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T’es une cracmolle ou un niffleur ? | KIERAN

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MessageSujet: T’es une cracmolle ou un niffleur ? | KIERAN Lun 17 Juil - 19:03

« Hé ! J’suis pas une voleuse ! Dégage tes sales pattes de mon sac ! » hurla une petite voix aigüe et alcoolisée de l’autre côté des barreaux. Oona avait plus le ridicule d’un macaque cramponné aux barreaux que d’un lion faisant les cents pas en cage et cela n’aidait pas la crédibilité de son discours. L’agent de police magique lui lança un regard suspicieux et commença à sortir sous ses yeux le contenu de son sac à main qui avait subi un sortilège d’extension. Portefeuilles. Bijoux. Gallions. Le policier et son collègue éclatèrent d’un rire gras. « T’es une cracmolle ou un niffleur ? » « LA FERME ! » s’énerva-t-elle en assénant à sa cage un coup de pied qui lui broya le petit orteil. Elle s’éloigna en boitillant avec ce qui lui restait de dignité sur le banc de fortune installé dans l’autre coin. Elle ne jeta aucun regard aux malfrats sorciers enfermés dans des cages diablement plus sécurisés que la sienne. Elle était presque sûre que sa cellule servait aussi de chenil aux créatures errantes quand elle n’accueillait pas de cracmols car elle puait le boursouf mouillé. Elle croisa ses bras boudeurs de gamine et admit enfin son tort. « J’suis peut-être une voleuse mais le sac est à moi ! » concéda-t-elle en s’allongeant comme une âme en peine en se protégeant de l’agressive lumière d’un bras mollement replié sur son visage. La fierté de Oona était mise à bien rude épreuve. Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait derrière les barreaux - c’était à vrai dire intervenu un nombre fou d’autres fois ! - mais la procédure était habituellement très simple. Elle admettait ses larcins et laissait les policiers lui reprendre ses dus les plus indus. Elle signait un papier par lequel elle s’engageait à payer une honorable amende. Et puis elle envoyait l’amende à son frère. C’était bien les seules nouvelles qu’il recevait d’elle mais bon, il allait pas s’en plaindre, il savait qu’elle était vivante comme ça …

La présente situation était tout à fait épineuse car il s’avérait que le sac à main lui appartenait bien ou, plus exactement, appartenait à feu sa maman. Ces crétins de policiers magiques - jugeait-elle ! - ne la croyait évidemment pas puisqu’ils jugeaient douteux qu’une cracmolle ait pu lancer un sortilège d’extension. Il semblait donc à la jeune fille que deux solutions peu réjouissantes s’offraient à elle. Premièrement, elle pouvait mentir et abandonner là son sac à main et renoncer au dernier souvenir familial qui lui restait et, tout bien considéré, n’était-ce après tout pas ce qu’elle cherchait à faire depuis ces dernières années ? Deuxièmement, elle pouvait appeler son grand-frère et, autant dire qu’avec le savon qu’il lui passerait, elle retrouverait à la fois ce bon vieux Kierán et la voix de tous leurs ancêtres dans ses reproches. « Oh puis par le toupet de Barkwith, pourquoi j’me pose cette question ? » marmonna-t-elle enfin avant de se relever d’un seul coup. Kierán lui manquait et elle avait envie de le revoir - au diable les circonstances désastreuses -  alors elle siffla le policier qui montait la garde. « Hé l’gras du bide, si tu me crois pas pour mon sac, t’as qu’à convoquer Kieran Aloysius Graves, c’est mon grand frère et il travaille au département des mystères ! » se mit-elle à fanfaronner joyeusement. Le policier fronça des sourcils surpris et se gratta l’arrière du crâne. « Attend, t’es la gosse dégénérée de Callaghan Graves ? J’savais pas, j’vais t’laisser sortir ! ». Il s’excusa du regard et commença à se tâter les poches à la recherche de sa baguette encore posée sur son bureau. Quoi ? Elle pouvait sortir ? Juste comme ça ? Pourquoi n’avait-elle jamais essayé cette technique avant ? Elle tapa du pied et reprit capricieuse. « Non j’ai dit tu fais venir mon grand frère, c’est trop te demander que tu fasses ton job ? ». C’est qu’elle avait carrément envie de revoir Kierán mais était bien trop fière pour lui laisser penser qu’elle ne retournait pas vers lui contrainte et forcée par la nécessité …

Elle trépignait déjà d’impatience derrière ses barreaux.

