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Wrong way. Again. • ft. Raven

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SERPENTARD
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MessageSujet: Wrong way. Again. • ft. Raven Jeu 20 Juil - 18:43

Wrong Way



Mais qu’est-ce que tu foutais là, sérieusement, dans une cabine téléphonique avec un panier repas à la main ?
Il faisait bien trop chaud pour sortir par cette après-midi de mi-juillet mais tu étais quand même là, à suer en essayant de te rappeler la série de numéro que tu devais taper sur le combiné. Et à vrai dire, tu n’y mettais pas du tien. Non mais sérieusement, ta mère n’aurait pas pu choisir quelqu’un d’autre ? Genre Sven ? Ou Nina. Qu’importe. Un des deux.

Ton père vous avez envoyé un message en début d’après-midi, indiquant qu’il avait beaucoup de travail à abattre pour demain et qu’il resterait tard au bureau. Disant que vous ne deviez pas l’attendre pour manger, il n’avait toutefois pas précisé s’il mangerait à pas d’heures une fois rentré ou s’il se débrouillait. Et paradoxalement, alors que ta mère était quelqu’un de si stricte et sévère avec vous, ses enfants, elle avait aussitôt délaissé la rédaction de son article pour la Gazette et c’était mise aux fourneaux ! Ahurissant ! Chose assez rare pour être soulignée car d’habitude, car quand ce n’était pas votre père qui vous faisait des plats divins le dimanche, c’était Wun, votre doux elfe de maison qui s’occupait de la cuisine.
Un doux fumet s’était élevé de la cuisine, éveillant ta curiosité car tu n’avais jamais soupçonné que ta mère sache cuisiner, et bien, apparemment ! C’était peut-être ça qui t’avait perdu car, quittant le confort de ton lit et ta lecture prenante, tu t’étais dirigé vers la cuisine. Bien sûr, ça n’avait pas loupé et ta mère t’avait jeté un négligeant « Et bah Njal ! Tu iras apporter ça à ton père. »
Tu eus envie de lui lâcher un « sérieusement ? » mais tu t’abstins, connaissant bien trop ta mère pour savoir qu’elle n’aurait pas apprécié. Pas du tout. Et quelques minutes plus tard, tu dus prendre le panier à contrecœur et tu bravas la chaleur jusque-là.

Bon. Le code maintenant. Car même si tu n’avais pas envie de livrer le paquet, tu espérais tout de même qu’il fasse plus frais quelques mètres plus bas.
Tu étais déjà venu une fois, peut-être deux, au Ministère mais jamais tu n’avais eu à composer le code toi-même, ton père t’accompagnant toujours. Oh bien sûr, il avait dû te le dire. C’était certain même. Mais ce n’était pas la même chose une fois que tu étais confronté seul à la tâche. Tu te mis à réfléchir comme lors de ton BUSE d’étude des moldus (ce qui n’avait pas été très concluant, malheureusement). Si tu ne trouvais pas bientôt la combinaison, un moldu passant par-là allait se demander ce que tu faisais dans cette cabine alors que tu ne téléphonais même pas ! Aller … Le code. Le code. Le code … Siiix ? Deuux ? Ah oui, c’était ça ! 62442 ! Aussitôt le code composé, la cabine s’enfonça dans le sol, te menant au Ministère de la Magie.

Suivant le flot toujours ininterrompu de visiteurs et d’employés, tu dépassas rapidement la grande statue érigée à la gloire des sorciers. Tu tentais tant bien que mal de cacher ton paquet à la vue de tous, tu te sentais vraiment idiot avec et tu craignais que quelqu’un te hèle en te demandant ce que tu faisais là avec ça. Tu te voyais mal lui répondre « J’viens apporter le diner à mon père ». Tu avais seize ans, pas huit et ce n’était vraiment pas sérieux comme situation. Non vraiment, Sven aurait été plus qualifié que toi.
Te faisant tout petit, tu glissas dans un ascenseur bondé et fort heureusement, personne ne fit attention à toi. Oui mais voilà, toi, tu ne fis pas non plus attention aux numéros qui défilaient au-dessus des portes de l’ascenseur, ceux qui indiquaient les étages. Et persuadé d’être arrivé au bon étage, tu sorti, seul, de l’ascenseur. Tu déambulas alors dans les couloirs, cherchant le bureau de ton père. Que tu ne trouvas pas. Tu étais pourtant certain d’être au bon étage et, avec obstination, continuas ta route. Droite, gauche, gauche, droite, les couloirs s’enchainaient et tu perdis vite le chemin du retour. Il n’y avait vraiment qu’à toi que ça arrivait ces choses-là ! Soupirant longuement, tu décidas de faire demi-tour mais dans le dédale d’allées, tu ne sus retrouver le chemin et t’enfonças plus encore dans l’étage.
Il fallait te rendre à l’évidence : tu t’étais perdu ! Mais, trop fier pour demander ton chemin et incapable de retrouver l’ascenseur, tu ne risquais pas d’arranger ton cas. Tu trouvas un escalier de service et, trop heureux de pouvoir changer d’étage car vraisemblablement, celui-ci n’abritait pas le département de la coopération magique internationale, tu l’empruntas. En haut ou en bas ? Étant donné que tu n’avais aucune idée d’où tu te trouvais, ça n’avait pas d’importance. Tu montas donc. Un étage plus haut, tu ouvris la porte et fis quelques pas. Tu observais les gens, leurs rythmes de travail effréné. Des lettres volaient en permanence, t’obligeant par moment à te baisser pour ne pas te faire crever l’œil par ses avions en papier bien trop pressés. Au bout de quelques minutes, tu jugeas que ça n’avait rien de la coopération magique internationale, notamment car tu n’avais capté aucune langue étrangère et encore moins le norvégien de ton père, cette langue qui était si chère à ton cœur. Excédé, tu juras dans ta langue natale et t’engouffrais à nouveau dans la cage d’escalier.

Direction un nouvel étage.

Un peu plus haut encore, tu recommenças ton manège. Enfin, tu voulus le recommencer. Car à peine eus-tu passer la porte de la cage d’escalier qu’une voix féminine mais non moins autoritaire te héla. « Jeune homme, s’il-vous-plait ! » Aïe … Ce que tu redoutais le plus venait de se produire. Quelqu’un t’avait repéré et pire même : ce quelqu’un engageait la conversation qui, de toute évidence, n’allait pas être portée sur des banalités. Pendant un instant, tu fus tenté de faire la sourde oreille et de continuer ton chemin mais tu jugeas que ce n’était pas très prudent. Par les temps qui courraient, un intrus qui s’enfuyait dans le dédale du Ministère, un paquet étrange à la main, serait rapidement suspecté de terrorisme ou autre chose tout aussi réjouissante.
Est-ce que, pour autant, tu allais avouer ce pourquoi tu étais là et surtout pourquoi tu trainais avec un air de niffleur louche à cet étage ? Rien n’était moins sûre.
Tu te retournas alors, adoptant une attitude décontractée (qui ne trompait personne, on ne va pas se mentir, Njal. Tu étais si stressé que tu sentais ton cœur battre dans tes tempes). Tu optas pour un sourire léger, pas moqueur, ça non, mais accueillant et cordial. Aussi peu naturel que ton attitude générale. « Oui ? … » lui répondis-tu sur un ton innocent tout en sachant que tu allais te faire allumer.

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J'espère que ça te convient comme début ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Ven 21 Juil - 16:37

Une nouvelle journée commençait à nouveau, et je voyais ma détermination croître au fur et à mesure que les dossiers se bouclaient. Malheureusement, il restait encore du pain sur la planche. Le métier d’Auror n’était pas de tout repos, et rares étaient ceux qui se prenaient des petites vacances au soleil. Chacun avait conscience que la menace était de plus en plus grande et qu’il fallait constamment être sur ses gardes. J’en étais persuadée, ce n’était que le début. Le début de quelque chose de mauvais et de maléfique. Je n’étais pas très sereine quant à l’avenir de nos enfants. Déjà que le temps présent se faisait de plus en plus pesant, alors le futur allait sûrement être oppressant pour eux. Je soupirai un instant. Je n’étais pas de nature pessimiste, car j’aimais toujours voir le bon côté des choses, mais il fallait être réaliste, un moment ou un autre. Et je l’étais. Je ne me leurrais pas, comme certains collègues au Bureau ou comme Vince, tout simplement. Précédemment à l’inauguration du Musée, notre réunion m’avait fait prendre conscience à quel point notre Chef ne remplissait pas si bien que ça ses fonctions. Les ordres venaient bien sûr de plus haut, de la Ministre elle-même, mais il était tout de même le commandant de l’élite des sorciers. Le résultat avait été au niveau de ses capacités : des morts et des blessés graves. Tout ça parce qu’ils n’avaient pas pensé une seule seconde un attentat du camp ennemi. Et lorsque j’avais engagé la question, je m’étais fait crachée dessus. Au final, j’avais eu raison. La seule récompense que j’avais eue avait été un lit d’hôpital.

