je peinais encore à le réaliser pleinement.
- La lettre évoquait certains "ateliers" auxquels nous participerons, notamment l’Occlumencie. Mais elle n’était pas beaucoup plus explicite, expliquais-je en mentant à moitié. J’étais désireuse d’apprendre ce que mon cousin pouvait savoir à ce sujet, que ça lui ait été rapporté par Rosier ou par un autre.

Mon invité m’expliqua alors qu’il n’avait pas pour but de me dire quoi faire ou même me pousser à me rebeller au grand jour. Tant mieux, ce n’était de toute façon pas mon intention. Entourée de Rosier, Avery, Travers et bien d’autres, je n’entrerai pas dans la cage aux lions mais plutôt dans le bocal aux mambas noirs. D’autres, bien plus déterminés que moi, n’en ressortiraient pas vivants. Alors que pouvais-je espérer en tentant un tel coup d’éclat si ce n’est le toucher glacial de la mort ?
- En réalité je suis ici pour vous dire de faire attention à vous, et je vous dis là exactement la même chose que j’ai dit à Evan. Basilius devait sentir mon désarroi et se voulait rassurant. Mais à cet instant, mon côté lionne voulut reprendre le dessus, lui expliquer avec fougue que, même si je désirais au plus profond de mon cœur être prudente, ça ne se passerait jamais comme voulu. Car il n’est guère facile d’être le seul lion entouré de serpents à sonnettes.
Il venait de me rappeler une chose des plus importantes, la seule chose que je refusais d’admettre à son égard : il était comme moi. Il venait de la même Maison que moi. Lui aussi était un Lion au cœur d’or. Et il savait bien mieux que moi ce qu’était le bocal aux mambas. Soudainement, alors que pendant tant d’années j’avais refusé de lui être agréable, j’avais cette envie étrange de me confier à lui.

Troublée, je me levais mais trouvant ce geste bien trop soudain et incongru comme il n’avait aucune raison valable, je me dirigeais vers le bar. Dos à mon invité, mon visage s’était décomposé. Enfin, je prenais conscience de l’enfer qui s’offrait à moi dans la demeure de Dracula.
- La vérité, Basilius, commençais-je d’une voix tremblante tout en me servant un verre de Pur-Feu. C’est ... C’est que j’ai terriblement peur de ce qu’il va se passer là-bas. Je revins à mon fauteuil et m’y écroulai littéralement, soudainement terriblement lasse. Je bus une gorgée de Whisky pour me forcer à continuer. Je crois qu’avoir une idée de ce que nous allons y faire m’effraie encore plus que de ne rien savoir et … Et ils me haïssent tous. Votre neveu en tête. Je suis pour eux le mouton noir. Même si mon père espère encore pouvoir me convertir à leur cause, eux n’y croient pas. Et qu’est-ce qui les empêcherait de me nuire si l’envie les prenait ? Ce n’est certainement pas Aurélius qui va me venir en aide. Je laissais échapper un long et las soupir. Même Cassie ne serait pas en mesure de me protéger.

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Jeu 13 Juil - 15:58

Visite préventive
Tel que l’avait prévu Basil, Aliénor lui répondit qu’elle n’avait qu’une vague idée au fond de ce qui allait se faire pendant ces « vacances ». C’était assez triste, mais les adultes les tenaient éloignés pour mieux les contrôler par la suite. Cet été, ils allaient découvrir des sentiments que jamais encore ils n’avaient ressenti. Certains allaient aimer, animés d’un profond sadisme qui allait les suivre toute leur vie. D’autres pourtant, et en plus petit nombre, allaient être plutôt choqués de ce qu’ils allaient voir. Le bureaucrate ne doutait pas de la catégorie dans laquelle il fallait ranger la jolie Fawley. Mais il ne lui répondit pas, il ne lui dit pas ce qu’ils allaient faire. Logiquement, ils allaient avoir le temps d’en parler un peu plus tard. Si tout se passait tel qu’il l’avait prévu.

Basil avait à peu près tout prévu dans cette discussion. Il avait voulu apposer cet air désarçonné sur ses doux traits, avait voulu qu’elle admette son incapacité à se rebeller devant leur famille. Mais il n’avait pas nécessairement prévu qu’elle se confie à lui tel qu’elle le fit. Lorsqu’elle s’était levée pour aller se servir un verre, il avait trouvé l’attitude étonnante mais pas incorrecte. Sans rien dire il l’avait laissé faire. Mais la voix tremblante qui sortit de sa bouche, cette même voix qui dit son prénom en entier au point de le faire frissonner de dégoût (car Basil ne détestait pas seulement son nom mais aussi son prénom entièrement prononcé) et celle-ci même qui se confia à lui, non, il ne l’avait pas prévu.

Elle évoqua Evan et Basil se senti un peu mal. Dire qu’il n’avait pas remarqué les penchants de son neveu serait assez… Hypocrite. Il en était conscient et lorsque le Serpentard était encore un enfant il avait sincèrement tout fait pour que ses idées ne se développent pas. Comme tout ce qui touchait à sa famille, il s’agissait là d’un échec cuisant. Mieux que personne Basilius comprenait ses sentiments. Quand il était adolescent, incapable d’utiliser sa baguette en dehors de Poudlard, il avait peur. Il avait peur de tout le monde, de son père principalement, de ses frères aussi, bien entendus, mais aussi de tous les membres de leur famille proche ou lointaine. Il savait ce que cela faisait de se sentir dramatiquement différent au point d’être perçu comme une menace. Il l’écouta attentivement, toujours enfoncé dans son siège. Finalement, la conversation qu’ils n’avaient pas eu quelques années auparavant semblait se profiler devant lui ce jour-là.  « Je sais ce que vous ressentez, Aliénor » commença-t-il bien prudemment, « j’étais pareil à votre âge. Je craignais mon père, mes frères, mes cousins, tous ceux qui ne se gênaient pas pour me traiter de traître ». Lui faire comprendre qu’il était passé par-là et avait survécut était essentiel pour qu’elle comprenne que ces vacances ne seraient pas agréables mais pas non plus synonyme de fin en soi. « Vous ne pouvez pas leur montrer que vous avez peur, mais vous ne devez pas non plus montrer la fierté exacerbée que caractérise si bien notre maison. Je sais mieux que personne combien il est dur de courber l’échine alors qu’on veut crier au monde entier que ces gens-là sont des barbares et des adorateurs de la magie noire. Mais là-bas vous ne pouvez pas avoir le luxe de faire ce que vous voulez et c’est injuste oui, c’est vrai. Si vous souhaitez que je parle à mon neveu pour qu'il vous laisse tranquille, je peux le faire, mais je n'ai déjà pas l'assurance qu'il va se tenir tranquille pour sa propre sécurité, alors pour la vôtre...  » rajouta-t-il en portant finalement son verre à ses lèvres, pour le finir entièrement.

