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"Visite préventive" [Allie&Basil]

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mer 19 Juil - 15:42

Mystérieuse Entrevue


Les enseignements de Basilius étaient d’une grande profondeur, emprunts d’une sagesse que je savais acquise grâce à des années d’expériences et malheureusement de souffrance. J’étais réellement impressionnée par le rapport à la magie noire qu’il me laissait entrevoir. A l’école, on nous présentait ce pan de la grande Magie comme néfaste, noire par nature et terriblement dangereuse, à un tel point qu’on s’y égarerait si on venait à s’y intéresser. Prohibée, sujet tabou, c’était en grande partie à cette fermeture d’esprit que beaucoup craignait la magie noire. Et d’une certaine manière, je pouvais parfaitement comprendre les autorités. Le risque était bien trop grand, surtout par les temps qui courraient, voyant la montée terrible du Seigneur des Ténèbres. Et personnellement, mon rapport à la magie noire était encore plus radical. Venant d’une famille fidèle à celui-dont-ne-doit-pas-prononcer, je ignorais pas les agissements de Père et d’Aurélius, nourrissais quelques soupçons envers Mère. Le côté obscur du pouvoir des sorciers n’était jamais nommé et pourtant était toujours présent dans les agissements de mes proches, sous-jacent, insidieux. Forcément, terrifiée à l’idée de pouvoir devenir un jour comme eux, j’avais, dès le début de mon adolescence, associé magie noire et mal, ce dernier incarné par Aurélius et ses idées sadiques. Alors ainsi écoutais-je les enseignements de mon oncle comme une petite fille de bonne famille écouterait avec attention son précepteur. Ils ne remettaient pas en cause ma vision de la chose, non. Ils l’approfondissaient et l’enrichissaient.
- Il n’est pas question d’haïr la magie noire. Ce qu’il faut haïr ce sont les gens qui l’utilisent à mauvais escient. C’est comme tout, en réalité. N’ayez pas peur d’être attirée par elle, conclut Basilius à ce sujet.
Je l’approuvais pleinement, trouvant en cette phrase un écho à mes pensées de jeunesse, celles où magie noire rimait noirceur d’âme et violence. Trop jeune peut-être, trop fougueuse certainement, c’était cette certitude de la jeunesse qui m’avait amené à tirer des conclusions trop hâtives. Maintenant, je le comprenais parfaitement, sans pour autant rejeter mes idées précédentes.
Les mots de Basilius étaient apaisants. C’était bien la première fois que j’entendis quelqu’un m’assurer qu’il était presque normal de se sentir attirée par la magie noire. Le tout était de toujours agir avec discernement.

Et ces enseignements bien heureux me firent plus encore culpabiliser vis-à-vis de mon comportement indigne avec mon oncle. Il me donnait tous ces conseils par bonté, car je lui importais. Du moins car mon sort lui importait. C’est aussi cela qui me poussa à m’excuser de vive voix. Ce à quoi, il fut particulièrement sensible. Son sourire aux rides légèrement marquées me mit plus à l’aise et je laissais moi aussi un sourire timide fendre mon visage. Il ne m’en voulait pas, c’était l’essentiel.

Soulagée de m’être livrée alors que lui-même semblait un peu plus détendu, il me demanda une chose d’apparence banale mais qui réussit à piquer ma curiosité.
- Vous avez des amis de sang impur ?
Je tiquais sur le dernier mot, mes sourcils se fronçant. Je détestais ce mot aussi impropre que ce qu’il signifiait. Et je devais avouer que, de la part de mon invité, je m’attendais à un langage moins cru. Mais maintenant que le mot était dit, appelons un niffleur un niffleur. Impur ou mêlé, tout dépendait du point de vue et Basilius avait certainement voulu prendre celui de nos pères.
- Oui. Un certain nombre, lui répondis-je laconiquement. Plus depuis cette année et le départ d’Aurélius de Poudlard. Quoique, fis-je en me ravisant. Pas vraiment plus mais nos relations se sont améliorées depuis. Je restais relativement fermée à ce sujet, ne comprenant pas où Basilius voulait en venir. Que je m’épanche ? Que je lui explique que mon amitié avec des sang-mêlés était la cause de bon nombre de railleries de la part de ce dont le sang est pur ? Il le savait pertinemment, je n’avais pas besoin de le lui dire. Et puis … j’avais peur de lui avouer ma relation avec Nate. Je pouvais faire confiance mon invité mais il restait toujours cette paranoïa irascible qui m’empêchait d’en parler de peur de nous trahir. Pourtant, je ne doutais pas que, sur mon visage, Basilius pouvait lire que je ne lui disais pas tout.  