Je soupirai un instant. Voilà quelques minutes que mes yeux se baladaient sur les lignes sans réellement lire les mots. Je fermai les yeux en expirant lentement et calai mon dos le dossier en y posant ma tête. Je me sentais extrêmement lasse, comme si mon corps était plombé par des poids, m’empêchant de me concentrer. Mon bureau était aussi silencieux qu’une Mandragore endormie, et j’allais finir par prendre le même chemin si je continuais comme ça. Mais je n’arrivais pas à bouger un petit doigt, et mon regard fixait d’un air ennuyé la porte en face de moi. J’espérais que personne n’entre à ce moment-là et me découvre dans un tel moment de distraction et de paresse. J’étais tellement fatiguée… Je regardai rapidement l’heure sur mon bureau. Il était presque midi, et je n’avais toujours pas mangé. Bientôt sept heures que j’étais là, et j’avais dû prendre seulement une ou deux pauses. Quand j’étais lancée, j’étais lancée. Bon. Il fallait que je bouge. Mais mes yeux se fermaient petit à petit, et j’assistais à mon entrée dans le royaume des songes, impuissante.

Deux heures plus tard.

Je me réveillai dans un sursaut, en panique. Quelle heure était-il ? Quel jour étions-nous ? Où étais-je ? Que faisais-je affalée dans mon siège ? Je me redressai brusquement, une chance que mon dos soit guéri. Je me massai la nuque en grimaçant et écarquillai les yeux en voyant l’heure. 14h. J’avais dormi deux bonnes heures, un sommeil sans rêve, mais une grosse sieste tout de même. J’émis un juron et me levai. Il fallait tout de même que je mange quelque chose. Ou que je prenne un café pour tenir. Après mûre réflexion, je me dis qu’un café allait suffire. J’enfilai rapidement mon tailleur beige et remis quelques mèches de cheveux en place. Je les avais coupé il n’y avait pas si longtemps que ça, mais je les connaissais. Ils repoussaient à la même vitesse d’un virage de Nimbus 2000. Alors autant anticiper un peu. En me pressant un peu, j’ouvris la porte et la refermai précautionneusement derrière moi, sans oublier ma baguette que je plaçai dans ma manche gauche. Mes talons résonnaient dans les couloirs tandis que je partais à la recherche de la machine à café du Ministère. Je finis par la trouver, et c’est bientôt avec un verre à la main que je me baladais au niveau du Département de la Justice. Je me mis dans un coin où je pouvais être tranquille, tout en gardant un œil sur les gens qui passaient, ne faisant pas attention à moi. Il y avait beaucoup moins d’employés en ce mois, étant donné que pour les vacances, nombre d’entre étaient partis. À la Justice, les Aurors faisaient un peu bande à part et étaient ceux qui prenaient peu de vacances. Kingsley était allé animer une activité à la croisière. Il s’était proposé. Ce genre de trucs, ce n’était pas trop pour moi. Je portai mon verre à mes lèvres lorsque, sur le côté, un petit mouvement futile attira mon attention. Un jeune homme, qui ne devait pas avoir plus de 16 ans, semblait complètement perdu et regardait à sa droite, à sa gauche, sans pourtant bouger d’un poil. Un sac à la main, ses yeux se baladaient de partout mais ils ne semblaient pas trouver de réponse. Ce n’était pas comme si c’était le premier à se perdre dans ce dédale. Je m’étais souvent plain que les différents niveaux n’étaient pas assez bien indiqués.

Sans le lâcher des yeux, je pris ce qu’il me restait de mon café et jetai mon verre en plastique dans une poubelle non loin, puis marchai en sa direction. J’avais l’impression d’avoir le devoir d’aider cette jeune âme en détresse. Alors qu’il allait repartir dans les escaliers, je l’interpellai. « Jeune homme, s’il vous plaît ! » Le jeune homme resta quelques instants sans rien faire puis, lentement, se retourna pour me faire face, un joli sourire sur son visage. « Oui ? … » Je lui souris en retour. Malgré son air calme et détendu, son attitude précédente ne laissait planer aucun doute sur son grand sens de l’orientation. « Il me semble que vous cherchez quelque chose. Puis-je vous être utile en quoi que ce soit ? » Un étudiant de Poudlard, certainement. Son visage me disait vaguement quelque chose, il me semblait l’avoir croisé durant ce cours de Défenses Contre les Forces du Mal dans lequel j’étais intervenu, grâce à Asterion.
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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Ven 21 Juil - 18:25

Wrong Way


Mais qu’est-ce que tu foutais là, franchement ?
Si déjà tu avais passé les deux dernières heures à te le demander et plus encore depuis que tu déambulais comme une âme en peine dans les couloirs du Ministère, cette question revenait en force dans ta tête à présent. Encore et encore. C’était exactement le cas de figure auquel tu ne voulais pas te confronter et voilà qu’il se rappelait à toi de la pire des façons. Herregud … Pourquoi est-ce qu’on ne voulait jamais te laisser tranquille ? Ta mère déjà, ton père aussi parce que sans lui, rien de tout cela ne serait en train de se passer et cette femme maintenant.
Et quelle femme ! Grande, un visage attirant encadré par des cheveux d’un noir de jais. Elle aurait pu être l’objet des rêves fiévreux de beaucoup de tes camarades. Des tiens ? Ah ! Non. Certainement pas. Mais tu devais avouer qu’en te retournant, tu fus saisi par le charisme que dégageait cette femme. Bon, d’accord. C’était le stress aussi. Beaucoup. Mais pas que ! Elle était impressionnante. Oui, charismatique, c’était le mot.

Poli, tu lui avais répondu d’un oui que tu trouvais lamentable. La gorge serrée par le stress, ta voix avait pris un ton aigu détestable, celui d’un garçon qui n’aurait pas encore mué. Heureusement, sur un mot aussi simple que « Oui » il avait peu de chance pour que ton accent brut ne se fasse entendre.
Pendant un instant, tu espéras qu’elle te demande quelque chose d’inutile, je ne sais pas moi, le temps qu’il faisait dehors (parce que oui, à six pieds sous terre, les agents du Ministère ne devait pas vraiment voir le soleil) mais non, elle s’obstina à te demander ce que tu faisais là : « Il me semble que vous cherchez quelque chose. Puis-je vous être utile en quoi que ce soit ? » Non. Ce n’était pas vrai, tu n’étais absolument pas perdu. Pas du tout. Elle devait se méprendre. Non, vraiment, tu te demandais bien ce qui pouvait la pousser à dire une telle chose. « Non, ne vous inquiétez pas. Je sais exactement où je vais. » Hein ? Hva ? Mais pourquoi, par Odin, tu lui sortais un truc comme ça ?! Ça ne trompait personne, elle avait bien vu que tu t’étais lamentablement perdu ! Mais non, tu t’étais dit que c’était une bonne idée.
Après lui avoir répondu en gardant toujours le même sourire cordial et mielleux, tu ne sus pas quoi faire. Bah oui, c’est malin … Tu restas figé, une seconde, peut-être deux, à te demander ce que tu venais faire. Non mais sérieux, elle n’aurait pas pu rester à son bureau, la madame, pour faire son boulot ? Décidément, les anglais n’étaient pas des bourreaux de travail. Et voilà que ça te retombait dessus. Quelle journée de merde …

Là-dessus, tu te retournas et, sans demander ton reste, tu partis droit devant toi. Geste étrange puisque, quelques instants auparavant, tu voulais retourner dans la cage d’escalier. Ouais. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne vienne pourrir ta journée déjà bien catastrophique. Est-ce que la femme avait vu ton changement soudain de destination, prouvant une fois encore que tu n’avais aucune idée d’où aller ? A vrai dire, tu t’en fichais royalement mais la réponse ne t’aurait pas plu.
Toujours est-il tu te continuas ta route à travers l’étage et bifurquas à droite, dans un nouveau couloir de ce dédale immense. C’était tout à fait britannique ça, d’ailleurs. Ça ne serait venu à personne en Norvège de construire un bâtiment aussi labyrinthique … Tu ne te retournas pas pour voir si la femme te suivait et pour dire vrai, tu espérais que ta réponse l’avait tellement surprise qu’elle serait restée en plant. Il ne restait plus qu’à prier pour qu’elle n’appelle pas la sécurité.
Déterminé à trouver une autre issue (car tu étais à présent certain que cet étage n’était celui que tu recherchais), tu traças tout droit, ne prenant à droite ou à gauche que lorsque tu y étais obligé. Mais il n’y avait pas d’escalier ou d’ascenseurs. Des portes, des bureaux et encore des portes. C’était à en devenir fou !