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MessageSujet: Re: T’es une cracmolle ou un niffleur ? | KIERAN Mar 18 Juil - 11:59


"T'es une cracmolle ou un niffleur ?"
L’appartement était sombre, les lumières éteintes, et le léger son d’une respiration cadencée résonnait dans une des deux chambres du lieu. Kierán Graves dormait aussi paisiblement qu’il le pouvait, un bras droit pendait mollement dans le vide alors qu’il ne bougeait pas.
Mais parce que c’était trop beau pour être vrai, une forme lumineuse pénétra dans la pièce dans un souffle et le langue-de-plomb ouvrit brusquement ses yeux bleus pour les poser sur le gros chien qui flottait en face de son lit. Dans la précipitation, il avait ramené son bras vers lui et s’était cogné la tête avec. Les oreilles bourdonnantes, il ne saisit que les mots « Police magique » délivré par le Patronus qui s’évanouit. « Hmpf » marmonna-t-il en passant une main sur son visage. Il resta de longue minutes à regarder le point désormais sombre où le patronus s’était tenu, l’esprit engourdit par un sommeil qu’il souhaitait désespérément prolonger.
Il s’habilla malgré tout avec hâte, faillit enfiler son tee-shirt à l’envers et oublier sa baguette, mais enfin, il fut prêt pour le départ et sortit de chez lui pour marcher jusqu’au poste de Police Magique. Les cheveux uniquement coiffés par un sommeil désormais lointain, Kierán marchait les mains fermées dans les poches pour lutter contre la fraîcheur qui l’assaillait de toute part. Si un simple charme pouvait le réchauffer et faire oublier la désagréable sensation de froid, rien n’effaçait les questions qui se bousculaient dans sa tête. Il ne lui semblait pas avoir bafoué la loi, ou tout du moins, pas assez pour être demandé au Poste de Police magique à deux heures et demi du matin. Se pouvait-il que sa tortionnaire de frangine ai encore fait une bêtise (non pas que cela soit exceptionnel bien entendu puisque c’était lui qui payait toutes ses amendes), mais une assez grosse pour être gardée au Poste toute la nuit ? Kierán avait l’impression d’être le tuteur d’un adolescent en pleine crise.  Mais malgré son agacement il ne pouvait pas s’empêcher d’être soulagé à l’idée de revoir sa cracmolle de sœur ce soir.