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mer 19 Juil - 21:29

Visite préventive
Basil était agréablement surpris de voir qu’Aliénor l’écoutait sans le couper, sans lui dire que son avis ne comptait pas et qu’il était bien fou de croire que la Magie Noire n’était néfaste que parce que ceux qui l’utilisaient étaient des salauds. Car son point de vue pouvait paraître assez paradoxal. Après tout, après avoir été torturé à coups de Doloris, il aurait été bien plus logique qu’il haïsse la magie noire. Mais non, il restait ouvert à celle-ci et fermé à ceux qui la pratiquait pour en faire pâtir les autres. Or, comme il était définitivement quelqu’un de paradoxal, il ne pouvait pas haïr tous ceux qui l’utilisaient par plaisir. Tout d’abord, il n’en voulait jamais aux enfants qui suivaient ce que leurs parents disaient. Il estimait que les vraies conséquences venaient une fois qu’ils étaient majeurs. Mais ceux-là n’étaient pas les seules exceptions. Evan était une sacrée exception, il ne se faisait pas d’illusion sur lui mais il lui était impossible de le haïr tel qu’il haïssait les autres.  C’était inconcevable. Il aurait aussi bien pu le torturer qu’il ne lui en aurait pas voulu, c’était ainsi.

Pour ne plus penser à ses étranges sentiments contradictoires, il lui avait demandé si elle avait des amis au sang « douteux ». Il s’était attendu à une réaction virulente de sa part face à l’utilisation d’un vocabulaire si brutal mais il n’en fut rien. Aliénor et son calme impérial lui répondirent posément et il sut qu’il l’avait complètement convaincu. Il n’avait pas utilisé ce mot de malheur pour la provoquer ou voir sa réaction, mais pour parodier grossièrement les façons de parler de ceux qui les punissaient et les empoisonnaient un peu plus chaque jour. Il plissa légèrement les yeux avec la vague impression qu’elle ne lui disait pas tout, mais pouvait-il en attendre autant d’elle ? Alors qu’elle venait tout juste de lui accorder sa confiance ? Non, sans doute pas. Il se reconnaissait une fois encore en ses paroles et il eut un sourire bien fade qui s’étira sur son visage : « J’avais le même problème. Mes frères étaient de deux ans plus âgés que moi et me collaient aux basques tout le temps. Impossible de voir qui je voulais, de manger avec qui je voulais, de m’asseoir à côté de qui je voulais, de sortir avec la fille que je voulais… Au final, ils ont quitté Poudlard à la fin de ma cinquième année et les deux dernières ont été les meilleures de ma scolarité » lui dit-il avec un calme sensible. Il avait mal vécu de ne pas pouvoir aller fréquenter la Poufsouffle sur qui il avait des vues depuis sa troisième année. Dès que ses frères n’étaient plus au château, il s’était dépêché mais pas de chance, elle était déjà prise. Basilius arrivait trop tard, à cause de ses frères qui l’avaient retenu au vestiaire. Il eut un léger soupir amusé en repensant à sa mine si triste en constatant que la jolie Carole, née-moldue s’était entiché d’un Serdaigle. Ô déception. « Vous constaterez que la vie adulte vous laisse beaucoup plus de liberté » l’informa-t-il en lui adressant un léger sourire.