Il n’y avait rien pour te sortir de cette impasse ici. Alors, jurant une nouvelle fois en nynorsk, tu fis demi-tour jusqu’au précédent croisement. Enfin … C’était ce que tu espérais faire. Car, sans trop savoir comment (juste à cause de ta malchance, disons les choses), tu te retrouvas à ton point de départ. Tu tournas la tête à gauche et … Par Loki ! La femme était toujours là. Elle n’avait pas bougé. Le coup du « J’te plante là et tu bouges surtout pas, d’accord ? » avait marché du feu de dieu. Un peu trop, en fait. Et si la grande dame n’avait pas bougé, elle te regardait toujours. Vos regards se croisèrent et bien que tu essayas de lui adresser le même sourire qu’avant, tu en fus incapable. Tu avais eu de la chance qu’elle ne te fasse pas passer un sale quart d’heure il n’y a même pas deux minutes mais maintenant, tu étais bon pour y passer.
Fuir ? Il y avait encore un couloir derrière toi, c’était tout à fait possible. Peut-être que, cette fois, cette issue te mènerait à un ascenseur. Oui. Il fallait y croire. De toute façon que voulais-tu faire ? Revenir vers elle et lui minauder un truc du genre « Ouais nan, pardon. J’me suis perdu, vous avez raison… » ? Maintenant que tu lui avais dit que tu savais parfaitement où tu allais, tu ne pouvais pas faire machine arrière. Par fierté, oui, mais surtout pour garer un minimum de cohérence. En plus, cette femme devait déjà être en train de te juger alors ce n’était pas la peine d’aggraver ton cas !
Alors, faisant comme si tu ne l’avais pas vu (ce qui était totalement faux, tu l’avais vu aussi bien qu’elle t’avait vu), tu pris à droite, essayant de paraître décontracter en marchant car la femme pouvait te voir tenter de prendre la tangente de la pire des façons. Et nul doute que cette fois, elle n’allait pas rester planter là. Tu allais l’avoir sur le dos.

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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Dim 23 Juil - 18:45

J’avais un peu le don de repérer ceux qui semblaient avoir besoin d’aide. C’est ainsi que j’avais pu repérer le jeune Rozen dans les couloirs du Ministère et que j’avais pu l’aider à retrouver son chemin. Et avoir une petite discussion avec lui, par la même occasion. Et ce jeune homme, à peu près du même âge que le fils de mon collègue Hans, semblait être dans la même situation : perdu. Malgré le sourire confiant que son visage affichait, ses yeux, eux, montraient tout le contraire. Le déchiffrage du regard était un art que pratiquement tous les Aurors maîtrisaient, à force d’interrogatoires. Et son regard à lui montrait bien qu’il n’aurait pas dû être où il se trouvait en ce moment-même. « Non, ne vous inquiétez pas. Je sais exactement où je vais. » Son ton avait l’air encore plus confiant que son sourire. J’haussai un sourcil. Vraiment. Le garçon resta quelques instants planté devant moi les bras ballants, ne sachant que faire, puis se décida à faire demi-tour pour se diriger vers l’un des nombreux couloirs que possédait le Département de la Justice Magique. Son pas pressé, ajouté à la scène à laquelle je venais d’assister prouvait bien que le jeune sorcier ne savait pas où il allait. Et comme l’endroit qu’il venait de quitter était le seul pour accéder aux autres niveaux, nul doute qu’il allait finir par y revenir. Quelque chose me disait que ce Niveau n’était pas le bon et qu’il avait dû s’endormir dans l’ascenseur avant d’atterrir ici. Je croisai les bras et m’appuyai contre le mur en l’attendant. C’était marrant comme ce genre personne, que ce soit lui ou Alexandre, ainsi perdu à la recherche de l’endroit voulu du départ, me rappelait ma propre personne lorsque je venais de débarquer ici. J’avais été frappée par l’immensité du bâtiment, et assimiler le fait qu’il y avait autant de niveaux, autant de personnel, autant de sorciers et de directeur, cela m’avait fait prendre du recul et m’avait fait constater à quel point le monde était gigantesque comparé à ma propre personne. Je n’étais rien, une simple petite chose insignifiante aux yeux de la planète. Ainsi, j’avais pu relativiser, et si au début j’avais été complètement perdue, me trompant de niveau à chaque fois, j’avais gardé mon calme et, au bout d’un moment, le chemin avait fini par s’inscrire dans ma tête. Mon visage se retenait de sourire sous les amas de souvenirs.

Mais je n’eus pas à attendre trop longtemps que je voyais sa petite tête tourner à sa gauche et nos regards se croiser. Il sembla être surpris que je sois encore au même endroit et, sans réfléchir, il continua à marcher droit dans le quartier des Aurors. Je soupirai, amusée. Ce garçon était une véritable tête de mule. Voyons, il savait que je savais qu’il était perdu, alors inutile de jouer les fiers à bras. J’allais lui venir en aide, de toute façon. Je sortis de mon coin. C’est qu’il marchait vite, le jeune homme. Je soupirai de nouveau. Je n’avais nullement envie de courir ou de marcher vite. Alors je me transformai sous ma forme d’Animagus : le faucon pèlerin. Ni une ni deux, je me retrouvai dans les airs à battre des ailes et pris une impulsion pour le rattraper. Je me sentais tellement légère, ainsi. Mais pour l’instant, l’élève n’était pas encore dans mon champ de vision. Je tournais pourtant ma tête à droite et à gauche, et pourtant... Oh. Le voilà. Je souris, encore plus amusée, puisqu’il se trouvait à cinq pas de mon bureau. D’une nouvelle impulsion, je le dépassai en frôlant sa tête et, devant ma porte, me retransformai pour lui faire face. Me rendant compte que je lui avais fait peut-être un peu peur, je croisai mes bras et lui souris de façon chaleureuse en indiquant d’un signe de tête la petite plaquette d’or collée à ma porte qui indiquait mon nom. « À moins que vous ne vouliez rentrer dans mon bureau, je me doute que le Bureau des Aurors soit le lieu où vous souhaitez aller. » Je l’avais pris un peu au dépourvu ainsi, mais je n’allais tout de même pas laisser un adolescent se balader dans les couloirs du Ministère. Il allait finir par se retrouver au Département des Mystères, si cela continuait. Ou croiser des gens peu fréquentables qui allaient lui indiquer une direction vague et aléatoire. Il avait eu un peu de chance de tomber sur moi et non plus sur un autre sorcier qui s’en astiquait la baguette.
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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Dim 30 Juil - 18:30

Wrong Way


Marcher. Le. Plus. Normalement. Possible.
Ce n’était compliqué dans une situation normale. Mais ici, à ce moment-là, rien n’était normal. Ton sang battait bien trop vite dans tes tempes, tu avais horriblement chaud et si tu ne te calmais pas très vite, ton t-shirt allait rapidement être trempé de sueur.
Mais qu’importe ! Le plus important était que tu t’éloignes de cette femme, que tu quittes cet étage labyrinthique et que tu retrouves le bureau de ton père. Ou la surface. Oui, la surface, c’était bien mieux. Tu n’avais déjà pas envie de livrer son diner à ton père alors avec ce qui était en train de se passer, encore moins ! Et tant pis si ta mère te passait un savon. Il fallait pas pousser Merlin dans les filets du diable ! Tu étais bien gentil mais n’abusons tout de même pas. D’autant plus que ta mère savait parfaitement que cette tâche ne te plairait absolument pas …

Tu ne voulais pas te retourner de peur de voir encore la femme te toiser de son regard pénétrant. Elle te jugeait. Tu en étais certain. C’était certain. Et en plus de ça, elle ne tarderait pas à appeler la sécurité pour te faire dégager de là bien rapidement, toi et ton paquet suspect. Alors que tu essayais de marcher de la plus naturelle des façons, tu n’osais imaginer quel grabuge ça ferait. Le fils de l’ambassadeur de la CMS expulsé parce qu’il apportait le repas à son influent paternel ! Ça ferait d’excellents bruits de couloirs au Ministère et ce serait certainement le pire.
Oui, définitivement, ce serait le pire.
Tu tournas à gauche, t’enfonçant un peu plus dans l’étage. Ce n’était pas le plus logique à faire mais dans ton état, tu étais bien incapable de réfléchir correctement. Et puis, tu espérais traverser les bureaux pour rejoindre l’autre côté de l’étage et ainsi peut-être trouver une autre sortie.