Il marqua une longue pause : « Si vous ne souhaitez pas savoir votre programme pour cet été en matière de magie noire, soit, je ne vous dirai rien. D’autant plus que je ne parlerai pas de source sûre, mais plutôt par expérience » lui dit-il. Basil voulait encore lui laisser le choix. Il comprenait bien l’angoisse qu’elle allait ressentir en apprenant le programme, mais ne valait-il pas mieux s’y préparer à l’avance pour ne pas montrer ses faiblesses, au lieux d’attendre le jour J et de devoir agir ?
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Sam 15 Juil - 15:33

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Dans ce salon, entre ces murs que je ne connaissais que trop bien et face à mon oncle, seule, j’aurai dû paraître en maîtresse de maison et maîtresse de moi-même. Ce n’était certes pas moi qui avait souhaité cette entrevue, je ne pouvais donc la conduire comme Basilius le faisait. Mais, en fille de bonne famille, à l’éducation irréprochable du moins en apparence, je ne devrai pas me montrer aussi troublée par ces révélations, aussi désarçonnée et surtout aussi sensible. Je savais bien que je n’étais pas ce que mes parents voulaient faire de moi mais, à cet instant précis, peut-être aurait-il mieux valu l’être, cette "fille de" au cœur de glace. Mon oncle avait beau me répéter que nous étions pareils et que nous nourrissions les mêmes intentions, cette entrevue n’aurait jamais dû réveiller en moins ce besoin presque viscéral de se confier à quelqu’un. Les paroles de Basilius étaient ce qu’elles étaient et je ne savais toujours pas de quelle fourrure ce lion était fait.

- Je sais ce que vous ressentez, Aliénor.
Sa voix trancha le silence qui régnait dans la pièce, perçant même jusqu’au peu de gangue de glace que j’avais érigé alors, annihilant par la même les remords que je nourrissais pour mettre confiée à lui. Cette phrase, si simple mais pourtant si sincère, avait achevé de me convaincre. Seul un chat peut avoir différentes fourrures. Un lion, lui, reste un lion au manteau d’or. Je n’avais aucune raison de craindre quoi que ce soit de lui. Il n’était pas venu là par ordre de je-ne-sais-qui pour recueillir mes ressentiments dans le but de mieux me briser durant mon séjour dans les brumes transylvaniennes. Il était ici de son plein gré, car il se souciait réellement que je ne sombre dans le terrible abyme de la Magie Noire. Et tout ce qu’il m’expliquait par la suite allait dans ce sens. Il savait parfaitement ce que je pouvais penser ou ressentir et était là non pas pour m’aider, mais pour éclairer mon chemin et me conseiller.

- Vous ne pouvez pas leur montrer que vous avez peur, mais vous ne devez pas non plus montrer la fierté exacerbée que caractérise si bien notre maison, m’indiqua-t-il lorsqu’il fut certain qu’il m’avait gagnée à sa cause.
J’hochai la tête lentement, écoutant ses paroles avec attention. Je savais parfaitement tout ce qu’il me disait, l’ayant expérimenté plus d’une fois déjà. Pourtant, se l’entendre dire par quelqu’un d’autre, plus âgé et mature, ayant déjà été éprouvé par la vie, donnait à ces pensées et à ces mots une tout autre dimension. Silencieuse, je détaillai chaque mimique de son visage, mémorisai chaque mot. J’avais cette allure d’élève de première année qui assistait pour la première fois à un cours de magie et pourtant, le sujet était bien différent et bien plus sombre.
- Mais là-bas vous ne pouvez pas avoir le luxe de faire ce que vous voulez et c’est injuste oui, c’est vrai. Si vous souhaitez que je parle à mon neveu pour qu'il vous laisse tranquille, je peux le faire, mais je n'ai déjà pas l'assurance qu'il va se tenir tranquille pour sa propre sécurité, alors pour la vôtre...
J’étais très touchée qu’il tente une telle folie pour moi. Mais justement, c’était de la folie. Si je pouvais faire confiance à Basilius, ce n’était certainement pas le cas d’Evan. Et même si la demande venait de son oncle, il aurait tout le loisir de la bafouer une fois là-bas.
- J’apprécie. Mais ce ne serait pas prudent.
Je ne donnai pas à mon oncle les véritables raisons de mon refus. A vrai dire, j’étais plutôt convaincue qu’Evan se donnerait un malin plaisir à aller à l’encontre de ses directives. Et puis, je ne voulais pas non plus que ça impacte Basilius d’une quelconque façon.

Mon invité me donna alors le choix de savoir ou non le programme de ce séjour chez l’aristocratie, comprenant parfaitement que cela puisse m’effrayer. Portant mon verre à mes lèvres et buvant une nouvelle gorgée, je me pris le temps de la réflexion. J’étais déjà terrifiée à l’idée de partir mais que serait-ce si j’apprenais là-bas le véritable contenu des leçons de LeRouge ? Basilius l’avait dit lui-même, je ne pouvais me montrer ni faible ni arrogante. Alors, peut-être était-il mieux de savoir maintenant.
- Je ne sais pas de quelle expérience vous vous parlez, mais allez-y, déclarai-je en espérant sincèrement que mon oncle n’ait pas trempé dans la Magie Noire. Mieux vaut découvrir leurs horreurs ici qu’une fois là-bas. Je n’aurai pas le luxe de m’enfermer dans une chambre obscure de leur château pour pleurer de terreur.