Il se leva de son siège sans prévenir et continua : « Cela ne vous dérange pas que l’on finisse sur le perron ? J’ai envie de fumer ». Quitte à ne pas faire dans les règles, autant le faire jusqu’au bout.
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Jeu 20 Juil - 11:39

Mystérieuse Entrevue


Une fois de plus, Basilius ne fit que confirmer le nombre ahurissant de nos ressemblances. Pour lui aussi, son père n’était pas son unique bourreau. Ses frères, de deux ans plus âgés tout comme Aurélius par rapport à moi, l’avaient empêché de vivre sa vie, l’avaient obligé à respecter leur vision étriquée du monde et à ne fréquenter que des gens "respectables". Et il n’avait pas besoin de me dire que ses frères, dont l’un maintenant était mon oncle, prenaient un malin plaisir à le rappeler à l’ordre, à le railler, à faire de sa vie un enfer. Et même si Merrick m’apparaissait comme un homme réfléchi et calculateur, je ne doutais pas que ce n’était qu’une attitude de façade et que Basilius pourrait me dépeindre un tout autre portrait de mon oncle.

Lorsque Basilius évoqua le fait que jamais il ne put sortir avec la fille qu’il aimait, je tiquais une nouvelle fois. Jamais je n’avais rencontré une personne qui m’était si similaire. Pendant si longtemps, je m’étais crue seule, l’unique être défaillant dans ce système séculaire. C’était là bien encore idiot et égoïste de penser une telle chose et pourtant, n’y avait-il rien de plus normal lorsque nous étions désespérément seuls contre tous, quand aucun soutien ne se manifestait ?
Je fus tentée de lui parler de mon histoire avec Nate, cherchant à tout prix des conseils mais puisque ses mots avaient été clairs et que lui n’avait jamais eu à cacher une relation telle à sa famille, du moins à Poudlard, je m’abstins.

- Vous constaterez que la vie adulte vous laisse beaucoup plus de liberté, me dit-il avec un sourire léger sur le visage.
Je restais interdite quelques secondes. Dans un peu plus de deux mois, je serais majeure mais est-ce que cela ferait pour autant de moi une adulte ? Aux yeux de la Loi et du Ministère, oui. Aux yeux de mes parents, rien n’était moins sûr. Ce n’était pas parce que j’aurais dix-sept ans que j’en serais plus libre. Il me faudrait attendre bien des années encore pour goûter à ce semblant de liberté. De longues années durant lesquelles il pouvait se passer tant de choses entre Nate et moi. De longues années où mon couple devrait tenir si, comme Cassie et moi-même nous l’imaginions, je veuille finir ma vie avec mon beau lion.
- J’espère que vous dites vrai, lui répondis-je sur un ton rêveur. Je comptais les heures, les jours qui me rapprochaient toujours un peu plus de mon but final, du moment où je n’aurai plus à me soucier du regard de ces foutus arriérés bien que je doutais en être un jour réellement débarrassée.

Basilius me demanda alors si nous pouvions continuer la discussion dehors car il voulait fumer. Ce n’était normalement pas une demande que l’on formulait dans un lieu comme celui-ci, ni à une dame qui nous accueillait mais nous savions tous les deux que nous étions différents des autres. Les conventions avaient peu de valeurs pour nous si ce n’était pour maintenir les apparences. Ici, il n’y en avait nul besoin.
J’hochai alors la tête et me levai, le menant jusqu’à la porte d’entrée, allumant par la même occasion la lumière du perron. En cette fin juin, l’air était chaud, lourd de l’humidité apportée par le cours d’eau coulant en contre-bas du Manoir. Néanmoins, un léger vent s’était levé à cette heure-ci, rendant la fin de notre discussion agréable.  
Pendant plusieurs minutes, nous restâmes silencieux. Je l’observais fumer, repensant à notre conversation et notamment à notre dernier sujet. Il m’avait fait comprendre que tout était plus facile à l’âge adulte et je me pris à m’imaginer qu’il avait une petite-amie, une femme peut-être. Non, pas de femme, son annulaire ne portait pas d’anneau. Néanmoins, je finis par me lancer, lui avouant ce que je n’avais voulu lui dire car je recherchais désespérément des avis extérieurs, ce qui était bien rare.
- Je ne vous ai pas tout dit juste avant, lui expliquais-je à demi-mot. J’ai un petit-ami. De sang-mêlé. Bien sûr, ma famille n’en sait rien. Je l’aime vraiment mais par moments, j’en viens à me dire qu’il serait mieux de ne pas le fréquenter. Pour le protéger, vous comprenez ?