C’est lorsque tu tournas une nouvelle fois à gauche que quelque chose te frôla. De très près. Trop près. Tu t’arrêtas net. Ton cœur s’emballa aussitôt. Qu’est-ce que c’était ? Tu te retournas. Rien. Tu n’avais pourtant pas rêvé.
Ça n’allait pas du tout. La tournure que prenaient les choses ne te plaisait pas. Tout ça était de ta faute, une part de toi le laissait pertinemment. Mais tu refusais de l’admettre. Pour toi, l’entière responsabilité revenait à cette femme. Si elle ne t’avait pas hélé, tout ça ne serait pas arriver. Sur tes gardes, véritablement stressé par cette attaque furtive, tu mis la main sur ta baguette, prêt à la dégainer de la poche arrière de son short au moindre nouveau signe inquiétant. C’est alors que la voix de la femme retentit derrière toi. « À moins que vous ne vouliez rentrer dans mon bureau, je me doute que le Bureau des Aurors soit le lieu où vous souhaitez aller. » Tu retournas avec stupeur. Que faisait-elle là ? Elle devait être à des dizaines de mètres derrière pourtant. Avait-elle transplané ? Le pouvait-on à l’intérieur du Ministère ? Et qu’est-ce qu’elle racontait ?
Sans pour autant enlever la main de ta baguette, tu portas attention à la plaque fixée à la porte, celle que la femme désignait. « Raven Fawkes. Auror. » C’était donc elle. C’était une Auror ? Tu étais dans de beaux draps, tiens. En plus de te perdre dans le Ministère, tu avais atterri au bureau des Aurors et tu avais eu l’intelligence de tenir tête à l’une d’entre eux. Ce que tu pouvais être idiot, des fois …

Était-ce l’arrivée impromptue de l’Auror ou alors l’inscription sur sa porte qui te fit changer d’avis ? Tu n’en avais aucune idée mais toujours est-il que ta détermination flancha. Tu lâchas ta baguette et soupiras longuement. Elle avait gagné. Tu te rendais.
Tu relevas la tête en te grattant la nuque comme si cela pouvait aider à faire passer ta gêne. Elle te toisait toujours mais son visage affichait une expression chaleureuse. Elle ne voulait rien d’autre que t’aider. Elle n’avait pas appelé la sécurité et ne cherchait pas te nuire. « Okaaay … soupiras-tu sans oser la regarder. Bon, d’accord. C’est pas votre bureau que je cherche, c’est clair. Je me suis perdu. Point. » Tu relevas le nez et plantas tes yeux verts dans les siens. « Vous allez m’aider ? » Pas un s’il-vous-plait, pas un sourire. Ce que tu pouvais être malpoli …  

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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Mer 2 Aoû - 15:42

Les personnes fières l’étaient parfois trop pour oser s’avouer vaincu. L’Auror ne savait pas si ce garçon l’était, mais dans tous les cas, ignorer une main tendue ne rendait pas forcément service. Et en l’occurrence, il aurait dû prendre l’aide qu’elle lui proposait. Chose incroyable, avec un semblant d’ironie cependant, l’élève était parti sans dire un mot pendant que la sorcière était restée tranquillement au même endroit sans bouger d’un pouce. Elle connaissait bien ce genre de personnes. En 36 ans d’expérience, Raven avait vu de tout et de rien. De nature patiente, elle attendait simplement que le garçon comprenne que refuser l’aide de quelqu’un n’était peut-être pas une si bonne idée que ça. Parce que, manque de chance, la sorcière connaissait très bien ce Département, pour y travailler depuis 16 ans. Elle l’avait donc suivi du regard, l’avait vu se diriger vers les Tireurs d’Élite, puis vers la Police magique, avant d’emprunter le couloir menant au Bureau des Aurors. Ni une ni deux, Raven s’était transformée sous sa forme Animagus et était réapparue pas loin derrière lui, devant la porte de son bureau, le hélant de sa voix médium. L’élève se retourna brusquement, le visage plein de stupeur, sa baguette à la main. Elle ne s’en soucia pas trop, sachant pertinemment qu’il n’allait pas l’utiliser contre elle, et même pas l’utiliser tout court. Elle attendait juste qu’il lui avoue enfin qu’il était bel et bien perdu. Auquel cas, la sorcière allait l’aider, bien évidemment. Un silence plana quelques instants entre l’adulte et l’adolescent, pendant que l’une patientait et l’autre réfléchissait. Le garçon regarda un instant le petit écriteau sur la porte, lisant le prénom qui y était inscrit, avant de soupirer en abaissant sa baguette. L’Auror sourit, consciente qu’elle avait réussi à le faire changer d’avis. Là, c’était clair et net, il n’allait pas fuir de nouveau. Il se gratta la nuque, l’air gêné. « Okaaay … » Elle attendit patiemment que les bons mots sortent de sa bouche et croisa les bras. « Bon, d’accord. C’est pas votre bureau que je cherche, c’est clair. Je me suis perdu. Point. » Fawkes leva alors un sourcil pour lui faire signe de poursuivre. Au moins, il s’était avoué vaincu. Il admettait qu’il s’était perdu et ne cherchait pas, du moins, plus maintenant, à éviter le problème. Le garçon avait eu de la chance d’être tombé sur ce Département, et pas sur celui des Mystères, par exemple. Les gens là-bas… N’étaient pas des plus fréquentables, disons.

Il releva alors la tête et planta ses yeux verts dans ceux bleus métal de l’Auror qui ne flancha pas du moindre. « Vous allez m’aider ? » Elle nota l’absence de formule de politesse qui lui fit serrer la mâchoire, mais ne fit pas de commentaire. Le jeune fauteur de trouble était déjà assez perturbé comme ça pour qu’elle y rajoute son grain de sel. La sorcière décroisa finalement ses bras sans se départir de son sourire, et enleva une plume d’oiseau qui s’était déposée sur son épaule. Sans commentaire concernant sa provenance. Puis, elle reporta son attention sur son interlocuteur. « Bien entendu. Sinon, je ne vous aurais pas proposé mon aide. » Son but n’était pas de lui faire peur ou de l’intimider, seulement lui faire comprendre qu’elle était là pour l’aider et non pas ignorer sa présence. Si la sorcière ne l’avait pas vu, qui sait combien de temps il aurait erré dans les couloirs du Ministère ? D’autant plus que le Département de la Justice Magique n’était rien comparé à tout ce qui composait cette gigantesque structure. Le garçon n’avait encore rien vu. Elle lui fit signe d’approcher, et une fois qu’il fut à sa hauteur, elle lui demanda d’une voix claire et posée. « Où devez-vous vous rendre ? » Mais avant qu’il n’ait le temps de lui répondre ou même qu’elle puisse ne faire qu’un seul pas, une note de service arriva en trombe devant son visage. Tiens ? Le sourire disparut du visage de l’Auror qui, sans perdre de temps, attrapa l’objet volant et le déplia. Un message d’un de ses collègues. Elle travaillait sur un dossier important avec lui et ils étaient en duo sur cette affaire.

Peux-tu me transmettre ce que tu possèdes sur le dossier n°10253 ? Il faut que je mette en commun. Je pense avoir trouvé des choses. Hans.