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Sam 15 Juil - 20:00

Visite préventive
Aliénor était quelqu’un de buté. S’il n’avait pas été son cousin uniquement par alliance il n’aurait pas douté de la présence de sang Carrow chez elle. La jeune lionne était des plus difficile à convaincre, des années que Basil essayait de lui faire comprendre la vérité de la chose, sans qu’elle ne l’admette. Et il avait fallu simplement des vacances en Transylvanie pour que le déclic se fasse, comme si c’était si simple. Il la voyait changer d’expression du visage, comprendre sa cause et ses motivations, sans doute. Carrow était content, avait le sentiment de la mission accomplie. Il était venu pour la convaincre et vraisemblablement, il avait réussi. Enfin.
Mais il ne désirait pas précipiter les choses. Il eut un instant peur qu’elle prenne mal sa proposition concernant Evan. Il lui semblait pourtant que cette proposition eut l’effet inverse de celui auquel il s’attendait, puisqu’elle semblait touchée. Il hocha la tête à sa réponse, et il comprenait. Le diplomate aurait réagi de la même manière.
Basil, en bon négociateur qu’il était, ne comptait pas la forcer à entendre ce qu’il avait à dire. Cela aurait été un faux pas considérable et ce soir, il devait tout faire pour ne pas en commettre un. Aliénor lui dit qu’elle ne voyait pas de quelle expérience il parlait et il leva un sourcil amusé : « Voyons, votre génération doit se douter qu’elle n’est pas la première à passer ses vacances dans un camp de sang-purs violents » lui répondit-il sur le même ton. Parfois les plus jeunes avaient l’impression qu’il n’y avait qu’eux. Mais comment les adultes auraient-ils pu mettre en pratique tout leur savoir théorique s’il n’y avait pas ces entraînements-ci ?

Elle accepta d’une manière qui lui fit hocher la tête avec une certaine compassion. Il ne voulait pas l’effrayer. Il était maintenant question de bien choisir ses mots et de les peser avant de parler. Tourner sept fois la langue dans sa bouche était la chose la plus judicieuse qu’il pouvait faire. Mais il fallait en même temps lui faire comprendre toute la chose. Exercice périlleux, mais pour quelqu’un d’aussi aguerrit que lui, c’était largement faisable. Il avait eu des poissons beaucoup plus gros que Miss Fawley. Il soupira et se décoiffa un peu plus en repassant une main dans ses cheveux, ce qu’il faisait toujours lorsqu’il réfléchissait au sens qu’allait avoir la phrase qu’il avait en tête si d’aventure il devait la lâcher. « Je pense que votre séjour va se découper sous plusieurs ateliers » commença-t-il en réfléchissant à la suite, « vous allez découvrir les sortilèges impardonnables et devoir les utiliser. Tout la question est de savoir sur quoi ou sur qui » dit-il en insistant sur les pronoms relatifs. Il marqua une pause : « Comme on vous l’a dit on va vous former à l’occlumencie et je vous préviens d’avance que ce n’est pas un exercice très agréable. On va essayer d’entrer dans votre tête, d’y voler vos souvenirs, on va mettre à nu toute votre vie privée. Et ça risque de vous faire mal. En tant que legilimens le seul conseil que je peux vous donner c’est d’essayer d’ignorer la douleur pour former une barrière et repousser votre assaillant » lui dit-il d’un air un peu pédagogue, il jugea bon d’ajouter : « Ce n’est pas très facile ». Il lui accorda un sincère sourire d’excuse. Il n’était même pas certain qu’une seule personne réussisse à former une barrière mentale, là-bas. Ils étaient jeunes et à ses yeux, il fallait attendre la vingtaine pour arriver à faire quelque chose. Mais bon, ce n’était pas comme s’il avait son mot à dire.
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Dim 16 Juil - 15:14

Mystérieuse Entrevue


- Voyons, votre génération doit se douter qu’elle n’est pas la première à passer ses vacances dans un camp de sang-purs violents, répliqua mon oncle sur un ton bienveillant qui ne m’empêcha toutefois pas de me sentir plus idiote qu’un botruc. Perturbée comme je l’étais, j’en venais à poser des questions dont les réponses étaient évidentes. Heureusement que mon invité était particulièrement compréhensif alors que d’autres se seraient gaussés d’un tel manque de réflexion.
Ainsi Basilius avait déjà participé à un séjour comme celui qui m’était promis. Je comprenais encore mieux pourquoi il venait à ma rencontre ce soir. J’étais la seule lionne de ma génération à participer à une sauterie du genre et forcément, ma situation faisait écho à la sienne, plus encore que je n’aurai pu le concevoir. Pourtant, j’avais l’intime conviction que mon séjour ne serait pas similaire au sien. Cela ne faisait que quelques années que montait, chez les gens de notre valeur, les idées d’un certain Seigneur des Ténèbres et même si à l’époque de Basilius, nos familles nourrissaient déjà des volontés suprématistes, j’étais certaine que rien n’avait pu avoir la violence à laquelle je serai exposée.

- Je pense que votre séjour va se découper sous plusieurs ateliers, continua Basilius sur le même ton bienveillant mais pas surprotecteur. Je devais savoir la vérité et il en était parfaitement conscience. Y avait-il vraiment besoin de m’épargner plus que nécessaire ? Non. Là-bas, personne ne le ferait.
J’hochais à nouveau la tête. LeRouge avait été explicite sur ce point. Nous suivrions plusieurs leçons, à la manière d’un cours qu’on aurait pu nommer « succombez aux forces du mal ».
- Vous allez découvrir les sortilèges impardonnables et devoir les utiliser. Je fermai les yeux, réprimant un frisson. C’était bien ce que je craignais. Toute la question est de savoir sur quoi ou sur qui.