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Jeu 20 Juil - 13:30

Visite préventive
Basilius aimait beaucoup voir que ses paroles avaient de la résonnance chez Aliénor. Mais malgré tout il gardait un avantage sur elle : c’était un homme. Elle était complètement à la merci d’un système sexiste dans lequel elle n’avait pas son mot à dire. Si elle n’était pas encore fiancée, cela sera bientôt le cas, car la famille Fawley sans doute voudra s’assurer qu’elle reste calme, paisible, dominée. Lui, n’avait été fiancé qu’à vingt-cinq ans, et avait réussi à faire annuler le mariage grâce notamment à son formidable travail au Ministère et à son hypocrisie. Aliénor jouait carte sur table visiblement avec ses parents, cela risquait de lui être dommageable. Il pensait que la vie d’adulte allait l’aider, mais uniquement si elle partait. Ça par contre, il ne l’avait pas dit à voix haute.
Il avait préféré lui demander poliment s’ils pouvaient sortir et il aurait compris que sa demande choque. Mais il aimait bien se dire qu’il prenait de telles libertés dans la maison même d’une famille liée à la sienne. Aliénor consentie à sa demande et l’accompagna dehors. « Vous en voulez une ? » demanda-t-il en sortant le paquet de sa poche pour le lui tendre. Oh il aurait compris qu’elle dise non, mais il se voyait mal fumer devant elle sans en proposer une. Basil n’était pas un gros fumeur, il lui arrivait d’en fumer une de temps à autres, pour décompresser. Ça l’aidait à rester calme. Il cala la cigarette entre ses lèvres et sortit sa baguette pour l’allumer.

Pendant de longues minutes, ils restèrent silencieux, et Basil s’était mis sur le côté pour que la fumée n’atteigne pas la jeune femme. Ses yeux se posaient sur la propriété, et dans l’obscurité de la soirée d’été il était difficile d’y voir très bien. Aliénor pourtant, reprit la parole et le bureaucrate se retourna vers elle pour la toiser tandis qu’elle parlait. Il n’était pas étonné qu’elle ait un petit-ami, pas plus qu’il soit sang-mêlé. Il y avait tellement de sangs-mêlés qu’en réalité, il y avait bien peu de chance pour qu’on tombe sur autre chose. Il expira la fumée qu’il venait d’avaler avant de lui répondre : « C’est dur de sortir avec un sang-mêlé » commença-t-il en parlant en connaissance de cause, « ils n’ont rien à voir dans la guerre mais sont rejetés quand même ». Il fit une pause et fixa sa cigarette qui se consumait lentement entre ses doigts. « Si vous aimez vraiment ce garçon, vous ne devriez pas laisser tomber même si vous êtes consciente des risques. Soyez prudente, soyez discrète, et veillez à ce que peu de monde soit au courant pour vous. Cela vous protègera et le protègera » continua-t-il en portant la cigarette à ses lèvres. Alors qu’il tirait une taffe, un léger vent éteignit sa cigarette mais loin de l’arrêter, il continua avec celle-ci toujours entre ses lèvres : « Êtes-vous fiancée à un sang-pur ? » demanda-t-il en sortant à nouveau sa baguette pour la rallumer. Il l’observa un moment, désireux de connaître toute l’étendue de ses problèmes.

Une fois qu’on était fiancé à un sang-pur traditionnaliste il était bien dur de sortir de ses filets, et encore plus lorsqu’on était une femme. Encore plus, lorsqu’on était ouvertement un élément dissident. « J’ai été fiancé aussi, quand j’avais vingt-cinq ans » l’informa-t-il comme si ça allait l’aider à se confier. « Mais comme mon père avait relativement confiance en moi et que je faisais un bon travail au Ministère, il a annulé les fiançailles. Je suis libre depuis ».
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Ven 21 Juil - 16:13

Mystérieuse Entrevue


Je déclinais poliment l’invitation à fumer. Ce n’était pas pour garder une quelconque grâce qui seyait aux femmes de mon rang, comme disait si bien Mère, mais bien parce que je ne fumais pas et que je ne voulais surtout pas que l’odeur âcre de la cigarette imprègne mes vêtements et ne trahisse notre entrevue secrète. Aussi m’éloignais-je un peu de Basilius qui le comprit aussitôt et se décala sur le côté pour ne pas m’importuner. Dans un murmure à peine audible, je l’en remerciais.