L’Auror tourna alors la tête vers le jeune homme « Veuillez m’excuser. Ça ne sera pas long. » Étant donné que les deux sorciers se trouvaient toujours devant le bureau de Raven, celle-ci eut juste à se retourner pour faire face à la porte. Elle sortit sa baguette de manche droite, un beau bois de chêne rouge, et tapota sur la poignée. Un déclic se fit entendre, et la sorcière s’empressa de rentrer dans son bureau en laissant la porte ouverte. L’élève pouvait alors voir l’intérieur du bureau d’une Auror, chose rare. Et celui de Raven était loin d’être un mauvais exemple. Tout était rangé, tout était à sa place. Rien ne dépassait et tout était ordonné. Un peu à l’image de celle qui occupait la pièce. Elle fit alors le tour de son bureau, faisant face à l’entrée, et se pencha pour chercher le dossier en question. Fawkes ne s’en rendait pas compte, mais elle dégageait en ce moment une aura vraiment forte, un charisme qui la caractérisait tant. Avec ses sourcils froncés, sa bouche fermée, ses yeux vifs et les traits de son visage dur, elle semblait avoir oublié qu’un élève l’attendait devant. Enfin, l’ancienne Poufsouffle retrouva le document en question et le posa sur sa table. Prenant une plume et une note de service, elle y inscrit quelques mots à l’adresse de son collègue, la colla sur le dossier et, d’un gracieux mouvement de poignet, fit léviter la pochette. Un deuxième coup de baguette, elle partit en flèche par la porte pour alors atterrir dans le bureau de son collègue. Raven se dirigea alors vers la porte et la verrouilla d’un Sortilège Informulé, puis se tourna vers l’élève. « Bien. Où dois-je vous accompagner ? » La réponse formulée, les deux sorciers se mirent en route. Une fois sortis du Bureau des Aurors, elle lui demanda d’une voix chaleureuse. « D’ailleurs, je ne sais pas à qui j’ai à faire. Comment vous appelez-vous ? » La politesse avant tout.
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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Jeu 3 Aoû - 10:47

Wrong Way


Un soupir et voilà que tu abaissais ta baguette. Tu étais vaincu, il fallait te rendre à l’évidence. Alors voilà que tu acceptais l’aide de la femme. Ou plutôt la lui demandais avec l’ultime once d’orgueil et de fierté qui résidait en toi. Elle t’avait peut-être forcé à avouer que tu étais perdu mais ce n’était pas pour autant que, d’un coup d’un seul, tu allais accepter aussi facilement d’être mené à la baguette par cette grande femme.
Bien sûr, tes paroles ne lui plurent pas, tu le compris en observant son visage alors qu’elle restait totalement silencieuse. Ce n’était pas des manières de s’adresser ainsi à un employé du Ministère qui te proposait de l’aide, encore moins à un Auror, tu le savais pertinemment mais c’était là pour toi un moyen de lui montrer tout de même ton désaccord. Tu n’acceptais de la suivre que parce qu’elle avait été particulièrement lourde et non persuasive. Et aussi parce que tu ne voulais pas, qu’errant dans les couloirs, un autre employé se mette à penser que tu étais là pour fouiner.

Si le silence de la dame était prévisible, le reste de ses actions et paroles ne l’étaient pas. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle décroise les bras -ne serait-ce que pour enlever une plume d’oiseau qui ne pouvait vraisemblablement pas avoir d’origine logique dans un tel endroit- et tu t’attendais encore moins à sa réponse. « Bien entendu. Sinon, je ne vous aurais pas proposé mon aide. » Tu t’étais imaginé qu’à la limite, elle aurait émis un grondement bougon avant de t’inviter, bien malgré elle, à la suivre ou même qu’elle n’aurait rien répondu et que, d’un simple geste de la main, elle t’aurait fait signe de la suivre de près. Mais pas à ce qu’elle te réponde aussi posément et aimablement. Cela te fit prendre conscience que tu avais été relativement impoli avec elle. Mais est-ce que c’était suffisant pour que tu t’excuses ? Certainement pas ! Elle devait savoir que tu n’avais aucune envie de te faire mener à travers tout le Ministère par une femme, aussi charismatique soit-elle. Néanmoins, tu lâchas tout de même un « Merci. » entre tes dents serrées.

« Où devez-vous vous rendre ? » Puisque tu voulais en finir le plus rapidement possible avec cette histoire, tu t’empressas de lui donner ta réponse. Ou plutôt essayas car à peine eus-tu ouvert la bouche qu’une note de service s’imposa entre elle et toi, te masquant son visage aux traits fins. Silencieuse, elle lut. Silencieux, tu gardas la bouche ouverte. « Veuillez m’excuser. Ça ne sera pas long. » Avant d’enfin la refermer.
L’Auror s’engouffra dans son bureau après en avoir déverrouiller la porte d’un coup de baguette. Complètement obnubilée par cette nouvelle information ou rebondissement, elle avait oublié de refermer la porte derrière elle, te plantant sur le perron. Forcément, ayant toute vue sur le bureau d’un Auror, tu ne te privas pas de jeter un œil plus curieux qu’intéressé. Tout était en ordre, parfaitement rangé. C’était assez loin du bureau de ton père que tu avais déjà pu apercevoir une fois et certainement une seconde d’ici à la fin de la journée. Torvald était quelqu’un de carré mais les dossiers s’entassaient toujours plus sur son bureau sans qu’il n’est le temps de les ranger. Et exploiter ses secrétaires pour faire ce genre de bassesses n’était absolument pas son genre, lui qui estimait que tout ce foutoir était de sa faute.
Tu te retins de faire un pas de plus vers le bureau, pour glisser un pied dedans et avoir une meilleure vue. L’Auror avait à présent trouvé son dossier et tu essayas de déchiffrer ce qui était écrit dessus ou même ce qu’elle écrivait à l’attention d’un de ses collègues. Mais ce fut vain. Elle était trop loin. Tu fus déçu mais n’en montras rien lorsqu’elle revint vers toi.

D’un nouveau coup de baguette, la porte se verrouilla et la femme tourna toute son attention vers toi. « Bien. Où dois-je vous accompagner ? » De peur que tu ne sois interrompu une seconde fois, tu attendis quelques secondes avant de lui répondre. « À la coopération magique internationale. Avant d’ajouter en forçant sur ta bonne volonté : S’il-vous-plait. » Tu n’avais pas l’intention de lui en dire plus. Tu espérais qu’une fois arrivé au bon étage elle te lashlabask. Tu ne voulais certainement pas te retrouver devant ton père avec cette inconnue à tes côtés. Tu devrais lui expliquer ce qu’elle faisait là et tu étais déjà bien assez gêné par cette histoire pour que ton père en rajoute une couche. Mais ç’aurait été étonnant si l’Auror te lâchait à nouveau en plein milieu du Ministère sans être sûr que tu sois arrivé à bon port. Et ça, ça ne te plaisait pas beaucoup.

Vous vous mîtes en route juste après. Mais à peine quelques mètres plus tard, la femme te posa une question. « D’ailleurs, je ne sais pas à qui j’ai à faire. Comment vous appelez-vous ? » Tu te retins de soupirer. Non, apparemment, elle n’avait pas prévu de faire le chemin en silence. À ton grand dam … « Njal. Lænsen, lui répondis-tu, pensant que ce serait bien suffisant. » Point, c’était tout. À elle de faire le lien avec ton ambassadeur de père si elle le connaissait ne serait-ce de nom. Mais tu n’allais certainement pas te gausser d’être son fils, notamment parce que tu te trouvais déjà bien pathétique de t’être perdu dans les couloirs du Ministère et que tu pensais que le fait que tu étais le fils d’un ambassadeur rendait la chose encore plus risible.

À bon train vous quittiez l’étage de la justice magique et lentement, ton humeur s’améliora. Un peu. Faire la conversation n’était pas ton truc mais tu te dis que la femme avait quand même le droit à un peu mieux qu’une tête de mule et une mâchoires résolument serrée. Alors, mal assuré, tu te mis à soulever des évidences. « Alors comme ça, vous êtes Auror ? » Et que voulais-tu qu’elle réponde à cela ? Oui elle était Auror, tu l’avais bien vu quelques minutes avant. Tu étais affligeant par moment, tout de même …

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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Jeu 3 Aoû - 23:02

Le Ministère était un gigantesque labyrinthe, un peu à l’image de ce conte moldu, le labyrinthe de Dédale. Il suffisait de se tromper d’étage pour être complètement perdu et ne plus trouver son chemin. L’Auror avait longuement déploré le fait qu’il n’y ait pas assez d’indications pour les nouveaux arrivants, avant d’abandonner suite à des efforts vains. La direction ne voulait rien entendre, pour changer. Et ce système commençait à lui taper sur les nerfs. Elle n’était même pas sûre qu’ils prennent le temps d’observer chaque demande et chaque requête. Bien entendu, la sorcière savait qu’ils étaient autant débordés qu’elle, et que diriger un Ministère, qui plus est était le noyau de la communauté sorcière, n’était pas une chose facile. Mais elle était persuadée que certaines propositions pouvaient leur arranger la vie à tous. Au lieu de ça, qu’est-ce qu’ils faisaient ? Une inauguration pour exposer des objets et des œuvres d’arts moldues, en plein temps de guerre et de tension entre les pro sang-pur et le reste de la population. Le résultat ? Cet événement avait coûté la vie à de nombreux sorciers sans baguette qui s’étaient retrouvés pris au piège, et blessé grièvement les forces de l’ordre. Dont Raven. L’Auror s’était remise progressivement de sa longue et profonde coupure au dos, provenant d’un Diffindo bien placé. Mais elle ne s’était jamais remise de ce qu’elle avait appris : que le véritable assassin de son mari courait toujours, libre comme l’air. C’était sûrement ça qui la tuait le plus.