A l’entente de ce dernier mot, des images, des souvenirs ne revinrent en mémoire, ceux que je voulais garder au plus profond de moi, ceux qui ne manqueront pas de refaire surface en Transylvanie. J’y voyais l’escalier de la cave, éclairée par une torche qu’Aurelius se plaisait à allumer pour me donner espoir ou plutôt me faire espérer tandis que lui me menait dans la noirceur du cellier, cette petite pièce où je ne voyais rien mais où je pouvais entendre sa voix ferme prononcer ce mot ô combien honni « Endoloris » qui précédait toujours mes hurlements de douleur.
Père ne se salissait jamais les mains, confiant toujours les châtiments à son ainé, considérant qu’il lui permettait de se renforcer, d’être plus implacable encore. Et jamais Aurélius ne considéra ce traitement comme une corvée, se délectant de pouvoir punir celle qu’il ne considérait déjà plus comme sa sœur mais comme une traitresse.

Je déglutis lentement avant de rouvrir les yeux, me forçant à chasser ces horribles souvenirs comme Basilius reprenait son explication. Il aborda l’Occlumencie sans oublier de préciser ô combien c’était douloureux et difficile de se prémunir comme l’intrusion d’un étranger dans sa tête. Pourtant, plus que jamais, je gardais son conseil en tête. Ignorer la douleur et s’ériger une barrière. Il y avait tant de choses de mon esprit qui me mettaient en danger : les conversations avec Cassie, notre volonté d’émancipation, le soutien de Darius, mes relations avec ceux qu’ils considéraient comme des sang-de-bourbes et surtout, ma relation avec Nate. Personne ne devait savoir. Personne. Je ne voulais pas le mettre en danger, jamais.

Il était évident que mon oncle ne pouvait m’apprendre l’occlumencie en une période de temps si réduite, aussi ne pris-je même pas la peine de lui poser la question. Je me permis toutefois de revenir sur sa première mention des ateliers puisque j’étais assez incrédule.
- Vous … Vous pensez sérieusement qu’ils nous obligeront à utiliser les sortilèges impardonnables sur des hommes ? demandais-je naïvement alors que je connaissais pertinemment la réponse. C’était simplement que je ne me sentais pas capable de pouvoir faire à quelqu’un d’autre ce qu’Aurelius m’infligeait. Je veux dire : Vous avez déjà dû le faire ? L’idée d’un doloris m’était déjà insupportable alors il était inutile de mentionner le sortilège de mort. J’étais devenue livide à cette idée.

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Dim 16 Juil - 17:40

Visite préventive
Bien que Basil regardait attentivement les réactions et soupirs d’Aliénor Fawley, certaines de ses mimiques lui échappaient et il ne parvenait pas à les saisir complètement. Ses interrogations étaient balayés d’un battement de cil tandis qu’il reprenait ses explications guères pointues mais sans doute difficiles à entendre pour quelqu’un avec l’âme aussi pure que celle que semblait avoir la jolie blonde en face de lui. Le diplomate essayait d’utiliser un ton gentil, sans trop en faire, un ton qui éventuellement pouvait permettre à la jeune femme de se confier véritablement. Elle avait fait un pas de troll en lui disant qu’elle avait peur et si c’était tout ce qu’il obtiendrait de cette journée, il allait s’en contenter. Mais il attendait davantage.
Il lui sembla qu’Aliénor eut un moment d’absence lorsqu’il appuya sur l’idée qu’ils allaient peut-être avoir un ou des cobayes humains. Compréhensif, il ne dit rien, fit une pause dans sa longue tirade qu’elle ne semblait pas avoir remarqué. La pauvre avait dû en baver. Bien que Basil ne pense pas possible d’en baver plus que lui, car il était intimement persuadé d’avoir vécu le pire il se disait que la jeune femme ne le méritait pas. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, il continua, d’un air toujours paisible en prenant soin d’appuyer sur le point épineux qu’était l’occlumencie.

Sa question était naïve et Basil eut un sourire un peu triste . « Je ne sais pas » confia-t-il sincèrement, « mais je me dis qu’il ne vaut mieux pas les sous-estimer et je crois Miss Fawley, que vous me donnerez raison ». Elle se reprit et lui posa une question bien plus personnelle et Basil se renfonça dans son siège. Une ride barrait son front tandis que ses yeux sombres restaient résolument fixés sur les iris bleus d’Aliénor.
Il lui semblait, avec la réponse qu’il allait lui donner que la grande différence entre eux allait s’exposer au monde entier, la confortant sans doute dans sa mauvaise image de lui. Il déglutit. Il se rappelait de ce jour où il avait torturé un homme. Un vieux. Qu’est-ce qu’il s’était détesté après ça. Il se voyait déjà reprenant le flambeau de son père, avec la même expression mauvaise et sadique sur le visage. Basil avait beau avoir pris une longue douche après ça, il n’avait jamais fait partir la culpabilité de son geste. Il se réconfortait dans l’idée que son Doloris n’était pas très puissant et que l’homme donc, avait dû passer le moins pire moment de l’après-midi avec lui. Mais le mal tout de même, était fait. « Vous savez, lorsqu’on lance un Doloris il faut le vouloir. Si l’on ne veut pas faire de mal à quelqu’un ou quelque animal que ce soit, il ne ressentira qu’un sentiment désagréable » lui dit-il comme s’il se déchargeait de la chose. Il se rappelait avoir dit à Evan qu’un homme au cœur pur ne pourra jamais torturer quelqu’un. « J’ai dû le faire oui, et je ne me risquerai pas à reprendre la baguette pour le faire à nouveau même si cette personne a sans doute passé le moins pire moment avec moi » lâcha-t-il enfin, légèrement honteux d’avouer cela. Il aurait pu dire non encore et encore. Il avait dit non. Son très merveilleux père l’avait lâché dans une pièce sombre, et il l’avait torturé en pleine crise de claustrophobie. Que pouvait-il faire de plus ? Il ne voulait pas se trahir davantage alors il l’avait fait. Oh il avait longuement été raillé après cela. Même pas capable de torturer correctement un vulgaire et pathétique moldu. S’il ne faisait pas pitié. « Il est bien triste que nos bourreaux connaissent nos faiblesses » dit-il avec un sourire qu’il aurait voulu bienveillant mais qui en réalité était triste. Que de mauvais souvenirs.
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Lun 17 Juil - 14:52