Pendant quelques minutes, nous restâmes silencieux. Perdue dans mes pensées, je regardais d’un œil vide les volutes de fumées qui s’échappaient de la cigarette de mon invité. Et finalement, je décidais de me confier à lui quant à ma relation avec Nate.
Sa première phrase, particulièrement compréhensive, me fit aussi prendre conscience qu’il parlait en connaissance de cause. Lui aussi avait aimé une sang-mêlée, d’un amour interdit à la manière de Romulus et Julieta. Encore une de nos similitudes révélée au grand jour.
- Ils n’ont rien à voir dans la guerre mais sont rejetés quand même, ajouta-t-il juste après. Oui, il avait tout à fait raison. Les sang-mêlés étaient le métal entre l’enclume et le marteau. Dans cette guerre absurde, ils n’avaient pas leur place et pourtant, c’était bien grâce à eux ou à cause d’eux que ce conflit pouvait basculer en faveur d’un camp ou de l’autre. Ceux qui étaient à la recherche de gloire ou, trop couards pour résister, se rangeraient certainement du côté du Seigneur des Ténèbres alors que ceux, courageux, valeureux, aux idées d’égalité fortes, se battront pour la liberté. Mais l’issue de la guerre ne dépendrait ni des sang-purs partisans de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ni des nés-moldus qui étaient la cible affichée.

Basilius me donna alors son point de vue sur ma situation avec Nate et ça ne me surpris pas de l’entendre dire cela. Après tout, il restait un lion et ils étaient connus pour leur obstination. Et c’était ce trait de caractère que, en proie aux doutes, j’avais perdu. Mon oncle sut raviver la flamme. Oui, je devais me battre malgré les risques que cela représentait et les difficultés que mon couple pouvait rencontrer. Néanmoins, cela ne voulait pas dire que je devais révéler ma relation au grand jour, ça non. Basilius me le rappela bien assez clairement.
- Vous avez raison, je suppose. Et Nate vaut bien la peine que je me batte pour lui.
C’était ce que j’avais déjà dit à Cassie mais les mois étaient passés et je mettais posé des questions. Peut-être trop de questions. Il était bien que je m’en rappelle ce soir.

- Êtes-vous fiancée à un sang-pur ? me demanda mon oncle de but en blanc.
Je le dévisageais longuement, surprise par cette question à laquelle je ne m’attendais absolument pas. Si j’étais promise à un sang-pur ? J’aurai aimé que la réponse soit tout autre.
- Oui. A Christian Travers, lui dis-je laconiquement. Il n’y avait pas besoin que je lui demande s’il savait qui il était. Dans ce monde, on se connaissait tous, au moins de loin. Depuis très longtemps. Je devais être une petite fille quand nos pères l’ont décidé. Je ne me souviens plus à vrai dire. Basilius m’avoua que lui aussi avait été fiancé. Jusqu’à ce que son père annule l’union car son fils avait fait des efforts pour lui paraître plus docile et respectueux. Cette idée me donnait envie de vomir. On dirait un prisonnier à qui on accordait une remise de peine pour bonne conduite. Amère, aigre, je lui répondis avec tout mon désespoir quant à la situation. Je ne suis pas certaine que mon père serait capable de m’accorder une telle faveur. Pour vous dire, Aurelius n’est promis à personne, lui. Comme si mon père s’était empressé de me trouver un parti pour mieux m’enchainer. Et c’était totalement vrai. Père n’avait pas besoin de me le dire pour que je le comprenne. Au moins, Christian ne semble pas nourrir les mêmes idées que les autres. Les siennes sont toutes aussi arrêtées et noires mais il ne tient pas faire allégeance à Vous-savez-qui, à ce que j’ai compris. Enfin … pas pour le moment.