« À la coopération magique internationale. S’il-vous-plait. » La sorcière voyait bien que le garçon se forçait, en matière de politesse. Si elle n’approuvait pas vraiment l’éducation que les sang-purs donnaient à leurs enfants, pour en avoir payé les frais, elle regrettait en revanche que la jeunesse ne soit pas mieux tenue que ça. L’éducation stricte que Raven avait eu durant son enfance avait au moins eu le mérite de lui conférer une posture droite, fière et noble, une manière de parler irréprochable, mais surtout un grand sens du tact et de la politesse. Cependant, ce qu’elle reprochait à celle-ci était bien l’emploi de la violence et des mots insultants et rabaissant. Tout ça pour pouvoir créer de vilains petits mages noirs, et ce dès l’enfance. Quel gâchis. De se voir mettre des œillères par ses propres parents afin de suivre une seule et unique voie : celle que l’on nous a imposé. Et puis il y avait ceux qui, comme Raven ou Carrow, avaient décidé de se rebeller. Qui avaient différents de ces pauvres petits moutons et qui avaient voulu favoriser leur personnalité plutôt que de servir une idéologie différente de la leur. Ceux-là, considérés comme la gangrène du groupe, étaient bien vite dénigrés et déshérités. « Suivez-moi. » On pouvait dire que l’Auror avait parcouru un très grand et long chemin avant de parvenir jusqu’ici. Qu’elle avait souffert et travaillé d’arrache-pied. Et il n’y avait plus grande satisfaction que de voir l’arbre que l’on avait planté faire pousser des fruits. Cela l’était encore plus lorsque l’on pouvait déguster ces fruits, symbole du résultat de ses efforts.

Les deux sorciers commencèrent alors à marcher pour enfin sortir du Quartier des Aurors. La coopération magique internationale était loin de se trouver au sein du Département de la Justice Magique. Elle se trouvait même trois étages plus haut. Raven se demanda combien d’étages le jeune homme avait dû visiter avant de se trouver là. Sûrement plusieurs. Mais elle se rendit alors compte qu’elle ne savait même pas comment son jeune interlocuteur s’appelait, et s’empressa de le lui demander d’une voix calme et posée. « Njal. Lænsen. » Lænsen. Lænsen. Oh ! L’Auror trouva immédiatement à qui ce prénom lui faisait penser. Il s’agissait tout simplement de Torvald Lænsen, ambassadeur de la Confédération Magique Scandinave au Ministère. En 16 ans de métier, non seulement Raven avait appris à reconnaître chaque visage de son Département, mais elle avait également essayé de s’intéresser aux autres membres des différents Niveaux. D’une nature curieuse assez dissimulée. Mais si la sorcière connaissait cet homme, c’était aussi parce qu’ils avaient travaillé tous deux sur un dossier plutôt important. Un sorcier suspecté de pratiquer de la magie noire avait fait l’objet d’une étude de cas en Norvège. Cependant, cet homme avait franchi les frontières anglaises, et les autorités nordiques n’ayant plus aucun droit sur lui, avaient envoyé Torvald quémander un relais parmi les autorités anglaises pour s’en charger. La tâche s’était vue attribuée à Raven. Ils avaient alors travaillé d’arrache-pied pour retrouver le fauteur de troubles jusqu’à mettre la main dessus et l’incarcérer à Azkaban. L’Auror esquissa un léger sourire, toujours le regard rivé droit devant elle. « J’ai donc l’honneur de rencontrer le fils de Torvald. Cela fait une décennie que je ne l’ai pas vu. » Raven avait beaucoup apprécié la personnalité de cet homme. La rumeur disait que les gens du Nord possédaient une mentalité vraisemblablement tellement différente de la leur, et Torvald était la preuve que cette rumeur disait vrai.

Leurs pas les menèrent finalement vers l’ascenseur central, celui qui menait à tous les Niveaux. Elle le laissa rentrer en premier avant de le suivre et de refermer derrière eux. La sorcière appuya alors sur le bouton du cinquième étage, et la cabine se mit brutalement en route. Ayant l’habitude de cette manœuvre brusque, elle s’était accrochée quelque part pour ne pas tomber à la renverse. « Alors comme ça, vous êtes Auror ? » Ladite Auror sourit à cette question, placée là sans doute pour combler un peu le silence qui avait régné quelques secondes auparavant. « En effet. Depuis bientôt 16 ans. » Seize belles années qui avaient été synonyme d’épreuves morales pour elle. La perte de son mari et de quelques-uns de ses collègues y avaient été pour beaucoup. Et même si la sorcière ne se remettait toujours pas du décès d’Elliot, ces événements lui avaient permis de renforcer cette barrière protégeant son esprit et son cœur. Comme une immense muraille de glace. « Et vous ? Étudiant à Poudlard, je présume. » La réponse était évidente, mais il s’agissait là simplement de faire la discussion.
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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Dim 6 Aoû - 12:10

Wrong Way


Le Ministère n’était qu’un ensemble de couloirs, de portes et d’escaliers, le tout formant un immense dédale où il était particulièrement difficile de s’orienter. Maintenant que Madame Fawkes te guidait, tu ne risquais plus de te perdre mais tu accordais néanmoins des regards curieux à chaque intersection, analysant ton environnement et tu en vins à deux conclusions. La première était qu’en effet, jamais tu n’aurais retrouvé ton chemin seul dans un tel labyrinthe et qu’à un moment donné, tu aurais forcément dû t’en remettre à quelqu’un quoi que ça t’aurait forcément déplu. La seconde était que les concepteurs de ce bâtiment étaient des abrutis. Comment avaient-ils pu prévoir un tel édifice sans y ajouter le nombre convenable de panneaux d’indication ? Peut-être qu’il était simple pour les employés de se repérer à force d’y travailler mais le Ministère accueillait beaucoup de visiteurs comme toi aujourd’hui et combien, comme toi, s’étaient déjà perdus dans ces couloirs ? Comparé à celle de la CMS, la conception des bâtiments du Ministère britannique était affligeante. Mais de toute façon, que pouvait-on vraiment opposer à l’esprit logique et pratique des nordiques ?

Madame Fawkes et toi aviez déjà fait un bon bout de chemin à travers l’étage lorsqu’elle te demanda ton nom. Forcément, c’était la moindre des politesses mais toi, bien sûr, n’y avais pas pensé tout de suite. Et de toute façon, vu ce que tu avais pu penser d’elle au début, tu n’étais pas vraiment enclin à lui répondre. Mais plus les minutes passaient, plus ton humeur s’améliorait. Alors que tu craignais qu’elle se moque de toi ouvertement, il n’en avait rien été. L’Auror avait même été plutôt souriante et accueillante alors que tu lui avais parlé comme à un chien …
Tu consentis donc à lui répondre, lui apprenant ton nom qui n’avait aucune racine britannique. Avec ton accent prononcé et ton nom typique, tu t’attendais à ce qu’elle pose enfin la question fatidique : d’où tu venais exactement. Mais non, seul un fin sourire s’étira sur le visage de Madame Fawkes sans que pour autant elle ne daigne te regarder. Ça te surprit tout autant que ça t’exaspéra. Pourquoi souriait-elle ainsi ? Elle trouvait ça drôle peut-être ? Tu n’y pouvais rien si tu avais gardé un accent (Enfin si tu accordais un peu plus d’importance à la langue de Shakespeare, peut-être l’aurais-tu déjà perdu …) l’Auror se décida à t’expliquer. « J’ai donc l’honneur de rencontrer le fils de Torvald. Cela fait une décennie que je ne l’ai pas vu. »  Unnskyld ? Tu avais bien entendu ? Qu’elle connaisse ton père, ce n’était pas vraiment étonnant mais qu’elle l’appelle pas son prénom plutôt que par un titre pompeux du genre "Monsieur l’Ambassadeur Lænsen", ça, ça t’étonnait grandement. Au vu de la manière dont elle en parlait, ils avaient l’air de bien se connaître.
Tu regardas Madame Fawkes en plissant les yeux, signe que tu ne comprenais pas. Mais comme elle marchait toujours droit vers son objectif sans reporter son attention sur toi, tu allais devoir prendre la parole. « Vous connaissez mon père ? » Question rhétorique puisqu’il était évident qu’ils s’étaient rencontrés. Mais c’était le comment et le pourquoi qui t’intéressait. Et tu craignais que Madame Fawkes te rétorque quelque chose du genre : « Dossier confidentiel. » Et pour ta curiosité, ça te ferait mal.