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Nouvelle question idiote.
C’était bien mal connaître notre engeance que de s’imaginer qu’ils ne s’abaisseraient pas à torturer des hommes, qu’ils soient moldus ou sorciers. Après tout, c’était là la principale tâche des chevaliers du Seigneur des Ténèbres : torturer et terroriser pour ensuite mieux dominer. S’ils voulaient faire de nous de parfaits laquais du Mage Noir, nous serions forcément obligés de passer par cette case.
Et même si Basilius n’en avait pas l’absolue certitude, il me confirma que c’était une éventualité à laquelle il valait mieux se préparer. Pourtant, même en sachant ceci d’avance, j’aurai bien du mal à exécuter les ordres et à ne pas sentir mes souvenirs douloureux refouler durant l’horrible acte. Heureusement, mon oncle sut trouver des mots rassurants.
- Vous savez, lorsqu’on lance un Doloris il faut le vouloir. Si l’on ne veut pas faire de mal à quelqu’un ou quelque animal que ce soit, il ne ressentira qu’un sentiment désagréable.
En entendant ceci, je ressentis un grand soulagement. Les traits de mon visage se décrispèrent pour retrouver un semblant de sérénité. Ainsi, si je le désirais, je pouvais exécuter le sort tout en réduisant la douleur de la cible. Je n’avais donc pas à refuser catégoriquement et à y être forcée par la suite. Du moins, si l’indication de Basilius était vraie. Et encore, ça ne m’enlèverait certainement pas la culpabilité d’avoir fait souffrir un innocent …
Je portais à nouveau mon verre à mes lèvres et but une gorgée. Alors que le Pur-Feu enflammait ma gorge, je grimaçais. Quelle idée de m’être servi un breuvage pareil. Je le reposais sur la table à côté de mon fauteuil, décidée à suivre mon invité dans la volonté de garder les idées claires. Avec toutes ces révélations, je n’étais déjà plus aussi vive d’esprit, nul besoin de l’embrumer plus que nécessaire.

Basilius m’avoua enfin avoir déjà usé du Doloris à l’encontre de quelqu’un. Qui, il ne m’en dit rien mais mon imagination faisait le reste. Il était évident qu’après une telle expérience, si nous n’avions pas ce grain de folie, cette volonté noire de nuire à autrui, on ne se risquait pas à relancer une nouvelle fois le sortilège, à prononcer les mots fatidiques. Et mon oncle et moi n’étions pas des lions de cette étoffe. Nous avions le cœur pur. Du moins osais-je y croire naïvement.
- Mais … commençais-je avant de me stopper, de peur de demander une nouvelle fois quelque chose d’idiot. Les autres, ils peuvent s’en rendre compte que l’on ne veut pas, au fond, faire du mal à la victime ? En vérité, j’avais peur que même si je consentais à prononcer ce mot barbare, que je crucifiais de mon sort ce pauvre moldu, les autres, les fous, voient derrière mon manège et ne m’oblige à prononcer d’autres mots bien plus définitifs et autrement plus mortels. Mais après tout, la douleur était subjective. On ne pouvait juger l’intensité de la souffrance aux cris que poussaient la victime.

- Il est bien triste que nos bourreaux connaissent nos faiblesses, souffla Basilius avec un sourire triste, véritablement triste.
J’en frissonnais. Je savais qu’Aurelius serait de la partie mais de l’autre côté du filet. Lui n’avait pas besoin d’apprendre toutes ses horribles choses, il les connaissait parfaitement et les appliquait à la lettre. Il nous formerait, c’était évident. Mais il pourrait tout aussi bien nous punir. Et je savais qu’il prendrait un malin plaisir à me punir, moi, comme il en avait l’habitude.
- J’ai bien peur que mon frère ne me connaisse que trop bien … Qui j’étais aujourd’hui, c’était en partie à cause de lui et de ses sévices. Était-ce la même chose pour mon oncle qui clamait si promptement que nous étions faits du même métal brillant. Je voulais, je devais savoir jusqu’où nous étions similaires. Vous aussi, on … on vous punissait ? Pour un oui, pour un non. Pour une « mauvaise » note. Pour le simple fait d’être à Gryffondor. Pour le simple fait d’exister ? Je levais les yeux vers lui sans pour autant l’assaillir d’un regard perçant. C’était ô combien personnel comme question et je comprendrais parfaitement s’il ne souhaitait répondre. Comment avez-vous fait, comment faites-vous pour vous plier à leurs règles ? J’ai besoin de savoir.

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Lun 17 Juil - 18:10

Visite préventive
Basil était un homme dont l’éducation l’avait marqué profondément. En surface avec ses cicatrices, celles si blanches et si grandes qui profanaient son dos, mais aussi celles plus profondes, celles qui étaient les pires et qui le laissait handicapé comme un blessé de guerre. Il cauchemardait souvent, sans doute toute les nuits, si bien qu’il n’y faisait même plus attention. Son épouvantard était son père, ce même père qui l’avait rendu résolument claustrophobe, celui-là même qui l’avait torturé pendant des heures et des jours peut-être. Ce même père qu’il haïssait tant. Oh Basil avait bien dû apprendre à courber l’échine pour avoir moins mal, pour présenter au bourreau moins de parcelle de peau à déchirer et fouetter.  Il courbait encore l’échine, jouait à la bête blessée puis vaincue, celle qui ne posera plus jamais problème, comme le jeune poulain que l’on avait fini de débourrer. Les seules choses que son père se permettait encore de critiquer était son style vestimentaire, parfois un peu trop « voyou » à ses yeux. Mais cela faisait des années ou presque qu’il n’avait plus mit la main sur lui, des années en fait que le diplomate évitait le manoir Carrow comme la peste de peur de finir à la cave. De peur d’être de retour dans cette folle enfance pleine de violence.