Un an qu’ils ne s’étaient pas vu, et qu’il ne la savait en vie que par les factures qu’elle lui envoyait, toujours avec une « délicatesse » qui lui était coutumière. Lui qui avait hérité de la fortune des Graves au grand désespoir de sa sœur, ne rechignait pas à payer ses factures et ne lui envoyait jamais de lettre de protestation. Oui il était agacé qu’elle ne prenne pas sa vie en main, qu’elle ne trouve pas un travail avec des vrais revenus, et qu’elle continue de voler comme une enfant gâtée chaque personne qui passait plus ou moins loin d’elle. Mais il s’en serait voulu de la laisser se débrouiller par elle-même. Il se disait (et sans doute à juste titre) que son père se retournerait dans sa tombe si c’était le cas. Ses yeux fatigués finirent par se poser sur la vitrine qui donnait l’impression qu’il s’agissait d’un dépôt abandonné. Il s’approcha et regarda une espèce de poupée décharnée pour lui parler de sa voix fatiguée : « On m’a convoqué au Poste de Police Magique ». « Votre nom ? », « Kierán Graves », « Entrez ». La porte à côté de lui sembla disparaître et il la traversa pour se retrouver dans un endroit lumineux où la vie s’agitait de toute part. Depuis le monde extérieur, il était absolument impossible de s’imaginer qu’il y avait une telle agitation dans un dépôt tel que celui-ci. Mal-à-l’aise et se sentant de trop, il s’avança vers l’accueil pour être dirigé. Mais il n’y avait personne, forcément sinon, ce serait trop simple. Il regarda autour lui pendant de longues minutes et finalement un homme vînt le voir : « Kierán Graves ? » demanda-t-il d’une voix tellement bourrue que le jeune homme eut du mal à comprendre son nom. « Euh, oui ? » répondit-il ses mains toujours enfoncées dans ses poches. « Vot’ sœur est dans une des cellules, on a retrouvé un sacré pactole dans un sac qui a sans doute été volé aussi » lui lança l’homme. Agacé, l’Irlandais répondit bien sèchement : « Le sac est à elle ». Il commençait à le savoir qu’elle avait pris le sac de leur défunte mère pour ses petites affaires de vol. « Ouais, c’est c’qu’elle nous a dit, mais comme on était pas sûr, on préférait vous demander. Vous réglez l’amende ici ou on vous envoie une lettre ? » lui demanda-t-il en lui offrant un sourire bien peu agréable à regarder. « Ici » marmonna Kierán avec la désagréable impression d’être prit pour un pigeon. Sans aller jusqu’à dire que c’était à contre-cœur parce qu’il voulait vraiment aider sa sœur, l’héritier Graves paya l’intégralité d’une amende qu’Oona était incapable de régler en grimaçant. Il avait l’impression que ses larcins lui coûtaient de plus en plus chers mais sa sœur pouvait remercier Merlin de ne pas lui avoir donné un frère radin. Le Policier Magique remplit un papier qu’il lui donna et l’invita à le suivre, ce que le langue-de-plomb fit sans rechigner. Il aurait très bien pu laisser sa sœur ici et la laisser se débrouiller mais cela ne ferait pas parti de ses principes. Des dizaines de cellules s’alignaient avec un bureau au milieux de la pièce tandis qu’il s’appuyait contre l’encadrement de la porte, le visage toujours fatigué du réveil violent qu’il avait eu. Il se demanda un moment à quoi cela servait qu’il reste parce qu’après tout, après un an sans se parler il se disait qu’il devait être la dernière personne que sa cadette voulait voir. Mais il restait là, comme animé par un mince espoir qu’Oona n’allait pas l’envoyer paître copieusement. Lorsqu’enfin le policier magique raccompagna sa petite sœur, Kierán se sentit un peu mal-à-l’aise. C’était comme si ce sentiment ne le quittait pas depuis qu’il avait mis un pied dans cet entrepôt d’apparence désaffectée. Un peu maladroitement, il la salua : « Salut ». Il était plus blasé qu’autre chose. Blasé de ne pas avoir vu sa sœur pendant un an parce qu’elle était légèrement instable, et blasé aussi d’avoir été réveillé pour venir la chercher et payer une amende qu’il n’aurait en fait, jamais dû payer. « Allez viens, on se casse » marmonna-t-il, animé par la seule envie de retrouver son lit.
Codage par Libella sur Graphiorum



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MessageSujet: Re: T’es une cracmolle ou un niffleur ? | KIERAN Aujourd'hui à 20:10