Au fil de la discussion, vous étiez enfin arrivés au bout du département de la justice magique. Devant vous s’ouvrirent les portes d’un ascenseur dans lequel l’Auror rentra en première avant de t’inviter à la suivre. Vous n’étiez plus très loin du but, apparemment. Du moins, elle devrait t’emmener au bon étage pour commencer.
C’est alors que, pour combler le silence malgré la musique typique et affligeante d’ascenseur, tu lui demandas tout à fait banalement si elle était Auror. Ce à quoi elle répondit sur le même ton de la conversation : « En effet. Depuis bientôt 16 ans. Oh. Ça faisait un sacré bout de temps, te dis-tu. Autant que toute ta vie, c’était pour dire. Elle devait en avoir vu défiler des dossiers et des mages noirs dans toute sa carrière ! Et vous ? Étudiant à Poudlard, je présume. » Tu hochas la tête. Forcément que tu l’étais. Tu t’abstins de lui fournir plus d’informations car tu étais toujours amer quant au fait que tu passais tes journées dans un château austère loin de chez toi. Au moins, à Durmstrang, tu aurais été plus à ta place.

Vous aviez déjà commencé à bouger quelques instants auparavant et d’un coup, la cabine se stoppa. Vous étiez déjà arrivés à bon port ? Soit. Tu attendis avec une certaine impatience que les portes s’ouvrirent. Ce qui n’arriva pas. D’accooord. Qu’est-ce qu’il se passait encore. Nerveux, tu regardas tour à tour les portes et l’interface qui, malheureusement, n’indiquait pas le numéro sur lequel Madame Fawkes avait appuyé. Tu appuyas toi-même une demi-douzaine de fois sur le même bouton mais rien ne se passa. Est-ce que … ? Non. Sérieusement ? « Dritt ! C’est quoi cette connerie ! t’exclamas-tu en l’air s’en t’adresser vraiment à Madame Fawkes. On est bloqué ou je rêve, ajoutas-tu cette fois en te tournant vers l’Auror qui n’y pouvait pas grand-chose. » Mais c’était quoi ce Ministère à deux mornilles ?! Ils n’étaient déjà pas foutus de faire des panneaux d’informations et maintenant, leurs ascenseurs tombaient en panne ! Car oui, ça avait tout l’air d’une panne puisque même si les lumières de la cabine étaient encore allumées, les commandes ne répondaient pas. Quoi que … Ah non, les lumières aussi avaient décidé de te pourrir la vie à présent. « Lumos, lanças-tu sur un ton énervé en sortant ta baguette de ta poche. A nouveau, tu martelas le bouton pour arriver à la coopération magique internationale mais rien ne se passa. Tu soupiras longuement pour essayer de te calmer. Dites-moi, ça vous arrive souvent ce genre d’"inconvénients" ? » Tu avais planté tes yeux dans ceux de l’Auror qui n’y pouvait rien mais tu étais persuadé que si elle n’avait pas voulu t’aider, tu ne serais pas là.
Il fallait trouver une solution, c’était certain. Mais ton ton sarcastique n’allait pas arranger la situation.

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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Jeu 10 Aoû - 0:26

Il y avait de ces rencontres que l'on faisait qui marquaient l'esprit et qui restaient présentes, bien au chaud, même après des années. C'était le cas de Raven. Elle se souvenait de pratiquement toutes les rencontres qu'elle avait fait, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Et lorsque ce dernier cas se produisait, elle s'arrangeait pour ne pas croiser cette personne à nouveau. En revanche, pour les rencontres positives, la sorcière essayait toujours de garder un lien, un contact. C'était important, et elle avait appris que cela pouvait servir. Non pas qu'elle utilisait les autres pour arriver à ses fins, simplement que l'Auror appréciait de garder les bonnes relations. Torvald en faisait partie. C'était sûrement sa mentalité du Nord qui l'avait impressionnée, mentalité tellement différente de l'Angleterre. Peut-être un peu plus posée, plus ouverte sur les choses. Elle ne pouvait pas vraiment mettre de mot là-dessus, mais l'ancienne Poufsouffle avait senti chez cet ambassadeur quelque chose d'incroyablement modeste pour quelqu'un de ce rang.
Il était évident que du moment que l'on commençait à avoir de grosses responsabilités, le sang montait à la tête. Ce qui n'était pas le cas du Norvégien. « Vous connaissez mon père ? » Et comment que l'Auror le connaissait ! Les deux sorciers n'étaient pas spécialement proches, mais ils s'appréciaient. Ayant travaillé plusieurs mois ensemble, ils avaient longuement eu le temps de discuter un peu de tout et de rien. « Nous avons travaillé ensemble quelques mois sur un dossier qui le préoccupait. Quelques temps après votre arrivée en Angleterre, me semble-t-il. » L'Auror ne s'étala pas sur le sujet, étant donné que le contenu devait rester confidentiel. Même le fauteur de troubles en question se trouvait à présent à Azkaban et que son collègue était son père, le garçon n'avait pas à connaître les détails. Il suffisait qu'il le répète pour que cela atteigne les oreilles des plus machiavéliques. Non, elle ne voulait pas prendre ce risque-là.

Ils s'engagèrent alors dans l'ascenseur et, pendant que les portes se fermaient, l'étudiant lui demanda si elle était Auror. Réponse évidente puisqu'il avait eu cet accès privilégié à son bureau. Néanmoins, Fawkes lui répondit tout naturellement, gardant son port de tête haut. 16 ans, et oui. Son entrée à l'ENS était lointaine, et pourtant c'était comme si c'était hier. Avec quelques rides en moins. La sorcière se souvenait avec exactitude ses stages au Ministère, les élèves finalement diplômés de sa promotion dont Aaron faisait partie... Et surtout, Graves. Son mentor qui s'était sacrifié pour elle. Qui avait reçu un sort à sa place. La sorcière évitait toujours d'en parler, car c'était un souvenir douloureux. Car même si cet accident qui avait coûté la vie de cet Auror respectable n'était pas de sa faute, elle se l'attribuait quand-même. Ce que faisaient également les enfants du défunt, Kierán et Oona. Pour eux, la seule fautive restait l'ancienne Poufsouffle. Personne d'autre. Et c'était bien les seules personnes auxquelles elle n'arrivait pas à faire face.

Soudainement, l'ascenseur s'arrêta net. Fawkes fronça les sourcils, tout d'abord sans rien faire. C'était assez fréquent, les arrêts comme celui-là. Parfois, il suffisait d'attendre et le cheminement reprenait, l'air de rien. Il fallait dire que de ce côté-là, les techniciens n'étaient pas des plus performants. Il y avait tellement de problèmes dans ce Ministère de malheur... Le jeune Norvégien jura plusieurs fois en se tournant vers l'Auror qui ne pouvait rien faire, si ce n'était attendre. Ce qu'ils étaient pénibles avec leurs pannes d'ascenseur... Mais digne de son éducation, Raven garda un sang-froid et un masque impassible. Rares étaient les choses qui la faisaient sortir de ses gonds. Quand Carrow avait fait sa crise, son visage n'avait reflété aucune expression, si ce n'était de l'exaspération. Et encore. En parlant de Carrow, cette situation lui faisait vaguement penser à lui. Ce n'était pas comme si elle s'était retrouvée bloquée dans ce même endroit en compagnie de son ennemi préféré... En voyant l'élève allumer le bout de sa baguette, l'Auror décida elle aussi de la sortir. Visiblement, les lumières les avaient lâché eux aussi. De mieux en mieux. « Dites-moi, ça vous arrive souvent ce genre d’"inconvénients" ? » Si son ton était accusateur, Raven ne réagit pas. Or, tout le monde savait qu'elle était très à cheval sur les règles de politesse et qu'elle détestait qu'on lui parle mal. Mais que voule-vous, ce jeune homme n'était encore un enfant. Il n'avait rien connu de la dureté de la vie. « Plus que je n'ai de doigts, effectivement. En temps normal, je me transforme pour ne pas avoir à subir cette panne, mais je n'ai pas le droit de vous laisser bloqué ici. » La sorcière se rendit compte de son regard interrogateur et rajouta rapidement « Je suis Animagus. » Bon, et bien maintenant il fallait attendre. « Le problème devrait être réglé d'ici quelques instants. »