La remarque d’Aliénor était pleine de bon sens. Bien sûr qu’ils savaient qu’ils n’étaient pas capables de lancer un vrai Endoloris. Basil eut un léger rictus, et décida de parler par expérience : « Non bien sûr qu’ils vont le noter » lui dit-il en baissant les yeux vers le sol, « vous allez être raillée, par vos camarades et vos professeurs parce que vous ne serez pas capable de lancer correctement ce sortilège qu’ils apprécient tant ». Il avait craché le mot de « professeurs » parce qu’à ses yeux ces gens-là étaient tout sauf des professeurs, tout sauf des précepteurs. Ils n’étaient pas rassurants, ils étaient violents et angoissants. Basil gardait de bien mauvais souvenirs de son apprentissage aux côtés de ses cousins plus ou moins lointains. Il éprouvait de la peine pour la douce Aliénor qui allait voir son innocence bafouée par des traditionnalistes. Néanmoins et il serait de mauvaise foi de dire le contraire, mais les enseignements en magie noire étaient malgré tout intéressants. Il ne savait pas s’il devait lui faire part de cela, mais peut-être après tout que cela la rassurera ? « Vous trouverez peut-être comme moi certains enseignements intéressants. Il est nécessaire de connaître la magie noire pour la combattre, mais il est aussi intéressant de s’occuper de toutes les formes de magie, ne croyez-vous pas ? » lui demanda-t-il sur le ton de la conversation.

Mais la jolie blonde repiqua sur un sujet beaucoup plus personnel et Basil se rembrunissait à mesure qu’elle avançait dans son raisonnement. Le cœur du diplomate s’accéléra malgré lui et il déglutit, guère à l’aise désormais. Il n’aimait pas en parler. Mais Aliénor avait fait l’effort de lui dire qu’elle avait peur, elle avait fait l’effort de s’ouvrir un peu à lui. Qui était-il pour lui refuser ce qu’il avait cherché à lui faire faire ? Ses mains sur ses cuisses s’agrippaient plus qu’il ne pensait. Ses yeux sombres posés sur ses jointures blanches le firent réagir et il relâcha la pression : « Oui, mon père avait tendance à me punir à la cave tant et si bien que j’en suis maintenant claustrophobe, n’est-ce pas triste ? » commença-t-il d’une voix douloureuse, « si j’avais moins qu’un Optimal, j’étais punit. Lorsque les frères faisaient des bêtises, ils m’accusaient et mon père s’occupait personnellement de mon cas. Je plains tous ces jours où il m’a puni sans doloris, parce qu’assurément je préfère le sortilège impardonnable » lui dit-il. Le sortilège impardonnable au moins, ne laissait pas de cicatrices sur la peau. Pour bien faire, il releva sa manche. Il s’était depuis de nombreuses années fait tatouer une croix sur son avant-bras pour ne plus jamais voir en face une des trop nombreuses cicatrices qui parcouraient son corps. D’un geste, il traça avec ses doigts l’endroit où hélas, il la sentait encore. Perdu dans ses pensées, il releva brusquement la tête lorsqu’Aliénor s’adressa à nouveau à lui.
Une lueur sadique dansa quelques instants dans ses yeux bruns. Là était toute la logique de sa triste histoire. Il ne laissera pas un tel crime impuni. Basil avait longtemps rêvé d’une figure paternelle protectrice, d’un homme sur qui il pouvait compter envers et contre tout. En retour, il n’avait reçu que des coups de ceinturon ou des doloris par dizaine. « La vengeance » dit-il simplement de prime abord. Ah, la vengeance, qu’elle motivation. Quelle envie déraisonnable emplissait tout son être à l’idée de le faire souffrir psychologiquement, ce père avec qui il partageait plus qu’une simple ressemblance physique. Il allait le faire souffrir. Voir son dernier fils, celui qu’il se vantait tant d’avoir redressé, ce fils qui allait le faire tomber de haut une fois le moment venu, allait lui faire du mal. Il mourrait de hâte, mais il savait qu’il était encore trop tôt. Simplement lui dire ses idées pacifistes n’était pas assez fort, pas assez violent. Il fallait quelque chose qui allait le poursuivre jusque dans sa tombe, si cela ne l’y mettait pas. Basil serait incapable de torturer son père, même s’il s’agissait de son plus gros fantasme. Mais le faire mourir par la nouvelle lui semblait être une sortie acceptable. Il saurait s’en contenter en tout cas. Malgré ces pensées morbides, Carrow niait avoir une once de ressemblance avec son paternel et pourtant il avait indéniablement hérité d’un même travers sadique. Il ne pouvait pas pardonner après ce qu’il avait vécu. Il ne pardonnera pas ses cicatrices. Il ne pardonnera pas ses tentatives de suicide. Il ne pardonnera pas ses crises de claustrophobie. Il ne pardonnera rien de tout cela. Rien du tout. La vengeance allait arriver, un jour ou l’autre. Demain comme dans un ans. « J’ai opté pour le pragmatisme, Miss Fawley. Je ne perds pas de vu que sitôt ma traîtrise avouée, je serai chassé, tué, peut-être. J’attends le meilleur moment pour tout faire éclater, je fais preuve de patience, parce qu’après tout la vengeance est un plat qui se mange froid ».  
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mar 18 Juil - 17:01

Mystérieuse Entrevue


Bien sûr, Basilius ne put que confirmer ce que je craignais tant, ce à quoi je répondis d’un soupir agacé. Ça aussi, c’était évident quand on y réfléchissait sérieusement. Mais au moins, je pouvais me réjouir d’une chose : endurer, je savais faire. Leurs railleries, leurs regards et le sentiment de dégoût dont ils savaient si bien vous gratifier. Tout ça était mon lot quotidien à l’école, du moins du temps où Aurelius commandait encore sa bande de vipères. L’année dernière avait été plus calme mais j’étais certaine de pouvoir endurer leurs crachats et leur venin, tout en gardant la tête droite à défaut de la garder haute et fière. C’était les sévices que je craignais plus que les remarques acerbes. Là-bas, je ne doutais pas qu’un doloris soit si vite parti. Néanmoins, je pensais pouvoir me défendre, du moins s’il venait d’un de mes camarades. Je ne me risquerai certainement pas à provoquer un de nos « professeurs » comme le disait si bien Basilius. Mais un stupéfix à l’encontre d’un de mes lointains cousins ne serait qu’une réponse bien méritée s’ils s’avisaient de vouloir me torturer d’un simple mot.