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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Ven 21 Juil - 20:37

Visite préventive
Basil ne le dira pas à voix haute, mais il préférait largement discuter avec la jeune femme dans l’air frais de ce début de soirée, à fumer une cigarette plutôt que d’être coincé dans un fauteuil respirant l’air lourd de la maison Fawley. Il se sentait plus paisible, plus lui-même probablement. C’est qu’il passait tout son temps dans un bureau à l’atmosphère guindé et même chez lui, le bureaucrate n’était pas parfaitement détendu. Sa maniaquerie le faisait toujours s’habiller correctement, se déplacer avec aisance, et surtout travailler. Carrow travaillait chez lui aussi. Il ne rentrait que pour dormir et même si peu le savaient, il avait déjà découché dans son propre bureau. Mais c’était exceptionnel tout de même.
Discuter sans tabous avec la jolie blonde lui faisait du bien en somme. Il faisait un break dans un quotidien bien rôdé et il permettait à Aliénor de trouver quelqu’un en qui elle pouvait avoir confiance. Il aurait donné beaucoup pour avoir une oreille suffisamment extérieure pour l’écouter ainsi. Sa cousine était parfaite dans le rôle de confidente, mais elle restait une Carrow et souvent Basil avait eu peur qu’elle ne soit pas complètement objective, quand bien même elle se mettait toujours de son côté à lui. Elle lui dit que son petit-ami valait la peine qu’elle se batte pour lui et il lui sourit. Soyle valait-elle la peine qu’il risque sa peau ?
Il s’interrogea pendant de longues secondes, les sourcils froncés, le regard rivé vers le sol. C’était encore nouveau pour lui d’avoir ce qui s’approchait le plus d’une véritable relation. Il n’était pas habitué, et ne savait pas trop quoi penser. Lui qui avait l’habitude de courir dans tous les jupons qui se présentaient à lui se voyait contraint de jurer fidélité à une seule femme, femme qu’il appréciait en plus de cela. Il avait déjà apprécié ses maîtresses, et même son aventure avec Worthington avait été aussi longue que plaisante, mais là, il avait l’impression que cela débordait sur une amitié sincère et il était perplexe. Il eut envie de lui dire qu’il était bien heureux que ses sentiments soient clairs mais cela aurait été tellement gros qu’il se serait trahit. Alors il ne répondit pas. Il enchaîna plutôt sur autre chose.

Quelque chose d’un petit peu plus délicat, il fallait bien l’admettre. Il avait posé la question de but en blanc, la cigarette coincée entre ses lèvres comme un voyou de quartier. Aliénor l’observa un moment, surprise sans doute et il ne la lâcha pas du regard. Elle l’informa qu’elle était fiancée à Christian Travers et pour seule réaction il leva les yeux au ciel. « J’ai assisté au mariage de son frère Niclas, c’était particulièrement ennuyant » lui dit-il dans l’espoir de la faire légèrement sourire. Il lui dit que lui-même avait été fiancé, mais Aliénor ne semblait pas animé par l’espoir que son père annule tout. Elle lui fit part de ses doutes, et Basil se baissa pour éteindre sa cigarette par terre. Il se releva et d’un coup de baguette, fit disparaître toute trace de celle-ci. « Pour le moment, comme vous dîtes. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas l’esprit totalement perverti que vous pouvez avoir confiance en lui. Il est facile de tomber dans le trou lorsqu’on est en équilibre sur une seule jambe. Vous n’avez pas de chance d’être née femme dans ce monde-ci. Il vous reste toujours un an pour réfléchir à ce que vous allez faire en sortant de Poudlard. Mais faîtes attention, à trop attendre vous pourriez vous retrouver mariée à un homme que vous ne voulez pas et vous n’aurez dès lors aucun moyen de lui échapper » dit-il en pesant lourdement ses paroles de sa voix grave.