Toujours enfermée derrière des barreaux d’acier, Oona restait aux aguets. Un grand sourire égayait son visage dès que le policier passait devant elle avec sa baguette. Mais ce n’était jamais sa cellule a elle qu’il ouvrait. Il ne manquait plus que cela pour la faire ronchonner. Elle vit partir quelques uns de ses camarades de mauvaise fortune et en salua certains qu’elle connaissait bien à force d’un morne signe de la main (Salut Merle ! Déjà sorti de désintox Mitch ? Faudra trinquer Lovelace !). Elle avait beaucoup bourlingué dans les petites frontières du pays ces dernières années et particulièrement dans les allées de la capitale qu’elle avait retrouvé depuis plusieurs semaines. Elle avait crashé chez des mecs qu’elle fréquentait, puis chez les amis des mecs qu’elle fréquentait et qui devenaient à leur tour les mecs qu’elle fréquentait. Elle s’était habituée à mener une vie aussi dissolue et à vrai dire tout ne se passait pas si mal jusqu’à ce qu’elle atterrisse dans une étrange colocation de moldus. On la voyait plus généralement traîner ses casseroles du côté sorcier de la ville que du côté moldu et elle trouvait cette partie de la population bien étrange. Elle n’était pas chez eux depuis deux jours qu’elle avait déjà envie de s’arracher ses longs cheveux fins de la tête. Ces espèces de fous faisaient la vaisselle à la main. Elle préférait quant à elle plutôt manger dans le plat et avec les doigts que de se retourner un ongle sur une assiette glissante de mousse. Le verrou de sa porte sauta finalement et elle s’empressa de récupérer son sac - tristement allégé des fruits de ses larcins - qu’elle arracha au policier non sans lui lancer un regard noir. « C’est de l’abus de pouvoir ! » se défendit-elle encore car, toute cracmolle qu’elle était, elle avait toujours eu l’impression que tout pouvoir qui n’émanait pas de sa personne à elle constituait un abus. Pas étonnant qu’elle soit fâchée avec le monde donc. Elle serra le sac de sa défunte mère contre elle comme le bien précieux qu’il était et défia d’un regard la figure d’autorité d’oser le lui reprendre. Elle se laissa escorté sans autre difficulté jusqu’à son grand frère qui l’attendait au détour du couloir. Il la salua de son air blasé qu’elle lui connaissait bien et qui lui déclencha à elle un petit rire amusé. Il n’avait pas changé et la dépassait toujours de plus de deux têtes. « Eh bah t’as l’air crevé, tu travailles trop mon grand ! » le salua-t-elle à son tour et selon ses manières d’une provocation avant de lui emboîter le pas. Le poste de police magique était foutrement lumineux et c’en était un peu trop pour sa photosensibilité de gueule de bois. La cracmolle n’était pas encore sortie du poste qu’elle enfonçait déjà le bras dans son sac jusqu’à l’épaule à la recherche de quelque paire de lunettes de soleil dérobé pour se protéger ses yeux clairs … mais rien … il n’y avait plus rien. « Ils m’ont tout pris ces fils de goule ! » se plaignit-elle très audiblement en passant devant l’accueil.

Kieran poussa enfin les portes du relais sorcier et sa petite sœur s’engouffra derrière lui dans la nuit plus fraîche. Elle s’arrêta pour le contempler à la lumière blafarde des réverbères en plissant les yeux car elle cherchait à déceler s’il était bien réveillé. C’est qu’elle trouvait étrange qu’il n’ait pas explosé. « Bon - elle n’allait certainement pas attendre que ça arrive - on va où maintenant ? Greenwich ? Soho ? On s’est pas vus depuis miiiiiille ans Kieran ! Laisse moi te payer un verre ! Ou encore mieux laisse moi commander des verres que tu nous payes ! ». Et elle rit de bon coeur - toujours un peu fêlée dans sa tête - en commençait à le tirer par la manche pour le conduire elle ne savait vraiment où. Oona était une vraie noctambule et partageait davantage le rythme des hiboux que de ses congénères humains. Ce n’était pas dans ses habitudes de se coucher avant que le soleil ne se lève. Et puis ils étaient des Irlandais alors ils devaient bien lever leur pinte à ces fraternelles retrouvailles pour ne pas faire honte à leur ancêtres.

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