C’est alors que mon oncle me laissa entendre quelque chose qui attira mon attention. Quelque chose à laquelle je n’aurai jamais osé penser, pas même dans mes rêves les plus fiévreux.
- Vous trouverez peut-être comme moi certains enseignements intéressants. Il est nécessaire de connaître la magie noire pour la combattre, mais il est aussi intéressant de s’occuper de toutes les formes de magie, ne croyez-vous pas ?
La remarque était aussi intéressante que pertinente. Je n’avais encore jamais envisagé la chose sous cet angle et je devais bien avouer que tout paraissait moins repoussant d’un coup. Bien que ça n’enlevât rien à l’horreur de la chose. Si on appelait ces sorts impardonnables, c’est qu’il y avait une bonne raison à cela. Néanmoins, ne m’attendant pas du tout à une telle remarque, je ne la relevais pas immédiatement. Tant et si bien que je lançais déjà Basilius sur un autre sujet.
Un sujet ô combien sensible.

Je voyais bien que Basilius tentait de se maîtriser et aussitôt, je regrettais ma question. Ce n’était pas une chose que je devais savoir. Je n’aurais jamais dû le lui demander. Que m’avait-il pris ? Mon désir de savoir ne me permettait pas de lui poser une question aussi indiscrète.
Envahie par la culpabilité mais incapable d’ouvrir la bouche pour m’excuser, je détournais le regard, trouvant un intérêt soudain pour les motifs du tapis que foulaient nos pieds. J’attendais, dans le silence, une réponse, un signe. Un cri de rage, peut-être ? Puis finalement, mon oncle se confia à moi, m’expliquant tout ce qu’il avait dû subir. Et une nouvelle fois je fus horrifiée. Face à moi, je n’avais plus un homme mais un miroir qui reflétait les multiples souffrances qui m’avaient forgées. Basilius ne s’était pas trompé en disant que nous étions similaires. Jamais je ne l’aurai cru autant. Et même si le diable se cachait dans les détails et qu’Aurelius avait la décence de rarement me frapper, Basilius et moi connaissions tout de même les mêmes souffrances et cette même phobie irrationnelle pour les caves et les endroits sombres.

Jugeant certainement que ses mots n’étaient pas assez persuasifs, mon oncle remonta sa manche et un instant, je crus voir cette terrible marque qu’arbore les partisans de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, cette marque qu’Aurelius peine bien à me cacher. Mais non, c’était une grande croix ancrée dans sa peau. Et de la pulpe de son doigt, il traça ce que je pris pour une ligne imaginaire avant de distinguer la longue balafre sous l’encre de jais. Je frémis, fermant les yeux une fraction de seconde. Étrangement, je remerciais mon frère de préférer le confort d’une baguette et de se hasarder à quelques gifles de temps à autre.
Mon regard s’était perdu le long du tatouage de Basilius. Si bien que sa voix sembla trancher le silence comme un couperet.
- La vengeance.
Le mot était net, clair, prononcé sans hésitation. Il y transparaissait la détermination froide de mon oncle. Muette, impressionnée par une telle volonté, je l’écoutais m’expliquer sa vision des choses, son plan d’action et sa vision parfaitement lucide des conséquences auxquelles il s’exposait. J’étais médusée et pourtant admirative devant sa détermination tout en sachant au fond de moi que jamais je ne serai capable d’aller aussi loin. Et pourtant, qui sait où mon désir d’indépendance allait-il me mener ?

Je restais interdite et silencieuse un instant de plus. Je ne nourrissais certainement pas les mêmes buts que Basilius, pourtant, il était bon d’entendre jusqu’où il était prêt à aller et jusqu’où les autres pouvaient le pousser. Rien ne servait de se faire des illusions, mes parents ne seraient pas plus tendres avec moi le jour où ils comprendront réellement de quelle étoffe j’étais faite et que jamais je ne me plierai à leurs désirs excentriques.
Finalement, ayant eu mes réponses quant au passé de Basilius, je décidais de revenir sur cette histoire de Magie Noire et cette remarque qui avait éveillé ma curiosité.
- Vous m’aviez laissé entendre que vous-même, vous avez pu tirer des enseignements de la pratique, modérée j’entends bien, de la magie noire, m’avançais-je prudemment. Quoi donc, par exemple ? Si c’était là un moyen de retourner le couteau contre l’assaillant, il m’en voyait particulièrement intéressée. Bien sûr, loin de moi l’idée de vouloir tremper dans ces choses mais nous ne sommes jamais trop prudents, n’est-ce pas ?   Je laissais retomber le silence, observant mon invité et la moindre de ses réactions. Puis de dire : Je tiens vraiment à vous présenter mes excuses, Basilius, pour ne pas vous avoir cru plus tôt. Et avoir douté de vous.  Je me sentais vraiment coupable à ce sujet. Maintenant que je me trouvais face à mon idiotie, je regrettais. Qui sait ? Mon oncle aurait-il pu être un allié précieux ? Aurait-il pu être, malgré ses abords rudes et froids, un conseiller bien avisé comme il l’était aujourd’hui ? Aurait-il pu être un soutien non négligeable ?