Il se retourna vers elle, et mit les mains dans ses poches. « C’est ici que je vous laisse, Miss Fawley, je crois que notre conversation a été fructueuse » lança-t-il avant de sortir sa baguette pour transplaner. « Si vous désirez que nous discutions à nouveau ou que vous souhaitez simplement m’envoyer un hibou, écrivez au 8 Lavington Street à Londres ».
« Je vous souhaite une agréable fin de soirée » lui dit-il. La seconde d’après, il avait transplané.
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MessageSujet: Re: "Visite préventive" [Allie&Basil] Mar 1 Aoû - 11:37

Mystérieuse Entrevue


- J’ai assisté au mariage de son frère Niclas, c’était particulièrement ennuyant, répliqua mon oncle aussitôt ma réponse formulée.
Cela m’arracha un sourire. J’imaginais bien que, pour lui, cet homme qui rejetait les traditions de son monde, un tel évènement était d’un ennui affligeant. Ç’aurait dû l’être pour moi aussi à vrai dire et nul doute que si ce mariage avait été célébré dans une autre famille, unissant d’autres personnes, je l’aurai trouvé tout autant ennuyeux. Mais à vrai dire, ce jour-là, je n’avais pas eu le temps de compter les niffleurs. Bien que nous n’étions pas liés par le sang, les Fawley et les Travers étaient très proches. Aurélius et Niclas avaient été élevés par les mêmes nourrices, avaient appris du même précepteur. Et Forsyth, le père de Niclas, était mon parrain. Autant dire qu’en assistant à ce mariage, je n’avais pas eu le droit au moindre faux pas. J’avais dû surveiller et mes paroles et mes gestes. J’avais dû paraître comme la digne fille de mon père et c’était chose ardue pour quelqu’un comme moi.
- Espérons alors que mon mariage avec Christian n’ait jamais lieu. Je m’en voudrai de vous importuner avec ces sottises.

Non, ce n’était pas des sottises. Basilius ne me le rappela que trop bien. C’était la chose la plus sérieuse qui pouvait m’arriver et le jour où elle arrivera, il sera trop tard pour reculer et espérer une échappatoire.
Là encore, mon oncle avait raison. Je le savais parfaitement. C’était le genre de discours que j’avais tenu à Cassie à propos d’Evan, le neveu de Basilius justement. Je lui avais dit de se méfier, de le tenir éloigné le plus longtemps possible pour lui permettre de s’assurer un avenir meilleur. Mais il fallait croire qu’il était toujours plus facile d’avoir les idées claires lorsque le sujet ne nous concernait pas directement, ce qui, malheureusement, n’était pas mon cas avec Christian.

Basilius avait déjà écrasé sa cigarette par terre et eut le bon réflexe d’en faire disparaître toute trace. Je le remerciais sobrement. Mes parents n’apprécieraient certainement pas de voir qu’on avait fumé sur le perron en leur absence, pas plus qu’ils ne supporteraient pas de sentir que j’embaumais la fumée âcre. Basilius avait bien agi, ne laissant rien au hasard.
Mettant ses mains dans ses poches, il se tourna vers moi pour annoncer son départ. Je n’allais pas le retenir, mes parents allaient certainement rentrer d’ici à quelques minutes et comme il le fit remarquer, notre conversation avait porté ses fruits. Il me donna son adresse à Londres dans l’éventualité où je voulais le rencontrer à nouveau ou lui envoyer un hibou pour discuter. J’hochais la tête pour lui signifier que je n’oublierai pas.
- Merci Basilius. Merci pour tout, lui lançais-je alors que déjà il descendait la volée de marches du perron.
- Je vous souhaite une agréable fin de soirée.
Je voulus lui répondre mais déjà il avait transplané. Cela me fit sourire. C’était un homme bien mystérieux, ce Basilius Carrow mais j’avais eu tort de ne pas le croire quand il se disait de mon côté. Heureuse d’avoir eu une telle conversation avec lui, le cœur léger, je passais le pas de la porte que je refermais derrière moi.
Je n’étais plus seule dans mon combat.

©️ GASMASK


Citation :
Merci pour le RP, c'était vraiment super Coeur

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  • Faire une réponse dans laquelle le nom de votre personnage n'apparait pas - 2 dragées

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"Visite préventive" [Allie&Basil]

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