Les minutes passaient, et pourtant rien ne bougeait. A croire que personne ne s'activait en coulisses... N'avaient-ils pas remarqué cet ascenseur bloqué entre deux Niveaux ? C'était à se demander si de véritables professionnels travaillaient ici. Raven leva la tête pour observer le plafond sans vraiment le voir, et soupira. « La direction va m'entendre. » Profitant que Njal Lænsen serve de lampadaire, elle leva sa baguette et prononça clairement « Expecto Patronum ! » Ni une ni deux, une épaisse fumée blanche sortir du bout et forma un majestueux aigle de lumière qui battait des ailes sans provoquer le moindre courant d'air. Sa présence apaisait toujours le cœur de l'Auror qui prenait un plaisir à l'observer. « Dis à Mike que son ascenseur est encore en panne. Qu'il se dépêche avant que je ne vienne le déloger de là où il se trouve. » Ordonna-t-elle non sans un léger agacement. Un petit cri, et l'oiseau s'envola en traversant les parois de l'ascenseur. Bon, à présent il fallait attendre. Ça n'allait plus tarder, normalement. Enfin, la dernière fois, Raven avait dû laisser son bureaucrate de Carrow seul pour se transformer et sortir. L'Auror était consciente que les techniciens avaient du boulot. Et elle s'était toujours demandée pourquoi avaient-ils mis en place des ascenseurs s'ils étaient sans cesse en panne. Autant autoriser le transplanage au sein de l'établissement, cela allait, à ses yeux, beaucoup plus vite que ces transports incertains et aléatoires.
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MessageSujet: Re: Wrong way. Again. • ft. Raven Jeu 10 Aoû - 12:35

Wrong Way


Si Madame Fawkes venait de te dire qu’elle connaissait ton père, pourquoi avait-il fallu que tu répètes sa phrase en y ajoutant un ton interrogateur ? N’était-ce pas assez clair ? Apparemment, non. Il fallait que tu l’entendes une nouvelle fois tant tu étais surpris par cette annonce. Torvald, ton père, parlait rarement de son travail au Ministère et de ce que son poste d’Ambassadeur pouvait l’amener à faire. Aussi, entendre qu’il avait travaillé avec des Aurors te surprenait autant que ça t’intriguait. A quel moment un ambassadeur avait-il affaire avec les chasseurs de mages noirs ?
Malheureusement, Madame Fawkes ne voulut rien te révéler si ce n’était que l’affaire en question remontait à déjà quelques années, du temps où vous veniez d’emménager à Londres. Tu soupiras. Tu avais pour le moment plus vécu chez toi, en Norvège, qu’ici en Angleterre mais tu avais l’impression que votre départ pour la Grande-Bretagne remontait à une éternité. Tu avais l’impression que toute ta vie s’était déroulée ici et que tes souvenirs de Bergen, des fjords et des monts commençaient à s’étioler lentement mais sûrement.
« Père vous a aidé à envoyer des mages noirs à Azkaban, j’imagine ? lanças-tu sur un ton neutre alors que vous passiez les portes de l’ascenseur. Ça ne m’étonne pas de lui. Un vrai poufsouffle. » Ton père n’avait jamais mis les pieds à Poudlard et pourtant, tu étais persuadé que le choipeau l’aurait réparti dans la Maison d’Helga. C’était une évidence et pas seulement parce que lui et Sven se ressemblaient comme deux gouttes d’eau et que le fils appartenait aux blaireaux. D’ailleurs la ressemblance était telle qu’il y avait de fortes chances que ton petit frère finisse soit Auror soit diplomate, c’était sa destinée. Alors que toi, qui avait-il d’écrit pour toi ? Tu n’en avais aucune idée et ça t’effrayait bien plus que tu n’osais l’avouer. Les ASPICs étaient proches et avec eux l’entrée à l’École Supérieure de Magie mais à quoi cela servait d’y rentrer si tu n’avais aucune idée de quoi y faire ?

L’ascenseur se mit en branle et votre discussion continua sur le ton affligeant de la conversation. On sentait bien que vous n’aviez rien à vous dire, ou rien de particulier à vous dire et que si vous parliez, c’était uniquement pour meubler, combler le silence pensant que même une musique lancinante ne parviendrait pas à vous faire oublier. Jusqu’à ce que l’ascenseur décide de faire des siennes et de s’arrêter à mi-chemin entre deux étages.
Et comme ce n’était déjà pas assez drôle comme ça, les lumières elles-aussi décidèrent de prendre leur pause. MA.GNI.FI.QUE. Mais quelle belle journée pour toi, dis donc ! Tu n’aurais pas pu espérer mieux !

Tu allumas ta baguette juste avant de marteler le bouton correspondant à l’étage de la Coopération Magique Internationale. Et contrairement à toi, Madame Fawkes resta parfaitement calme, comme si elle avait l’habitude de ce genre d’"inconvénients" comme tu le disais si bien. « Plus que je n'ai de doigts, effectivement. En temps normal, je me transforme pour ne pas avoir à subir cette panne, mais je n'ai pas le droit de vous laisser bloqué ici. Se transformer ? Qu’est-ce que ? Quoi ? Tu la gratifias d’un regard interrogateur, ne comprenant pas du tout ce qu’elle voulait dire. Je suis Animagus. » Oh. Tu écarquillas les yeux tant tu étais impressionné. Ce n’était pas chose facile que de devenir un change-peau, il fallait avoir de la détermination et un certain talent aussi. Voilà que Madame Fawkes venait de gagner un peu plus ton respect. Et surtout, tu comprenais enfin comme elle avait fait pour te rattraper en si peu de temps. « C’est vous qui m’avez frôlé juste avant, j’imagine ? » Comment ? Tu n’en avais aucune idée.

Tu n’eus pas plus d’indication sur la forme que pouvait prendre l’Auror jusqu’à ce qu’elle ne convoque son patronus, un grand aigle aux ailes puissantes et au regard vif, pour demander de l’aide.
A nouveau, un éclat émerveillé brilla dans tes yeux alors que l’être de lumière traversa la paroi de l’ascenseur pour accomplir sa mission. Le sortilège du patronus était, tout comme l’art de devenir Animagus, une prouesse difficile à accomplir. Pour un sorcier de ton âge, c’était un acte magique quasiment inespéré. Pour toi, il l’était totalement. Quand d’autres étaient déjà parvenus à produire un patronus corporel satisfaisant, le tien était resté à l’état de vagues fumerolles. Tu étais encore loin de connaître ton animal totem … « J’aimerai beaucoup arriver à produire un patronus, » lâchas-tu à voix haute sur un ton rêveur. Tu n’avais pas vraiment eu l’envie de te confier à Madame Fawkes mais c’était sorti tout seul.

Voilà, maintenant elle savait et pouvait s’imaginer tout un tas de choses sur toi comme, par exemple, que tu sois un troll en sortilèges alors que c’était faux ! Tu étais bon mais le patronus était l’un des seuls sortilèges qui te résistaient. Peut-être parce que tu n’avais pas encore trouvé le souvenir heureux qui te permettrait de canaliser ta magie et de lui donner forme animale.
Au fond de toi, tu prias pour que l’Auror ne dise rien de condescendant. Tu avais déjà suffisamment honte de ne pas être capable de produire un patronus convenable, c’était bien assez pour qu’elle n’en rajoute pas. D’aucuns diraient que tu étais trop exigeant avec toi-même mais tu accordais beaucoup d’importance à ce sortilège car il représentait beaucoup pour un sorcier. C’était la preuve qu’on était un magicien accompli mais aussi qu’on se connaissait suffisamment bien pour être capable de puiser en soi et en son expérience pour en tirer le meilleur. Et oui, ça te tuait de l’avouer mais tu ne pouvais pas accepter que d’autres, moins valeureux que toi et certainement plus immatures, soient capables de convoquer un patronus corporel avec une certaine aisance. Ça te rendait malade, cette idée, alors comme souvent, tu te braquais et préférais ne pas y penser plutôt que de prendre le problème à bras le corps.
Une attitude de lâche.

© GASMASK


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