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mar 18 Juil - 20:12

Visite préventive
Basil n’avait pas pris un certain plaisir à développer ce qu’il avait vécu. Il n’y prenait bien entendu jamais plaisir, puisque cela lui rappelait de douloureux souvenir. Soulever sa manche et voir malgré tout cette marque blanche sur sa peau, recouverte pourtant d’encre, le faisait rager. Ollender Carrow s’était assuré de laisser son fils marqué, comme s’il voulait qu’il se rappelle toujours de ce qui l’attendait au moindre faux pas. Il surprit le regard d’Aliénor sur son bras mais ne fit aucun commentaire, développant plutôt ses idées concernant ses ambitions. Il était assez réaliste pour savoir que s’il ne quittait pas l’Angleterre sitôt la nouvelle annoncée, il allait au mieux être tué. Au pire torturé et tué. Ses chances de survies étaient minces, et peut-être aussi attendait-il le moment où il sera prêt à envisager la possibilité de mourir. Peut-être même était-il prêt depuis des années. Basil se rappelait lorsqu’il avait voulu se jeter du haut de la tour d’Astronomie et que sa cousine, la douce et compréhensive Cassandra Carrow l’avait empêché de sauter le pas. Si elle n’avait pas été là, il l’aurait fait. Sans hésitation, il allait le faire. Mais elle était intervenue, avec son sourire agréable et ses paroles rassurantes. Elle n’avait qu’un an de plus que lui, et il ne se passait pas un seul jour depuis dix-sept ans sans qu’elle ne lui manque. Aliénor l’aurait sans doute appréciée, aussi. Les choses auraient été si différentes si elle n’était pas morte en couche. Elle aurait tenu son fils et il n’aurait l’esprit perverti par les pensées folles et tyranniques des sang-purs élitistes.

Finalement, la jeune femme revînt sur ce qu’il avait dit précédemment, qui n’incluait pas son enfance difficile et ses traumatismes. Le bureaucrate fut touché de l’attention et remerciait silencieusement la Gryffondor de ne pas relancer un sujet aussi difficile à aborder pour lui. Elle était compréhensive et ce genre de qualité hélas, était bien trop négligée dans leurs familles respectives. Le diplomate réfléchit un instant, la manche toujours relevée sans qu’il n’y fasse guère plus attention : « N’allez pas imaginer que la magie noire n’enferme que les sortilèges impardonnables. Ce serait restreindre considérablement un pan immense de la magie. Les sortilèges de duel sont captivants à étudier. Parce qu’il existe des sortilèges de magie noire pour les duels, le genre de sortilèges que l’on n’enseigne heureusement pas à Poudlard, et c’est diablement intéressant. Ils ont des effets dévastateurs mais c’est tellement puissant qu’il est très utile de les étudier » lui dit-il en se grattant distraitement l’arrière du crâne. Elle voulue le rassurer et lui dire qu’elle ne souhaitait pas tremper là-dedans et Basil ricana. Pas un ricanement mauvais, c’était même presque plus proche du gloussement. « Je ne serai pas celui qui vous jettera la pierre pour vous intéresser à cela, Aliénor. De toute manière, je crois que vous comme moi sommes enfoncés jusqu’au cou dans la magie noire alors… » plaisanta-t-il sincèrement. Elle ne devait pas avoir honte de trouver ce type de matières fascinantes. Elle ne devait pas non plus en voir peur. Il fallait adopter cette magie pour mieux l’utiliser, pour mieux la comprendre et surtout pour ne pas la haïr. « Il n’est pas question d’haïr la magie noire. Ce qu’il faut haïr ce sont les gens qui l’utilisent à mauvais escient. C’est comme tout, en réalité. N’ayez pas peur d’être attirée par elle » la rassura-t-il, un sourire planant toujours sur ses lèvres.

Mais Aliénor fit un pas vers lui. Un pas dans la conversation.

Basil ne s’attendait pas à ce qu’elle s’excuse et d’ailleurs la surprise devait largement être visible dans ses yeux sombres. Il était content. Il était content qu’elle ait compris. Ils pouvaient être alliés, tous les deux. Lui, sera ravi de l’aider, de la conseiller. C’était ce qu’il voulait faire depuis des années, des années qu’il s’était reconnu en elle, avec de légers détails insignifiants. Et enfin, la jeune fille aussi méfiante qu’un mustang sauvage venait de comprendre qu’il était de son côté. Qu’il n’était pas du côté de son diabolique frère ou de son stupide père. Le sourire qu’avait Basil sur son visage ne le quitta pas et pire, il forma ses rides d’expression aux coins de ses yeux, ce qui les illumina sur le champ : « Ne vous excusez pas, Miss Fawley. J’aurais réagi de la même manière ». Peut-être qu’elle était plus obstinée que lui ne l’était parce qu’elle l’avait pendant longtemps évité après leur conversation dans la cuisine. Mais le principal c’est que la tâche qu’il s’était donné ce soir venait d’être remplie. « C’est une qualité d’être quelqu’un de méfiant dans nos familles ». C’était vrai. Sa méfiance l’avait maintenu en vie pendant trente-six ans déjà et Aliénor était tout de même plus précautionneuse que lui, apparemment. Combien de fois s’était-il interdit une sortie à pré-au-lard avec ses sangs-mêlés de meilleurs amis pour éviter les regards désobligeants de Morfin et Merrick ? « Vous avez des amis de sang impur ? » demanda brusquement Basil, qui trouvait la question pertinente compte tenu de ses pensées. Aliénor Fawley avait dû avoir une scolarité semblable à la sienne du temps où son frère était encore au château. Il lui semblait qu’elle avait à peu près le même écart avec Aurélius que lui-même avec ses deux frères infernaux. Mais il n’en était pas certain, d’où sa question, d’apparence toute à fait innocente mais qui en réalité cachait un raisonnement plus poussé. Qu’est-ce que ses frères lui avaient pourris la vie à Poudlard. Ne pas discuter avec Aaron et Carolyn à table. Ne pas se balader avec Aaron et Carolyn dans les couloirs. Ne pas passer de temps avec Aaron et Carolyn dans le parc. Ne pas sortir avec Aaron et Carolyn à Pré-au-Lard. Et ça, pendant cinq ans. Les deux dernières années avaient été un peu plus libres bien qu’il soit resté discret, la faute aux autres enfants des familles de Sang-Pur qui parcouraient le château et qui risquaient d’en piper mots à Ollender Carrow. Tout était difficile en tant qu’enfant de sang-pur, soumis à des traditions ancestrales. Même la chose la plus simple telle qu’une scolarité au collège Poudlard.
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